Journée de la résilience : le maire de Villars, Jordan Da Silva, appelle à faire évoluer la loi sur les tornades
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:13OuverteRéponse directe
Quand on est maire d'une commune aujourd'hui, qu'est-ce que ça représente pour vous la résilience ?
- 1:13OuverteRéponse directe
Est-ce que trois mois après, on peut parler de traumatisme après cette tornade à Villars ?
- 1:39OuverteRéponse directe
Les tornades ne sont pas couvertes par les assurances ? En métropole, il faut modifier la loi.
- 2:11OuverteRéponse directe
Quelle autre leçon on tire d'un événement comme cette tornade, quand on est maire de Villars ?
- 2:57OuverteRéponse directe
Est-ce que tout est réglé aujourd'hui, deux ans après les inondations d'octobre ?
- 4:26OuverteRéponse directe
Est-ce qu'aujourd'hui, vous diriez qu'on est mieux préparé face aux événements climatiques ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:23PrésentateurChiffre
« C'est près de 3,2 millions d'euros qui ont été investis pour réparer, pour tenter de sécuriser. »
Temps de parole
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Il est 8h moins le quart, vous écoutez ici Saint-Etienne-Loire, tous les jours un invité pour commenter et comprendre l'actu en cette journée de la résilience. Avant de recevoir le préfet de la Loire à partir de 9h tout à l'heure, on est avec le maire de Villars, David.
Bonjour Jean-Denis Silva. Bonjour. Quand on est maire d'une commune aujourd'hui, qu'on entend ce mot finalement assez à la mode, résilience, qu'est-ce que ça représente pour vous la résilience ?
Ça représente surtout la nécessité d'anticiper les événements climatiques et tous les événements d'accidents, etc.,
de
se préparer,
parce
que quand la population a besoin de vous, vous devez être là, et de les former au bon geste
pour
prévoir tout cela. C'est de la communication qui n'est pas forcément positive à proprement parler, ça peut rebuter un petit peu quand même de parler de tout ça ?
Tout à fait, ça peut faire peur, mais c'est tellement essentiel de se dire qu'il faut que chacun d'entre nous, on ait les bons gestes. Lorsqu'on a une alerte météo, lorsqu'on a des informations, grâce à votre radio, sur des événements particuliers, dangereux, et de prendre les décisions nécessaires pour se protéger.
Alors quand on parle de catastrophes naturelles, on a été servi ces deux dernières années, on va dire, sur le département de la Nord, précisément chez vous, avec la tornade au mois de juillet dernier, votre commune impactée, que ce soit des commerces, des maisons. Est-ce que trois mois après, on peut parler de traumatisme après cette tornade à Villars ?
Oui, on peut parler de traumatisme, parce que des personnes ont été touchées dans leur chair, au sens où leurs maisons ont été détruites, où ce n
'est
toujours pas réparé totalement. Tout le monde essaye de prendre la vie comme elle arrive tous les jours, mais on peut parler de traumatisme, d'autant plus lorsqu'il n'y a pas de reconnaissance de catastrophes naturelles par l'État.
Oui, c
'est vrai que ça avait été une surprise, ces dernières semaines, on imaginait que ça allait être couvert, mais ça ne l'est pas. Les tornades ne sont pas couvertes par les assurances ? En métropole,
dans la France métropolitaine, les textes sont très clairs, la tornade, ça n'existe pas. Il faut modifier la loi. Et je pense sincèrement qu'il faut la modifier, parce que ce n
'est
pas la question du remboursement, de la prise en charge. C'est surtout la question de la reconnaissance pour les personnes touchées dans leur logement, etc., de se dire, oui, on a été reconnus comme avoir vécu une catastrophe naturelle.
La résilience,
c
'est tirer des leçons. Ça peut en être une, effectivement, de faire évoluer le cadre législatif ou le cadre juridique. Quelle autre leçon on tire d'un événement comme cette tornade, quand on est maire de Villars ?
Moi, je tire deux leçons. La première leçon,
c
'est que suite à cette tornade du 16 juillet, on a commencé à voir apparaître des informations sur des vents tornades, dans les informations de météo. Et la deuxième, c'est la grande mobilisation des communes autour de Villars, que ce soit Saint-Etienne, Rochelamolière, qui nous ont particulièrement aidés le lendemain. Et ça nous touche quand on est élus, mais aussi quand on est simples citoyens, de se dire que l'on peut avoir de l'entraide entre communes.
Il
y a un autre événement qui nous a marqué. On va célébrer, si l'on peut dire, les deux ans à la fin de cette semaine.
Ce
sont les inondations des 17 et 18 octobre derniers, avec des scènes absolument folles. Il n'y avait pas eu de victimes, mais énormément de dégâts. Là, je prends votre casquette de vice-président à la métropole, en charge de la voirie notamment. Le GIE avait largement débordé, avec énormément de conséquences. Est-ce que tout est réglé aujourd'hui, deux ans après ?
Presque tout est réglé, mais il reste encore quelques travaux.
C
'est surtout près de 17 ouvrages d'art, ponts, murs, qui ont été touchés lors de cet événement climatique. C'est près de 3,2 millions d'euros qui ont été investis pour réparer, pour tenter de sécuriser. On s'améliore tous les jours, mais selon l'intensité de l'événement climatique, il est difficile de tout prévoir.
Et le temps est parfois long, on entendait ce matin la mer de Chavanais. Là, on est dans le Pilarodagnin, il y a eu des ponts
également
là-bas qui se sont effondrés. Parfois, le temps, il faut savoir le prendre aussi. Ça, c'est important pour remettre en l'état et être mieux préparé ?
Affirmatif,
et il faut surtout anticiper, puisque d'ici 2050, par exemple, sur les voiries, sur les routes, on estime que les températures vont augmenter de 4,7 degrés. Cet impact est très important sur les conséquences sur la route. Et il est nécessaire d'anticiper des traitements à la chaude pour refroidir les routes, pour mieux les protéger, etc. Ça nécessite du temps, ça nécessite des moyens, et ça nécessite des choix. Ça, c'est un peu loin
de 2050. Est-ce qu'aujourd'hui, vous diriez qu'on est mieux préparé, qu'on saurait mieux digérer, mieux recevoir des événements climatiques comme ceux qu'on a vécu ?
Je pense que le faire face à tout ce que l'on vit actuellement avec toutes les catastrophes naturelles ou tous les incidents nous permet d'améliorer nos procédures, etc. On est en train d'ailleurs de mettre un plan intercommunal de sauvegarde avec la métropole pour essayer de mobiliser, de se coordonner et de faire face après l'événement, surtout. Parce que c'est cela qui compte aussi,
c
'est de permettre à tous les concitoyens de ressortir dans l'espace public en sécurité.
Ça
va être fait d'ici 2027. Notre collègue est en train de s'occuper de cela. On a eu une présentation au dernier conseil métropolitain. Ça nécessite du temps et on est un peu mieux préparé.
Je voulais qu
'on
dise un petit mot pour terminer, Jordan Da Silva, du village plouf. C'est un mot qui peut faire sourire, mais c'est important. C'était la semaine dernière chez vous à Villars sur la question de la formation des enfants au bon geste en cas d'inondation. Ça, c'est vraiment un exemple de résilience à prendre et prévenir.
Affirmatif. C'était sur trois jours. Un peu plus de 500 élèves des communes limitrophes ont participé à cet événement qui a été organisé. Très beau événement sur notre commune qui permet aussi de matérialiser auprès des enfants avec des actions très pédagogiques. Qu'est-ce que c'est que l'inondation ? Comment y faire face ? Comment ne pas se mettre en danger
? Parce
que si vous multipliez les problèmes, que ce soit sur les habitations, sur les commerces ou sur des personnes physiques, ou multipliez le fait que les moyens de secours soient dilués dans des actions. Merci Jean-Anna Silva. Merci. Maire de Villars.