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interviewPublic Sénat — Bonjour chez vous !· 4 février 2026 88 min

Bonjour chez vous ! du 4 février 2026

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureuses de vous retrouver en ce mercredi 4 février pour faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. 4 ans de prison, dont un ferme, 5 ans d'inéligibilité. C'est la peine requise contre Marine Le Pen dans le procès des assistants parlementaires européens présumés fictifs, mais sans exécution provisoire. Alors l'horizon politique de Marine Le Pen s'éclaircit-il un peu ? Dans une demi-heure, on reçoit le porte-parole du Rassemblement National, Laurent Jacobelli.

À la une de nos régions, c'est la stupeur. Dans le Var, après l'attaque au couteau d'une enseignante à Sanary-sur-Mer, nous irons sur place avec Guilhem Rickavi, le directeur de la rédaction de Var Matin. Tout de suite, Guilhem. Vu du Sénat, alors que la sécurité reste la principale préoccupation des Français, les sénateurs ont entamé hier l'examen d'un texte qui vise à renforcer les pouvoirs des polices municipales « Est-ce une bonne chose ou l'État se décharge-t-il trop sur les mers ? » La sénatrice socialiste du Puy-de-Dôme, Marion Canalet, c'est notre invitée. Bonjour. Et puis, à 40 jours des municipales, on fera le point sur la campagne.

Le camp présidentiel qui se déchire à Paris, Gabriel Attal et Édouard Philippe, joue-t-il gros dans ces municipales ? Les divisions vont-elles profiter ? À la gauche, analyse dans une heure avec nos éditorialistes, Françoise Degoy et Hubert Coudurier. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Et on commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Émile Guillaume. Bonjour Auriane. À la une de ce mercredi 4 février, l'inéligibilité de nouveau requise contre Marine Le Pen. Oui, dans le cadre du procès en appel des assistants du Front National, le parquet requiert 4 ans de prison, dont 1 ferme et 5 ans d'inéligibilité contre Marine Le Pen.

On regarde le sujet de Jérôme Rabier qui nous explique.

1:58
Invité

Les réquisitions sont moins importantes qu'en première instance, mais si elles sont suivies par la Cour d'appel, Marine Le Pen ne pourra pas candidater à la présidentielle. Le parquet général a demandé la condamnation de l'ancienne présidente du Front National et requis une peine de 4 ans de prison, dont 3 avec sursis, 100 000 euros d'amende et surtout 5 ans d'inéligibilité. Marine Le Pen n'a pas officiellement réagi au micro, mais a confirmé à des journalistes que si cette peine était prononcée, elle ne pourrait pas être candidate à la présidentielle. Ses avocats ont toutefois salué un changement par rapport au jugement de première instance.

Il a été dit qu'une ligne de défense n'était plus une criminalisation et un risque de récidive pour le client. Je peux vous dire que comme avocat, c'est une très bonne nouvelle. Le parquet n'a pas demandé d'exécution provisoire, mais cela ne change pas grand chose sur le fond, car même si Marine Le Pen se pourvoie en cassation, une confirmation de l'inéligibilité devrait intervenir avant la présidentielle. Pour les avocats du Parlement européen, ses réquisitions sont cohérentes.

On est entièrement d'accord avec le parquet général qui a mis l'accent sur l'existence d'un système depuis de très nombreuses années, qui a mis Marine Le Pen d'abord, Jean-Marie Le Pen, puis Marine Le Pen au cœur de ce système. Place désormais aux plaidoiries de la défense qui commencent aujourd'hui, les avocats de Marine Le Pen et des 11 autres prévenus vont tenter de faire entendre leurs arguments pour faire innocenter ou réduire la peine prononcée et sauver la candidature de Marine Le Pen à la présidentielle.

3:36
Présentateur

Et puis, autre actualité, un enfant qui a assaini plusieurs coups de couteau à son enseignante dans le Var. Le pronostic vital de la victime âgée de 60 ans est engagé. Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffrey, s'est rendu hier sur place. On l'écoute.

3:52
Invité

D'abord, mes pensées ce soir, elles vont évidemment à sa famille, à ses proches. À ses enfants, qui traversent cette épreuve. À ce stade, les informations qu'on a font état d'une stabilisation de son état. Elle est sortie du bloc, elle est dans un état stable. Il faut être évidemment très prudent sur sa situation. Mais elle est ce soir dans un état stable.

4:16
Présentateur

Et on va justement dans le Var retrouver Guilhem Rikavi. Bonjour Guilhem, merci beaucoup d'être avec nous, directeur de la rédaction de Var Matin. Guilhem, on va revenir sur cette attaque au couteau. C'était hier dans un collège de Sanary-sur-Mer. Et on l'imagine que c'est un choc pour cette petite station balnéaire.

4:34
Invité

Oui, c'est un choc puisque la ville de Sanary est plutôt réputée calme. On connaît surtout Sanary pour son marché d'ailleurs, qui se tient aujourd'hui, qui avait été élu plus beau marché de France il y a quelques années. C'est dire l'art de vivre et la douceur de vivre qu'il règne dans ce petit port de pêche typique du Var. Et hier, c'était véritablement la stupéfaction, comme on a pu le constater devant ce collège de la Guicharde, où s'est déroulé le drame. C'était en début d'après-midi. Une enseignante d'art plastique poignardée en plein cours à plusieurs reprises par un élève de 14 ans. Un élève de 14 ans qui, depuis quelques jours, menaçait de passer à l'acte.

Le procureur est formel en l'État et à l'heure actuelle, il n'y a pas de motivation politique ou religieuse à son acte, mais plutôt un contexte familial très difficile. L'établissement avait d'ailleurs fait une déclaration concernant des violences possibles sur la sœur de l'auteur présumé des faits, des violences faites par ses parents. Et au mois de septembre, un juge des affaires familiales avait prononcé des mesures d'assistance éducative pour accompagner cette famille. Donc beaucoup de stupeur dans la communauté éducative.

Parmi les habitants de la ville qui ont découvert l'information hier en fin d'après-midi de façon sidérée, et beaucoup d'émotions également par les élèves que l'on a pu rencontrer. Alors les élèves ont été évacués hier après-midi. Seuls les élèves de la classe ont été confinés quelques heures supplémentaires. Ce qui est sûr, c'est que ce matin, l'établissement gardera porte-close une cellule psychologique qui a été mise en place. Mais on imagine que les prochains jours vont être compliqués du côté de Sanary.

6:15
Présentateur

Merci Guilhem. Merci beaucoup pour ces informations. La une de Varmatin, évidemment consacrée à ce qu'il s'est passé. Une prof poignardée en pleine classe. C'est la une de votre journal. Merci à vous Guilhem. On continue avec le reste de l'actualité. Rémi, Emmanuel Macron était au chevet des agriculteurs hier. Oui, il y a un peu plus de deux semaines de l'ouverture du salon de l'agriculture. Le président s'est rendu hier dans une exploitation laitière de Haute-Saône pour rassurer les agriculteurs touchés par plusieurs crises. Emmanuel Macron a demandé de ne pas lâcher malgré les inquiétudes des agriculteurs. Et puis la justice perquisitionne les locaux de X, ancien Twitter.

Oui, le parquet de Paris a réalisé hier une perquisition dans les locaux français du réseau social X. Elle s'inscrit dans le cadre d'une enquête ouverte en janvier 2025 pour garantir la conformité de la plateforme aux lois françaises. Le réseau social est soupçonné de manipuler son algorithme entraînant une surreprésentation de contenus politiques nauséabonds. Son propriétaire Elon Musk a été convoqué à des fins d'audition libre. Merci Rémi. A tout de suite. On va parler des polices municipales. Et on va en parler avec vous Marion Canales. Merci beaucoup d'être notre invitée sénatrice socialiste du Puy de Dôme.

Le Sénat qui a donc entamé hier l'examen du texte pour donner plus de pouvoir aux polices municipales. On va évidemment y revenir dans quelques instants. Mais d'abord, regardez une de la presse régionale. On en a sélectionné trois. La une de Nice matin. Une prof poignardée par un de ses élèves. On vient d'en parler avec Guilhem Rikavine, enseignante d'art plastique d'un collège de Sanary blessé par un élève de 14 ans. Son pronostic vital étant toujours engagé. La une des dernières nouvelles d'Alsace, c'est Marine Le Pen. Procédure RN. L'avenir politique de Marine Le Pen s'assombrit. Le parquet général a requis hier cinq ans d'inéligibilité à l'encontre de Marine Le Pen.

Une peine de prison aménageable, mais sans exécution provisoire. De quoi quand même compliquer sa candidature à la présidentielle. Et puis la dernière une, c'est celle de Corse matin. Permis de conduire. Les seniors refusent la voie de garage. Durée maximale de validité fixée à 15 ans. Contrôle médico-obligatoire. C'est un vote du Parlement européen qui fait que le permis de conduire est revu en profondeur. Les premiers à être impactés, ce sont les automobilistes les plus âgés qui ne veulent pas remiser leur précieux sésame.

8:19
Invité

De quelle une avez-vous envie de nous parler ? Je vais vous parler de la professeure qui a été poignardée en pleine classe. Avant, je vais quand même vous dire que sur les nouvelles d'Alsace, je pense que c'est hier. La une, c'était ce petit garçon qui a été victime qui a été victime d'un viol collectif sous emprise chimique et qui m'a profondément, profondément perturbée. Et je crois vraiment qu'il faut qu'on puisse continuer d'en parler. Donc je remercie. Je crois que c'est ce quotidien qui a sorti cette une-là qui a été ensuite reprise, même si les faits se sont tenus dans un autre département. Dans le Nord.

Donc cette professeure, c'est encore dans une école un drame absolu pour elle naturellement, pour les élèves qui ont assisté et vu la scène de leurs professeurs, de leurs camarades de classe. J'entendais que les circonstances doivent être encore un peu éclaircies. Hier, il y a une professeure qui disait que c'était un élève perturbateur. Ce matin, on m'apprend qu'il y avait des mesures justement d'éducation dans sa famille. Bon, il va falloir connaître un peu le contexte, mais bon, ça rappelle beaucoup trop d'autres événements en France et ça devient un sujet beaucoup trop souvent à la une de nos quotidiens, avec derrière, un sujet de santé mentale qui reste, je pense, prégnant.

Après, on verra si ça le concerne. Mais je veux rappeler aussi ce qui s'était passé à Nantes entre deux élèves qui avaient conduit à la mort d'une jeune fille.

9:55
Présentateur

Il y a eu des réactions politiques, notamment de l'extrême droite. Éric Sioti, qui appelle à des mesures qui rétablissent l'autorité. Qu'est-ce que vous en dites ?

10:03
Invité

Rétablir l'autorité, ce n'est pas que la répression, ce n'est pas le yaka-foton, c'est tout ce qu'on défend en matière de prévention. Les moyens pour la prévention, pour l'accompagnement, pour les difficultés, pour les familles qui rencontrent des difficultés, l'accompagnement à la parentalité. Donc voilà, en même temps, c'est ce même Éric Sioti qui est capable de dire qu'il faut supprimer les allocations pour les familles ce soi-disant défaillant. Ce n'est pas comme ça, à mon avis, qu'on rétablit la chose. Mais je pense que le ministre de l'Éducation y est allé. C'est toujours un signal qui est envoyé aux familles. Je repense à ce petit garçon.

Je veux aussi dire qu'on se déplace assez peu dans ces affaires-là. Ça aurait aussi mérité une parole peut-être un peu plus forte et collective.

10:42
Présentateur

– Un mot sur une autre actualité. On l'a vu, c'était une autre une. C'est les réquisitions qui sont tombées dans le procès du Front National, des assistants parlementaires du Front National pour Marine Le Pen, 4 ans de prison, dont un ferme, 5 ans d'inigibilité, un réquisitoire sévère, mais pas d'exécution provisoire. Est-ce que pour vous, ça change la donne pour 2027 ?

10:59
Invité

– Affaire à suivre. Nous, on est engagés contre les idées qui sont de plus en plus, vous l'avez dit tout à l'heure, parfois relayées du Rassemblement National. Cette perfusion lente de ces idées, donc que ce soit Marine Le Pen, Jordan Bardella ou quiconque les fera vivre en 2027, le sujet de 2027, ce sera avant tout ce qu'on propose aux Français pour construire un récit.

11:23
Présentateur

– Plutôt que le candidat du Rassemblement National.

11:24
Invité

– Voilà, pour construire un récit, en tout cas, selon moi…

11:27
Présentateur

– Mais Jordan Bardella, ça vous inquiète plus que Marine Le Pen ?

11:29
Invité

– Ni l'un ni l'autre. Il faudra de toute façon être projet contre projet, ce qu'on fait d'ailleurs régulièrement, y compris dans les législatives partielles, où on dit qu'il y a des incohérences entre ce que le Rassemblement Mandel. Rassemblement National dit, et ce qu'ils votent dans l'hémicycle, notamment à l'Assemblée Nationale, où ils sont plus nombreux.

11:45
Présentateur

– À moins de six semaines de municipale, la sécurité reste l'une des préoccupations majeures des Français et un déterminant du vote. Alors faut-il donner plus de pouvoir aux polices municipales ? Un projet de loi est examiné en ce moment même au Sénat. Rémi, vous allez nous l'expliquer, nous dire ce que contient ce texte et comment s'est passée la séance d'hier, puisqu'on le disait, le Sénat a donc débuté ses travaux autour de l'élargissement des pouvoirs des policiers municipaux. – En effet, le Sénat va encore débattre lors des deux prochains jours d'un projet de loi initié par le Sénat et porté par Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.

Un projet de loi qui vise concrètement à mieux répondre à la demande des municipalités, qui ont vu leur nombre de policiers municipaux progresser de 45% en 13 ans et qui vise à élargir ses compétences. En résumé, le Sénat a voté hier que les policiers municipaux pourraient dresser

12:31
Invité

des amendes forfaitaires pour une quinzaine de cas, notamment à la suite des contrôles d'alcoolémie et de stupéfiants préventifs ou pour la vente à la sauvette, par exemple. Ils expérimenteront l'utilisation de drones pendant cinq ans dans des conditions strictes. Une liste non exhaustive que chaque maire pourra décider d'appliquer ou non. Il s'agit ici d'un projet de loi qui, à l'exception de certains points, semble faire consensus. On écoute Laurent Nunez qui s'en félicitait hier.

Ce n'est pas ici qu'il faut oublier que ce projet de loi s'est aussi largement appuyé sur les travaux de la mission d'information sénatoriale sur les polices municipales, dont bon nombre de préconisations ont été retenues dans ce texte. Une mission d'information transpartisane, comme il n'en existe finalement que peu en matière de sécurité, c'est dire peut-être combien ce projet doit pouvoir nous rassembler.

13:21
Présentateur

La droite rappelait également l'importance de ce texte et l'attente qu'il génère chez les maires. Hervé Reynaud, sénateur Les Républicains de la Loire, l'a expliqué hier en séance.

13:30
Laurent Jacobelli

Le texte que nous examinons aujourd'hui est l'expression d'un principe de réalité. Il répond à une demande forte de nos élus de terrain. Mieux garantir la sécurité de nos concitoyens, renforcer la proximité de l'action publique et donner à nos communes les moyens d'agir.

13:48
Présentateur

Madame la sénatrice, est-ce que les socialistes sont d'accord au sujet de la nécessité d'élargir les compétences des policiers municipaux ?

13:54
Invité

L'enjeu de ce texte, déjà pour le contexte, c'est dire qu'en 40 ans, il y a quand même eu une multiplication par cinq des effectifs de police municipale, donc un volontarisme de la part de communes. Il y a deux fois plus de collectivités qui sont dotées de police municipale. Aujourd'hui, il faut arriver à concilier efficacité pour répondre à des enjeux de sécurité, de sécurisation, de prévention, de tranquillité. Ça a été l'objet de quelques amendements de notre part.

Et puis, de ne pas tomber dans une surenchère qui est inefficace, en respectant des principes qui nous semblent essentiels sur l'autorité de ces polices municipales et la complémentarité avec les effectifs nationaux de gendarmerie et de police nationale.

14:34
Présentateur

Mais est-ce que justement, vous parlez de complémentarité, est-ce qu'il n'y a pas une crainte aussi que l'État se décharge du coup sur les maires en matière de sécurité ?

14:42
Invité

Aujourd'hui, justement, cette complémentarité, le ministre, on lui a rappelé plusieurs fois qu'on voulait essayer de faire passer des amendements qui la rappellent. C'est-à-dire, par exemple, mais ils ont été souvent frappés par les recevabilités financières, mais le président Kuckerman l'a rappelé, mais que si les ratios de police nationale ou de gendarmerie par habitant se dégradaient, qu'il ne fallait pas que les polices municipales deviennent des supplétifs, qu'il fallait mettre des garanties. Non, mais il y a toujours des risques sur le long cours et long terme.

15:12
Présentateur

Mais on l'entend déjà, les maires qui disent qu'ils ont le sentiment que l'État se décharge de plus en plus sur eux.

15:17
Invité

Exactement, ce fameux continuum de sécurité, c'est une chaîne, une coordination, c'est une complémentarité. Donc, on ne doit pas laisser, par exemple, aux métropoles le soin de se doter de police municipale. Parce que la Cour des comptes, il y a certains rapports qui disent que, compte tenu de l'évolution des effectifs, notamment en territoire métropolitain, il faudra après revoir les répartitions des polices et gendarmeries, polices nationales et gendarmeries. Il ne faut pas laisser cranter cette idée.

C'est une complémentarité et ce n'est pas les communes qui ont déjà mis 2,5 milliards d'euros, je crois, l'an dernier sur leur police municipale qui viendront pallier des désengagements éventuels, c'est des missions complémentaires, mais qui ne sont pas les mêmes. Donc, pour vous, ce texte, ce n'est pas un transfert déguisé ? Il ne faut pas qu'il le soit. On n'a pas fini les amins. Et vous a rassuré Laurent Munès là-dessus ou pas ? Moi, j'ai trouvé quand même que le gouvernement, quand il s'agit de nous dire qu'on est bavard parce qu'on essaye de remettre des choses dans le texte pour bien spécifier les missions de protection, de tranquillité, de médiation.

Ça, c'est vraiment la police municipale telle qu'on la conçoit. On nous dit, mais oui, mais c'est de toute façon, dans l'air du temps, c'est... Bon, moi, j'ai fait un texte sur les soins palliatifs la semaine dernière où la majorité sénatoriale, elle était bavarde en rajoutant des choses qui existaient déjà. Le bavardage à géométrie variable, nous, c'est important pour nous de rappeler que c'est vraiment une police qui est là pour des missions très spécifiques avec des prérogatifs qui seront étendus, renforcés dans un cadre, comme on veut, très défini. Mais ce n'est pas un supplétif et ce n'est pas une police nationale bis.

16:47
Présentateur

Rémi, on va continuer puisque la gauche grince des dents autour de l'armement de la police municipale. Oui, car le projet de loi vise à lever les freins juridiques qui empêchent les maires d'équiper leur police municipale d'armes létales. La question du contrôle et de l'armement est considérée à gauche comme une mission de l'État qu'il délègue aux municipalités et qui pourrait se révéler lourd de conséquences, selon Cécile Kuckerman, sénatrice communiste de la Loire, qui s'est exprimée hier à ce sujet.

17:12
Invité

Nous regrettons que ce projet de loi organise un glissement progressif des missions qui relèvent des compétences régaliennes de l'État vers les collectivités. L'extension des compétences judiciaires des polices municipales, la possibilité de constater certains délits, de procéder à des relevés d'identité élargie ou encore l'accès à des outils de surveillance renforcée ne sont pas de simples ajustements techniques. Ce sont des choix politiques et lourds de conséquences. Ces missions relèvent du cœur même de l'action régalienne.

17:44
Présentateur

Madame la sénatrice, quels sont les dangers d'armée de la police municipale pour vous ?

17:49
Invité

Après, je rappelle juste que l'extension des prérogatives des pouvoirs judiciaires, il y aura quand même, c'est toujours l'objectif, c'est de garder bien en tête que la hiérarchie, c'est le maire. C'est le maire et le conseil municipal qui décideront ou pas de le faire en fonction des contextes territoriaux. – Et vous êtes favorable, vous, à l'armement de la police municipale ? – Qu'est-ce qu'on dit, qu'est-ce qu'on entend par armement ? Qu'est-ce qu'on entend par armement ? – Est-ce qu'ils étaient des armes létales ?

– Aujourd'hui, les armes de catégorie 1 de mémoire, il y a dedans les tasers, il y a les armes de poing, et ça, c'est en fonction du rapport que le maire décide d'avoir avec sa police municipale, ça dépend du continuum de sécurité. – Mais ça a longtemps été un débat gauche,

18:27
Présentateur

là, ça allait un petit peu moins, mais cette question d'armer les policiers municipaux, est-ce que vous, vous dites, compte tenu du contexte sécuritaire, terroriste, c'est une bonne idée de les armer ?

18:37
Invité

– Ça dépend avec quoi, si c'est des armes pour protéger nos agents de police municipale, si c'est des armes létales, c'est une décision, moi, je pense qu'on ne peut pas faire une généralité, c'est justement pour ça que l'autorité du maire, on essaye de la préserver, puisqu'avec des élargissements de pouvoir police judiciaire, il y a quand même le procureur qui doit arriver dans ce processus, mais ça reste une décision du maire et de son conseil municipal, en fonction d'un contexte, en fonction du rapport avec sa police municipale, chacun a évolué en fonction de ses différentes perspectives territoriales.

19:14
Présentateur

– Il y a un autre sujet, un débat que soulève ce texte, c'est la question de la formation. – Oui, il reste des sujets sur lesquels débattre, notamment autour de la question de la formation, des policiers municipaux et des gardes champêtres qui ne répondent pas à comment mieux préparer les agents. Plusieurs amendements devraient encore être proposés à ce sujet dans les prochains jours. La proposition de loi, Mme la Sénatrice, elle reconnaît aujourd'hui le sujet de la formation, mais est-ce qu'elle n'est pas aujourd'hui en deçà de ce que ses ambitions impliquent ?

19:38
Invité

– De toute façon, la réalité, c'est qu'en même temps qu'on étudie ce texte, on nous a annoncé que le CNFPT aurait 440 millions d'euros de moins de budget. C'est le CNFPT qui forme justement nos policiers municipaux. Et pourquoi nos policiers municipaux, quand on recrute, on met énormément de temps à les avoir sur le terrain, et voilà, en étant les locales, on le sait tous, c'est parce qu'il y a toute une formation, une formation qui est ralentie, parce que justement, il y a de plus en plus de formations à délivrer, parce qu'il y a des équipements qui nécessitent une formation, parce qu'il y a des recrutements qui ont été multipliés par 5 en 40 ans.

Et en même temps, on ne donne pas au CNFPT, finalement, les moyens, enfin en tout cas, les moyens sont interrogés. – La formation politique territoriale. – Aujourd'hui, voilà, pardon. Et donc aujourd'hui, c'est un article qu'on va étudier, je pense, aujourd'hui, qui n'est pas encore passé, mais oui, bien sûr, il faut former, il faut accompagner nos policiers municipaux.

20:30
Présentateur

– Mais ça, ça fait partie des inquiétudes que suscite ce texte pour vous, qu'on équipe des policiers, qu'on donne des pouvoirs à des policiers municipaux, qu'on les équipe éventuellement d'armes, alors qu'ils ne sont pas suffisamment formés pour.

20:41
Invité

– Oui, je pense qu'il faut quand même, voilà, ne pas non plus dire qu'on peut maintenant tout faire au prétexte qu'on a exercé d'autres fonctions avant. Bon, il y a une police municipale qui n'a pas les mêmes fonctions, et je pense qu'il faut quand même rentrer dans la fonction. Il faut que ces agents soient à minima formés. Mais il y a beaucoup d'autres choses sur lesquelles on est intervenu, sur les AFD, les expérimentations aussi, on pense que ça aurait pu être expérimenté avant d'être généralisé.

21:08
Présentateur

– Pourtant, ce texte sur les polices municipales, ça fait longtemps qu'il chemine, il est issu du Beauvau des polices municipales. Pour vous, il n'y a pas eu suffisamment de temps de réflexion, de discussion, de dialogue

21:20
Invité

avant de le présenter au Parlement ? – Si, si, je pense que déjà c'est un projet de loi, parce qu'on a eu beaucoup de propositions de loi récemment sur des sujets extrêmement importants, comme le droit à mourir ou les soins palliatifs. – Présenté par le gouvernement, on précise. – Voilà, le gouvernement qui présente son projet de loi, issu de travaux transpartisans souvent. Donc, il y a de toute façon une obligation de se poser la question de comment on renforce les polices municipales sans tomber dans la surenchère sécuritaire et en gardant un cadre pour ces policiers municipaux et leurs élus.

21:53
Présentateur

– Est-ce que selon vous, il manque un volet salarial et social ? C'est ce que disent certains syndicats de police.

21:59
Invité

– Sur les gares de Champêtre, par exemple, nous, on a proposé qu'il y ait des reconnaissances, en tout cas qu'on se pose la question de la reconnaissance des catégories B. Alors, les gares de Champêtre, leur nombre a été divisé par deux durant ces dernières années, mais on a proposé justement une reconnaissance puisqu'on va élargir leurs prérogatives et en attendant, ils ne peuvent pas être reconnus comme des catégories B et donc avec les revalorisations et reconnaissances salariales et statutaires. Bon, ça n'a pas été retenu, mais on est encore en train de continuer l'examen de ce texte et puis on verra aussi avec la navette puisque ce texte reviendra au Sénat.

22:33
Présentateur

– Et vous l'avez dit, ce texte laisse beaucoup de décisions à la main des maires. Est-ce que du coup, il y a une inquiétude sur une forme d'inégalité territoriale qu'il pourrait générer ?

22:43
Invité

– Ce qui est sûr, c'est que c'est pour ça que je vous dis que ces polices municipales, aujourd'hui, ça doit être un complément aux actions régaliennes des polices nationales et des gendarmeries car en fonction des moyens aussi des collectivités locales concernées, on n'a pas tous les mêmes latitudes et donc il ne peut pas y avoir inégalités… – Mais ça risque de créer une fracture, du coup, une fracture territoriale, des inégalités territoriales ? – Ça dépendra, ça dépendra, ça a été répété par mes collègues, ça dépendra des garanties qui sont celles de laisser la latitude au maire de prendre ses décisions en fonction.

Et c'est pour ça que ce n'est pas un supplétif aux polices nationales qui doivent être garantis.

23:25
Présentateur

– Il a été interpellé hier en séance, Laurent Nunez, sur cette question des inégalités territoriales, notamment par la gauche. Est-ce que là aussi, sa réponse vous a satisfait ?

23:34
Invité

– Pour le moment, on attend quand même que ce soit traduit en acte. On a des collectivités locales qui subissent des coupes quand même dans leur dotation. Donc il faudra quand même s'assurer que la police nationale n'enlève pas d'effectifs là où des polices municipales sont renforcées. C'est pour ça qu'on lui a dit, il ne faut pas que ce soit un supplétif.

23:55
Présentateur

– Allez, on va terminer en allant chez vous, dans votre région. Vous êtes élue d'Auvergne. Est-ce que vous êtes abonnée, Marion Canalès, à la chaîne YouTube de Guy Gatignol ?

24:04
Invité

– J'espère. Alors je connais bien Guy, je le croise sur pas mal de manifestations. Alors peut-être pas sur YouTube parce que je ne suis pas youtubeuse, mais en tout cas je le suis sur les réseaux sociaux.

24:14
Présentateur

– Il faut savoir que vous n'êtes pas la seule à le suivre. Il compte plus de 13 000 abonnés, fans de ces beaux paysages auvergnats. Guy Gatignol, bonjour, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes retraitée et créateur de la chaîne YouTube Auvergne Vidéo. Je le disais, 13 000 abonnés, des millions de vues sur vos milliers de vidéos. D'abord, racontez-nous, pour ceux qui, contrairement à Marion Canalès, ne vous connaissent pas, ce qu'on peut voir sur votre chaîne. – Eh bien moi, en fait, on peut voir la ruralité. Moi, j'ai voulu parler de l'Auvergne, parler de la ruralité, dire qu'il se passe plein de choses à la ruralité et dans tous les domaines.

Et donc, ma chaîne s'adresse à tous ceux qui aiment l'Auvergne, dans tous les domaines, que ce soit la culture, le sport, l'agriculture, le tourisme, un peu tout. Et puis moi, ce qui me plaît, c'est de faire parler les gens, d'aller voir les gens, parler de leurs projets, etc. Dernièrement, une boulangerie qui s'est créée à Singles. Alors Marion, vous allez bien, bien sûr, vous connaissez, et aller s'installer à Singles, eh bien, en faisant du pain au levain, une reconversion à 40 ans, eh bien, pour moi, c'est merveilleux de montrer ça, de montrer que les gens aiment notre beau pays, notre verne.

25:35
Invité

– Alors vraiment, oui Guy, c'est la ruralité, c'est toutes les manifestations, et puis avec vraiment un contact hyper agréable, et donc des moments toujours surprenants dans ces vidéos. C'est rigolo qu'il parle de Singles, parce que je tirais le nom du sénateur avec qui je discutais hier au Sénat, mais il a une maison à Singles, et on parlait pas plus tard qu'hier de ce village. Donc Guy, vous pourrez peut-être croiser des sénateurs pas du Puy-de-Dôme, dans ce beau village notamment de Singles.

26:06
Présentateur

– Comment vous est venue cette idée, Guy Gatignol, de cette chaîne YouTube et de faire ces vidéos ? – Alors c'est une bonne question, parce que justement, moi, il y a quelques années, je me suis dit, mais je trouvais qu'on avait un mauvais regard, une mauvaise appréciation de la ruralité. Enfin, c'était surtout les citadins, bon, pas Marion, parce qu'elle connaît bien la ruralité. Mais je trouvais qu'on avait une image de la ruralité, il ne se passe rien, c'est un mouroir, il n'y a pas de jeunes, ou les vieux, ils ne font rien.

Eh bien, c'est l'inverse que je venais montrer, c'est-à-dire en allant voir des gens qui ont des projets, beaucoup de jeunes, j'aime bien mettre en avant les jeunes, parce qu'ils s'installent, par exemple, beaucoup en agriculture. Et c'était pour montrer que notre ruralité, elle est belle, on y vit bien, et puis on ne se plaint pas, on a tout ce qu'il faut, on a la culture, on a de sport, on a des associations, et puis je vois, je m'aperçois qu'il y a beaucoup de gens qui viennent s'installer chez nous, qui reprennent des commerces, et tout ça, c'est bon signe pour nous, et puis pour les gens qui y vivent. – Je le disais, Guy Gatignol, c'est des millions de vues que cumulent vos vidéos.

Est-ce que vous attendiez un tel succès ? – Eh bien, j'ai tout fait pour travailler un maximum sur ces vidéos, et puis je me suis aperçu que les gens d'Auvergne commencent à apprécier ce que je fais, parce que je parle d'eux, et comme ils disent, tu nous représentes, et tu nous présentes comme on est. ça, ça me plaît de dire que ce que je fais, eh bien, ça leur plaît parce que je parle d'eux. Et voilà, c'était le but. Alors pourquoi ? Alors est-ce que, moi, de voir que ça prend de l'ampleur, ça me plaît parce que ça veut dire que c'est l'Auvergne qui est montré, l'Auvergne dans ses campagnes.

Et ça, ça me plaît, ça veut dire que ce que je fais, eh bien, a une utilité, même si moi, je le fais par passion, par partage et par plaisir.

28:25
Invité

– Marion Canales, qu'est-ce que ça traduit, ce succès, selon vous ? – Moi, je crois que ça traduit plusieurs choses. Bon, vraiment, il y a une valorisation de notre territoire, et merci, mais je crois que ça va au-delà avec les millions de vues. Déjà parce que je pense que Guy, justement, il l'a dit très justement, c'est pas un positionnement narcissique comme on a, de plus en plus dans le dévoiement des réseaux sociaux. On se met soi-même en scène. Guy met les autres sur le devant de la scène, il se met pas en scène. Alors, il finit par le devenir, parce qu'il est acteur, évidemment, de son propre récit. Mais déjà, il y a ça.

C'est en fait l'esprit initial de YouTube, des réseaux sociaux, où c'était un écho, où on mettait des trucs positifs. Et puis surtout, il n'y a que du positif, et ça fait du bien. On est quand même dans une époque particulièrement anxiogène. On se relaie beaucoup de choses anxiogènes. Les algorithmes finissent par nous relayer ce qu'on a soi-même parfois envie ou pas du tout envie de voir. Enfin, c'est dans des contrastes. Et ça dénote que les gens ont besoin aussi de sincérité, de choses réelles, de voir que oui, il y a des gens qui font des choses ailleurs, avec sincérité, sans parti pris, parce qu'en fait, les gens se livrent. Guy pose juste des questions extrêmement simples.

Et écoute, il est dans une position d'écoute. Il n'y a pas de piège. Les gens sont tels qu'ils sont. Et on est sur du brut, en fait. Ce qui, je pense, était un peu au départ l'origine des réseaux sociaux et de ces chaînes. On était bruts, ce n'était pas construit, ce n'était pas des récits. Il n'y a pas de lumière particulière. Guy l'est équipé de sa petite caméra. Et puis, on est tels qu'on est.

29:57
Présentateur

Et effectivement, c'est des beaux paysages, mais aussi de belles histoires, de la solidarité dans nos territoires. Voilà, la vraie vie des gens. Merci beaucoup, merci Guy Gatignol d'avoir été avec nous. Votre chaîne YouTube, Auvergne, Vidéo, 13 000 abonnés, on espère plus. Bien sûr, très vite, des millions de vues. Merci Guy Gatignol, merci d'avoir été avec nous. Et merci Marie-Anne Canales d'avoir été notre invitée. Le texte sur la police municipale, l'examen se poursuit aujourd'hui au Sénat. On en parlera évidemment demain. Rémi, on se retrouve nous dans 20 minutes pour la revue de presse régionale.

Oui, et puis on parlera de la journée mondiale contre le cancer avec 10 innovations prometteuses développées du côté de Montpellier. Et c'est à lire, évidemment, on en parle tout à l'heure. Mais d'abord, on va revenir au réquisitoire dans le procès de Marine Le Pen. Tout de suite, le porte-parole du Rassemblement national, Laurent Jacobelli est notre invité. Bonjour Laurent Jacobelli. Bonjour. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes député de la Moselle. Porte-parole du Rassemblement national. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Fabrice Vesséredon du groupe EBRAS.

Ce sont tous les journaux régionaux de l'Est de la France. Bonjour Fabrice.

31:16
Laurent Jacobelli

C'est Henriette, bonjour. Laurent Jacobelli, bonjour. Bonjour.

31:18
Présentateur

Laurent Jacobelli, les réquisitions sont donc tombées dans le procès des assistants parlementaires européens présumés fictifs du FN. 4 ans de prison, dont 1 ferme, 5 ans d'inéligibilité contre Marine Le Pen, mais pas d'exécution provisoire. Comment vous avez réagi ?

31:31
Laurent Jacobelli

D'abord, c'est la bonne nouvelle, j'allais dire, pas d'exécution provisoire. Ça prouve que tout ce que l'on disait lors de la première étape du procès était réaliste. Je me rappelle des plateaux de télévision, pas celui-ci, bien sûr, où on nous disait, mais non, mais vous avez tort, l'exécution provisoire, c'est nécessaire, c'est obligatoire, c'est systématique. On voit bien, finalement, que cet axe de défense était juste. Après, je vais vous dire, pas énormément de surprises, les réquisitions correspondent à peu près à ce qu'on avait entendu en première instance. Maintenant, ce qui compte, c'est l'étape d'après.

Ce n'est pas le jugement qui a été donné hier, c'est l'avis des procureurs, j'explique aux téléspectateurs. Et donc, ce qu'on attend, c'est le jugement. Et entre les deux, il y aura la défense, c'est-à-dire Marine Le Pen, l'ensemble des prévenus, les avocats qui vont s'exprimer. Et donc, pour l'instant, on attend. Il y a une impatience, évidemment, parce qu'on a envie de savoir comment va se dérouler la présidentielle. On a envie, évidemment, comme des millions de Français, que Marine Le Pen puissent se présenter. Mais pour l'instant, j'allais dire, pas de scoop. Ça va être long, très long pour vous.

Ça va être long, parce que sur les plateaux de télévision, comme aujourd'hui, et vous faites votre métier, c'est normal. Et les électeurs aussi. Imagine, on va devoir répondre à ces questions. Mais les Français se posent d'autres questions aussi, sur leur pouvoir d'achat, la sécurité, sur leur identité et l'immigration. Il y a beaucoup de choses, aujourd'hui, dans un monde devenu fou. Les Français ont besoin d'avoir un cap, d'être rassurés. Et c'est vrai qu'il ne faudrait pas occulter, non plus, les débats de fond.

32:48
Présentateur

Mais comment elle a réagi, Marine Le Pen ? Vous l'avez eu hier.

32:51
Laurent Jacobelli

Marine Le Pen, c'est Marine Le Pen. C'est un roc. C'est-à-dire qu'elle est d'une capacité, d'une résilience, d'une force, d'une combativité hors normes, de celles qui font les chefs d'État. Et je crois que, vous savez, moi, j'ai rejoint le Rassemblement National et Marine Le Pen en 2017, justement, pour cette force de caractère. Vous savez, on l'annonçait, fini, c'est la mort de Marine Le Pen pour la 15e fois. Et moi, j'ai rencontré une femme déterminée qui préparait déjà l'avenir. Marine Le Pen, c'est ça. C'est quelqu'un qui traverse les épreuves, mais qui garde dans sa tête une ligne directrice. C'est l'intérêt général et l'intérêt de la France. Je crois qu'on l'a encore vu hier.

33:22
Présentateur

Alors, quand même, le réquisitoire est sévère. Organisation systémique durable. Assumer l'argent public a été détourné, goutte à goutte, au point de former un fleuve pour arroser le parti. Je cite ce qu'a dit le parquet. Visiblement, la ligne de défense de Marine Le Pen, qui dit qu'elle est innocente, n'a pas fonctionné.

33:37
Laurent Jacobelli

Mais nous verrons bien. Une fois encore, attendons le jugement. Moi, vous savez, je ne suis ni juge, ni avocat. Je sais Marine Le Pen sincère. Je sais tout cela. Mais nous sommes en plein milieu du procès. Vous imaginez bien que je ne vais pas vous sortir des éléments qui n'ont pas été sortis au procès, parce que je n'en ai pas. Moi, j'attends avec confiance, sérénité et impatience le jugement, comme tout le monde, parce qu'on veut savoir comment va se dérouler notre élection présidentielle.

34:06
Présentateur

Mais compte tenu des réquisitions, Laurent Jacobelli, vous pensez vraiment qu'elle ne sera pas déclarée coupable à l'issue du jugement ?

34:12
Laurent Jacobelli

Mais je n'en sais rien. Je ne suis pas devin, vous savez. Mais vous espérez encore ? Mais ce n'est pas une question d'espoir. C'est une question de... Mais honnêtement.

34:19
Présentateur

Est-ce que là, vous vous dites, compte tenu des réquisitions, le mieux qu'on puisse espérer, ce n'est pas d'exécution provisoire ?

34:24
Laurent Jacobelli

J'ai eu des sourires plus francs dans ma vie. Mais pour le moment, le jugement n'est pas prononcé. Vous savez, en politique, quand on fait de la politique, on a l'habitude de se prendre des murs, on a l'habitude des obstacles. Si on arrête et qu'on se désillusionne au premier obstacle, il ne faut pas faire de politique. Donc nous, on est confiants, on continue à travailler. On a un duo, Marine Le Pen, Jordan Bardella, qui travaillent ensemble. Marine Le Pen est aux affaires, comme Jordan Bardella. On travaille, on travaille pour les Français. Et on ne va pas se congeler, on ne va pas se stériliser pendant quelques mois. On n'a pas de mois à perdre, on n'a pas de semaine à perdre.

Donc on continue à travailler. – Et justement, vous dites, se congeler pendant quelques mois, aucune décision avant juin. La justice ne va pas se prononcer avant l'été. – Non, je ne pense pas, oui. – Vous ne prenez pas un risque, le Rassemblement national, à attendre cette échéance-là pour vous organiser. Vous avez un candidat bis, qui est plus que bis d'ailleurs, quand on regarde les sondages. Vous ne vous dites pas, on aurait intérêt à capitaliser tout de suite sur lui, plutôt que d'attendre une décision de justice. – Je vais vous rassurer, on ne va pas attendre juin pour travailler. On travaille déjà sur les programmes, l'ensemble des cadres est mobilisé.

Les équipes de Jordan et les équipes de Marine sont les mêmes. Ils travaillent en duo. Donc nous, la campagne présidentielle, on est déjà dedans.

35:39
Présentateur

– Ils sont attachés à la fois, c'est ce que vous nous dites.

35:40
Laurent Jacobelli

– Je ne dis pas ça. Je dis simplement qu'ils défendent les Français, ils défendent la même idée de la France, ils défendent le même programme. Il y a un besoin d'alternance. Cette alternance, ils l'incarnent ensemble. Moi, je pense qu'on a un duo, que ce duo, il va perdurer. Et qu'une fois encore, la présidentielle, elle est dans tous les esprits, y compris le nôtre. Parce qu'on voit bien que l'ère Macron est à sa fin. On voit bien qu'il faut reprendre les rênes. 3 400 milliards de dettes, une pression fiscale intenable, une insécurité qui explose, une immigration qui explose. Il y a une urgence, je le répète, nous ne perdrons pas un jour, une heure.

Une minute dans l'élaboration de notre campagne.

36:12
Présentateur

– Juste pour qu'on soit clair, Laurent Jacobelli, si jamais le jugement suit les réquisitions, est-ce que Marine Le Pen sera candidate à la présidentielle ou pas ?

36:20
Laurent Jacobelli

– Marine Le Pen donnera sa réponse après le jugement d'appel. – On imagine qu'elle vous a déjà fait part… – Elle a été très claire, elle l'a dit d'ailleurs publiquement. Ce que veut Marine Le Pen, et c'est l'engagement de sa vie, c'est que nos idées arrivent au pouvoir. Bien évidemment, on ne va pas faire campagne pendant un mois seulement. D'abord pour des questions administratives, ce ne serait pas possible. et puis parce que ce serait faire défaut par rapport aux Français qui veulent une campagne de fond, une campagne longue. Donc elle prendra ses décisions après le jugement, mais elle ne mettra jamais en péril la campagne électorale.

36:50
Présentateur

– Donc si le jugement suit les réquisitions, elle ne sera pas candidate à la présidentielle ?

36:52
Laurent Jacobelli

– C'est elle qui se prononcera, c'est elle qui se prononcera. Mais en tout cas, on n'attendra pas l'éventuel recours au Conseil constitutionnel quelques semaines avant l'élection présidentielle. Parce que je le répète, une campagne présidentielle ne se fait pas en deux semaines.

37:05
Présentateur

– Donc en juin, on saura si elle est candidata ou pas ? – Oui. – Est-ce que Jordan Bardella se tient prêt ?

37:09
Laurent Jacobelli

– Il se tient prêt depuis des mois. Ils se tiennent prêts ensemble. En fait, ce que j'aimerais faire passer comme message, c'est qu'on a un duo. Bien sûr, il y a deux personnalités, deux parcours, deux personnages différents, mais ils travaillent sur le même projet, ils travaillent ensemble, ils travaillent avec les mêmes équipes. Je vais peut-être vous choquer, mais on a commencé cette campagne depuis longtemps. Et même si, effectivement, il y a cette épée de Damoclès au-dessus de la candidature de Marine Le Pen, ça ne nous a jamais empêchés de travailler, et de travailler avec un duo. On travaille avec les deux dans les équipes du Rassemblement national. On verra bien qui part au combat.

– Il se tient prêt, dites-vous, mais est-il prêt ? Est-il prêt pour aller, par exemple, dans un débat de second tour ? – Écoutez, moi, vous savez, j'aime beaucoup notre pays, j'aime beaucoup son peuple et je lui fais confiance. Apparemment, les Français pensent que Marine Le Pen et Jordan Bardella seraient des bons présidents de la République. Pourquoi ne pas faire confiance aux Français ? Moi, je travaille avec Jordan Bardella. Oui, il a l'étoffe, il a la capacité, il a la résilience, il a les épaules pour être demain président de la République, mais Jordan Bardella, c'est encore Jordan Bardella qui en parle le mieux.

Jordan Bardella, il se définit lui-même aujourd'hui comme le premier soutien de Marine Le Pen. C'est clair.

38:21
Présentateur

– Et donc pas comme un président de la République potentiel ?

38:23
Laurent Jacobelli

– Potentiel, oui, mais aujourd'hui, notre candidat naturel, et je cite une fois encore Jordan Bardella, c'est Marine Le Pen. – Et vous, lequel des deux a votre préférence ?

38:30
Présentateur

Pour vous, lequel des deux serait le meilleur candidat pour l'ERN compte tenu du contexte judiciaire à la présidentielle ?

38:35
Laurent Jacobelli

– Les deux seront de très bons candidats, et je vais vous dire, je n'ai jamais senti… – Ça, c'est un peu de langue de voix. – Non, pas du tout, je n'ai jamais, et je ne me réveille pas le matin en me disant « Lequel des deux tu vas soutenir ? » Je soutiens les deux, je le répète souvent, et je l'ai déjà dit sur votre plateau, je suis porte-parole du parti dirigé par Jordan Bardella et vice-président à l'Assemblée nationale du groupe dirigé par Marine Le Pen. Donc, franchement, et beaucoup de cadres, beaucoup d'élus sont dans mon cas, c'est-à-dire qu'on soutient vraiment les deux, parce que c'est un travail collectif qu'ils représentent tous les deux.

39:02
Présentateur

– Et ce sera soit l'un soit l'autre. Marion Maréchal, par exemple, qui revient dans le débat politique, qui sort un livre, où elle parle beaucoup de Jean-Marie Le Pen, elle ne pourrait pas être votre candidate ?

39:12
Laurent Jacobelli

– Une fois encore, je vais citer Marion Maréchal, qui a dit qu'elle soutiendra notre candidat, parce que le Rassemblement national est aujourd'hui le vaisseau amiral…

39:21
Présentateur

– On est en jeudi 2026.

39:22
Laurent Jacobelli

– Du courant patriote.

39:23
Présentateur

– Peut-être qu'elle ne fera pas la même chose en mars 2026.

39:24
Laurent Jacobelli

– Et que donc, chacun, avec ses particularités, ses singularités, soutiendra le candidat du co-national le mieux placé. Et évidemment, ce sera Marine Le Pen. – Et vous ne lui prêtez aucune ambition, Marion Maréchal ? – Mais je pense qu'elle a beaucoup d'ambition, Marion Maréchal. – Pour la présidentielle ? – Notamment pour le pays, mais je pense que si elle avait une ambition présidentielle, elle l'aurait dit déjà. Moi, je crois en sa sincérité quand elle dit qu'elle soutiendra le candidat du Rassemblement national.

39:47
Présentateur

– Le fait qu'elle ait quitté Reconquête, qu'elle refasse un pas vers le Rassemblement national, pour vous, ça ne montre pas ? Ce n'est pas les prémices d'un ralliement à votre camp et du fait qu'elle pourrait être la candidate de votre camp ?

39:57
Laurent Jacobelli

– Non, je crois que le camp patriote a aujourd'hui plusieurs sensibilités, plusieurs figures, qu'il faut qu'ils se réunissent. Évidemment que Marion Maréchal y a toute sa place, elle occupe d'ailleurs toute sa place. Je vous rappelle que les élus de son mouvement font partie du groupe Rassemblement national et apparenté à l'Assemblée nationale. Ça marche, donc il n'y a pas de raison que…

40:17
Présentateur

– Le camp patriote, il va jusqu'à Éric Zemmour ?

40:19
Laurent Jacobelli

– Pardon ?

40:19
Présentateur

– Le camp patriote, il va jusqu'à Éric Zemmour ?

40:21
Laurent Jacobelli

– Il irait jusqu'à Éric Zemmour, s'il n'avait pas une position hostile. Il se voit comme le grand remplaçant de Marine Le Pen ou de Jordan Bardella, là où il devrait être un apport supplémentaire au mouvement patriote. C'est à lui de voir. – Donc il n'y aura pas de ticket ? – Je ne le pense pas.

40:36
Présentateur

– Un mot sur… Parce qu'il n'y a pas que Marine Le Pen qui a été jugée dans ce procès. Il y a également notamment Louis Alliot qui est actuellement le maire de Perpignan. – Le très bon maire de Perpignan. – Le parquet requiert 18 mois de prison avec sursis une peine d'inégibilité de 3 ans sans exécution provisoire. Est-ce que moralement, il peut être candidat au municipal dans ces conditions ?

40:53
Laurent Jacobelli

– Mais oui, bien sûr. Parce que d'abord, Louis est quelqu'un de moralement très fort parce qu'il a un bilan excellent pour sa ville de Perpignan où notamment en matière de culture, de sécurité, il a montré qu'il savait faire… – Non mais là, on ne parle pas de son bilan.

41:06
Présentateur

– 3 ans requises. Ça veut dire qu'il pourrait être condamné à l'inigibilité cet été. Il peut être moralement candidat dans ces conditions ?

41:13
Laurent Jacobelli

– Mais bien sûr, parce que je le répète, vous savez, quand vous êtes candidat du camp patriote, vous avez contre vous beaucoup d'institutions, beaucoup de bien-pensants et ça forge un caractère. Marine Le Pen, Jordan Bardella, Louis Alliot, beaucoup de nos candidats ont ce caractère. Ils ont cette combativité et Louis, je crois, fait une très belle campagne.

41:31
Présentateur

– Il y a le caractère, mais il y a ce que dit par exemple le parquet. Louis Alliot s'est inscrit sans réserve dans le système frauduleux. Ses explications ont souvent été incohérentes.

41:38
Laurent Jacobelli

– Mais nous verrons bien le jugement.

41:39
Présentateur

– Ça fait quand même un bon candidat municipal.

41:41
Laurent Jacobelli

– Mais bien sûr, son bilan est excellent, c'est une personnalité aimée de ses concitoyens et je ne vois pas pourquoi Perpignan se priverait d'un tel talent.

41:49
Présentateur

– On va parler d'autres sujets d'actualité, notamment hier dans le Var, une professeure qui a été attaquée par son élève de 14 ans dans son collège en pleine après-midi. Quelle a été votre réaction ?

42:00
Laurent Jacobelli

– D'abord, beaucoup de tristesse, beaucoup de compassion et d'empathie pour cette professeure, on ne comprend pas ce qui s'est arrivé, comment dans notre société, un gamin peut s'en prendre, violemment, blesser, grièvement, quelqu'un qui est là pour lui transmettre le savoir, les codes de la société et l'amener dans une vie, on l'espère, prospère et paisible. Tout cela casse un certain nombre de croyances et de codes. Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, on est dans une société où la violence est généralisée jusqu'aux plus jeunes, où on a confondu liberté et permissivité et où on confond développement de l'enfant avec fin de l'autorité.

Je crois qu'il faut ramener l'autorité au cœur du débat, qu'il faut maintenant ramener aussi un peu d'apaisement dans l'école et je crois que par exemple, la présence des infirmiers et des infirmières scolaires qui à l'époque décelait les premiers troubles chez les enfants, et bien ça manque, il faut les ramener et puis il faut une justice des mineurs aussi. Parce qu'aujourd'hui, quand on a 13 ans, 14 ans, on croit qu'on peut dillé, agresser, violenter sans aucun poids de la société derrière. Il faut que ça cesse.

Il faut notamment ramener des peines courtes pour les jeunes de plus de 13 ans dans des centres spécialisés où ils apprennent qu'il y a une différence entre le bien et le mal, entre l'ensauvagement et la civilité. Je crois qu'il faut remettre tout ça au cœur du débat.

43:14
Présentateur

Donc quand Éric Ciotti hier appelle à des mesures qui rétablissent l'autorité, c'est ça là pour vous ?

43:18
Laurent Jacobelli

Bien sûr, c'est ça. Et puis l'autorité et la responsabilité des parents aussi. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il faut que quand des parents touchent par exemple des aides sociales, ces aides s'arrêtent quand l'enfant mineur se comporte mal. Un enfant qui est dans la rue à 3h du matin, il y a évidemment quelque chose qui ne va pas dans la société, mais il y a une défaillance des parents. Et donc il faut les ramener à leur responsabilité.

43:38
Présentateur

Là, l'enquête est encore en cours, évidemment, mais on parle d'un élève perturbateur. Est-ce qu'on est sur ce que vous pensez être de la délinquance ou est-ce qu'on est sur un problème de santé mentale ?

43:47
Laurent Jacobelli

Je l'ai dit, je pense qu'il y a aussi un problème de santé mentale et notamment, on manque aujourd'hui de détecteurs. Je parlais tout à l'heure des infirmiers et des infirmières scolaires qui étaient des capteurs aussi pour voir si les enfants allaient mal. Mais on est dans un tel refus de l'autorité aujourd'hui que si un professeur fait un signalement, et je crois que c'était le cas d'ailleurs, ou décèle un comportement suspect chez l'enfant et qu'il le dit, eh bien les parents vont s'en prendre au professeur plutôt que d'essayer d'amener l'enfant, le jeune vers une amélioration de son état. Donc, retour de l'autorité, responsabilité des parents, justice des mineurs.

Il y a urgence parce que, je lisais une statistique, au cours de sa carrière, un professeur aura 50% de chances d'être agressé verbalement ou physiquement. C'est pas tenable. C'est pas tenable. Et on a une société de plus en plus violente. Plus aucun territoire n'est épargné, plus aucune couche sociale n'est épargnée, plus aucun âge n'est épargné. Et je pense que c'est grave et qu'il faut réagir.

44:42
Présentateur

Le Sénat examine en ce moment un texte qui renforce, qui élargit le pouvoir des polices municipales. Est-ce que c'est un texte que vous allez soutenir ?

44:48
Laurent Jacobelli

Alors, sur le principe, sur le principe, ça va dans le même sens que ce que nous proposons. On verra le texte final. Vous savez, on n'a jamais à l'abri d'une surprise avec la gauche et la Macronie quand ils revoient un texte. Nous, pour nous, c'est très clair.

44:59
Présentateur

Au Sénat, il y a peu de chances que... Oui, mais à l'Assemblée nationale,

45:02
Laurent Jacobelli

vous savez, on a vu des choses parfois curieuses, soutenues par des alliances encore plus curieuses. Aujourd'hui, la police municipale, elle a un rôle important. Nos policiers municipaux sont des cibles vivantes. C'est-à-dire qu'ils sont vus avec un uniforme par les délinquants, donc pour eux, c'est la police, mais ils n'ont pas les mêmes droits, ils n'ont pas le même armement, ils n'ont pas les mêmes prérogatives. Il faut évidemment autoriser le contrôle d'identité par la police municipale. Il faut évidemment qu'ils puissent fouiller un coffre. Et nous, on va même plus loin. Pour les villes de plus de 10 000 habitants, il faut rendre l'armement de la police municipale obligatoire.

45:31
Présentateur

C'est ce que vous allez proposer à l'Assemblée ?

45:32
Laurent Jacobelli

Probablement. Mais attention, attention, danger. Parce que si la police municipale est complémentaire et qu'elle s'ajoute à la police nationale, c'est formidable, si en revanche, on décharge la police nationale d'un certain nombre de prérogatives vers la police municipale, attention, danger. Si vous habitez une commune de gauche, par exemple, vous savez, de ces communes qui détestent les caméras de surveillance, qui pensent que la police tue, alors vous serez moins bien protégés que si vous vivez dans une ville gérée par, allez, un maire rassemblement national. Donc tout cela, ça crée une inégalité. Il faut faire très attention.

46:03
Présentateur

Il y a quand même beaucoup de maires de gauche qui arment leur police municipale.

46:06
Laurent Jacobelli

Oui, mais moins que les autres, en général, et avec souvent un discours. Écoutez, moi j'entends à l'Assemblée nationale une gauche qui passe son temps à dire que la police est raciste et que la police tue. Moi je pense que la police protège. C'est vrai de la police nationale et c'est vrai de la police municipale. Donc deux polices complémentaires avec un travail en commun, oui. Une police municipale renforcée pour ne pas faire de nos policiers municipaux des cibles ou simplement des agents de circulation, oui. Mais un transfert du poids de la police nationale vers la police municipale et donc un transfert des charges de l'État vers les municipalités, attention.

46:38
Présentateur

On parle des agriculteurs, Fabrice ?

46:40
Laurent Jacobelli

Oui, parce qu'Emmanuel Macron était hier en Hudson et il a rencontré les paysans. Je cite, nous ne pouvons pas déléguer notre alimentation à d'autres. Ça doit vous parler, ça. J'imagine que vous souscrivez. Oui, moi j'aime bien les pompiers pyromanes, ça me fascine en fait. Les gens qui saccagent, qui arrivent sur le lieu de leur saccage en disant, ah, c'est pas bien ce qui s'est passé, il faut faire l'inverse. Bah oui, mais excusez-moi Emmanuel Macron, si vous nous regardez aujourd'hui, mais vous êtes l'homme de la mondialisation. Pour vous, le monde est un commerce ouvert.

Le Mercosur, depuis trois semaines, vous n'aimez pas, mais vous avez été un de ses artisans pour signer un accord avec l'Amérique du Sud. Vous faites partie de celui... Là, il s'est opposé, il a voté contre. Non, mais il a voté contre quand il savait que ça passait. Je veux dire, il y a un moment, il faut dire la vérité aux gens.

47:21
Présentateur

Pour vous, il a voté contre en sachant que ça allait passer ?

47:23
Laurent Jacobelli

Mais évidemment, enfin, excusez-moi, une fourberie à un tel degré, c'est de l'art. Mais je crois que nos paysans ne sont pas dupes. Ils ont bien compris qu'ils étaient abandonnés depuis longtemps. Ils ont abandonnés à une Union européenne qui d'ailleurs prévoit une baisse de 30% de l'activité agricole en Europe. Pour elle, je ne sais pas, ce n'est pas noble. Nous, on pense que l'agriculture, au contraire, est un élément essentiel de l'économie. Emmanuel Macron n'est pas sincère. Vous pensez que la crise agricole n'est pas retombée ? Écoutez, moi, je ne suis pas dans la tête des agriculteurs, mais je crois que... Vous les voyez dans votre circonscription ?

Moi, je les vois et ils sont tous sauf naïfs. Voilà, ils savent qu'ils bossent beaucoup. Ils savent qu'ils bossent dans des conditions sociales et financières très difficiles, qu'ils croulent sous les normes. Quand je vois qu'à l'OFB, l'Office des Forêts, qui s'occupe aussi d'agriculture et des contrôles, on a nommé quelqu'un qui est une écologiste militante. Tout ça fait très peur. Je crois que depuis des années, on a sacrifié notre agriculture, comme, vous savez, je viens d'une région sidérurgiste, la Moselle, comme on avait sacrifié notre industrie juste avant sur l'autel de l'Europe et de la mondialisation. Qui est plus européiste ? Qui est plus mondialiste qu'Emmanuel Macron ? Personne.

Donc, vous pouvez mettre des lunettes de soleil, vous pouvez aller voir des agriculteurs une heure par an, mais ça ne changera pas le fond des choses. Ils sont aujourd'hui dans l'abandon de l'agriculture, comme si c'était quantité négligeable. Emmanuel Macron a délégué notre industrie à la Chine, veut déléguer notre agriculture à l'Amérique du Sud, veut déléguer le pouvoir régalien à Bruxelles. C'est le grand faillitaire de la France.

48:52
Présentateur

Il y a un projet de l'agricole qui s'est examiné au Parlement avant l'été, c'est ce qu'a promis Sébastien Lecornu. Vous allez le soutenir ?

48:57
Laurent Jacobelli

Mais nous verrons bien ce qu'il y a dedans. Vous savez, j'ai peur, une fois encore, que ce soit beaucoup d'affichages et peu d'actions. C'est bien de réguler, c'est bien de normer, probablement. Mais il y a un moment, laissez les agriculteurs bosser, laissez-les tranquilles. Ils font un travail formidable. Quel esprit tordu peut imaginer que lorsque l'on impose une norme à un agriculteur français, on n'est pas obligé d'imposer la même norme à un agriculteur brésilien ? Comment on peut imaginer que dans le même supermarché, on ait un produit qui vienne d'Amérique du Sud et qui ne respecte pas les règles que l'on impose aux producteurs locaux ? C'est se tirer une balle dans le pied.

Ceux qui ont tiré la balle dans le pied ne sont probablement pas ceux qui sont les plus bienveillants pour nos agriculteurs.

49:35
Présentateur

On parle du budget, Fabrice. Fin de séquence, budget, 2026, ce début de semaine.

49:41
Laurent Jacobelli

Que dites-vous, Laurent Jacobelli, aux Français qui sont soulagés, enfin, que la France ait un budget ? Moi, je ne sais pas quels Français vous avez rencontrés en arrivant ici, mais on n'a pas rencontré les mêmes. Tant mieux, c'est une complémentarité, ça nourrit le débat. Moi, je vois des Français qui sont inquiets de 10 milliards d'impôts supplémentaires, notamment 8 milliards sur les entreprises. Ça veut dire moins d'investissement, moins d'augmentation de salaire, moins d'embauche. Et je crois que mon micro est trop... Problème de micro. Vous en avez un deuxième. Vous en avez un deuxième. Donc, c'est ça le problème pour les Français. Je vois que les Français...

Il y avait aussi une lassitude, quand même, un ras-le-bol des Français, de voir que la classe politique ne s'en sortait pas avec son budget. Vous me l'accordez. Ces Français-là, vous les avez rencontrés aussi. Je les ai rencontrés aussi, mais je pense que le ras-le-bol est beaucoup plus fort de savoir qu'ils ne pourront plus passer leur permis de conduire, notamment les apprentis, avec la formation professionnelle, le crédit formation personnelle. Donc, tout ça, c'est un amas de choses qui font qu'on a un très mauvais budget soutenu par un très mauvais gouvernement. Je rappelle quand même à ceux qui nous écoutent qu'à l'Assemblée nationale.

Je sais qu'on est sur Public Sénat, mais je suis député.

50:41
Présentateur

On est sur la chaîne parlementaire.

50:43
Laurent Jacobelli

Il y a un seul député qui a voté la première version du budget. Un seul. C'est donc un très mauvais budget. De l'aveu même, d'ailleurs, de tous ceux qui veulent nous l'imposer. Mais pourquoi on a un mauvais budget ? Parce que c'est l'association...

50:54
Présentateur

Le budget final, ce n'est pas le budget final, mais il n'est pas la version qui a été votée par l'Assemblée nationale.

50:57
Laurent Jacobelli

Non, ce n'est pas lequel est le pire, en fait. C'est ça qui est terrible. Moi, je vois bien que la CSG va augmenter, notamment pour énormément de retraités. Enfin, on a un budget catastrophique.

51:03
Présentateur

Mais compte tenu de la composition de l'Assemblée nationale, c'était quoi l'alternative, Laurent Jacob et Léon ? On baissait un an sans budget ?

51:08
Laurent Jacobelli

La réponse est dans la question. Cette Assemblée nationale ne peut pas pondre un bon budget parce qu'il n'y a pas de majorité. Notre Ve République, et vous savez à quel point nous y tenons, cette Ve République, et qui est un mauvais texte, il aurait fallu un bon texte soutenu par une majorité. C'est pour ça qu'il fallait retourner aux urnes.

51:31
Présentateur

Mais qu'est-ce qui vous garantit que la dissolution aurait débouché sur une majorité ?

51:36
Laurent Jacobelli

La seule garantie que nous avons...

51:37
Présentateur

Vous étiez à la limite de vous voir à Matignon au moment de la dissolution et vous n'avez pas de majorité ?

51:41
Laurent Jacobelli

La seule garantie que nous avons aujourd'hui, c'est qu'il n'y a pas de majorité. Ça vaut le coup d'essayer. Et puis moi, vous savez, le Front républicain avec énormément de guillemets autour de l'expression qui a eu lieu en 2024 n'aura pas lieu une deuxième fois. Moi, je ne peux pas imaginer qu'un électeur de droite mélange ses voix avec un LFI dont on voit bien aujourd'hui qu'ils sont les défenseurs de tout ce qu'il y a de pire dans le monde. Je ne vois pas aujourd'hui un militant et un adhérent socialiste sincère voter par l'équipe de vendeurs de voix que sont Olivier Faure et François Hollande.

52:11
Présentateur

Vous ne le voyez peut-être pas, mais par exemple, il y a des législatives partielles, il y en a une dans le Loiret qui opposait la ministre sortant Stéphanie Rist. Il y a eu un Front républicain.

52:19
Laurent Jacobelli

Oui. Vous vous rappelez de la législative partielle de ce dimanche en Haute-Savoie ?

52:23
Présentateur

Oui, enfin là, il y avait un LR face à un candidat ciotiste.

52:26
Laurent Jacobelli

Qui ont fait que le candidat du camp patriote UDR-RN est passé avec 60% des voix, qu'il y a eu un effondrement des Républicains. Mais pourquoi ? Parce que les Républicains se sont associés aux socialistes et aux centristes pour pondre ce très mauvais budget qui va accroître la dette, accroître les impôts, accroître les inégalités. Mais dans celle que posait

52:44
Présentateur

une macroniste au RN, c'est la macroniste qui l'a emportée.

52:46
Laurent Jacobelli

Mais une fois, une fois, mais une fois encore, qui peut penser que demain, les macronistes auront la majorité quand vous voyez leur travail aujourd'hui ? Moi, je pense qu'il ne faut pas avoir peur des urnes. Il faut y aller. Et il faut y aller franchement. Mais je le redis, moi, à tous ceux qui nous regardent et qui sont traditionnellement des électeurs de la droite, ne vous laissez plus avoir. Ne vous laissez plus associer au Parti socialiste. N'acceptez plus cette embouille. Résistez. Sauvez votre pays. Rejoignez-nous. Un dernier mot fermé. Pas de dissolution. Donc, ça veut dire un gouvernement a priori avec Sébastien Lecornu, un an à tenir jusqu'au prochain budget.

Qu'est-ce que vous attendez de Sébastien Lecornu ? Rien. Quel rendez-vous vous lui donnez ? Rien. Rien, puisque le travail de M. Lecornu, du matin au moment où il se lève, du soir où il se couche, c'est de rester en place. Qu'est-ce que vous voulez attendre de quelqu'un dont le seul but est de ne pas être sur un siège éjectable ? Et donc, il acceptera toutes les compromissions avec ce qu'il y a de pire. Et je pense, par exemple, au socialisme, mais aussi parfois avec la lâcheté de la droite. On a un groupement qui sont des opportunistes, qui s'allivent avec des gens cent fois de millois et des démissionnaires qui sont la droite. Honnêtement, nous n'en attendons rien.

Ce qu'on attend, c'est l'alternance incarnée par le Rassemblement National. – Merci Laurent Jacobelli.

54:00
Présentateur

Merci d'avoir été notre invité. Fabrice Laune de l'Est Républicain, une prof poignardée par un de ses élèves dans le Var. C'est à la une de votre journal et c'est tout de suite ce qui fait l'actualité dans nos régions. – Et l'actualité dans nos régions, c'est donc dans le Var. Une enseignante agressée au couteau hier par son élève de 14 ans. Ça s'est passé en plein après-midi dans un collège de Sanary-sur-Mer. Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffrey, s'est rendu sur place et on va écouter ce qu'en dit ce matin le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, qui détaille un peu plus le profil de l'élève. – On sait que cet enfant n'est pas connu des services de la justice.

Il est suivi par le tribunal pour enfants suite à… manifestement, ils seraient victimes dans son domaine familial. Quatre mois pour avoir un rendez-vous avec la PJJ qui aurait dû avoir lieu le 5 février. Quatre mois, c'est trop long du fait de notre mauvaise organisation au ministère de la justice avec les enfants victimes. Je t'ai dit à plusieurs reprises et comme je l'ai dit, on va pouvoir réduire ce délai. Normalement, ça ne doit être qu'un jour très rapidement pour entendre ces enfants qui sont parfois victimes eux-mêmes de violences avant d'en reproduire. Ça ne prémunit pas de tout mais notre travail au service public de la justice c'est d'être plus rapide.

C'est ce que j'essaie de faire depuis un an au ministère de la justice. Et un acte qui a provoqué le choc, la stupeur dans le Var comme nous le raconte Guilhem Ricavi, le directeur de la rédaction de Var Matin.

55:24
Invité

Oui, c'est un choc puisque la ville de Sanary est plutôt réputée calme. On connaît surtout Sanary pour son marché d'ailleurs qui se tient aujourd'hui qui avait été élu plus beau marché de France il y a quelques années. C'est dire l'art de vivre et la douceur de vivre qu'il règne dans ce petit port de pêche typique du Var et hier c'était véritablement la stupéfaction comme on a pu le constater devant ce collège de la Guicharde où s'est déroulé le drame. C'était en début d'après-midi une enseignante d'art plastique poignardée en plein cours à plusieurs reprises par un élève de 14 ans un élève de 14 ans qui depuis quelques jours menaçait de passer à l'acte.

Le procureur est formel en l'état et à l'heure actuelle il n'y a pas de motivation politique ou religieuse à son acte mais plutôt un contexte familial très difficile. L'établissement avait d'ailleurs fait une déclaration concernant des violences possibles sur la sœur de l'auteur présumé des faits des violences faites par ses parents et au mois de septembre un juge des affaires familiales avait prononcé des mesures d'assistance éducative pour accompagner cette famille.

Donc beaucoup de stupeur dans la communauté éducative parmi les habitants de la ville qui ont découvert l'information hier en fin d'après-midi de façon sidérée et beaucoup d'émotions également par les élèves que l'on a pu rencontrer. Alors les élèves ont été évacués hier après-midi seuls les élèves de la classe ont été confinés quelques heures supplémentaires. Ce qui est sûr c'est que ce matin l'établissement gardera porte-close une cellule psychologique a été mise en place mais on imagine que les prochains jours vont être compliqués du côté de Sanary.

57:05
Présentateur

Merci Guilhem. La une de VAR Matin une prof poignardée en pleine classe c'est la une de VAR Matin et puis cette actualité elle fait la une de nos quotidiens régionaux au-delà du VAR on va regarder deux autres unes celle de l'Est républicain une prof poignardée par un de ses élèves dans le VAR et puis la Nouvelle République enseignante poignardée la consternation. Rémi on va voir avec vous les autres titres à la une de la presse régionale qui s'emparent du cas judiciaire de Marine Le Pen.

Oui l'avenir politique de Marine Le Pen s'assombrit pour les dernières nouvelles d'Alsace le journal rappelle la condamnation de 5 ans d'inégibilité à l'encontre de Marine Le Pen et d'une peine de prison aménageable sans exécution provisoire requise hier de quoi compliquer sa candidature à la présidentielle. On revient également sur la proposition de loi autour des polices municipales. Oui la dépêche du midi questionne ses lecteurs ce matin faut-il plus de pouvoir pour la police municipale ?

Dans ses colonnes le journal rappelle ce qui est en jeu avec ce texte et interroge les élus locaux sur leur position quant au rôle de la police municipale un article riche qui permet de mieux comprendre les enjeux. Et aujourd'hui c'est aussi la journée mondiale contre le cancer. Oui et le Midi Libre nous parle des 10 innovations prometteuses développées dans la région. On parle par exemple du robot Da Vinci utilisé à Montpellier jusqu'à 5 fois par jour par les médecins pour les accompagner notamment lors des chirurgies digestives. Allez on continue le tour de l'actualité dans nos régions on va cette fois à Tours en Indre et Loire.

Bonjour Mickaël Texier merci beaucoup d'être avec nous Mickaël rédacteur en chef de Val-de-Loire TV on va faire le point avec vous sur le dossier Brandt on en a beaucoup parlé dans cette émission est-ce qu'on a du nouveau notamment concernant le site de Vendôme ?

58:36
Invité

Alors sur le site de Vendôme j'ai un nom à vous donner c'est celui de Martin Akpil c'est le patron d'une start-up bretonne qui développe une gamme d'équipements durables sous la marque Ever Ever son premier projet ce sont des lave-vaisselle produits en Bretagne dans le Morbihan ils ne sont pas encore commercialisés il a déposé une offre de reprise partielle de l'usine Brandt de Vendôme jeudi soir il souhaite diversifier sa gamme ici il s'est rendu sur place ce lundi pour voir les équipements rencontrer le personnel et les élus et je vous propose de l'écouter visiblement

59:13
Présentateur

je suis venu à Brandt-Vendôme pour voir de plus près tous ces outils industriels et pour affiner et affûter certains plans industriels notamment pour y donner plus de flexibilité et de modularité et ici c'est uniquement pour étudier l'opportunité d'une activité de plaque de cuisson et dans un second temps de four c'est surtout pour certaines machines où on va se détailler pour voir leur état

59:40
Invité

et oui Martin Agpil souhaite développer donc à Vendôme vous l'avez entendu sa nouvelle activité mais il n'est pas intéressé par le site lui-même trop grand pour ses besoins sur place les avis sont assez partagés il reste prudent l'entrepreneur n'est pas un acteur qui compte aujourd'hui encore sur ce marché et son offre de rachat serait de seulement 25 000 euros d'après le site l'informé des 93 salariés au moment de la liquidation en décembre dernier une ou deux dizaines seraient repris dans un premier temps en tout cas Brandt suscite de l'intérêt vous le savez y compris du côté des collectivités le président de la métropole d'Orléans où se situe l'usine Brandt la plus importante de la région a annoncé déposer au nom de la collectivité une offre de reprise des quatre marques de la société à savoir Brandt vedette de Dietrich et Sauter dans le cas où aucune offre de reprise française n'était retenue par le liquidateur puis l'offre Ever Ever sur le site de Vendôme est en tout cas l'une des seules qui reprendrait une partie des salariés parmi les 36 offres déposées au total auprès du liquidateur selon l'AFP sa décision très attendue ne sera pas rendue avant une dizaine de jours

1:00:44
Présentateur

Merci Mickaël merci beaucoup d'avoir été avec nous Mickaël Texier rédacteur en chef de Val-de-Loire TV on continue et c'est l'heure d'ouvrir notre page consacrée à la campagne des municipales on commence par la campagne à Paris et Pierre-Yves Bournazel lâché par le président du groupe Horizon Renaissance dont il est pourtant le candidat Oui dans le Figaro Paul Hatt a annoncé démissionner de ses fonctions car selon lui tout est fait pour épargner Emmanuel Grégoire et faire perdre Rachida Dati il dissout donc le groupe Pour Paris au conseil de la capitale et dénonce une gauchisation du candidat du centre droit Allez on va à Lille le jeu des alliances s'intensifie Oui on apprend dans la Voix du Nord que l'ancien Premier ministre François Bérou soutiendra à Lille Violette Spilbou candidate du camp présidentiel du côté des écologistes Marine Tondelier était présente hier à Lille pour soutenir son candidat Stéphane Belly qui fera face au maire PS sortant Arnaud Deslandes Et on retourne en Ile-de-France un père et son fils se font face pour les municipales Eh oui Sud-Ouest revient sur l'histoire surprenante du jour à Mency dans l'Essonne la bataille pour le poste de maire se joue en famille le maire sortant Jean-Philippe Dugouin-Clément candidat du centre droit affronte son père Xavier Dugouin candidat sans étiquette mais proche de l'extrême droite l'atmosphère est tendue la relation entre les deux s'est détériorée et dépasse les simples querelles familiales Merci Rémi pour ces petites informations et dans 40 jours aura lieu le premier tour des municipales ce sera le 15 mars et nous vous donnons les clés pour mieux comprendre cette élection alors prenez un stylo et votre calendrier parce qu'on vous explique toutes les principales dates à connaître Les élections municipales ça se rapproche et il y a plusieurs dates à retenir les plus importantes celles du premier et du deuxième tour ce sera les dimanches 15 et 22 mars prochains mais avant si vous voulez pouvoir voter il faut être inscrit sur les listes électorales là vous avez jusqu'au 4 février pour le faire en ligne et jusqu'au 6 février pour le faire en mairie Chez vous dans votre commune vous vous demandez peut-être qui va être candidat certains sont déjà déclarés d'autres non en tout cas retenez qu'ils ont jusqu'au 26 février à 18h précise pour déposer leur liste en préfecture et être officiellement candidat à la mairie Si vous vous intéressez aux élections municipales vous aurez sûrement remarqué que certains candidats sont déjà en campagne sur les marchés ou sur les réseaux sociaux Sachez que la campagne officielle ouvrira le 2 mars avec à la clé des règles plus strictes sur le financement ou sur la communication des candidats Cette campagne officielle du premier tour elle se termine le vendredi 13 mars à minuit à partir de ce moment-là et jusqu'au résultat c'est silence radio les candidats n'ont plus le droit de tracter de faire de meetings ou de parler de politique que ce soit dans les médias ou sur leurs réseaux sociaux les résultats du premier tour ce sera dans la soirée du dimanche 15 mars et dans les communes où il y a besoin d'un deuxième tour les candidats doivent à nouveau déposer leur liste ils peuvent la modifier et pour ça ils ont jusqu'au mardi 17 mars 18h La campagne officielle recommence avec les mêmes règles qu'au premier tour et elles durent jusqu'au vendredi 20 mars minuit et on connaîtra les résultats du deuxième tour le dimanche 22 mars dans la soirée des résultats du premier tour et du deuxième tour à suivre et à vivre évidemment sur Public Sénat Et voilà pour les grandes dates et on espère que vous avez tout tout bien noté et on va parler de ces municipales avec vous Bonjour Hébert Coudurier Merci d'être avec le directeur de l'information du Télégramme Et bonjour Françoise Et bonjour Auriane Comment ça ?

Ça va Françoise ?

Ça va Allez on va parler de ces municipales On va peut-être commencer par la bataille à Paris parce qu'on l'a vu dans le petit JTD municipales le camp présidentiel qui se déchire à Paris le président du groupe Horizon Renaissance qui dénonce la gauchisation de la campagne de Pierre-Yves Bournazel Pierre-Yves Bournazel pour qu'on comprenne bien c'est le candidat soutenu par Édouard Philippe par Gabriel Attal elles sont à prévoir elles étaient à prévoir ces divisions du camp présidentiel à Paris Écoutez Paris c'est au bonheur de la droite la plus bête du monde je ne vais pas pleurer mais Paris a toujours depuis 2001 Paris en tout cas a toujours sombré sur les divisions de la droite je vous rappelle quand même 2001 quand Bertrand Delanoé prend la mairie c'est la bataille qui fait rage entre Philippe Séguin et Jean Tibéry on est dans un c'est du pop-corn tous les jours et puis Françoise de Panafchieu vous ne vous souvenez pas traité par son camp de peinture d'un roulette moi j'ai connu tout ça en tant qu'entend mais c'est pas ça a toujours été l'histoire la dernière élection Rachida Dati Agnès Buzyn donc la réalité elle est alors l'équation honnêtement il faut quand même être honnête il faut être objectif l'équation elle est aussi difficile pour Emmanuel Grégoire en réalité que pour Rachida Dati pour Rachida Dati si Pierre-Yves Bourzazel se maintient et si Sarah Knafo se maintenait c'est compliqué elle perdra Paris mais Emmanuel Grégoire Rachida Dati soutenu par les LR oui bien sûr une partie de Renaissance et l'autre partie soutenu par Gabriel Attal Édouard Philippe Sarah Knafo reconquête ça veut dire mais moi ce que je crois là et Emmanuel Grégoire a une équation aussi compliquée c'est-à-dire que si Sophia Chikirou est au-dessus de 12 et bien il ne pourra pas gagner Paris mais juste sur Pierre-Yves Bourzazel je voulais juste dire qu'on est à un mois à peu près

1:05:45
Invité

il y a des cycles en politique je termine

1:05:49
Présentateur

on est à un mois et je pense que la pression sur Pierre-Yves Bourzazel sera telle si vous voulez que je ne vois pas comment il pourrait se maintenir on voit le sondage on vient de voir le sondage avec 6 candidats dont 5 qui pourraient se maintenir au second tour oui mais qu'un cas angulaire j'y crois pas une minute je ne sais pas ce qu'on pense Hubert qu'un cas angulaire tout le monde se maintient Knafo Bourzazel non je ne crois pas une minute non une cas angulaire oui mais là il y a 5 candidats pour se maintenir il faut faire plus de 10% selon le dernier sondage à Paris il y a 5 candidats qui peuvent se maintenir au second tour moi je ne spécule pas ce que je vois c'est qu'il y a des cycles en politique que les socialistes ont été au pouvoir depuis extrêmement longtemps qu'il y a une poussée à droite même s'il y a une division classique je pense qu'ils finiront par se retrouver on sait que Sophia Chikirou aujourd'hui elle essaie de débaucher un certain nombre de candidats socialistes qui s'estiment mal placés pour venir avec la France insoumise la France insoumise elle a réussi avec quelques écologistes la France insoumise nous réserve des surprises comme toujours elle veut faire élire Rachida Dati elle veut planter tous les maires socialistes peut-être même que dans l'Ouest qui est la région la plus enracinée auprès des sociodémocrates on aura des surprises peut-être même dans l'Ouest donc franchement vous pensez à quelle ville Hubert Nantes peut-être même Brest je veux dire c'est pas non plus complètement acquis même s'il y a l'union des socialistes et des écologistes à Brest c'est des maires très installées c'est des maires très installées il y a une forme d'usure en plus alors Johanna Roland à Nantes mère de Nantes fait une campagne vraiment de très grande union bien sûr mais moi c'est le poids le poids de la France insoumise la volonté des jeunes d'aller voter c'est ça aussi qui m'importe c'est-à-dire que derrière l'alliance des appareils qui fait que la campagne n'est pas très animée il ne se passe pas grand chose il y a même sur l'insécurité les socialistes ont récupéré le discours en concédant notamment à Brest de la vidéoprotection enfin ça ça a été imposé par le préfet mais des polices municipales dont ils ne voulaient pas etc on essaie d'étouffer un peu les choses la droite n'est pas extrêmement virulente enfin je veux dire ils ne sont pas en phase de conquête enfin je regarde des candidats Brest, Kaper, Rennes ils n'arrivent pas effectivement à s'unir comme à Paris malgré tout je veux dire les plaques tectoniques bougent et je pense qu'il faut être prudent alors moi juste sur la globalité je suis absolument d'accord avec Hubert c'est vraiment pas une campagne municipale passionnante c'est-à-dire qu'on sent que vous savez c'est comme le tour de piste au vélodrome la cloche du dernier tour n'a pas encore sonné on sait très bien que les électeurs vont s'emparer de l'élection 15 jours 3 semaines peut-être même une semaine avant si on regarde Paris la seule finalement personne qui progresse vraiment visiblement c'est Sarah Knafou qui gagne 3 ou 4 points en quelques semaines mais à part ça Rachida Dati consolide ses positions 26-28 Emmanuel Grégoire consolide ses positions 30-32 il n'y a pas de véritable mouvement c'est gelé pour Pierre-Yves Bournazel entre 14 et 15 si je prends la somme des sondages et c'est gelé pour Sophia Chikirou entre 10 et 12 donc vous voyez bien qu'il n'y a pas de dynamique de campagne et moi je suis assez frappé alors ils ne sont pas contents quand je le dis parce que je l'ai dit hier je suis frappé de voir tous les candidats en réalité qui ne parlent que d'une seule chose depuis un mois de Sarah Knafou alors comment est-ce que vous pouvez comment dire elle est boostée par le système médiatique elle est boostée par le système médiatique ça c'est une chose mais tout le monde est obsédé par Sarah Knafou comment voulez-vous qu'elle ne monte pas puisque le principal sujet de conversation c'est ah là là là Sarah Knafou donc c'est une erreur avec tous les spin doctors les conseillers de l'ombre de pas l'ombre les agences de com je ne comprends pas comment ces règles de base ne sont pas respectées mais à part ça on sait très bien que Paris c'est un enjeu qui est méta-municipal évidemment le parti socialiste ne peut pas perdre trois villes il ne peut pas perdre Paris il ne peut pas perdre Marseille et il ne peut pas perdre Lille ça c'est une réalité si le parti il ne peut pas parce que son enracinement aujourd'hui il est dans les villes mais Nishima c'est pas tout ça c'est que vous envoyez un message si vous voulez et être battu parce que c'est LFI qui vous a fait chuter et là je suis d'accord avec Hubert là-dessus et bien c'est le schéma de la présidentielle si Alizio réussit à battre Payan à Marseille c'est un électrochoc c'est loin d'être acquis ça sera sans doute plus facile pour Laure Lavalette à Toulon mais ça préfigure la présidentielle donc il y a à la fois la volonté pour les socialistes de préserver leurs bastions municipaux parce que la dernière élection présidentielle pour les socialistes ça a été de pire en pire de Benoît Hamon à Anne Hidalgo donc préserver leurs bastions ils ont des réseaux ils sont très implantés le bilan des maires socialistes n'est pas mauvais bien sûr le bilan de mais malgré tout il y a une forme d'usure et puis le national et le local interagissent quand même alors je suis d'accord sur l'idée de l'alternance je pense que le moteur de l'alternance par exemple pour Rachida Dati est assez fort à Paris est-ce qu'il sera il y a le moteur de l'alternance d'un côté et de l'autre il y a le talisman de l'union de la gauche et quoi qu'on en pense quoi qu'on en dise la réalité pour l'électorat de gauche de ce talisman là il est encore fort c'est pour ça que Emmanuel Grégoire est entre 32 30 ça va se jouer dans un mouchoir de poche le problème c'est que lui n'a pas de réserve de voix au second tour si Sophia Chikirou se maintient ce sera très difficile pour Emmanuel Grégoire donc Emmanuel Grégoire son objectif vous savez je ne sais pas si Hubert est d'accord et vous même d'ailleurs je pense qu'au fil des années on se rend compte que les municipales en réalité se gagnent au premier tour c'est véritablement si vous n'êtes pas quand vous êtes dans la situation d'Emmanuel Grégoire si vous n'êtes pas comment dirais-je à 35 36 si vous voulez pour créer cette dynamique ce choc psychologique d'une avance très forte pour aller faire voter les abstentionnistes quand vous êtes dans sa situation vous avez très peu de réserve de voix vous êtes obligé de performer c'est quand même c'est difficile pour lui de se détacher du bilan d'Anne Hidalgo qui est très critiquée avec une poussée effectivement de la presse conservatrice qui effectivement est très active le phénomène Sarah Knafo bon ben elle est sympa elle est jeune elle est beaucoup moins idéologique qu'Éric Zemmour elle choisit ses sujets elle c'est vrai qu'on a un problème économique en France donc ce qu'elle dit n'est pas complètement faux loin de là donc elle suscite une certaine adhésion en tout cas à un succès d'estime un dernier mot là-dessus puisqu'on parlait au début du président du groupe Horizon Renaissance qui dénonce la gauchisation de la campagne de Pierre-Yves Bournazel est-ce que ça peut coûter à Edouard Philippe et à Gabriel Attal dans le cadre de la présidentielle ce choix de soutenir Pierre-Yves Bournazel contre Rachida Dati je ne crois pas parce que je pense qu'à la fin il me semble qu'à la fin ce sera embrassons-nous Folleville c'est-à-dire que je ne vois pas comment Pierre-Yves Bournazel avec ce dont parle Hubert et je suis d'accord je souscris avec le moteur de l'alternance qui est un moteur électoral très puissant avec la présidentielle en ligne de mire je ne vois pas comment Pierre-Yves Bournazel résiste à la pression et se maintient au second tour ça me paraît vraiment un rêve et une chimère de penser qu'avec cette pression-là avec l'opinion qu'il va regarder en disant vous êtes en train de faire perdre la droite et alors que dans le même temps Sarah Knafo qui à mon avis ne se maintiendra pas elle n'a aucune raison elle aura fait son tour d'honneur et elle dira moi j'appelle à faire élire Rachida Dati vous imaginez le...

c'est comme les présidentielles donc c'est impossible ils ne pourront pas en fait ça n'arrivera pas il y a tellement de candidats pour les présidentielles qui ne pourront pas échapper aux primaires c'est mathématique sinon ils seront considérés comme des oseaux parce qu'aujourd'hui c'est la foire aux vanités donc voilà il n'y aura pas de à mon avis bon il s'écharpe pour le principe là où ça coûterait c'est si Pierre-Yves Bournazel se maintenait au second tour là ce serait une faute au niveau de l'opinion c'est comment est-il possible que cette droite là vous ne soyez pas capable de vous entendre pour emporter la capitale du pays allez puisque vous parlez de la présidentielle la présidentielle a-t-elle commencé à se jouer hier lors des réquisitions du procès de Marine Le Pen et des autres prévenus procès des assistants parlementaires européens présumés fictifs du Front National le réquisitoire est sévère mais Marine Le Pen échappe dans les réquisitions à l'exécution provisoire résumé avec Jérôme Rabier

1:14:46
Invité

Les réquisitions sont moins importantes qu'en première instance mais si elles sont suivies par la cour d'appel Marine Le Pen ne pourra pas candidater à la présidentielle le parquet général a demandé la condamnation de l'ancienne présidente du Front National et requis une peine de 4 ans de prison dont 3 avec sursis 100 000 euros d'amende et surtout 5 ans d'inéligibilité Marine Le Pen n'a pas officiellement réagi au micro mais a confirmé à des journalistes que si cette peine était prononcée elle ne pourrait pas être candidate à la présidentielle ses avocats ont toutefois salué un changement par rapport au jugement de première instance Il a été dit qu'une ligne de défense n'était plus une criminalisation et un risque de récidive pour le client je peux vous dire que comme avocat c'est une très bonne nouvelle Le parquet n'a pas demandé d'exécution provisoire mais cela ne change pas grand chose sur le fond car même si Marine Le Pen se pourvoie en cassation une confirmation de l'inéligibilité devrait intervenir avant la présidentielle Pour les avocats du Parlement européen ces réquisitions sont cohérentes On est entièrement d'accord avec le parquet général qui a mis l'accent sur l'existence d'un système depuis de très nombreuses années qui a mis Marine Le Pen d'abord Jean-Marie Le Pen puis Marine Le Pen au cœur de ce système Place désormais aux plaidoiries de la défense qui commencent aujourd'hui les avocats de Marine Le Pen et des 11 autres prévenus vont tenter de faire entendre leurs arguments pour faire innocenter ou réduire la peine prononcée et sauver la candidature de Marine Le Pen à la présidentielle

1:16:23
Présentateur

Et on va alors on ne va pas commenter les réquisitions mais juste sur le plan politique je voudrais vous entendre tous les deux Quelle lecture vous faites de ces réquisitions on l'a dit le réquisitoire sévère mais pas d'exécution provisoire est-ce que l'horizon s'éclaircit un peu pour Marine Le Pen pas du tout pas du tout je pense que la messe est dite elle est finie et d'ailleurs je pense que Marine Le Pen l'a complètement intégré elle a fait le chemin dans sa tête il suffit de voir hier moi je n'étais pas à l'audience mais tous mes camarades journalistes qui couvraient ont vu la différence entre le jugement de première instance son attitude et l'attitude d'hier elle a intégré véritablement cela exécution provisoire ou pas tout le monde s'est focalisé sur l'exécution provisoire alors qu'en réalité il faut se focaliser sur l'inéligibilité si les avocats généraux avaient requis deux ans je n'aurais pas dit la même chose deux ans c'est faisable cinq ans d'inéligibilité avec le jugement qui sera rendu avoir l'été je vais vite mais il faut entendre le réquisitoire c'est cinq heures et demie de réquisitoire c'est d'une dureté sur Marine Le Pen c'est d'une dureté sur le système je ne vois pas ça a toujours été dur contre elle non non mais je ne vois pas comment en appel si vous voulez je ne vois pas comment les juges ne suivent pas quasiment les réquisitions il faudrait il est évident que si c'est ce jugement là Marine Le Pen l'a dit elle l'a fait dire et c'est la sagesse elle ne se pourvoira pas en cassation même s'il y a une suspension pourquoi je dis ça parce que la cassation c'est minimum deux ans ok pour un pourvoi en cassation si le pourvoi est rejeté c'est le premier jugement qui s'applique donc un jugement très dur parce qu'il est supérieur sur le plan de la prison par exemple c'est deux ans fermes en première instance et un an même si on va attendre le jugement en appel en tout cas je suis d'accord avec vous c'est de la réquisition mais s'il y a pourvoi en cassation la cour de cassation peut décider d'aller plus vite ça c'est son petit juriste non non je ne suis même pas juriste j'ai étudié la chose de A plus B donc je pense que c'est fini c'est subtil oui c'est fini mais en politique personne n'est jamais fini pour vous il n'est pas fini l'arme à gauche non pas du tout en réalité si vous voulez l'exécution provisoire l'a quand même servi puisque si jamais je vous rappelle quand même que ce sont des réquisitions bien sûr que la défense va plaider maintenant pendant dix jours qu'ensuite on aura ils auront deux mois pour prononcer un jugement qui interviendra sans doute au mois de juin il y a quand même eu alors l'exécution provisoire l'a servi parce que si jamais la peine était réduite à deux ans elle l'aurait purgée ensuite le fait de dire l'exécution provisoire tombe malgré tout c'est un petit signal parce que elle a été tellement contestée cette exécution provisoire parce qu'on disait qu'elle méconnaissait le deuxième comment dirais-je l'appel en fait le deuxième tour de jugement que le deuxième degré donc c'est une petite reconnaissance ensuite elle a infléchi son discours elle a reconnu la faute elle a dénié l'existence de ce système organisé dont elle estime qu'il a été mis en place par son père en plus si vous voulez le rassemblement national et le FN bien plus avant c'est le bordel intégral pardon ?

non seulement il ne travaille pas énormément maintenant il travaille un peu plus mais en plus c'est la manière dont les avocats par exemple de Jean-Luc Mélenchon ont préparé le procès qui n'a pas eu lieu puisque du coup finalement il n'a pas été mis en examen là-dessus finalement ça s'est fait de façon beaucoup plus professionnelle j'en ai discuté avec ses avocats ils ont fourni des dossiers etc là si vous voulez le problème du rassemblement national c'est que c'est très centralisé Marine Le Pen elle a préparé sa défense méthodiquement avec ses avocats mais l'entourage et les prévenus c'est un désastre en fait c'est un désastre je veux dire Julia Ozoul c'est un désastre c'est un pleuré en fait mais ils ne vont pas travailler là-dessus qu'est-ce qui peut se passer maintenant je croyais qu'à un moment donné elle misait sur une réserve d'interprétation du conseil constitutionnel bon visiblement c'est tombé à l'eau ça marche pas ce qui lui reste effectivement si la peine n'est pas réduite en appel c'est la cour de cassation et là effectivement c'est prendre un risque mais le problème de Marine Le Pen c'est qu'il faut qu'on sache aussi ce qu'elle veut finalement elle a mis en selle Bardella à une époque où c'était un genou je vais vous interrompre et où finalement elle en avait marre un peu des coachs qui lui soufflaient à l'oreille etc finalement il a été servi par les événements il y a eu un phénomène Bardella aujourd'hui tout le monde l'enterre moi je crois que c'est pas si simple que ça que finalement elle a des moments un peu de parfois de déprime ou en tout cas elle est un peu désabusée mais c'est quand même une combattante et tout n'est pas joué Oui Hubert d'accord quand elle va voir les journalistes hier en off et qu'elle dit en gros si ce jugement là en juin est confirmé si les réquisitions sont confirmées ça sera terminé pour moi elle le sait elle est juriste Marine Le Pen je rappelle qu'elle est avocate elle va pas prendre le risque de la cour de cassation parce qu'elle sait très bien que la cour de cassation par exemple peut siéger dans les temps légaux c'est à dire dans les deux ans donc ça veut dire qu'elle peut faire sa présidentielle en réalité et si d'aventure elle était élue elle aurait l'immunité présidentielle mais je pense que Marine Le Pen elle l'a dit ne jouera pas cela je pense qu'elle ne jouera pas cela vous oubliez une chose il y a une logique judiciaire et une logique politique et les deux s'interpénètrent plus qu'on ne croit non mais justement on va écouter c'est elle-même qui le dit et on va écouter ce qu'en disait ce matin le porte-parole du rassemblement national je vous fais réagir après on va écouter le porte-parole du rassemblement national Laurent Jacob est listé il y a quelques minutes sur ce plateau

1:22:19
Laurent Jacobelli

la bonne nouvelle j'allais dire pas d'exécution provisoire ça prouve que tout ce que l'on disait lors de la première étape du procès était réaliste ce qu'on attend c'est le jugement et entre les deux il y aura la défense c'est à dire Marine Le Pen l'ensemble des prévenus les avocats qui vont s'exprimer et donc pour l'instant on attend il y a une impatience évidemment parce qu'on a envie de savoir comment va se dérouler la présidentielle on a envie évidemment comme des millions de français que Marine Le Pen puisse se présenter mais pour l'instant j'allais dire pas de scoop

1:22:48
Présentateur

voilà on attend mais il dit Laurent Jacob Bélier aussi les deux sont prêts oui mais je vous dis la logique politique interpénètre la logique judiciaire vous pouvez dire ce que vous voulez non mais attendez après je vous laisse d'abord vous avez bien vu que quand elle a réclamé que la cour d'appel puisse s'exprimer rapidement ça a été le cas on lui a donné raison ensuite ils ont gueulé contre l'exécution provisoire elle est supprimée là le problème c'est de savoir quand est-ce que la cour de cassation si elle est enfin deuxième temps si jamais elle est condamnée et on dit en janvier mais on n'en sait rien ça peut être après vous voyez tout est mouvant ça veut dire tout est mouvant ok mais il y a aussi une logique politique moi je veux bien qu'on maintienne un faux suspense sur cette question vous imaginez pas qu'avec la réquisition vous avez vu les réquisitions 5h30 de réquisition vous dites Marine Le Pen a changé elle a reconnu justement un des avocats généraux a dit vous n'avez rien reconnu vous n'avez rien changé c'est à dire que le procès c'est l'avocat général mais non mais ok c'est l'avocat général je suis d'accord avec vous mais quand vous prenez une réquisition aussi forte pour un parti qui prenait le Frexit pour un parti qui en plus était extrêmement désorganisé je voudrais terminer si vous imaginez une minute que la cour d'appel ce sont des clowns au point d'avoir des réquisitions de ce niveau-là de cette ampleur-là si vous imaginez que dans la décision en juin ils vont passer de 5 ans à 2 ans enfin vous croyez encore au Père Noël je ne crois pas que vous croyez au Père Noël en réalité donc la réalité non il ne passe plus depuis longtemps et la réalité c'est que même le RS Rassemblement National quand vous parlez en off avec les uns et les autres ils ont déjà acté que ce sera Jordan Bardella à tous mais là l'arrière-garde il reste qui ?

Armando est parté il reste peut-être Marine Le Pen et Louis Alliot mais même elle je pense mais même elle je pense qu'elle a comment dire elle a acté que c'est terminé elle a fait ce chemin Jacques Chirac Jacques Chirac il était mort avant l'élection présidentielle je ne parle pas de mort la Dure était élue et vous savez très bien qu'en plus Bardella il ne tient pas la rampe je sais très bien mais moi ça m'arrange Bardella ne peut pas faire une campagne présidentielle vous pensez que ça arrange la gauche ?

moi je pense que Jordan Bardella arrange pas simplement la gauche je pense que la candidature de Jordan Bardella et alors c'est la double peine donc les juges votent Bardella non non c'est la double peine pour Marine Le Pen la peine au sens chagrin du terme la première peine c'est qu'une vie entière ok je ne pleure pas j'explique ce qu'elle doit ressentir une vie entière à avoir tout sacrifié et au moment où peut-être vous pouvez gagner on vous dit vous ne pouvez pas jouer la partie ça c'est le plus mais la double peine c'est qu'elle sait très bien en son fort intérieur et c'est pour ça qu'elle pendule etc elle sait très bien que Jordan Bardella ne fait pas la maille elle sait très bien que Jordan Bardella d'ailleurs il ne reçoit plus aucun journaliste il est complètement verrouillé c'est bien que Jordan Bardella va pouvoir mener une campagne de cyborg avec des éléments de langage un cyborg mais non mais non mais je dis ça mais Gabriel Attal fait une campagne de cyborg c'est effrayant ces meetings avec les intelligences artificielles vous pensez bien qu'une présidentielle en France c'est de chair et de sang et donc elle le sait Marine Le Pen elle sait très bien que son dauphin et bien peut-être ne passera pas à la rampe vous voyez un débat Bardella-Mélenchon ?

non mais d'abord Mélenchon ne sera pas au second tour arrêtez de parler de malheur je sais que vous en rêvez et vous non plus vous n'en savez rien arrêtez de nous vendre des scénarios qui sont complètement incrédibles c'est pas un scénario bien sûr et on aura le temps d'en débattre on va terminer par l'histoire du jour qui j'espère va vous faire rire aujourd'hui c'est le dernier jour pour s'inscrire sur l'électorale mais il y a une autre date à retenir surtout si vous habitez dans le nord celle de mardi prochain le 10 février dernier jour pour s'inscrire au concours du cri de la mouette 13ème du nom c'est le 13ème du nom c'est une institution ça se tiendra le 15 février à Dunkerque alors il y a des conditions comme pour les listes électorales il faut avoir plus de 18 ans je vous rassure les similitudes s'arrêtent là pour la mouette il faut vous donner un surnom le gagnant vous le faites super bien le prix de la mouette Françoise je l'ai couvert en tant que journaliste si ça peut vous inspirer le gagnant de l'année dernière s'appelait Michel Polnamouette il faut aussi envoyer une vidéo de votre performance c'est un jury de 8 membres qui va désigner le vainqueur et au delà du prestige de remporter le titre vous ferez une bonne action en allant voir le concours l'intégralité des bénéfices des ventes des boissons sera reversée à la fondation Dunkerquois mais vous le faites super le prix de la mouette moi j'avais couvert ça quand j'étais jeune journaliste dans les locales du barcuit de la mouette ou pas ?

non mais je suis sûr que c'est quand même un breton qui gagnera parce que les mouettes ça fait partie de notre environnement mais honnêtement en saluant Dunkerque parce que vraiment on parle pas assez moi j'adore j'adore cet esprit du nord allez si vous pouvez au carnaval de Dunkerque avec quand on balance les harangs depuis le balcon de l'hôtel de ville vraiment ces gens du nord on vous aime c'est pas comme les bretons ça c'est le blanc c'est dit il faut trouver un surnom Michel-Paul Lamouette c'est déjà pris il vous faut un surnom du coup merci de nous avoir suivis demain vous retrouvez à ma place Steve Jourdain très bonne journée Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour chez vous retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat

Bonjour chez vous ! du 4 février 2026 — Laurent Jacobelli · Pourquijevote