"Un inventaire des 10 ans de Macron !" 1.8Md de moins pour les départements, quelles conséquences ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:26OuverteRéponse directe
Quelles sont les conséquences d'une façon générale pour la vie des Français ?
- 3:29RelanceRéponse directe
Est-ce qu'on croit qu'on va gagner la bataille du déficit de l'État en faisant les poches des collectivités ?
- 4:56OuverteRéponse directe
Est-ce que le problème ne vient pas de l'explosion des dépenses sociales ?
- 6:11OuverteRéponse directe
Comment ça va résoudre ?
- 7:29OuverteRéponse directe
Vous demandez donc un droit d'inventaire au gouvernement sur les dépenses allouées aux départements ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:03François SauvadetChiffre
« Le projet de loi de finance pour 2027 prévoit 1,9 milliards d'euros de prélèvement sur les budgets des conseils départementaux. »
- 2:47François SauvadetChiffre
« Le RSA, c'est 12 milliards d'euros. Est-ce qu'on imagine ? Et c'est compensé à peine 50 %. »
- 3:29François SauvadetFait
« On va aggraver la situation des Français. Est-ce que ça va imposer aux départements de faire des économies sur leur propre budget de fonctionnement ? »
- 4:11François SauvadetFait
« On a perdu le foncier bâti qui on ne vit plus que de dotation de l'État. Jamais l'État ne s'est autant recentralisé. »
- 6:50François SauvadetChiffre
« On a scratché 45 milliards sans s'assurer de où on allait trouver et de les faire en dépensant moins. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Le Grand Matin Sud Radio, parle en Cache. Ah, j'aime le son de la petite monnaie qui tombe dans la popoche, ma chère Clara Pierné, aujourd'hui aujourd'hui, on parle justement de cet état qui fait les poches des départements. En tous les cas, c'est ce que dit notre invité dans un instant. Mais d'abord avec vous Clara Piernet, on va essayer de poser les bases du problème. Les présidents de conseils départementaux se réunissent ce mercredi à Reins pour leurs assises annuelles et l'ambiance est loin d'être festive. Ils accusent le gouvernement de leur prendre presque 2 milliards d'euros. Alors, qu'est-ce qui se passe exactement Clara ? Et bien l'association département de France a fait les comptes. Elle a sorti la calculatrice. Le projet de loi de finance pour 2027
prévoit 1,9 milliards d'euros de prélèvement sur les budgets des conseils départementaux. Concrètement, pourquoi ce prélèvement tombe aussi mal ? Qu'est-ce que les départements financent dans notre quotidien ? Il financent beaucoup le social, les enfants placés à l'aide sociale à l'enfance, le versement du RSA, la construction et la rénovation des collèges. On en a beaucoup parlé en marge de la contestation. des lycéens. Il financent également l'entretien des routes, le financement des pompiers avec les 10 sans oublier. Ça aussi on en a beaucoup parlé. Ouais. Et tout à fait et sans oublier les bibliothèques, les musées, le soutien au tissus associatifs et au sport de proximité. Ce sont des missions qui ne peuvent pas s'arrêter du jour au lendemain. Et si les budgets sont
imputés d' 1 milliard 800 millions, c'est quelque part dans cette liste que les coupes vont tomber. Oui. Et les départements ont les moyens de de résister à cela ou ils sont obligés d'avaler cette pilule ? Alors, les départements ne peuvent pas voter un budget en déficit, c'est interdit par la loi. Donc, soit ils trouvent des recettes supplémentaires, soit ils coupent dans leurs dépenses. Et c'est précisément ce dilemme. Jacques Renier sur quelle dépenses, comment et avec quelles conséquences pour les habitants que vous allez voir avec votre invité ? Effectivement et notre invité c'est François Sauvadet, ancien ministre, président de l'association des départements de France et président de la Côte d'Or. Bonjour François Sauvadé. Bonjour. Soyez le bienvenu sur Sud
Radio. Alors euh bah le constat est là. Euh quelles sont les conséquences d'une façon général pour la vie des Français ? Bah écoutez, d'abord d'abord moi j'ai découvert il y a problème de méthodes, j'ai découvert comme vous le budget à la veille de sa de sa présentation devant l'Assemblée nationale et et devant le comité des finances locales et et j'étais absolument sidéré. Enfin franchement chacun connaît les difficultés que nous avons aujourd'hui dans les départements. Pourquoi ? Parce que nous avons une une explosion de la dépense sociale dans le pays, la montée des précarités. Vous avez évoqué le RSA, la protection de l'enfance. Le RSA, c'est 12 milliards d'euros. Est-ce qu'on imagine ? Et c'est compensé à peine 50 %. Donc on va droit dans le mur. C'est
le vieillissement de la population. C'est le sujet, je l'ai dit, l'encident de la protection des enfants avec 11 milliards d'euros et on fait beaucoup. On a on a vraiment essayé de maîtriser nos dépenses de fonctionnement. Ça fait des mois et des mois que j'alerte le gouvernement le dirant en disant "Arrêtez, arrêtez de nous faire des charges supplémentaires." Aujourd'hui, ça représente 70 % de nos budgets. Il reste plus que 30 % pour financer nos 300000 k0000 km de route quand l'État n'en a plus que 9000. Il nous reste plus que 30 % pour financer les pompiers et on nous dit après les pudes cadiculaires, faut faire plus. Et on nous prélève un milliard 8 sans même nous en parler préalablement. Mais on est dans un monde de fou. H François, moi j'ai vu le premier ministre cet été
depuis Silence radio. Enfin franchement, est-ce qu'on croit qu'on va gagner la bataille du déficit de l'État en faisant les poches des collectivités, notamment les poches des départements ? J'arrive même pas à comprendre. On va aggraver la situation des Français. Est-ce que ça va imposer aux départements de faire des économies sur leur propre budget de fonctionnement ? Mais on écoutez, des économies de fonctionnement, ça fait 10 ans qu'on les fait. Ça fait 10 ans que que le gouvernement nous nous pressure. Ça fait 10 ans qu'il nous a supprimé la la taxe d'habitation. Donc on a perdu le foncier bâti qui on ne vit plus que de dotation de l'État. Jamais l'État ne s'est autant recentralisé. Jamais il a autant dépensé. Jamais il nous a imposé autant de dépenses et il y a jamais eu autant
d'insatisfaction. Moi, je revendique je revendique vraiment aujourd'hui un état des lieux sérieux. Ouais et faire plus dans je sais pas du tout comment faire parce que on verse des prestations dont nous ne fixons pas le montant. Oui. Et l'État nous laisse bien seul. Quelles sont les les conséquences concrètes précisément ? J'ai cru comprendre que les sonnes étaient face à un certain nombre de difficultés et aller prendre des mesures radicales. Les les vient d'annoncer qu'elle pourra pas boucler son budget. Évidemment, si on lui prélève encore plusieurs dizaines de millions, il annonçait qu'il ne financerait plus le RSA. Je sais pas comment ça va se passer. Il va y avoir un recours sur le budget, peut-être une mise sous tutelle du budget, mais c'est pas ça qui va régler le problème de la
France. On a la Gironde qui ont en très grande difficulté. On a l'INE, on a on a les Ardaines comme on va faire. Je je dis on va aggraver la situation de notre pays au lieu d'avoir un dialogue franc. Le problème du budget de l'État aujourd'hui, c'est qu'il se défausse sur les collectivités d'une part et que d'autre part, il a laissé flotter la dépense sans se réforme. Mais on a un état obèse. Que voulez-vous que je vous dise que Ben justement euh François Sauvadé, est-ce que le problème ne vient pas de l'explosion des dépenses sociales puisque c'est à la charge des départements et que comme vous le disiez à l'instant, c'est pas vous qui votez ces montants en réalité, vous les subissez. Bien sûr. Alors en même temps, on est une situation paradoxale. On est
mieux on est le mieux à même de les verser parce qu'on est plus proche de nos compatriotes. Donc on peut les accompagner, connaître leur situation et en même temps, on n fixe pas le montant et on n pas la ressource correspondante. Donc moi, je l'ai dit depuis plusieurs années, on va droit dans le mur. Quand vous entendez à l'Assemblée nationale des députés qui disent "On peut pas aider les départements au motif que la CQ est en faillite, mais ça veut dire que la soutenabilité de notre système est elle-même compromise. Donc on va sauver les meubles en disant on va ponner les départements mais on va graver la situation du pays. C'est ça. Et il n'y a pas eu de dialogue. C'est incompréhensible. Je vais vous dire ça fait 30 ans, j'étais j'étais une vingtaine d'années députés. Je n'ai
jamais vu ça. Ouais. Comment ça va résoudre ? J'ai même j'ai même eu envie de lancer une nouvelle de relancer l'émission perdue de vue pour retrouver le premier ministre et et certains membres des gouvernements pour nous dire un peu pour qu'on a un échange, on gagnera pas la bataille du destin de la France en opposant les collectivités qui sont plus près de nos compatriotes et l'État qui qui regarderait tout ça en disant bah oui, on est en difficulté. On est en difficulté à un moment donné ça fait 10 ans qu'on alerte. J'imagine que le premier ministre vous opposera le fait que tout simplement lui il a il a 54 milliards d'euros à trouver. et que il faut bien aller les chercher quelque part. Mais mais tout le monde est conscient de la difficulté du pays parce que nous la
vivons tous. Nos compatriotes le vivent au quotidien. On a une conjoncture internationale complexe, le prix de l'essence, on le vit. C'est pas la peine de nous expliquer que ça va mal et on le constate. Simplement ce que je dis. On a perdu beaucoup de temps. On a proposé des solutions. On a proposé que l'État se recente sur ses missions qui veulent pas normer et cetera. en disant "On a fait le contraire de tout ce qu'on fait les pays européens. On a continué de recentraliser là où il aurait fallu rapprocher euh euh l'argent public du citoyen pour le rendre plus utile et plus efficace. Que voulez-vous que je vous dise ? Ça fait 5 ans qu'on le raconte, maintenant on peut pas rester dans cette situation. Moi, je réclame je réclame d'ailleurs un droit d'inventaire
aujourd'hui des 10 années Macron. Alors là, c'est un droit d'inventaire. Moi, j'ai pas demandé la suppression de la taxe d'habitation. C'était 45 milliards de ressources qu'on a scratché. On a scratché 45 milliards sans s'assurer de où on allait trouver et de les faire en dépensant moins. Résultat des courses, en 5 ans, on scratche pratiquement 200 220 milliards. Enfin, François Sauvé François Sauvadé ce matin sur Sud Radio, vous demandez donc un droit d'inventaire au gouvernement sur les dépenses euh qui sont allouées au au département. Absolument, absolument, absolument. Je vous l'ai dit, hein. Euh moi je je et personne ne peut dire qu'il ne sait pas. J'ai j'ai vu pendant l'été tous les membres du gouvernement, j'ai enfin pas tous mais ceux qui sont concernés, j'ai
vu pendant l'été, j'ai adressé un message à tous les parlementaires, les rapporteurs généraux. Donc personne pourra dire "On savait pas, on éétait pas alerté qu'on va droit dans le mur." Moi, je Ça fait 4 ans que je le dis, c'est clair. En tout cas, le diagnostic qu'a fait votre journaliste est un diagnostic extrêmement précis. Exa. Si on continue comme ça, je vous le dis, on va mettre la clé sous la porte des départements. Merci François Sauvadé, ancien ministre et président de l'Assemblée des départements de France et président de la Côte d'Or. Et vous rappelez à notre micro et vous annoncez à notre micro que vous réclamez un droit d'inventaire au gouvernement. Yeah.
François SAUVADET