RMC - Nicolas Dupont-Aignan invité du Grand Oral des GG
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:13OuverteRéponse directe
Ça change quoi pour vous, ce qui s'est passé hier soir ?
- 0:20ComplaisanteRéponse directe
Un homme est mort, un policier lâchement assassiné. Et cela montre ce que je n'ai d'ailleurs jamais cessé de dire pendant toute cette campagne, que nous étions en guerre.
- 3:42RelanceRéponse directe
Desquelles ? Donnez-nous des exemples.
- 4:43OuverteRéponse partielle
Et qu'est-ce que vous a dit François Hollande ?
- 5:25FerméeRéponse directe
On finance comment ça ?
- 5:50OuverteRéponse directe
En matière de sécurité, qu'est-ce qu'on pourrait faire de plus, de mieux ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:20PrésentateurFait
« un policier lâchement assassiné »
- 0:28PrésentateurFait
« nous étions en guerre, et que les affaires graves de l'Etat planaient au-dessus de nous »
- 4:27PrésentateurChiffre
« on pouvait recruter dès Charlie Hebdo 10 000 administratifs »
- 5:15PrésentateurPromesse
« Il faut construire les places de prison qui manquent pour séparer les radicaux des primo-délinquants »
- 5:51PrésentateurFait
« un fichier S qui a été condamné à 15 ans de prison pour avoir voulu tuer un policier »
- 6:04PrésentateurPromesse
« Les fichiers S les plus suspects, si je puis dire, devraient être incarcérés ou à tout le moins avec bracelet électronique »
- 10:33PrésentateurFait
« C'est Daesh qui a tué hier »
- 17:08PrésentateurPromesse
« Vous êtes pour l'interdiction du voile à l'université ? Oui, des signes religieux »
- 24:35PrésentateurFait
« J'ai été en prison visité Villepin »
- 25:31Locuteur 2Promesse
« Rendre obligatoire la publication des condamnations sur un site officiel de toute personne qui a été donc condamnée »
- 27:00Locuteur 2Promesse
« majorité pénale à 16 ans »
- 32:55PrésentateurPromesse
« Il va gouverner par ordonnance cet été, s'il est élu »
Temps de parole
- Présentateur63 %
- ?13 %
- Locuteur 28 %
- Présentateur 26 %
- Présentateur 35 %
- Auditeur3 %
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RMC, le grand oral des grandes gueules.
Avec
un candidat à l'élection présidentielle, il fait partie des 11 prétendants au fauteuil de l'Elysée. Il s'agit de Nicolas Dupont-Aignan, candidat de Debout la France. Bonjour. Bonjour Alain Marchand. Ça change quoi pour vous, ce qui s'est passé hier soir ? On est en fin de campagne, dans deux jours on vote
? Ça
change beaucoup de choses, parce que d'abord un homme est mort, un policier lâchement assassiné. Et cela montre ce que je n
'ai
d'ailleurs jamais cessé de dire pendant toute cette campagne, que nous étions en guerre, et que les affaires graves de l'Etat planaient au-dessus de nous, et que le prochain président aura des défis absolument colossaux à relever avec les Français. Voilà. Maintenant, je remarque que la campagne, elle continue jusqu'à son terme pour une raison très simple. C'est que le meilleur hommage qu'on puisse rendre aux policiers décédés, c'est d'être debout, c'est de continuer le combat. Certains
ont annulé des meetings, c'est le canadien
de Macron, François Fillon n
'ira pas à
Chamonix. Je ne comprends pas très bien d'ailleurs,
c
'est très bien pour eux, mais ils ont annulé la campagne et ils organisent une conférence de presse, deux heures après. Donc moi je ne comprends rien, mais c'est leur choix, je ne
veux
pas polémiquer. Moi, j'avais prévu depuis longtemps d'aller ce matin voir la brigade des maires, ces femmes, Nadia Remadna, que vous avez d'ailleurs reçues je crois ici, qui sont des femmes courageuses, qui militent dans les quartiers de Seine-Saint-Denis pour le respect des femmes, la laïcité, le respect de la République. Et donc je n
'ai
pas changé mon programme, et j'y ai été, et d'ailleurs j'ai appris encore beaucoup de choses. Cela veut dire quoi
? J
'ai appris ce que je sais comme élu de banlieue, mais
quand
des femmes de terrain, un travailleur social vous en parle, peut-être qu'on le reçoit différemment que lorsqu'un homme politique le dit. C'est que d'un côté il faut des mesures sécuritaires beaucoup plus fermes, et on va en parler,
parce
que trop c'est trop. Et puis de l'autre, ce n
'est
pas la sécurité simplement qui est en jeu,
c
'est l'éducation de nos enfants, c'est comment on évite la radicalisation de milliers de jeunes qui seront des bombes volantes dans quelques années, si on continue.
Et
comment on fait respecter la loi de la République, et comment
on
partage une vision commune de notre pays qui fait qu'on est fiers d'être français, d'être républicains, et qu'on ne cède pas aux sirènes des fanatiques
qui,
comme elle me disait tout à l'heure, rabattent dans les quartiers. Parce que c'est ça,
c
'est un conflit de civilisation. Et quand on n'est pas ferme soi-même à savoir ce qu'on veut pour notre pays, et bien immédiatement il
y
a une partie de la population qui peut décrocher. Donc c'est un problème beaucoup plus grave, c'est finalement tout le problème existentiel de la France.
Qu
'est-ce que ça veut dire les français
? Qu
'est-ce qu'on dit à nos enfants
?
Qu'est-ce qu'on veut pour notre pays
?
Et à la fois la sécurité, mais aussi le terreau du fanatisme qui est en train de se propager dans certaines de nos banlieues, il faut le dire. Et le déni de réalité de beaucoup d'élus, elles l'ont dit, et quand elles le disent, c
'est
plus facile que pour moi. Le déni de réalité de beaucoup nous prépare des lendemains très difficiles. En matière de sécurité, qu'est-ce qu'on pourrait faire de plus, de mieux
?
Tellement de choses. Mais enfin c'est incroyable ce qui se passe. Alors évidemment, si on dit quelque chose là, la veille du scrutin, on va dire vous récupérez, j'entends. Moi je ne vais pas dire
qu
'avec moi, président de la République, il n
'y
aurait plus jamais d'attentat. Je ne le dirai jamais. C'est ce que dit Marine Le Pen. Libre à elle de dire ce qu'elle veut. Moi je ne le dirai jamais. En revanche, je dis, je répète, parce que je l'ai répété depuis l'attentat de Charlie Hebdo. J'ai même fait un discours au congrès de Versailles qui a été un peu chahuté. Je dis que nous n'avons pas pris la mesure de la guerre dans laquelle on s'est engagé.
Et
je dis qu'il
y a
des mesures simples
qui
peuvent être prises et qui devraient être prises. Desquelles ? Donnez-nous des exemples. Il y
en
a plusieurs. D'abord, revenir déjà aux effectifs de sécurité de 2007. J'avoue que quand j'entends certains qui ont supprimé 40 000 postes de militaires quand ils étaient premiers ministres et 10 000 postes de gendarmes et policiers nous dire qu'ils vont être intraitables, ça me met un peu en colère. Donc je dis qu'il faut revenir aux chiffres de 2007,
c
'est-à-dire rattraper les 50 000 postes perdus, un peu plus même, 59 000 exactement, 40 000 sous le gouvernement précédent, 20 000 sous Hollande. Ça c'est vital parce que nos armées
ne
gagneront pas la guerre à l'extérieur si on ne leur donne pas les moyens de la gagner. Deuxième point, renforcer nos forces de police. Et j'avais fait une proposition à François Hollande,
on
pouvait recruter dès Charlie Hebdo
10
000 administratifs.
Ça
c'est facile, il
y a
des écoles de droit avec plein d'étudiants qui sortent avec des diplômes, qui sont des gens plein de bonne volonté, pour mettre dans les commissariats les gendarmeries et dégager
10
000 gendarmes
policiers et les
remettre sur le terrain. Ça ne coûte rien par rapport au défi. Et qu'est
-ce
que vous a dit François Hollande ? Mais je ne
sais
pas, on ne peut jamais rien faire, donc de toute façon on ne
peut
jamais
rien faire dans notre pays. Il y a un peu sur des
emplois aidés là par
exemple. Oui, en fait vous vouliez
dire, vous vouliez que
c'est intéressant, c'est intéressant. Je veux dégager, parce qu'on les a. En
fait vous vouliez les mettre à faire toutes les tâches administratives sur lesquelles effectivement
les forces de l'enfernent leur temps. C
'est intéressant.
C'est
une bonne proposition. Mais
ça fait des années que je le dis dans l'indifférence générale, bon je le répète. Ça c'est possible. Deuxième point, lancer le programme de prison. J'ai vu les gardiens de Villepinte, il y a quelques jours, je ne
sais
plus, il
y a
une semaine dans cette campagne ici longue. Il faut construire les places de prison qui manquent pour séparer les radicaux des primo-délinquants. J'ai proposé, ça c'est concret. On va
essayer
les centres de déradicalisation. Non mais attendez,
on va en parler après. On finance comment ça ? Attendez,
on a l'argent, je vais vous le dire comment.
On
peut le faire.
Il
y a des casernes désaffectées. Des casernes désaffectées. Mettons les jeunes, primo-délinquants, pas très dangereux. Arrêtons de mêler les radicaux, les islamistes et les autres. Ça ce sont des mesures évidentes. Le contrôle des frontières c'est déjà plus compliqué et plus long, mais il faudra le faire. Et puis, toute la chaîne pénale qu'il faut revoir. Et les fichiers S. Alors là, je vais être très clair, qu'importe si on m'accuse de polémique,
mais
j'estime qu'un fichier S
qui
a été condamné à 15 ans de prison pour avoir voulu tuer un policier. Le cas de la personne d'hier.
Un fichier S. Les
fichiers S les plus suspects, si je puis dire, devraient être incarcérés ou à tout le moins avec bracelet électronique. Je l'ai proposé 100 fois. Alors on va me dire droit de l'homme, machin, etc. Ça suffit. Il y
a
des fichiers S qui sont des dangers publics. Celui-là était l'un de
ceux-là. Celui de l'attentat
contre le prêtre, il avait un bracelet.
Oui, mais là je parle d
'intercération pour
les plus dangereux. Mais vous avez dit
où bracelet ? Bracelet pour les moins dangereux. J'irai chercher les fichiers S un à un. Mais on
les garde en prison jusqu'à
quand ? C
'est ça le problème.
Enquête approfondie, regardez les liens, ce qu'ils font sur ordinateur. Je ne vous dis pas que j'ai la solution miracle, mais combien de temps allons-nous observer des fichiers S
qui
sont passés à travailler les mains du filet, qui ont été condamnés, surcondamnés,
qui
ont été libérés, qui ont été signalés et qui passent à l'acte ? Ils ne sont pas si nombreux, peut-être quelques centaines. Eh bien je préfère peut-être une injustice sur quelques-uns à la mort d'homme.
Je
le
dis comme je pense.
Oui,
mais M. Dupont-Aignan, le problème en fait, il est toujours dans l'idée du passage à l'acte.
C
'est-à-dire qu'on a identifié des personnes qui potentiellement seraient dangereuses, mais à quel moment
on
va décider ? Et là, si vous voulez, votre idée, elle est intellectuellement séduisante, mais juridiquement impossible à mettre en place. Parce qu'on ne peut pas imaginer, se dire que peut-être un jour quelqu'un va passer à
l'acte. Madame
a raison de poser la vraie difficulté. Je vais être honnête avec vous. Moi je ne
suis
pas Merlin l'Enchanteur, surtout dans des sujets aussi dramatiques. Mais je remarque quand même qu'il y
a
ce fameux article 411.4 du Code pénal,
qui
prévoit une peine de 30 ans de détention criminelle pour des actes d'intelligence avec l'ennemi. Cet article, honnêtement, il n'est pas utilisé par notre magistrature. Vous savez qu'on utilise une autre procédure, notamment pour ceux qui reviennent de Syrie.
Quand
on va enfin regarder en face certaines choses. Alors je ne dis pas qu'on... J'ai été prudent au départ, je ne
vais
pas dire comme Marine Le Pen, avec moi j'arrive, il n
'y
a plus rien, ce n
'est
pas vrai. Mais je voudrais qu'au moins
on
resserre les mailles du filet. Voilà. Il y aura peut-être un poisson terroriste
qui passera. On y
réfléchisse en tout cas, oui.
Attendez, l'attentat de Charlie, c'est combien de temps ? C'était en 2015, janvier 2015. Début 2015. Ça
va
faire presque...
Un
an
et demi. Ça fait deux
ans.
Non, ça fait deux ans. Ça fait deux ans. C
'est dément. On a l'impression qu'on est une machine à parole et à hommage. Mais vraiment, je pense qu'on n'est plus à la hauteur de l'enjeu. Et l'élection présidentielle
va être
l'occasion pour les
Français à
un
moment
de manifester, pas par émotion, il ne
s
'agit pas d'avoir de l'émotion suite à ce meurtre, cet assassinat lâche. Mais il s'agit quand même à un moment de mettre les hommes politiques devant leur responsabilité
politique.
Oui, mais on voit quand même, peut-être qu'entre Charlie et le Bataclan, il ne s
'est
pas passé grand-chose d'ailleurs, à ce moment-là, il y
a
eu même une commission d'enquête. Bon, après, depuis quand même le Bataclan, on voit bien que les services de renseignement sont mobilisés.
Des
attentats ont été déjoués.
C
'est vrai. Malheureusement, il y
a
les Champs-Elysées, mais il
y a
aussi Marseille déjoué. Le problème, c'est comme vous le dites, c'est que ce qui nous surprend, c'est qu'il y a toujours
en
France des hommes prêts à passer à l'attaque. C'est-à
-dire
que Daesh fait toujours autant de mal. Et ce terrorisme islamiste est toujours présent en France.
Oui, mais ce que je veux vous dire,
ce qui m'inquiète aujourd'hui,
parce
que je les vois beaucoup, c'est quand même que l'usure des forces de l'ordre et des militaires qui n'en peuvent plus et qui font un travail exceptionnel. Et si on ne les renforce pas vite, et là, ça va coûter de l'argent, mais il
faut
le dire aux
Français. Mais le
recrutement est
commencé. Mais le
gouvernement a quand même commencé du recrutement.
Sur les militaires,
le gouvernement
a changé d'avis. Il
faut du
temps quand même. Mais chaque tchac sur les militaires, Hollande a changé d'avis. Il voulait diminuer, puis finalement,
il
diminuait. On est
très loin de l'effet d'échelle nécessaire pour assurer la protection. Dernier point.
La
politique étrangère. Qu'est-ce que j'ai eu comme attaque ces derniers jours sur mes positions sur la Syrie et sur Daesh ? J'en ai pris plein la gueule, pour parler un peu, puisqu'on est aux grandes gueules. Que j'étais un monstre, que je voulais soutenir Bachar el
-Assad. C'est complaisant
avec Bachar el-Assad. Voilà, complaisant. Écoutez, malheureusement, je préférerais avoir tort, les faits me donnent totalement raison.
Il
y a Daesh. C'est Daesh qui a tué hier. C'est Daesh qui est notre ennemi. C'est Daesh qui est notre ennemi. Assad devra répondre de ses actes. Je ne suis pas suspect de complaisance. Comment pourrais-je avoir la moindre sympathie pour ce monstre
?
Comme Kadhafi, qui pouvait vouloir du bien à Kadhafi ? Personne. Saddam Hussein même. Mais il
y a
un moment, un homme d'État, les chefs d'État qui dirigent le monde, est-ce qu'il ne devrait pas quand même attaquer d'abord Daesh ? Et là, la France ne peut pas le faire seule. Mais la France aurait pu, François Hollande aurait pu être beaucoup plus...
On
a engagé nos troupes
sur... Non, mais ce sont des petites... Aux
Israël, au Mali...
Oui, au Mali, oui. On enlève contre Daesh.
Oui, mais la priorité internationale,
avec
la Russie d'abord, avec l'Iran, osons le dire, avec les États-Unis, c'est vraiment de se concentrer sur Daesh. C'est de se concentrer sur Daesh. Et puis après, on s'occupera d'Assad. Mais à force de courir de lièvre à la fois, on ne touche personne. Daesh résiste.
Et
c'est ça l'enjeu. Je maintiens mes paroles. Oui,
mais
alors
attendez, à l'attaquer de Daesh, ça veut dire quoi ? Une fois qu'on a éradiqué Daesh, il reste des terroristes partout dans le monde. Ça veut dire une coalition de troupes au sol ? Mais bien évidemment
qu'il va falloir... Mais d'ailleurs,
à
Mossoul, face à Mossoul, il y a une action. Simplement, cette action n'est pas unique, concentrée, immédiate. Et un ministre israélien, un ministre israélien, vous retrouverez les déclarations, j'ai pu en mémoire le journal, disait très clairement, si les puissances occidentales, notamment les Etats-Unis...
Vous avez voulu en finir avec Daesh, on va
terminer. Mais cela veut dire quand même, il faut avouer les choses, rompre avec l'Arabie Saoudite et le Qatar. Ah bah oui. Il
n'y a même pas eu sur le sujet... Et c'est pour ça qu'il faut peut-être... Il n'y a même
pas eu une commission d
'enquête parlementaire. Oui, mais j'ai assez demandé.
Et le maire aussi, le maire l
'a
demandé. Et on n'est pas nombreux ? On n
'est
pas nombreux, bah on sait pourquoi. Et
vous
savez pourquoi ? Parce que nous,
on
n'a jamais été... Enfin, en
tout
cas, moi, j'ai toujours refusé les invitations au Qatar.
Je
n
'y ai
jamais été. On m'a invité, oula ! Je pouvais faire des belles conférences
devant des universités. Mais est-ce que les Français sont
prêts à accepter qu'on s'engage dans une guerre avec des troupes au sol pour l'indiquer Daesh ? Et
qu'est-ce
qu'on fait derrière
? Parce que ce n'est pas le tout, on a déjà vu ce que ça... On a déjà vu les aventures de troupes au sol. On a vu ce que ça a donné. Ça a donné
Daesh, d'ailleurs. Non, je le sais. Et d'ailleurs, c'est pour ça qu'il ne faut pas se tromper.
Et
j'étais pour Jacques Chirac et Dominique de Villepin quand ils ont refusé l'Irak. Et c'est pour ça que je ne veux pas qu
'on
s'attaque à Assad parce qu
'on
ne sait pas par qui on le remplacera et je ne
veux
pas qu'Assad soit remplacé par Daesh.
Parce
que c'est ça, le risque. Bon.
Donc, ce
n
'est
pas facile de parler froidement de ces sujets quand il y
a
des morts,
des atrocités. Mais qui ont fait des troupes au sol,
qu'on comprend
le bien ? Mais il n'a pas l'art que les
Russes. Il faut une coalition internationale.
On a vaincu Hitler, comment
?
Les Russes m'en
envoyaient, les Iraniens, ça ok. Les Iraniens,
les Russes,
les Américains, il faut les convaincre. Oui, les Américains. Mais vous savez que quand il a fallu abattre à l'issue de la Première Guerre mondiale, Deuxième Guerre mondiale, vous savez, il a fallu, Deuxième Guerre mondiale, le talent de Churchill
et
de De Gaulle pour convaincre les Américains de s'engager face à Hitler. Oui, mais enfin, il y avait un ami qui était déclaré.
Mais là, il n'y a pas un ennemi déclaré, il y a une barbarie islamiste, un nouveau fascisme. Non, mais c'était une guerre avec... Non, mais c'était des guerres stratégiques avec des nations. D'accord, récapitulation,
avec qui
on
signe ? Qui
on a derrière Nicolas Dupont-Aignan ? Il y a
un État islamique qui a vendu du pétrole. Il y a un État islamique, vous le savez, qui a vendu du pétrole à des pays... Et
qui en vend
encore
? La Turquie, il y
a
des entreprises françaises comme Lafarge, dit-on, il faut vérifier, qui ont quand même commercé. Il y a des comptes en banque, qu'on ne me dise pas qu'il n
'y a
pas des comptes
en
banque quelque part.
Oui, ça c'est vrai, M. Dupont-Aignan. Que les puissances mondiales ne peuvent pas lutter. Et le rôle
de la France, même si la France n'y arrive pas seule, serait au moins d'alerter le monde. J'insiste là-dessus. Et j'ai été cohérent depuis des années là-dessus. On ne peut pas me reprocher de changer d'avis. Alors, vous restez avec nous Nicolas Dupont-Aignan. Un petit coup d
'œil
simplement pour ceux qui aiment le foot sur ce qui se passe pour le tirage au sort de la Ligue des Champions. Ligue des Champions, demi-finale. Ce sera une demi-finale complètement madrilaine, Real Madrid, Atlético Madrid. Ce qui veut donc dire que Monaco va affronter la Juventus de Turin retrouvaille entre les Italiens et les Monégasques comme l'an dernier. Dans un instant, on verra ce que donnera le tirage au sort des Lyonnais.
Sans transition.
Les GG, les grandes gueules en direct sur AMC avant de revenir sur le grand oral pour ceux qui aiment le foot. Je rappelle la demi-finale de la Ligue des Champions.
Ce
sera donc Monaco-Juventus de Turin. Ce qui a donné le tirage au sort. Les Monégasques retrouvent les Turinois qui les avaient éliminés l'an dernier. Et on aura une autre demi-finale 100% madrilaine entre l'Atletico et le Real. Et ça, ça va être de sacrées retrouvailles aussi. Nicolas Dupont-Aignan, le tirage de Lyon pour la Ligue Europa dans un instant. Le tirage au sort, pardon, le grand oral des GG. Nicolas Dupont-Aignan. Tout à
l
'heure, vous avez dit qu
'il
faut donc lutter militairement contre Daesh. Mais l'islamisme radical n'est pas né avec Daesh. L'islamisme radical existait avant Daesh, existera après la disparition peut-être du califat à Mossoul. Et vous avez rencontré ces maires qui se battent dans les quartiers. Et vous avez dit, finalement, c'est en quelque sorte un enjeu de civilisation. Qu'est-ce qu'on peut faire ? Parce que ces jeunes qui se radicalisent, ils vont à l'école de la République, ils sont français, ils vivent peut-être parfois dans des conditions difficiles, mais comme d'autres, et heureusement, tout ne
se
radicalise pas. Qu'est-ce qu'il faut faire de plus, ça aussi
? Je
pense qu'il y
a
beaucoup de choses. D'abord, il
y a
l'école de la République, qui doit rester l'école de la République et ne pas céder à la démagogie.
Et
je pense qu'une des grandes responsabilités, c'est ce pédagogisme, cette idée qu'on a abandonné tout ce qui faisait la fierté de la République. Premier point, l'école. Ensuite, il
y a
la démission de l'État dans les quartiers. On a laissé une voyoucratie s'emparer des territoires. Et puis après, on a laissé une islamisation qui n'a rien à voir avec un islam tolérant, qui existe aussi. Et ce qu'elles m'ont dit, mais ce que j'ai vécu, ce que je vis en Essonne et ce que tous les élus de banlieue vivent, c'est que l'État qui est là pour protéger et dire le bien,
parce
que c'est ça aussi le rôle de l'État, de protéger, en fait, à démissionner par laxisme. Et que, par exemple, des Français qui pratiquent leur foi musulmane tranquillement, sont toujours sous la pression des radicaux.
Et
que l'État, finalement, ne dit pas ce qui est normal ou pas. Et c'est le rôle de l'État. Par exemple, on avait gagné une grande bataille. Elle est bien, cette bataille. C'est quand on a interdit les signes ostentatoires religieux à l'école. Souvenez-vous des drames. Et ça a libéré beaucoup de jeunes filles. Pourquoi on ne
fait
pas la même chose à l'hôpital, à l'université ? Pourquoi à un moment, on ne dit pas stop ?
Vous
êtes pour l'interdiction du voile à l'université ?
Oui, des
signes religieux. Si c'est une université privée, mais dans les lieux de la République. Il faut que la République, nos valeurs, retrouvent une dynamique.
Vous
savez,
c
'est une question de dynamique. Et ce que nous disaient ces maires, parce que des maires de famille qui disaient la République est tellement faible qu'en face, ces jeunes vont chercher des repères dans des forces. Ces forces, elles les embrigadent complètement. Elles leur donnent un avenir. Nous, quel avenir on donne à notre jeunesse ? Ce n
'est
pas de l'argent. Ce n
'est
pas que de l'argent.
C
'est une dynamique. Et pourquoi je crois à la nation
? C'est du boulot, surtout.
Non, pas seulement. Parce que vous ne
pouvez
pas avoir de boulot. Avoir du boulot et être radicalisé. C
'est... Ça
veut dire quoi être français ? Retrouver la fierté de la France. De nos valeurs. Signifier ce que ça veut dire. Pourquoi je suis patriote ? C'est parce que c'est par la patrie, la France, ces valeurs, qu'on y arrivera. Marianne Subray.
Quand
on parle de signes ostentatoires et de lois s'agissant de l'école,
il
y
a
une bonne raison. L'école et jusqu'au lycée, c'est parce qu'effectivement, on a affaire à des mineurs et donc on ne veut pas de prosélytisme. C'est la raison pour laquelle, d'ailleurs, vous n'avez pas la même interdiction à l'université. Donc là, il y a quand même déjà une difficulté puisqu'il
y
a une différence entre les majeurs et les mineurs. Dans ce que vous dites, vous voudriez mettre tout le monde dans le même sac, on va dire. Pas
à l'espace
public. Je parle des
lieux de la République. Vous parlez de lieux publics, justement. Et voilà,
je voulais vous faire préciser, parce que vous faites quoi de la rue, en fait ?
Non, mais la rue, je ne
vais
pas intervenir dans la rue. Attendez.
Je parle
des lieux de la République.
Si vous intervenez dans les hôpitaux, si vous intervenez...
Les lieux de
la République.
Mais la rue aussi
est un lieu de la République. Non,
oui. Enfin, ce que je veux dire, c'est que quand on va à l'université publique, il y
a
l'égalité homme-femme. C'est fondamental.
Quand
on va à l'hôpital, il y
a
l'égalité homme
-femme. Mais ne confondez
pas le voile et
la
burqa. Je vous dis, la burqa, déjà, il faudrait faire respecter la loi.
Oui, je suis d'accord avec vous, mais alors là, je
suis la première à être d'accord
avec vous. Je vais vous
dire, quand, par exemple, on accepte à l'hôpital qu'un homme refuse un médecin homme pour sa femme, qu'il veuille assister à l'examen,
c
'est tous les jours dans l'hôpital près de chez moi. Tous les jours.
Ça, vous avez raison, il ne faut pas céder. Non, mais vous avez raison, monsieur. On a
cédé sur tout. Et ce faisant, on n'a pas aidé
les
Français musulmans, qui sont des parfaits républicains, qui aiment la République, qui se sentent toujours accusés par les autres. Et on a laissé gangréner les choses. Et quand je propose mon contrat avec les imams de France,
comme
Napoléon avait proposé le contrat avec les rabbins, comme François Ier avait été ferme avec Rome, c'est parce que la France,
c
'est une bicyclette,
c
'est une dynamique. Et vous voyez, il
y
a cette femme qui était là tout à l'heure ce matin, où j'ai été à Astin, en Seine-Saint-Denis, qui m'a dit, je n
'ai
pas fui l'Algérie
et
la guerre civile algérienne. Je n
'ai
pas fui les barbus en Algérie pour accepter ici ce que vous acceptez.
Et
si vous continuez à accepter ce que vous acceptez, ça finira comme une guerre civile. Parce qu'une fois que le territoire est tenu, c'est beaucoup plus dur de le reconquérir. Et vous savez ce qu'elle m'a dit ? Vous pouvez inventer toutes les cellules de déradicalisation qui ne marchent pas. La première déradicalisation, c'est à l'école, de réapprendre ce qu'est la République, ce qu
'est
la France, être fière que les femmes soient les égaux des hommes, les égales des hommes. Et ça, on a démissionné au nom du multiculturalisme, au nom que tout est pareil. Il y a eu une démission, je vous assure, on le voit au quotidien dans l'école publique.
Charles ? Je suis d'accord avec ce que dit Nicolas Dupont-Aignan. Je trouve quand même que c'est un peu des choses qu'on dit déjà beaucoup sur ces sujets-là. Mais qui ne sont pas faites. Peut-être, mais quand vous dites « retrouver l'idéal républicain », de nouveau être fier d'être français, d'être patriote et tout ça, moi je pense que c'est quand même un peu décalé par rapport à ce qui se passe en ce moment. Franchement, moi je ne vois pas comment vous allez aller sur un territoire qui s'est tribalisé, comme disent certains sociologues, vous allez arriver avec votre république et votre patriotisme.
Non mais il faut que ça ait un
sens concret. Je ne
sais
pas ce que ça va
être. Vous avez raison, si
c'est des paroles à la valse,
ça n'a
aucun
sens.
Non mais regardez, regardez typiquement.
C'est ce que je veux dire. Non mais je vais
être très concret. Prenons un exemple. Très concret. Prenons un
exemple. On a ces jeunes qui se radicalisent, il y en a certains qu'on arrive à repérer, que du coup on surveille un peu, on regarde leur ordinateur, vers quel site ils vont, etc. On les fiche, ils sont fichés S. Et en fait, on ne sait pas trop quoi en faire. Est-ce que vous, par exemple, vous seriez pour qu'on crée des espèces de camps de redressement un peu à l'américaine, tenus par des militaires ? On les envoie, on leur fait passer six mois là-dedans à lire Victor Hugo et à faire des pompes le matin.
Est
-ce que vous pensez... Non
mais attendez, autre à... Quelle mesure concrète,
vous
pensez qu'on peut prendre
? Mon service, le service civique que je propose dans mon projet, de trois mois, avec option militaire d'un an, volontaire, mais déjà trois mois, sortir la jeunesse de son quartier. Entre nous, sortir les bourgeois des beaux quartiers, sortir...
Ça va leur faire drôle ! Ça va leur faire du
bien !
Charles, tu es le premier
sur la
liste ! Améreusement, je suis
plus jeune. Non mais se mêler, réapprendre certaines valeurs, ça c'est concret. À l'école, ne pas céder face aux raquettes à la sortie du collège. J'ai dans un établissement de ma circonscription, pas dans ma ville, heureusement, un gamin de sixième qui brûle les copies, qui brûle avec un briquet les copies du maître sur la table.
Il
faut un conseil d'établissement. Et le conseil d'établissement refuse de l'exclure. Et le prof revoit ce gamin devant lui. Mais vous savez, c'est cette démission du quotidien
que je vis.
Mais
il n'a pas le droit,
et on lui dit qu'il n'est pas bien, qu'il n'est pas dans la compréhension. Un
acte de résistance ! Mais oui,
mais les actes de
résistance, tout l'appareil d'État est miné par le défaitisme. Vous savez, moi, dans ma ville... Il est nul ce prof aussi. Non mais attendez, dans ma ville... Si tous les jours, il
y
a un gamin qui va lui foutre le feu à une copie, c'est qu'il est naze le prof aussi. Écoutez, venez
voir dans certaines écoles... Et
dans votre collège, la communauté
éducative, elle n
'est pas spécialement solidaire.
Eh bien oui,
mais venez voir ce qui se passe concrètement. J'ai des infirmières à l'hôpital de Vino-Saint-Georges qui m'ont reçu. Les CGT, c'est la CGT qui m'appelle à l'aide. Comme quoi, hein ? Tout arrive.
Des
alliances intéressantes.
Oui, eh bien vous savez,
quand les infirmières se font crever les pneus par des petits voyous, parce qu
'elles ont eu une parole
déplacée sur quelqu'un, voilà la réalité de notre pays. Donc il faut rétablir l'ordre, sereinement, mais il faut qu'à chaque acte délictueux, il y
ait
une réponse pénale. Il y
ait
une réponse de la société. Et il ne faut rien céder. On va remettre en marche la République. Mais concrètement, c'est pas des disques.
Votre vision est celle quand même d'un élu de la région parisienne. Et la France n'est pas que ça. Il faut quand
même,
soyons un peu clairs, la
France n'est pas
que ça. Moi, je me suis intéressée à votre programme
justice. Mais les élus
radicalisés, ils viennent beaucoup de régions parisiennes.
Oui, mais j
'entends
bien. Mais il
y a
des élus radicalisés, peut-être. Je me suis intéressée à votre programme justice. Alors bon, vous avez quelques gadgets. Mais par contre, il y a des choses qui m'ont fait bondir.
Vraiment particulièrement. Quelquels gadgets, polimes
? Oui, des gadgets, des choses qui existent déjà. Affirmer le principe que tous les procès-verbaux établis par les officiers de police font faux jusqu'à preuve du contraire. C'est pas la peine. Ça existe déjà. C'est dans la loi. Par contre, il y a deux choses qui m'ont fait bondir. Alors, vous avez un autre gadget. C'est aussi le costume pénitentiaire.
Alors, on
va tous...
C'est
pas
un gadget. Non,
mais c
'en est un.
Non. J'ai été en
prison. Alors, j'ai été en prison visité
Villepin. Ils vous ont en libéré. Et quand vous
voyez... Oui. J'ai été visiter la prison de Villepin. Quand vous voyez que le quartier des
mineurs... Quand
vous voyez que le quartier
des mineurs... C'est plus important, hein, dans votre programme sur lequel je voulais qu'on discute. Le quartier des mineurs,
avec des mineurs qui ont commis des actes gravissimes, allant de viol, etc. Et que les surveillants sont mis en survêtement pour pas traumatiser la jeunesse. Non. Et que, oui, parce qu'il faut leur parler différemment. Et qu'on fume le hachiche dans les cellules. Et qu'on n'a pas le droit d'aller chercher les jeunes parce qu'il faut pas les traumatiser. Ça suffit, le laxisme général dans nos prisons.
Non, mais là,
c
'est eux. Là, apparemment, c'est les détenus que vous
vouliez mettre en tenue de bannière. Bien sûr, les détenus aussi. N'ont pas en tenue de bannière.
Ils ont commis une faute, ils doivent
payer. Oui,
mais bon, quel est le rapport avec un
uniforme ? Il doit y avoir un costume de détenu. Mais il y a deux
choses,
moi,
qui m'ont vraiment... Enfin, particulièrement... Alors, il y a ce truc à l'américaine qui est extrêmement dangereux pour la paix sociale. Rendre obligatoire la publication des condamnations sur un site officiel de toute personne qui a été donc condamnée, de toutes les condamnations. Donc, c'est-à-dire qu'une personne qui est condamnée pour un petit délit, on publie son nom.
Non, je ne parle pas du nom. Je n
'ai
pas dit de mettre le nom. Ce que je veux...
C'est quoi votre site officiel ? Alors,
c'est mal expliqué, parce que ça m'intéresse. Je m'en excuse. D'accord. Je pensais que c'était un site
consultable.
Oui.
La justice
française,
attendez la suite, est rendue au nom du peuple français.
D'accord.
Et il y
a
un décalage saisissant entre les décisions de justice. Ce n
'est
pas d'ailleurs toujours la faute des magistrats. Les lois ont été laxistes. Mais il y a aussi une interprétation des lois excessive, mais en laxistes de certains magistrats. Et je voudrais
que
l'ayez la publication des jugements en fonction des actes commis et que les Français, sans qu'il y
ait
obligatoirement le nom, bien sûr, de... Parce
que s'il n'y a pas d
'anonymat, vous vous rendez compte
de... Non, mais bien évidemment. D'accord. Sous anonymat...
Sous anonymat, qu'on sache.
Et
là, les Français seront édifiés.
Oui,
sauf que, monsieur Dupont
-Aignan, vous oubliez... De savoir que
vous pouvez...
Oui, mais vous oubliez des choses. Vous oubliez
quoi
? L'individualisation de la
peine. Ah, la panosindividualisation. Oui,
puisque... Et puis vous oubliez
parce que... Vous savez que
sous la révolution française, en 1789, cette individualisation de la peine avait été supprimée pour
justement éviter la justice d
'ancien régime qui avait abouti aux privilèges. Non,
mais parce que... Et donc, je ne dis pas qu'il ne faut pas une
individualisation. Que la
justice
est laxiste et les lois sont laxistes.
J'en avais une autre, c'était la majorité
pénale à 16 ans,
si tu
veux.
Pour quelqu'un qui ne vote
pas, la majorité pénale
à 16 ans,
si vous voulez, à ce moment-là, on leur donne le droit de vote et ils
ont tous les droits d'un majeur.
Majorité pénale à 16 ans. Et droit de
vote à 16 ans. Et droit de vote pour les
municipales.
Je l'ai vu, pour les municipales. Pour apprendre aux
jeunes à s'insérer dans la vie démocratique. Mais la majorité pénale, quand on sait ce qui
se passe... Donc à
16 ans, vous considérez que ce sont des adultes
finis ? Oh oui,
mais c'est légal
de faire ça uniquement entre les municipales ? Et en tout cas, ils
commettent des actes d'adultes.
Je
peux vous dire.
Mais l'excuse de minorité peut être écartée dans certains cas. Vous le savez aussi bien que
moi ?
Très rarement. Et vous savez que la justice des mineurs en France date de 1945
et que la société a changé.
Parlez-nous du SMS avec Sergio Dassault.
Merci.
Vous avez dit dans un premier temps, j'ai des pressions du camp Fillon par rapport à ma candidature, parce qu'ils estiment que les gens qui vont voter pour vous ne voteront pas Fillon et donc vont le faire perdre. Et vous avez été plus loin. Vous avez dit, j'ai reçu des SMS de Serge Dassault, qui, rappelons-le, est le patron de Dassault, patron du Figaro également, et qui soutient en tant que sénateur François Fillon. Je ne voulais pas lire ces SMS, d'ailleurs il y en a d'autres, je ne
vais
pas tout lire, ce n
'est
pas l'enjeu. Et puis, vas-y à la gravité de la
situation,
ce que j'ai voulu dire hier à l'émission de France Télévisions,
c
'est que j'ai appris pendant cette campagne à quel point certains propriétaires de médias
s
'engageaient et allaient au-delà de leur rôle. Et je ne voulais pas le publier, mais les soutiens de François Fillon m'ont accusé d'être un affabulateur, un parano, un complotiste, un victimaire. Et donc j'ai eu assez, j'ai dit, je dois dire les choses. J'ai dit aussi que des grands groupes de presse se sont engagés pour Emmanuel Macron de manière éhontée. J'ai lu ce SMS qui disait tout simplement, si tu es sage, tu auras le droit de
t
'exprimer. Et je lui dis, c'est de la censure. Et il me répond, oui,
c
'est de la censure, mais tu n'as qu'à changer de position et je ne te censurerai plus. J'ai trouvé ça,
quand
je l'ai lu, j'ai été tellement indigné sur l'état de notre démocratie. Mais je ne l'ai publié pas pour faire le malin. Je l'ai publié, je l'ai dit, parce que notre démocratie est malade. Et pendant toute cette campagne, j'ai rencontré des milliers de Français qui m'ont tous dit la même chose.
On
ne croit plus en la politique, on en a marre de ce système. Et ce que je veux leur dire, c'est qu'il
y a
bien un moment où il faut des hommes politiques courageux. Vous savez, moi j'ai beaucoup à perdre, mais je m'en fiche. Je suis candidat à la présidence de la République pour rendre le pouvoir aux Français. Et je dis aux Français qui m'écoutent, plus vous serez nombreux à voter pour moi, à me soutenir, plus on changera cette politique. Tiens, à l'instant, Donald Trump sur Twitter vient de dire que la fusillette de Paris aura un effet important sur l'élection présidentielle dimanche. C'est votre avis
? Je
ne sais
pas.
Vous savez, je pense que le peuple français, les Français sont très sages. Je ne crois pas que le peuple français changera d'avis comme ça. Nous avons un peuple mûr. Simplement, je lui demande
de lire...
Il y aura
peut
-être moins d'abstention.
Je l'espère. Et justement, moi j'ai un message pour les abstentionnistes et ceux qui veulent voter blanc.
Vous
savez, ça représente quoi ? 10, 15 millions de Français. Je leur dis, si ces 10 et 15 millions de Français
votent
vraiment selon leur cœur,
ils
peuvent bouleverser la présidentielle
et
faire mentir tous les sondages. Nicolas Dupont-Aignan,
on
va justement ouvrir le Grand Prix de l'Elysée pour voir quelles sont les dernières nouvelles concernant cette campagne d'élection présidentielle 2017.
Les
grandes gueules !
Je
suis candidat.
Je
suis candidat.
Je suis
candidat.
Je
suis candidat.
Je serai candidat. Le Grand
Prix de
l
'Elysée.
Et
je suis sûr que vous avez lu aujourd'hui en France le Parisien et que vous êtes attaché à comprendre pourquoi Dominique de Villepin soutenait Emmanuel Macron parce que c'est le ralliement de cette fin de campagne.
Alors,
Dominique de Villepin qui soutient Macron, vous en pensez quoi ? Je suis assez déçu, pour être franc. J'ai l'impression que derrière Emmanuel Macron, il y a toutes les personnalités qui veulent revenir dans la vie politique. Ça
va de Robert Rue,
Dominique Perben, Dominique de Villepin, Bernard-Henri Lévy, Alain Mincq, Jacques
Attali.
Je pense que
ce
n
'est pas comme ça qu'on
fait la France de demain. Mais c'est leur choix. Je respecte leur choix. Alors,
Villepin, il cherche un steak ? Non, mais Villepin, il faut le rappeler quand même, est un ami de Macron. Ils se connaissent depuis très très longtemps. Et je pense que Villepin, peut-être qu'en effet, il a envie de devenir ministre des Affaires étrangères.
Ah
bon ?
Mais la question, c'est là où je
suis peut-être différent des autres. La question, ce n'est pas de vouloir être ministre.
C
'est de savoir pourquoi on est ministre et qu'est-ce qu'on fait.
Et
c'est pour ça que je suis candidat à la présidentielle.
C
'est que moi, j'en ai vraiment ras-le-bol de cette politique que je subis depuis 20 ans. Et je dis aux Français, c'est très simple, prenez garde. M. Macron et M. Fillon, c'est la continuité, c'est 50 plus dans la même direction. Et puis après, une fois que vous avez décidé de vous débarrasser d
'eux,
je vous invite à le faire vraiment. Réfléchissez bien par qui vous les remplacez. Ne partez pas dans des excès, que ce soit celui de Mélenchon ou celui de Mme Le Pen. Et voilà pourquoi je suis candidat.
Enfin,
vous mettez Macron et Fillon sur le même plan. Oui,
totalement.
Mais non, Macron, il y
a
quand même une certaine nouveauté. L'emballage est neuf.
Mais l'emballage, le paquet cadeau est plus séduisant.
Il y a un
papier recyclé d'un côté, il y a un beau paquet cadeau de l'autre. Mais le fond,
c
'est le même. D'ailleurs, la preuve, c'est tous ceux qui ont gouverné la France depuis 20 ans, ils se précipitent chez Macron. Ils sont tous là.
Macron qui a reçu un
coup de fil de Barack Obama,
d'ailleurs.
Il l'avait provoqué, ça. Il ne
s
'est pas privé, d'ailleurs, de le faire savoir sur les
réseaux sociaux. Macron, il y a
qu'une différence.
Tous les engagements,
tout ce qu'il avait annoncé, il l
'a
fait. Il a dit qu'il est médecin du gouvernement. Qui serait
candidat à l'échec présidentiel ? Qui ne penserait pas par la primaire ? Vous reconnaissez
? C'est une
différence. Jacques Maillot, je
vous vois le soutenir fortement.
Mais pas du tout, pas du tout, parce que je suis
un homme libre. Bon,
alors,
Jacques Maillot, moi je veux mettre en garde les Français. Emmanuel Macron, il a une feuille de route.
C
'est celle de Bruxelles. Il l'a même écrit dans Le Parisien.
Il
va gouverner par ordonnance
cet
été, s'il est élu.
Et
alors là, les Français vont voir l'addition, c'est-à-dire la souffrance sociale. Et la loi travail qu'il a fait voter de force, ça ne sera rien. C'est rien à côté de ce qu'il va
imposer. Mais c'est ce qu'il dit, il veut faire la loi de Jean-Marie puissante. Et M. Fillon,
exactement. Et
M.
Fillon, la même chose. La loi travail, elle a été co
-écrite avec la CFDT, s'il
vous
plaît.
Eh bien, les Français vont voir quand M. Macron ou M. Fillon,
je les mets en garde, veulent supprimer la durée légale du travail pour la négocier dans l'entreprise. Cela veut dire... Non, ils
négocient à partir de 35 heures. Ils ne peuvent pas supprimer une durée légale. Cela
veut dire une augmentation de la durée du travail avec la disparition des heures supplémentaires. Cela veut dire une forte réduction du pouvoir d'achat. C'est la feuille de route de Bruxelles. C'est l'étape dramatique de ces deux candidats. Moi,
je veux de la
souplesse. Je propose le retour
des
heures défiscalisées supplémentaires. C'est-à-dire, je ne supprime pas la durée légale. Je la laisse nationale.
Tu t'avais fait Charkozy ?
Oui. C
'est une façon de contourner la durée légale. Il y a une grande différence. Non, pas du tout. C'est une façon de remettre en cause les 35 heures.
Pas du tout.
C
'est le
programme de Charkozy. Ça coûte plus cher.
Pas du tout. C'est sur la base du volontariat. Et surtout, vous êtes payé davantage.
Oui, mais ça coûte plus cher. Alors qu'avec
Macron et Fillon, pas pour l'employeur, mais pas
pour le salarié. Non, ça coûte
plus cher pour tout le monde.
Ah ben
si.
C'est plusieurs
milliards de
plus chaque année. Il y a très bien pour
relancer la machine économique. Et je vous dis,
c
'est très clair, Macron, Fillon, c'est la politique de Bruxelles poussée à son extrême, c'est-à-dire une souffrance sociale que vous n'avez jamais vue dans le pays. Eh bien moi, je me bats contre cela.
Pas
vrai.
Si, c
'est vrai.
Merci Nicolas Dupont-Aignan. Merci d'avoir été avec nous dans ce grand
oral des Gégés.