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interviewPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 26 janvier 2026 88 min

Bonjour chez vous ! du 26 janvier 2026

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver ce lundi 26 janvier, pardon, pour faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. Regardez ensemble le programme. À moins de 50 jours des municipales, la bataille est lancée, notamment dans les grandes villes où les résultats auront un impact national. C'est le cas notamment à Paris, où gauche et droite sont au coude à coude, selon les derniers sondages. On va analyser tout ça dans une heure avec nos éditorialistes Yves Tréard et Elisabeth Martichoux, et puis la bataille de Paris.

On va en parler également avec vous, Catherine Dumas. Bonjour, merci beaucoup d'être notre invitée, sénatrice LR de Paris. Vous soutenez Rachida Dati. Les divisions du socle commun vont-elles empêcher de ravir Paris à la gauche ? Irez-vous chercher le soutien du RN ou de reconquête dans l'entre-deux-tours ? Vous nous direz tout ça dans quelques instants. Dans une demi-heure, l'invité de notre entretien politique, ce sera Sébastien Chenu, le vice-président du Rassemblement national, vice-président de l'Assemblée. Et puis à la une de nos régions, vous n'avez pas pu y échapper. Elles sont devenues l'objet le plus célèbre de ces derniers jours, les lunettes d'Emmanuel Macron.

Une renommée mondiale qui profite à l'entreprise Henri-Julien, dans le Jura, qui les fabrique, le maire de Lonce-le-Saunier, nous parlera de cette success story totalement imprévue. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Et on commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Alexandre Poussard.

1:39
Intervenant

Bonjour Ariane.

1:39
Présentateur

Et à la une de ce lundi 26 janvier, après s'être opposé à l'aide à mourir, le Sénat qui entame aujourd'hui l'examen du texte sur les soins palliatifs.

1:46
Intervenant

Un texte plus consensuel que celui sur l'aide à mourir. Un texte qui vise à développer les soins palliatifs sur notre territoire, alors qu'en France, aujourd'hui, 20 départements sont dépourvus de services de soins palliatifs.

1:57
Présentateur

Faut-il interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans ? Les députés vont se prononcer.

2:02
Intervenant

L'Assemblée nationale va débattre aujourd'hui d'une proposition de loi portée par le groupe Renaissance. Un texte qui prévoit d'interdire l'accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans et qui est défendu également par le président de la République, Emmanuel Macron. Ce texte sera examiné au Parlement en procédure accélérée afin de parvenir à un accord rapidement entre les deux chambres.

2:20
Présentateur

Gérard Laché, fustige le budget.

2:22
Intervenant

C'est un mauvais budget co-construit avec le PS et qui n'apporte pas les solutions dont le pays a besoin, estime le président du Sénat dans les colonnes du journal de dimanche, alors que le projet de loi de finances revient cette semaine à la Haute Assemblée. Clément Guillaumeau.

2:36
Présentateur

Un budget qui passe à grands coups de 49,3 à l'Assemblée nationale et qui provoque la colère du président du Sénat, le gouvernement ayant largement détricoté la dernière copie budgétaire de la Chambre haute.

2:47
Locuteur 2

Cela reste un mauvais budget co-construit avec le parti socialiste et qui n'apporte pas les solutions dont le pays a besoin. Je pense qu'il fallait utiliser le 49,3 bien plus tôt.

2:59
Présentateur

Pourtant, du côté du gouvernement, pas question de parler d'un mauvais budget et encore moins de dire que les sénateurs n'ont pas été écoutés.

3:06
Locuteur 7

Sur le fond, et on a le droit d'avoir des désaccords, c'est aussi ça la démocratie, ce n'est pas un budget socialiste, ce n'est pas un budget macroniste, ce n'est pas un budget de droite. Je suis convaincue qu'il y a un travail possible avec le Sénat et prenez l'exemple de la contribution des collectivités territoriales. La contribution des collectivités territoriales, telle qu'elle est in fine intégrée dans ce projet de loi de finances, est essentiellement celle qui avait été demandée à la base par le Sénat.

3:32
Présentateur

La semaine dernière, les motions de censure contre le gouvernement déposées à l'Assemblée suite au 49,3 déclenchées par Sébastien Lecornu ont été rejetées. Un échec pour le président insoumis de la Commission des finances. Est-ce qu'on a les moyens, est-ce que ce pays, notre peuple, a les moyens de supporter 18 mois de plus une politique qu'il a battue dans les urnes en juillet 2024 ? Il faut faire tomber une politique qui n'est pas bonne pour le pays parce que c'est ça le problème. Ce budget est une catastrophe pour le pays. La copie budgétaire adoptée à l'Assemblée nationale devrait être transmise au Sénat pour un examen en commission mercredi et en séance jeudi.

Elle reviendra ensuite à l'Assemblée pour un troisième et dernier 49,3. Cinq ans après l'assassinat de Samuel Paty, ouverture aujourd'hui du procès en appel.

4:13
Intervenant

Quatre personnes sont jugées en appel à partir d'aujourd'hui pour leur rôle dans l'assassinat de Samuel Paty par un islamiste tchétchène. En première instance, elles avaient été condamnées à des peines de 13 à 16 ans de réclusion criminelle.

4:25
Présentateur

Et puis l'ancien sénateur Joël Gariot est devant la justice.

4:28
Intervenant

Il est accusé d'avoir drogué à l'extasie la députée Sandrine Jossot dans le but de la violer. Les faits se seraient déroulés en novembre 2023 au domicile parisien de Joël Gariot qui était alors le sénateur de Loire-Atlantique.

4:39
Présentateur

La ministre de la Santé, Stéphanie Riste, conserve son siège de député.

4:42
Intervenant

Oui, Stéphanie Riste a remporté hier le second tour de l'élection législative partielle dans la deuxième circonscription du Loiret avec 62,1% des voix face à la candidate du Rassemblement national, Tiffany Rabot, qui a récolté 37,9% des voix. Et puis autre législative partielle en Haute-Savoie où Antoine Valentin, le candidat du parti UDR, Derek Ciotti, arrive largement en tête au premier tour avec 45% des suffrages, loin devant le candidat des Républicains, Christophe Fournier, qui récolte 32% des voix.

5:11
Présentateur

Merci beaucoup Alexandre. A tout de suite, Catherine Dumas. Bonjour, vous êtes sénatrice LR de Paris. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. On va évidemment longuement revenir sur la bataille des municipales à Paris. Mais d'abord, on va regarder ensemble les unes de la presse régionale. On en a sélectionné trois. D'abord, la une du progrès. Fini les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. C'est la question. La une du journal Emmanuel Macron qui a fait de l'interdiction de ces réseaux pour les plus jeunes une de ses priorités de la fin de mandat. L'Assemblée nationale, on l'a dit, est amenée à se prononcer aujourd'hui. Et puis, deux sujets au cœur de la campagne des municipales.

Pour les deux, une qui suivent. D'abord, la dépêche. L'urgence de l'accès aux soins à moins de deux mois des municipales. La santé qui s'impose comme la première attente des Français dans un paysage marqué par la pénurie médicale et des inégalités territoriales fortes. Et puis l'autre une, c'est celle de Sud-Ouest et c'est la sécurité. Dans le viseur des maires, le débat municipal qui n'échappe pas aux questions de sécurité et de police. Quelle est la marge de manœuvre des maires en la matière ? Se demande le journal. De quelle une avez-vous envie de nous parler ?

6:10
Intervenant

Les trois unes sont d'ailleurs très intéressantes. La santé, on a vu que c'est une des préoccupations les plus importantes des Français. Alors, particulièrement sur le territoire, j'irais hormis peut-être ce qui est très urbain où le sujet n'est pas tout à fait le même. Et la sécurité, évidemment, c'est aussi un sujet qui revient pour les municipales. Donc, je veux bien qu'on parle de la sécurité, par exemple. – Oui, c'est un sujet, vous le sentez ? – Oui, alors à Paris… – Oui, à Paris, c'est un sujet qui revient beaucoup sur le terrain quand on discute avec les Parisiens. Beaucoup plus que la santé, encore une fois, qui est moins la problématique parisienne.

Et la sécurité, oui, parce que Paris est devenue une ville très stressante, très angoissante, qui n'est pas apaisée. Et quelque part, il y a une sorte de sentiment d'insécurité quotidienne, pas forcément de la très grande insécurité, même si elle existe, bien sûr, mais une insécurité liée à l'incivilité, liée au comportement, qui, quelque part, gâche la vie des gens tous les jours. Donc oui, c'est une demande et on considère qu'on n'a pas répondu à cette demande dans le dernier mandat parisien. Donc il faut qu'on prenne un certain nombre de mesures. – On va revenir évidemment sur la campagne des municipales à Paris,

7:29
Présentateur

dans le détail, mais des municipales qui se déroulent dans un contexte d'instabilité politique, d'instabilité budgétaire après l'échec des motions de censure de vendredi. Il y a quand même de grandes chances que le budget, désormais, aille à son terme au Parlement.

7:40
Intervenant

Est-ce que vous, vous auriez souhaité que les députés LR votent la censure ? – La censure, c'est une vraie question. Je dirais que la logique, ça serait de voter la censure puisqu'on n'est pas d'accord avec ce budget. Après, il y a la raison et la raison, c'est aussi de penser à la suite, de penser à l'instabilité que cela engendrait. Donc je pense qu'il faut être sage et que, bon, je comprends que les collègues n'aient pas voté la censure et je suis de leur avis. Donc il faut qu'on ait un budget. Maintenant, on ne peut pas attendre.

8:14
Présentateur

– Vous aussi, vous dites que c'est un mauvais budget ?

8:15
Intervenant

– Oui, moi je dis que ça ne peut pas être un bon budget d'abord parce que c'est un budget de compromis. Certains disent même de compromission. Vous disiez que c'est un budget qui a été fait avec la gauche. Oui, quand même, la gauche dit non. Mais si, quand même, c'est un mauvais budget qui ne comporte pas assez d'économies. C'était quand même ça le sujet principal. C'est un budget qui, pour moi, ne répond pas aux attentes des entreprises. On a un sujet de réindustrialisation dans ce pays. Mais on n'y répond pas du tout avec ce budget. Qu'est-ce qu'on fait ? On va maintenir la surcote de l'IS, la surtaxation de l'IS. La CVAE, on en parle, elle est toujours là.

On constate qu'il y a énormément de faillites. L'an dernier, je crois qu'il n'y a jamais eu tant de faillites, 70 000. C'est énorme. Et on ne répond pas par ce budget à des vraies questions qui concernent notre pays. On ne répond pas au sujet du pouvoir d'achat non plus. Donc, ce n'est pas un bon budget. Après, il faut bien arriver à avoir un budget. Sur les questions de défense, on a besoin de ce budget. Donc, voilà, finissons-en.

9:19
Présentateur

Finissons-en. Justement, dans le journal du dimanche, Gérard Larcher dit réfléchir à soulever la question préalable. Ce qui veut dire que le Sénat ne rentrerait pas à nouveau dans les débats.

9:28
Intervenant

On verrait le texte à l'Assemblée. Est-ce que vous le souhaitez, vous ? Écoutez, je pense que le président du Sénat a raison. C'est une question de sagesse. Nous savons que nous n'aurons pas le dernier mot, puisque ça repartira à une fine et à l'Assemblée. Ce budget ne nous convient pas. Pourquoi perdre du temps ? On a un article du règlement du Sénat, le 44, qui permet justement de faire ce vote sans revenir sur l'examen du budget. Pourquoi pas ? Donc, on se dirige vers ça ? Me semble-t-il. Jeudi, ça arrive en séance, ça repart tout de suite ? On verra, mais c'est quand même ce qui a l'air d'arriver.

10:00
Présentateur

Sébastien Lecornu, qui réfléchit à un réajustement gouvernemental après les débats budgétaires, est-ce que vous souhaitez que les Républicains fassent leur retour au gouvernement de manière assumée ?

10:09
Intervenant

Je crois que ce n'est pas la question… Est-ce que là, il y a des LR qui ne sont plus à l'air ? Je pense que ce n'est pas la question que pose le Premier ministre, si j'ai bien compris. D'abord, un, il y a en effet des ministres qui sortiront puisqu'ils sont candidats aux municipales. Donc, voilà, réajustement. Après, il n'a pas dit qu'il allait faire un grand chamboulement. Ce n'est pas la question…

10:27
Présentateur

Non, mais là, est-ce qu'on n'est pas dans un flou de la part des LR ? On va parler des municipales dans quelques secondes. Dans de très nombreuses villes, les listes sont communes entre le camp macroniste et les Républicains. Alors, pourquoi se dire dans l'opposition, faire des listes communes municipales,

10:40
Intervenant

ne pas vouloir être au gouvernement ? Du côté des LR, il n'y a pas de flou. Bruno Retailleau l'a dit, il souhaitait que tout le monde sorte quand il est lui-même sorti. Ça ne s'est pas fait, bon, pour les raisons qu'on connaît. Certains ministres sont restés, voilà, dont acte. Mais ils ne l'ont pas fait au nom de LR, en tout cas.

10:57
Présentateur

Mais comment vous incarnez l'opposition au gouvernement et aux macronistes

11:00
Intervenant

en étant dans quasiment toutes les grandes villes, en liste commune avec eux ? Alors, oui, il y a en effet ce qui se passe sur le terrain pour les municipales. Et puis, il y a ce qui se passe au national. Pour ce qui est du national, il faut rester sur une ligne claire. On a choisi de sortir, même si quelques personnes sont restées.

11:17
Présentateur

Ça veut dire qu'elle aurait dû sortir, selon vous ?

11:20
Intervenant

Non, écoutez, alors là, je ne veux pas revenir là-dessus, d'abord, parce qu'en plus, là, elle va sortir parce qu'il y a des municipales, donc ce n'est peut-être plus le sujet. En revanche, ce que je dis, c'est qu'il y a des présidentielles dans peu de temps, dans un an, après les municipales, qui auraient forcément des législatives, que là, toutes les questions se reposeront pour savoir ce que font les LR. Aujourd'hui, les LR ne sont pas d'accord avec la politique qui est exercée, n'ont pas souhaité rester au gouvernement. Après, je suis d'accord avec vous, au niveau des municipales, mais ça a toujours été. Les accords sont différents.

Et donc, en effet, on se retrouve dans des situations qui peuvent être très différentes par rapport à la situation nationale.

11:55
Présentateur

Justement, on va parler des municipales. On va retrouver Jacques Péquier.

11:58
Intervenant

Bonjour Jacques.

11:59
Présentateur

Merci beaucoup d'être avec nous, directeur de la rédaction du journal du Grand Paris. Et Jacques, on va faire le point avec vous sur la campagne des municipales à Paris.

12:06
Rachida Dati

Oui, absolument. Cher Catherine Dumas, il y a un nouveau sondage qui est paru hier dans Le Parisien. J'aurais voulu savoir comment vous l'analysiez, avec toutes les marges d'erreur qu'on connaît au sondage.

12:24
Présentateur

Emmanuel Grégoire semble bénéficier d'une dynamique. Est-ce que c'est celle de l'union de la gauche ? Aurélie FI, il gagne deux points. Au premier tour, à 32 %, Rachida Dati à 28 %, ce qui est égal au dernier sondage. Et puis, il y a ce phénomène qui est, disons, presque étonnant

12:46
Rachida Dati

puisque jusqu'à cinq listes pourraient se maintenir pour le second tour. Comment, chère madame, analysez-vous ces résultats ?

12:55
Intervenant

Vous l'avez dit, ce sondage est intéressant. D'ailleurs, il montre un peu ce que l'on ressent sur le terrain. Il montre d'abord, un, que tout est ouvert. Pour la première fois, l'opposition a une vraie fenêtre qu'elle est en train d'essayer d'ouvrir complètement. Mais c'est vraiment ouvert puisque le sondage montre qu'il y a quand même un ras-le-bol des électeurs par rapport à une gestion passée de l'équipe municipale sortante. D'ailleurs, je note que M. Grégoire ne fait pas le plein des électeurs de Mme Hidalgo en 2020. Il lui manque un quart de ses électeurs. Donc, ça prouve bien qu'il y a un gros mécontentement. Pareil pour M. Béliard, d'ailleurs.

Mais il lui manque aussi des voies des écologies. Oui, exactement. Donc, voilà la première chose. Deuxième chose, c'est vrai que le sondage montre qu'ils sont assez proches et que ça va se jouer certainement à très peu. Après, vous l'avez dit, il y a un bon nombre de concurrents qui sont susceptibles de rester après le premier tour, d'ailleurs. Donc, ça sera intéressant de voir qui reste, qui ne reste pas. Le mode d'élection avec la prime à 25% n'est pas non plus très simple. Donc, on risque de… C'est juste le nouveau mode de scrutin. Oui, alors, le nouveau mode de scrutin, encore une fois, avec une prime qui n'est pas celle qu'il y a dans les autres communes.

Voilà, donc avec une élection plus directe que précédemment du maire et une prime majoritaire. Mais avec donc un certain nombre de personnes qui resteront. Donc, je pense que ça va être très très serré, certainement. Il faut attendre de voir ce qui se passe au premier tour. Et tout va se passer entre le premier et le second tour. Mais tout va peut-être aussi se passer à l'issue du second tour, lors du troisième tour.

14:32
Rachida Dati

Justement, un des arguments, on l'a bien vu au meeting d'Emmanuel Grégoire, un des arguments redondants de l'union de la gauche,

14:39
Présentateur

c'est de vous suspecter, si ce n'est de vous accuser, de préparer d'ores et déjà une union avec Sarah Knafo au second tour. Quelle est votre position, madame la sénatrice, sur cette question précise ?

14:51
Intervenant

On ne prépare rien du tout, Rachida l'a dit. Nous, on travaille. On a une candidate qui est une combattante, une guerrière. On a un projet qu'on a travaillé pendant six ans. On est les seuls, puisqu'on a eu ces six années d'opposition pour faire un projet. On ne l'a pas sorti il y a quinze jours en racontant que tout le monde allait être heureux dans un monde de bisounours. On a un projet qui répond aux attentes des Parisiens. Donc, à partir du moment où on a dit ça, on n'a pas à se réoccuper de ce que font les autres. Après, ce sont aussi les électeurs qui choisiront. Les électeurs auront deux sujets. C'est on continue ou on arrête ? C'est stop ou encore ?

On veut encore de l'équipe sortante ou pas ? Nous, on propose autre chose et on a la forte impression sur le terrain que les gens veulent vraiment que ça s'arrête. Et ça, tout parti confondu. Et on espère qu'ils feront confiance à Rachida Dati qui, encore une fois, est tout à fait prête pour mener ce combat et prête pour diriger Paris.

15:46
Présentateur

Mais la question des réserves de voix du second tour, elle va forcément se poser à vous. Est-ce que vous excluez toute alliance, tout ralliement, en tout cas, de Thierry Mariani pour l'ARN ou de Sarah Knafou pour Reconquête ?

15:58
Intervenant

Mais on n'exclut rien. Toutes les voix seront les bienvenues, y compris celles de Thierry Bournazel, qui aussi...

16:04
Présentateur

Y compris celles de Sarah Knafou ou de Thierry Mariani ?

16:06
Intervenant

Mais après, encore une fois, l'idée, c'est ne pas de faire des arrangements. L'idée, c'est de voir après comment se profile le second tour et après de récupérer toutes les voix possibles, tous ceux qui se reconnaîtront dans ce que propose Rachida Dati et tous ceux, surtout, qui ne veulent pas que l'équipe en place, parce que M. Grégoire est complètement comptable de ce qui s'est passé, tous ceux qui ne veulent pas que l'équipe en place actuellement puissent continuer. – Et c'est le cas de Pierre-Yves Bournazel, selon vous ? – Écoutez, je pense que les électeurs de Pierre-Yves Bournazel, pour la plupart d'entre eux, ne veulent pas que l'équipe sortante continue.

– Est-ce que vous les regrettez, ces divisions du socle commun ? – Bien sûr, je préférais que tout soit meilleur et qu'il n'y ait que deux candidats, que les choses soient très faciles, etc.

16:53
Présentateur

– Mais est-ce que vous parlez à la personnalité de Rachida Dati ?

16:55
Intervenant

Est-ce que si vous aviez choisi un autre candidat, vous auriez pu partir unis ? – Bon, d'abord, je vais vous dire, on n'a pas d'autres candidats, Rachida Dati était la seule qui pouvait le faire, c'est pour ça qu'on est tous à 100% unis derrière elle, c'est la seule qui peut remporter cette élection, donc on ne regrette rien du tout, au contraire, on est content et on pense qu'elle va le faire.

17:15
Présentateur

– Rachida Dati, qui a des affaires judiciaires, il y aura un procès à la rentrée de septembre, est-ce que ça, on vous en parle sur le terrain ? – Et est-ce que c'est compliqué d'avoir une candidate

17:27
Intervenant

qui est sous des menaces judiciaires ? – Non, écoutez, sur le terrain, on nous parle des envies des Parisiens, on nous dit que Paris est sale, par exemple, et ça on nous le dit beaucoup, beaucoup. – Mais on ne vous dit pas qu'il y a un risque d'élire une mère qui ne sera peut-être plus mère dans mon moment ? – Non, les gens ne parlent pas de ça, les gens nous parlent de leur vie quotidienne et comment on peut faire pour l'améliorer, comment faire pour avoir une ville plus apaisée, comment faire pour avoir une ville plus propre, comment faire pour avoir une ville plus sécure, on nous en parle, donc on a des projets avec la police municipale, etc., etc., c'est ça dont on nous parle.

Après, on verra bien ce qui se passe.

18:05
Présentateur

– Mais vous ne parlez pas de la personnalité de Rachida Dati et de ses affaires judiciaires ?

18:08
Intervenant

– Rachida Dati a une personnalité très forte, c'est quelque part, voilà, avec donc beaucoup de qualité, après, elle ne plaît pas à tout le monde, peut-être, mais en tout cas, elle a cette force, et elle est la seule à avoir cette force qu'elle propulse, et elle entraîne, et je veux dire, c'est ça qui compte, in fine, pour le résultat. – Jacques, vous avez une question sur le programme de Rachida Dati ?

18:32
Rachida Dati

– Oui, absolument. Madame la sénatrice, vous évoquiez le terrain, et l'autre jour, à la mutualité, Rachida Dati a exprimé sa volonté de remettre les agents davantage sur le terrain, notamment les agents de la propreté, et puis elle a évoqué le temps de travail à Paris, qui est en dessous des 35 heures, je crois. Comment vous faites concrètement pour atteindre cet objectif ? J'imagine que ça ne se décrète pas, que ce n'est pas forcément facile, ni pour les remettre sur le terrain, ni pour augmenter le temps de travail. Comment vous feriez ?

19:01
Intervenant

– Alors, elle a raison, un des grands sujets dont on parle moins, mais qui est un des grands sujets pour la future équipe, notamment si c'est nous, c'est de faire en sorte de gérer 55 000 fonctionnaires, alors là, je parle de l'ensemble des fonctionnaires de la ville de Paris, qui n'ont pas du tout été gérés pendant les six dernières années, et je dirais même que ça remonte à beaucoup plus longtemps.

Quand je n'y ai pas été géré, c'est-à-dire que oui, ça n'a pas été personne, pas de politique pour donner un cap, donc ce sont des gens qui ont essayé de faire leur travail le mieux possible, moi j'en connais beaucoup dans différents services, mais sans cap, donc c'est un vaisseau qui avance tout seul, et qui fait ce qu'il peut, avec des gens quand même pour beaucoup très démotivés, c'est normal, puisque personne ne s'occupe d'eux, donc il faut redonner une impulsion, il faut redonner un cap, il faut réorganiser, etc.

C'est ce que Rachida Dati a voulu dire, et après il faudra rediscuter des conditions de travail, mais je pense qu'il faut juste leur redonner une envie, travailler pour quelque chose, pour faire quoi ? Et c'est ça qui manque.

20:08
Présentateur

Merci beaucoup, merci Jacques Paquier, merci d'avoir été avec nous, la Une Journal du Grand Paris, disons après sa naissance, une métropole a parachevé, on parle évidemment de la métropole du Grand Paris, merci beaucoup Jacques d'avoir été avec nous. On va passer à l'actualité internationale, Catherine Dumas, et ces derniers jours, Donald Trump qui a donc lancé un bras de fer avec l'Union Européenne, et particulièrement avec Emmanuel Macron, est-ce que vous trouvez qu'il a bien réagi, le président, face à Donald Trump ?

20:32
Intervenant

Pas si mal finalement, d'abord la situation internationale est très compliquée, chaque jour Donald Trump a une nouvelle conquête en vue, chaque jour il y a un nouveau tweet qui complique, on voit bien qu'aujourd'hui on est dans une autre période, des relations internationales, avec je dirais les trois grands, États-Unis, Russie, Chine, qui sortent des rapports internationaux normaux, qui sont maintenant dans des relations de force, donc il faut bien réagir, et quelque part l'Europe est presque le dernier territoire à respecter le droit international, je rappelle l'Europe quand même 450 millions de personnes, ce qui est quand même pas rien, donc il faut réagir, c'est pas simple, le président Macron a eu l'occasion de le faire, les Européens ont aussi eu l'occasion de le faire, et je pense que c'est la seule chose que comprend Donald Trump.

Mais ils ne se sont pas montrés trop divisés, pour vous ils ont affiché suffisamment d'unité de fermeté ? Écoutez, en tout cas il y a un début d'union, après c'est vrai qu'on n'y arrivera que si on est unis, et qu'il ne faut pas que chacun des pays européens voit ça en fonction de ses petits, enfin de ses petits ou grands d'ailleurs, de ses intérêts nationaux, il faut arriver à un moment surpassé, il faut qu'on ait en effet une politique européenne qui soit unie, une politique, oui, au niveau militaire, mais pas que, au niveau industriel, au niveau d'un certain nombre de projets d'amir, etc.

Donc il faut être unis, il faut de la fermeté, et cette fermeté, elle se fait beaucoup au niveau de l'Europe, mais on voit quand même que ça peut fonctionner, ce qui s'est passé à Davos est très fort, quand les Européens ont quitté ce fameux dîner, ce qui ne se fait pas du tout à Davos, où tout est très polissé, je dirais, eh bien ils ont bien fait, ils ont montré qu'on ne pouvait pas tout entendre, et qu'on ne peut pas tout laisser dire, donc je pense qu'il y a un début de réponse.

22:31
Présentateur

– Et justement, ces divisions des Européens, on va en parler Alexandre, parce que Vladimir Zelensky les a critiquées, ces divisions des Européens, face à Donald Trump.

22:38
Intervenant

– Oui justement, la semaine dernière à Davos, alors que les Européens étaient pris dans la tempête diplomatique du Groenland, convoité par Donald Trump, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a eu des mots très durs sur ce que représente la puissance européenne. – Au lieu de devenir

22:56
Présentateur

une vraie puissance mondiale, l'Europe reste un kaléidoscope beau, mais fragmenté de petites et moyennes puissances. – Au lieu de prendre la tête de la défense de la liberté dans le monde, en particulier lorsque l'attention des États-Unis se porte ailleurs, – L'Europe a l'air perdue quand elle essaye de convaincre le président américain de changer, mais il ne changera pas.

23:22
Intervenant

– Catherine Dumas, il a raison Volodymyr Zelensky, l'Europe n'est pas encore une puissance mondiale, c'est juste un ensemble de petits pays. – Alors j'ai essayé de le dire, l'Europe c'est quand même 450 millions d'habitants qui essayent de se structurer. Après, le président Zelensky dit Donald Trump ne changera pas, il a raison, donc il faut qu'on fasse avec et il faut qu'on s'organise.

Donc c'est ce que l'Europe est en train d'essayer de faire, après je comprends ses propos, c'est comme une conversation un peu ouverte qu'il a eue, c'est un message qu'il nous adresse, remuez-vous, allez-y, il a raison, je comprends la frustration, je comprends aussi la difficulté pour ce pays, qu'on essaye d'aider quand même au maximum, mais qui traverse une période très très difficile. Donc oui, il faut relever le défi, on le fait, mais ça ne se fait pas facilement, c'est évident, c'est une nouvelle façon d'aborder l'Europe, je l'ai dit, au niveau militaire, au niveau industriel. Ça ne vous a pas étonné ce ton employé par Volodymyr Zelensky ?

On peut, je dirais, le comprendre, c'est très difficile ce que vit l'Ukraine et encore une fois, l'Europe fait quand même le job, la France fait le job, mais certainement pas, c'est... Volodymyr Zelensky qui assure qu'un accord a été trouvé avec les Etats-Unis sur les garanties

24:35
Présentateur

de sécurité de l'Ukraine en cas d'accord de paix.

24:37
Intervenant

Oui, ce week-end, à Abu Dhabi, aux Émirats Arabes Unis, étaient organisées les premières négociations directes entre Ukrainiens et Russes sur le plan de paix de Donald Trump en présence des Américains et selon Volodymyr Zelensky, ces discussions ont été constructives. Il a assuré qu'hier soir, un accord avait même été trouvé sur les garanties de sécurité de son pays en cas de cesser le feu pour éviter une nouvelle agression russe à l'avenir. Je le cite, pour nous, les garanties de sécurité sont avant tout des garanties de la part des Etats-Unis. Le document est prêt à 100%. Nous attendons que nos partenaires confirment leur disponibilité, la date et le lieu où nous le signerons.

Notons que, pendant ces discussions de paix, la Russie continue de bombarder les Ukrainiens. Selon Kiev, les Russes ont lancé plus de 1 700 drones d'attaque la semaine dernière et Volodymyr Zelensky demande plus d'armes anti-aériennes à ses alliés occidentaux. Catherine Dumas, est-ce qu'il faut faire confiance aux Américains et à Donald Trump dans ce contexte actuel pour garantir la sécurité à l'avenir de l'Ukraine ? Je pense qu'il est en train de se passer quelque chose. Le sommet tripartite à Abu Dhabi montre que cela évolue. J'ai eu l'occasion d'en parler avec des autorités ukrainiennes. Il y a quelque chose qui est en train de se passer. Après, ce n'est pas fait.

Je note quand même que dans ce tripartite à Abu Dhabi, il n'y a pas l'Europe. Il faut voir comment l'Europe re-rendre dans ce processus. Il faudra bien évidemment que cela arrive. Après, confiance. Il faut qu'on avance. À un moment, il faut faire confiance tout en ayant une confiance éclairée, une confiance attentive pour faire en sorte que l'Europe soit bien présente dans ce processus et qu'elle en tire des bénéfices. L'Ukraine, évidemment, étant inclue dans l'Europe. Vous avez une autre question, Alex ? Oui, une autre question car il y a dans ces garanties de sécurité la possibilité d'envoyer à des milliers de soldats français en Ukraine pour surveiller les choses, garantir la paix.

Vous êtes favorable à cet envoi de soldats français en Ukraine ? On ne connaît encore pas très bien les conditions dans lesquelles ça se ferait. Cela a été dit d'ailleurs par le président de la République. Il faut voir comment ça pourra se faire. Si c'est une force pour après vraiment garantir la paix et y participer, pourquoi pas ? Mais il faut en connaître exactement dans quelles conditions ça pourra se faire.

26:58
Présentateur

Et la semaine dernière, Volodymyr Zelensky a mis la pression sur les Européens pour sanctionner davantage la Russie et notamment son pétrole.

27:05
Intervenant

Oui, il demande à l'Union européenne de frapper plus durement le pétrole russe qui contourne les sanctions internationales en naviguant dans des bateaux fantômes sans pavillon. Le commerce du pétrole finance 40% de l'effort de guerre russe. Écoutons Volodymyr Zelensky.

27:18
Locuteur 3

Pourquoi le président Trump

27:23
Présentateur

peut-il empêcher les pétroliers de la flotte fantôme russe de passer et saisir leur pétrole mais pas l'Europe ? Le pétrole russe est transporté le long des côtes européennes. Ce pétrole finance la guerre contre l'Ukraine, contribue à déstabiliser l'Europe. Il faut confisquer le pétrole russe et le vendre au profit de l'Europe.

27:46
Intervenant

Donc ça, c'était jeudi dernier à Davos et quelques minutes plus tard, le président ukrainien remerciait la France d'avoir arraisonné un pétrolier fantôme russe, le Grinch, dans les eaux internationales entre l'Espagne et l'Afrique du Nord. Ce bateau a été escorté jusqu'en France ce week-end. Il mouille actuellement dans le port de Fos-sur-Mer et il fait l'objet d'une enquête judiciaire française du parquet de Marseille pour défaut de pavillon. Catherine Dumas, est-ce qu'il faut confisquer ce pétrole russe et puis le vendre pour soutenir l'Ukraine ? Alors, on va voir pour le sujet dont vous parlez, ce bateau, je pense que c'est très bien qu'il ait été arraisonné.

On voit bien que, de toute façon, il est là pour transporter du pétrole. C'est évident. Donc, on verra ce que donne cette affaire. C'est un premier pas. Après, on va voir comment la communauté internationale et comment l'Europe peut en effet se situer par rapport à cette affaire. Mais c'est un vrai sujet et on ne peut pas laisser les Russes exporter ce pétrole en effet. Ce n'est pas possible. Un dernier mot sur l'attitude de Donald Trump qui a un temps

28:49
Présentateur

menacé de taxes. Les pays qui refusaient de soutenir son action au Groenland. On voit qu'il rentre dans une véritable guerre commerciale. Vous, il y a un sujet que vous suivez plus particulièrement. C'est la question du secteur du luxe. Est-ce que ça a des impacts sur ce secteur, cette guerre commerciale de Donald Trump ?

29:09
Intervenant

Oui. Alors oui, ça a des impacts. Par exemple, il est en train de bouleverser l'ordre du monde, y compris l'ordre commercial. C'est évident. Par exemple, ça a des impacts dans le domaine des spiritueux. Énorme. Par rapport aux États-Unis, c'est un vrai sujet. Dans le domaine des vins, par rapport à la Chine aussi, ça bouleverse... Qui voulaient s'attaquer

29:32
Présentateur

au vin et au champagne français, notamment.

29:33
Intervenant

Oui. Et ça bouleverse l'ordre politique, mais l'ordre économique, bien entendu, et vis-à-vis d'un certain nombre de pays. Les relations avec les États-Unis, entre la France et les États-Unis, sur les spiritueux, le vin dont vous parlez, évidemment, sont changées. C'est un gros sujet. Vis-à-vis de la Chine aussi. Donc, c'est vrai que l'ordre économique est bouleversé. Après, à nous de résister. on voit bien quand même que quand on résiste, qu'on n'accepte pas tout, parce qu'il commence par imposer, après il discute et après, finalement, bon, il revient un peu en arrière. Donc, c'est ce travail incessant qu'il faut faire avec Donald Trump.

On n'y arrive, pas toujours, mais c'est vrai que ça bouleverse aussi le commerce mondial. Oui.

30:22
Présentateur

Merci, Catherine Dumas. Merci beaucoup d'avoir été notre invitée pendant cette première demi-heure. Alexandre, on se retrouve dans 20 minutes ?

30:27
Intervenant

Oui, on parlera de l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans qui est discutée aujourd'hui à l'Assemblée nationale et on verra qu'il y a des jeunes qui ont décidé d'eux-mêmes de quitter les réseaux sociaux.

30:35
Présentateur

Et c'est à suivre. D'abord, on a qu'à l'inviter de notre entretien. Sébastien Chenu, nous rejoins. Bonjour Sébastien Chenu. Bonjour. Merci beaucoup d'avoir accueillé notre invitation. Je vous en prie, installez-vous. Vous êtes député du Nord, vice-président du Rassemblement national et vice-président de l'Assemblée nationale. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Stéphane Vernet de Ouest France. Bonjour Stéphane. Bonjour Auriane. Sébastien Chenu, bonjour. Bonjour Monsieur. Sébastien Chenu, on va reparler du budget.

Après l'échec des motions de censure dont la vôtre vendredi, Sébastien Lecornu a donc de nouveau sorti le 49-3 pour la suite du texte. Est-ce qu'il y aura d'autres motions de censure du RN ? Mais nous, on ne s'empêche de rien. C'est-à-dire qu'à la différence des autres, nous considérons que nos idées, notre programme, priment sur nos choix. Lorsque nous sommes d'accord, nous votons. Lorsque nous sommes en désaccord et nous le sommes sur ce budget, nous opposons. C'est le principe d'une opposition. On a des idées, on a l'impression que les autres n'en ont plus.

Et en tous les cas, sur ce budget qui était un budget là aussi, de hausse de la dépense publique, 7 milliards de plus de dépenses, zéro économie, ce qui fait qu'on repartira exactement, non pas au même niveau, mais à un niveau encore pire l'année prochaine en ce qui concerne le budget de la France. On ne peut pas accepter ça. Mais il y aura des motions de censure ou pas ? Vous vous dites comme elles ont échoué vendredi, les autres sont peut-être voies à l'échec, ce n'est pas la peine. La motion de censure, elle a aussi une forte valeur symbolique, celle de s'y opposer et de montrer qu'on peut faire autrement.

Donc voilà, on n'exclut rien et a priori, il n'y a pas de raison qu'il n'y ait pas de motions de censure. On est plutôt dans un état d'esprit dans lequel on a envie évidemment de censurer le gouvernement. Mais au-delà de la symbolique, est-ce que le gouvernement peut encore tomber ? Sur quoi est-ce que vous pourriez appuyer pour renverser la table, renverser la vapeur au niveau de l'Assemblée ? D'abord, j'aimerais que les députés LR qui nous disent matin, midi et soir et les sénateurs LR disent la même chose dans cette maison, qu'ils sont contre la fiscalité, l'augmentation de la fiscalité, mettent en application leurs actes avec leurs idées.

Dans ce budget du gouvernement Lecornu, vous avez une hausse de la CSG importante qui va toucher évidemment, par exemple, les plans épargne retraite. Donc, si à un moment, les députés LR ont un peu de courage, un peu de dignité, un peu de respect de leurs électeurs, de ceux qui leur restent, vous me direz, il n'en reste pas beaucoup, mais on peut peut-être imaginer qu'ils puissent... Vous les entendez, les LR. Ils disent qu'on n'est pas d'accord avec ce budget, c'est un mauvais budget, mais il faut qu'il y ait un budget.

Non, non, ils disent qu'on n'est pas d'accord avec ce budget, c'est un mauvais budget, mais nos ministres ont envie de rester ministres parce qu'ils aiment bien les voitures, les chauffeurs et les titres et surtout, les LR ont tellement peur. C'est ça. Vous ne vous dites pas qu'il faut qu'il y ait un budget ? Non, mais la réalité, c'est qu'ils ont peur de retrouver devant les électeurs. Mais il faut qu'il y ait un budget, mais pas ce budget-là. Ce budget-là... Quelle est l'alternative aujourd'hui ? L'alternative, c'est une élection législative anticipée pour construire un autre budget, une autre politique. Et donc pas de budget avant avril ?

Non, mais madame, il y a une loi spéciale qui permet de continuer. Il faut arrêter de nous dire... On ne peut pas continuer indéfiniment. D'accord. Il faut arrêter de nous dire que le monde va continuer. Le budget qui est là, qui est en train d'être construit par Sébastien Lecornu, est un budget qui va ruiner la France. C'est un pas de plus vers la ruine. Ces gens-là sont en train de ruiner notre pays. Il est temps d'arrêter. On va dans le mur et on klaxonne. Donc nous, on dit stop. On préfère une dissolution. Il y a les municipales qui arrivent dans un mois et demi. On pourrait très bien dissoudre. Le président de la République pourrait très bien dissoudre.

On vote dans un mois et demi pour les deux et on repart avec une majorité pour que les 15 mois qui viennent soient utiles à la France. Est-ce que vous pensez que le Sénat devrait s'emparer du texte à son tour ? Là, il est question d'une question préalable qui paraît de renvoyer l'ensemble à l'Assemblée très vite, sans examen. Est-ce que ça servirait à quelque chose que le Sénat reprenne ce texte et le retravaille à nouveau ? En fait, voilà. À quoi cela servirait-il ? La réponse, elle est dans la question. Si c'est pour qu'effectivement on puisse revisiter totalement ce budget, qu'on fasse baisser la fiscalité, etc. Oui, mais ça peut être intéressant.

Mais je ne vois pas de courage politique chez les LR, les macronistes, les socialistes, y compris au Sénat. Tout ça est tellement hypocrite. Mais qu'est-ce qui vous garantit qu'en cas de dissolution, on ne se trouvera pas avec une Assemblée qui est peu ou prou dans la même configuration ? Mais rien ne le garantit, mais rien ne garantit l'inverse non plus. Et je pense que ceux qui tiennent ce discours en disant « Ah mais oui, mais ce sera pareil », ce sont ceux qui ont peur de la voix des Français. Dans une démocratie, on se tourne vers les Français lorsque la situation est bloquée. On perd du temps. Écoutez, depuis la dissolution de 2024, le pays est à l'arrêt.

C'est du bricolage et de la ruine. La France croule sous la dette et sous l'immigration. Qu'est-ce qui est fait face à ça ? Rien. Le macronisme allié au LR et aux socialistes entraîne la ruine du pays. Bon là, il n'est plus tellement question de dissolution, c'est plutôt d'un remaniement gouvernemental dont il est question, puisque Rachida Dati a annoncé qu'elle quitterait le gouvernement pour faire campagne au municipal à Paris. Sébastien Lecornu va réajuster son dispositif, ça veut dire qu'il va rester jusqu'à la présidentielle. Qu'est-ce que ça change pour le Rassemblement national ? Non mais ce bricolage n'intéresse pas les Français.

Enfin, et heureusement d'ailleurs, moi je n'ai pas un Français qui me dit « Mais qui sera ministre de la Culture après Rachida Dati ? » mais les gens s'en contrefichent et ils ont raison. Les priorités des Français, ce n'est pas les jeux de chaises musicales, ce n'est pas les macronistes qui se partagent la fin du pouvoir avec les LR et les socialistes, ce n'est pas leur bricolage, c'est indécent, je vais vous dire tout ça. C'est indécent. On a un pays qui est en train de reculer, qui perd des places au niveau international jour après jour, dans lequel il y a eu 68 000 défaillances d'entreprises en 2025. La situation économique est catastrophique.

La situation sécuritaire et migratoire elle est tout autant, je note que Gérald Darmanin d'ailleurs, nous dit « Ah ben on va, je propose d'arrêter l'immigration pendant trois ans. » Mais enfin, ça fait des années qu'on leur dit ça. Est-ce qu'ils sont en train de réaliser que ceux qui disent qu'ils font les bons conseils apportent les bonnes solutions, c'est le Rassemblement national ? Oui, probablement. Il suffit de regarder d'ailleurs les législatives partielles de dimanche dernier où nos candidats RN et UDR ont été, en ce qui concerne notre Savoie, très largement en tête avec Antoine Valentin et très haut au second tour dans une circonscription très difficile avec Tiffany Rabot.

Oui, les Français veulent le changement. Qui a été battu. C'est une réponse d'ailleurs, c'est une très mauvaise circonscription à Orléans pour nous, traditionnellement. On n'a jamais été aussi haut que là. C'est une réponse d'ailleurs partielle à votre réponse. Est-ce qu'il pourrait y avoir une autre majorité ? Oui. Un mot sur un point de subjet qui concerne les collectivités. Le Rassemblement national a fait voter une baisse de près de 5 milliards de la DGF. C'est la dotation globale de fonctionnement, la principale dotation aux collectivités. C'est facile à assumer pour vos candidats aux municipales ?

Non, nous on assume une politique mais on n'a pas voté une baisse de la fiscalité pour les mairies. On a fait voter d'ailleurs, aujourd'hui j'ai regardé, on a fait voter une hausse de crédit d'ailleurs pour les collectivités locales de mémoire d'un milliard et demi. Donc ça, sur les collectivités en ce qui concerne les mairies, on a souhaité qu'elles soient aidées. Mais c'est la DGF et vous pensez que ça impactera pas les communes ? C'est la DGF, vous savez bien que c'est pas la DGF qui est touchée parce que le mécanisme de financement des collectivités n'est pas celui-ci. Nous, on a une vision qui est celle de la commune, le département, l'État.

Et on s'oppose à ceux qui ont la vision des communautés de communes, de la région et de l'Union européenne. Donc par conséquent, comme on est favorable à communes, départements, État, on va soutenir ce mécano-là, si j'ose dire. Et tout ce qu'il y a, entre autres, comme collectivités, qui sont des collectivités qui coûtent très cher, qui sont souvent très inutiles, qui superposent les responsabilités, les communautés d'agglos, la région, évidemment l'Union européenne, nous allons chercher à amoindrir ce qu'elles absorbent en matière de finance publique. Donc votre but, c'est de les assécher financièrement ? On veut donner moins à l'Union européenne.

Le budget de l'Union européenne augmente encore de 5 milliards d'euros dans le budget, le corps nu. On veut donner moins aux EPCI et aux régions parce qu'on considère que c'est une strate administrative qui n'a pas d'utilité ou en tous les cas qui ne la démontre pas. Ce sont des organismes de fléchage qui complexifient la décision des maires et on veut donner plus aux maires, plus aux conseillers départementaux, plus à l'État parce qu'on pense que ce sont eux qui décident et qui doivent décider des politiques. Ce n'est pas du tout comme ça que ça avait été présenté par Sébastien Lecornu.

Le jour où il avait fait son allocution sur le perron du Matignon, en fait, il vous reprochait nommément ou quasi nommément si je me souviens bien de baisser de 5 milliards la dotation globale de fonctionnement pour les communes. Il parlait des communes et des intercommunalités en disant que c'était des services qui n'auraient pas aux Français. Monsieur Lecornu dit n'importe quoi. Ça fait longtemps qu'il dit n'importe quoi pour se maintenir au pouvoir. Il n'y a pas de DGF. Avant, il y avait une DGF. Maintenant, il y a une fraction de TVA. Enfin, on peut rentrer dans... Pour les régions. Pour les régions. On peut rentrer dans la...

Et l'amendement que vous aviez proposé ne concernait que cette fraction de TVA et que les régions. Je vous le redis. Sauf que ce n'était pas précis. Et nous avons voté un amendement qui était une hausse budgétaire d'un milliard et demi pour les collectivités, pour les mairies. Donc, nous, on ne veut pas assécher les mairies. On veut empêcher les communautés de communes et les régions de décider à la place des élus locaux et surtout d'absorber les finances publiques qui sont destinées aux mairies et aux départements. On va parler des municipales, Stéphane. Oui, un point ou un mot sur la charte que vous aviez proposée pour les municipales. Combien de maires l'ont signé aujourd'hui ?

Alors, je n'ai pas du tout fait le point sur cette charte. Peut-être un ordre de grandeur ? Vous voulez dire combien de candidats, finalement ? La charte, ce n'était pas tout à fait ça. Vous avez vos candidats et puis vous proposiez à les maires de signer une charte. Je n'ai pas du tout en tête. Je peux vous dire, par exemple, hier, je faisais le point dans le Nord où on aura 50 listes dans le département du Nord là où on en avait 40. des listes RN, des listes UDR et des listes de gens indépendants qui ont signé effectivement cette charte. Je n'ai pas le chiffrage au niveau national. Mais la démarche fonctionne de votre point de vue ou pas ?

Oui, ça fonctionne puisqu'en fait, on en avait 40 dans le Nord la dernière fois, on en a 50. On est souvent dans des grandes villes, dans les petites communes. Souvent, il n'y a pas d'étiquetage politique. Les maires sont des maires d'intérêts locaux. Mais oui, j'ai l'impression qu'il y a un certain nombre de candidats qui ne sont pas RN mais qui veulent travailler avec le RN et qui ont signé cette charte pour bénéficier notre soutien. Sur les grandes villes, aujourd'hui, vous pensez que quelles sont les grandes villes à porter du RN dans ce scrutin ? Je ne parle pas des villes que vous avez déjà mais des villes que vous pourriez conquérir. Oui, bien sûr. Elles sont, je crois, nombreuses.

Si on prend... Alors, je vais commencer si vous n'y voyez pas d'inconvénients par le Nord qui est mon département. On identifie des villes importantes comme Cambrai, comme avec Stéphane Maurice, comme Douai, avec le député Thierry Tesson. Plus petites peut-être comme Douchy-Lemine avec Brian Ménager, Denain, évidemment, avec Joshua Auchard ou côté Pas-de-Calais, Lens avec Bruno Clavet. Et puis, dans le Sud, évidemment, moi, je pense que Marseille, aujourd'hui, est à notre portée. Est à portée ? Avec Franck Alizio, absolument. Toulon, vous l'avez cité. On peut parler de Menton, Cagne, Alexandre Amansson, Carcassonne, Christophe Barthès, Cagne, Brian Masson.

Oui, je crois que dans le Sud et dans le Nord, en tout cas... C'est l'année où vous pensez que votre parti va faire la bascule, en fait, s'implanter au-delà des petites villes. Je pense qu'on est en train de relever le défi de l'implantation locale, oui. À Marseille, juste un mot de Marseille, est-ce que vous allez appeler dans l'entre-deux-tours à une alliance avec Martine Vassal ? C'est plutôt à elle qu'il faudra se poser la question. Dans tous les sondages, Martine Vassal, la troisième, est en chute libre. Qui est la candidate de la droite. dire ce qu'elle souhaite faire.

Vous savez, nous, ce qu'on veut, c'est que la gauche ne gère plus Marseille parce que la gauche, c'est la ruine et l'insécurité. Et Marseille, on est le symbole. C'est une élection très politique que l'élection municipale. Mais ça veut dire que vous êtes prêts à une alliance avec elle ? Alors que vous critiquez les Macron-DCLR ? On n'est pas forcément... On ouvre les bras à tous ceux qui voudront chasser la gauche hors de Marseille. On verra ce que Franck-Madame Vassal, c'est elle qui l'avait évoquée. Pour être très honnête, c'est elle qui avait évoqué la possibilité de rejoindre Franck-Alizio. Franck-Alizio verra ça au second tour. Pour ça, il faut qu'on soit très haut.

Et nous, on dit aux électeurs, si vous êtes contre les politiques qui sont menées actuellement, si vous voulez faire payer la facture de ce gouvernement, eh bien mettez, glissez la facture dans l'urne. La facture de ce budget, la facture de la Macronie, la facture des complicités LR et socialistes, glissez-la dans l'urne à travers le bulletin du Rassemblement national. Votez politique au municipal. Il y a une ville, en revanche, vous êtes très bas, c'est Paris. Votre candidat Thierry Mariani fait 5% dans le dernier sondage. Est-ce qu'il va se retirer ? Non, il ne va pas se retirer. On est historiquement bas à Paris. C'est la ville la plus difficile pour nous.

Donc aujourd'hui, Thierry Mariani entame sa campagne. Vous avez noté d'ailleurs que la campagne municipale au niveau national, elle commence beaucoup plus tard que les autres années. Moi, je note ça. Il y a des années, il y avait des campagnes qui faisaient six mois. Aujourd'hui, et je regarde tous les candidats à Paris ou d'ailleurs dans les départements, les candidats se mettent les réseaux sociaux ont probablement aussi un peu remplacé les campagnes de terrain pendant longtemps. Thierry Mariani se met en route. Donc il ne se retirera pas ? Non, puisque nous avons des électeurs qui veulent être représentés. Mais est-ce qu'ils ne vont pas vers Saracnafo et Reconquête, ces électeurs ?

Est-ce que ce n'est pas aussi le problème du RN à Paris ? Je pense que Reconquête, qui fait ses voies historiquement à Paris dans les Beaucartiers, est une candidature, j'allais dire, de Beaucartiers, le 16e arrondissement, le 7e, c'est là où Éric Zemmour faisait ses scores les plus hauts. Elle a plus de difficultés à toucher l'électorat populaire auquel Thierry Mariani peut parler. Donc on a des électeurs à Paris, ils auront un candidat pour porter leur... Et vous excluez toute alliance avec Saracnafo ? Oui, je pense qu'on ne défend pas la même chose. Nous, on défend un programme municipal.

Quand Saracnafo a des idées, baisse de la fiscalité, lutte contre l'insécurité, Saracnafo a un agenda personnel. On voit bien qu'elle utilise l'élection municipale de Paris pour essayer de construire son propre personnage. Thierry Mariani n'a pas besoin de ça. Mais vous ne dites pas que vous êtes trompé de candidat à Paris ? Mais pourquoi ? Parce que, est-ce que c'était le bon candidat, Thierry Mariani, qui était un temps candidat dans le Sud ? Il vit à Paris depuis très longtemps. Il est député européen. Est-ce qu'il fait le poids face aux personnalités telles que Saracnafo, Rachida Dati ? Oui, je pense que dans un débat, oui, il fait largement le poids.

Thierry Mariani, c'est un homme d'expérience. Il n'y va pas pour lui. Il sait très bien que pour nous, gagner Paris est quand même quelque chose de compliqué. Donc il y va pour porter les voix et faire entrer des élus RN dans les conseils d'arrondissement et au conseil de Paris. Et avec Rachida Dati, est-ce que vous pourriez faire alliance dans l'entre-deux-tours ? Vous pourriez ? Non, c'est assez LR de savoir ce qu'ils veulent réellement. Est-ce que Rachida Dati serait capable de tendre la main pour battre la gauche à Thierry Mariani au Rassemblement National ? Vous voulez que vous tendre la main ?

Écoutez, nous, on veut sortir la gauche partout parce que, je vous le redis, la gauche est l'insécurité et la ruine. Et à Paris, si on parle de ruines des comptes publics et d'insécurité, je pense que là, ils ont coché toutes les cases. Donc, on verra. Ne faisons pas la campagne de second tour avant celle du premier tour. Nous, on se bat à Paris comme partout pour que nos idées soient le plus haut possible et pour sortir la gauche partout. Il y a une ville que vous avez, c'est Perpignan, avec Louis Alliot qui est actuellement jugé en appel dans le procès des assistants présumés fictifs au Parlement européen. Est-ce que ça compromet vos chances de garder Perpignan ?

Je crois que Louis Alliot sera très, très bien réélu. J'ai eu la chance d'aller à Perpignan il y a quelques jours, quelques semaines pour les voeux de ma collègue députée Sandrine de Gorsuche. J'ai pu mesurer dans Perpignan en m'y baladant combien Louis Alliot était populaire et combien la politique qu'il a menée à Perpignan de redressement de cette ville en matière de sécurité, en matière de fiscalité, le rend populaire. Je crois qu'il sera très, très bien réélu et je lui souhaite de tout mon cœur car ça fait longtemps qu'à Perpignan ils n'ont pas eu un maire aussi dynamique et aussi épris de sa ville. Stéphane.

Est-ce que vous pensez que Marine Le Pen peut obtenir un allègement de sa peine dans le cadre de l'appel de son procès en cours ? Je l'ignore. J'ignore, je ne sais pas et personne ne sait la façon dont ce procès en appel se conclura. Ce que je sais, ce que je vois, c'est que Marine Le Pen fait la démonstration de sa non-intentionnalité de commettre un délit. Elle explique qu'il n'y a pas de volonté délibérée de commettre un délit. Elle entend ce qui a été dit, ne pas l'entendre. Elle a un peu changé de stratégie quand même. Elle a entendu ce qui a été dit. Là, on est dans la non-intentionnalité maintenant. On est en appel. Il y a eu un procès.

Elle a entendu et pris acte des reproches qui lui ont été faits. Et je pense que faire autrement... Visiblement, elle a aussi pris acte des faits. Elle a pris acte de ce qui lui a été reproché. Elle conteste ces faits. Elle explique qu'elle n'a jamais voulu commettre un délit. Elle explique d'ailleurs très bien et il ne lui est pas reproché d'avoir utilisé des emplois fictifs. Il n'y a pas d'emplois fictifs là-dedans. Il n'y a pas de détournement d'argent pour des raisons personnelles. Marine Le Pen n'a pas mis un euro dans sa poche. Donc, elle explique qu'il y a une différence fondamentale d'appréciation sur le rôle et le boulot des collaborateurs parlementaires avec le Parlement européen.

On n'est pas d'accord avec eux. Ils ne sont pas d'accord avec nous. La justice dit en première instance que ça crée un délit. Marine Le Pen dit j'entends. J'entends que vous me reprochez ce délit. Moi, je vous démontre que je n'ai jamais voulu commettre ce délit. On en est là et la sanction qui a été prononcée en première instance était, il faut bien le dire, extraordinaire de sévérité dans le fait de priver Marine Le Pen de l'élection présidentielle. Si elle était empêchée de se présenter en 2027, la peine en appel confirmait cet empêchement, est-ce que Jordan Bardella sera automatiquement candidat du Rassemblement national ou ça fera l'objet de discussions au sein du parti ?

Non, je pense que le président de notre parti politique aura vocation à immédiatement prendre la relève. C'est déjà acté ? Il n'y a pas de souci. Acté, ça s'acte. par un congrès. Mais il n'y a pas de difficulté chez nous. Marine Le Pen l'a toujours dit. Notre mouvement s'est organisé de façon à ce que nos idées puissent être portées au plus haut par Jordan Bardella et qui, à mon avis, défendra non seulement les mêmes idées mais aura les mêmes chances de victoire que Marine Le Pen. Elle l'a dit elle-même. Mais aujourd'hui, notre candidate, c'est Marine Le Pen. Tant que ce procès n'est pas purgé, elle fait la démonstration.

Elle est en train de faire, nous nous parlons encore cette semaine, la démonstration de son innocence. Et moi, je crois qu'à un moment, les faits deviennent… Enfin, le masque des faits reprochés va tomber. La réalité s'impose. Marine Le Pen est une femme honnête et combative. Elle fait la démonstration de cette honnêteté en ce moment. – Un dernier mot politique avant de passer à l'international. Est-ce que votre ambition après ces municipales, c'est d'avoir un groupe au Sénat ici en septembre ? – Bien sûr, et c'est nécessaire. – Et c'est possible ? – Et c'est possible.

Nous, nous pensons que le renouvellement sénatorial qui va avoir lieu devrait nous amener de bonnes surprises, que ce soit les Bouches-du-Rhône, le Var, le Vaucluse, mais pourquoi pas l'Aisne, pourquoi pas d'autres départements, le Gard, l'Hérault. Nous avons la capacité de faire entrer des sénateurs en nombre et créer un groupe ici. Je crois que… Oui, c'est à d'autres portées. – À combien ? Vous les cimez à combien ? – Ça va dépendre des municipales. Très difficile, mais il faut 10 sénateurs. – Vous ne citez pas les Alpes-Maritimes, vous n'avez pas très optimiste sur les champs d'Éric Ciotti ?

– Alors, je peux citer les Alpes-Maritimes, je peux citer la Gironde, moi je crois que Ciotti va gagner Nice. Non, je peux tous les citer et regarder ça dans le détail avec vous si vous le souhaitez. Mais non, je pense qu'on peut gagner et que nos trois sénateurs du Roch, Zurek et Auchar seront rejoints par effectivement… – Il y aura des députés candidats au sénatorial ? – Ce n'est pas impossible, oui, ce n'est pas impossible. Vous savez, nous ce qu'on veut, c'est gagner pour que nos idées gagnent et on veut se donner les meilleures chances.

Donc si on doit avoir des députés qui mènent des listes au sénatorial parce qu'ils sont les plus implantés, parce qu'ils connaissent le mieux le territoire, parce qu'ils parlent le mieux aux grands électeurs, pas de problème. – On termine avec l'international, Stéphane. – Oui, depuis… il y a une levée de boucliers, on assiste à une levée de boucliers contre Donald Trump aujourd'hui vis-à-vis de son chantage notamment sur le Groenland. Il y a une unanimité du côté des Européens mais aussi de la classe politique française. Même le Rassemblement National critique les positions de Donald Trump.

Si vous étiez aux commandes demain, quelle stratégie est-ce que vous adopteriez vis-à-vis des États-Unis ? – C'est toujours la stratégie que nous, nous avons expliquée, c'est qu'on peut avoir des pays amis et alliés. Les États-Unis sont un pays ami de la France, alliés, on est dans l'OTAN ensemble, mais on peut tout de même être exigeants. Ils sont aussi des concurrents, ils sont aussi des alliés extrêmement agressifs en matière de politique commerciale et donc par conséquent, il faut leur tenir la dragée haute. Et d'ailleurs, je pense que Donald Trump ne respecte que ceux qui sont forts. – Est-ce qu'au Rassemblement National, Sébastien Chenu, vous regrettez votre trumpisme ?

– Ah non, et je vais vous dire, on n'a jamais été trumpiste puisqu'on nous a reproché au moment où Trump a envahi le Venezuela, enfin pas envahi le Venezuela, a capturé le président du Venezuela, pardon, on nous a dit mais vous êtes moins trumpiste qu'Emmanuel Macron, même Emmanuel Macron est davantage trumpiste que vous. – Oui, ça c'est maman, en 2016-2017, vous étiez quand même très trumpiste. – Je vous rappelle ce que nous avons toujours dit, un, et pour rebondir sur le Venezuela, la souveraineté des peuples doit être décidée par les peuples, pas par un président d'un pays voisin qui vient décider de votre avenir.

C'est la raison pour laquelle nous on est assez cohérents là-dessus et les autres sont mal à l'aise parce que ceux qui défendaient le fait que Trump capture Maduro, Maduro était un salaud, tout le monde était content de le voir sorti du jeu. – Qui défendait Donald Trump en 2016, si ce n'est Marine Le Pen par exemple ? – Mais nous ce qu'on… – Marine Le Pen, elle était devant la Trump Tower après l'élection de Donald Trump, elle a tweeté, l'élection de Donald Trump est une bonne nouvelle pour notre pays.

– Il s'est passé beaucoup de choses entre temps, vous parlez de fait qu'il y a 10 ans Trump a été battu puis il a été réélu, parce qu'on l'a vu au pouvoir, Trump a été battu puis il a été réélu. Nous ce qu'on a toujours dit, c'est que Trump, ce qu'il avait de séduisant, parce qu'il a des choses séduisantes, on a d'une personnalité c'est-à-dire qu'il a eu cette capacité à faire bouger les lignes qui effectivement peut plaire. Nous on a tellement un président qui ne défend pas les nôtres qu'effectivement on est ébahis de voir quelqu'un qui défend les siens, ce qu'il a d'épouvantable. – Bon mais est-ce que Marine Le Pen ne défend que les intérêts des Américains ?

– Aujourd'hui ce qu'elle a dit en 2016, l'élection de Donald Trump est une bonne nouvelle pour notre pays. Est-ce que vous regrettez aujourd'hui ces propos ? – Non mais pour notre pays, l'élection de Donald Trump, la réélection de Donald Trump n'est pas une bonne nouvelle, mais l'élection de la démocrate n'aurait pas été une bonne nouvelle. Les Américains défendent leurs intérêts, ils ont raison, le problème c'est que nous on ne défend pas les nôtres et Emmanuel Macron nous a laissé crouler sous la dette et l'immigration, ce qui nous rend faible, ce qui rend Donald Trump fort, ce sont nos faiblesses. – Merci Sébastien Chenu, merci beaucoup d'avoir été notre invité.

La une de Weston c'est le trophée Jules Verne, Stéphane, le tour du monde à la voile en 40 jours, 10 heures, 45 minutes, 50 secondes, c'est Thomas Cousville qui a gagné. Merci beaucoup Stéphane d'avoir été avec nous et on regarde tout de suite ce qu'elle a une de nos régions. Et à moins de 50 jours des municipales, on continue à vous emmener à la rencontre de nos élus, devenir maire pendant son mandat de maire. La question s'est posée pour Léonore Moncondu, élu à Poitiers en 2020, la maire a pris un congé maternité sans que cette possibilité ne soit inscrite dans la loi, elle a dû trouver des solutions avec ses adjoints. On regarde son portrait, signé Stéphane Dugueff.

53:14
Invité

– J'assume le fait de dire qu'on peut concilier une vie familiale, une vie parentale, y compris de jeunes parents, tout en étant maire.

53:21
Présentateur

– Je suis devant l'hôtel de ville de Poitiers, on va rencontrer la mère de cette ville de la Vienne, Léonore Moncondu. Elle est maire ici depuis 2020 et elle a eu un enfant pendant son mandat de maire.

53:30
Invité

– Quand j'ai été élue maire, j'avais 30 ans. Et donc forcément, dans ces tranches d'âge-là, c'est l'étrange où on a envie d'avoir des enfants. Je ne voulais vraiment pas que ça devienne un sujet. Je suis assez pudique sur ma vie personnelle et donc je ne dirais pas que j'ai tout fait pour le cacher parce qu'au bout d'un moment, ce n'est plus possible, mais disons que c'est plutôt une consigne qu'on s'était donnée de plutôt faire des photos qui ne font pas de la grossesse quelque chose de trop ostentatoire en tout cas. Là, par exemple, vous voyez, clairement, janvier 2024, je ne pouvais pas trop le cacher mais sur les photos, ça ne se voit pas beaucoup. Là, c'est pareil.

On met le panneau devant. – Pour moi, c'est très important de cloisonner le politique, on va dire, l'institutionnel et le personnel. Donc il y a assez peu de choses qui reflètent ma vie personnelle dans mon bureau. Mais lorsque mon fils est né, j'ai eu beaucoup de cadeaux, beaucoup d'attention très gentille de la part de plein d'acteurs du territoire, d'institutions. Et donc, par exemple, on peut voir sur mon étagère un nounours qui vient de l'Association des mères de France, donc un nounours bleu, blanc, rouge, bien sûr. Concrètement, le premier problème qui s'est posé, c'est celui du remplacement. Pour moi, la politique, c'est une fonction, ce n'est pas un virus.

Donc je n'ai pas de problème à m'en éloigner pendant deux mois. Le temps d'accueillir mon enfant, c'est clairement la priorité. Et donc, je garde la responsabilité de la ville de Poitiers même pendant ce temps-là. Mais clairement, la fonction a été occupée par mes deux adjoints et c'était parfait. Sur les journées de travail classiques, on va dire, il est chez une nounou. Par contre, sur tous les événements, il dépasse un peu le cadre des horaires de la nounou. Donc, en fin d'après-midi, soit le week-end, par exemple, les fêtes de quartier, certaines manifestations, ça m'arrive de l'emmener parce que sinon, je ne pourrais pas y aller et puis sinon aussi, je le verrais moins.

Les gens viennent avec leurs enfants, donc moi aussi, je viens avec mon enfant, ce qui ne serait pas le cas si je l'emmenais en conseil municipal, par exemple. Les gens ne viennent pas avec leurs enfants en conseil municipal. Comme tout le monde, en fait.

55:09
Présentateur

Et on va revenir sur les municipales. Toutes les dernières infos de la campagne, c'est à suivre dans quelques instants. Mais d'abord, on regarde ce qu'est la une de nos quotidiens régionaux. Alexandre, d'abord, l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, c'est la une de la Provence.

55:21
Intervenant

Oui, l'Assemblée nationale discute aujourd'hui d'une proposition de loi qui prévoit l'interdiction des réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans. D'ailleurs, un texte qui, s'il est voté, doit entrer en vigueur le 1er septembre prochain. Et dans ce contexte, le journal La Provence dresse le portrait de jeunes qui ont décidé d'eux-mêmes de quitter les réseaux sociaux comme Cléa, élève de seconde, qui a désinstallé l'appli TikTok sur laquelle elle pouvait passer 6 heures par jour. Je la cite, cela empiété sur ma vie sociale, mon sommeil et sur mes résultats scolaires.

55:48
Présentateur

Les soins palliatifs, c'est la une journal de Sommet-Loire.

55:51
Intervenant

Le Sénat examine cette semaine la proposition de loi qui vise à développer les soins palliatifs et le journal de Sommet-Loire propose un reportage au cœur du service de soins palliatifs de l'hôpital de Chani. Un petit service qui compte 3 lits dédiés à ces soins dans le but est d'améliorer le confort et de soulager la douleur des malades en fin de vie. On le rappelle, dans 20 départements français, il n'y a pas de service de soins palliatifs.

56:12
Présentateur

Des fromages menacés de disparition, c'est la une du Dauphiné.

56:15
Intervenant

Et oui, il s'agit du vacherin d'abondance, du persillé de tigne, de la rigote de Condrieux et même du reblochon. Ces fromages régionaux au lait cru font face à de nombreuses difficultés qui mettent en péril leur existence, c'est-à-dire dans le Dauphiné.

56:28
Présentateur

Et puis, on finit par un tour en verre.

56:30
Intervenant

Avec le trophée Jules Verne à la une du Télégramme, le record du Tour du Monde à la voile battu par Thomas Coville et son équipage Chaudébaud en 40 jours, 10 heures et 50 secondes. Les rois du globe sont bretons, Arianne.

56:42
Présentateur

Avec ça, on se retrouve dans quelques instants pour le journal des municipales. Mais d'abord, on va parler de l'objet le plus célèbre de ces derniers jours, les lunettes Top Gun d'Emmanuel Macron. Vous les avez forcément vues, des lunettes qui étaient fabriquées en France dans le Jura. Bonjour Jean-Yves Ravier, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes maire d'Hilard Gauche de Lons-le-Saunier dans le Jura. D'abord, est-ce que vous vous attendiez à une telle publicité ?

57:05
Locuteur 1

C'est une vraie surprise. Effectivement, je ne m'attendais pas à ce que la ville de Lons-le-Saunier fasse la une au niveau national et au niveau mondial. Merci à M. le Président d'avoir mis en avant la ville de Lons. Rappelez que l'entreprise Julien, c'est une entreprise qui était née il y a plus d'un siècle et qui a eu jusqu'à 180 salariés. Malheureusement, ça a beaucoup diminué ces dernières années. Il y avait un vrai savoir-faire qui tend à disparaître. J'espère que cette exposition médiatique sera l'occasion de relancer cette fabrication et de redonner du dynamisme à cette entreprise.

57:39
Présentateur

Parce qu'on va le rappeler, vous allez nous le raconter, M. le maire, l'avenir, il n'a pas été tout rose pour cette entreprise ces dernières années, cette entreprise Julien.

57:49
Locuteur 1

Non, elle a été rachetée deux fois, une fois en 2017, une fois en 2023 par le propriétaire actuel. C'est vrai qu'actuellement, il reste peu de salariés sur le site de la ville de Lons. Je rencontre vendredi matin le patron qui vient d'Italie sur le site. C'est l'occasion aussi de lui demander de redynamiser un peu ce site et de profiter un peu de cette occasion médiatique pour remettre en route une activité sur le site de Lons-le-Saunier.

58:17
Présentateur

Vous espérez que ça puisse relancer la production dans votre commune ?

58:23
Locuteur 1

On va au moins essayer. Je pense que c'est la moindre des choses. Je pense que c'est une entreprise qui est née à Lons avec un savoir-faire, avec des employés qui avaient un savoir-faire depuis pour certains qui ont travaillé pendant 30 ou 40 ans dans l'entreprise. Donc c'est vrai que c'est dommage de perdre au fil des années tout ce savoir-faire local. Et quand on parle de Made in France, c'est bien de racheter une marque mais c'est bien aussi que ce soit fabriqué en France parce que c'est ça qui est important.

58:49
Présentateur

Merci beaucoup. Merci Monsieur le Maire. Merci d'avoir été avec nous. Jean-Yves Ravier, maire d'Hiver-Gauche de Lons-le-Saunier dans le Jura. Merci à vous et c'est l'heure tout de suite d'ouvrir notre page spéciale consacrée aux municipales. Les municipales qui auront lieu, on le rappelle, les 15 et 22 mars prochains. C'est l'heure du journal de campagne. Alexandre, on commence avec Marine Le Pen qui lance la campagne des municipales à Hénin-Beaumont.

59:19
Intervenant

Oui, la députée du Pas-de-Calais a participé hier à la cérémonie de vœux du maire Rassemblement national d'Hénin-Beaumont, Steve Briouat, l'occasion de prendre un bain de foule pour Marine Le Pen mais aussi de croiser Marine Tondelier, secrétaire nationale des écologistes et également conseillère municipale d'opposition à Hénin-Beaumont. Marine Tondelier qui d'ailleurs était la veille à Tours pour soutenir Emmanuel Denis, le maire écologiste de la ville candidat à sa réélection. Plusieurs figures nationales de la gauche étaient présentes comme Olivier Faure, premier secrétaire du Parti Socialiste, François Refain, Clémentine Autain et également Lucie Castet.

59:52
Présentateur

On va dans le Nord, Fabien Roussel a lancé sa campagne à Saint-Amant-les-Eaux.

59:56
Intervenant

Oui, commune du Nord dont Fabien Roussel est le maire, le patron du Parti communiste français qui d'ailleurs avait perdu sa circonscription en tant que député et entend bien garder sa commune de Saint-Amant-les-Eaux.

1:00:10
Présentateur

On va parler de Gabriel Attal qui sera sur la liste du maire sortant à Venve dans les Hauts-de-Seine.

1:00:15
Intervenant

L'ancien Premier ministre et patron du Parti Renaissance figurera en bonne position sur la liste du maire centriste UDI de Venve Bernard Goduchot après avoir siégé 12 ans comme conseiller municipal d'opposition dans cette ville de 28 000 habitants.

1:00:28
Présentateur

Et puis la presse régionale qui évoque aussi la campagne des municipales ce matin, Alexandre, la une de Sud-Ouest est l'enjeu de la sécurité.

1:00:34
Intervenant

La sécurité dans le viseur titre le journal Sud-Ouest un thème qui va beaucoup occuper cette campagne municipale dans de nombreuses villes avec cette question quelles sont les marges de manœuvre des maires en termes de sécurité. Un dossier de Sud-Ouest avec cette interview intéressante d'une sociologue spécialiste des questions de sécurité locale qui explique qu'il y a actuellement un durcissement des polices municipales qui sont de plus en plus souvent armées et qu'on va vers un modèle répressif.

1:00:59
Présentateur

Autre dossier de campagne c'est Alain de la Marseillaise cette fois on parle de culture.

1:01:03
Intervenant

Avec un titre avec un risque extrême pour la culture titre le journal La Marseillaise alors que s'ouvre à Nîmes les états généraux de la culture organisés par le parti communiste français le secteur culturel fait face à une baisse historique de ses moyens financiers et pourrait être un des grands oubliés de cette campagne municipale.

1:01:20
Présentateur

Et puis la doyenne des maires de la Sarte laisse la main.

1:01:23
Intervenant

à 84 ans Marie-France Guyon la maire de Montreuil le chétif ne se représentera pas pour un nouveau mandat à la une du Maine Libre elle livre quelques conseils aux futurs élus municipaux qui vont lui succéder et puis elle part je cite sereinement fière des actions qu'elle a engagées dans sa commune.

1:01:40
Présentateur

Et puis on termine par un sondage

1:01:41
Intervenant

Un sondage sur les élections municipales à Paris réalisé par l'Institut IFOP pour le journal Le Parisien avec en tête des intentions de vote au premier tour Emmanuel Grégoire candidat de l'Union de la Gauche avec 32% des voix il devance Rachida Dati pour les LR 28% des voix Pierre-Yves Bournazel le candidat du Bloc Central Horizon Renaissance avec 14% des intentions de vote et puis derrière on compte Sophia Chikirou pour la France Insoumise 11% des voix et Sarah Knafo la candidate de Reconquête qui récolte 9% des intentions de vote dans ce sondage.

1:02:16
Présentateur

Merci beaucoup merci Alexandre pour ce journal des municipales on va en parler tout de suite de ces municipales avec nos éditeurs réalistes IFRA et Elisabeth Martichoux qui vont nous rejoindre on va notamment revenir sur la campagne des municipales à Paris une campagne des municipales avec des enjeux nationaux on va tout de suite écouter le patron de Renaissance Gabriel Attal invité ce matin d'RTL

1:02:36
Rachida Dati

Le chemin naturel ce sera que les autres candidats se rangent derrière Pierre-Yves Bournazel parce qu'il sera arrivé en tête au premier tour c'est pour ça qu'on se bat donc moi je ne vais pas être là à vous dire ce qu'on va faire dans un deuxième tour alors que le premier tour n'a pas eu lieu on se bat pour la candidature de Pierre-Yves Bournazel c'est le choix de nos élus Renaissance à Paris encore une fois parce que il a le meilleur projet pour Paris c'est celui qui travaille le plus sur un projet depuis le plus longtemps et donc on va continuer à faire campagne et on verra le soir du premier tour

1:03:03
Présentateur

et on va en parler avec vous bonjour Elisabeth Martichoux merci beaucoup d'être là et bonjour Yves Tréa bonjour Yves Tréa merci également d'être avec nous on va parler des municipales et on va commencer par la campagne à Paris on a vu ce sondage hier qui donne les deux candidats Emmanuel Grégoire candidat de la gauche hors LFI et Rachida Dati candidat de la droite et d'une partie du camp macroniste au coude à coude le combat s'annonce serré on parlait de ces campagnes locales à enjeu national là on est en plein dedans Yves oui alors c'est évidemment c'est une campagne locale à enjeu national mais je pense pas qu'elle dise grand chose sur l'élection présidentielle pas du tout je pense que chaque campagne et chaque ville a sa propre histoire ses propres enjeux c'est vrai qu'à Paris c'est passionnant parce que vous avez des têtes d'affiches qui par définition sont pardon de l'expression qui est un peu facile mais des stars vous avez Dati Emmanuel Grégoire qui n'est peut-être pas une star mais qui a du poids qui est un député socialiste qui a été premier adjoint Sarah Knafo qui rentre dans la danse Madame Chikirou qui n'est pas la dernière quand même à donner son avis pour la France insoumise donc tout ça ça fait alors effectivement il y a le cas Bournazel en fait vous avez candidat d'horizon soutenu c'est incroyable parce que vous avez Dati officiellement par renaissance vous avez Rachida Dati qui est soutenu par Sébastien Lecornu je suis bien compris enfin en tous les cas ils déjeunent ensemble et je crois savoir qu'il soutient effectivement Rachida Dati qui fait partie de son gouvernement duquel elle doit d'ailleurs sortir d'ici à quelques semaines et puis vous avez Pierre-Yves Bournazel qui est soutenu par deux héritiers entre guillemets parce qu'il refuse évidemment cette notion mais héritiers du macronisme c'est-à-dire à la fois Gabriel Attal et Édouard Philippe et qui peut effectivement être important dans la balance après il y a beaucoup de rumeurs qui disent que Pierre-Yves Bournazel dans le cas d'un deuxième tour appellerait plutôt à voter pour M.

Grégoire c'est pas pour ça que ces électeurs le suivront d'ailleurs mais enfin bon ça rend la campagne très compliquée avec un électorat qui n'est pas facile à le saisir par exemple pour Sarah Knafo Sarah Knafo Eric Zemmour donc c'est le même parti faisait des très bons scores aux élections législatives et présidentielles dans l'ouest de Paris or Sarah Knafo prise seule comme candidate dans les sondages dans les études d'opinion fait des très bons scores dans le centre de Paris beaucoup plus que dans l'ouest donc vous voyez tout ça est assez mouvant encore on va voir ce que ça donne mais à mon avis c'est complètement inséparé des débats nationaux sur l'avenir de la France Oui c'est pas comme Marseille parce qu'on en parlait il y a une semaine c'est vrai que si Marseille était battue par le Rassemblement National ça dirait beaucoup de la puissance électorale du parti de Jordan Bardella qui n'a jamais été très flambant jusque là au municipal donc ça dirait ça donnerait une dynamique évidemment encore plus forte que ce dont elle bénéficie non Paris c'est très particulier mais il y a quand même un enjeu qui est fort pour la gauche c'est une ville de gauche et donc l'enjeu c'est l'alternance est-ce que Rachida Dati qui comme on l'a dit très bien est une star arrivera ou pas à shipper la capitale à la gauche le parti socialiste c'est un enjeu fort évidemment pour lui après c'est vrai c'est vrai que c'est très compliqué parce que comme vous disiez alors Bournazel soutenu par Edouard Philippe et Gabriel Attal Rachida Dati par une petite fraction des macronistes comme Sylvain Maillard ou le ministre Benjamin Haddad Rachida Dati soutenu par le Premier ministre Et d'Elisabeth mais Maude Bréjon qui a annoncé hier matin sur LCI qu'elle soutenait Rachida Dati qui est une proche elle de Gérald Darmanin qui lui-même doit être plus proche de Rachida Dati que d'Emmanuel Grégoire ça dit beaucoup de l'illisibilité de l'éparpillement de la fraction de la vie politique alors ça va être passionnant quand même mais c'est vrai que Rachida Dati elle est un peu fébrile c'est pas une promenade de santé c'est une battante donc elle va se battre elle multiplie les sorties médiatiques c'était jusque-là elle avait dit je fais du terrain je fais du terrain elle a fait des vidéos là on la voit partout dans les médias donc ça prouve qu'elle ne sait pas très bien comment ça va se passer parce qu'elle est à la fois concurrencée par Bournazel en effet on ne sait pas très bien où ira son électorat effectivement au second tour et puis Sarah Knafo qui est l'espèce de vous voyez c'est un peu toute proportion gardée quand Esric Zemmour avait fait irruption dans la présidentielle en 2022 rappelez-vous il avait fait des scores par Amineu avant de finir à 7% Sarah Knafo c'est un peu la sensation il y a une partie de la droite qui est fascinée par cette candidature qui prône une capitale heureuse on ne sait pas très bien quel est son programme mais c'est l'attrait de la nouveauté et et là effectivement certains disent elle ringardise Rachida Dati donc Rachida Dati elle doit se garder de ses deux concurrents sur sa gauche si je puis dire et sur sa droite oui effectivement sur ce que disait Elisabeth cette élection à Paris elle met aussi en lumière les divisions au sein du camp macroniste ben oui bien sûr c'est un des principaux enseignements pour le moment en tous les cas c'est sûr effectivement avec deux candidats qui sont qui représentent d'une certaine façon le macronisme donc c'est un peu je dirais l'histoire du macronisme c'est-à-dire que le macronisme sans Macron il s'effiloche donc c'est ce qui va se passer c'est ce qui va se produire effectivement c'est la fin d'une ère et puis on voit Gabriel Attal la stratégie de Gabriel Attal en tant que président de Renaissance il soutient Louis Sarkozy à Menton il soutient Jean-Michel Aulas à Lyon de la gauche à Lyon il soutient Bournazel qui est de centre droit mais qui pourrait c'est pas très lisible c'est pas très compréhensible c'est compliqué de suivre la stratégie du parti Renaissance mais est-ce que c'est révélateur du fait que Renaissance n'a pas réussi son implantation locale c'est-à-dire que là ils en sont à ne pas pouvoir mettre de candidats à estampiller Renaissance dans les grandes villes il y a un parti qui n'a rien à perdre parce qu'il n'a rien gagné c'est Renaissance je veux dire là il n'y a pas de il n'y a pas de risque pour lui si je puis dire de compter ses pertes il n'a jamais rien vraiment gagné il n'y a pas il y a peut-être une perspective à Annecy il y a Antoine Armand vous le connaissez qui a été un éphémère ministre de l'Économie qui est un député Renaissance un économiste un grand spécialiste de l'énergie il avait fait un rapport assez remarqué sur l'énergie nucléaire à l'Assemblée il essaye de de prendre la vie Annecy peut-être que là mais sinon il faudra qu'il compte je ne sais pas comment faire d'ailleurs sa comptabilité au soir lors du parti il verra qui l'a soutenu ici et là et est-ce que ça a gagné ou pas est-ce que paradoxalement c'est pas lisible moi je trouve ça illisible la stratégie c'est un peu logique c'est un peu logique puisque de toute manière ils n'ont jamais cherché à s'implanter localement le macronisme n'existe que par Emmanuel Macron les députés qui ont été élus en 2017 et qui ont fait un raz-de-marée à l'Assemblée nationale n'ont été élus que sur le nom d'Emmanuel Macron c'était tous des inconnus pour la plupart qui sortaient de nulle part et en tous les cas très peu des écuries politiques donc Emmanuel Macron n'a jamais cherché à s'implanter regardez quand il y a eu la crise des gilets jaunes on aurait pu imaginer que montent en première ligne des élus locaux avec Emmanuel Macron donc qui est-ce qui l'a réglé qui a essayé de la régler la crise c'est Emmanuel Macron qui est allé se déplacer lui-même dans des bourgs perdus de la campagne française jamais ça il n'y a pas eu et c'est le drame d'ailleurs enfin c'est pas le drame mais c'est l'histoire du macronisme ça ne tient que par un personnage on n'est plus dans l'ère du militantisme en plus aujourd'hui c'est terminé la vie politique a changé vous voyez bien LR et le parti socialiste ce sont des partis qui ont bien du mal à survivre ils survivent que par leur implantation locale d'ailleurs mais est-ce que paradoxalement ça peut se révéler être une bonne nouvelle pour Sébastien Lecornu ce manque d'implantation locale parce que lui le soir des municipales on peut dire qu'il sera comptable de rien c'est-à-dire son camp ne va rien gagner ne va rien perdre vous le décrivez un peu comme un planquet je trouve pas du tout mais d'habitude on regarde le premier ministre chef de son camp le soir des municipales en disant il a gagné il a perdu est-ce qu'il doit en tirer des leçons politiques là qu'est-ce qu'on dira à Sébastien Lecornu le 22 mars ce soir non mais le camp est faible et Sébastien n'en est pas le chef Sébastien Lecornu le premier ministre donc si vous voulez c'est difficile d'avoir cette lecture dont vous dites très bien qu'elle devrait être celle-là parce que c'est la tradition Sébastien Lecornu il essaye de rester jusqu'en mai 2027 et d'assurer un peu de stabilité et sans doute au fil des mois sera-t-il tenté par la présidentielle un des il n'y a pas beaucoup de gagnants dans ce débat à l'issue de ce débat budgétaire presque issu il reste encore 15 jours à peu près mais si ça passe on pourra quand même le compter parmi les perdants parmi les gagnants pardon l'absus et à partir de ce moment-là on verra s'il se sent un destin présidentiel ou pas après tout un de plus un de moins dans le bloc central on n'est pas à sa près mais non les municipales il pourra se prévaloir de rien d'ailleurs il n'aura joué en rien est-ce qu'il va aller beaucoup soutenir beaucoup de candidats c'est pas dans son agenda son agenda c'est de passer le cap des prochaines motions de censure et ensuite d'essayer de bâtir un programme législatif qui donne un peu l'impression aux français qu'il y a quelqu'un qui pilote qui est un pilote dans l'avion mais on ne peut pas dire qu'il y a beaucoup de textes extrêmement structurants notamment sur le plan économique qui ont des chances d'être examinés d'ici mai le 2027 ce qui va être intéressant à l'occasion de ces municipales c'est la participation aussi parce que alors c'est vrai que ça ne dit rien non plus de l'état d'esprit des français sur le plan national parce que c'est vraiment le bout de trottoir qu'ils défendent là mais quand même après tout ce qui s'est passé après cette vie politique complètement hachée où on parle beaucoup du fait que les français sont un peu dégoûtés ont pris de la distance avec le débat et bien on va voir si là quand même ils acceptent de participer aux élections et ça va être intéressant alors que les élections municipales généralement la dernière fois c'était un peu particulier parce que c'était en plein Covid mais généralement ce ne sont pas des élections à abstention c'est des élections où les gens participent il y avait un sondage d'Ipsos qui disait début janvier alors c'est peut-être un peu loin mais loin de l'élection 7 français sur 10 s'intéressent à l'élection municipale est-ce que ça veut dire qu'ils vont aller voter ?

évidemment pas forcément mais les enjeux quand même les concernent comme toujours la campagne à Paris et ses répercussions au niveau national elle montre aussi la fracture entre le parti socialiste et la France insoumise on va écouter Emmanuel Grégoire candidat de la gauche hors LFI qui dénonce justement la brutalité de la campagne de la France insoumise

1:14:44
Rachida Dati

je vois un peu la brutalité de LFI vis-à-vis de la gauche en général et du parti socialiste en particulier moi ce que je veux dire c'est qu'on a construit une union qui est très large on a pour objectif de faire le score le plus important possible

1:14:57
Présentateur

le soir du premier tour c'est l'illustration de ces fractures oui enfin cela dit moi je trouve que madame Chiquirou qui représente la France insoumise on ne l'entend pas beaucoup même sur les réseaux sociaux je trouve qu'elle n'est pas très présente elle fait une campagne alors peut-être de proximité je ne sais pas dans les quartiers notamment où elle pense pouvoir avoir une chance importante et ce qu'on ne dit pas aussi c'est qu'une des une des forces de la France insoumise est passée au parti socialiste c'est-à-dire Daniel Simonnet qui est une figure pour ceux qui connaissent la vie politique parisienne de la France insoumise et bien a rompu avec la France insoumise avec madame Chiquirou avec qui elle ne s'entendait pas du tout pour rejoindre monsieur Grégoire et ça c'est un gros caillou dans la chaussure à mon avis de madame Chiquirou donc on va voir c'est moi je pense que c'est pareil le rassemblement la France insoumise elle est exactement comme le rassemblement national il faut qu'elle fasse encore ses preuves localement et là je pense qu'il y a des grandes ambitions est-ce qu'à Paris ça peut marcher je n'en sais rien est-ce qu'elle peut avoir une importance dans le résultat d'Emmanuel Grégoire pour le moment elle n'a pas bougé en Amérique qui rouge on va voir c'est la première fois que LFI s'investit ou investit autant de candidats dans des municipales c'est la première fois qu'ils cherchent à s'implanter dans le cadre de ce scrutin local après Emmanuel Grégoire dit je suis frappé par la brutalité effectivement nous elle ne va pas jusqu'à l'espace médiatique en tout cas cette brutalité mais lui politiquement il a tout intérêt à jouer et à vanter la prise d'indépendance du parti socialiste à l'égard de LFI puisque Sophia Chiquirou peut lui évidemment lui prendre les points et vous parliez du rassemblement national Yves le rassemblement national qui joue aussi gros dans ses municipales qui veut acter son implantation locale c'est ce que nous disait il y a quelques minutes le vice-président du parti Sébastien Chenu Sébastien Chenu qui est revenu sur les mauvais sondages pour le moment du rassemblement national à Paris on l'écoute Thierry Mariani se met en route donc il ne se retirera pas ah ben non puisque nous avons des électeurs qui veulent être représentés mais est-ce qu'ils ne vont pas vers Saracnafo et Reconquête ces électeurs est-ce que ce n'est pas aussi le problème du RN à Paris je pense que Reconquête qui fait ses voix historiquement à Paris dans les beaux quartiers était une candidature j'allais dire de beaux quartiers le 16e arrondissement le 7e c'est là où Éric Zemmour faisait ses scores les plus hauts et a plus de difficultés à toucher l'électorat populaire auquel Thierry Mariani peut parler Est-ce que c'est une difficulté d'électorat traditionnel à Paris ou est-ce que c'est la concurrence de Saracnafo qui fait que Thierry Mariani est aussi là ?

Le RN a jamais fait de bons scores à Paris ça c'est la première des choses la deuxième des choses c'est que Saracnafo est une redoutable concurrente effectivement qui sait parler à mon avis à tous les électorats pas uniquement un électorat bourgeois qui a un nouveau discours effectivement c'est dans la je dirais dans la morosité actuelle qui essaye de réveiller un peu et de donner de l'espoir d'avoir un projet qui soit un projet entre guillemets heureux ce qui est pas mal d'ailleurs pour une femme qui dénonçait la démondialisation heureuse enfin c'est plein de paradoxes tout ça mais enfin bon peu importe puis Thierry Mariani bah Thierry Mariani c'est un petit peu comme Saracin Kirou il est où ?

On le voit pas il fait pas campagne ou alors quand il fait campagne enfin il a pas franchi l'espace médiatique comme dirait Elisabeth effectivement Thierry Mariani et puis je crois que les électeurs ils sont pas écoutez ils ont de la mémoire ils sont pas idiots Thierry Mariani il y a quelques mois ou quelques années il était dans le midi en PACA en région PACA pour faire campagne pour représenter le rassemblement national justement et donc là les gens ne comprennent plus rien parce que maintenant il vient à Paris les parisiens ce qu'ils aiment aussi c'est l'implantation regardez Rachida Dati elle a jamais quitté Paris Paris Grégoire il a évidemment aussi une légitimité Sarac d'Info sans doute aussi mais il y a quelque chose qui est assez particulier chez Mariani à mon avis les gens se disent bon bah c'est un parachuté quoi c'est les limites du discours du rassemblement national qui pourrait imaginer que quel que soit le candidat il fera un score à Paris c'est pas vrai et comme vous le disiez très bien Thierry Mariani c'est le sud c'est le sud depuis toujours et donc il n'est pas du tout identifié à Paris jamais puis en plus il l'a revendiqué le sud donc si vous voulez c'est assez curieux comme choix d'investiture en effet et pour l'instant on ne peut pas dire que ça produise son effet ce qui n'est pas très bon parce qu'il aurait lui fallu que le rassemblement national soit perse ou gagne de façon assez harmonieuse sur tout le territoire il y aura sans doute une erreur de casting à Paris en effet pour le parti de Jordan Bardella et des municipales qui se tiennent alors qu'on est encore en pleine instabilité budgétaire Sébastien Lecornu n'a pas vu toujours le bout du tunnel sur le budget au Parlement un budget fustigé hier par Gérard Larcher on voit ça avec Clément Guillaume Un budget qui passe à grands coups de 49,3 à l'Assemblée nationale et qui provoque la colère du président du Sénat le gouvernement ayant largement détricoté la dernière copie budgétaire de la Chambre haute

1:20:23
Locuteur 2

Cela reste un mauvais budget co-construit avec le parti socialiste et qui n'apporte pas les solutions dont le pays a besoin je pense qu'il fallait utiliser le 49,3 bien plus tôt

1:20:35
Présentateur

Pourtant du côté du gouvernement pas question de parler d'un mauvais budget et encore moins de dire que les sénateurs n'ont pas été écoutés

1:20:42
Locuteur 7

Sur le fond et on a le droit d'avoir des désaccords c'est aussi ça la démocratie ce n'est pas un budget socialiste ce n'est pas un budget macroniste ce n'est pas un budget de droite je suis convaincue qu'il y a un travail possible avec le Sénat et prenez l'exemple de la contribution des collectivités territoriales La contribution des collectivités territoriales telle qu'elle est in fine intégrée dans ce projet de loi de finances est essentiellement celle qui avait été demandée à la base par le Sénat

1:21:09
Présentateur

La semaine dernière les motions de censure contre le gouvernement déposées à l'Assemblée suite au 49,3 déclenché par Sébastien Lecornu ont été rejetées un échec pour le président insoumis de la commission des finances Est-ce qu'on a les moyens est-ce que ce pays notre peuple a les moyens de supporter 18 mois de plus une politique qu'il a battue dans les urnes en juillet 2024 il faut faire tomber une politique qui n'est pas bonne pour le pays parce que c'est ça le problème ce budget est une catastrophe pour le pays La copie budgétaire adoptée à l'Assemblée nationale devrait être transmise au Sénat pour un examen en commission mercredi et en séance jeudi elle reviendra ensuite à l'Assemblée pour un troisième et dernier 49,3 Voilà Sébastien Lecornu qui devrait finir par faire passer son budget au Parlement mais néanmoins est-ce que désormais il va devoir faire face à la fronte sénatoriale ?

Oui parce que vous voyez l'élection du président du Sénat dans quelques années où Sébastien Lecornu pourrait très bien concurrencer Gérard Larcher c'est possible c'est possible qu'aujourd'hui Sébastien Lecornu n'a pas d'ambition présidentielle et s'il n'a pas d'ambition présidentielle il a peut-être une ambition sénatoriale et qu'il est montée jusqu'en haut du bureau du président donc on va voir on va voir ce qui est ce qui est ce qui est envisageable pour lui là je pense que pour le moment ce qu'il cherche avant tout c'est à durer jusqu'en 2017 27 Retour vers le futur Retour vers le futur jusqu'en 2017 effectivement La fronte sénatoriale ça devrait passer comme l'a dit Gérard Larcher au nom de la raison la logique il a voulu la censure la raison nous impose et finalement que nous votions ce budget non il va passer mais c'est vrai que du point de vue des sénateurs de droite majoritaires ici ce budget n'a aucun sens politique et s'il en a un de toute façon il ne les va pas du tout dans le sens du Sénat et du prénom du Sénat donc il a fait cette sortie depuis le début ça ne va pas entre le cornu et l'archer entre le premier ministre et le président du Sénat il y a eu des tas de malentendus des mauvaises façons et puis je pense une exaspération extraordinairement forte à l'égard du macronisme et du président de la République donc elle se manifeste par la mise sous surveillance du budget avec cette procédure qu'a dégainé le président l'archer pour une surveillance notamment sur le maintien du 5% auquel il ne croit pas il ne pense pas que ce budget effectivement maintienne le budget au niveau des 5% donc on verra mais ça devrait bien se passer la bête est-ce que ça n'illustre pas aussi la difficulté des républicains en ce moment qui se disent dans l'opposition au gouvernement mais qui font une campagne municipale avec les macronistes dans quasiment toutes les villes qui sont au gouvernement aussi mais ceux qui sont au gouvernement ont été exclus des républicains qui s'opposent suspendus qui s'opposent au budget mais qui ne votent pas la censure mais les républicains ils sont c'est ce que j'ai écrit récemment dans un édito c'est la droite titanique ils sont complètement complètement perdus les républicains enfin je veux dire vous prenez l'Assemblée nationale il n'y a pas un groupe homogène ils sont complètement divisés il y a les sénateurs du Sénat mais c'est vrai que les sénateurs du Sénat les sénateurs de LR mais même les sénateurs de LR je ne pense pas qu'ils forment un bloc homogène c'est très compliqué en tout cas il reste une opposition très forte entre Bruno Retailleau au Sénat et Laurent Wauquiez Laurent Wauquiez tient à peu près ses troupes on l'a vu à l'occasion de la motion de censure il a dit c'est un mauvais budget mais on veut la stabilité c'est à peu près ce qui s'est passé on va voir il reste deux motions de censure il ne faut pas que ça s'érode si Sébastien Lecornu veut rester mais oui bien sûr vous l'avez dit ils ont perdu hier une élection locale LR face à la droite ciotiste donc oui tout ça nous met en grande difficulté ils sont derrière au premier tour oui ils sont pardon ils sont derrière au premier tour mais effectivement ils sont largement derrière le candidat ciotiste alors que Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau étaient allés de conserve il y a une semaine un dernier mot parce que c'est compliqué avec l'LR mais est-ce que Sébastien Lecornu il n'a pas aussi fragilisé son camp avec ce budget on va écouter ce matin l'ancienne première ministre Elisabeth Borne

1:25:39
Locuteur 3

moi je ne me retrouve pas complètement dans ce budget qui revient sur vraiment des engagements forts qu'on a porté par exemple sur la stabilité fiscale pour les entreprises et quand on parle de l'autonomie stratégique de la France et de l'Europe on doit protéger nos entreprises et nos industries je note que dans le même temps ce budget il porte une augmentation des moyens de nos armées de nos forces de sécurité de la justice et ça c'est important et ça répond à une inquiétude des français c'est dans la continuité des lois de programmation qui avaient été votées quand j'étais première ministre et ce budget il a le mérite d'exister

1:26:17
Présentateur

compliqué aussi avec son camp un petit mot Yves oui bien sûr il n'y a pas de camp c'est pas un camp c'est les Balkans ce budget encore une fois je l'ai dit il n'y a pas d'orientation politique et surtout ça ne préserve pas du tout ça prend de l'avenir allez on va terminer avec l'histoire du jour tout autre sujet je vous emmène sur les traces du meilleur croissant de Normandie c'est la une de Paris-Normandie où les élèves du lycée hôtelier de Canteleuse préparent pour le concours national des élèves en formation du meilleur croissant au beurre d'Izini-Sainte-Mer ça rigole pas fabriquer un bon croissant c'est tout un art on n'est pas n'importe où c'est tout un art mais c'est aussi de la science il faut une belle couleur dorée un beau feuilleté un bon dosage de beurre et c'est pas une recette rapide il faut réaliser la pâte la mettre au frais une nuit après il y a l'épreuve du tourage c'est superposer la pâte dans un rectangle de beurre plier le tout le passer au rouleau tout ça trois fois voire plus découper la pâte la façonner bref on souhaite bonne chance à ces élèves pour le concours qui a lieu le 31 mars et c'est un titre important en Normandie parce que vous imaginez bien que là-bas le beurre c'est quasiment une religion ils vont vous envoyer une corbeille non ?

ah bah oui vous avez raison l'année prochaine par exemple après de ce concours on aimerait bien tous les trois tester ces croissants merci beaucoup Elisabeth merci beaucoup Yves merci à tous de nous avoir ce qu'on appelle le journalisme alimentaire merci on se retrouve demain très bonne journée Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour chez vous retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat Sous-titres par Juanfrance