Anne Lacaton & Bernard Blanc: La seconde vie des Grands Ensembles
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 91 %Attaque 6 %Défensif 3 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:20:18OuverteRéponse directe
Avez-vous des questions ?
- 1:21:01OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui se passe avec les autres bâtiments ?
- 1:21:46OuverteRéponse directe
Quelles préconisations pour les projets suivants ?
- 1:37:51OuverteRéponse directe
Contexte national : la France est centraliste, comment cela influence-t-il votre activité ?
- 1:45:44OuverteRéponse directe
Ces transformations sont-elles liées à une certaine échelle ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 24:05Fait
« dans les années 60 70 c'était c'était une sorte de nouveaux modèles qui était qui était valorisé par tous y compris par les cinéastes puisque jean luc godard donc cinéastes de la nouvelle vague a fait des films pour montrer que à quel point c'était prometteur d'une d'un mode de vie nouveau »
- 24:46Chiffre
« l'état en france a lancé une une politique nationale extrêmement importante avec un énorme budget qui qui était presque 30 milliards d'euros pour démolir et reconstruire à peu près 200 mille logements »
- 26:12Fait
« pour nous c'était quelque chose de là c'est inacceptable et on a voulu travailler sur le sujet évidemment en partant comme d'un principe qui avait la même radicalité que la démolition qui était de dire ne jamais des molières »
- 41:00Chiffre
« le coût de la transformation est environ 50000 euros en travaux pour par logement là où la démolition reconstruction aurait coûté 150 milles »
- 41:00Chiffre
« sans intervention technique sur les installations autre que nettoyer les chaudières etc a conduit à diviser par trois la consommation primaire d'énergie »
- 1:01:13Bernard BlancChiffre
« le g h i à lui tout seul va engloutir plusieurs années de ce budget de maintenance »
- 1:01:55Bernard BlancChiffre
« le financement se fait par des emprunts que nous contractons nous donc nous nous endettons auprès de la caisse des dépôts et consignations qui est une banque qui accompagne le logement social la hauteur de 22 millions 5 »
- 1:02:37Bernard BlancChiffre
« le coût de construction d'un logement neuf aujourd'hui à bordeaux c'est 140000 euros »
- 1:09:03Bernard BlancChiffre
« le loyer moyen sur le g h i o moment démarre les travaux c 393 euros pour un t3 d'une surface de 64 mètres carrés »
- 1:09:40Bernard BlancChiffre
« coût total 88 millions rien que pour faire ça je n'ai fait que détruire 530 logements reconstruits 530 logements »
- 1:09:03Chiffre
« le coût de construction d'un logement neuf aujourd'hui à bordeaux c'est 140000 euros »
- 1:09:40Chiffre
« 74 millions pour uniquement reloger des gens à qui j'ai cassé leur logement »
- 1:09:40Chiffre
« coût total 88 millions rien que pour faire ça »
- 1:10:20Fait
« c'est ce qu'on appelle dans notre jargon nous une vache à lait »
- 1:11:01Fait
« le plan local d'urbanisme autorise à construire sur le site il me dit 140 logements pas plus »
- 1:12:24Chiffre
« on a eu tous des australiens des chinois des combien des finlandais des suisses »
- 1:13:53Chiffre
« le montant de loyer il était là au départ aujourd'hui c'était il ya quatre ans et à la sortie donc 276 euros pour un type 2 »
- 1:13:53Chiffre
« il sort après travaux de réhabilitation à 285 euros avec 40 mètres carrés supplémentaires »
- 1:14:37Fait
« je peux partager avec les habitants le gain que je vais obtenir sur les économies d'énergie »
- 1:15:21Chiffre
« quand je regarde ça sur 50 ans dans la trentième année je gagne à nouveau de l'argent »
- 1:39:18Fait
« on est centralisateur on est pire que ça c'est à dire que au central du central il y a un truc qui s'appelle les grandes écoles l'ena »
- 1:41:23Fait
« je suis le premier en france à sortir des logements sans chauffage c'est strictement interdite »
- 1:42:08Fait
« je suis la preuve vivante qu'on peut s'en sortir vivants »
- 1:42:53Fait
« la loi ELAN qualifie le logement de biens marchands »
- 1:48:33Chiffre
« le g h i était 530 fois la maison latapie sa vie »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonsoir, messieurs et mesdames. Je suis très ému par cette attention publique pour cette conférence. Ca va être en français aujourd'hui, il y a la traduction simultanée. J'espère que tout le monde a un appareil qui voudraient avoir un. C'est en français, évidemment, parce qu'on a deux personnalités qui viennent de la France, mais aussi parce que c'est un événement qu'on a organisé ensemble avec les journées de l'architecture du haut Rhin. C'est un festival d'architecture qui se tient maintenant
dans cette région trinationale. C'est un effort assez important culturel de réunir la Suisse, la France, et l'Allemagne dans une activité pour célébrer l'architecture, et donc on est heureux de pouvoir faire ça ensemble. Est donc là les journées de l'architecture sont un de nos partenaires pour ce soir l'autre partenaire qui est très important c'est le Fondation Hans et Renée Müller-Meylan, ici de Bâle, qui donne une donation très généreuse pour ce genre de conférences qu'on fait une fois par an, et c'est quelque chose qu'on a fait la troisième fois maintenant et on va et on voudrait bien le continuer. Donc je remercie ses deux partenaires qui nous aident à faire cet événement aussi. Aussi la Markthalle, c'est un beau lieu qu'on aime beaucoup et qui est parfait pour ce soir parce qu'on peut manger un truc après ou boire un coup ensemble et surtout c'était est une c'est une quantité de gens qu'on n'aurait pas pu abriter chez nous au Musée d'Architecture
Suisse, aussi parce que l'exposition qui tient lieu en ce moment vraiment prendre tout l'espace qu'on a dans cette exposition transforme pour ceux qui les ont vus il ya un projet un pur gt3 qui est le sujet de cette soirée aujourd'hui c'est la transformation de 5 130 appartements dans un grand ensemble à bordeaux qui s'appelle le quartier du grand parc comme si l'on en fait trois bâtiments qui s'appelle avec la poésie bureaucratique française de l'administration vraiment incontournable g h i donc ce sont les bâtiments g h i qui qui sont il n'y a pas de non plus plus poétique pour ça alors que c'est un projet extraordinaire c'est un projet que j'ai choisies pour montrer dans cette exposition par uniquement parce que c'est un projet en soi qui était intéressant mais parce que ça représente ce qu'on appelle un cast a dit ça veut dire ça faisant après représente un modèle qui est abstraite comme pourrait comporter abstraite et faire abstraction de sa location
concrètes et appliqué aussi ailleurs c'est un projet qui a proposé avec un grand succès comment comment on pourrait vraiment réhabiliter des bâtiments délaissé des années 60 et 70 construits après guerre pour le logement social c'est une 7 7 1 c'est une mission très importante ces bâtiments mais c'est aussi c'est une sorte de s'éteint c'est une typologie vraiment délaissé aujourd'hui et qui très souvent soula souffre d'un problème de démolition et aujourd'hui on va avoir deux présentations sur ce projet qui sont probablement très différente parce que s'est donnée par deux parties prenantes très différente dans ce processus pour une fois c'est un des architectes anne lacaton il faut noter que c'est un projet qui est fait par trois agences danger sur celles à 81 cents très directe rio et christophe hutin parce que c'est un grand projet anne lacaton va présenter la stratégie horticultural de ce projet et d'autre part on a lieu le client de ses projets mais aussi le
propriétaire des bâtiments c'est bernard blanc qui est directeur de la société de logement aquitanis qui je crois commandes à peu près 20 milles une petite habitation sociale à bordeaux donc c'est un c'est vraiment une grosse société et c'est lui qui a vraiment pris la décision d'appliquer cette approche de la catho massa qui sont acquis sont essayés de qu'ils ont réalisés avant déjà dans d'autres projets comme tout pour les prêtres voilà prête voit les prêtres et aux quais à paris et qui a donc fait la
décision très importante de réhabiliter ces bâtiments et ne pas démolir parce que c'est important de savoir que en france aujourd'hui et à une politique de l'état qui qui donne de l'argent aux propriétaires des bâtiments hlm à les détruire et reconstruire dans un autre bâtiment c'est un peu ça quand on connaît ici sous le terme de m that's my baby drôle drôle drôle de nom mais c'est un c'est un vrai phénomène et c'est un vrai problème et j'ai trouvé ça très important d'avoir les deux aujourd'hui de parler sur sur les différents aspects
de la stratégie architectural mais aussi au même titre d'importance la stratégie de développement et financière qui nécessaire pour vraiment rendre possible un projet comme ça donc d'abord on aurait un carton pour nous montrer l'espace et la logique du projet dans un sens architectural et après berne en blanc qui va nous montrer la magie des mythes des chiffres mais ces dames c'est anne lacaton merci beaucoup pour votre présence ici ce soir donc je vous présenter ce soir le sur le thème faire avec qui est évidemment une démarche complètement préalable à la transformation aujourd'hui il est très important de de porter attention de prendre soin d'interpréter de transformer l'existant et surtout de le regarder avec un nouveau regard pour comprendre ces valeurs et pour révéler ses qualités chaque situation dans la ville est une opportunité pour réinventer réinventé l'espace réinventer les façons d'habiter et nous nous
voulons jamais voir l'existant comme comme un problème ou comme une contrainte est au contraire nous pensons que chaque lieu permet l'invention et l'imaginaire que toutes les contraintes peuvent être retournés positivement mais que pour cela il faut savoir regarder il faut savoir observer analyser voir l'existant avec un oeil positif pour révéler ses valeurs et pour ceux demandés au lieu de le condamner au lieu de le rejeter ce que l'on peut faire avec comment on peut le réutiliser l'existant constitue le préliminaire de beaucoup de nos projets
transformer utiliser ce qui existe déjà veut dire aussi que il faut observer attentivement de l'intérieur aussi près que possible de la situation et ne pas porter seulement un regard extérieur et pour juger additionnez joindre à grandir superposés augmenté l'existant les structures existantes est toujours plus intéressant que toujours partir de zéro partir de rien le projet invente alors une nouvelle situation qui est enrichie des histoires précédentes et de tous les couches précédentes où les estrades précédentes et nous croyons beaucoup en
architecture et en urbanisme parce que pour nous c'est la même chose nous croyons beaucoup dans l'importance de la superposition superposer les situations superposer les temporalités superposer les usages permet de basculer dans un troisième lieu et ce troisième lieu est toujours beaucoup plus intéressant parce que il promet d expérience que l'on doit explorer faire avec ce qui existe avec les gens avec le climat avec les arbres avec les sols les bâtiments avec tout ce qui est déjà là avec l'économie pour faire plus et pour faire moins et pour faire plus avec moins
pardon alors avant d'arriver au projet de transformation que andreas a évoqué faire avec ces c'est avec tout ce qui existe avec les arbres avec les sols avec la nature et ça c'est un projet que qui ya déjà vingt ans qu'on a à fait dans une sur le bord de la mer en dans le sud ouest de la france est ce que nous avions entre les mains c'était cette forêt avec une avec une dune avec cette fantastique vue sur la mer et le sujet c'était de construire une maison dans cet endroit fantastique donc évidemment la première inquiétude c c'est déjà extraordinaire et la seule chose qu'on peut faire c'est en dommages et donc comment faire avec un extraordinaire pour au minimum ne pas l'endommager donc très vite la décision a été de dire déjà on ne coupera aucun arbre il faut s'arranger à construire avec les arbres avec le sol et donc la maison c'est une c'est une structure d'éléments métalliques très léger de maximum 3 4 mètres qui pouvait être porté par les par les ouvriers avec des fondations comme des aiguilles qui ne sont pas reliées entre elles la liaison se fait par la partie
supérieure de manière à pouvoir construire entre les arbres sans dégrader le sol et sans dégrader sans couper les arbres et après donc la maison est surélevé pour profiter au maximum de la vue et pour faire avec cette situation qui est fantastique et pour faire en sorte que l' architecture au fond ici là pas de elle n'a pas besoin de démontrer pour exister parce que le paysage est déjà exceptionnel et qu'il suffit de se glisser dedans avec délicatesse faire avec le climat c'est aussi très important pour tirer avantage des ressources naturelles pour ce pour économiser l'énergie et en même temps
pour produire plus de confort et plus de qualité de vie parce que c'est important de toujours équilibrer la contrainte part du bénéfice par du plaisir donc faire avec le climat si on veut pas le le faire dans un esprit de protection de lutte contre le climat comme souvent les normes et les règles nous l'imposent c'est plutôt de se demander comment on peut prendre ce que le climat nous offre et là il vaut mieux se tourner vers l'agriculture pour regarder comment les les paysans les agriculteurs se sert du climat pour l'utiliser et non pas pour
considérer qu' il faut se protéger donc les serres horticoles qu'on a étudié depuis que on faisait les études comme étudiant en architecture parce que il y en avait beaucoup dans notre environnement et ça nous semblait quelque chose de très très intelligente par rapport à la gestion du climat là la température la lumière naturelle et pour tout dire un peu à l'opposé de la façon dont on construit les bâtiments plus les serres sont légères plus c'est intéressant pour les cultures de fleurs de légumes alors qu'aujourd'hui les bâtiments doivent être de plus en plus lourd de plus en plus épais de plus en
plus fermé de plus en plus isolé donc pour nous ç'a toujours été une grande leçon qu'on a essayé d'appliquer à des bâtiments comme la première maison que nous avons construite il a 25 ans à bordeaux donc qui de manière assez intuitive en fait fabriquer un espace à partir de la façon dont on pouvait à la fois profiter au mieux de la nature de du climat environnants mais en faire de l'espace et non pas en faire une technologie donc c'est une maison qui très économique qui proposait 180 m² à l'époque pour
soixante mille euros ou plus tard très près d'ici à mulhouse du logement social ou pour pour proposé de doubler la surface standard des logements qui nous était demandé est bien utilisé des structures de serre sur sur des plateformes en béton de très grande portée nous permettait de produire de très grands volumes avec des qualités spatiales mais aussi des cadres des qualités climatique dans lequel on pouvait installer des logements alors en utilisant toutes les techniques qui sont développées par les serres qui sont là la ventilation naturelle de de très grande ampleur
les ombrages parce qu'il faut aussi se protéger du soleil les rideaux thermique derrière les façades vitrées tout ce système qui permet aussi d'agrandir l'espace a habité et de proposer ces surfaces qui ont à la fois donc plusieurs fonctions une fonction d'habitations mais aussi une fonction climatique de d'économie d'énergie ou dans des ensembles collectifs ou ici on a peut-être moins cette facilité d'utiliser les serres mais on n'a pu transformer le principe des serres en jardin d'hiver d'une autre d'une autre nature mais c'est aussi possible avec des bâtiments publics comme ici une école
d'architecturé dans la ville de nantes en france ou à peu près la moitié des volumes sont des volumes des espaces intermédiaires qui complète le programme donc le programme le programme c'est ce qui est vert et l'espace climatique tampon c'est ce qui est en bleu et donc la combinaison de ces deux nous permet de à la fois d'agrandir la fonction est de proposer de l'espace qu'ils soient complètement libre de tout programme donc ouvert à l'appropriation et à la fois donc des espaces très utile parce qu'ils introduisent une température intermédiaire entre dehors et dedans et donc on minimise les besoins pour pour
le chauffage faire avec c'est aussi les tous ces bâtiments abandonnés dont on se demande toujours ce qu'on peut faire avec donc ici c'était un immense hangar dans le port de dunkerque redonner la vie réinventer des usages ce bâtiment avait été a été abandonné il ya plus de 20 ans et c'était ici le la halle où les les derniers assemblage des bateaux se faisait avant qu'ils partent vers la mer donc un bâtiment très emblématique dans la ville de dunkerque qui n'a pas été démolie aps justement parce parce qu'il représentait quelque chose dans la mémoire mais son il n'y avait plus aucun usage donc ce
qui nous était demandé dans le concours c'était de remplir ce bâtiment avec un programme pour l'art contemporain donc avec à peu près 7000 m² pour à la fois des réserves est à la fois des espaces d'exposition mais quand on a visité ce lieu l'espace nous a paru extrêmement exceptionnel et on s'est dit que de manière la première intuition a été de se dire c'est très dommage de perdre cet espace qu'est ce qu'on peut faire avec si on s'imagine et installer des planchers tous les 4 m l'espace était perdu et est donc ce qu'on a proposé c'était de de garder l'espace mais de le
doubler avec une construction nouvelle qui permettrait de réaliser le programme donc les réserves les salles d'exposition et de pouvoir garder l'espace et le bâtiment tel qu'il est avec ce potentiel d'usagé donc pour y faire des expositions de très grande ampleur et de le garder sans sans beaucoup de travaux parce que il était en bon état donc juste quelques quelques travaux de sécurité de d'électricité et de faire à côté exactement le double où là on pouvait installer toutes ses fonctions dans la meilleure configuration possible et et sans avoir à perdre les qualités de l'autre faire avec l'existant c'est
aussi considérer que c'est une c'est une opportunité de profiter des qualités et aussi une invitation à changer la façon de faire les masters planning ici on est toujours en france dans une une ville de l'ouest de la france et il y avait ce grand terrain avec une forêt presque native c'est à dire une forêt presque originel mais dont on pouvait voir en regardant les cartes google que sur les 25 dernières années elle ne cessé de régresser de diminuer est ce qu'on nous demandait de construire sur ce grand terrain c'était
250 maisons donc le rapid exercice de faire 250 maisons sur le terrain conduisait a évidemment à faire la place nette enlevez tous les arbres et à construire 250 maisons alors qu'on était dans un lieu extrêmement beau avec tous ces arbres avec aussi une des oiseaux des quelques bâtiments qui restaient mais complètement abandonnés et dans le concours finalement on n'a pas voulu faire cette cette intervention et on a proposé plutôt de dire on va pas faire des maisons va faire des collectifs pour être plus efficace essai collectif on va aller construire à 12 mètres au dessus
du sol de manière à garder entière la forêt existantes et à permettre 12 m ça permettait à la forêt de garder son intégrité et de continuer à se redévelopper le sol rester publique c'est à dire que les usagers habituels de la forêt pouvait continuer à venir et par un principe d'escalier et de coursive on pouvait distribuer les les logements quelques ascenseurs de temps en temps et pouvoir créer ainsi les 250 logements qui pouvait nous nous c'est nous qui devait être fait sur ce terrain parce que malgré tout on est en ville et que la nécessité de construire des logements
est aussi quelque chose qu'il faut prendre en compte mais comment concilier ces deux contraintes garder à la fois ces espaces naturels mais à la fois densifier et construire donc malheureusement le concours n'a pas été gagnée mais c'est ça ça reste et une pour nous un projet une très belle expérience sert avec quelquefois aussi c'est d'abord observer ce que l'on a ici c'est une petite place à bordeaux et dans le cadre il est à peu près 20 ans dans le cadre d'une opération de de la ville de bordeaux sur l'aménagement des
places le thème et l embellissement des places publiques donc il nous était demandé de travailler sur l'embellissement de cette place et là encore la visite sur les lieux nous nous avons été assez sensible au fait qu'on ressentait déjà quelque chose de très très fort en visitant la place donc on a pris quand même les quatre mois de du du temps du projet pour venir revenir et pour essayer de comprendre qu'est ce qu'il faisait la beauté ressenti de la place et quelles pouvaient être les éléments qu'on pouvait embellir et finalement après quatre mois on est revenu devant
la commission à la ville de bordeaux et on a expliqué avec un argumentaire que à la question embellir la place notre réponse c'est de dire la place est déjà belle en donnant tous les arguments larchitecture les usages les sols la végétation est donc le projet que nous proposons est de ne rien faire et c'était important de dire que c'est un projet et que ce n'est pas un refus de faire alors pour venir aux sujets plus près si deux des grands ensembles faire avec les grands ensembles de logements les blocs qui pose aujourd'hui à peu
près partout des sujets d'interrogation parce que il arrive après 40 ans 50 ans à une période d' obsolète sens où quelque chose doit être fait donc transformé réutiliser mettre à niveau à grandir réinventer faire plus avec moins alors cette ce travail par d'assez loin pour ce qui nous concerne depuis très longtemps lorsque déjà à bordeaux il y avait eu 1 une démolition d'un d'un premier grand ensemble qui avait une qualité reconnue et que sans savoir pourquoi une une sorte de dégradation a été organisé de manière à montrer que rien n'était possible et que un jour on arrivé à une
situation tellement dégradées qu'il n'avait pas d'autre solution que le démolir et puis pendant toutes ces années et notamment dans le début des années 2000 sur toutes ces et ces grands ensembles dont on a en france un très grand nombre mais pas seulement en france je crois que toutes les villes dans le monde ont construit ce genre de deux cités ici c'est la courneuve à côté de paris qui est le premier grand ans le premier grand ensemble construit dans la banlieue de paris et ce qui est intéressant c'est que dans les années 60 70 c'était c'était une sorte de nouveaux modèles qui était qui était valorisé par tous y compris par
les cinéastes puisque jean luc godard donc cinéastes de la nouvelle vague a fait des films pour montrer que à quel point c'était prometteur d'une d'un mode de vie nouveau donc ce film s'appelait deux ou trois choses que je sais d'elle avec marina vlady et ce film était exactement tourné à la courneuve là où aujourd'hui enfin ces grands ensembles avaient été construits mais aujourd'hui voilà ce qu'on fait à la courneuve voilà ce qu'on a fait à la courneuve c'est à dire l'état en france a lancé une une politique nationale extrêmement importante avec un énorme budget qui qui
était presque 30 milliards d'euros pour démolir et reconstruire à peu près 200 mille logements donc avec ce budget qui était absolument colossal ce qui représente à peu près pour chaque logement une somme de cent cinquante mille euros ou 180000 euros pour la démolition et la reconstruction alors que dans le même temps dans un certain nombre de villes on n'arrive pas à produire assez de logements pour les demandes de logement notamment de logement social donc c'est vrai que le désenchantement qui a suivi les les années 70 parce que ce désenchantement il a été produit par un manque
d'attention a terminé ces villes c'est à dire que une fois les constructions fait il n'y a pas eu autre chose c'est-à-dire n'y a pas eu les équipements il n'y a pas eu les transports et petit à petit tous les gens qui croyaient à cette mode de vie qui avait les moyens d'aller ailleurs son parti et c'est devenu donc les lieux où finalement seuls les gens qui n'avaient pas la possibilité d'aller ailleurs sont restés donc avec des dégradations successives et aussi mais des dizaines de politiques nationales qui ont cherché à faire quelque chose absolument sans succès est donc la dernière qui était la démolition donc nous on a voulu c'est évident que pour nous c'était c'est un peu terrible en
fait en tant qu architecte de se dire que quelque chose qui a été construit à 40 ans 50 ans qui était une sorte de l'exemple de la modernité aujourd'hui après 40 ans soit tellement horrible que la seule solution c'est de démolir donc c'est pour nous c'était quelque chose de là c'est inacceptable et on a voulu travailler sur le sujet évidemment en partant comme d'un principe qui avait la même radicalité que la démolition qui était de dire ne jamais des molières donc on voulait aussi se mettre dans la radicalité opposé de la transformation donc on a travaillé aussi sur cette idée comment alors encore une fois en commençant par garder le positif c'est à
dire qu'est ce qu'il ya de positif dans ces lieux et comment on peut garder ce positif et simplement simplement changer ce qui ne va pas ou améliorer ce qui n'a jamais été fait et donc on s'est aperçu que très souvent et bien dans ces cas là en fait on avait pensé à l'urbanisme on avait pensé à construire vite mais finalement quand on arrivait au dernier stade de l'espace du logement il y avait plus de réflexion c'était fini c'est à dire on faisait des unités des unités sens sans réfléchir à la qualité mais c'est pas perdu merci
mais la situation n'est pas perdu et en fait avec quelques opérations de transformation ouvrir les façades apporter des balcons on voyait bien qu'on pouvait transformer de manière très simple et assez économique ces questions là donc pour nous ça a été un sujet d'étude très important depuis plus de plus de 10 ans mais ça aussi rencontrer parce que transformer c'est pas seulement mettre les façades au goût du jour c'est pas seulement changer les équipements c'est aussi se demander comment la qualité d'habiter doit être et là ça rejoignait d'autres intentions sur la qualité de vie ou pour nous
chaque logement devraient avoir les mêmes facilités qu'une villa qu'on soit au sol où qu'on soit en hauteur ça devrait être la même chose alors qu'est ce qui fait la différence entre un logement standard et une villa bien c'est un peu ces schémas donc à gauche le logement standard donc une cellule minimum et à droite c'est les choses qu'on devrait ajouter pour que ça devienne vraiment une ville assez d espace additionnel des jardins d'hiver des terrasses des balcons avec une évaluation qu' il faudrait au minimum 50 % de surfaces additionnel pour que ça devienne quelque chose de bien et puis tout ça il faut aussi le connecter parce que dans un logement
traditionnel on a qu'une façon de de se déplacer dans l'est dans l'espace le couloir et puis les chambres et puis le séjour alors que dans une maison on peut tourner autour on peut passer d'une pièce à l'autre par le jardin et donc c'est un fait intéressant pour nous de de chercher à trouver ses qualités dans le logement et d'ailleurs y compris dans la transformation du logement et puis aussi cette cette générosité qu'on peut apporter en ajoutant de l'espace elle permet aussi de traiter autrement la question de l'énergie au lieu de rapporter de l'isolation sur les façades comme on peut le faire sur la gauche
c'est-à-dire collet en isolant si on fabrique un espace au tour en qualité intermédiaire est bien ancrée conomie d'énergie donc on arrive à ce principe de la transformation pour ouvrir à grandir donner plus d'espacé plus de lumière mais aussi beaucoup plus de liberté d' usage donc le projet là c'est celui que andrea soubie a présenté tout à l'heure c'est de projet à bordeaux la cité du grand parc les trois immeubles g h i en réalité le g c'est la première lettre du musicien gounod le hc la première lettre du musicien haendel et le xla premières lettres du peintre ingres donc en fait c'est un raccourci mais c'est une époque où on aimait bien donnée aux bâtiments des noms de poètes des noms de des noms de musiciens donc ici le sujet était le était un peu le même et bernard blancan donc qui était notre maître d'ouvragé qui est ici aujourd'hui pour expliquer sa sa part des choses étaient est aussi le directeur de l'office hlm qui est propriétaire donc de la communauté urbaine de bordeaux qui est aussi
propriétaire de ces bâtiments alors ces bâtiments il ya eu beaucoup de questionnements de la ville pour les démolir c'était l'intention bernard blanc a réussi à convaincre le maire de bordeaux alain juppé de ne pas les démolir et de les conserver et donc derrière de faire un concours pour eux pour les transformer donc c'est une dans la ville de bordeaux c'est un c'est un endroit très particulier parce que c'est un grand enfant qui est aux portes de la ville dans les années 70 il était on peut pas dire qu'il était tellement intégré et on voit ici un peu cette muraille mais aujourd'hui fait complètement partie de la ville parce que tous les transports les équipements
etc et il est même il a même été intégré dans le périmètre unesco de protection de la ville excusez moi oui j'ai aujourd'hui j'ai parlé beaucoup donc c'est un endroit qui est qui a bordeaux a vraiment beaucoup d'importance alors pour ceux qu'ils pour ce qu'il est mais aussi pour ceux qui le pour ceux qui le détestent vue d'un peu plus près c'est ce sont ces trois bars où il ya une vingtaine d'années quelqu'un a pensé que peut faire des peintures pouvait amener à une forme de déstructuration de l'espace et à les rendre plus sympathique mais en réalité ça n'a pas réussi à fabriquer grand chose et donc la seule façon en fait de de regarder ces bâtiments ce n'est pas de rester dehors et de se dire c'est l'essai c'est pas beau il faut rentrer à l'intérieur et à l'intérieur qu'est ce qu'on voit on voit 530 situation différente avec chaque fois des habitants que l'on rencontre qui eux sont très choqués quand on leur dit mais vous savez votre immeuble il est moche il est pas beau et pour eux c'est pas du tout le sujet et donc c'est
extrêmement important de partir de l'intérieur et quand on quitte l'immeuble qu'on a vu toutes ces situations là auxquels les habitants ont donné tellement de valeur par leurs propres interventions dont on n'a pas à juger si elles sont belles pas belles elles sont juste là et donc on se dit ben voilà maintenant je n'ai plus un client j'en ai 531 parce que chacun a exprimé son désir sa volonté et c est évidemment que le projet s'est pas de satisfaire le désir de chacun mais c'est de considérer que chaque chaque habitant fait partie du processus à sa place d'habitants donc
la proposition que nous avons faite ici on est sur une petite portion de ces grandes barres qui font à peu près 180 mètres et 50 mètres de hauteur avec chaque fois trois logements autour d'une cage d'escalier et les trois ayant une orientation sud et de logement qui ont qu'ils ont ici qui sont traversants et la proposition c'était de produire une extension de vent de 4 mètres qui permettait d'offrir à tous les logements une surface additionnel et puis qui permettait aussi de deux d'ouvrir les
fenêtres et de les transformer en baie vitrée et de proposer donc cette facilité de circulation d'une pièce à l'autre et le deuxième la deuxième proposition qui était aussi importante c'était de faire ce projet en site occupé c'est à dire sans déménager les habitants qui habitent ici parce que d'abord il n'y avait pas de solution pour les reloger ailleurs et puis parce que les gens en fait avait un attachement aussi à habiter là donc c'est le projet qui a été retenu pour le concours ce qui oblige dès le début de la conception à travailler sur une méthodologie de construction qui est extrêmement précises parce que travailler ensuite occupé c'est
particulièrement délicat et qu'il faut que les choses soient réglées particulièrement al avance parce que évidemment il n'est pas question que la technique ou que là où que la méthodologie de travaux puisse diminuer en quoi que ce soit l'intention du projet où la générosité qu'on veut donner aux habitations et donc le processus après a commencé donc avec ici la barre existantes et le travail d'addition de ces modules préfabriqués à l'extérieur amenés sur le site totalement indépendant structurellement et donc à la fin donc l'immeuble qui est complètement transformé donc le procès
c'est assez simple en fait on commence par faire des nouvelles fondations des nouveaux poteaux comme on voit ici en bas et puis après il ya ces modules qui arrive de 2,7 m 50 par 4 mètres avec le garde-corps déjà posée et qui sont posées donc les uns après les autres avec un rythme à peu près 2 8 à 10 par jour et après on prépare les tâches supérieur donc tu en connais dans ses travaux il n'y a aucune gêne pour les habitants puisque on est dehors et on ne gêne ne rien et après on commence une fois qu'on a monté plusieurs niveaux ont commencé le travail de remplacement des façades donc avec des ouvertures et
le remplacement par les baies vitrées et l'engagement qui avait été pris aussi à la demande du propriétaire c'est que cette opération de ouvrir les fenêtres et remplacées soit deux jours au maximum par logement pour éviter d'avoir à déménager donc c'était une méthodologie d'une grande précision qu'il fallait mettre en place avec l'entreprise pour que cela se passe aux puisse se passer et puis après quelques jours quand on a tout stabiliser et bien on peut ouvrir les jardins d'hiver et des gens peuvent s'installer alors regarder d'un peu plus près ce travail-là de donc ça c'est la façade existantes on met une protection à l'intérieur donc qui permet de n'ouvrir de sillé les
garde-corps au passage on a déposé les fenêtres qu'il y avait un peu d'amiante dans les joints donc tout ça c'est une opération qui se fait l'une après l'autre à l'intérieur ça reste habitable puisque on a cette paroisse qui comme un produit de la lumière et puis on tant qu'on a la télé tout va bien donc du coup tout ça est possible et en fait ce qu'il faut dire aussi c'est que très en amont les habitants ont été intégrés aussi dans ce processus donc ils savent exactement ce qui va se passer il y avait eu aussi une assistance qui était mise en place par par leur propriétaire pour les aider un remplaçant à bouger les meubles etc et puis le lendemain on commence à poser
les cadres des baies vitrées et après donc il ne reste plus qu'à faire le travail de finition autour de l'ancienne fenêtres et ça ça peut attendre parce que à partir de maintenant on peut à nouveau fermé le logement et donc on passe de cette situation-là à celle là avec ce qui est étonnant une capacité une rapidité d'appropriation de ces jardins d'hiver qui est énormément plus riche que tout ce que nous architecte on pourrait imaginer donc c'est important aussi de dans des processus comme ça de faire confiance à l'habitant et de penser qu'il saura utiliser l'espace et de de penser que l'habitant est tout à fait capable d'utiliser un espace et qu'il faut pas
tout lui préparer alors certains certains logements comme celui ci ont gagné un jardin d'hiver qui est pratiquement la même surface que le logement et puis d'autres ont gagné 30 mètres carrés d'autres 40 c'est un peu variable mais tout le monde à tout le monde a gagné en faisant ces heures d'un divers on a pu diminuer par deux la consommation pour le chauffage est transformé donc aussi le quartier donc passant de ces situations la ccl situation d'ouverture et de l'espace appropriable qui pourrait ressembler en fête au jardin d'une maison et puis re découvrir la vue sur la ville
qui à cet endroit là est totalement exceptionnel et donc cette capacités d'appropriation qui qui est infinie entre ceux qui aménagent assez peu parce qu'il commence très timidement et puis ceux qui tout de suite en fait envahissent le lieu et ce qui est important surtout c'est de se dire que la transformation elle ne vient pas d'une d'un changement de la façade elle ne vient pas d'une denrée habillage de la façade elle vient vraiment de l'intérieur et de la façon dont l'espace a habité et redéfinir configurer et ça produit par ce système là une transformation assez radicale de l'image
et puis parce que le propriétaire était très exigeant et qui voulait toujours plus on a aussi utilisé la la capacité des toitures plates pour construire quelques maisons supplémentaires qui permettait de de faire quelques grands logements et des bergers peut-être des grandes familles donc là on a construit des on a fait des sortes de cahiers study très légère qui viennent se fixer sur le toit parce que on pouvait pas augmenter du poids et donc ça crée des nouvelles situations encore d'habiter juste quelques chiffres pour expliquer que l'augmentation de surface et de à peu près 50 3%
on a ajouté des jardins d'hiver donc environ 22 à 50 mètres carrés par le logement que l'énergie consommée en faisant ce travail de jardin d'hiver de remplacer les baies vitrées et cetera mais sans intervention technique sur les installations autre que nettoyer les chaudières etc a conduit à diviser par trois la consommation primaire d'énergie que le coût de la transformation est environ 50000 euros en travaux pour par logement là où la démolition reconstruction aurait coûté 150 milles et surtout aussi que globalement il n'y a pas eu d'augmentation des loyers donc ça ce sera une explication qui sera
donnée tout à l'heure de savoir comment le propriétaire a fait et pour terminer on peut aussi étendre ce travail pour dire que commencer par le logement c'est aussi commencé harare à refaire la ville autrement donc travailler sur la ville pour la transformer l'agrandir avec toujours cette méthode de l'intérieur au cas par cas donc ici on est aussi dans une on est plus à bordeaux on est à saint nazaire ce projet aussi avait été initié par bernard blanc dont qui à l'époque était directeur des hlm dans cette ville avant de venir à bordeaux est ici le sujet c'était de simplement de transformer
cette tour de 40 logements pour améliorer sa son isolation sa thermique mais contrairement aux grands parcs ici on est et on n'est pas du tout dans la même situation on avait on est ici dans un terrain qui est qui est très peu construit là l'emprise des bâtiments c'est moins de 10 % et le reste c'est à peu près 30% de stationnement qui n'a pas qu'il n'y à peine utilisé est un parc au milieu donc quand on a commencé à travailler on a bien sûr travaillé aussi sur l'intérieur des logements et ce qui est étonnant c'est qu'en discutant avec les habitants ce qui revenait toujours c'était la salle de bains qui était trop petite trois mètres carrés et donc on est parti
de ça pour dire on va déplacer la salle de bains dans la petite chambre et la petite chambre va la reconstruire à côté et on va relier tout ça avec un jardin d'hiver parce que travailler à restructurer l'intérieur n'était pas possible compte tenu de la construction très rigide en béton dont c'était beaucoup plus économique de créer de la surface plutôt que de retravailler la surface existante et donc une fois qu'on a eus fait ce premier travail de d'agrandir on a considéré aussi copié de notre tour on avait des stationnements des espaces de stationnement qui était inutilisé et qu'on pouvait peut-être réfléchir à mieux utiliser cette cette surface pour aussi construire des
nouveaux logements qui venaient se rattacher à la tour existantes dont six convois en bleu ces nouveaux bâtiments qui viennent se greffer et qu'ils occupent au mieux le terrain alors cette proposition a été acceptée donc on a pu le on a pu la construire mais l'idée était que cette tour là était un prototype et que on allait développer après tout ça sur les autres tours de du quartier donc on a développé un système de construction qui qui permettait de construire à sec donc très rapidement de très enveloppé le l'immeuble et bernard blanc avait écrit à l'époque un texte qui parlait de la au fond de la
technique de l'aïkido qui était en fait de prendre l'énergie de la tête de l'adversaire pour l'art et enveloppé dans une nouvelle force donc peut-être qu il nous parlera de cette tout à l'heure et donc voilà le projet à terminer comme ça où on a 40 logement a grandi et 40 logements neufs donc dans une une complètement nouvelle configuration et donc l'idée c'était de pouvoir continuer cette cette démarche sur les autres immeubles donc là on est dans la transformation de l'existant et aussitôt cet oeil cet appel d'air qui est créé par l'appropriation des habitants donc là
c'est plutôt les parties nouvelle où c'est la même qualité aussi qui est recherchée donc de l'espace de vue de l'espace supplémentaire aussi avec les jardins d'hiver alors ici on est vraiment aussi dans le thème de la transformation et la densification l'intensification puisque là tout l été dans le cercle et on avait donc tout cet espace qui était vide en blanc tous les tous les stationnements et l'objectif était de continuer sur les autres immeubles avec un potentiel de construction de 200 nouveaux logements dans cet endroit sans diminuer la qualité des espaces verts
malheureusement bernard blanc est parti il a préféré aller à bordeaux le maire a changé et donc il à la stratégie a changé et finalement au lieu de faire ça donc la démolition a continué la restructuration du quartier a continué et les quelques immeubles qui sont restés en fait on était très basiquement rénové avec une isolation par l'extérieur mais pour dire que dans les villes on a des centaines de situation comme celle là ou si on regarde au cas par cas plutôt que de définir des stratégies générales de densification qui parlent de chiffres de pourcentage mais le plus
le plus utile le plus intéressant est de regarder chaque situation et quelquefois de se rendre compte que quelquefois il ya une possibilité quelquefois il y en a beaucoup quelquefois il y en a pas du tout mais c'est important de le faire dans cette démarche là c'est à dire de partir du logement vers le master plan densifier oui mais pour faire plus de logements plus de facilité pour mieux utiliser l'espace et pour offrir une meilleure qualité de vie parce que dans notre esprit n'est pas envisageable de densifier pour contraindre l'espace individuel on doit pouvoir trouver la solution à donner plus espaces individuels et un meilleur espace public voilà je vous remercie et pardon pour me
voir bonsoir je suis rebondir sur les derniers propos d'anne effectivement la démolition relèverait de d'un art martial qui s'appelle le karaté si vous vous êtes pratiquants moi je vais enseigner pendant une trentaine d'années et on sait que c'est fondé sur un couple très simple de concentration d'énergie d'explosion donc je fais exploser je concentre les financements 30 milliards en france et je fais exploser des milliers de logements et le travail que nous avons mené depuis une quinzaine d'années maintenant avec un et jean-philippe c'est plutôt de se dire qu'il faut accompagner le bâtiment
existant dans un mouvement ample qui relève plus effectivement d'un mouvement d'aïkido c'est là que ces bâtiments ont une force en eux mêmes mais malgré ce que dit anne quand elle dit il faut les retravailler de l'intérieur le problème et vous le savez c'est qu'ils sont constitués avec une trame extrêmement précises de murs francs et que le béton de l'époque il était quand même pas mal et donc on ne peut rien faire dans la structure intérieure et donc tout ce que l'on peut faire c'est tourner autour du bâtiment et donc l'enveloppé au vrai sens du terme c'est la seule façon de le régénérer et c'est pour ça que ce mouvement-là et celui effectivement du mouvement blaickie d'eau qui va envelopper son
partenaire pour l'amener dans une autre position et utiliser sa propre force jeulin team conviction que nos habitations de cette époque là encore cette puissance et cette force et qu'ils ont on peut la régénérer ça c'est le nom de l'entreprise que je dirige depuis une dizaine d'années je suis arrivé à bordeaux à la tête de aquitanis en 2008 après dix années de démolition et de reconstruction menés par le dirigeant précédent nous avons gelé noté dans une autre dia démoli 1600 logements de grand ensemble puisque vous verrez que le patrimoine d'aquitanis c'était assez important et curieusement quand je suis
arrivé en 2008 les équipes qui démolissaient accompagner le relogement des familles c'était énorme c'est des milliers de familles qu'on a accompagné ailleurs pour vivre ne savais pas du tout d'où venaient l'histoire des grands ensembles ils démolissaient il y avait une inculture total dans l'entreprise de ce qu'était ce monde là à l'origine elle a évoqué est effectivement c'était une utopie et zettel meilleur des mondes possibles et on avait cet intime conviction qu'on pouvait loger le plus grand nombre dans un confort extrêmement important moderne et quand on regarde
nos bâtiments encore aujourd'hui la distribution de la cellule logement la double orientation que nous avons les grands couloirs que nous avons encore aujourd'hui c'est immensément beaucoup plus intéressant que le plan du promoteur lambda et de ce que nous fabriquons aujourd'hui en millions d'exemplaires et donc il fallait comprendre cette attitude là est effectivement la position de ces architectes de l'état français qui pensait pouvoir faire société au travers de l'architecturé de l'urbanisme et ça c'est un point qu'on a partagé dans l'entreprise pour se dire que dans le
fond nous avons nous participer mouvement hlm à la reconstruction de la france les désastres de la guerre c'est ça à l'époque il y avait trois millions de français qui étaient à la rue et nous avons en un temps extrêmement court permis le relogement dans des conditions extrêmement satisfaisante de la population française et le ministère de la reconstruction d'urbanisme en 44 lorsqu'il les écrits qui va reconstruire toute la france est engagée le mouvement moderne il est dans l'attitude que marcel lods que vous connaissez comme architecte de dire voilà on va avoir un master plan national sur tout le pays
français et marcel lods dit on peut tout toucher tout abordé tout régime ça c'est le drame par contre 1,7 hubris qu'il pouvait avoir eu à un moment donné et qui va se retrouver dans des propos à la fois extrêmement intéressant et en même temps qu'on pourrait ré interroger aujourd'hui on a fabriqué le logis exact les architectes avec les industriels et les hauts fonctionnaires de l'état ont pensé pour le peuple français ce qui était bien pour lui avec une grande exactitude ont livré effectivement à des millions d'exemplaires le logement idéal
que le corbusier avait défini assez assez précisément et que marcel lods précisait dans un propos qui est célèbre qui disait bon foutu habitants il faut leur apprendre à habiter cette modernité l'a1 et donc le rôle de l'architecte c'est un rôle éducatif auprès des populations alors c'est ça qu'on allait reprendre quel est le rôle du maître d'ouvragé et de l'architecte dans les années 2000 quand il a encore à gérer ce patrimoine ça ce sont nos propriétés bâties d'aquitanis sur la ville de bordeaux qui
date depuis les années 50 et nous en avons comme ça douze mille exemplaires donc c'est pas rien moi j'ai 400 personnes qui passent leur temps à gérer des populations à entretenir le patrimoine et c'est un énorme travail ce sont des budgets extrêmement important pour continuer à faire vivre un tel un tel patrimoine et moi je pense que c'est ça notre fierté c'est ça qui fait notre identité de bailleur social nous ne sommes pas un promoteur nous ne nous appelons pas phoenix nous ne faisons pas de petites maisons et des petits lotissements nous sommes héritiers de la modernité d'une période
où la société française s'est construite grâce à nous dans la dimension de l'habitat comme une société moderne et je pense qu' il fallait partager ça avec les équipes et se rappeler que au moment où on a construit le grand parc en 1955 les premiers travaux commencent avec le chemin de grue le journal local qui s'appelle sud ouest publie sa chaban delmas qu'est le maire de la ville de bordeaux dit enfin bordeaux entre dans la modernité avec la cité du grand parti appelle ça la cité blanche a à l'époque donc on est dans un monde de merveilleux d'une utopie incroyable chaque habitant reçoit un petit livret
dont la préface est signée du maire de la ville pour dire bienvenue dans le plus bel endroit de la ville bordeaux ville du xviiie pierre et compagnie et jacques chaban-delmas accueillent chacun avec ce petit livret en disant vous accédez à ce que l'on fait de mieux aujourd'hui donc on a repris tout ça avec les équipes d'aquitanis pour comprendre qu'on était héritiers de ce moment là qui était extraordinaire vous voyez la situation du grand-parc dans la ville de bordeaux bordeaux est une ville basse et 1 a montré une photo vue de l'autre côté effectivement c'est assez impressionnant on ne voit que ça quand on vient par avion de paris
le premier ensemble que l'on distingue c'est le grand parc il y en a un habit qui est en train de nous faire un énorme machin culturel sur le banc du fleuve d'avion vous le voyez pas nous avons un éminent architecte très doué qui s'appelle rudy ricciotti qui a fait un très beau machin par un machin il c'est un très bel objet alors ton et comment ça marche c'est on le voit la hourre en eau enfin par là vous le voyez pas ce que vous voyez de bordeaux ce grand pas aweys est ce une subtile oui et non voilà il est là le truc de ricciotti vous le voyez pas bon et la maison latapie and hell et par là hein vous la voyez pas non et la maison de rem koolhaas elle est par là vaut la voyez pas non plus donc tout ce que vous voyez est tout ce qui peut qualifier l'architecturé l'urbanisme le bordelais c'est le grand parc partir de là on était bien obligé
de se dire qu' il fallait avoir une certaine considération pour cet ensemble en plus nous avons la plus belle grille du pont d'europe alors pour le coup là il ya eu tous les services il ya une église ya des commerces y un gymnase une piscine olympique vraiment et on avait appelé ça la grille du bonheur un ingénieur du pont vous rappeler avait dit que pourtant d'habitants il fallait temps de service là on a au moment de la livraison dans les années 65 68 tout était là c'est merveilleux c'est la ville dans la ville et donc je ne peux pas regarder sans me disant quel bonheur de démolir cet ensemble là je vais enfin laisser une trace bernard blanc on se rappellera celle attila du grand parc
après il est arrivé en 2008 il est reparti en 2018 il ya plus grand parc il a tout démoli et ça c'était la fierté de mon prédécesseur je me dis quand même un peu de un peu de considération on a surligné en orange toutes les propriétés d'aquitanis sur l'ensemble de ce patrimoine là voyez la responsabilité du propriétaire par rapport à ça on a réussi à le faire classer dans le périmètre élargi de l'unesco et ça il a fallu ferraille est un petit peu mais ça a été validé et ça a été reconnu patrimoine du xxème siècle il ya maintenant trois ans de ça donc on a réussi à protéger et je les fais simplement pour empêcher toute
démolition de façon à ce qu'on ne puisse plus parler sur ce site là de démolition mais pour autant on pouvait pas laisser ça en état puisqu'on a eu nous cette histoire en france dans les années 70 où cette période glorieuse a complètement été bouleversée et a basculé dans la sarre s'est dit et on à partir d'un film d'ailleurs anne a évoqué un autre film qui rendait grâce à ces bâtiments là et cette architecture vous avez un film qui sort en 73 qui s'appelle elle courait le courant de la banlieue et qui dit eh ben voilà vivent
dans un grand ensemble c'est tout juste pas possible et à partir de là on a inscrit dans l'imaginaire des français le fait qu' il ne fallait surtout plus habiter dans ces grands ensembles et le gouvernement le bon goût à la même époque de créer l'aide personnalisée au logement pour l'accession à la propriété et donc tous nos meilleurs locataires sont partis en accession dans des petites maisons de monsieur bouygues monsieur ben oui il y avait à l'époque créé une filiale où ils faisaient du lotissement de la petite maison et nos meilleurs locataires grâce à une aide de l'état son parti de notre grand ensemble pour aller en banlieue dans des petites maisons je vous dis pas l'état des petites maisons aujourd'hui l'agora un boulot de
réhabilitation a mené ce sont des vraies passoires thermiques puisque c'était de piètre qualité et nous c'était ça à l'époque l'image que nous avions les hlm on était appelée comme cette espèce là disparaître il n'y avait plus lieu de conserver ses enfants voilà l'histoire qu'on se raconte avec les équipes d'aquitanis pour pouvoir se dire quel est le travail que l'on va faire sur le grand parc effectivement deux des bars du g h i alors contrairement à ce que tu as dit c'est une immense poésie c'est des peintres des artistes et toutes les bâtiments portent ces noms-là l'avenir
en 2008 au moment où je prends la direction d'aquitanis il a été programmé ceux ci on en avait démoli 1600 il y en avait cinq cents autres pour commencer au grand parc à suivre et puis si ça se passait bien on verrait si les 2200 autres du grand park pouvait suivre cette école du karaté qui consiste à concentrer tous les financements pour démolir le maximum de choses et on a détruit nous dans une période de 10 ans est effectivement sur un ensemble de sites enfin quand je dis nous je porte aussi cet héritage là mais moi je l'aurais jamais fait et je n'ai jamais fait de ma vie mais aquitanis a connu cette période là donc il fallait aussi revenir avec
les équipes pour qu'ils se ressaisissent par rapport à ça parce que quand moi j'arrive ils ont en tête qu'il faut continuer de tout démolir d'où ce travail sur l'histoire pour se réapproprier la période heureuse de la modernité des années 50 60 nous nous gérons effectivement vingt mille logements nous avons des recettes à hauteur de 116 millions d'euros par an on a un budget pour entretenir notre patrimoine annuelle de 30 millions et vous allez voir que le g h i à lui tout seul va engloutir plusieurs années de ce budget de maintenance et donc se pose un
vrai problème économique grâce à l' agence nationale pour la rénovation urbaine dans la période des dix ans précédant démolir pour un bailleur social coûtait 0 euros et c'est pour ça qu'on y est allé voyeuse mans à la manoeuvre puisque c'est l'état qui paye est donc tout les 1600 démolition n'ont rien coûté à aquitanis à l'époque sauf que à partir de 2008 il ya plus dans rue et donc il n'y a plus d'argent pour la démolition ce qui a été le premier argument que j'ai pu utiliser en dix ans et anna commencé à évoquer des chiffres que je vais reprendre de coûts de démolition de
toutes façons où va-t-on trouver l'argent pour démolir et après où trouverons-nous l'argent pour reconstruire où allons nous trouver l'argent pour reloger 530 famille et c'était donc on avait un vrai problème économique puisqu'il fallait le faire sur cette richesse là est logé à chis et ça effectivement comme financement c'est un total de 35 millions d'euros avec tout compris 66 mille euros par logement et donc vous voyez que à côté de mon budget de maintenance globale pour mes vingt mille le champ j'ai pas le compte
jan glent outils sur 530 logements un montant en euros assez assez colossal le financement se fait par des emprunts que nous contractons nous donc nous nous endettons auprès de la caisse des dépôts et consignations qui est une banque qui accompagne le logement social la hauteur de 22 millions 5 nous mettons de l'argent issu de notre propre cycle d'exploitation a presque 5 millions la métropole nous a accompagné avec 6 millions la région avec un peu moins d'1 1 million et le feder qui est un fonds européen des deux logements avec un peu moins d'un million aussi
donc vous voyez que celui qu'ils portent financièrement l'opération c'est le propriétaire dix ans avant celui qui porte l opération c'était l'état et donc il faut il faut pas se tromper dans cette histoire là alors heureusement avec nos architectes préféré on se connaissait un peu de quelques années d'avant et on avait fait déjà des opérations et je savais qu'on pouvait réussir une régénération total de ce quartier et on a remis en balance ce financement là par rapport à la question de l'attractivité du quartier et de son image dans la métropole en 2008 plus personne ne veut aller vite
habiter au grand parc on a le taux de vacance le plus important de l'ensemble de notre patrimoine hors jeu le tram qui arrive je suis à dix minutes de l'hyper centre de la ville de bordeaux je suis à quelques mètres du fleuve je suis super bien placé dans la ville et personne ne veut venir habiter là et donc on a un vrai problème et dont il faut refaire briquet un nouveau récit pour ce quartier là dans la ville et mon projet a été de refaire un récit urbain pour que le grand parc se retrouve mis en scène dans le paysage métropolitain alors on a l'équivalent de ce que vous avez ici avec la maison de
l'architecturé que l'on tue l'appelle déjà ton lieu le musée architecture oui nous nous avons une organisation spécifique qui ce bel arc en rêve donc on a fait des expositions on a fait des conférences comme ce soir on a essayé de faire le plus de bruit possible sur ce projet là avant le démarrage des travaux avant de livrer des choses et personne ne comprenait des roquettes et des promesses très bien bernard on a bien envie de te croire mais qu'est ce qui nous prouve qu'on va réussir
cette transformation que nous on a appelé une régénération et on s'est dit les premiers à embarquer dans cette nouvelle utopie dans ce nouveau récit de la modernité du grand pat c'est les habitants eux mêmes si les habitants nous suivent et nous croient les élus nous suivrons et nous croirons après et donc on a travaillé avec les habitants on leur a demandé sur les 530 famille de nommer des ambassadeurs ou voulait deux ambassadeurs par cage d'escalier et on les a tous voyeuse mans emmener visiter les opérations de la cat en vassal à paris à saint nazaire pour la montre et là tout en bois le prêtre qui était
finie occupé ensuite à saint nazaire où j'avais préalablement réalisé plusieurs opérations avec le même duo d'architectes et donc on a emmené ses habitants la visite est ce qu'ils auraient après une fois que les travaux seront finis et à l'époque c'était pour dans quatre ans dans quatre ans vous vivrez comme ça dites nous si ça vous va et on va avoir des gens qui vivent depuis plusieurs années dans ce que nous désirons faire à bordeaux je me rappellerai toujours que le premier groupe d'habitants qu'on a on est dans le tgv pour aller à paris visiter la tour boileau prête un grand silence sur la les bons ils se
demandaient ce qu'ils allaient faire avec le patron de la boutique avec les équipiers puis commence à faire un peu connaissance on passe une journée à visiter la tour on déjeune tous ensemble et le soir on reprend tgv on était dans la même voiture eh bien j'avais une colonie de vacances est déjà à table ça partait dans tous les sens mais il sautait sur leur siège comme des haricots et il était là mais ça va on a compris et c'est pourquoi quand est-ce qu'on démarre et là on a dit ça c'est gagner du côté des habitants j'avais exactement la même attitude sceptique du côté de mes équipes et donc les ai mises dans le même train avec les habitants et
les équipes en revenant de paris et de saint nazaire ont dit on doit vous avouer que au début on n'avait pas compris vos intentions ne savez pas où vous vouliez nous emmener rex que l'on a vu je pense qu'on a envie de rêver avec vous on a fait tous ensemble un livre à la fin et ce sont les habitants et les équipes d'aquitanis qui ont écrit le récit de leur histoire avec le g h i puisque ça a été pour nous un moment extrêmement important dans la vie de l'entreprise le g h i aussi pour nous une régénération de l'entreprise aquitanis c'est pas simplement pour nos habitants ça a été aussi pour nous très utile et ça m'a permis ensuite d'emmener
l'entreprise beaucoup plus loin si on regarde les chiffres il m'a demandé des chiffres soyons précis je suis un gestionnaire au regard des coûts de démolition pour moyens en ruant france 22000 euros puisque nous on n'a pas démoli un coup là donc moi je suis repris les chiffres et on a fait faire des études par des démolisseurs ils nous ont dit effectivement si vous voulez des manières de juin si vous comptez à peu près 22 mille euros par logement x 530 ça fait plus de 11 millions à mettre sur la table sans aucune aide de personnes rien que pour démolir 530 logements ça commence à poser question je regarde les pertes de loyers le loyer moyen sur
le g h i o moment démarre les travaux c 393 euros pour un t3 d'une surface de 64 mètres carrés je prends 12 mois dans l'année mais 530 logements j'ai une perte de loyers par en 2 2 millions 5 le coût de construction d'un logement neuf aujourd'hui à bordeaux c'est 140000 euros il fallait que je commence provisionné 530 x 140 mille euros pour reloger les 530 famille donc je devais inscrire dans la programmation des trois années à venir 74 millions pour uniquement reloger des gens à qui j'ai cassé leur logement coût total 88 millions rien que pour faire ça je n'ai fait que détruire 530 logements reconstruits 530 logements 2 moindre qualité parce qu'aujourd'hui c'est pas terrible ce qu'on se construit un nous on en construit un millier par an c'est pas génial la qualité de la construction en france ma recette de loyer donc sur le g h i ces deux millions cinq par an c'est ce qu'on appelle dans notre jargon nous une
vache à lait c'est à dire que c'est des bâtiments dont on a remboursé tous les emprunts et le capital restant dû est très faible il est de quelques centaines de milliers d'euros donc ça crache sa rapporte ces bâtiments là il faut que ça continue à rapporter c'est extrêmement rentable les loyers sont pas très faible selon va très élevé bon voila et donc si je rajoute à ça le regarde sur le site et je me dis quelle perte de constructibilité je vais avoir en appliquant les règles du pays et lui ci ayant rasé mais 530 logements
je regarde ce que le pays lui m'autorise le plan local d'urbanisme autorise à construire sur le site il me dit 140 logements pas plus donc je perds 3 190 logements possiblement à reconstruire sur site et là je dis pertes de loyers de millions des 390 que je ne reverrais jamais sur le site et je ne vais engranger de nouveaux loyers un peu majoré à 420 euros au lieu de 393 que sur 140 logements donc je vais passer de deux millions cinq de loyer à 750000 euros de loyers sur ce site je commence à me dire que ce site n'a plus rentabilité et donc j'ai une perte de loyers sur site annuellement de presque 2 2 millions d'euros aucun intérêt de démolir quand on commence à raisonner de la sorte on commence à se poser les bonnes questions on n'a jamais tenu ses raisonnements jusqu'en 2008 parce que c'est l'état qui payait mais quand c'est vous qui devait payer tout vous comptez vos sous et d'un seul coup on se rappelle que on a fait hec qu'on est plutôt des bons gestionnaires et conseille encore un peu un petit peu compté et donc à partir de
là on a dit il est hors de question de démolir et pour 60000 euros vu ce que anne vous a présenté de régénération de cet habitat à cet endroit là vu l'image que ça a généré aujourd'hui il ya deux choses que vous visitez à bordeaux c'est le port de la lune façades du xviiie et c'est le à g h i au grand parc on ne rigole pas là on est dans le circuit des visites architecturales de la métropole bordelaise on vient du monde entier pour visiter le g h i on a eu tous des australiens des chinois des combien des finlandais des suisses tout le monde
très peu de bordelais ils sont venus du bout des dents petit à petit et maintenant ils commencent à se dire à bordeaux que c'est quand même une des deux merveilles de la ville vraiment ils se rendent compte que c'est assez extraordinaire ce qui a été fait là est donc cette image est ce récit qu'est en train de se construire là plusieurs années après la livraison du travail qui a été mené avec les architectes commencent à porter à porter ses fruits si je regarde ce que ça donne pour finir sur les loyers ça c'est laisser les documents qu'on a présenté à nos habitants au moment où on engageait la concertation pour la réhabilitation vous voyez que le montant de loyer il
était là au départ aujourd'hui c'était il ya quatre ans et à la sortie donc 276 euros pour un type 2 il sort après travaux de réhabilitation à 285 euros avec 40 mètres carrés supplémentaires pas chez un le loyer des mètres carrés un papable question fait au pas cher les mètres carrés supplémentaires l'un est donc si je regarde les charges on est sur du chauffage là essentiellement 127 euros par mois et je passe après travaux à 107 euros donc je diminue la quittance et c'est là
où on a nous une petite manip franco française je sais pas si vous avez ça on suit ce qui nous autorise à créer ce qu'on appelle une troisième ligne est donc ici je peux partager avec les habitants le gain que je vais obtenir sur les économies d'énergie et c'est là dessus qu'on se paye c'est à dire que l'habitant sur l'économie d'énergie qui va se réaliser du passage de ce coup là à l'origine au nouveau coup lui il aura rien là-dessus et c'est nous qui récupéreront 9 euros 80 et c'est avec ses 9 euros 81 que je vais financer mon opération
voyez qu'on n'est pas gourmand nous 1 et quand on y arrive donc c'est un tour de passe-passe mai et quand je regarde ça sur 50 ans dans la trentième année je gagne à nouveau de l'argent avec le gr j ai donc ça deviendra rentable à nouveau dans 30 ans mais quand je construis du neuf c'est exactement la même histoire les emprunts les fonds propres que je mets pour mes 140000 euros jeunes et un retour sur investissement qu'à la 30e année donc la mécanique est pour moi strictement la même financièrement sur cette opération que sur une opération 9
donc je vois pas pourquoi on se priverait pas de faire travailler ses architectes avec ce projet la voyez par exemple que sur un autre bête un autre logement 2,2 fois plus grands types 4 il avait son temps de loyer 331 euros c'est pas grand chose on lui rajoute 18 mètres carrés et son loyer passe à 364 euros il avait sa de charges 136 il passe à 123 sur la troisième ligne qui est celle là lui ils gagnent 0 et nous on se met dans la poche de 0,76 donc logement par logement va faire ce calcul là et on va regarder combien d'années il nous faut pour avoir le retour sur investissement et on découvre que c'est le même temps
que pour du neuf donc à partir de là on se dit ça vaut pas le coup de se priver de faire le travail qu'on a fait avec anne et jean philippe qui aujourd'hui effectivement quand on va rencontrer les habitants nous avons eu plein de publications plein de prix pour cette opération mais c'est surtout ce que racontent les habitants et je vais juste pour conclure vous donner deux paroles d'habitants du g h i la première parole c'est une dame de 60 ans qui est locataire dans cet appartement qu on a rénové depuis 32 ans d'origine portugaise le mari maçon décédée elle a élevé tous ces enfants dans son logement
elle y est toujours et elle dit vous avez transformé ma vie on n'a pas transformé son logement on a transformé sa vie un monsieur la faute aux deux ânes on voit quand les grandes halles sont livrés et qui commence à voir qu'ils ont quarante mètres carrés vide là a occupé et que vous avez une vue sur bordeaux vous rappeler la situation on va rester sur cette image là qu est absolument magnifique vous rappeler la situation du grand parc par rapport à la ville de bordeaux du g h i vous voyez le fleuve toute la ville un monsieur qui est là
aussi locataire depuis 30 ans se penche sur son balcon regarde la ville est dit en fait tous ces gens là en montrant la ville ce sont les voisins et le dernier la dernière paroles d'habitants que je voudrais partager avec vous c'est à la tombée le prêtre une personne d'origine du nil je sais plus laquelle inquiété au dernier niveau gaudeloupe nous fait visiter avec nos habitants une aux gestionnaires son appartement et puis à la fin j'ai dit tiens on va faire une photo mettez vous vous souhaitez qu'on vous prenne en photo alors bien évidemment il se met sur son immense balkans qui fait tout le tour de
son appartement et puis ça coude à son garde de corps et puis j'aimerais bien vous photographier avec la ville de paris en arrière-plan alors il avait la totale le sacré coeur le mont valérien le truc assez ahurissant quoi est il dit voyez moi avec ma famille quand vous venez l'été ils sont au bord du périph a pas rien la situation de la tombola le prête elle est typiquement hlm et ils disaient nous allait t il ça fait 25 ans qu'il habite l'un à l'été on retournait dans l'île parce qu'il fallait qu'on retrouve la nature il fallait qu'on se ressource puis après à l'automne on revenait là et
puis voilà et il me dit là les années qui viennent eh bien on va essayer de vivre les quatre saisons chez nous ici dans notre logement je me disais que réussir une transformation comme ça pour qu'un habitants vivent les quatre saisons de l'habiter je trouvais ça assez exceptionnel voilà ce que je voulais partager ce soir avez-vous j'espère que j'ai rempli la commande très bien donc c'est une on a eu 2 2 de présentation très différentes du même projet je suis sûr que c'est le plein d'informations et peut-être il ya des questions c'est la possibilité vraiment de poser des questions parce qu'elle a la pluie peur quand je parle quelqu'un de ce projet je reçois des questions mais comment ils l'ont fait comment ils auront pu faire ça et la deuxième question c'est c'est pas une question et c'est plutôt statement qui dit mais chez nous on ne pourrait pas faire ça je sais pas sûr si c'est vrai mais je me suis vraiment très curieux est ce qu'il ya des questions on peut les préposés aussi en allemand ou en anglais
il ya une question ici bas rhin vous avez fait ce g h i qu'est ce qui se passe avec les autres bâtiments pour nous rien non parce qu'il rêve vous avez vu sur saint nazaire où leur donner une tour il vous cannabis tout le reste il rêve de faire tout le reste parce que l'intention effectivement et bien là c'est bien de démontrer quelque chose qui ne doit pas être sur un seul objet coin effectivement on aurait continué si je n'étais pas parti de saint-nazaire mais là le sur le grand parc quand même l'idée était donné à travailler à d'autres architectes aussi dire qu'il est un peu compliqué de
donnez une quinzaine de bâtiments une même équipe d'architecturé sur un projet aussi important c'est quand même des sommes extrêmement importantes donc cédé montant d'honoraires pour les architectes qui sont aussi importants et en plus on souhaitait avoir des images différentes c'est à dire que le problème aussi de la construction et de l'offre de ces années 60 la c'est que tous les bâtiments sont identiques dans leur image dans la composition des logements et on a souhaité donner à chacun des bâtiments tout en préservant une façade plutôt clair puisque le périmètre unesco nous impose aussi de respecter quelques règles d'urbanisme et d'architecturé on a souhaité quand même que chaque
bâtiment et sa caractéristique dire que nous dans notre jargon on appelle ça de créer la création de gamme et on voulait sortir de 2200 logements strictement identique en offre homogène avoir au moins une gamme qui pouvait aller sur quatre ou cinq registres différents effectivement d'autres archi travail il y a encore d'autres bâtiments qui vont démarrer en réhabilitation avec d'autres archives mais qui intervient de façon très très différente que celle de ain et jean-philippe sur le sur le j agis d'autres questions galerie qu'est-ce que vous avez pris comme préconisations comme exemple de leur premier projet pour les autres projets qui vont suivre maintenant parce que c'est quand même
dommage si il y à quelque chose qui fait qu'il paraît assez content la plupart région et puis maintenant pour le reste et je sais pas qu'est-ce que les architectes ou ton les règles qu'est ce qu'ils ont appris pour les concours ou des projets qui vont suivre non là on a énormément appris avec les équipes en se frottant à des architectes comme comme et puis et puis d'autres donc aujourd'hui on a à peu près 1000 logements par an qui rentre dans des travaux de réhabilitation extrêmement importante ce que l'on a appris du g h i ce que anne et jean philippe prenne comme étant
leur posture leur credo de partir de l'intérieur du logement ça on l'a conservée nous en travaillant avec d'autres archi dire qu'on l'a imposée comme une façon maintenant d'appréhender les choses et on se dit on par de l'intérieur habiter avec l'habitant et ensuite on voit ce que ça peut donner et on a poussé extrêmement loin alors là on avec le g h i on a fait des promenades on a mis en place tout un dispositif une ingénierie sociale pour accompagner les habitants et lorsque marcel looze leur citer cette phrase lac du rôle de l'architecte qui est d'éduquer les populations de leur apprendre à habiter nous il a fallu qu'on apprenne à nos
populations à se préparer aux travaux et à occuper différemment un nouvel espace une fois que ces espaces est livrée il se débrouille avec énormément d'intelligence on qu'on découvre ça aussi et effectivement rudi la halle qui nous sommes à l'origine grosse bureaucratie et on a cette pensée du bien logés du logis exact pour nos habitants ce qu'on a appris à faire avec des architectes comme un âne et jean-philippe dire partons de l'usaj partons de l'habiter partons de ce la façon dont chacun habite son espace et à partir de là on peut générer des projets
donc mes ingénieurs mais technicien avant considéré des blocs considéré des ensembles et disait il ya un traitement uniforme en plus nous on a des règles d'habitabilité en france qui sont extrêmement contraignantes est ce que nous avons appris et ce que j'ai a remis aux équipes c'est de dire que ces règles là on pouvait s'en défaire bien que une réhabilitation en france s'est passé dans une norme bbc ça passe par des certifications nous on a plus de labels on a plus de certification ça ne veut plus rien dire dans notre monde et on a pris ça en travaillant sur le g h i on a appris que la relation avec l'habitant pouvait être
extrêmement riche et nous permettent de nous libérer nous aussi et tous les projets qui sont qui viennent derrière alors ce n'est pas la transformation physique telle qu'ils savent admirablement le faire il ya bien une autre transformation physique avec d'autres archives mais l'ancrage sur l'habiter et alors nous aussi on utilise absolument plus le terme de participation de l'habitant on parle nous d'habitat maintenant en coopératif c'est dire qu'il y à une des modalités que nous avons appris au travers de la démarche j'ai agi parce qu'elle nous a occupé un moment à celle là deux ans ou deux ans et demi de conception et trois ans de travaux un nom pas ton au total
trois ans et demi ouais pardon wade 95 millions un an et demi de conception et puis quatre ans au total on a eu le temps d'apprendre des choses et donc on les remobilise maintenant et c'est vrai que maintenant on ne fait plus des réhabilitations traditionnels ont régénère avec les habitants leur espace de vie et c'est la signature d'aquitanis aujourd'hui alors on a récupéré beaucoup d'élèves de bouchain il ya un réseau qui s'appelle construire on a deux archi qui appartiennent à ce réseau là ils ont eu deux gros chantiers de réhabilitation avec nous c'est vraiment des démarches de coopération avec l'habitant de milieu de vie au g h i ce qu'on n'a pas pu faire et ce qu'on
a embarqué sur les autres réhabilitation c'est le traitement des abords et des espaces naturels là ce n'était pas possible parce qu'il y avait très peu d'emprise surtout la ville nous a retiré le peu connu est par contre sûr toutes les autres on a bien compris qu'il y avait une aspiration à travailler avec l'habitant 7 dimanche on l'a donc voilà je pense qu'ils nous ont permis de nous mêmes de nous réinventer même si c'est pas eux qui font le job dernière ou alors je les aurai embauchés en cdi non mais c'était pas non plus notre intention de deux réalités réhabiliter les 390 mille logements en france quoi
donc je pense nous on ne demande pas sa demande que ce soit compris que et que ce que le principe des démolitions s'arrête et qu'on pense enfin à faire autrement mais tu parles des 4000 logements que vous avez un grand parc mais oui il ya d'autres propriétaires qui n'ont pas compris tout à fait la même chose puisque déjà il ya la barre une barre voisine où l'urbanisme enfin je sais pas qui travaillent sur le quartier avec aussi la mairie qui est d'accord vont couper la barre en deux parce que là la route la rue qui sort du grand parquet pas droite qu'elle fait aujourd'hui elle fait ça et finalement
ils ont décidé que c'était mieux que la rue sortent comme ça donc ils vont couper la barre en deux pour tracer la rue droite donc ça veut dire que malgré tout c'est pas je pense que c'est vrai qu'il ya beaucoup de visites il ya des prix a mais c'est aussi une tradition française de de valoriser les choses pour surtout leur dire ne recommencerai pas bernon je me rappelle avant de prendre d'autres questions parce que ça se réfère à ce point là je me rappelle que tu m'as dit que il ya un jour où tu as invité tes collègues d'autres directeurs d'autres sociétés hlm pour leur montrer une possibilité de me façon de faire avec les mêmes
situations cueillis sont aussi est ce que tu peux nous parler de leurs réparer action oui parce que on est quand même 600 organismes du logement social en france donc j'ai 6 ans collègues directeurs généraux comme moi et qui engagent des opérations de démolition reconstruction de réhabilitation à longueur d'année quoi et le rôle éducatif de bernard blanc maître d'ouvragé c'était de porter la bonne parole auprès des collègues en disant travailler avec ces gens là regardez le résultat je n'avais pas vocation mois à être l'unique marché de l' agence lacaton et vassal mais je me suis fait le porte-parole auprès de mes collègues en disant mais regardez c'est assez exceptionnel
si chacun en zeen il y aurait 600 projets comme ça qui sortirait de terre partout en france ça aura une certaine allure pour le milieu mais chacun n'en prend qu'un ainsi chacun avait fait 100 logements de cette façon là voilà on avait un gros paquet de milliers de logements qui aurait été transformée comme ça je fais visiter à mes collègues les premières opérations et la réaction est de me dire bonbons mon berne anciens c'est intéressant mais tu sais c'est pas notre métier on ne doit pas ça à nos locataires tu leur en donne trop le logis exact est dans la tête des
dirigeants des organismes le logis exact est un type qui a une surface qui a une spatialité et si on le fait bien dans toutes les normes d'habitabilité si aujourd'hui on est passif et si on le fait avec du béton connectés on a fait le job ce qu'on vous présente là et le travail qui est fait avec avec ses architectes là c'est au-delà du job pour la profession hlm en france à partir de là je me suis dit bon ben voilà c'est bon quoi on va pas continuer à essayer de convaincre de partager ça sert à rien on
fait pas le même métier est ce que est ce que j'ai bien compris que vous avez rien faire intérieur de ces appartements non non non non non à l'intérieur on a en fait ça a été vraiment du cas par cas c'est à dire qu'il ya eu déjà pour tous les logements on a refait les salles de bains on a refait toutes les installations électriques on a changé toutes les portes d'entrée des logements et après suivant l'état de les toilettes et suivant l'état des logements on a refait papier peint on a suivant l'état qu'on avait mais je dois dire quand même qu'à 90% les logements étaient à l'intérieur entretenu et que les gens ne voulaient même pas changé leurs papiers peints ils voulaient alors on a fait des raccords
avec des couleurs identiques avec mais on s'est vraiment attaché à être très soigneux de travailler au delà de la fenêtre et après bon les salles de bains il y avait quand même une grande partie qui était nécessaire mais on a fait quand même à l'inventaire de toutes les salles de bain de tous pour savoir exactement ce qu'on devait faire après le lait il ya eu quelques opérations techniques quand même on a changé les ascenseurs on a créé des nouveaux ascenseurs aussi parce qu'il en avait pas suffisamment bon tout ça s'éteint c'est évidemment nécessaire aussi de réparer ce que le bâtiment n'a pas on a fermé les cages d'escalier qui était ouverte on a mieux travaillé la sécurité
incendie bon il ya il ya tout un travail parallèle aussi qui a été fait sur l'ensemble des bâtiments deuxième question pour vous est-ce que c'est un conditions pour les autres les autres projets que les gens devaient rester dans leur appartement oui oui c'est absolument indispensable d'abord pour un respect de l'habitant puisque les maîtres à l'hôtel où les reloger nous on a à l'époque quand on démarre le g h i les seuls logements vides qu'on a sur notre parc de 20 mille logements c'est dans le jeu haché le reste du pape tout est plein comme un oeuf et donc je
n'ai aucune possibilité de proposer des relogements dans le patrimoine existant et donc ça veut dire qu'on aurait mis les gens à l'hôtel dans des résidences pour étudiants dans des salles de sport je ne sais pas quoi on savait pas faire quoi c'était pas des conditions acceptables et puis après je pense que il faut que les habitants vivent physiquement la transformation de son habitat ils ont souffert année jean philippe chaque fois qu'il présente le truc qui nous font passer ça comme si c'était un long fleuve tranquille ça a été mais on n'a jamais menti aux habitants oui ça n'est jamais menti je suis là on a mais quand même ce qu'il faut savoir c'est que le chantier a duré deux ans mais c'est un chantier qui a progressé par morceau
donc on avait déjà des la dame dont tu parlais tout à l'heure elle a été dès premières a donc elle est lavée son logement déjà depuis un an et demi quand on a fini les autres donc c'est aussi un processus et je dirais que ce qui a été le plus difficile c'est des travaux d'intérieur parce que nous on avait travaillé quand même une méthode où on met une équipe dans un logement où il ya un électricien plombier un peintre un carreleur mais l'entreprise n'a pas voulu faire comme ça elle a préféré mettre des équipes de l'électricien des équipes donc c'est ça fait tourner un peu aussi là et c'est ça qui a été difficile c'est pas les travaux d'extérieur c'est mais on a quand même toujours expliqué très correctement aux
gens ce que ce qui allait se passer et est bon c'est pour ça aussi qu'ils ont on avait même fait une machine à faire de la poussière et du bruit un pour leur montrer les conditions qu'ils allaient être les leurs la serbie à totti en fait ça les a fait reculer et le meilleur la meilleure chose qu'on ait eue c'est les paroles du type d'une femme qui oscille à habiter dans le g h i depuis 25 ans et à la fin des travaux quand on lui dit alors qu'est ce que vous avez vécu qu'est ce que vous pensez de votre nouveau logement elle dit bon ça a été
dur j'ai souffert vraiment vous m'avez et mener une vie difficile a pendant plus de deux ans mais quel bonheur là je passe donc je pense qu'il faut souffrir pour accéder ou non mais c'est pas ce que les gens disent ça aussi mais ce qu'il faut savoir c'est que par exemple il y avait beaucoup de personnes à la retraite qui attendait vraiment le l'horaire d'ouverture du chantier pour rappeler les ouvriers parce qu'elle avait préparé le café et les gâteaux donc c'est ça aussi c'est un c'est un échange et je pense que si on regarde vraiment du point de vue même de strictement de chantier les habitants c'est aussi une protection du chantier c'est à dire que dans toute la durée du chantier on n'a pas eu de vol on a pas eu d'incendié ou très peu alors que le cas de saint nazaire où il y avait
pratiquement plus d'habitants où vous avez vidé le bâtiment on a eu que des problèmes on a eu des incendies en a eu des squats on a eu des vols en a eu donc avoir les habitants sur place c'est la meilleure protection est aussi ça oblige à travailler une méthodologie qui est extrêmement précise et il faut pas il faut pas s'écarter et tous les jours les ouvriers ils savent qu'ils doivent faire ça et d'ailleurs c'est une discussion qu'on avait eu au départ avec l'entreprise comment échapper à la routine qui fait qu on oublie la méthode donc ils ont changé plusieurs fois les équipes pour être sûr qu'il y avait toujours cette vigilance de on a quand même mis en place à peu près 1500 module
de ces blocs de c'était c'est une c'est très routinier c'est toujours pareil quoi donc il faut avoir une une vigilance de chantier qui est permanente et ça c'est ça mobilise aussi des équipes de chantier parce que vous avez fait un très gros travail auprès des habitants mais il y avait aussi les gens du chantier qui avait une personne spécialement dédié ea avec les habitants quoi peu et puis nous aussi de notre côté on avait quelqu'un qui était dédiée aussi à communication avec les habitants donc sa demande mais en même temps je pense que
quand même comparé à des chantiers 9 sap a été plus dur ça a été plus long bon voilà après tout n'est pas parfait parfait évidemment mais je pense que globalement c'est quand même belle expérience ta question a été répondu j'ai une question concernant le contexte national dans lequel vous opérez de vue de la suisse la france est un pays extrêmement centraliste avec des groupes 1 grands projets nationaux qui change peut-être tous les 10 ou à temps et vous êtes vous à représenter un changement de paradigme
absolument complet de notre idée de la france dans quelle mesure danser dans votre activité la politique vous a aidé et dans quelle mesure elle vous a gêné ces dernières dizaines d années alors je peux vous répondre depuis midi aujourd'hui très librement avant j'avais un droit de réserve puisqu'on a dans notre statut aussi le fait que nous sommes des agents publics je suis un contractuel de droit privé mais comme je dirige une entreprise publique j'ai un statut d'agent public donc un droit de réserve je peux pas dire n'importe quoi de ces foutus politique france du logement je pense que c'est absolument
alors je vais tâcher de choisir un mot qui peut être traduit dans toutes les langues catastrophique c'est dire que vous l'avez dire on est centralisateur on est pire que ça c'est à dire que au central du central il y a un truc qui s'appelle les grandes écoles l'ena et sert à quoi et donc on a une pensée planificatrice centralisés dans des gens qui sortent d'une même la même moule d'une même pensé et on est en train de le vivre avec notre nouveau président il le vit dans sa relation avec nous peuple de france ils sont assez éloignées des préoccupations
du la population et donc ses politiques publiques sont extrêmement normative sont extrêmement redoutablement chiffrées quand vous élaboré un projet en rue qui remet en jeu la vie de milliers de personnes sur un site vous devez préalablement pour que ça rentre dans la politique de l'état avoir rempli un tableau à double entrée dépenses recettes prévisibles sur les dix ans à venir ça vous dit l'état dans lequel nous sommes pour considérer le logement c'est à dire que l'habitant là dedans il ne pèse rien et d'ailleurs ils nous embêtent en france cet habitant là quand
ils les locataires puisque quand même la meilleure condition qu'ils soient du bipède moderne d'aujourd'hui c'est d'être propriétaire et donc nous avec nos foutu 4 millions de logements dans lequel on a 12 millions de gens qui sont encore locataire c'est compliqué de les inscrire dans des politiques et puis en plus on a la chance nous d'avoir financièrement les plus modestes et on a l'immense bonheur d'avoir le plus grand nombre d'inactifs et donc on concentre tout ce qui fait que on n'a pas le droit qu'à une politique on a droit à deux ou trois politique sur nos quartiers une politique urbaine une politique sociale une politique
éducative etc et quand on regarde aujourd'hui dans l'anru 2 effectivement une maquette en rue eh bien vous avez toutes ses dimensions à m en chiffres et en nombre moi ce que je n'y arrive pas donc je me suis dit il faut que je le sorte d'affaires et quand même je vais traîner mes guêtres pendant 25 ans dans le logement social j'ai jamais fait ce que la politique publique du logement en france me demandait de faire je suis le premier en france à sortir des logements sans chauffage c'est strictement interdite j'ai été l'un des premiers en france à faire des attributions de logements 300 avant la construction du logement pour pouvoir le concevoir avec les habitants
c'est strictement interdit et donc chaque fois il faut se battre pour obtenir des dérogations aux politiques nationales je suis la preuve vivante qu'on peut s'en sortir vivants et dont il suffit d'avoir le courage d'y aller quoi est ce que ce que je déplore moi c'est qu'on soit pas plus nombreux que ça parce que c'est pas plus de courage que ça c'est juste une autre intention c'est juste une autre préoccupation du vivant de l'habitant du milieu habité et qui doit être aujourd'hui notre métier juste pour conclure sur ce propos nous avons une nouvelle loi dans une nouvelle politique de logement qui s'appelle la loi et l'on
nous emmener au dessus du gouffre définitivement la loi élan qualifie le logement de biens marchands c'est la première fois que ce qualificatif est appliquée au logement social en france depuis que le logement social existe 100 ans le logement pour le gouvernement actuel est un bien marchand soumis à transaction moi j'ai le malheur de considérer que le logement est un bien commun je dis pas public je ne dis plus public parce que justement les politiques publiques en font un bien marchand donc c'est un bien commun dont le citoyen doit se ressaisir il appartient à une communauté habitante il faut se ressaisir de ça et nous avec
des architectes nous sommes là pour essayer de trouver des manières de dire qu'on peut le faire différemment et on y laisse pas notre peau alors s'il travaille pas beaucoup dans le registre qu'on vous a présenté aucun autre bailleur ne les fait travailler y en a 1 mulhouse points c est moi aucun de mes collègues ne me suivent c'est la seule des pertes en ligne que nous ayons coin c'est à dire qu'on ne fait pas école sauf que on fait école auprès des habitants et c'est là dessus que moi je compte qu'à un moment donné il y aura un retournement de situation parce que ce sont les habitants qui diront il ya basta de vos politiques auxquels ray sur
votre question je suis d'accord qu'on a des politiques qui sont extrêmement loin de la réalité mais ce qui nous sommes un peu c'est qu'on a aussi la culture de la contestation c'est à dire que à peine on a une règle que la première chose c'est qu'on a envie de la contester et tous dans notre culture prévoit l'exception on a une langue une grammaire qui au moment où on a une règle à l'exception à la règle on a des règles d'urbanisme où il ya toujours une phrase qui si on l'interprète à notre manière nous permet de passer à côté et donc évidemment c'est toujours c'est là dessus qu'on s'accroche et que et que on y va et puis
on a encore cette possibilité d'être libre de ce qu'on pense alors évidemment ça c'est pas vraiment du courage c'est juste notre liberté c'est aussi notre façon de vivre quoi donc je dirais que le bon voilà les politiques sont ce qu'ils sont et je pense pas que il va tellement mieux ailleurs que c'est un peu une c'est un peu général aussi la question de la politique mais c'est vrai que malgré tout ça devrait être le contraire en fait il devrait aider quoi mais c'est pas tout à fait le cas peut-être encore une dernière question peut-être pas il ya une question
alors est ce que est ce que ces transformations sont liés une certaine échelle dimension est-ce que on peut aussi agir et à petite échelle là bordeaux toutes plates oui bien sûr bien sûr parce que alors ce qui change évidemment c'est que la notion d'échelle elle crée une économie aussi qui permet d'être peut-être plus plus favorable mais je pense que l surtout elle elle est possible quand elle peut se comparer à quelque chose c'est à dire qu'il faut pourquoi on y arrive aussi c'est parce que avec beaucoup moins d'argent que que de
l'argent qui est prévu pour de la démolition de la reconstruction on arrive à faire 3 4 transformations donc l'argent il existe et on utilise autrement donc c'est vrai que c'est comme ça qu'on y arrive aussi donc ça veut dire qu'il faut que même à une petite échelle on puisse rester dans dans cette économie là donc que c'est la question de l'économie est vraiment très très importante parce que en fait c'est parce qu'on traite le tous les sujets autrement par exemple le fait de dire de faire le constat que les structures sont très peu modifiable parce qu'on connaît pas on sait pas où on va et que donc à grandir et faire de la construction en plus c'est plus économique de modifier
ce qui met partout dépasse complètement la compréhension de quiconque n'importe quel concours vous allez proposer de construire plus et que ça va pas coûter plus cher non on n'a aucune chance aucune chance parce que dans le temps l'esprit comme un cessez le feu prix du mètre carré c'est éternellement liées à l'économie générale alors qu'en réalité c'est pas très intelligent comme méthode parce que quand on construit tous les mètres carrés n'ont pas la même valeur donc ici on joue sur toutes ces choses là mais c'est vrai que il faut accepter de se débarrasser de toutes conventions
et dire je repars de rien et j'ai simplement des des éléments devant moi et comment je peux les réassembler pour faire autrement avec évidemment toujours les résultats que l'on doit être blond sur le plan énergétique les structures doivent solide que la sécurité des gens est assurée il y a aucune dérogation de fond sur des principes majeurs de la construction ou de l'architecturé c'est simplement que on a envie de le faire autrement parce que les règles d'aujourd'hui ne nous conviennent plus donc c'est simplement ça juste une phrase qu'on a employé pour le j'ai agi pour répondre à votre question d échelle on a dit depuis le début du projet que le g h i était 530 fois la maison latapie sa vie la maison
que anne vous a présenté avant avec son extension en polycarbonate on est dix et 530 fois cette unité de vie qui est une petite maison à l'échelle de l'eshop bordelais ce coin et donc il n'ya pas peu importe l'échelle en est effectivement l'échelle ne donne qu'une économie de projets c'est vrai que on passe plus facilement à 530 qu'à l'unité très clairement mais nous on est en train enfin pas sûr non plus on est en train de le faire sur 350 maisons individuelles une cité jardin des années 50 que nous avons dont
bordeaux sur le même principe que le g h i et là on travaille à l'unité est on est on se rappelle le prix du g h i say 60000 euros par logement hélas à l'unité de la maison individuelle on est à 40 mille euros donc même à l'unité de la maison il y a une économie de projets si on travaille de cette façon et on applique exactement les mêmes la même chose que ce que nous ont appris à 1 et jean-philippe avec le g agissent exactement la même démarche je dirai après deux heures de présentation des discours nodo deux
personnalités de ce soir ont desservi une pause et un grand merci à la catho bernanke