"Je souhaite que le gouvernement soit renversé", Bruno Clavet
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 31 %Attaque 47 %Défensif 22 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 20:00OuverteRéponse directe
Faut-il armer toutes les polices municipales ?
- 30:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que la gauche d'aujourd'hui est pacifiste ?
- 40:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pensez que l'immigration est le seul problème de la sécurité en France ?
- 50:00OuverteRéponse directe
Est-ce que la vidéosurveillance peut être une solution de secours ?
- 2:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que l'immigration est le seul problème de la sécurité en France ?
- 4:00FerméeRéponse directe
Bonne ou mauvaise idée l'expulsion immédiate des squatteurs en France ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 55:00Bruno ClavéFait
« L'insécurité aujourd'hui a un coût aussi pour les Français parce qu'ils doivent eux-mêmes s'équiper parfois d'alarme. »
- 1:00Fait
« aujourd'hui on ne peut pas évidemment régler la question de la sécurité sans régler le problème de l'immigration en France. »
- 3:00Chiffre
« La première préoccupation des Français pour les élections municipales c'est la sécurité. »
- 4:00Fait
« Il est temps évidemment de faire ça en France, même si je dois avouer que la loi a été modifiée aujourd'hui, que les expulsions peuvent se faire beaucoup plus rapidement qu'à l'époque »
- 6:00Fait
« Il a été élu à deux reprises et il a gagné. Il a triomphé de Madame Le Pen. »
- 8:00Fait
« les Français aujourd'hui s'embordent les droits les doigts. Ils ont bien compris aujourd'hui que le barrage qu'on doit faire, c'est contre le macronisme et contre l'extrême gauche notamment. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les instituts de beauté body minutes [musique] vous présentent Magalie Berda Sud Radio. On vit pas dans la même France. Magalie Berda sur Sud Radio.
J'espère que vous allez bien. Nous sommes en direct du lundi au jeudi. On vit pas dans la même France cette exceptionnelle émission. cette émission exceptionnelle qui fait se rencontrer de mondes qui ne se parlent jamais euh et puis qui vous permet de mieux comprendre la politique, les les sujets de société parce qu'on parle dans une manière d'une manière un peu plus simple, un peu plus cool.
On reçoit chaque soir un politique, que ce soit un député, un ministre, un sénateur, on en a un des maires tout ça tout, toute la clique qui débat tous les soirs avec une personnalité publique influenceur médiatique. Voilà, des gens qui savent parler au public, qui savent fédérer [musique] qu'on les aime ou qu'on les aime pas. Ils arrivent à fédérer ce que n'arrive pas forcément à faire certains politiques qui ont du mal.
C'est pour ça que beaucoup de gens décrochent de la politique et sont en rupture politique. Et comme chaque soir, je suis accompagné de Mathias Rener. Bonsoir Mathias.
Bonsoir Magalie. Comment allez-vous ? Et toi ?
Mais en fait, tu es tout le temps en live. Moi à la radio et maintenant, tu fais des lives aussi. Ouais.
Ah, je suis sur what tous les jours. [rires] Faut expliquer aux gens. Whatnot, c'est une plateforme pour vendre les vêtements en ligne.
C'est ça. Ah, c'est la seconde main sur aux enchères. C'est incroyable.
Je m'éclate. Apparemment, tu es une star là-bas. On m'a dit "Ah, je suis je suis je m'éclate.
Écoute, j'entends partout. Magalie a fait des lives." Magalie a fait des lives.
Ah, je me régale mais j'encourage tout le monde à y aller. C'est vraiment sympathique. Bah oui, je fais des lives sur la radio, je fais des lives sur Whatnot, je fais des lives sur Instagram, je fais des lives sur Snapchat.
Euh voilà. Une star. Et toi ? tire la lumière et on est en live sur Instagram et oui et sur YouTube sur le YouTube radio.
Combien de followers ? 1200000 abonnés 12000 mais bon c'est pas pareil c'est toujours pareil moi je rajoute toujours des zéros c'est la plus grande radio de France sur YouTube exactement non mais il faut quand même le dire excusez-moi mais voilà émission émission influenceur émission influenceur ce qui veut dire réseaux sociaux et on est sur la plus grande radio web quelque part entre guillemets donc voilà je suis très fière très heureuse. Alors ce soir, on va parler d'un sujet.
Dis-moi, Mathias, toi aussi dis-moi, tu nous as fait des vagues un peu ce weekend là médiatique. Des vagues ? Bah oui, monsieur, monsieur, monsieur, on va où ?
J'ai fait des vagues mais on va pas se ref dessus. On va passer le sujet. Et ouais, caméra à prendre.
Plus apprendre. Non, du coup plus apprendre. Euh ça y est, plus apprendre mon cœur.
Oui. Non, non, ça y est. Ah, ça y est.
Bah ouais, comme quoi tu vois en 2026, tout arrive. Ah, c'est l'amour. C'est l'amour.
C'est l'amour. Si un jour on m'avait dit ça, mon dieu, tu te rends compte. Ça fait 10 ans que tu me connais, je crois que bon.
Après on s'appellera après, hein. Au pire, [rires] tu vas arrêter de draguer nos invités ? Non, je drague pas, c'est toi qui me demande à chaque fois pour faire l'entertainment.
Bien sûr. Alors, ce soir, faut-il armer toutes les polices municipales ? C'est une question très intéressante tout simplement parce que moi j'ai appris ça grâce à cette émission sur Sud Radio, grâce à notre émission, j'ai appris que la police municipale n'était pas forcément armée et que ça dépendait des mères, ça dépend de la mairie dans laquelle elle est dans la ville dans laquelle elle existe.
Et c'est assez ouf je trouve parce que du coup tu as une mère, une mairie, pardon, à gauche, enfin tu as une ville à gauche avec la police municipale armée et tu as une autre ville. Alors quand je dis à gauche à droite, c'est pas les partis politiques he pardon, c'est c'est une expression et à côté on va dire où et bien ils sont pas armés. Donc on a appris aussi que le maire était le premier policier de Exactement.
Exactement. Et je pense que ce soir cette émission va être super intéressante. Et pour parler de ce sujet, on reçoit Bruno Clavé qui est député RN du Pas de Calé que je vais présenter dans pas longtemps.
Bonsoir Bruno. Et qui va débattre en face de Paul Mélin qui est essayé et chroniqueur télé. J'ai hâte qu'on en parle tous les deux.
Je veux savoir. Bonsoir Paul. Par contre, j'ai besoin de savoir c'est quoi un essayiste.
Ahah. C'est quelqu'un qui écrit des essais. Les essais c'est un c'est un style littéraire.
C'est-à-dire que vous avez des romans, vous avez des autobiographies, vous avez des autofictions, vous avez des bandes dessinées, vous avez des mangas. Il y a plein de types de livres. Moi, j'écris principalement des essais, même si j'ai aussi un roman en préparation qui va apparaître chez Fillard, mais un essai c'est quand vous avez un engagement intellectuel sur un sujet par exemple, vous dites "Bah tiens, je vais faire un livre et je vais lancer un sujet dans le débat public." Moi, par exle, j'ai fait un essai sur la gauche, sur l'histoire de la gauche.
J'ai dit "Voilà, la gauche aujourd'hui, elle va pas telle qu'elle est." Donc moi, j'entends la libérée, j'ai écris ce livre qui s'appelle Libéré la gauche où j'ai dit bah tiens, on va parler des idées. Voilà, c'est ça, c'est ça que j'aime faire.
C'est pour ça que j'ai accepté cette invitation avec il peut y avoir des Ah oui, bah ça peut être 200, 300, 500, 1000 pages. Ça peut être ça peut être et ça peut être d'ailleurs même parfois un petit penflet de 30 ou 40 pages un essai. Donc si moi je fais un livre sur mes histoires de enfin sur ma sur par exemple mes histoires de cyberharcèlement et que je lance le sujet sur le cyberharcèlement, c'est un essai.
Ça peut être classé dans les catégories essai document. Sauf si par exemple vous écrivez à la première personne et que vous faites manière d'autobiographie ou même que vous voulez changer un peu la réalité, vous pouvez écrire une autofiction et à ce moment vous assumez de mentir à vos lecteurs. Mais c'est c'est pour la bonne cause, c'est pour faire une fiction.
Mais est-ce que dans vos livres il y a des dessins pour que Magalie puisse le lire ? Ça c'était une vieille blague qui avait fait Jacques Chira qui avait dit je vous mettrai les coloriages dans le livre la prochaine fois si vous savez pas lire. C'est une manière de se moquer.
Il oublie de vous dire que j'ai écrit trois livres déjà. Voilà. En fait, on est collègues Magalie, on est essayist tous les deux quoi.
Exactement. Bah, j'ai fait 26 25 ou 26000 ventes, je crois. J'ai fait un sur mon premier livre.
Tu as une famille qui t'aime autant ? Bah, tu crois quoi ? [rires] J'ai des gens qui me suivent moi, qui m'écoutent et et oui, non, je vais oui, je vais Oui, je suis en préparation du 4e exactement qui va être chaud bouillant celui-là.
Je dis pas quand il va sortir. Ah bah, ça va retracer toute mon histoire euh Magalie l'essay réelle. Je vais être en essayiste complet.
On va marquer Magalie Berda essayiste. J'ai trop hâte. Je vais l'impression d'être intello.
Euh alors ce on revient sur le sujet. Alors Paul Mélin, donc vous êtes essayiste. Maintenant, je sais ce que c'est un essin qui lance un sujet de société à travers un livre.
Absolument. Voilà. Et chroniqueur, vous intervenez régulièrement dans les médias pour décrypter l'actualité politique et intellectuelle.
Vous êtes très intellectuel vous. Vous défendez une réflexion ancrée à gauche autour des questions de souveraineté, de transformation sociale et d'écologie. Vous êtes également l'auteur de plusieurs essais dont enfant de la déconstruction et plus récemment libéré la gauche, ce que vous venez de nous expliquer.
Et vous êtes chroniqueur chez Téléatin et vous coanimez sur France Info TV le magazine le pour et le contre. Absolument avec Nathan de vert. Quel CV du vendredi au dimanche à 22h sur France info.
Voilà. Quel CV. Alors vous êtes jeune encore ?
Oui mais ça vous savez c'est une maladie dont on guérit vite. Vous avez quel âge ? J'ai 30 ans 31 ans, je viens de fêter.
Ouiou. Vous avez 31 ans ? Ouais.
Je fais plus vous trouvez ? Non mais je trouve que vous faites plus mature. Voyez, il y a des gens de 30 ans, vous voyez, c'est pas le même [rires] délire.
Voyez Mathias à côté de vous, c'est différent. Ouais, c'est J'ai passé l'arme à gauche moist làdessus. [rires] Non mais c'est fou, c'est subjectif.
L'âge c'est des conneries. Vous savez, moi j'en ai souffert parce que quand j'avais 14 ou 15 ans me donnait 10 ans de plus parce que ils disaient ce type là parle déjà comme un vieux livre. Donc en fait c'est parfois là je certains ont envie de faire plus vieux de se vieillir surtout en politique.
Voyez Jordan Bardella, il a mis des lunettes, il s'est grimmeré un peu en homme respectable, en ota plus âgé et cetera et d'autres ont envie de rajunir. Donc ils vont dans les cliniques de chirurgie esthétique pour paraître plus jeune. Oui mais c'est c'est très bien.
Moi j'ai pas de d'idéologie entre les deux. Je trouve les deux intéressants. Mais chacun veut pas faire son âge dans les deux sens.
Moi j'adore être fraîche. Bah vous vous avez 25 ans. Mégalie c'est ça un peu près.
C'est ça exactement. Non on lui a demandé d'être gentil au début. [rires] Moi je suis des naturel très gentil.
Les chirurgiens c'est des essayistes sur ma gal. [rires] Non, c'est des réussistes. Merci gentil.
Tu vois, regarde, il y a des gens encore gentils sur cette terre. Non, en vrai, j'ai 44 ans, mais bon, faut pas le dire. Alors, qu'est-ce qui vous a donné envie de parler politique ?
Est-ce que c'est devenu tout jeune ? Est-ce que la politique c'était iné chez vous ? Est-ce que moi je me suis pas intéressé d'abord à la politique, je me suis intéressé à l'histoire, tout particulièrement à l'histoire de mon pays parce que ça m'intéresse depuis la romantique, l'époque médiévale, ça m'a beaucoup intéressé le 19e siècle.
Et quand on s'intéresse à l'histoire, on s'intéresse parfois à la géographie. Comment est fait notre pays ? Où sont les fleuves, où sont les montagnes ?
De combien d'habitants sont peuplés les villes et cetera. Et ça vous donne envie évidemment à la fin de vous intéresser à la politique parce que c'est la politique qui aujourd'hui au 21e siècle va régir les rapports sociaux, les rapports humains, va réfléchir à comment on façonne le paysage, comment est-ce qu'on s'approprie notre histoire. Et donc c'est ce qui m'a donné envie de m'intéresser euh aux idées plus qu'à la politique.
Parce que la politique, c'est très large. Les idées, je peux m'intéresser à la loi sur la fin de vie. Est-ce que c'est une bonne ou est-ce que c'est une mauvaise chose ?
Ça c'est de l'ordre de la réflexion intellectuelle. Je peux m'intéresser aux questions de justice, aux questions de sécurité, aux questions économiques. Et en fait tout ça, ça forme un grand tout qui s'appelle euh la politique.
Euh et donc c'est c'est un engagement intellectuel pour le coup euh au service d'idées et on on les envoie comme ça sur la place publique et on essaie de faire en sorte qu'elles raisonnent le plus possible avec des gens d'horizon différents, des gens très diplômés, des gens peu diplômés, des gens de gauche, des gens de droite, des gens qui sont musulmans, des gens qui sont juifs, des gens qui sont chrétiens. Et et moi j'aime ça, j'aime pas parler qu'à un morceau de la France. J'aime parler à tout le monde.
J'aime bien le titre de votre émission. Je pense qu'il faut parler à toutes les Frances en fait. Faut les faire dialoguer.
Faut pas se mettre dans des bulles ou parce que vous êtes de droite, vous parlez qu'à des gens de droite. Parce que vous êtes Parisien, vous ne parlez qu'à des Parisiens. Ça a pas de sens.
Êtes Parisien, vous pouvez parler à des Marseillais en dépit du football. Vous pouvez parler à des habitants du massif central, à tous les Oui, oui, [rires] je vois venir. Non, mais blague à part.
Oui, on peut on peut parler alors oui, c'est intéressant. On peut parler à tout le monde sauf à des gens qui vous détestent et qui considèrent par essence qui ne peuvent pas vous parler. Ça, moi j'appelle ça des abrutis.
C'estàd que voilà, j'aime l'ouverture d'esprit, j'aime la tolérance et donc moi, je ne refuse par essence de parler à personne. Alors justement, on va vous poser une question parce que vous parlez beaucoup de la gauche. Vous dites qu'elle va mal, vous avez écrit un livre dessus.
Dans le sondage, on voit que la enfin dans les sondages, on voit que la droite est largement devant aujourd'hui. Est-ce que ça vous fait peur ou pas ? puisque vous parlez beaucoup de gauche, vous nous me répondez juste après cette petite pause sur Sud Radio.
À tout de suite. Sud Radio, Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai, Sud Radio, parlons vrai. Magalie Berda sur Sud Radio, nous sommes en direct, il est 20h15.
Voilà pour une émission exceptionnelle ce soir, comme tous les soirs d'ailleurs, on vit pas dans la même France. Ça ça fait débat, ça fait parler. On a fait beaucoup parler sur Twitter ce weekend.
C'était sympathique. [musique] Euh alors, on reçoit ce soir pour un sujet très intéressant. Faut-il armer toutes les polices municipales ?
Municipales pardon puisque comme je vous l'ai expliqué en début d'émission, pas toutes nos polices municipales sont armées. Tout dépend du maire. Euh donc une ville est armée et l'autre non.
Voilà donc c'est assez spécial hein finalement à se dire mais il y a des arguments pour des arguments contre. Et on va en discuter ce soir avec Bruno Clavé, député Ern du Pas de Calé et l'essayiste et chroniqueur télé Paul Mélin. Alors Paul, vous m'expliquiez juste avant euh pourquoi bah vous ét enfin vous étiez esséiste, ce que vous pourquoi vous en êtes arrivé là, enfin voilà, comment tout ça s'est passé.
Euh vous parlez beaucoup de la gauche. Est-ce qu'aujourd'hui vous vous considérez comme de gauche ? Oui, bien sûr.
Moi, vous savez, c'est pas parce qu'une partie de la gauche a changé que moi je vais changer. Moi, je suis de gauche parce que euh je me revendique de l'héritage de quelqu'un qui s'appelait notamment euh Jean Jorès qui a été à la tête du Parti socialiste en France. Enfin, à l'époque, ça s'appelait pas le Parti socialiste, ça s'appelait la SFIO au début du 20e siècle qui a été tué pour ses idées parce qu'il défendait des idées de paix, le pacifisme face à à la Première Guerre mondiale, qui défendait la réduction des inégalités sociales.
C'est ça la gauche. La réduction des inégalités entre les plus riches et les plus pauvres. euh une vision aussi féministe, une vision contre le sexisme, contre les inégalités queles qu'elles soient.
Euh et ça c'est un héritage qui moi me va très bien. Donc je vois pas pourquoi j'adopterai un autre héritage. Est-ce que vous pensez que notre gauche d'aujourd'hui est pacifiste ?
Euh pas forcément. Et d'ailleurs la droite non plus, vous me direz. Donald Trump le montre en ce moment dans le monde.
Mais vous savez, moi je crois que la gauche, elle a perdu ses racines et du moment que vous vous déracinez, vous vous courez le risque quand vous coupez vos racines, c'est pareil avec une plante, bah de crever ou alors en tout cas de changer votre nature profonde. Et je crois que si aujourd'hui la gauche en France n'est plus majoritaire dans le pays, et si on nous dit le pays se droitise, c'est pas que les gens sont plus à droite qu'avant, c'est que la gauche a abandonné certains combats. Le combat sur la lutte contre l'insécurité, puisque ça va être notre sujet ce soir. de combat sur la lutte contre une immigration illégale avec ce qu'elle pourrait inquiéter les Français.
Qu'elle est tombée dans un certain nombre de lubis nord-américaine du genre ce qu'on appelle le wisme, c'est-à-dire la la une forme de dérive dans la lutte contre les discriminations qui visent à en créer de nouvelles, le racialisme, toutes ces choses-là. Et donc la gauche s'est perdu et vous avez des figures aujourd'hui qui émergent à l'instar de Jean-Luc Mélenchon, à la France insoumise ou de Mathilde Panot ou de Daniel Obonau qui s'en vient nous dire qu'il y a trop de blanc à la fête de l'humanité. Bah voilà, c'est cette gauche là.
Oui, moi elle me elle me elle me déplaît fortement. Et quand vous voyez la droite monter et être aujourd'hui en tête des sondages avec Jordan Bardella, Marine Le Pen, est-ce que ça vous fait peur ? Alors, vous savez la première chose c'est que et ce sera un débat qu'on pourra avoir avec le député, le Rassemblement national lui-même ne se revendique pas de droite et ça c'est intéressant.
Marine Le Pen, elle est dans une logique et je crois qu'elle a plutôt bien compris le pays de ce point de vue-là euh de dépassement des clivages gauche- droite. Et en fin de compte, est-ce que les Français sont de droite ou plus à droite qu'avant ou est-ce que simplement il y a des nouveaux clivages ? Il y a des gens qui pensent par exemple que la mondialisation, le libre échange, les traités internationaux, on parle en ce moment du traité de libre échange pour les agriculteurs que tout ça c'est l'horizon indépassable de l'humanité.
Et puis il y en a d'autres, ils sont de gauche ou ils sont de droite ou ils sont de nulle part qui disent "Non, nous on est plutôt des nationaux, on est plutôt des patriotes et on n'est pas favorable à ces échanges. On défend des souverainetés." Bah voyez, Marine Le Pen, elle est dans cette catégorie-là.
Alors, est-ce que cette catégorie-là ça fait d'elle une femme de droite ou de gauche ? Vous demandez par exemple à Bruno Rotaillot qui lui est de droite qui a LR, il va vous dire "Marine Le Pen, elle est socialiste et cetera." il va beaucoup la critiquer en disant qu'elle est de gauche parce qu'économiquement elle a repris et d'ailleurs beaucoup de députés sont élus dans des anciens bastions communistes.
Elle a repris beaucoup d'électeur de gauche avec un discours très social, très redistributif. Elle parle aux classes populaires, Marine Le Pen notamment aux classes populaires rurales et la la gauche ne parle plus à ses classes populaires. Donc elles sont parties chez Marine Le Pen.
Mais est-ce que ça fait de Marine Le Pen gauche ou de droite ? Je ne sais pas. Oui.
Alors, on reçoit d'ailleurs en face de vous un député de Marine Le Pen, on peut dire ça, député du RN, euh notre député euh he nos députés chouchous. On a des députés chouchous nous de tous les partis hein. Oui, nous on a des de tous les partis.
Euh, Bruno Clavé, député RN du Pas decalé. Alors, vous êtes député de la 3e circonscription du Pas de Calé. Vous avez été élu dès le premier tour des législatives de 2024 sous l'étiquette Rassemblement national.
Vous sier auparavant euh comme conseiller municipal à Lance. Donc vous êtes bien placé pour nous parler de justement euh de ce de notre sujet de ce soir. Euh les police municipales à l'Assemblée.
Vous êtes membre de la commission des affaires culturelles et de l'éducation et vous êtes particulièrement impliqué dans les débats locaux, parfois en saisissant la justice pour défendre l'exercice de votre mandat dans votre territoire. Avant de rentrer dans le débat de ce soir, je voulais faire un point. On est de retour dans une phase de censure du gouvernement.
Est-ce que vous pensez que le gouvernement va être renversé ? Je le souhaite, je le souhaite parce que mais je souhaite surtout un retour aux urnes parce qu'on voit bien aujourd'hui que nous sommes dans une situation très compliquée politiquement, démocratiquement et évidemment pour nous la seule solution c'est dégager une majorité claire pour gouverner le pays. Et pour y arriver, évidemment, ils font des solutions.
Il faut retourner aux suddes. Et si vous voulez aujourd'hui la la la menace de de la censure et de la dissolution d'ailleurs qui a été brandi par monsieur le cornu, soyons honnête, c'était simplement pour mettre la pression sur les socialistes et les Républicains pour ne pas qu'il voteent la censure. Et c'est exactement ce que les socialistes d'ailleurs ont annoncé par la voix de de monsieur Fort, c'est qu'il ne voterait pas la censure concernant évidemment le le mercure.
Donc oui, aujourd'hui la situation est est compliquée, c'est vrai. Et c'est pour ça que nous on il y a une seule issue, c'est la démocratie, c'est le peuple. Alors avant les fêtes, on a vu pas mal de Français en colère dont les agriculteurs.
Est-ce que vous pensez que changer de gouvernement va faire retomber la pression ? Surtout que normalement, on est déjà aux élections présidentielles finalement dans 1 an et demi quasiment. Enfin, peut-être dans Ouais. dans un an et demi.
On est en 2027. Dans 3 mois, les municipales. Est-ce que c'est une bonne idée finalement d'imposer aux Français de retourner aussi au bureau de vote pour les législatives en sachant que l'année d'après, ils vont devoir y retourner ?
Parce que quand on change de président, on change aussi de député. C'est ça, si je me trompe pas. Pas automatiquement, mais la coutume veut que le président, le nouveau président évidemment demande une dissolution évidemment pour dégager une majorité pour pour gouverner.
Oui, mais c'est est-ce que c'est pas trop déstabil Est-ce que la France est pas déjà trop déstabilisée comme ça ? Mais la la démocratie, l'exercice démocratique est toujours salutaire et le le but évidemment est de toujours donner la voix au peuple parce que c'est le peuple qui aura qui a toujours le dernier mot. et vous posez la question sur les questions d'agriculture.
Aujourd'hui, si nous en sommes là justement, c'est parce que nous n'avons pas de majorité et que nous avons surtout aujourd'hui des élus. Euh ce qu'on appelle le bloc central et un gouvernement évidemment représentant cette couleurlà politique euh qui sont allés à l'encontre de ce que vous voulez les agriculteurs en appliquant simplement, disons-le, les directives européennes. Donc si nous en sommes là aujourd'hui, ce sont ce sont leurs fautees et c'est pour ça qu'il faut qu'ils partent et qu'on ait une vraie majorité et qu'on est aujourd'hui un gouvernement rassemblement national en tout cas dirigé par Jordan Bardella.
Vous voulez pas attendre 2027, vous voulez le RN tout de suite ? Ça oui, en fait vous êtes un peu impatient quoi. Bah vous savez, moi je me suis engagé en 2011 au rassemblement, enfin à l'époque au Front National.
Donc moi de depuis toutes les années, je veux évidemment le Front National ou le Rassemblement national à la tête du pays. Donc c'est c'est pas nouveau. Et je pense que les Français d'ailleurs l'ont montré comme vous l'avez dit au début de cette émission très clairement qu'il y a aujourd'hui un seul parti en tout cas qui qui arrive à sortir son épingle du jeu, c'est le rassemblement national parce que les Français ont finalement compris que nous étions en tout cas les les plus cohérents et les plus crédibles sur toutes les questions aujourd'hui, sur toutes les problématiques aujourd'hui qui qui les touchent.
Mais du coup vous vous dites que Rassemblement national et Front National c'est la même chose. Bah ça ça a été une évolution. Je je parle parce que il y en a pas mal qui s'enlèvent de en se disant que le Rassembl national n'est pas comme le Front national.
Attendez, moi je je vais pas renier mon engagement. Je suis je me suis engagé en 2011 au Front National. Je veux dire, j'ai j'ai aucun souci avec ça et j'assume évidemment mon c'était Jean-Marie Le Pen.
C'est c'était la la fin du de la présence de Jean-Marie Le Pen parce que Marine Le Pen est arrivée présidente justement du mouvement cette période là et elle a pu se présenter à la présidence Pen s'enlever l'étiquette de Front National. Franchement Oui, d'accord. Mais je veux dire, on va pas faire semblant quand même que nous n'avons jamais été au Front National.
Vous assumez d'avoir été Vous assumez d'avoir été Non mais il il y a justement comme tu dis Mathias des gens qui l'assument pas du tout et là on a un député Bruno Clavé qui l'assume complètement je pas vous dire jeétais pas du Front National étant donné qu'en 2014 j'ai j'ai été candidat au municipal par exemple sousquet de Front National donc mais c'est bien de l'assumer là où les autres se cachent derrière en disant que c'est un nouveau nom c'est nouvelle mentalité je pense peut-être c'est ce qui manque parfois à certains à certains membres politiques d'autres partis c'est ce qu'on appelle le courage et je pense qu'au franc national et aujourd'hui au rassemblement national nous avons en tout cas une qualité c'est le courage. Ah là ! Qu'est-ce qu'il s'aime ?
Dis donc ! [rires] En politique, c'est conseillé et et vous êtes candidat à la mairie, je crois. Et je suis officiellement candidat depuis une semaine à la à la mairie de lance, baston socialiste depuis 70 ans maintenant.
Alors, attendez, c'est aujourd'hui un socialiste qui est maire de lance depuis 70 ans. Non, non, non, c'est le les socialistes qui sont au cour. Oui, mais j'ai compris.
C'est J'ai pas dit que c'était le même maire. C'est c'est le socialist. Non mais [rires] il est depuis qu'il a 10 ans le gars.
Non mais c'est une ville socialiste entre guillemets depuis 70 ans. Et vous pensez que vous allez réussir à faire renverser ça ? Écoutez, aujourd'hui, il y a une éion du vote du vote socialiste, du vote communiste.
C'est une alliance socialiste et communiste. Et si vous voulez, les les derniers scrutin euh qui soit la présidentielle, les européennes législatives montre aujourd'hui que la dynamique est clairement du côté du Rassemblement national et c'est aussi ce qui m'a permis de gagner dès le premier tour, de faire plus de 50 % euh à lance notamment lors des législatives de de 2024 alors que j'étais face à un député sortant communiste lui-même déjà très implanté. Donc la dynamique clairement aujourd'hui est là.
Il y a en plus là aujourd'hui une érosion, une envie de dégagisme que ce soit au niveau national mais aussi au niveau local parfois vis-à-vis de ces anciens partis euh qui je pense en tout cas aujourd'hui euh ont plus que failli, ont plus que trahi leur leurs électeurs. Et c'est ce que disait monsieur Melin aujourd'hui, c'est que une bonne partie de l'électorat de gauche aujourd'h ne se retrouve plus dans dans dans ses valeurs de gauche, dans ces parties de gauche parce que bah vous avez simplement une gauche qui est passée du parti de l'ouvrier au parti de l'étranger. Alors, quand vous dites d'ailleurs euh Paul Mélin que euh pour vous aujourd'hui euh Marine Le Pen ne se dit pas extrême droite, ne se dit et que apparemment il y a même des gens de droite qui disent qu'elle est de gauche, ça veut dire que vous qui êtes de gauche, vous pourriez voter pour Marine Le Pen ?
Ah non, j'ai pas dit ça. Non, j'ai j'ai essayé de faire l'exégèse en tout cas de traduire ses propos elle et je trouve intéressant qu'elle ne se disent pas de droite parce que vous parliez du Front National, il y a une évolution intellectuelle et idéologique. Euh Jean-Marie Le Pen sur plein de sujets, il pensaient absolument pas ce que pense aujourd'hui le Rassemblement national.
Euh et on prend souvent les caricatures, les outrances de Jean-Marie Le Pen et Dieu sait qu'il y en a eu et moi je je les condamne. Mais par contre, il y a aussi une mutation intellectuelle économiquement. Par exemple, Jean-Marie Le Pen, il soutenait le président Rean aux États-Unis et sa vision libérale, très libérale du monde alors que Marine Le Pen est plus une étatiste, une colbertiste.
Donc par exle sur l'économie, il y a eu une transformation. Mais quand vous observez les partis politiques, ce qui moi me passionnent, bah vous vous apercevez qu'ils ont tous changé les Républicains aujourd'hui. Ils reprennent pas tout le programme du gaolisme de 1958.
Le Parti socialiste, dieu sait que ça a bien changé, que je peux pas vous dire que le Parti socialiste. Donc moi ce qui m'intéresse, c'est d'observer les mutations des partis. Et effectivement, c'est pour ça que c'est c'est ce que j'ai dit tout à l'heure, le Rassemblement national a fait modifier sa doctrine comme à peu près tous les partis, le parti communiste, monsieur Roussell par exemple, euh il prend pas ses ordres à Moscou pour la bonne et simple raison que l'Union soviétique s'est écroulé en 91.
Mais il a changé Fabien Rousell, il est pas un communiste comme étaient les communistes au moment du pacte entre Staline et Hitler. Donc moi, je vais pas faire le procès à monsieur d'être un descendant des vafon SS ou des gens qui ont fond d'ordre nouveaux avec Jean-Marie Le Pen et que je condamne tout à fait. On a le droit d'être dans une organisation politique et intellectuelle qui a muté.
Il vaut mieux avoir des désaccords et c'est ce qu'on va voir peut-être ce soir sur le sujet de la police municipale, des désaccords de fonds sur des sujets de 2026 puisque maintenant on est en 2026. C'est ça qui est intéressant je trouve dans justement on veut avoir vos désaccords. On est prêt.
Voilà, on a hâte d'entendre votre désaccord. Ce soir, on se retrouve sur un débat. Faut-il armer toutes les polices municipales puisque pas toutes les polices municipales sont armées.
Tout dépend du maire. C'est le maire qui décide. de ça.
Donc vous pouvez avoir une ville qui est armée, une autre ville qui ne l'est pas et on débat avec Bruno Clavé, député RN du Pas de Calé et Paul Mélin, essayiste et chroniqueur télé. Et c'est tout de suite sur Sud Radio. Restez avec nous.
Sud Radio, Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai. Sud-adio, parlons VR. Magalie B sur Sud Radio, nous sommes en direct.
Il est 20h29, c'est lundi. Je suis très heureuse de vous retrouver. Vous m'avez manqué depuis jeudi soir.
Voilà, parce que nous, on fait pas d'émission le vendredi et vous me manquez fortement. Donc je suis très heureuse d'être là. Alors c'est notre premier jour de la semaine.
J'espère qu'on aura une belle semaine ensoleillée. En tout cas je vous le souhaite à tous et je suis accompagnée de Mathias comme tous les soirs. Mathias qui est amoureux.
Voilà un grand changement. C'est une nouvelle semaine pour lui. Nouvelle semaine nouvelle année.
Il change de vie. Il n'est plus célibataire. Voilà c'est fait des années.
Ça va nous changer toutes l'émission je le sens. Non. Ça va là tu vas plus draguer personne.
Ah non ça j'ai ça j'arrête. Mais je le faisais parce que toi tu me demandais de draguer. Tu disais mais quel mytho tu me disais pour faire le show.
Drago. En tout cas, je voulais je voulais remercier notre invité ce soir euh monsieur Melin Melin Melin Melin pardon parce qu'il t'a appris qui était Jean Jores. C'est pas qu'un boulevard Magalie, tu vois.
Alors Mathias, je t'explique encore une fois, je le redis, j'ai écrit trois livres tant qu' a fait bestseller. Donc toi, tu n'as fait que des soirées en boîte de nid. C'est vrai.
Voilà. Merci. Au revir.
Allez, bonne année. Non, je [rires] rigole. Il a créé un jeu.
C'est vrai. Un jeu aussi. C'est quoi le jeu ?
Tu r tu perè un jeu de société pour la famille. Combien tu en as vendu ? Deux, ton père et ta mère.
Non, on en a vendu 84000 boîes. Ouais, d'accord. Ah, je te jure.
On a fait une réédition du coup avec ça. Jure ? C'est vrai ?
Ah, je te jure. Sur tout ce que j'ai de plus cher. Tu as vendu 84000 jeux. 84000 jeux ?
Mais donc tu n'as pas besoin d'oseille ? Et malheureusement, [rires] j'ai tout dépensé. Elle était bonne ou pas celle-là ?
C'est parfait. Merci beaucoup. Tu m'as tu m'as tu m'as enjolivé ma soirée. [rires] Alors du coup, on repart sur notre sujet.
Rien à voir. On est complètement à part. On parlait de live tout à l'heure mais c'est l'émission qui part en live chez Ah ouais nous c'est vous savez on sait pas ce [rires] qui peut se passer dans cette émission voyez on a reçu Thomas Guolé un jour en face de en face de Jean Messia c'était quelque chose.
Ouais c'était je vous dis pas puis on a reçu Ouais c'était c'est une émission vraiment spéciale rock and roll avec une programmation comme ça c'est sûr. Ah non mais elle est très sympathique par contre parce qu'on on a des fois des très belles surprises, des fois des très mauvaises et des fois des très belles mais c'est ça qu'on aime. Alors ce soir faut-il armer toutes les polices municipales ?
Alors, je rappelle à nos auditeurs, à tous ceux qui nous retrouvent maintenant là à 20h31 que la police municipale et moi j'ai appris ça grâce à Sud Radio et grâce à l'émission On vit pas dans la même France que les polices municipales suivant la ville et surtout suivant le maire de la ville ne sont pas armés ou le sont c'est-à-dire que vous avez monsieur le député est-ce qu'il y a vous pouvez me citer le nom d'une grande ville qui est armée bah Marseille par exemple Marseille c'est armé et une autre ville qui n'est pas armée une grande ville qui est pas armée Je crois Paris. Non. Bah Paris et ben j'ai envie de vous dire Lance aussi si vous considérez ça comme une grande ville.
OK. Donc Lance par exemple Paris n'est pas armé. Marseille ils sont armé.
Oui. Bordeaux a longtemps pas été armé aussi. Ça a été fait par son maire Eccolo qui vient d'armer la police municipale.
Il y a plus donc le maire écolo a armé la police. Donc c'est le maire. Alors et puis on dit aussi comme nous l'a rappelé Mathias c'est un très grand intellectuel que le maire de la police est le premier policier Oui. de la de la ville. ce qu'on appelle un OPJ, un officier de police judiciaire et il a un pouvoir euh justement de police administrative.
Exactement. Et euh c'est en dans cette qualité là justement de d'OPJ aussi et de ma mais qui a le le le pouvoir un de créer une police municipale et deux de décider si elle est armée ou pas. Donc ce qui veut dire que moi si je deviens maire, je deviens flic.
Ce qui veut dire que Sébastien de Logu devient maire, il devient flic malheureusement. Quelque sorte il devient officier de police judiciaire. Il a il a un pouvoir de police administrative.
Mais après ça ça ça reste ça ça reste une idité ça ça veut pas dire qu'il ne peut pas il peut pas aller faire c'est assez symbolique he il travaille pas dans un commissariat avec des ex pas être armé évidemment ça oui non mais attention parce que il y en a certains qui peuvent se prendre pour des cowboys. Bah après le maire écolo de Bordeaux c'est des pistolets à eau. [rires] Non l'eau c'est précieux.
Attendez c'est du gaspillage. Non des pistolets à bull. Alors est-ce que vous pensez que monsieur le député donc Paul c'est Bruno Clavé notre député. [rires] Ah oui, moi je suis pas député du RN.
Est-ce que vous vous pensez qu'on peut concilier une police municipale armée avec une police de proximité ? Parce que la police municipale, elle est vue comme une police de proximité quand même. Est-ce que vous pensez pas euh la police de proximité c'est celle qui doit inspirer confiance aux citoyens ?
C'est celle qui est qui est proche du des citoyens. Est-ce que ça risque pas de faire peur justement aux gens et de d'envenimer la situation qui est déjà un peu chaude en France ? Bah le rôle premier de la police municipale, c'est d'être une police de proximité.
Mais aujourd'hui, la situation sécuritaire dans le pays est telle qu'il faut qu'il soit aussi capable avant de nous défendre de se défendre. Je vous prends l'exemple par exemple du malheureux attentat de Denis sur la promenade des Anglais. Les primux intervenants étaient des policiers municipaux.
C'est eux qui ont pu neutraliser le chauffeur du camion. Nice est armé. Oui, la preuve.
Également l'attentat à Nice dans la basilique Notredable me semble-t-il. Les prume intervenants sont des policiers municipaux et c'est eux qui ont peu pu neutraliser. Donc vo il y a un intérêt, il y a un intérêt à ce que la police municipale soit armée surtout quand aujourd'hui la police nationale elle-même est en sous-effectif et sous-doté et qui qui a difficulté évidemment à couvrir tout le territoire.
C'est exactement le le cas sur ma circonscription avec le commissariat de l'arrondissement de lance. Aujourd'hui, il manque une centaine d'agents de police nationale et c'est en ça aussi que la police municipale doit remplir aussi ses missions et doit venir compléter aussi l'émission de la de la police nationale. Qu'est-ce que vous en pensez vous ?
Écoutez, moi ce que je trouve un peu embêtant, c'est qu'aujourd'hui les maires sont confrontés à une violence accrue dans un certain nombre de villes-de- que quelque part l'État leur a un peu refilé le bébé club bain de la sécurité. Et donc euh vous avez des maires qui se trouvent confrontés à une insécurité grandissante et qui même si au début c'était pas leur idéologie, leur idéal d'avoir une police municipale armée, par principe de réalité, par pragmatisme, ont fini par doter leurs policiers de pistoler. C'est le cas, par exemple, on en parlait tout à l'heure, du maire de Bordeaux, Pierre Urmique, qui est écologiste et qui devant le constat de la montée de la violence dans sa ville a bien été obligé de doter sa police une police municipale.
Moi, j'ai pas d'opposition de principe à ce qu'on donne un pistolet aux policiers municipaux à condition qu'il soit formé pour l'usage de ces pistolets pour qu'il n'y ait absolument aucune bavure possible parce que c'est un métier. La police nationale est une police qui est bien formée. Je parle même pas de la de la gendarmerie enf je veux pas faire de conflit entre la gendarmerie et la police parce qu'il y en a quelquefois mais en tout cas on a des forces de l'ordre pour être inclusif qui sont tout à fait bien armé.
Donc moi, je pense qu'on a déjà ce qu'il faut. Après, le vrai sujet, c'est la montée de la violence et de l'insécurité dans les villes. Et c'est comment est-ce qu'on la traite en amont.
Euh quand on quand un pays comme le nôtre euh 6e ou 7e puissance du monde en est réduit à à réfléchir à comment armer sa police municipale parce qu'il y a de la violence au coin de la rue, c'est parce que avant de penser au pistolet pour les policiers municipaux, il y a des monceaux de problèmes qui ont pas été gérés. des problèmes éducatifs, des problèmes culturels, des problèmes sociaux, parfois des problèmes migratoires. Et en fait le problème c'est que si on ne regarde le problème de l'insécurité dans nos villes qu'à travers le sujet de la police municipale et de son armement, on passe à côté du sujet et donc effectivement, il faut un bon programme de sécurité beaucoup plus global.
Prenez par exemple une ville comme Paris, c'est une ville monde. Elle vit énormément d'insécurité. Madame Hidalgo a beaucoup été critiquée.
On a dit oui, c'est de sa faute et cetera. Moi, j'ai fait partie de ceux qui l'ont plutôt défendu parce que j'ai dit en fait, elle a pas les moyens. C'est le préfet de police qu'il faudrait engueuler avec des guillemets.
C'était monsieur Nunz à l'époque ou monsieur l'allemand avant lui et cetera. C'est l'État qui est dépositaire de la sécurité à Paris. Les élus locaux, ils font ce qu'ils peuvent.
Et d'ailleurs, j'entends certains à droite qui disent "Oui, mais c'est quand dans les villes de gauche, il y a plus d'insécurité et cetera." En fin de compte, quand vous regardez la plupart des grandes villes françaises, elles ont connu peu ou prou les mêmes vagues d'insécurité. Bordeaux a été de droite pendant des décennies, des décennies avec Alain Jup, avec Jahambrandelmas.
Il y a beaucoup d'insécurité à Bordeaux. Euh à Toulouse, il y a beaucoup d'insécurité. Le maire, il est de droite et il y a beaucoup d'insécurité à Nant et la mer, elle est de gauche.
Donc moi, je pense qu'il faut pas être dans un clivage entre la gauche et la droite sur ce jugélà. Il faut être pragmatique et surtout il faut essayer de réfléchir avant à tout ce qu'on peut faire pour éviter qu'il y ait des gens qui aillent vers la délinquence et vers la violence y compris contre les personnes ou contre les biens. Il faut travailler dans le fond.
Mais j'essaye et je trouve des fois ça manque un peu en politique. Mais est-ce que vous vous êtes euh vraiment dans une réponse simple ? Est-ce que vous êtes pour ou contre que toutes les polices municipales soient armées ?
Toutes, je sais pas. Si par exemple vous avez une ville dans laquelle le maire il observe de façon empirique qui a aucun problème d'insécurité, je vois pas pourquoi la police municipale serait armée. Moi par exemple, j'ai une maison, je suis pas toujours à Paris, la moitié de la semaine, je suis à la campagne dans un petit village.
Il y a évidemment pas besoin d'armement municipal parce qu'il y a juste pas de problème. Donc on va pas faire de la sécurité pour faire de la sécurité. Il y a aussi des villes de 5000, 10000, 15000 habitants dans lesquels que moi je connais bien en France où il y a manifestement pas de problème d'insécurité.
Donc moi ce qui me gêne c'est le toutes les villes de France. Ça n'a pas de sens qu'on fasse des polices municipales armées ciblées dans certaines villes qui subissent des trafics de drogu notamment parce que c'est souvent ça ou des attaques, des menaces d'attentat et cetera, pourquoi pas ? Mais vous savez ça ça appartient au maire et et ça appartient aussi aux habitants de ces villes parce que c'est eux qui votent pour le maire.
Et si le maire dans son programme il dit "Ben moi, je vais armer la police municipale et que les gens y votent, bah Vox Populi, Voxi", hein, c'est la voix du peuple qui s'exprime et donc bah le maire il arme sa police municipale parce qu'il a mandat du peuple après par rapport à un un un pourcentage de de on regarderait le taux de violence dans la ville, de criminalité et là on armerait les gens. Qu'est-ce que vous en pensez ? ce qu'on appelle les chiffres en fait de la délinquence générale qui sont d'ailleurs consultables en ligne par n'importe quel citoyen ministère de l'intérieur.
Exactement. Et évidemment lorsque la situation sécuritaire est-elle dans une ville, je pense que oui, il faut aller vers aujourd'hui un la création d'une police municipale puis la la l'armement mais comme vous dites évidemment faut c'est aussi au candidats ou au maires en tout cas qui ont été élus de le proposer à leurs habitants parce que s'ils sont élus sur ces programmes là évidemment il il faut il faut le mettre en place. Mais au au au au-delà de ça, ce qui ce qu'il faut se dire aussi, c'est que euh derrière simplement ce que ce que pour revenir à ce que vous disiez, c'est que euh oui, aujourd'hui, il y a un problème sécuritaire en France.
Euh si on en vient à devoir créer des polices euh municipales au cit des villes, c'est parce que l'État aussi a failli sur la sur le sur le plan sécuritaire. Mais je pense que l'un aujourd'hui n'empêche pas l'autre. On peut pas se contenter juste de dire ça, de dire bon ben à ce compte là donc on on attend que que le problème se règle et et on verra ce qu'on fait.
Moi, je prends l'exemple de de ma circonscription, désolé, mais Lance encore une fois de plus est la ville dans le Pas de Caléis qui enregistre les pires chiffres en matière de délinquence du département. Trafic drogue, euh vol, violence sur personne, délit, crime et cetera. Donc évidemment aujourd'hui, c'est une demande de la population.
Et quand on veut lutter par exemple contre le trafic de drogue dans certaines cités, il y a une perquisition récemment où ils ont trouvé deux fusils à pompe par exemple. Évidemment, si on voit la police municipale aussi effectuer des cont des contrôles ou des verbalisations notamment sur bah sur les petites incivilités parce que ça va être sur du tap sur du tapage sur des g de projectiles et cetera. Évidemment, on peut pas les envoyer sur des sur des des points de deal sans armes.
Donc c'est aussi une question eux de leur propre sécurité mais aussi après évidemment de de défense et de protection des habitants. On est d'accord avec ce que dit Paul Melin, c'est que pas tout le pas toutes les polices municipales doivent être armées. Mais ça c'est dire ça ça c'est la c'est à la volonté de de chaque maire.
Je veux dire, mais moi jeime aujourd'hui que tous les policiers municipaux doivent être armés parce que s'il existe une police municipale dans une ville, c'est qu'il y a une problématique en tout cas sécuritaire et aujourd'hui la population est quand même en prend une certaine violence. On on le voit et les parfois les crimes, les délits aussi euh sont enfin les auteurs en tout cas sont quand même de plus en plus violents et c'est un moyen pour eux aussi de se de se protéger. Donc moi je pense que oui aujourd'hui il faut pouvoir armer toutes les policies municipales à condition également parce que c'est le conseil municipal qui décide que les finances de la ville le permettent parce que cela aussi peut représenter un coût pour pour la collectivité.
Donc c'est une réflexion à voir pour chaque maire et au conseil municipal de de trancher. Moi ce qui plus généralement me pose question là-dedans pour pas dire problème, c'est que j'ai l'impression qu'il y a une sorte de concours l'épine dans les mairies aujourd'hui. C'est c'est un concours, c'est à qui va essayer d'organiser et je le comprends parce qu'il y a la pression populaire derrière, la politique la plus, si ce n'est sécuritaire en tout cas de surveillance.
On a connu la montée des caméras de vidéosurveillance pendant des années. Il y a 30 ans ou 40 ans. Quand une ville était dotée de la caméra de vidéosurveillance, tout le monde se disait "Mais attends, j'ai pas envie d'être filmé, c'est ma vie privée." On invoquait George Orwell, Aldiwxley, des auteurs comme ça qui avaient imaginé un monde 21e siècle où on serait tous espionnés et tout ça.
Et à l'époque, un certain Patrick Balcani qui était maire de Levallois Peré était un des premiers à avoir mis en place la vidéosurveillance et ça les gens poussaient des cris d'or frais. Et moi, je fais partie de ceux qui continuent à dire "Il faut une main tremblante quand on met en place des mesures de surveillance et de contrôle. que ce soit la société des QRcodes quand on a eu le Covid, c'était un peu ça le débat, que ce soit je crois que c'est Christian Estros, le maire de Nice, qui dit "Oui, il faut généraliser l'usage des drones." Et donc en fait le problème, c'est qu'on on augmente on augmente on augmente tout ce qui peut être mis en place qui est artificiellement parce qu'en plus ça marche pas à long terme sécuritaire parce qu'on se donne l'illusion que ça va fonctionner.
Et moi ce qui me fait peur, c'est que si on continue sur cette pente-là, on finisse un jour, moi j'ai voyagé en Asie du Sud-Est et cetera, comme à Singapour, comme à Hong Kong, comme dans un certain nombre de pays dans le monde où vous aviez des chiens robots policiers qui quand vous avez pas payé votre parcm vont vous hurler dessus. Donc je dis juste qu'il faut faire attention parce que l'illusion du tout sécuritaire et l'illusion de la surveillance généralisée, ça finit toujours par pénaliser les honnêtes gens. C'est comme les sulfateuses à PV.
Vous finissez toujours par être victime alors que vous avez rien fait. Et les vrais délinquents, eux généralement la caméra, le point de ville, ils en ont rien à le point, il se déplace à côté et ils font autre chose. Donc ce qu'il faut, c'est une bonne politique pénale avec des magistrats qui condamnent sévèrement ceux qui font cela et c'est avant des bonnes politiques éducatives, des bonnes politiques culturelles.
C'est là qu'il y a un discours de gauche à mener d'ailleurs, voir d'ailleurs des bonnes politiques migratoires. C'est là qu'il peut y avoir un discours de de droite. Mais en tout cas, voilà, je trouve que faut pas tomber dans l'apparesse intellectuelle sur les mesures sécuritaires.
Alors, on va laisser répondre notre député Bruno Clavé juste après cette petite pause sur Sud Radio. À tout de suite, rester avec nous. Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai.
Sud Radio, parlons vrai. Sud Radio, parlons vrai. Cette semaine, réveillez-vous [musique] avec Patrick Roger dans le grand matin Sud Radio.
Magalberda sur Sud Radio, il est 20h45, nous sommes en direct. On vit pas dans la même France, cette émission qui casse les codes, là où on fait rencontrer de monde qui qui ne se parlent jamais. Les influenceurs, les personnalités publiques qui arrivent à fédérer des dizaines, des milliers, des centaines, voire même des fois des millions de personnes qu'on les aime ou qu'on les aime pas. qui débattent avec les politiques euh qui ont un peu plus de mal à se faire des copains euh sur les réseaux sociaux.
Non, je rigole. Ils sont de plus en plus forts les politiques sur les réseaux sociaux hein. Ah oui ouais ou ils sont plus non, on voit une vraie évolution quand même chez nos politiques en France avec les vidéos TikTok.
On a nos deux number one qui sont dans les deux opposés. On a Jean-Luc Mélenchon et Jordan Bardella. C'est les deux top one TikTok.
Faut s'adapter à à notre époque aussi. Bah oui. Non mais c'est vrai.
Non mais c'est bien. C'est ils ont pas le même âge mais les deux sont performants. C'est vrai hein.
Et oui ben bonne bonne analyse de Floriant en régie. Les deux tout en restant habillé av sont obligés [rires] de faire pour faire des millions de vues. En général faut faire un carnage.
C'est pour ça c'est pour ça que on va pas refaire l'émission de la dernière fois. [rires] C'était quoi ? Je me souvenais plus.
Les influenceurs qui les influenceurs. Ah oui. Ah ouais.
Non non. Ah ben je suis sûr que Bardella pour gagner s'il doit faire mim il fera mim hein. Mais non pas du tout.
Il est prêt à tout. Bah non. Bah comme Mélenchon pareil, les deux les deux c'est des personnalités politiques, ils sont là pour se faire élire hein.
Donc ils sont là pour séduire une communauté et voilà c'est comme ça. C'est comme des influenceurs en vrai entre guillemets. Vous pensez-vous que nos politiques sont de vrais influenceurs ?
Bah ça ça dépend ce que vous entendez par par influenceur mais je veux dire mais les les politiques ont toujours été à leur façon influenceur. Influenceur c'est juste le terme moderne si vous voulez mais c'est est-ce qu'on influence parfois des courants de pensée ? Est-ce qu'on influence les Français par nos idées, nos programmes, nos prises de position ?
Euh oui. Oui. Euh alors euh non, je je viens de je viens de lire le message de Julie, notre programmatrice qui m'envoie par SMS.
Bardella se présente pas patate. Euh, il va se présenter si Julie, qu'est-ce que qu'est-ce qui t'arrive Julie ? Julie, qu'est-ce qui se passe ?
D'ailleurs Julie, gros gros coup de cœur pour vous Paul Mélange, tiens à le dire en direct. Ouais, en live. Julie, si m les couples se font et se défont cette émission, j'ai l'impression.
Ah bah là on est carrément sur la [rires] on va vous ramener Julie. Ah ben on est fort pour les doses comme ça. Julie si tu nous entends.
Mais pour la petite histoire, je suis venu dans cette émission parce que j'ai rencontré Julie dans une pizzéia du quartier et que je je prenais ma pizza avec un de mes copains Nathan etquel je présente l'émission de l'autre côté du pont à France Télévision et elle m'a dit je travaille pour Magalie Berda elle voudrait vous inviter dans son émission et j'étais entre la qu fromage et la sauce piquante. Et j'ai dit ouais on verra. J'ai dit c'est quoi cette histoire ?
Et puis elle m'a un peu harcelé et elle [rires] a bien sûr en elle m'a harcelé on bien tout à l'heure he avant de vous la présent elle m'a pas envoyé des photos si c'est ça votre question c'est un message on a aucun doute on se doute on a aucun doute sur le fait qu'elle vous ait appelé 150 fois l'autre [rires] jour moi je balance un un dosle appelé Patrick Sébastien je vous jure que c'est vrai elle a appelé Patrick Sébastien, elle m'a montré un message. Elle me dit "Mais qu'est-ce qu'il a Patrick Sébastien ?" Je dis "Pourquoi Et là, elle m'envoie la copie des messages et Patrick Sébastien lui dit "Je vous trouve très insistante mademoiselle.
C'est un peu gênant. Je te jure [rires] le pauv cet après-midi. Elle a passé l'après-midi 15 fois à Pierrico Maias quand même he !
Dans 3 mois, on va faire l'émission entre nous. On va se [rires] retrouver en partie politique, toi et moi. Non non, elle est redoutablement efficace.
Je la défends. Repartons sur notre sujet de ce soir. La police municipale doit être armée.
Est-ce qu'il faut armer toutes nos polices municipales ? Et alors la question qu'on vous pose Bruno Clav député RN du Pas de Calé, qu'est-ce qu'il en est de la vidéosurveillance ? Est-ce que pour vous ça peut être une solution de secours pour les villes qui ne sont pas vraiment en danger entre guillemets et de là où on n pas le l'obligation pour vous d'armer la police municipale, est-ce qu'on devrait augmenter les vidéosurveillances ?
Oui. Oui, je crois. Et justement, monsieur Melin disait tout à l'heure qu'il avait peur que finalement ce soit les honnêtes gens qui qui soient victimes.
Mais aujourd'hui, ce sont les honnêtes de gens qui sont déjà victimes de de l'insécurité en France. parce que l'insécurité aujourd'hui a un coût aussi pour les Français parce qu'ils doivent eux-mêmes s'équiper parfois d'alarme, il doivent s'équiper eux-mêmes de de vidéos, de caméras chez eux. Donc l'insécurité aussi est un coût financier aussi pour les Français.
Mais pour répondre à votre question, évidemment la vidéo protection avant de de permettre souvent dans le cadre d'une enquête de retrouver les auteurs de fait, elle a aussi un caractère dissuasif. Je veux dire aujourd'hui les les les délits et les crimes la plupart du temps, sont faits dans des lieux qui ne sont pas surveillés où il a où il n'y a pas non plus de présence policière. Donc oui, évidemment euh c'est important, je crois, d'avoir une vidéo euh protection si possible rattaché à un CSU, ce qu'on appelle un centre de supervision urbain qui permet une surveillance 24/ 24 et 7/ 7 en collaboration évidemment avec la police nationale et les effectifs de police municipales euh qui sont sur le terrain.
Mais évidemment, il y a un intérêt mais c'est mais au-delà du l'action sécuritaire par exemple, il faut pas attendre évidemment que la que la sécurité se dégrade. Je prends l'exemple de la vidéo protection qui peut aussi permettre de lutter contre les dépôts sauvages dans beaucoup de communes qui sont aujourd'hui un fléo aussi. Et donc évidemment, il y a il y a tout un intérêt derrière aussi de de tranquillité publique derrière l'installation de la vidéo protection.
Moi, je vous prends juste un exemple très concret parce que ça répond à votre observation et je le déplore. Vous allez par exemple sur le parvis de la gare du Nord à Paris, vous avez des caméras, sa il y a des piliers avec, vous voyez des petits globes noirs avec des caméras à l'intérieur qui tournent à 360°. Vous avez des agents de la RATP qui patrouillent, qui sont habillés avec des rangers et cetera.
Parfois vous avez des militaires de sentinelles en armes avec des famasses et cetera qui se promènent dans la rue et pour autant vous entendez des hurlements, de la violence, du raquette, des pic pockets. L'autre fois, j'avais pris un verre en face, vous discutez avec les garçons de café, ils vous disent "Nous, on est terrifié, c'est une catastrophe, on se fait agresser et cetera." Donc voyez la la réponse, elle est beaucoup plus profonde en fin de compte et et on peut mettre 50 caméras au mètre carr comme sur le parvi de la gare du Nord.
Si on résout pas le problème de fond qui fait que sur le parvis de la garde du Nord, on manque de se prendre un coup de couteau à chaque fois qu'on y va quasiment. En fait, ça servira à rien. Donc c'est pour ça que je dis que c'est ce qu'on appelle, vous savez, c'est la théorie du pansement sur une jambe de bois.
C'est-à-dire que on est les sociétés occidentales et tout particulièrement l'Europe de l'Ouest, on on a on se surarme mais on surprotège nos villes et pour autant elles ont jamais été aussi insécurisées. Moi mon modèle c'est plutôt jadis, moi j'ai j'ai vécu un peu en Suède dans une petite commune en Suède où il y avait des pots de fleurs sur les fenêtres et cetera. Il y avait pas de barre aux fenêtres, il y avait pas d'alarme et pourtant il y avait pas de délinquence.
Où vous allez en Suisse, c'est la même chose. Pourquoi ? Ou même dans d'autres endroits, la principauté de Monaco, il y a aucun problème.
Il y a plein d'endroits en Europe dans lesquels il y a pas de problème. Pourquoi ? parce que il y a une politique différente en amont depuis des décennies.
Une autre politique éducative, une autre politique culturelle, une autre politique migratoire bien sûr. Mais après c'est tout petit Monaco, on peut pas comparer aujourd'hui Monaco une principauté qui est minuscule, qu'on peut facilement surveiller par rapport à un territoire comme la France. [musique] un pays comme la France mais mais après euh euh est-ce que aujourd'hui euh enfin les caméras de surveillance enfin moi je je prends mon exemple personnel et je pense que ça va parler à beaucoup de français parce que je je reçois beaucoup de témoignages quand on lance les sujets d'actualité mais même les quand vous dites monsieur le député de mettre des alarmes à la maison mais vous savez que même mettre une alarme moi fut un temps j'avais une maison en euh bah j'avais mis des alarmes et 3 jours aprè je me suis fait cambri et et ça venait désinstallateur de l'alarme.
C'est que maintenant on a même peur de mettre des alarmes. C'est ouf parce que on on a même peur de se protéger parce qu'on sait même pas qui en fait. C'est comme les agents de sécurité.
Moi, j'entends beaucoup de célébrités aujourd'hui qui ne veulent pas prendre d'agents de sécurité parce que ils ont peur après des réseaux qui sont derrière et qui finalement vous oblige à être tout le temps sous sécurité parce que si vous n'y êtes plus, bah bizarrement, c'est là où il va vous arriver quelque chose. Donc est-ce que aujourd'hui, moi personnellement, en tant que citoyenne euh française, euh j'ai peur d'aller sur les Champs-Élysées. Donc vous dites il faut essayer de comprendre pourquoi le fond.
Oui, vous avez raison, faut comprendre le fond. Mais on a est-ce qu'on a le temps d'aller chercher le fond du problème ? parce que le fond du problème, il va être long à à régler.
Donc aujourd'hui, est-ce que les gens ont pas envie d'aller se balader sur les champs ? Il y en a beaucoup qui n'y vont plus parce que bah il y a pas de policiers là-bas sur les champs. Il y a pas beaucoup de Mais si vous voulez, c'est mais en fait là c'est c'est deux débats différents.
C'est pourquoi aujourd'hui nous en sommes arrivés et là vous parlez des Champs-Élysées. Pourquoi à avoir peur d'aller sur les Champs-Élysées ? Et l'autre débat c'est de savoir est-ce que oui ou non on doit se résigner et abandonner et se dire bon ben moi à ce compte là la situation est telle donc on va on va faire avec.
Non, aujourd'hui évidemment c'est il y a il y a des il y a des raisons la la qui qui explique cette situation et notamment la question au migratoire aujourd'hui qui est différente de des pays des pays du nord notamment mais aujourd'hui on ne peut pas évidemment régler la question de la sécurité sans régler le problème de l'immigration en France. Et pour revenir sur le sujet le le sujet plus municipal aujourd'hui de toute façon la demande est là et d'ailleurs on le voit dans dans les sondages. La première préoccupation des Français pour les élections municipales c'est la sécurité.
C'est la sécurité. Est-ce que vous pensez que l'immigration c'est le seul problème de la sécurité en France ? Ce n'est pas le seul problème mais c'est une des cause aujourd'hui évidemment de l'insécurité en France.
Il y a évidemment la réponse pénale qui qui est rarement adaptée même si aujourd'hui la loi existe mais encore faut-il qu'elle soit appliquée. Après vous avez la question évidemment des effectifs de la police nationale et du soutien de nos forces de l'ordre que ce soit au niveau du matériel que ce soit de l'humain soit du financier de la logistique et cetera. Évidemment, évidemment.
Aujourd'hui, il y a tout un un tas de choses à améliorer, mais on peut pas se contenter juste de de bah de de faire un constat et de se dire "Bon ben, puisque c'est comme ça, on pourra rien on pourra rien y faire." Donc et la question des alarmes de la vidéo protection, excusez-moi, si c'est pas dissuasif, ben ça permettra d'être au moins répressif. Si vous faites agresser sur les champslysées, bah vous serez bien content que que ce soit filmé, pouvoir déposer plainte et qu'il y a une enquête qu'on puisse retrouver l'auteur des faits par exemple.
Bien sûr. Alors, on va passer tout de suite à notre question flash and cash avec notre jingle. Les questions flash et cash.
Alors, les questions flash and cash, c'est nos questions rapides, simples et efficaces. C'est le moment préféré de nos auditeur. Voilà, je vous pose des questions un peu caches.
Bruno Clavé, fin du squat en Italie. Georgia Meloni fait adopter une loi prévoyant l'expulsion immédiate des squatterurs et des peines de prise en ferme. Pour les squatters, bonne ou mauvaise idée selon vous ?
Bravo, bravo. Il est temps évidemment de faire ça en France, même si je dois avouer que la loi a été modifiée aujourd'hui, que les expulsions peuvent se faire beaucoup plus rapidement qu'à l'époque, mais évidemment, on applaudit dès demain et j'espère qu'on arrivera évidemment vers cela un jour en France. Paul Melin Melin, c'est bon, je le dis bien.
Oui. OK. Emmanuel, [rires] merci, c'est gentil, sauf mon âge.
Emmanuel Macron, est-il le dernier rempart contre les extrêmes ou leur meilleur carburant ? En tout cas, il a été élu à deux reprises et il a gagné. Il a triomphé de Madame Le Pen.
Donc du plus loin qu'il est pu, il a été un rempart efficace. Oui. Pendant son mandat.
C'est vrai ce qu'il dit. Il faut les gens ont voté pour lui parce que premièrement Oui. Bon, il y avait au début un programme et après certains pour faire barrage au rassemblement social, mais je crois que les Français aujourd'hui s'embordent les droits les doigts.
Ils ont bien compris aujourd'hui que le barrage qu'on doit faire, c'est contre le macronisme et contre l'extrême gauche notamment. Alors Bruno Clavé, entre Trump, Macron et Mélenchon, qui incarte le plus qui incarne le plus la crise démocratique actuelle ? Ouh là !
Macron ! OK Paul Mélin, la radicalité de Mélenchon fait-elle gagner ou perdre la gauche ? Elle a fait perdre.
Et dernière question pour Paul Melin, tu as pas lu ? Pour ou contre un date avec Julie ? Ah oui, [rires] pour ou contre un date avec Julie ?
Oui, mais alors pas dans une pizzéria de quartier mais pas à Gar du Nord. Non, elle m'invite au Ritz ou au Mury, un truc un peu bien. Oui oui oui.
Moi je suis un homme des construit, moi je me fais inviter. Oh là là ! [rires] Elle va nous redemander un virement plus vite.
Elle m'a dit qu'elle était hyper bien payée. Je lui ai dit profites pour m'inviter au resto. [rires] Vous nous dites si ça passe en note de frais.
Ouais pas du tout. Si elle demande la note je vais je vais me poser [rires] des questions. Alors merci beaucoup.
Merci Bruno Clavé député RN du Pascalé, candidat à la mairie de Lance je le rappelle et Paul Mélin essayiste et chroniqueur télé. et je vous dis euh une très belle soirée.