Aller au contenu
Tous les transcripts
Audition parlementaireÇa Chauffe à l’Hémicycle· 26 octobre 2026 13 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEnvironnement & énergieSantéÉconomie & entreprises

Mathilde Panot et l'acétamipride... la commission S'ENFLAMME !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:44OuverteRéponse partielle

    Est-ce que retirer des molécules qui impactent les pollinisateurs serait une mesure en faveur du monde agricole ?

  • 1:28RelanceRéponse partielle

    Quels sont les produits de substitution à l'acétamipride ?

  • 2:11OuverteRéponse directe

    Comment faire sans pesticides si on ne connaît pas d'alternatives ?

  • 3:35RelanceRéponse directe

    La récolte 2026 de betterave est-elle liée au manque de néonicotinoïdes ?

  • 4:19FerméeRéponse partielle

    Les rendements de la betterave bio sont-ils inférieurs à 50% ?

  • 6:25OuverteRéponse directe

    La droite protège-t-elle vraiment les agriculteurs avec l'acétamipride ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 11:49Fait
    « Vos obsessions idéologiques enflamment les âmes, exacerbent les haines. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Commission des affaires économiques. Au programme, rétablir l'interdiction de l'acétamipride et du flupyradifurone. Mathilde Panot, rapporteur, défend le texte face à plusieurs députés. Betterave, science, agriculteur, chacun avance ses arguments et le ton monte peu à peu. Les questions fusent, les réponses aussi. Les échanges sont vifs, parfois secs. Mais le plus fort arrive à la fin. Abonnez-vous et restez jusqu'au bout. dangereux Merci beaucoup. On est en train de faire exactement la même chose et pour une fois, on pourrait essayer de ne pas agir 10 ans trop tard. Madame la rapporteur. Merci beaucoup monsieur Gourbon de rappeler qu'il il serait bon de tirer des leçons de l'histoire et de ne pas reproduire toujours les mêmes erreurs. Monsieur Bitou. Oui, merci monsieur le président. Euh,

0:44

on a entendu dans cette pièce que ce texte viserait à stigmatiser, à montrer du doigt les agriculteurs, voire les menacer dans leur activité agricole. Est-ce que précisément retirer des molécules qui affaiblissent la fertilité la fertilité des sols serait pas plutôt une mesure en soutien des ? Est-ce que retirer des molécules qui impactent les pollinisateurs indispensables à la production de graines, de fruits, de légumes serait pas plutôt des mesures en faveur du monde ? Est-ce que c'est stigmatiser les agriculteurs que d'éviter de les laisser avancer dans des pratiques qui vont dégrader les ressources vitales comme l'eau qu'on boit tous les jours, comme l'air qu'on respire à chaque instant, comme notre santé qui effectivement quand on fait le

1:28

lien entre pesticides et ces pollutions-là montrent que les voies de l'agriculture explorées aujourd'hui ne sont pas les bonnes. C'est tout l'inverse. En retirant ces molécules de des des pratiques de des pratiques agricoles, on est on vient en protection du monde agricole. Madame la rapporteur. Bitou de rappeler que on se bat pour une agriculture qui est une agriculture qui permet d'avoir des paysans qui sont bien payés avec vous vous le disiez la fertilité des sols et pollinisateurs et surtout en fait cette dérogation, elle permet juste de reculer encore sur la nécessité de faire bifurquer notre modèle agricole. Merci madame la rapporteure, monsieur Martino.

2:11

Merci monsieur le président. Madame la rapporteure, vous n'avez pas répondu à ma question sur les produits de substitution. Je vois que vous n'avez pas regardé, pas un seul mot sur l'azadirachtine et alors où on en est dans ces principes de ? Parce que moi je ne connais pas d'agriculture d'agriculteurs pardon qui utilisent des pesticides par plaisir mais uniquement par nécessité. On va être bien d'accord sur une chose, tous les pesticides sont sûrement dangereux, ça on n'est pas en train de le nier mais et je veux bien que l'on dise aux agriculteurs qu'ils font mal en utilisant des des pesticides mais alors dites-nous juste comment on doit faire. Voilà, je vous remercie. Madame la rapporteure. Merci monsieur le député. Alors sur les produits de substitution, c'est ce que

2:56

je disais tout à l'heure sur l'INRAE qui a fait les programmes de recherche pour savoir justement quelles étaient les alternatives et l'INRAE dit bien que il ne peut pas y avoir une substitution d'un produit pour un produit, qu'il faut reconstruire un système de production. Si j'ai bien entendu les informations qui m'ont été données à ma gauche juste à l'instant, vous êtes vous-même producteur de pommes bio. Donc vous savez faire sans les les néonicotinoïdes. Si vous le savez Oui, non mais si vous savez le faire, ça veut dire que il faut faire en sorte que les agriculteurs puissent retrouver un savoir-faire et un accompagnement pour pouvoir justement faire bifurquer le modèle. Donc par exemple, moi j'ai été voir un betteravier qui fait de la betterave bio et comment le ? Il n'a pas

3:35

de jaunisse, il le fait notamment avec une rotation de culture donc en changeant le modèle agricole et c'est donc pour cela qu'il faut un changement plus global d'accompagnement des agriculteurs vers un changement de modèle. Merci madame la rapporteure, chez madame Delphine Batho. Non, c'était une remarque factuelle monsieur le président parce que il a été dit dans la discussion que la récolte 2026 de betterave sucrière était euh dans des difficultés importantes qui sont réelles. Qui sont réelles mais c'est principalement à cause de la canicule et de la sécheresse. Et y compris la pression ravageur qui ne se résume pas à la jaunisse ni au puceron sur l'année

4:19

2026 euh est liée à ce contexte climatique. Et donc comme des collègues prétendaient que c'était le manque de néonicotinoïde qui expliquait la situation 2026 de la filière betterave, je voulais simplement rappeler la vérité sur ce point. Merci madame députée, madame la rapporteure. Non, merci madame Bateau pour ce rappel factuel. Très bien. Euh monsieur Eddie Casterman. Oui, merci monsieur le président. Bon, j'aimerais revenir quand même sur votre fable de la rotation des cultures et de la betterave bio parce que vous me dites "On est allé voir des producteurs de betterave bio." C'est beau hein mais la betterave sucrière bio c'est aujourd'hui c'est 0,5 % de la production de betterave en France. Euh 0,5. Et ce sont des rendements

5:03

inférieurs à 50 % donc si demain vous convertissez tout en bio brutalement c'est l'explosion des prix du sucre, c'est un aliment de première nécessité euh que vous ferez disparaître, de l'alcool que que vous obtiendrez. Et vous serez les premiers d'ailleurs à descendre dans la rue pour lutter contre la vie chère et là vous pourrez d'ailleurs mettre tous les droits de douane que vous voudrez et les Français eux devront payer un prix du sucre jusqu'à trois fois plus cher en important du sucre ukrainien ou brésilien qui respectent évidemment pas les mêmes standards sanitaires, environnementaux ou sociaux. Dans les deux cas, ce sont les Français les plus modestes qui vont encore une fois trinquer à cause de vous. Madame la rapporteure. C'est absolument faux sur le rendement

5:41

inférieur à 50 % sur la surface que vous donnez et alors euh justement il faut euh permettre de faire en sorte que euh il puisse y avoir beaucoup plus de surface qui se fasse en bio, qui sont à la fois plus positif à la fois pour la santé et pour les écosystèmes. Je rappelle que c'est normalement le système et la conception qu'on dit sur une santé de ces de la santé humaine dépend la santé des écosystèmes et vice-versa. Euh, quant à la le sucre dont vous parlez, il se trouve que si vous alliez les voir, ils vous diraient que le sucre le sucre qu'ils veulent faire qui serait la première fois depuis 60 ans qu'on ouvre une sucrerie en France, ce qui ne serait pas négligeable, a une en plus un apport nutritionnel qui est beaucoup plus intéressant. Merci madame la rapporteure, madame

6:25

Manon Meunier. Oui, merci monsieur le président. Moi, vraiment, j'admire le culot de la droite aujourd'hui qui vient de nous faire des leçons sur la protection des agriculteurs, alors que c'est tout de même vous qui signez en cascade tous les traités de libre-échange. C'est vous, pour les producteurs de noisettes, qui maintenez des tarifs douaniers préférentiels à l'import de noisettes de Turquie aujourd'hui. C'est vous également qui refusez de mettre des prix minimum rémunérateurs pour les agriculteurs et d'encadrer les marges de l'agroalimentaire et qui faites en sorte, au contraire, que les producteurs de betteraves aujourd'hui ne réussissent pas à obtenir un prix du sucre et que vous donnez tout aux agro-industriels. Et vous arrivez aujourd'hui en nous

7:05

faisant des leçons en nous disant qu'en protégeant les agriculteurs, on réintroduira l'acétamipride et ça les protégera. Déjà, protéger des agriculteurs en introduisant une molécule neurotoxique, je pense qu'on aura vu mieux. Et ensuite, vraiment, on ne sera jamais compétitif avec la Turquie qui produit des noisettes en utilisant le travail des enfants. Il faut arrêter avec ce mythe de la compétitivité. C'est le protectionnisme que vous refusez pour vos intérêts dans les traités de libre-échange qui sauvera les agriculteurs et ça vous le refusez. Madame la rapporteure. Merci madame Meunier de relever l'hypocrisie des discours qui sont portés ici. Monsieur Arnaud de Saint-Martin, puis monsieur Weber, on arrête la série là et on passe à l'examen des amendements.

7:48

Monsieur de Saint-Martin. Euh, pas de particule, merci monsieur Pardon, excusez-moi, pardon. Euh, non mais je je suis chercheur au CNRS dans une autre vie et franchement, je suis consterné par ce que j'entends s'agissant de du recours rhétorique à l'argument de la science. Vous la niez, vous la méprisez, vous la piétinez, vous roulez dessus en permanence et encore aujourd'hui tout en en vous revendiquant de la science, en en donnant des des leçons d' épistémologie pour les nuls. Franchement, c'est ridicule. Il y a des des des des dizaines de milliers de publications scientifiques qui attestent la dangerosité des pesticides en règle générale et de ce dont il est question aujourd'hui plus particulièrement. Il y a une note de l'OPECST qui a été qui n'a pas été publiée et ça c'est grave parce

8:26

qu'on aurait pu avoir de l'aide à la décision. Et cette note, elle était particulièrement confondante sur la dangerosité de ces de ces substances. Donc, l'argument de la science franchement, il faut arrêter tout de suite parce que c'est honteux. C'est et en plus, c'est un mépris vis-à-vis des scientifiques qui font le travail de contre-argumentation serrée qui publient, qui le font en recoupant des données et qui le font sérieusement. Là, ce que vous faites, c'est de l'obscurantisme XXL et c'est et c'est vraiment choquant. Merci monsieur Saint-Martin. Madame la rapporteure. Pas de grâce. Merci monsieur Saint-Martin pour euh euh effectivement rappeler que lorsque l'on n'écoute pas euh tous les avis scientifiques, ça s'appelle juste de l'obscurantisme. Monsieur Le Cam.

9:03

Monsieur le vice-président.

9:10

Oui, c'est bon, c'est bon, ça marche. Oui, en en terme de de santé publique, vous connaissez ma position et ce que j'ai voté pour la loi Lupsa. Sur le cas sur le le le le cas du la gestion du bénéfice-risque je considère depuis toujours que le principe de principe de précaution doit s'appliquer et c'est pour ça que j'avais voté contre la loi Lupsa. Mais euh en en légaliste que je suis aussi. Euh Ce texte, c'est un peu une manière indigne de faire de la politique, c'est Indigne dans la mesure où le fait de remettre ce débat en permanence alors qu'il y a eu un vote sur un texte général, je considère que c'est

9:54

C'est pas c'est pas juste. En tout cas, ça ne ça ne ça ne bénéficie pas euh à la à l'image de l'Assemblée nationale. Donc moi, je suis très partagé entre le fond sur lequel je suis pour la suppression de l'acétamipride et je l'ai voté plusieurs fois et le fait qu'on a voté un texte et qu'on remet encore sur le panneau C'est excusez-moi mais qu'on remet encore sur le sur le sur le tapis euh de l'huile sur le feu. Donc je m'abstiendrai je m'abstiendrai moi. Monsieur Weber, euh pardon, madame la rapporteure. Ouais, je veux bien dire un mot quand même parce que euh euh c'est important ce que ce que ce que vous êtes en train de dire. Non, c'est pas c'est pas indigne du débat politique, au contraire. En fait, pourquoi est-ce que ça revient toujours sur euh euh le tapis comme vous

10:36

? Pourquoi ça ? Parce que lors de la loi d'urgence agricole, nous avons une motion de rejet qui a été euh euh adoptée, qui a été portée par le rapporteur même du texte pour faire en sorte qu'il n'y ait pas de vote et de débat à l'Assemblée nationale et que au moment où la loi d'urgence agricole, alors qu'il y avait un engagement du gouvernement à ce que ces dispositions ne soient pas dans la loi d'urgence agricole. Alors que le matin même, ça a été rappelé tout à l'heure, il y avait un engagement du gouvernement à ce qu'il y ait des discussions à l'Assemblée nationale, le gouvernement qui a la main, vous le savez euh pour savoir quels amendements sont discutés en dernière lecture, a décidé que les amendements que nous avions déposés à beaucoup de groupes, y compris jusqu'à

11:13

la Macronie euh euh n'étaient pas discutables, que nous qui n'étaient pas recevables à la discussion. Donc en fait, ça reviendra tant qu'il y aura pas eu un vote clair. Je veux dire, s'il y avait eu un vote et que euh ce vote avait été négatif, peut-être qu'on l'aurait représenté pour dire que nous ne sommes pas d'accord, mais là, il y a quand même un un enjeu démocratique très fort et moi je crois qu'au contraire c'est digne, c'est c'est prendre au sérieux nos concitoyens et nos concitoyennes sur ces questions-là que de dire que on veut qu'il y ait un vrai débat et un vrai vote sur cette question. Merci madame la rapporteure. Et pour terminer, monsieur Weber. Oui, madame la rapporteure Panot, notre l'intérêt général doit rester notre seule boussole. Avec vous, un

11:49

suspect, vous l'avez dit précédemment, est automatiquement coupable. Vos obsessions idéologiques enflamment les âmes, exacerbent les haines. Diviser, opposer est votre seule religion. Je vous rejoins sur un point. Vous devriez affirmer, vous devriez vous appliquer le principe de précaution à vous-même. Une auto-dissolution du LFI contribuerait fortement à la protection et factuellement de la santé mentale des Français. Merci. Allez. ! Allez, madame la rapporteure. Ben, je n'ai rien à répondre à ce torrent euh de par de la part d'un d'un parti politique qui ne cesse d'agiter la haine. Bien, on va revenir, s'il vous plaît. Donnez votre avis en commentaire. Quel échange vous a le plus ? Et abonnez-vous pour ne manquer aucun moment fort de

12:32

l'Assemblée.