L'intégrale d'Apolline Matin du vendredi 2 octobre 2026 - 7h/9h
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 21 %Attaque 53 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 9:12FerméeÉludée
Vous n'y croyez toujours pas ?
- 10:50RelanceÉludée
Pourquoi passer par une plainte plutôt qu'une citation directe ?
- 11:28RelanceÉludée
Vous ne passez pas directement par la citation directe ?
- 12:03RelanceÉludée
Ce que vous demandez, est-ce que vous n'essayez pas de gagner du temps ?
- 14:35OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui parlent d'erreur de jeunesse ?
- 30:08OuverteRéponse directe
Que dites-vous ce matin ? Est-ce que vous appelez au calme ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:26PrésentateurFait
« Jordan Bardella va porter plainte pour faux et usage de faux contre le média en ligne qui a publié l'épreuve de ses écrits antisémites. »
- 1:08Locuteur non identifiéChiffre
« Plus de 13 proviseurs, par exemple, ont été agressés. »
- 1:21Locuteur non identifiéChiffre
« 170 élèves blessés également. »
- 1:40PrésentateurFait
« Tous les préfets ont pris hier soir des arrêtés d'interdiction de manifester aux abords des lycées fermés. »
- 9:19InvitéFait
« Ce qu'a publié hier Mediapart ne sont rien des preuves. »
- 9:36InvitéFait
« Des faux comptes Facebook, vous savez bien comme moi que, évidemment, c'est possible de le faire. »
- 10:30InvitéFait
« Ils ont fait constater par Huissier la provenance de ce dossier, Jordan Bardella, depuis la maison mère Meta. »
- 30:18PrésentateurFait
« Des dégradations à Lille, à Strasbourg. »
- 30:59PrésentateurFait
« La France Insoumise accusée par le gouvernement de mettre de l'huile sur le feu de la contestation lycéenne. »
- 32:30InvitéFait
« Ce que l'on sait à ce stade, c'est qu'en effet le plus vraisemblable, c'est que ce soit des éléments extérieurs. »
- 44:26InvitéChiffre
« la suppression de 1 600 postes supplémentaires en plus de ceux qui ont lieu »
- 58:20Locuteur non identifiéChiffre
« Ils sont chiffrés sans doute à plusieurs millions d'euros »
- 58:40Locuteur non identifiéFait
« tous n'étaient pas masqués et évidemment ceux-là sont déjà traduits devant la justice »
- 1:12:27PrésentateurChiffre
« il y a 1207 lycées qui hier ont été perturbés ou bloqués »
- 1:15:19PrésentateurChiffre
« plusieurs millions d'euros de dégâts »
- 1:18:29PrésentateurFait
« ils ont organisé ces blocages »
- 1:23:07PrésentateurPromesse
« vous alliez renoncer dans le budget à remettre des frais d'inscription à l'entrée des BTS »
- 1:23:46PrésentateurPromesse
« on prendra l'initiative de le retirer sur les APL »
Temps de parole
- Présentateur73 %
- Invité9 %
- Présentateur 27 %
- ?3 %
- Invité 22 %
≈ 16,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous
écoutez RMC.
Il
est 7h, excellent réveil à tous, merci d'avoir choisi RMC. RMC, Apolline Matin. Le journal de Thibaut Texer, bonjour Thibaut. Bonjour Apolline, bonjour à tous. 400 lycées fermées ce matin au lendemain d'une nouvelle journée de colère marquée par de nombreux débordements et dégradations comme un an où l'entrée d'un établissement a été entièrement brûlée. Ils demandaient des preuves, Mediapark les publient. Jordan Bardella va porter plainte pour faux et usage de faux contre le média en ligne qui a publié l'épreuve de ses écrits antisémites.
Et
puis 20 ans après ses adieux au maillot bleu, Zinedine Zidane retrouve le stade de France et l'Italie. Ce soir en Ligue des Nations, 23h45 sur Hamza.
Le
mouvement lycéen s'étend et se durcit. Presque un établissement sur trois était concerné hier. 222 blocages à travers le pays et ce chiffre vertigineux de 1949 interpellations. En direct ce matin, Bérangère Bocquillon, chef du service Société RMC, face aux violences engendrées par la mobilisation lycéenne. Le gouvernement a décidé, Bérangère, de fermer ce matin 400 lycées dans le pays. Oui, parce que des personnels de lycée ont été visés délibérément. Plus de 13 proviseurs, par exemple, ont été agressés.
Mais aussi des professeurs, des surveillants. 65 personnels ont été blessés au total. Et certains exercent leur droit de
retrait. Ils ne veulent pas prendre de risques en venant travailler. 170 élèves blessés également. Il faut donc les protéger. Autre raison de ces fermetures, certains systèmes de sécurité, des grilles, des dispositifs incendies ont été détruits. Dans ces lycées, des cours à distance peuvent donc être mis en place. C'est au proviseur de le décider. Et tous les préfets ont pris hier soir des arrêtés d'interdiction de manifester aux abords des lycées fermés. Car le gouvernement parle désormais de violences urbaines. Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a demandé hier aux 36 procureurs généraux d'être très fermes envers, je cite, les auteurs de ces faits inadmissibles.
Et parmi ces fermetures, le lycée Nelson Mandela à Nantes dans le hall a été complètement détruit hier par un incendie à l'origine du feu des jeunes cagoulés non scolarisés au sein de l'établissement. Le bâtiment sera inaccessible pour plusieurs semaines. Rachel Duceppe.
De
la baie vitrée du hall où était affichée la photo de Nelson Mandela, il ne reste qu'un trou béant. Pour cet élève de seconde, c'est la stupéfaction.
Des flammes de 30 mètres de haut qui touchent le plafond. Du coup, on n'a plus de port, plus de plafond, plus d'accueil. C'est une catastrophe.
Dans
ce lycée, un internat, au moins une chambre a brûlé. Ces élèves étaient en cours quand des jeunes cagoulés, selon eux non scolarisés dans le lycée, ont ciblé l'établissement.
Ils sont arrivés de plusieurs côtés. Je les ai juste vus en groupe de 30, presque 50, lancer des briques sur les vitres.
On a vu toute la fumée qui commençait à rentrer dans le lycée et c'est là que ça a été évacué.
Là, on voyait des feux artifices partout, des fumigènes, des explosions. Là, je vois, il
y a
l'entrée,
elle
est en flamme et tout. Là, je descends et tout. Je vois, il
y
a les CRS, ils arrivent. Puis, ils ont commencé à lancer du lacrymo.
Impossible de faire court pendant au moins plusieurs semaines, cette professeure est émue devant l'étendue des dégâts.
Elle n
'a
pas été épargnée, je la vois, ma salle de là. Les élèves ont tout fait pour protéger le lycée, mais voilà, ça a débordé. Ce matin, les lycéens mobilisés convient professeurs et membres de la direction pour apaiser la situation et organiser la suite d'une mobilisation qu'ils veulent pacifique.
Non, tout un jeune lycéen a été en partie brûlé aux abords d'un autre établissement. Il faut dire que la violence engendrait des blessés du côté des forces de l'ordre, mais aussi des élèves au nombre de 170 depuis le début de la semaine à Marseille. Le service des bus sera perturbé aujourd'hui dans les quartiers nord après l'incendie de quatre véhicules hier des violences urbaines, dit le gouvernement, qui cible une manœuvre des insoumis et de ses proxys, ses alliés de l'ultra-gauche. Au cœur des critiques, Jean-Luc Mélenchon a lancé un appel au calme hier soir.
Je
vous appelle, jeunes gens, où que vous soyez, à la discipline du combat. Vous ne devez pas faire autre chose que des méthodes de lutte non violentes. Vous allez trouver en vous-même la force, vous allez dire. Ça ne sert à rien de mettre le feu. Nous sommes disciplinés. Nous ne posons pas un seul acte qui aille contre l'objectif qu'on s'est donné. Parce que sinon, on joue contre soi-même. Là où il y a le feu, n'importe quel imbécile est capable de tirer dans la figure de quelqu'un d'autre en disant que j'étais menacé. Il arrive parfois qu'il faille aller plus loin que la limite. Mais ce n'est pas le cas.
Et
dans ce contexte inflammable, syndicats lycéens et parents d'élèves seront reçus par le ministre de l'Éducation cet après-midi, Edouard Geffray. Votre invité, Apolline, à 8h30 ce matin, annonce également l'annulation des coûts d'inscription en BTS prévus dans le cadre du budget. J
'ai
le budget qui était présenté hier par le gouvernement, qui table sur 43 milliards d'euros de mesures de redressement, visant à amener le déficit à 5% du PIB. A retenir également ce matin, Jordan Bardella, qui va porter plainte pour faux et usage de faux. Après les nouvelles révélations de Mediapart, le média en ligne qui attribue au président du RN des propos antisémites, tenu sur Messenger en 2013, a publié hier les preuves de mails et d'extraits de conversations privées authentifiées par Huissier, conversation récupérée via l'historique de deux sources proches de Jordan Bardella à l'époque et qui n'ont, David Alias, aucun lien entre elles.
Les
journalistes de Mediapart expliquent avoir demandé à leurs sources de leur transmettre l'intégralité de leurs conversations avec Jordan Bardella sur l'année 2013, dans lesquelles il aurait tenu des propos antisémites. Conversations obtenues auprès de Meta, maison mère de Facebook et Messenger, une opération certifiée par un huissier de justice, insiste Damien Bancal, spécialiste en cyberintelligence. Qui lui a
vérifié qu'on était bien sur le compte, ayant eu des discussions avec le présumé Bardella de l'époque, que le lien qui est envoyé permettant de
télécharger l'historique est bien envoyé par Meta pour sourcer l'information et vérifier que le contenu n'avait pas été modifié en amont.
Les journalistes affirment que dans les conversations qu'ils
ont
obtenues, l'auteur des écrits antisémites livre des éléments sur sa vie qui correspondent à la biographie de Jordan Bardella, son anniversaire, son engagement auprès de Marine Le Pen ou encore les origines de sa mère. De son côté, Jordan
Bardella
dénonce un montage grossier et annonce déposer une nouvelle plainte.
Et
le sujet s'est invité hier au deuxième et avant-dernier débat de la primaire sociale et démocrate. Les cinq candidats ont unanimement condamné les propos de Jordan Bardella. Ils étaient un peu moins d'accord sur l'emploi du terme génocide à Gaza avec deux lignes radicalement opposées portées par Olivier Faure et Raphaël Glucksmann. Le troisième débat, ce sera dimanche soir sur BFM TV. Après ses aveux, Cédric Jubilar, de retour à son domicile de Kania Clemine pour une reconstitution ce matin, six ans après la mort de sa femme Delphine, occasion pour les enquêteurs de lever les zones d'ombre nombreuses de cette affaire.
Et puis le prix des carburants sur la table d'une réunion des 27 pays de l'Union Européenne au lendemain d'un coup de pression de Donald Trump qui demande aux Européens de puiser immédiatement dans leur réserve stratégique de gazole et de menacer le cas échéant d'interdire les exportations de diesel américains vers l'Europe. 7h07 sur AMC Zinedine Zidane va retrouver le stade de France. Une enceinte qu'il a marquée de son empreinte. Il sera sur le banc ce soir face à l'Italie. 20 ans après son coup de tête resté dans toutes les mémoires en finale de la Coupe du Monde face à cette même squadra Azzurra. En l'absence de Bappé blessé,
c
'est Dembélé qui va donc récupérer le brassard de capitaine pour cette troisième journée de Ligue des Nations, occasion pour les Parisiens. Pour le Parisien d'éclaircir sa relation avec son ami de jeunesse et de relativiser les tensions autour du ballon d'or. Valentin Jama.
Oui
souriant, Ousmane Dembélé s'attendait à être interrogé sur le sujet. On ne l'avait plus entendu depuis qu'il avait déclaré, travaillé dur depuis toujours sans jamais avoir été l'élu. Une référence au terme utilisé par Kylian Mbappé pour se qualifier lui-même et se différencier de Dembélé.
Toutes ces histoires-là, je ne
veux
pas commenter.
C
'est des petites guerrières sur les réseaux sociaux, etc. Donc non, à 29 ans, je n
'ai
vraiment pas la tête à ça. On a échangé, on est à côté, à table, etc. Non, il n
'y a
pas de souci.
En réalité, le Parisien n'avait pas apprécié cette déclaration de son ami. Il
y
a la communication offensive. Récemment,
il
a aussi repris dans une interview pour parler de performance l'expression « brûler la rétine, cher Mbappé », comme pour ironiser. Un léger froid s'est installé entre les joueurs, même si Dembélé a mis en avant les performances de son coéquipier blessé. Il
a montré toutes ces années avec l'équipe de France que c'est un joueur important. Il a mis énormément de buts, il a aidé l'équipe. C'est le capitaine aussi de la sélection. Quand il est là, on est super heureux parce qu'il apporte un plus.
Un
discours de capitaine alors qu'il devrait, pour la première fois en bleu, porter le brassard dès le coup d'envoi ce soir. France, Italie, matcha, guichet fermé au stade de France. Rendez-vous donc à la radio sur RMC, 20h45. C 'était le journal de Thibaut Texer. Il est 7h09 sur RMC. Il dénonce des pseudo-preuves. Jordan Bardella répond aux documents publiés hier soir par Mediapart, le journal en ligne, qui réaffirme que les messages antisémites et complotistes sont bien issus du compte Facebook de Jordan Bardella. Mediapart qui assure même avoir fait authentifier les messages par huissier. Franck Alizio n'y croit toujours pas. Député RN des Bouches-du-Rhône, on le sent bien d'ailleurs.
Les groupes RN font bloc derrière le patron du Rassemblement national. Il sera avec nous, Franck Alizio, dans un instant pour répondre aux accusations.
Il
est 7h09.
RMC,
jusqu'à 9h. Apolline Matin. Apolline de Malherbe. Il est 7h12. Vous êtes bien sur RMC et RMC Sori. Après les accusations, les preuves, Mediapart a publié hier les captures d'écran, des messages attribués à Jordan Bardella, des messages antisémites, complotistes, que le journal en ligne assure avoir fait authentifier à la fois par Meta, la maison mère de Facebook, et par un huissier. Bonjour Franck Alizio. Vous êtes député, député RN des Bouches-du-Rhône. Vous n'y croyez toujours pas ? Non, évidemment. Ce qu'a publié hier Mediapart ne sont rien des preuves.
Les deux comptes, on ne connaît pas véritablement les propriétaires.
Enfin, on ne peut que les attribuer. Il n'y a pas véritablement, du coup, d'investigation. Des faux comptes Facebook, vous savez bien comme moi que, évidemment, c'est possible de le faire. Demain, je peux faire un faux compte Facebook d'Apolline de Malherbe, de Franck Alizio, où je peux raconter
des éléments.
Pardonnez-moi, Jordan Bardella,
c
'était personne. Personne ne le connaissait. Pourquoi est-ce qu'on aurait fait un faux compte à son nom, avec autant de détails sur sa vie
? Mais
parce qu'il y avait déjà des gens qui le connaissaient, dans le sens où il avait des amis. Enfin, je veux dire, ça pourrait tout à fait être un faux compte. Encore une fois, strictement, rien ne prouve qu'il est à l'origine de ce compte. Le constat d'huissier est postérieur au premier article. Postérieur pour l'article, c'est-à
-dire
qu'ils ont constitué...
Alors, le constat d'huissier, vous avez tout à fait raison. Ils sont allés vérifier à
posteriori. Non,
non.
C'est-à-dire qu'ils avaient les éléments. Et simplement, pour donner davantage de poids à la véracité de leurs preuves, en effet, mardi, avant de les publier, ils ont fait constater par Huissier la provenance de ce dossier, Jordan Bardella, depuis la maison mère Meta.
Oui,
ce n'est que la provenance par rapport à la maison mère Meta. Ça ne fait en aucun cas le lien avec Jordan Bardella. Et s'ils étaient 6 sur 2, ils savaient très bien qu'en attaquant le président du premier parti d'opposition, on allait contre-attaquer. Et donc, ils auraient dû faire ces constats d'huissier en amont. Enfin, ça dénote une certaine
forme d'amaturisme. Mais Franck Alisson, j'aimerais
comprendre une chose. Ça veut dire que vous, vous considérez, en effet, que ces propos ont bien été tenus sur Facebook par quelqu'un qui se faisait appeler Jordan Bardella, simplement. Ce que vous dites, c'est que le Jordan Bardella de Facebook n'était pas le Jordan Bardella
? Non.
Non, ça non plus, je ne le sais pas. C'est une hypothèse parmi d'autres pour montrer combien cette démonstration est fragile. Mais cela peut être inventé, évidemment, de toute pièce également. Ce que je n'arrive pas à comprendre, M. Alizio, c'est que si vous dites que ces preuves ne sont pas vérifiées, et si vous êtes d'ailleurs Jordan Bardella annoncé portée plainte pour diffamation, pourquoi vous ne passez pas directement par la citation directe et saisie du tribunal correctionnel qui pourrait assez rapidement, avec ses idées du huissier, constater que les preuves ne sont pas vérifiables, ne sont pas vraies, et innocentées assez rapidement.
Jordan Bardella, pourquoi passer par une procédure judiciaire, par une plainte ? Beaucoup plus longue. Beaucoup plus longue, qui pourrait être conclue d'ici plusieurs mois, voire plusieurs années. Je ne suis pas les avocats de Jordan Bardella, donc je ne sais pas exactement pourquoi.
Ce
que je sais, c'est que Jordan Bardella et ses avocats portent plainte pour faux et usage de faux et diffamation.
Vous voyez ? Sans citation directe. Sans citer immédiatement, tribunal correctionnel.
Je ne sais pas pourquoi on a fait ça plutôt que ça. Au
fond, ce que vous demandez,
est
-ce que vous n'êtes pas en train d'essayer juste de gagner du temps ? On a d'accord pour faux
usage de faux, de tout à
l
'heure, on prend nos responsabilités. Ça prouve bien qu'on n
'a
pas peur, puisque le faux usage de faux va être relativement rapide et facile. est facile à prouver. Tout le monde a compris que c'est... Enfin,
je
veux dire, Mediapart n'est pas parole d'évangile. Je dénote, j'ai noté au moins, mais il y
en
a plus, cinq condamnations dans un temps relativement restreint. Monsieur Plenel, avant même Mediapart, Mediapart c'est Monsieur Plenel, lorsqu'il était au Monde, c'est quand même l'affaire Baudis, c'est-à-dire un homme public accusé de viol sur mineurs en réunion, et ça aboutit évidemment à une histoire qui n'existait pas et qui était inventée par quelqu'un. Et ça a mené Monsieur Baudis, l'ancien maire de Toulouse, à la mort. Enfin, je veux dire, on n'est pas sur
quelque chose qui est
infaillible, on est sur une passion politique qui vise à détourner une campagne électorale, ça ne marchera évidemment pas. Franck Alizio, pour vous, malgré les preuves apportées par Mediapart, vous considérez toujours qu'il ne s'agit que d'une bataille politique. Si c'est politique, pourquoi Marine Le Pen d'ailleurs ne réagit pas
?
Oh, Marine Le Pen a réagi par deux fois.
Vous
voyez, hier, des confrères à vous m
'ont
dit pourquoi Marine Le Pen a réagi aussi vivement si ce n'est pas important. Donc il faudrait se mettre d'accord. Marine Le Pen a réagi, elle a donné à cette affaire l'importance
qu
'elle avait, pas plus, pas moins. Encore une
fois, c'est une opération politique. Oui,
depuis 18h hier et depuis les preuves. Arthur, je
vais dire. Franck Alizio, bon, du coup... Parce qu'il n'y a
rien, parce qu'on considère ça comme... D'accord. On considère ça comme des preuves. Franck Alizio,
bon, du
coup, la décision de justice va être rendue par avant un an, c'est une évidence. Jordan Bardella a été annoncé comme potentiel Premier ministre de Marine Le Pen, s'il est élu. A
l
'heure où on parle, c'est toujours le Premier ministre du Rassemblement National, en cas de victoire. Bien évidemment, bien évidemment.
Et
la candidate l'a rappelée lors de la dernière réunion de groupe, qui était publique, puisque vous avez pu y avoir accès en tant que journaliste.
Claire,
merci. Les faits, s'ils étaient avérés, seraient gravissimes. Vous ne dites pas ces propos. Parce que certains, et on a entendu d'ailleurs ce matin des auditeurs de RMC, qui disent, mais au fond,
s
'il avait plaidé l'erreur de jeunesse, le côté j'étais un... Voilà, je me suis rendu compte depuis de la folie de ce que pouvait influencer quelqu'un comme Soral sur les jeunes militants du RN.
Mais
justement, j'en combat d'autant plus l'antisémitisme aujourd'hui. Bon, ils disent, ça, ça aurait pu être entendable. En revanche, s'il a menti, ils ont beaucoup plus de mal. Qu
'est
-ce que vous, vous répondez à ça ?
Vous
comprendrez bien que je ne vais pas essayer de qualifier des faits qui n'existent pas. Pour moi, c'est faux. Je le connais depuis dix ans. Je le connais, y compris de manière privée. Quand on travaille pendant des heures et des heures avec quelqu'un, vous savez, l'antisémitisme et le racisme,
c
'est une maladie mentale.
On n'arrive pas à le garder, au moins sous forme de pléanterie. Je n'ai jamais entendu Jordan Bardella faire quoi que ce soit dans ce sens-là. Pour moi, c
'est un faux. À partir de là, je ne vais pas commenter les hypothèses, la politique fiction de l'éventuelle véracité d'un faux. Ce sont des faux. Ce sera prouvé. Il n'y a aucun lien avec ça. Merci Franck Elisio d'avoir réagi ce matin et répondu à nos questions. Vous êtes député RN des Bouches-du-Rhône. Il est 7h19 sur RMC. Et comme chaque jour, on va remonter le temps avec Arthur Chevalier. Arthur, hier, une condamnée à mort, a survécu à son exécution. Ça s'est passé aux Etats-Unis. Ça vous a rappelé d'autres faits ? Eh oui, ça m'a rappelé beaucoup de faits. Le plus célèbre, c'est l'exécution de la reine d'Ecosse, Mary Stuart. Son bourreau était arrivé ivre mort.
Il a raté trois fois son coup avant de la décapiter. Et ça avait déjà suscité beaucoup d'animation dans l'Angleterre du XVIe siècle. Vous allez nous le raconter dans un instant. Et puis dans moins de cinq minutes, il
y
a aussi Arnaud Demange qui va venir pirater le face-à-face. Mon invité à 8h30, ce sera le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray. Restez bien avec nous. On se retrouve dans 60 secondes sur RMC. RMC, à Pauline Matin.
C
'est l'heure de remonter le temps, comme chaque jour, avec Arthur Chevalier.
Il est
7h21. Arthur, condamné à mort dans l'état du Tennessee aux Etats-Unis, une femme a survécu aux produits qui lui étaient administrés par injection. Eh oui, cette femme s'appelle Christa Pike. Elle avait été condamnée il y a plus de 30 ans, en 1995. Son exécution a été programmée justement avant-hier. Mais rien ne s'est passé comme prévu. Après avoir reçu deux injections qui étaient supposées la tuer, elle a survécu. Évidemment, elle est quand même dans un état très critique. Elle a été transportée à l'hôpital. Le gouverneur du Tennessee a réclamé une enquête. Il a aussi suspendu toutes les exécutions prévues dans cet état d'ici la fin de l'année.
Et de son côté, l'ONU a demandé hier à l'état du Tennessee de renoncer à cette exécution. C'est déjà arrivé avant qu'on rate l'exécution d'un condamné à mort ? Oui, et évidemment, ces ratés macabres font toujours beaucoup réagir, puisqu'ils mettent en évidence l'aspect inhumain du châtiment. Au XVIe siècle, une affaire avait déjà suscité l'indignation de l'Angleterre. Il s'agissait de Mary Stewart. Mary Stewart était reine d'Ecosse et elle complotait contre sa cousine, Elisabeth Ière, qui elle était reine d'Angleterre. Du coup, Mary Stewart est arrêtée, elle est condamnée à mort par décapitation. Sauf que le jour de l'exécution, le bourreau est arrivé complètement ivre.
Du coup, il a fallu qu'il s'y reprenne à trois reprises, donc trois coups de hache si vous préférez, pour décapiter la malheureuse, un massacre qui avait beaucoup ému l'opinion anglaise. Parfois, il se passe des choses assez inexplicables. John Babacombi Lee, retenez bien ce nom. Apolline, c'est un Anglais qui a été condamné à mort par pendaison en 1885. Sauf que le jour de l'exécution, la trappe qui était censée s'ouvrir sous ses pieds pour qu
'il
puisse être pendu, elle ne s'est pas ouverte. Du coup, on a recommencé trois fois l'opération de la trappe et à chaque fois, la trappe ne s'est pas ouverte. Alors du coup, la justice a fini par se dire que ce n'était pas possible.
C
'était le destin. Exactement, c'était le destin. Donc elle a commué sa peine en condamnation de prison et après 22 ans derrière les barreaux, cet homme est sorti, libéré et il est mort à 80 ans, complètement libre. C'est intéressant, certains condamnés sont tout simplement immortels. Et alors là, c'est complètement dingue. Nous sommes au Mexique. En 1915, un homme de 17 ans qui s'appelle Venceslao Moguel est condamné à mort par peloton d'exécution. Donc on l'attache au poteau, les soldats font feu, la procédure habituelle. Huit balles dans la peau, ensuite on lui emmène dans la tête, histoire d'être bien sûr qu'il est mort.
Tout le monde croit que l'affaire est terminale, les soldats s'en vont. On laisse le corps où il est, sauf que quelques heures plus tard, le condamné s'est réveillé. Aucun organe vital, pas même le cerveau, n'avait été touché. Un miracle. Du coup, il s'est traîné jusqu'à un village voisin où il a été soigné et caché. Et bien cet homme a vécu jusqu'à 79 ans. Apolline, il finira même par devenir une célébrité au Mexique avec un surnom, El Fusillado, le fusillé. C'est le seul homme connu à avoir survécu au peloton d'exécution. Histoire inouïe, merci Arthur. Vos chroniques sont toujours à retrouver évidemment à tout moment en podcast sur l'application RMC. Il est 7h23, Arnaud Demanche. RMC.
Demanche Pirate, le face-à-face. Salut Arnaud. Bonjour. Tout à
l
'heure à 8h30, mon invité sur RMC BFM TV, ce sera le ministre de l'Éducation nationale, Edouard Geffray. C'est la fête, c'est la fête. Et vous savez pourquoi ? Parce
que c'est vraiment
son anniversaire.
Pour
de vrai, il est du 2 octobre 78, il a 47 ans. Et pour ça, les lycéens lui ont offert 47 lycées qui flambent. Il sera devant un lycée. Allez Edouard, on fait un vœu. Je ne veux plus être ministre de l'Éducation, je veux faire autre chose. En plus, c'est des lycées magiques. T'en es un, il y en
a
un autre qui se valume. Bon anniversaire. Bref, les lycéens continuent les blocages. Et voilà, on confisque les portables. Un mois plus tard, t'as tout qui crame. Macron aurait dû demander aux parents.
Les
parents savaient, la police savaient. Il n
'y a
pas un parent qui a réussi à désintoxiquer ses enfants du portable. À part Dupont-de-Ligonnès, je n'en vois aucun. Blague à part, les lycéens réclament surtout plus de moyens, plus de budget. Et alors, c'est fou parce que, moi je suis un simple citoyen. Je ne
suis
pas politicien. On nous dit que le budget de l'éducation nationale est éléphantesque. Qu'on dépense encore plus en Seine-Saint-Denis qu'ailleurs, etc. Et tu vas dans n'importe quel lycée dans ce coin-là, t'as l'impression d'être à Mariupol après un bombardement russe. Avec des plafonds qui tombent, de l'eau marron qui sort des robinets. On ne voit pas les sous. On ne les voit pas. Ou alors, ils ont payé des artistes contemporains pour créer ça. En fait, les plafonds qui s'écroulent, c'est la métaphore de chute de Constantinople. Qui nous rappellent les fragilités de la spiritualité face au réel. L'eau marron... Le maître Stupalachi. Le
maître
Stupalachi. Stupalachi. Qui était un escroc comme moi. Mais l'eau marron,
c
'est connecté directement à la Seine. Les fleuves nourriciers qui nous rappellent qu'on doit prendre soin de la racine. Le
mec, pour ça, il a pris
4 millions.
Et
après, il a scotché une banane au mur. Il en a pris 6. Ceci dit, les choses vont s'arranger. Car quand même, vous avez vu, Edouard Jeffrey, il n
'a
pas fait les choses à moitié. Il a annoncé l'ouverture d'une plateforme de concertation. Qui organisera, je cite, un événement de restitution nationale. Afin d'apporter des réponses structurées. Mais c'est ça qu'il faut dire aux lycéens.
Mais c'est les barricades. Nous
vous promettons une plateforme de concertation. Et un événement de restitution nationale. Avec des réponses structurées. On s'en fout
!
Ok. Alors, on va aussi ouvrir un numéro vert pour recueillir vos doléances dans un espace de dialogue rénové. Pour qu'un comité de pilotage transversal trace une feuille de route concertée pour mettre en place des ateliers territoriaux de co-construction citoyenne. Là, je suis au max, les gars. Je ne peux pas faire plus. On s'emballe avec de ta feuille de route. Putain, ils sont durs. Chef, vous pensez qu'on va ouvrir un livre blanc de gouvernance partenariale ? Ça me semble indispensable.
Moi, je pense qu'on l'a fait tout
de suite. Il faut le demander à
Edouard Geffrey à 8h30. C'est ça qu'il faut demander. Je lui demande. C'est promis.
Rendez-vous donc à 8h30 avec le ministre de l'Éducation nationale, Edouard Geffrey. Puis on vous retrouve avant. Vous serez avec
nous à 8h15. J'espère bien à 8h15.
Il est 7h27 sur RMC et RMC Sori. Dans un instant, la météo est de journée de 7h30. Et puis juste après, l'invité de 7h40, ce sera Manon Aubry, la députée européenne LFI. LFI qui est accusée de jeter de l'huile sur le feu avec les lycées accusés par le gouvernement, par Matignon et par une grande partie également des candidats à l'élection présidentielle. Manon Aubry répondra donc dans 10 minutes sur RMC.
A
tout de suite. 7h30 sur RMC. RMC, Apolline Matin. Le journal présenté par Victor Pochet. Bonjour Victor. Bonjour Apolline et bonjour à tous. Face aux preuves de Mediapart, Jordan Bardella maintient sa version. Message antisémite authentifié par Facebook,
certifié par un huissier, explique le journal. Ce compte à son nom est un faux, répond le RN. 400 lycées fermées ce matin. Réponse des autorités au blocage qui
ont
dégénéré
hier
entre façade d'établissements brûlés,
pompiers attaqués et flambés du nombre de blessés. Et puis une reconstitution de l'horreur. Enquête de nouveaux indices. Après ses aveux, Cédric Jubilard, ramené par la justice sur les lieux du meurtre de sa compagne Delphine.
Mediapart dégaine ses preuves contre Jordan Bardella. Auquel le journal attribue des messages antisémites datant de 2013. Le média répond aux zones d'ombre. D'où viennent les messages de conversations Facebook fournis par deux sources ? Sont-ils réels ? Oui, les données du réseau social le confirment, un huissier le certifie. Et puis s'agit-il bien du jeune Bardella derrière ce compte ? Eh bien pour Mediapart, oui, puisqu'il divulgue des éléments très précis de sa vie. Mais Cyprien Pézeril, sur cette dernière question, c'est tout le RN qui conteste. Après plusieurs heures au siège de son parti avec des proches. Monsieur Bardella, bonsoir.
Le président du Rassemblement national quitte les lieux et nie toujours en bloc. Mais quelle preuve ! Il persiste à dire qu'il n'est pas l'auteur de messages antisémites qui lui sont attribués. Et que Mediapart dit avoir fait authentifier techniquement par Facebook et par un huissier. Je suis consterné par la légèreté de cette enquête. Mediapart n'a avancé absolument aucun argument. Il y a derrière cette opération de déstabilisation quelque chose d'extrêmement trouble. Mediapart pourrait se renommer Mediaflop. En réaction, Jordan Bardella annonce qu'il entend déposer une nouvelle plainte après une première pour diffamation. Cette fois-ci pour faux et usage de faux.
Et sur les plateaux télé, les cadres du RN tentent de le défendre sans apporter d'éléments
nouveaux.
Par exemple, Jean-Philippe Tanguy dans C'est à vous sur France 5. Rien ne prouve que ce compte appartenait à Jordan Bardella. Absolument rien. Moi, je suis nul en informatique. Quand on était gamin et tout, moi, c
'est
un de mes ex qui avait fait un faux compte à mon nom pour me porter préjudice. Tout le monde croyait que c'était mon compte jusqu'au moment où j'arrivais à vouloir que ce n'était pas mon compte. On perturbe une campagne présidentielle sur la base de choses aussi inexistantes. Je suis consterné. En revanche, Marine Le Pen, elle, hier soir, ne s'est pas empressée d
'apporter son soutien silencieuse sur ses réseaux sociaux. Les réactions des opposants, deux candidats à la présidentielle. François Ruffin et Edouard Philippe estiment que Jordan Bardella ne peut pas conserver son poste. 7h33 et 400 lycées seront fermés aujourd'hui partout en France. Les manifestations y seront interdites pour tenter d'enrayer l'engrenage de violences en marge du mouvement lycéen après un jeudi noir. Plus de 1000 établissements touchés, des affrontements, le hall d'un lycée incendié à Nantes, près de 2000 interpellations hier et dans le même temps de premières condamnations. Exemple, en comparution immédiate à Belfort, Constance Bostoen,
prison avec sursis et travail d'intérêt général pour deux jeunes qui ne sont même plus lycéens.
Polo Blanc, visage juvénile, le premier prévenu est étudiant. Et s'il est venu mardi spécialement à Belfort, c'est pour, dit-il, soutenir les lycéens. Lui, qui reconnaît avoir jeté des projectiles sur les policiers, qui s'est inscrit un slogan anti-police sur les doigts et qui l'assure pourtant. La manifestation a dégénéré. Je me suis laissé emporter. La justification est la même pour le second prévenu. Je me suis fait influencer. J'ai pas réfléchi, explique l'étudiant en BTS qui a jeté des cailloux sur les forces de l'ordre et incendié une poubelle. Ces explications ne convainquent pas le ministère public. Les procureurs ont mis en avant des faits
extrêmement
graves. Ils ont souligné le profil surprenant de nombreuses personnes interpellées et ils ont ironisé. Tout le monde a été emporté bien, malgré lui, à croire qu'on a eu des légions de jeunes qui se sont retrouvés avec des cagoules à Caillesse et la police. Alors, il y a ces dégradations. Il y a aussi ces centaines de blessés. 170 jeunes depuis le début des blocages. Plus de 300 policiers et gendarmes hier à Marseille. Ce sont même des pompiers qui ont été pris à partie, des violences sous les yeux de marseillais médusés Alexandre Thibault.
Devant le lycée, il ne reste qu'un tas de poubelles calcinées à l'odeur de plastique brûlé. Mohamed gère le snack juste à côté.
Ça a dégénéré dès le matin, dès la première heure. Avec des mortiers, du fumigène, du gaz lacrymogène. Coctel Molotov, on aurait vu une révolution qu
'il
y
avait.
Son commerce a même servi d'infirmerie pour ces jeunes qu'il connaît bien.
On en a soigné pas mal. Une bonne dizaine. Il y avait des mains brûlées,
il
y avait des coupures.
Les
vitres de l'abri bus voisin ont été brisées. Privé de transport en commun, interrompu toute la journée. Isaac doit rentrer du travail à pied. Je
vais mettre 45 minutes environ.
Contre combien en bus ? Ben 10 minutes. Alors, il a du mal à soutenir le mouvement.
Mais là, ça nous pénalise. Ça sert à quoi de brûler, d'incendier, de détruire, qui va payer ? C'est nous, c'est pénible.
Un habitant du quartier regarde le rectangle de bitume noirci par l'incendie d'un camion de pompiers. C
'est vraiment n'importe quoi. Est-ce que les pompiers sont responsables de l'état des lycées ? Manifestez, vous mettez-vous devant, bloquez. Mais ça me fout tout le bordel.
Avant de conclure, les violences décrédibilisent les revendications des lycéens.
Et je vous signale qu'une quatrième enquête de l'IGPN, la police des polices, a été ouverte. Cette fois, à Argenteuil, un jeune atteint par un tir de LBD. Le ministre de l'Éducation nationale reçoit cet après-midi les élus de trois organisations représentatives des lycéens. Mais avant de les recevoir, il répondra à mes questions, le ministre de l'Éducation nationale, qui sera l'invité du face-à-face à 8h30.
7h35 sur RMC et ses deux questions. Cèdera-t-il une nouvelle fois ? Livrera-t-il de nouveaux éléments ? Cédric Jubilard
sera emmené ce matin à son ancien domicile du Tarn, près de six ans après la mort de sa compagne Delphine. Quelques mois après avoir avoué le meurtre. Mais il reste des incohérences dans sa version Pierre Bazin, notamment dans son dernier interrogatoire. Oui, trois heures d'interrogatoire pendant lesquelles Cédric Jubilard jure être de bonne foi. Mais au fil des questions, la juge pointe des contradictions, des incohérences. « Ça ne vous surprend pas qu'elle n
'ait
pas réagi lorsque vous lui serriez le cou ? » interroge la magistrate. Avec le recul, si. Cédric Jubilard jure qu'il était bien face à Delphine lorsqu'il la serrait pour qu'elle se taise. Pourtant, d'après des témoins à qui il se serait confié, le scénario serait différent. Cédric Jubilard aurait-il frappé Delphine ? Il jure que non. Mais là encore, les lunettes de la jeune femme ont été retrouvées brisées. Elle l'était déjà avant, se défend-il. Autre interrogation, pourquoi avoir choisi ce champ précisément pour dissimuler le corps ? Demande la juge. Je roulais sans objectif précis. Je me suis arrêté là parce qu'il y avait des monticules de terreau.
Pourtant, le téléphone de Cédric Jubilard montre qu'il a recherché cette zone sur Google Maps bien avant les faits. Je ne peux pas vous dire, j'ai jamais consulté cela, se défend-il. Autant d'éléments qui seront au cœur de cette reconstitution.
Pierre
Bazin du service police-justice de RMC. Donald Trump fait pression sur les Européens. Selon lui, il pourrait leur demander de libérer une partie de leur stock de diesel pour faire baisser les prix. Faute de quoi, selon des médias américains, son gouvernement menace de bloquer les exportations américaines. Et puis rendez-vous 20h45 pour un clin d'œil à l'histoire du foot. France-Italie, retour de Zidane au Stade de France, là où son doublé de 1998 nous avait évidemment sacré champion du monde. Et contre des Italiens, donc dernier match en bleu de Zizou, celui de son
coup
de boule en 2006.
Et
puis le quintet,
c
'est à Vincennes, à 20h15.
Le
pronostic de la Dream Team des courses RMC, son favori, c'est le numéro 6. Jazz d'Hourville,
son outsider, le 11. Jewel de Banville, le 6 et le 11. C'était le journal de Victor Porchet, il est 7h37 sur RMC.
Le
mouvement lycéen est une manœuvre organisée par LFI et ses proxys de l'ultra-gauche. Voilà ce que dit le gouvernement après une amplification de la mobilisation et des violences un peu partout en France. Que répondrez-vous ? Manon Aubry, bonjour. Bonjour. Vous êtes notre invitée ce matin, députée européenne de la France Insoumise. Des accusations directement portées à l'endroit de la France Insoumise. Et puis plus globalement, les revendications, c'est lissé, brûlé à Nantes. Des bus et un véhicule de pompiers brûlés à Marseille. Des dégradations à Lille, à Strasbourg. Quelle suite pour le mouvement ? C'est débordement, d'ailleurs. C'est débordement. Qui abîme le mouvement.
Qui abîme le mouvement, qui sont peut-être un peu contre-productifs parce que le problème des moyens de l'école, c'est un vrai problème. Mais là, du coup, évidemment, ça change la perception qu
'on
en a. Et on en parle avec vous, Manon Aubry, dans un instant. 7h38. RMC. Jusqu'à 9h. Apolline Matin. Apolline de Malherbe. Il est 7h41. Vous êtes bien sur RMC et RMC Sori. La France Insoumise accusée par le gouvernement de mettre de l'huile sur le feu de la contestation lycéenne. Enquisition du gouvernement et des renseignements généraux. Alors que plusieurs élus LFI sont allés ces derniers jours sur les blocus des lycéens. C'était votre cas, Manon Aubry. Bonjour. Bonjour. Vous êtes députée européenne Insoumise. Hier, je crois que vous étiez auprès des lycéens du lycée Berthelot à Pantin. La journée d'hier, simplement, un lycée en grande partie brûlé à Nantes.
Quatre bus et un véhicule de pompiers brûlés à Marseille. Des dégradations à Lille, à Strasbourg. Que dites-vous ce matin ? Est-ce que vous appelez au calme ?
Évidemment,
je regrette ces violences. Je les condamne parce qu'elles desservent le mouvement, très clairement. Il suffit d'ailleurs de voir l'image en fond que vous avez derrière vous. Dans
ce studio
de RMC Story, pardon pour ceux qui nous écoutent à la radio. L'image que vous retenez, c'est une image d'un feu et ce n'est pas l'image des revendications des lycéens. Et moi, j'aimerais que c'est cette image que vous reteniez. Et tout le temps où on parle de ces feux, de ces violences-là, qui ne représentent pas l'écrasante majorité du mouvement, on ne parle pas du nombre de professeurs qui manquent, on ne parle pas de parcours sup, on ne parle pas des lycées qui sont vétustes. Donc évidemment que les violences desservent le mouvement.
La question des violences et des lycéens. On entendait ce matin des lycéens qui ont été interrogés par nos reporters sur place, qui se désolaient eux-mêmes de cette situation, estimant par exemple à Nantes que c'était des individus, et c'est aussi ce que disent les premiers constats des professeurs sur place, qui n'avaient rien à voir avec les lycéens de cette école-là, qui étaient des individus extérieurs, semble-t-il, venus pour mettre le chaos. L
'enquête va suivre son cours, mais ce que l'on sait à ce stade, c'est qu'en effet le plus vraisemblable, c'est que ce soit des éléments extérieurs. Je peux vous raconter mon expérience aussi au lycée Berthelot hier, il y avait certains de vos confrères de BFM qui étaient présents. Je constate d'ailleurs que la seule image qui a été retenue, c'est une poubelle qui a brûlé pendant dix minutes, mais à aucun moment on a parlé de la mobilisation des centaines de lycéens qui étaient présents, et ceux qui sont venus foutre le feu à la poubelle, c'était a priori des éléments extérieurs au lycée, puisque les lycéens sur place ne les connaissaient
pas. Il est intéressant de
préciser, Manon Aubry, et je l'ai déjà raconté ici hier parce que ça m'a beaucoup frappée, pendant mon émission de 9 à 10 sur BFM TV, on a posé une caméra au milieu d'une avenue devant le lycée Montebello à Lille, et on a montré précisément et en temps réel les deux mouvements et qui en quelque sorte étaient très distincts. L'un, c'était les lycéens qui étaient devant leur lycée, avec des pancartes, avec des revendications très précises sur le manque de moyens, sur le manque de profs, et face à eux, dans la même avenue mais sur le couloir d'en face, plusieurs centaines, plus nombreux, je dois dire, des individus cagoulés, masqués, qui venaient visiblement pour en découdre.
Les deux coexistent aujourd'hui et ne se mélangent
pas.
Moi, ce que j'ai pu en voir hier, je vous parle de mon expérience, c'est que pour une dizaine d'individus qui étaient venus pour brûler une poubelle, vous aviez des centaines de lycéens qui étaient mobilisés, et ce que BFM a retenu hier matin, du lycée Bertholot où j'étais présente,
c'est
uniquement
cette image
-là. Le problème, je vais vous dire, le fond du problème, c'est ni la France Insoumise, ni les lycéens. Le fond du problème, c'est un système éducatif qui est à l'abandon. Y a-t-il des liens entre LFI et les leaders de ces mouvements
-là ?
Mais sérieusement, Apolline de Malherbe, vous pensez qu'on a ce...
C'est toujours le
renseignement généraux et le gouvernement qui l'affirme. Le mouvement lycéen, je cite, est une manœuvre organisée par LFI et ses proxys d'ultra-gauche. Quand ils disent les proxys d'ultra-gauche, ils font
référence à des mouvements comme Révolution Permanente. Vous avez raison de préciser que c'est le gouvernement qui le dit. Et je pense que c'est à la fois infantilisant pour les jeunes de notre pays de considérer qu'ils sont incapables de penser par eux-mêmes, de réfléchir par eux-mêmes, de se mobiliser par eux-mêmes, et que pour cela, ils auraient besoin de la mobilisation de la France Insoumise.
Mais sérieusement, vous pensez que les centaines de milliers de lycéens qui sont mobilisés ces derniers jours dans plus de 1000 lycées, c'est parce que la France Insoumise leur a demandé ou parce que le plafond leur tombe sur la tête, parce qu'ils ont eu des profs manquants au début de l'année, parce qu'ils crèvent de froid l'hiver et qu
'ils
crèvent de chaud l'été, parce que quand dans leur toilette, ils n'ont pas de papier toilette. Je veux dire, vous avez des enfants, je crois Apolline de Malherbe, personne ne veut que nos enfants étudient dans ces conditions-là. On est bien d'accord,
Pierre. Mais vous n'ayez pas tout de même qu'il
y a
tout de même de la part de LFI une récupération. Moi, j'entendais par exemple cette semaine le maire de Saint-Denis, donc maire LFI, qui parlait de violence légitime, qui parlait de compréhension de la violence. Quand bien même vous la dénoncez, quand bien même vous mettez en avant le fait qu'il y ait plus d'actions lycéennes et étudiantes que de poubelles brûlées, on a quand même des élus LFI qui admettent avoir une certaine légitimité à ces actes de violence.
D'abord, sur la récupération, on était présents dans la manifestation des fonctionnaires mardi. Vous ne nous avez pas dit qu'on l'a récupérée. Il y
a
une nouvelle mobilisation qui est appelée par les syndicats enseignants et par les lycéens mardi prochain. Elle n
'est
pas appelée par nous. On y sera présents. Est-ce que vous allez dire qu'on va la récupérer ? Donc, sur la récupération, franchement, je trouve ça un peu fort de café et surtout injuste vis-à-vis de la mobilisation des lycéennes et des lycéens. Sur le reste, pour la violence, je crois avoir été extrêmement clair à votre micro et je le redis ce matin. et on peut égréner tous les faits de violence que vous voulez. Ce n'est pas notre méthode. Jamais je ne partagerai ça. Jamais ce ne sera d'une quelconque manière une méthode pour arriver
à notre temps. Vous rogniez
les paroles de Bali Bagayoko sur
la question de la violence.
Elles ont été coupées de son contexte. En l'occurrence, Bali Bagayoko a dit dans la phrase...
Il répondait aux questions d'une de mes
consœurs.
A dit dans la phrase
qui suit exactement chaque fois qu'on peut l'éviter, c'est mieux. Il dit exactement la violence
peut-être légitime et il dit mais chaque fois qu'on peut l'éviter, c'est mieux. Un mot quand même,
vous
dites récupération mais s'agit-il de récupération ou tout simplement d'infiltration ou de mélange des genres quand on voit que le président de l'union syndicale lycéenne qui est donc l'un des leaders de ce mouvement aujourd'hui, Thierry Duel, est également un membre de LFI. Il a été candidat
LFI au municipal à Waterloo dans le Nord. J'ai un scoop pour vous Apolline de Malherbe. La jeunesse soutient massivement la France insoumise. Et donc oui, vous avez des jeunes qui peuvent être engagés à la France insoumise. Et oui, peut-être qu'aujourd'hui il y a une jeunesse dans notre pays qu'on a abandonnée et qui se disent qu'il faut un débouché politique que si on arrive au pouvoir en 2017, oui, on abrogera Parcoursup et cette sélection et cette éducation nationale à deux vitesses que oui, si on arrive au pouvoir, on mettra les moyens nécessaires dans l'éducation nationale pour les profs, pour les infirmières scolaires, pour les assistants d'éducation. Donc le fait qu
'il y ait
une passerelle en quelque sorte, je précise d'ailleurs qu
'il est sur la liste
de Thierry Duell mais il s'agit de Riyad Rani-Schreuer. Je voudrais pouvoir donner la parole également à ceux qui nous écoutent. Il
y a
Émilie et Enzo qui ont composé le 32-16. Bonjour Émilie. Bonjour. Émilie, vous êtes mère de famille et je crois que vous avez un fils en première donc à Tours.
Oui,
tout à fait. J'ai un fils au lycée Balzac qui a fait parler de lui cette semaine puisqu'il
y a
un jeune qui a manifestement perdu un oeil. Donc si j'entends Manon Aubry, en fait, c'est la faute des médias. Moi, je suis sur place donc je peux vous dire que les images qu'on voit sur BFM, c'est la vraie vie. Ce ne
sont
pas les médias qui manipulent ce qui se passe. Donc ça fait peur. Moi, ça fait trois jours que, excusez-moi, je suis émue mais
que je vois ça. Je
comprends, Émilie.
Et mon fils, que j'interdis du coup d'aller au lycée parce que j'ai peur, parce que l'État n'est pas capable d'assurer la sécurité de nos enfants. Non seulement ça, aux abords du lycée mais en plus, il n
'y a
même pas de plan de gestion de crise. C'est-à-dire qu'il y a des émeutes toutes les cinq minutes dans ce pays qu'on n'est pas
capable
de contenir. Peu importe qui c'est, si c'est la France Insoumise, si c'est les Black Blocs, peu importe. La réalité, c'est que l'avenir de
nos enfants, il est aussi compromis pour ça en fait. Vous
vous sentez des munions ? Oui,
il n
'y
a pas de plan B, il n
'y a
pas de plan
B, il n
'y
a rien. Je veux dire, avec ce qu'on a vécu pour le Covid, vous ne pensez pas qu'il pourrait y avoir, je ne
sais
pas, des solutions dans ces cas-là où on puisse se connecter en classe virtuelle, je ne sais pas, des moyens
technologiques Ça va être le cas aujourd'hui d'un certain nombre de...
Non, non, Apolline, il a reçu un PDF,
mon fils, à lire et trois questions
à répondre. Vous trouvez ça
normal ? C'est ça le cours en ligne ?
Vous
voulez dire ? C'est ça le cours en ligne ? Donc voilà, ça fait trois jours qu'il est en première, il a le bac français à la fin de l'année et après on se plaindra des classements PISA, on fera ouin ouin, on pleurera. En fait, vous êtes désespérée, Émilie, sur globalement la situation qui échappe à tout le monde en fait ? Complètement. Je ne sais pas où on va, Apolline, moi ça me fait peur, mais on y va, on y va et on
y va à grands enjambés et
on
est là
à regarder et on est impuissants.
Restez avec nous, Émilie, il y a aussi Enzo qui lui nous appelle d'Aix-en-Provence. Je crois qu'Enzo, vous êtes étudiant à Aix. Oui, bonjour Madame de Malère, bonjour Madame Aubry. Bonjour. On vous écoute, Enzo. Moi, ce que je remarque, Madame Aubry, c'est que dans vos propos, alors certes, vous condamnez la violence, mais en fait, vous n'appelez pas au calme alors que c'est ce qui est nécessaire. Aujourd'hui, on a des manifestations presque dans tous les lycées de France, des manifestations qui débordent avec des policiers qui se font agresser, des jeunes qui se font aussi violenter. Ce n
'est
pas normal en fait. On insiste à quelque chose qui n'est pas normal pour des lycéens. Vous vous rendez en plus à ces manifestations, vous avez une forme de cautionnement de ces violences à LSI. Au lieu, justement, de vous, en tant qu'élus, vous représentant de la nation, de faire la morale à ces jeunes et dire que des solutions démocratiques existent dans les lycées. Vous le savez très bien, il existe les conseils de vie lycéenne, il existe les conseils académiques de vie lycéenne, les conseils nationaux de vie lycéenne dans lesquels des lycéens sont élus par leur père pour représenter auprès des lycées, des académies et du ministère.
Vous l'avez dit, votre collègue Balibagayoko dit que la violence peut être une solution. Mais non, la solution, ça a toujours créé le chaos et en fait, c'est ce que vous semblez dire.
Enzo, je
voudrais que
Manon Aubry
puisse vous répondre. D'abord, je voudrais répondre à Émilie aussi dont je partage l'émotion parce qu'à Tours, il y a un jeune qui a été éborgné manifestement par un tir de flashball et donc ça, c'est pas normal aussi dans notre pays qu'un jeune pour avoir manifesté se retrouve avec un oeil en moins. Ça nous rappelle le terrible moment des Gilets jaunes, la répression polissaire et je crois qu'envoyer des flashballs, des matraques ou des gaz lacrymogènes, c'est pas ça qui va régler aujourd'hui le problème de la jeunesse. Ensuite, j'aimerais dire à Enzo quel a été notre rôle dans ces mobilisations.
Moi, quand j'étais sur le terrain, justement, notre rôle était d'essayer de faciliter une médiation, d'essayer de faciliter l'organisation entre, d'un côté, les forces de l'ordre et de l'autre côté, les jeunes, pour qu'il y ait un lien de confiance qui puisse se rétablir, pour que les jeunes puissent manifester, pour qu'ils puissent être entendus, que leurs revendications
puissent être entendues auprès du
proviseur, auprès du rectorat.
Sur votre rôle, je pense que c'est quelque chose auquel vous ne pensez pas, pas vous spécialement, mais votre parti, vous êtes des députés. On a vu hier des images de députés de la France insoumise qui sont sur des barricades. Alors, pardon, mais c'est pas le travail d'un député. Et j'ajoute, qu'est-ce que vous dites aux gens,
qui
aujourd'hui sont obligés de payer de leur poche du carburant hors de prix pour aller travailler, qui voient des jeunes qui ne peuvent pas aller en cours parce que ces lycées sont bloqués et qu'ils les voient soutenus par des députés, alors qu'eux payent justement pour que leurs enfants puissent aller à
l'école. Vous vous rendez compte qu'il y a une forme d
'inhumanité là
-dedans aussi ? Vous
savez quoi ? Le meilleur moyen de répondre à cette colère sociale, de faire en sorte que les jeunes retournent à l'école, le meilleur moyen de répondre aux attentes de la jeunesse de notre pays et au bout d'un moment de répondre à leurs revendications. Vous trouvez ça normal qu'on est en France
dans l'un des pays ? Il y aura des
élections ? Mais d'ici là, les jeunes que je rencontrais hier et je crois que vous interrogez le ministre de l'Éducation tout
à
l
'heure,
je vous invite à l'interroger sur l'interpellation des jeunes. Je vais vous parler d'une jeune qui s'appelle Salma que j'ai rencontrée hier et qui m'a dit j'ai pas de prof de SOS depuis la rentrée. Depuis la rentrée,
j
'ai pas de prof de SOS, je passe mon bac à la fin de l'année. Moi, je suis dans un lycée du 93. Je sais très bien qu'avec Parcoursup, je vais être tout en bas de la liste que chaque année, il y a des milliers de jeunes qui n'ont aucun débouché scolaire, qu'eux, ils ont étudié dans un lycée où il y
a
une fenêtre qui est tombée l'an dernier. Et vous voyez, vous dites, la France Insoumise est responsable de ce mouvement. Je veux dire, les vrais responsables de ce mouvement, ils s'appellent Sébastien Lecornu, ils s'appellent Emmanuel Macron et c'est ceux qui ont dégradé le système éducatif ces dix dernières années, et qui ont supprimé dix mille postes d'enseignants ces dix dernières années et dont on paye aujourd'hui le prix. Donc, le meilleur moyen de ramener le calme, c'est de précisément mettre ces moyens qui sont nécessaires
dans notre système éducatif. Et je poserai la question tout à l'heure au ministre de l'Éducation.
Il sera là à 8h30. Merci Manon
Aubry. Merci
à vous. Émilie, un dernier mot. Vous avez entendu les mots de Manon Aubry qui dit partager votre émotion.
Oui,
j'ai entendu. Je pense que LFI souffle sur les braises dans le cadre d'une année électorale. Je ne
suis
pas très étonnée et malheureusement, je pense que nos jeunes se font instrumentalisés.
Il n'ira pas à l'école aujourd'hui
? Il n'ira pas en cours
aujourd'hui ? Non, il n'y a pas
de cours aujourd'hui parce que le portail a été brûlé parce que la sécurité n'est pas attirée pour nos enfants. Donc, en fait, pour moi, la priorité, c'est ça. C'est la sécurité. D'abord, avant tout, avant la récupération politique et avant tout ce que
Manon Aubry vient de dire.
Je veux dire d'abord... Ceux qui ont soufflé sur les
braises, c'est d'abord le gouvernement en voulant faire le BTS et les études supérieures payantes, les cases préparatoires payantes.
C
'est le gel des appels. C'est ça qui souffre aujourd'hui sur les braises et l'annonce du
budget du gouvernement.
C'est la démonstration qu'ils ont soufflé sur les braises et jeté de l'huile sur le feu. La suppression de 1 600 postes supplémentaires en
plus de ceux qui ont
lieu... Pour qu'ils le suppriment, c'est aussi une des questions d'ailleurs que
je vous poserai finalement
tout à l'heure au ministre. Manifestement, aujourd'hui, il n
'y
a pas d'autre moyen de se faire entendre et je le regrette.
Manon Aubry, merci d'avoir
répondu à nos questions.
Merci
aussi à Émilie et à Enzo pour leur témoignage. Émilie d'Indre-et-Loire et Enzo, débouche du Rhône-Aix en Provence. Il est 7h55.
RMC jusqu'à 9h.
Apolline Matin. RMC. Apolline Matin. C'est-à
-dire
la semaine ? Dans un instant... Bah, tout de suite d'ailleurs.
C'est parti. Il est là. Avec plaisir. Il est là, Mathieu Béliard.
Il y a l'un des Beatles qui adoube Céline Dion
?
Exactement. Ça vous manquait, Céline ? Je ne
vous
parle pas de ces concerts du week-end. J
'ai un autre projet. Moi, je trouve que le pape
et Céline Dion devraient intervenir là
dans les violences du moment.
Écoutez, cette chanson, elle est bien.
Elle est pas
mal non plus.
La
suivante. Bien sûr,
elle est là aussi. Alors, la Sautos va
participer
à la bande originale de High in the Clouds, le prochain film d'animation imaginé par l'ancien Beatles Paul McCartney. Et visiblement, McCartney est déjà conquis après avoir écouté ses premiers enregistrements de Céline Dion. Il assure être époustouflée par son talent. Bon, on sait qu'elle chante bien, Céline. C'est pas nouveau, mais venant de McCartney, il faut avouer que c'est pas rien. Le film est adapté d'un livre pour enfants qu'il a publié en 2005. Ça raconte l'histoire d'un jeune écureuil qui part libérer la musique interdite dans sa ville par une chouette tyrannique. Céline Dion près de Savoie à la maman de l'écureuil. C'est pas la chouette.
Elle va bien chanter dans le film d'animation. Et le casting, ça ressemble à un festival. Paul McCartney, son ancien complice Ringo Starr, Lionel Richie, Jimmy Fallon. En même temps, McCartney vous appelle, vous venez, a priori. McCartney qui signe les chansons du film qui sortira en octobre 2027. Dans
un
instant, le journal de 8h.
Il
est 8h. Excellente journée. Merci d'avoir choisi RMC. RMC, Apolline Matin. Le journal de Quentin Vinet. Bonjour, Quentin. Bonjour, Apolline. Bonjour à tous. Plus de 400 lycées sont carrément fermés ce matin. Interdiction même de manifester aux abords pour éviter que le mouvement lycéen dégénère. Encore aujourd'hui, le gouvernement va enfin recevoir les syndicats lycéens ce vendredi. Jordan Mariela ne change pas de ligne de défense. On va en parler au lendemain des nouvelles révélations de Mediapart, des accusations de messages antisémites. Et puis, une semaine après le pape, c'est Zinedine Zidane qui aura les honneurs du Stade de France ce soir pour le match des Bleus contre l'Italie.
Et
ce matin, il faut que vous écoutiez l'appel au calme des lycéens de Créteil. Et ce n
'est
pas anecdotique du tout puisque c'est de cette ville, de banlieues parisiennes qui est partie la mobilisation des lycéens. Personne n'en avait parlé à l'époque. C'était le 17 septembre dernier. Ce jour-là, ce sont des profs qui étaient en grève à Créteil pour dénoncer le manque de personnel et de moyens. Des lycéens avaient pris le relais pendant quelques jours en installant des barricades et en brûlant des poubelles. Plusieurs députés LFI s'étaient d'ailleurs rendus dans ce lycée Saint-Exupéry de Créteil. Donc on y est retourné à RMC. C'est Charlotte Guerre qui s'y est rendue et qui a rencontré ces jeunes qui ne s'attendaient pas à lancer le mouvement qui dégénère aujourd'hui.
Quand
il voit les images des tensions dans certains lycées, chaque élève à Saint-Exupéry se dit dégoûté. J'ai même eu plus envie de venir au lycée après tout ça parce que je me suis dit à un moment que c'était peut-être de ma faute ce qui se passait, que j'ai mal géré la chose, etc. Il fait partie des élèves qui ont organisé le blocus de son lycée il y a deux semaines, une action à l'origine du mouvement de contestation nationale. Ils ont depuis repris les cours après avoir rencontré le recteur. Je suis content. J'ai quand même un certain goût de victoire. Cette semaine, on a eu, je crois, un nouveau proviseur adjoint. On a une infirmière qui va arriver. Je pense que ce n
'est
pas encore assez suffisant pour un lycée de 1500 élèves. On a eu une des FPT, les personnes qui gèrent les stages, etc. S'il comprend la colère de certains lycéens à travers le pays, il appelle au calme. Si vous le faites dans le respect, dans le calme et avec des vraies revendications et une colère, mais pas une colère avec les coups, etc., ça va changer, ça va changer. Certains élèves du lycée Saint-Exupéry annoncent toutefois qu'ils pourraient organiser de nouveaux blocus si toutes leurs revendications n'étaient pas entendues.
Et on est donc deux semaines après. Le gouvernement dit aujourd'hui que le mouvement bascule en violences urbaines en accusant les filles de souffler sur les braises. Il y
a
eu près de 2000 interpellations hier, trois fois plus quand même que la veille. Et on a d'un côté des lycéens qui dénoncent la brutalité de la réponse policière. 170 jeunes blessés depuis le début de la semaine. Une quatrième enquête de la police, des polices ouvertes à Argenteuil. Un jeune y a été blessé à l'œil. Et puis de l'autre côté, on a les forces de l'ordre qui disent faire face à de jeunes perturbateurs. Plus de 300 policiers et gendarmes blessés hier. L'une d'elles tient témoigne ce matin sur RMC. Elle
s
'appelle Géraldine, policière à Nice, touchée par un pavé.
C
'était avant-hier alors qu'elle protégeait une intervention de pompiers devant un lycée.
On a été déployés ici pour protéger l'action des pompiers. On a de suite reçu quelques projectiles qui ont commencé à s'intensifier, s'intensifier. Et au moment où je recharge le lance-gonade,
c
'est à ce moment-là que j'ai pris le pavé. J'en ai esquivé 2-3. Au bout de mois, avec la lettre en ligne, le casque, l'effort physique, je n
'ai
même pas vu ce que c'était. Et quand je l'ai vu à mes pieds, je me suis dit « Ah oui, c'est quand même pas mal ! » Et j'ai de suite eu une plaie ouverte à la main. Je me suis dit « Bon, ce n
'est
pas grave, prends sur toi. » Donc là, je suis actuellement sous morphine. Et en fait, je dois attendre que l'œdème se résorbe pour pouvoir faire une radio. D'après l'urgentiste qui m'a reçue hier à la clinique, il était presque persuadé qu'il y avait une fracture au vu du fait que je ne peux plus bouger deux doigts sur la main. Moi, si je suis apte à reprendre du service, je reprendrai dès que possible. Ça, c'est certain.
Voilà, donc pour ce témoignage RMC recueilli par Maxime Clier-Rusat. Et donc, ce matin, un peu plus de 400 lycées sont carrément fermés. Interdiction même de manifester aux abords pour éviter des incidents. Bérangère Bocquillon, chef du service société RMC, vous êtes en direct avec nous ce matin. Et donc, le gouvernement va enfin recevoir les organisations lycéennes aujourd'hui.
Oui,
d'abord, Edouard Geffray a rendez-vous à 9h avec les syndicats de l'éducation nationale et à 11h avec les associations de parents d'élèves. Tous ces interlocuteurs soutiennent la mobilisation et regrettent eux aussi le manque de moyens dans les lycées. A partir de 14h, le ministre recevra les organisations lycéennes. Il promet des avancées concrètes. Tant mieux, parce que la plateforme de concertation avec les lycéens qu'il a déjà annoncée n'a pas semblé les convaincre. Les proviseurs doivent aussi réunir les conseils de la vie lycéenne, mais pas sûr que ça suffise à calmer la colère. Et il faut faire vite
car
les vacances de la Toussaint sont dans 15 jours, ce qui laisse le temps pour le mouvement de s'installer. Et sur une fin de la mobilisation avant les vacances scolaires, une proviseure du syndicat des directeurs d'établissement se disait plutôt pessimiste. Bérangère Moquillot en direct ce matin pour RMC. Le ministre de l'Éducation Edouard Geffray sera l'invité d'Apolline de Manerbe tout à l'heure à 8h30 sur RMC. Pendant ce
temps,
la facture s'alourdie entre 25 et 30 millions d'euros de dégâts, déplore Laurent Wauquiez dans sa région au Verde-Rhône-Alpes. Et le trafic des bûches au ciel ce matin, il a repris, mais il reste extrêmement perturbé à Marseille avec énormément d'arrêts de bus non desservis. Hier à Marseille, un bus a été incendié durant cette mobilisation des lycéens. Jordan Bardella, lui, continue de nier en bloc les accusations de Mediapart.
Le président du Rassemblement National dénonce même un montage grossier de la part du Média en ligne qui a pourtant publié dans la soirée le deuxième volet de son enquête en révélant cette fois des captures d'écran des messages antisémites attribués à Jordan Bardella en 2013 alors qu'il était jeune militant du Front National. Des messages envoyés sur Messenger authentifiés par Meta, la maison mère dit Mediapart. Mais alors, Sébastien Krebs, chef du service politique à RMC en direct ce matin, Jordan Bardella, lui, ne change pas sa ligne de défense. Oui, il continue de dénoncer une opération de déstabilisation.
Hier soir, les cadres du RN ont été envoyés sur les plateaux télé pour répéter que ses preuves n'en sont pas, que rien ne prouve que c'est bien lui qui est l'auteur de ses écrits et ce malgré les éléments apportés par Mediapart sous constat du huissier. La seule qui est curieusement silencieuse encore ce matin et ce silence peut interroger c'est Marine Le Pen. Aucun nouveau message de soutien depuis cette deuxième salve de révélation. Mais l'audio n'est pas fragilisé. Assuré hier soir, Sébastien Chenu sur BFM TV « Déverser des torrents debout ne change rien » dit-il.
Le pari au RN c'est que ces révélations n'auront aucune prise sur leur socle électoral qui reste sensible à l'argument du complot du système qui ferait tout pour les empêcher d'accéder au pouvoir. Et d'ici là, Jordan Bardella renvoie tout vers la justice. Il annonce une deuxième plainte pour faux et usage de faux après celle en diffamation. Sauf qu'aucune de ces deux procédures ne sera tranchée avant la présidentielle. De quoi donc gagner du temps avec l'espoir que l'orage passe.
Au lendemain de la présentation du budget au lendemain aussi d'une nouvelle mobilisation des agriculteurs dans les Yvelines contre la crise des carburants et bien il est en train cette crise de prendre une autre tournure. Alfred Orange vous allez nous expliquer ça pour RMC. Les pays de
l
'Union Européenne vont se réunir ce matin à Bruxelles au moment où les Etats-Unis mettent une pression terrible sur notre continent. Oui, en demandant aux Européens de puiser immédiatement dans leur réserve stratégique de gazole. Washington espère ainsi que les 27 France et Allemagne en tête puissent libérer un maximum de stocks de carburant pour faire baisser les prix sur le marché. L'Europe peut elle aussi contribuer à améliorer la situation a justifié le ministre américain de l'énergie. Une demande assortie d'une menace puisque plusieurs médias assurent que les Etats-Unis menaceraient d'interdire
d
'interdire l'exportation de leur diesel vers l'Europe si leurs demandes n'aboutissaient pas. Une mesure de rétorsion aux conséquences très lourdes anticipe déjà le commissaire européen au commerce. Interrogé sur le sujet, l'Elysée souligne de son côté qu'Emmanuel Macron travaille à l'organisation d'une réunion des dirigeants du G7 pour évoquer une libération coordonnée des stocks entre les sept plus grosses puissances mondiales.
Bon
et puis ça va rappeler des souvenirs ce soir Zinedine Zidane va faire son grand retour au Stade de France en tant que sélectionneur cette fois pour le troisième match de Ligue des Nations des Bleus contre l'Italie là où il a fait rêver la France entière on se souvient tous de la finale 98 le Stade de France sera plein ce soir et certains viennent de loin pour l'occasion et voulaient surtout pas rater le grand retour de Zizou Valentin Jamin.
Oui comme Toufik supporter indien président du fan club des Bleus dans son pays il a fait 6000 kilomètres Mon oncle me faisait regarder les matchs au début des années 2000 Zidane est le joueur principal qui m'a fait aimer les Bleus comme à la Coupe du Monde 2006 je
regardais des clips de lui
il
est allé en Belgique lundi avant le Stade de France ce soir c'est le moment que les supporters veulent vivre dès que Zidane a commencé à entraîner on l'attendait je me suis arrangé avec mon travail et j'ai décidé de venir avec mon fils Xavier lui fait venir aujourd'hui une cinquantaine de jeunes de son club depuis Nancy en quart
on
part à 8h le matin et on revient donc le samedi vers 5h du matin ça va être chaud puis le faire vivre au niveau des gamins faire passer le message que celle-là la France a gagné sa première Coupe du Monde et que Zizou a marqué deux buts et
ce sera presque 4h de train pour Chloé originaire d'Avignon avec 8 jeunes du foyer où elle travaille c
'était un peu le stress parce que c'était sold out en très très peu de temps c'était une obligation pour moi d'être au premier match en France donc c'est une légende de Zizou c'est à une date à inscrire dans l'histoire et
avant le match une animation est prévue en tribune pour rendre hommage à Zinedine Zidane voilà 20h45 ce match ce soir sur RMC et le dieu Zidane une semaine après le pape au Stade de France
c
'était donc le journal de Quentin Vina il est 8h10 sur RMC des câbles brûlés vous le disiez Quentin des trams perturbés à Strasbourg aussi le blocus des lycées s'est transformé en violence vous réclamez une réponse pénale ferme et immédiate Franck Leroy bonjour bonjour vous êtes le président président horizon de la région Grand Est vous avez chiffré les dégâts et vous nous le dites dans un instant il est 8h10
RMC jusqu'à 9h
Apolline Matin RMC
jusqu
'à 9h Apolline Matin
Apolline
de
Malherbe
il est 8h13 sur RMC et RMC Story face aux dégradations il faut une réponse pénale ferme et immédiate voilà ce que vous demandez Franck Leroy bonjour bonjour vous êtes président de la région Grand Est président horizon le parti d'Edouard Philippe vous avez chiffré les dégâts et vous voulez effectivement qu'on paye quelque part la facture et aussi pénalement qu'il y ait une réponse à la hauteur
il
est évident que quand on a des façades incendiées des portails décelés des attaques sur des loges de concierge des tentatives d'incendie et des fractions dans des établissements la réponse pénale s'impose parce qu'on ne peut pas justifier la violence je constate qu'aujourd'hui on a des lycéens qui sont sincères dans l'expression de leur mal-être pour certains
et
d'autres
qui
sont manipulés par des milieux d'extrême-gauche avec LFI qui encourage les manifestations en parlant de sauvagerie policière ou en parlant de violence légitime et qui en fait soufflent sur les braises donc on a un double un double mouvement un mouvement lycéen sincère et là il y
a
des instances de régulation qui existent dans les lycées pour évoquer des problèmes d'inconfort des problèmes de transport des problèmes de parcours sup ou des problèmes d'emploi du temps
et
aussi des lycéens qui sont manipulés par des milieux d'extrême-gauche
des
lycéens qui sont manipulés la question d'abord du constat chez vous à Strasbourg que s'est-il passé hier et où est-ce que ça en est ce matin
?
Alors on a eu hier des tentatives d'incendie des poubelles des poubelles brûlées parfois jetées contre des façades on a eu des tentatives de pénétration dans des lycées alors vous pensez que Strasbourg mais c'est le cas de Mulhouse c
'est
le cas de Reims c'est le cas d'autres villes de la région Les lycées seront-ils fermés aujourd'hui
?
Uniquement sur décision des recteurs dans une partie de l'Alsace parce qu'il y a eu des effractions ou des tentatives de destruction qui ont mis en danger par exemple les systèmes de sécurité dans les lycées Il est évident que quand le système incendie ne fonctionne plus parce qu'il a été détérioré on ne peut pas accueillir des lycéens dans des conditions de sécurité
Est-ce
que vous avez chiffré les dégâts
? Ils
sont chiffrés sans doute à plusieurs millions d'euros à l'heure où je vous parle mais on ne sait pas ce qui va se passer aujourd'hui Et M. Leroy qui paiera
?
Il y a des assurances qui peuvent fonctionner dans certains cas et de l'autre qualité il va falloir aller chercher les responsables Vous
reprenez
les
propos de l'Ibran et la Talle
tu casses, tu payes
?
Bien entendu Heureusement on a des systèmes de vidéoprotection qui ont identifié des visages
parce
que tous n'étaient pas masqués et évidemment ceux-là sont déjà traduits devant la justice puisque 2000 gardes à vue ont lieu en France actuellement dans notre région Il y a plusieurs élus qui demandent à remettre en place la loi dite casseur la loi dite casseur qui avait été retirée ensuite sous François Mitterrand qui était l'idée que si vous participez à une manifestation même si vous n'êtes pas celui qui a tenu l'objet qui a commis les dégâts et bien vous êtes tenu collectivement pour responsable et donc c'est l'ensemble du groupe qui paye Est-ce que vous êtes en faveur du retour de cette loi casseur ?
Écoutez ce sont des décisions qui incombent au ministère de l'Intérieur et au gouvernement moi je suis président de région moi je dis simplement que les contribuables n'ont pas à payer les dégâts qui sont provoqués par des violences qui sont elles-mêmes
déclenchées Vous pourriez dire que vous êtes en faveur de
cette loi ?
Je suis
pour la réparation des dégâts par les auteurs des dégâts
La question c'est est-ce que c'est les auteurs
individuels ou est-ce que c'est tout le groupe
?
Voir même
les parents comme
vous dites
C
'est difficile à dire mais les parents sont responsables de leurs enfants Les enfants sont mineurs les parents sont responsables donc les parents paieront lorsque leurs enfants mineurs auront commis des dégâts Et monsieur Leroy vous êtes président de région mais vous êtes aussi membre d'un parti politique qui s'appelle Horizon celui d'Edouard Philippe Hier Bruno Retailleau au micro d'Apolline de Malherbe a évoqué l'idée d'interdire la France insoumise Qu'est-ce que vous pensez de cette proposition est-ce que vous y seriez favorable ? Écoutez interdire un parti politique c'est en
démocratie
extrêmement complexe Encore faut-il démontrer un certain nombre d'éléments plaides pour cette solution que LFI encourage la violence dans le pays
Mais
encore une fois ça n'est pas un président de région de décider ce genre de choses En tout cas des sanctions doivent être prises contre les auteurs des faits et éventuellement des responsabilités politiques doivent être recherchées Mais comprenez bien que ce n
'est
pas la responsabilité d'un président de région de décréter qu'un parti
peut disparaître Là on vous
interroge aussi en tant qu'homme politique Vous êtes un des soutiens d'Edouard Philippe On est dans une campagne présidentielle La question de
l
'interdiction ou non d'un mouvement au nom de la sédition à laquelle ils appellent C'est comme ça que développe son argument Bruno Retailleau C'est une question politique aujourd'hui
Il
faut à tout le moins qu'une commission d'enquête soit déclenchée sur cette affaire parce qu'il y a eu instrumentalisation des lycéens c'est évident Il y a des groupes activistes y compris étrangers qui du côté
de
Mulhouse ont sévi hier des groupes activistes suisses d'extrême gauche C'est Black Bloc ? Bien sûr Il y a des messages et des discours chez LFI qui encouragent la violence et qui la légitimisent ce qui est absolument scandaleux de la part d'une formation qui se prétend républicaine Merci beaucoup Franck Leroy d'avoir répondu à nos questions ce matin président horizon de la région Grand Est Il est 8h19 et c'est l'heure d'Arnaud de Manche
RMC Apolline Matin
C
'est tous les jours de Manche Et bonjour Arnaud Et bonjour les amis tous les amis vous quatre et tous les auditeurs alors vous avez vu les lycées sont encore bloqués aujourd'hui j'en suis à me dire est
-ce
qu'on ne devrait pas arrêter totalement avec cette idée d'école ? Il est
fallu
un jour d'inventé je ne renoncerai pas complètement à l'éducation
nationale économiquement
c'est la bonne solution d'un côté l'état arrête de dépenser des milliards et de l'autre les enfants peuvent commencer à bosser vers 8-9 ans c'est très bien ça leur permettra au rythme actuel de partir en retraite vers 70-71 ans au niveau des sous c'est parfait c'est gagnant-gagnant pour tout le monde et de toute façon les collégiens et les lycéens qui nous écoutent peut-être dans la voiture des parents
ça
ne sert à rien l'école les gars les métiers qui vous demandent un cerveau maintenant c'est l'IA qui va les faire dans 10 ans on est tous vautrés dans un canapé à attendre d'être servis par un robot on touchera le revenu universel on sera diabétique ce sera super donc bosser vos scores à Mario Kart c'est ça l'avenir enfin
pour l'instant
l'économie c'est un désastre les lycées sont en feu les gens sont fauchés mais malgré tout je ne
sais
pas si vous avez vu ce truc Emmanuel Macron n'exclut pas de se présenter une nouvelle fois à la présidentielle après 2027 j'ai vu cette déclaration c'est dans une vidéo du magazine Variety donc préparez-vous Apolline le 2 mai on aura un nouveau président Emmanuel Macron va quitter l'Elysée le 3 mai vous recevrez dans le face-à-face par exemple Olivier Faure pour commenter la situation
je
suis avec Olivier Faure pour commenter l'élection non non non t'es pas avec Olivier Faure c'est face à Macron ce matin ça
dégage le socialiste
bonjour bonjour je vous ai manqué madame de Malherbe j'ai observé le travail de mon successeur c'est catastrophique la France a besoin d'un nouveau souffle de changement attendez ça fait même pas une journée que vous êtes partis
et
ben quelle journée vous avez l'impression que les choses vont mieux vous depuis hier et ben pas moi en 24 heures pourtant il a eu et ben zéro croissance zéro traité de paix zéro détroit de rouvert alors j'ai mûrement réfléchi longuement dans la nuit de dimanche à lundi et j'ai décidé 2032 je pars tout de suite en campagne sur les marchés et vacillonner les marchés et les bistrots bonjour madame bonjour monsieur oh Gabriel Attal qu'est-ce que tu fais dans ce PMU oh mon dieu parce qu'en fait moi aussi je suis candidat pour 2032 mais cette fois je m'y prends à l'avance je fais 5000 bistrots
5 que
multiplie 1000 une plateforme numérique nommée Perlin pour évaluer grâce à l'IA la faisabilité des promesses des candidats à l'élection présidente mais oui parce que nous on sait pas tout le monde rigole mais on sait pas si le SMIC à 8000 euros de LFI c'est crédible on sait pas si le projet du RN de mettre un mur de 15 mètres de haut à la frontière entre la France et l'Algérie c'est réalisable maintenant on saura merci l'IA alors je suis allé sur le site figurez-vous que c'est le programme de Raphaël Glucksmann qui a les meilleurs corps ça l'a surpris d'ailleurs il a dit mais je l'ai même pas encore écrit bon
voilà Léa Salamé elle
va écrire au service client de Perlin Pimpin non mais ça va pas de lui dire des trucs pareils l'encouragez pas enfin il va s'accrocher à son délire maintenant et moi je le retrouve quand mon poste moi je m'emmerde à regarder Cyril Ferraud tout l'après-midi moi ça suffit un train roliant Paris au Puy du Fou va proposer à ses passagers un voyage ultra luxueux en passant par Reims Annecy et Avignon oui ça va coûter 4900 euros la semaine oui c'est Régis Taspalès qui appelle les itinéraires c
'est le train c
'est le train du Puy du Fou il passe
par Strasbourg
et Reims et Annecy non mais 4900 balles la semaine pour faire ça alors j'ai vu les photos effectivement c'est luxe mais bon ça reste une semaine en train quand même et puis bon autant un Paris-Venise-Istanbul en Orient Express allez pourquoi pas mais Paris-Reims-Annecy
4900 balles ça met une semaine c'est un Ouigo
en fait c'est déjà ça alors comment ça va se passer ce beau voyage ? et bien le matin t'as Philippe de Villiers qui sonne avec sa trompette médiévale pour réveiller les passagers
Olivier vive
un passager on se réveille c'est l'heure des vèpres vous allez rater la messe de 5h c'est tôt
on
pourrait avoir du café et des croissants pas de croissant c'est le symbole des musulmans ils auraient une baguette tradition cher voyageur je suis Philippe votre chef de bord assisté de Christine Kelly oh oui
j
'espère que vous ferez un bon voyage dans notre belle France
n'hésitez pas à venir vous restaurer dans notre wagon bar en voiture 4 ou notre barista le père Jean-Baptiste vous proposera un assortiment de vins de messe c'est Dosti aux fines herbes préparé par Thierry Marx non pas Marx Madeleine Thierry Madeleine c'est
pas bien
demain nous traverserons la Seine-Saint-Denis l'occasion pour vous d'assister à notre nouveau spectacle historique l'attaque du train par les musulmans durant les croisades vous retrouverez des mousquets sous votre siège ainsi que de la poudre à canon une bible et deux saucissons que vous pourrez mettre en croix et brander pendant la tracée du département on a promis ce beau voyage très beau voyage du 4900 allez
bon week-end
merci parce qu'on vous retrouve pour votre nouveau spectacle à Caen au Garrick à Poitiers à Reims à Genève à Montpellier ou à Aix-en-Provence tout ça dans le même train dans
ce temps-là dans
ce
temps-là
c'est un spectacle RMC il est 8h24 dans un instant c'est le ministre de l'éducation nationale qui répond à mes questions sur RMC et BFM TV dans le contexte évidemment de ces extrêmes tensions dans les lycées les lycéens qui renforcent encore le mouvement le ministre de l'éducation nationale va rencontrer enfin les associations cet après-midi mais avant cela il répond à mes questions ça se passe sur RMC et BFM TV à tout de suite
RMC jusqu'à 9h Apolline Matin
merci d'écouter RMC il est 8h28
RMC Apolline Matin
et le rappel des titres Victor Pourchet 400 lycées fermés ce matin réaction des autorités après le jeudi noir du mouvement lycéen émaillé de violences près de 2000 interpellations hier et à l'instant le ministre de la justice dit vouloir faire payer les réparations aux parents face aux preuves de Mediapart Jordan Bardella maintient son démenti le journal révèle que les messages antisémites qui lui sont attribués en TT identifiés par
Facebook et puis comme un air de 2006 en 2026 en foot France-Italie ce soir à 20h45 la météo temps calme aujourd'hui souvent ensoleillé sur la moitié nord ce sera plus
agité sur la moitié sud compté de 20 degrés à Brest jusqu'à 28 âge action la météo sur RMC avec Penny Lane l'outil qui réunit compta, facturation et compte pro
quand
la compta va tout faire
RMC jusqu'à 9h
Apolline
Matin
face
à face
Apolline
de Malherbe
lycée bloqué ce matin pas encore en revanche nous aurons un peu plus de 400 lycées qui seront fermés aujourd'hui soit parce qu'il y
a eu
des dégradations matérielles qui empêchent en fait l'accueil des lycéens je pense par exemple aux destructions de systèmes incendie et donc on ne peut plus accueillir des lycéens tant qu'ils n'ont pas été réparés soit parce qu'il
y a
des personnels qui ont été directement et délibérément visés
et
dans ce cas là il y
a
aussi mon devoir d'employeur qui est de protéger non seulement les élèves mais les personnels et dans ces hypothèses là les établissements ont été fermés aujourd'hui Comment vous voyez la journée qui vient et vous aurez une rencontre on va y revenir évidemment avec les organisations syndicales mais est-ce que les éléments que vous avez elles laissent imaginer un retour au calme ou au contraire une poursuite des mouvements ? Ce stade c'est difficile à dire notamment parce que ce qui circule sur les réseaux sociaux est généré par IA et généré par des élèves enfin par des gens qui ne sont pas les élèves des établissements et donc ils peuvent laisser croire qu'il
y a
beaucoup d'établissements concernés quand ce n
'est
pas le cas donc c'est difficile à saisir en revanche vous l'avez dit une journée de dialogue ça c'est sûr parce que je veux avoir aujourd'hui les organisations syndicales des personnels les associations de parents d'élèves les associations de lycéens et les élus du conseil de la vie lycéenne
enfin
alors non pas enfin moi ma conviction profonde c'est qu'il y a des réponses qui pourront être trouvées très concrètes au niveau local et ça on a déjà commencé à le faire mais quand je vous entends hier dire dès lundi une grande plateforme de concertation permettra à tous les lycéens qui le souhaitent d'exprimer leurs attentes leurs inquiétudes et leurs propositions individuellement ou collectivement chaque voix pourra être entendue les contributions seront analysées localement et j'en organiserai une restitution nationale pensez-vous que ce soit à la hauteur
?
moi je pense qu'aujourd'hui nos jeunes
ils
ont besoin de se sentir écoutés et
donc une plateforme ?
alors d'abord c'est quand même pardon mais ça
me fait
penser au grand débat vous vous souvenez après
les gilets jeunes
on ne sait pas ce que sont devenus les cahiers de doléances on ne
sait
même pas s'ils ont été lus là en l'occurrence tout sera publié mais surtout il y a deux éléments et soumis à l'IA ce qui fait que justement les gens pourront s
'y
interroger par eux-mêmes la base donc ça c
'est
la première chose deuxième élément ça rentre pour le coup dans les codes de nos jeunes parce qu'ils ont l'habitude d'aller très vite sur leur téléphone etc et donc on utilise un outil qui
est
à leur portée puis troisième élément c'est que moi je tiens à ce que l'expression puisse être à la fois individuelle et collective
il
y a des cadres collectifs organisés notamment les conseils de vie lycéenne qui sont actuellement réunis dans tous les établissements concernés
il y
a des instances académiques il
y a
des instances nationales qui sont réunies en ce moment même mais il
y
a aussi des individus qui peuvent avoir besoin de s'exprimer sur ce qui ne va pas et ça donnera la possibilité comme ça d'avoir une photographie si je puis dire exact puisque tous auront la possibilité de participer les lycées qui pour de nombreux d'entre eux ont vécu des dégradations des scènes de chaos de cases d'incendies de jets de mortiers si on en vient d'abord à la question du bilan on sait qu'il y
a
de nombreuses villes que ce soit Nice Dijon Besançon Valence Toulouse Bordeaux Montpellier Rennes Saint-Etienne Orléans Strasbourg et Rouen ainsi que leurs agglomérations Nantes évidemment avec le lycée Nelson Mandela est-ce que vous avez une idée du nombre de lycées qui sont véritablement dégradés et même j'allais dire de la facture
alors
il y a 1207 lycées qui hier ont été perturbés ou bloqués ça c'est la première chose depuis le début de la semaine il y a probablement au
moins
plusieurs dizaines voire plus d'une centaine de lycées qui ont connu des dégradations on va dire sévères grilles renversées loges incendiées parfois il y a même des logements de fonction qui ont été incendiés il faut quand même le savoir des logements de fonction dans lesquels il y avait des logements
de
fonction au lycée dans un lycée à Lyon qui était donc occupé par un personnel d'éducation nationale qui a été saccagé par des individus extérieurs qui ont véritablement saccagé l'établissement est
-ce
qu'il y a d'ailleurs des endroits où des incendies ont eu lieu alors qu'il y avait des élèves des professeurs qui ont été mis en danger hier à Nantes vous avez vu le lycée Mandela dont l'entrée le lycée Mandela c
'est vrai
qu'il y avait 10 ans dont l'entrée a été ravagée par les flammes il y avait au moment où l'incendie s'est déclaré 160 élèves en internat 160 élèves qui
étaient à l
'intérieur à l'intérieur en internat qui ont été évacués évidemment par les personnels auxquels je rends hommage d'ailleurs parce que depuis une semaine on a des personnes d'éducation nationale qui sont parfois visées et qui protègent une chose à laquelle je crois qui s'appelle le service public de l'éducation et actuellement ce qu'on voit c'est une tentative de destruction dans certains endroits du service public de l'éducation quand on se prend au bâtiment quand on se prend au personnel
et
que c'est un service public et que ce
sont
des agents publics on cherche à détruire un service public on va en venir à la question de la responsabilité politique puisque vous imputez notamment une forme de responsabilité à LFI et ses proxy c'est les mots utilisés par Matignon hier mais comment vous distinguez vous dites il s'agit d'individus extérieurs au lycée comment vous faites pour distinguer les casseurs ou ces individus dont vous dites qu'ils viennent pour détruire le service public de l'éducation et les lycéens
alors
quand on quand on regarde ce qui se passe et notamment j'appelle les proviseurs qui ont été blessés
pour
savoir d'abord prendre leurs nouvelles combien de proviseurs blessés ? alors à ce start on a eu 65 personnels blessés on a eu 40 proviseurs parmi
eux
qui ont été blessés 40 quand même donc je les appelle au fur et à mesure pour avoir évidemment de leurs nouvelles et puis pour leur apporter mon soutien
la
plupart me disent les personnes que j'avais en face de moi ce n'étaient pas mes élèves
quand
même au moment des faits violents donc on a des individus violents ça a été aussi documenté par le renseignement territorial qui ont été prennent en otage le mouvement infiltrent les groupes de lycéens et ensuite évidemment des lycéens qui j'allais dire dans la chaleur du moment suivent mais au départ on n'a pas forcément de lycéens violents en tout cas très peu on a des individus extérieurs très clairement ça c'est documenté qui sont là pour nuire avec sûrement quand même quand vous avez des tirs de mortier je rappelle que les mortiers ce n
'est
pas en vente libre vous ne les trouvez pas à l'épicerie à côté de chez vous donc ces gens-là aussi ont une logistique qui leur permet de faire ce qu'ils font une logistique ça veut dire une organisation ça veut dire une volonté une anticipation on va y venir mais vous parliez des dégâts un certain nombre de présidents de régions Grand Est Auvergne-Rhône-Alpes Île-de-France disent que les chiffres sont considérables qu'il se chiffre à plusieurs millions d'euros de dégâts Gérald Darmanin dit qu
'il
va falloir que les casseurs payent voire même y compris les parents quelle est votre position là-dessus
?
moi là-dessus d'abord c'est effectivement les collectivités locales qui engagent des financements potentiellement énormes et c'est autant d'argent qui n'est pas mis dans la rénovation des bâtiments donc c'est quand même un peu embêtant parce que par ailleurs il y
a
quand même un gros travail fait par les régions pour rénover les bâtiments on parle du lycée Paul-Éloire de l'autre jour à Saint-Denis il y a 45 millions d'euros qui sont engagés pour des travaux qui ont commencé cet été quand même donc il y
a
de
l
'argent qui est mis sur la table par les régions et donc tout ça c'est de l'argent et des moyens qui sont distraits bon deuxième élément qui paye ça ce sera j'allais dire d'abord il
y a
un cadre légal c'est-à
-dire
que je rappelle que quand on attrape un casseur et qu
'il
a cassé quelque chose il peut être condamné à réparer ce qu'il a payé et après il y a effectivement j'allais dire des débats entre les régions et les us locaux mais ça c'est notre histoire et certains évoquent c'est le cas de Bruno Retailleau je crois que ça a été évoqué aussi par une partie de la droite et du centre l'idée de revenir à la loi casseur qui était une loi qui a été en vigueur jusqu'en 1981 qui est une loi qui disait que tous ceux qui participent sont co-responsables et d'ailleurs se partagent en quelque sorte la facture c'est une loi à laquelle François Mitterrand avait mis fin mais l'idée que c'est pas parce que vous n
'êtes
pas celui qui avait vraiment tenu le marteau pour casser par exemple une barrière et bien que vous n'êtes pas aussi responsable et qu'il faut partager la facture de manière à ce que ce ne
soit
pas le contribuable qui paye qu'est-ce que vous pensez de cette idée ? Moi le principe du qui casse paye j'ai pas de problème après dans ce genre de mouvement on a beaucoup de lycéens qui en fait sont à moitié spectateurs où se font surtout confisquer leur mouvement c'est le cas quand même actuellement ils sont en
train
de faire confisquer le mouvement par des individus je suis plus prudent Vous avez parlé c'est Matignon précisément d'un mouvement de blocage des lycées par manœuvre organisée par LFI et ses proxys de l'ultra gauche qu'est-ce que vous voulez dire
? Quand
on regarde le film de ce qui s'est passé
les
événements commencent le 18 septembre au lycée Saint-Exupéry à Créteil où il y avait objectivement des problèmes notamment de ressources humaines et c'est d'ailleurs notamment les professeurs qui à ce moment-là sont soutenus par leurs
élèves dans ce
mouvement Il y avait un mouvement réel et avec objectivement une situation qui n'était pas normale
au
passage qu'on a résolu pour la quasi-totalité la semaine qui a suivi quand même
parce
qu'il manquait une infirmière il manquait un directeur des travaux il manquait une proviseur adjointe tout ça a été pourvu dans la semaine qui a suivi donc on a réagi et
on
a trouvé des solutions mais très clairement trois jours plus tard c'est-à
-dire
le 21 septembre le lundi 21
vous
avez un député LFI
qui
vient sur site qui harangue la foule et qui incite sur les réseaux sociaux ensuite à propager le mouvement et ensuite vous avez des députés LFI Louis Boyard vous avez des députés LFI ensuite qui font le tour des établissements en incitant au blocage aux manifestations etc et au moment où les choses dégénèrent et c'est là que pour le coup il y
a
quand même un sujet au moment où les choses dégénèrent ou des individus extérieurs commencent à tirer des mortiers etc au risque de blesser les élèves ces mêmes élus incitent à l'extension des blocages et c'est là que moi je dis que c'est irresponsable c'est quand on a responsabilité mineure pardon moi j'ai la responsabilité de 12 millions de mineurs aujourd'hui il
y a
une chose que je sais c'est que les envoyés sur des lieux de blocage c'est les mettre en danger compte tenu des éléments qu'il y
a
autour et ça fait une semaine que je le dis il
faut dialoguer je
rappelle pour ceux qui nous rejoignent que vous êtes le ministre de l'éducation nationale vous dites si je vous écoute bien qu'ils ont organisé ces blocages c'est-à-dire le premier Créteil vous dites ça c'est un mouvement spontané de professeurs et d'élèves et j'ai le sentiment que vous donnez à ce premier mouvement une certaine légitimité mais vous laissez entendre que la suite aurait été orchestrée organisée à la manœuvre qui au fond l'œuf et la poule qui commence qui incite une fois encore au départ on a un mouvement qui est un mouvement que je considère comme j'allais dire vraiment audible et auquel je réponds en plus
bon mais
après alors il y a une part de mobilisation spontanée et puis il y
a
aussi une part de structuration et surtout de légitimation d'un mouvement quand vous avez des élus qui font un centre d'établissement et qui incitent publiquement au blocage on ne
peut
pas dire qu'ils n'ont pas joué un rôle aujourd'hui chercher à se défausser en disant non non c'est pas nous c'est pas possible ils ont contribué très clairement à la cristallisation du mouvement Jean-Luc
Mélenchon
estime que c'est aussi que c'est l'inverse que c'est les policiers que c'est d'abord la responsabilité du gouvernement et des élus depuis longtemps d'avoir abandonné les lycées mais il dit ensuite que la sauvagerie policière je le cite avec aussi des accusations de racisme à l'endroit de l'état ont envenimé les choses avant de dire hier que les insoumis appellent je cite à la non-violence des méthodes de lutte écoutez je suis ravi qu'il appelle à la non-violence parce qu'il est temps parce que quand on apprend un vocabulaire de type discipline de combat lutte bloquer tout etc avec des mineurs il ne
faut
pas se demander ensuite si les interprétations sont subtiles et donc je suis très heureux qu'il appelle enfin la non-violence ça c'est une bonne nouvelle mais de manière générale on peut chercher à presser la responsabilité indéfiniment il y a eu très clairement et c'est leur choix politique qu'ils ont assumé dès le départ de vouloir cristalliser reprendre et étendre le mouvement c'est comme ça maintenant ce qui compte parce que moi je suis responsable au bout d'un moment et notamment de mes élèves maintenant ce qui compte c'est de faire en sorte que nos enfants ne soient plus dans la rue parce qu'ils sont en danger ça veut dire qu'il faut que tout le monde se mobilise on est une communauté éducative donc les parents très clairement doivent se mobiliser et doivent dire à leurs enfants
de ne pas être là-dedans mais ça veut dire quoi les parents
doivent se mobiliser vous estimez que les parents ont une forme de responsabilité ? non mais je pense que actuellement c'est assez intéressant la façon dont c'est traité c'est comme si c'était un tête-à-tête entre l'état et les mineurs mais l'école c'est pas un tête-à-tête entre l'état et les mineurs l'école c'est une communauté éducative vous avez des parents vous avez des élèves vous avez des professeurs donc
vous
leur dites calmez vos enfants
?
surtout aidez-nous à les protéger aidez
-nous à les protéger j'avais
Émilie tout à l'heure une mère de famille son fils est en première au lycée Balzac à Tours elle est en larmes quand elle m'a appelé sur RMC ça fait trois jours qu'elle demande à son fils de rester chez elle parce qu'elle a peur pour lui elle
dit j'ai
peur et je ne sais pas où on va et elle accusait d'un côté l'extrême gauche disait-elle d'une forme de responsabilité mais elle disait de l'autre côté l'état n'est pas capable de tenir les choses elle vous sentait complètement débordée et elle disait par ailleurs il n'y a aucun plan B moi je lui disais mais est-ce que votre fils a au moins des cours à distance elle me disait non il a reçu un politique copié en PDF ça ne sont pas des cours à distance elle était désespérée alors
il
y
a
plusieurs choses d'abord je comprends qu'elle soit évidemment inquiète mais il faut reprendre les choses dans l'ordre aujourd'hui il existe dans tous les établissements comme au niveau national des instances de dialogue qui sont en train de se réunir et qui fonctionnent et donc il faut dire à nos jeunes qu'ils sont représentés qu'il y
a
des discussions qu'il y
aura
des solutions et qu'ils pourront tous s'exprimer dès lundi y compris individuellement
pour
pas j'allais dire être
pris dans un moment mais honnêtement
j'ai l'impression que c'est quasiment un numéro vert que vous nous mettez en place c'est
-à
-dire que je ne sais pas si c'est audible si ça peut même passer le mur du son
il y a une question de savoir
si la démocratie est encore audible quand tout le monde appelle à la contourner
c
'est ça le problème si vous faites un court circuit de la démocratie par la violence évidemment la démocratie est au moins audible mais dans un état de droit c'est ce à quoi je crois et ce que je sers
c
'est quand même la démocratie qui permet d'en sortir la démocratie c'est se réunir dans des instances avec des élus ou même sans élus d'ailleurs les gens que je reçois cet après-midi ne
sont
pas tous élus mais c'est pas grave mais est-ce que vous ne regrettez pas justement vous dites que vous croyez au dialogue et à la démocratie est
-ce
que vous ne regrettez pas de ne pas leur avoir parlé plus tôt
?
mais la difficulté qu'on a eue si vous voulez c'est
que
ont traité un certain nombre de sujets depuis le mouvement s
'est
étendu et on voit bien que l'une des difficultés c'est que
c
'est un mouvement qui n'a pas de revendication nationale on n'est pas sur quelque chose de classique il n
'y a
pas un gros objet contre lequel l'histoire sera mobilisée et puis on pourrait discuter il y a un ensemble de revendications souvent d'ailleurs très ancrées dans une réalité locale et donc aujourd'hui l'enjeu c'est à la fois de répondre à ces revendications locales et puis pour ce qui est du national de distinguer les sujets de l'apprendre avec eux mais quand on regarde hier soir vous avez annoncé que vous alliez renoncer dans le budget à remettre des frais d'inscription à l'entrée des BTS ça veut donc dire qu'ils ont bien fait de se mobiliser alors ça en l'occurrence c
'est
pas le fruit de la mobilisation lycéenne et c'était quelque chose qui était parti bien avant évidemment dans le projet de loi dans les travaux du projet de loi et d'ailleurs l'idée c'était quand même là aussi dans un cadre démocratique qu'on ait un débat parlementaire
sur
une vieille question qui est que notamment en classe préparatoire aujourd'hui vous avez un certain nombre d'élèves qui sont très favorisés on ne parlait pas des boursiers et qui ne payent pour autant aucun frais bon j'ai parlé hier avec les organisations syndicales j
'ai
parlé avec les filles j'ai parlé avec les organisations syndicales en conseil de superéducation parce qu
'il
y avait le conseil de superéducation il y avait une inimité pour dire que ce n'était pas une bonne idée et donc j'ai annoncé dès hier soir que bien sûr on prendra l'initiative de le retirer sur les APL est-ce que vous le ferez aussi ? ça n'est pas forcément votre domaine
mais ça touche
beaucoup les jeunes moi je parle de ce qui me concerne et c'est une autre question mais sur ce sujet là en tout cas très clairement j'ai dit qu'on retirait la question mais une fois encore le cadre démocratique doit permettre de traiter tout ça cet après-midi vous allez leur promettre quoi ?
vous
allez leur dire quoi ? ils appellent déjà à une journée décisive mardi prochain le 6 octobre alors d'abord je vais les écouter pardon mais c'est quand même ça la base parce qu'aujourd'hui je ne
suis
pas sûr d'ailleurs qu'ils soient très écoutés y compris médiatiquement on les montre beaucoup on montre beaucoup la casse nous on a reçu beaucoup j'ai reçu plusieurs
des leaders syndicaux
enfin vous dites vous allez les écouter j'ai su par mes confrères d'RTL que hier matin alors que vous étiez physiquement dans les mêmes locaux vous-même ainsi que le leader lycéen vous ne vous êtes même pas parlé vous n'avez pas profité de cette occasion en vous disant je vais aller le voir je vais lui parler vous vous ditiez quoi ? que ce
n
'était pas le moment ?
que
vous attendiez quoi ? alors déjà c'est pas forcément le moment dans l'entrée d'un studio de commencer avant une discussion de fond donc je l'ai salué et à l'entrée et à la sortie mais on n
'a
effectivement pas eu une discussion de fond il se trouve que je reçois je le reçois cet après-midi s'il le souhaite je l'ai invité cet après-midi donc je pense qu'il sera là c'est l'Europe
1.2 de l'USL ah il n'a pas répondu
encore ?
écoutez je n
'ai
pas vérifié ce matin avec mon secrétaire
mais en tout cas hier il ne vous avait pas répondu
il est invité en tout cas et je pense qu'il sera là et qu
'on
pourra avoir une vraie discussion comme d'ailleurs avec les autres associations lycéennes parce qu
'il
n
'y en
a pas qu'une et comme avec les élus lycéens je rappelle qu'il y
a
des élus lycéens partout en France et donc pour reprendre c'est comme ça qu
'il
est important 1. on écoute 2. on voit ce qui relève de sujets nationaux et on traite les sujets nationaux
et
après au niveau local et tous les recteurs sont en
train
de le faire et tous les châtés sont en train de le faire on regarde ce qui relève du niveau local et on traite ce qui relève du niveau local il faut traiter les sujets que lycéens nous communiquent ça c'est clair mais ça se traite dans un cadre de fonds
est-ce que vous aviez
anticipé on a quand même l'impression que ce mouvement vous a largement échappé pour reprendre les mots d'Emilie cette mère de famille elle estimait d'ailleurs que ça avait échappé à tout le monde y compris aux lycéens de l'origine du mouvement mais est-ce que ce mouvement vous a pas largement échappé est
-ce
que vous l'avez pas sous-estimé vous disiez ça a commencé le 18 septembre c'est vendredi dernier je n'aime pas beaucoup tweeter encore moi en mode alerte vendredi dernier j'ai publié expliquement sur les réseaux sociaux en disant n'appelons pas à la génération des blocats c'est irresponsable parce qu
'on
va mettre nos enfants en danger simplement à ce moment-là toute la France était occupée par un autre événement demeurant d'ailleurs qui s'est bien passé le pape on a presque envie qu
'il
revienne là honnêtement pour apaiser les choses moi vendredi dernier j'étais déjà en train de dire attention il y
a
quelque chose qui est en train de se passer ce mouvement est en train de se faire récupérer par des tiers donc vendredi vous avez l'impression de ne pas être entendu non c'est pas que j'ai pas été entendu c'est qu'il y
a
des gens qui ont continué sciemment à aller faire le tour des blocages et à attiser les flammes donc effectivement maintenant on
a
une situation qui s'est dégradée parce qu'en fait le mouvement a changé de nature parce qu'il a été pris en otage très clairement par des groupuscules violents et c'est à ça qu'il faut mettre fin
aujourd
'hui la question des lycéens au fond l'urgence c'est la question de la lutte contre la violence quand vous dites des groupuscules violents vous avez parlé Matignon a parlé de LFI de ces proxys d'ultra gauche je recevais tout à l'heure le représentant le président de la région Grand Est qui disait qu'il y avait y compris des éléments internationaux des gens qui venaient notamment d'Allemagne ou de Suisse comparables disait-il à des situations de black bloc où on a des personnes qui sont effectivement d'une sorte de lutte internationale est-ce que c'est aussi ce que vous constatez
?
Alors
qui sont les profils ?
Je crois juste un point
l
'urgence pour moi en
termes
de l'organisation nationale
c
'est les élèves et c
'est
les lycéens
ça
c'est mon urgence bon et par ailleurs il y
a
une nécessité d'ordre public qui relève du ministère de l'intérieur qui est de faire en sorte que des éléments ultra-violents et donc là-dessus je n
'ai
pas d'éléments à vous donner pour savoir s'ils viennent de l'étranger ou pas mais enfin a priori ils sont quand même essentiellement du territoire national mais ça c
'est
un sujet intérieur pour faire en sorte que ces éléments ultra-violents ne puissent pas nuire ni à nos services publics
ni
aux biens ni aux personnes Edouard Jeffrey comment vous voyez la suite ? Vous avez dit tout à l'heure j'ai alerté sur le fait que nos enfants étaient en danger est-ce que vous redoutez un drame
?
Quand vous avez des éléments violents enfin ultra-violents comme ceux qu'on a vus hier ils ont mis feu à un établissement dans lequel j'avais 160 internes quand même
quand
même enfin il faut se rendre compte de ce qui se passe j'ai des personnels de la région à Marseille qui ont été aspergés d'essence parce qu'ils tentaient d'éteindre un incendie et on leur a tiré dessus des pétards
donc
si la question est de savoir si dans un contexte de violence comme ça il est possible qu'il
y ait
un drame qui à la fin se tourne contre nos élèves contre le personnel enfin moi pardon je considère déjà que des drames certes pas ultimes mais enfin quand même il y
a
eu des situations dramatiques et c'est pour ça qu'une fois encore je rappelle et j'appelle vraiment tout le monde au calme et à l'apaisement la classe politique les élèves les jeunes qui essayent de les récupérer il faut
que tout le monde s'apaisse et discute Vous estimez que la
réponse policière a été proportionnée c'est ce qui leur avait été demandé proportionnée mais on sait que 4 enquêtes de l'IGPN ont été ouvertes au moins 4 je crois que vous dites vous-même les chiffres et d'ailleurs les termes Laurent Nunez a demandé une réponse policière qui soit évidemment et strictement proportionnée et qui tienne compte notamment de nos élèves pour les protéger ensuite vous avez des gens qui s'infiltrent qui sont ultra violents et c'est là que les choses deviennent évidemment plus compliquées d
'où
l'importance pour les élèves d'être en cours ou d
'être
chez eux et puis il y a effectivement eu 4 enquêtes qui ont été ouvertes pour mettre à jour des éventuels manquements de certains policiers aux obligations qui passent sur eux Merci beaucoup Edouard Geffray d'avoir répondu à nos questions ce matin ministre de l'éducation nationale face à cette situation vous n'avez pas encore les chiffres mais on va bien sûr retourner sur le terrain il est 8h50 sur RMC et BFM TV
Dans
un instant les grandes gueules sur RMC Alain Marchand Olivier Truchot vous attend pour débattre de l'actualité jusqu'à midi