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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 21 avril 2017 35 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & international

RMC - Nicolas Dupont-Aignan invité du Grand Oral des GG

Source d'origine 4 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:13OuverteRéponse directe

    Ça change quoi pour vous, ce qui s'est passé hier soir ?

  • 0:20ComplaisanteRéponse directe

    Un homme est mort, un policier lâchement assassiné. Et cela montre ce que je n'ai d'ailleurs jamais cessé de dire pendant toute cette campagne, que nous étions en guerre.

  • 3:42RelanceRéponse directe

    Desquelles ? Donnez-nous des exemples.

  • 4:43OuverteRéponse partielle

    Et qu'est-ce que vous a dit François Hollande ?

  • 5:25FerméeRéponse directe

    On finance comment ça ?

  • 5:50OuverteRéponse directe

    En matière de sécurité, qu'est-ce qu'on pourrait faire de plus, de mieux ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:20PrésentateurFait
    « un policier lâchement assassiné »
  • 0:28PrésentateurFait
    « nous étions en guerre, et que les affaires graves de l'Etat planaient au-dessus de nous »
  • 4:27PrésentateurChiffre
    « on pouvait recruter dès Charlie Hebdo 10 000 administratifs »
  • 5:15PrésentateurPromesse
    « Il faut construire les places de prison qui manquent pour séparer les radicaux des primo-délinquants »
  • 5:51PrésentateurFait
    « un fichier S qui a été condamné à 15 ans de prison pour avoir voulu tuer un policier »
  • 6:04PrésentateurPromesse
    « Les fichiers S les plus suspects, si je puis dire, devraient être incarcérés ou à tout le moins avec bracelet électronique »
  • 10:33PrésentateurFait
    « C'est Daesh qui a tué hier »
  • 17:08PrésentateurPromesse
    « Vous êtes pour l'interdiction du voile à l'université ? Oui, des signes religieux »
  • 24:35PrésentateurFait
    « J'ai été en prison visité Villepin »
  • 25:31Locuteur 2Promesse
    « Rendre obligatoire la publication des condamnations sur un site officiel de toute personne qui a été donc condamnée »
  • 27:00Locuteur 2Promesse
    « majorité pénale à 16 ans »
  • 32:55PrésentateurPromesse
    « Il va gouverner par ordonnance cet été, s'il est élu »

Temps de parole

  • Présentateur63 %
  • ?13 %
  • Locuteur 28 %
  • Présentateur 26 %
  • Présentateur 35 %
  • Auditeur3 %

≈ 62,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

RMC, le grand oral des grandes gueules.

0:03
Locuteur

Avec

0:04
Présentateur

un candidat à l'élection présidentielle, il fait partie des 11 prétendants au fauteuil de l'Elysée. Il s'agit de Nicolas Dupont-Aignan, candidat de Debout la France. Bonjour. Bonjour Alain Marchand. Ça change quoi pour vous, ce qui s'est passé hier soir ? On est en fin de campagne, dans deux jours on vote

0:19
Locuteur

? Ça

0:20
Présentateur

change beaucoup de choses, parce que d'abord un homme est mort, un policier lâchement assassiné. Et cela montre ce que je n

0:26
Locuteur

'ai

0:26
Présentateur

d'ailleurs jamais cessé de dire pendant toute cette campagne, que nous étions en guerre, et que les affaires graves de l'Etat planaient au-dessus de nous, et que le prochain président aura des défis absolument colossaux à relever avec les Français. Voilà. Maintenant, je remarque que la campagne, elle continue jusqu'à son terme pour une raison très simple. C'est que le meilleur hommage qu'on puisse rendre aux policiers décédés, c'est d'être debout, c'est de continuer le combat. Certains

0:55
Locuteur

ont annulé des meetings, c'est le canadien

0:57
Présentateur

de Macron, François Fillon n

0:59
Locuteur

'ira pas à

1:00
Présentateur

Chamonix. Je ne comprends pas très bien d'ailleurs,

1:02
Locuteur

c

1:02
Présentateur

'est très bien pour eux, mais ils ont annulé la campagne et ils organisent une conférence de presse, deux heures après. Donc moi je ne comprends rien, mais c'est leur choix, je ne

1:10
Locuteur

veux

1:10
Présentateur

pas polémiquer. Moi, j'avais prévu depuis longtemps d'aller ce matin voir la brigade des maires, ces femmes, Nadia Remadna, que vous avez d'ailleurs reçues je crois ici, qui sont des femmes courageuses, qui militent dans les quartiers de Seine-Saint-Denis pour le respect des femmes, la laïcité, le respect de la République. Et donc je n

1:28
Locuteur

'ai

1:28
Présentateur

pas changé mon programme, et j'y ai été, et d'ailleurs j'ai appris encore beaucoup de choses. Cela veut dire quoi

1:33
Locuteur

? J

1:34
Présentateur

'ai appris ce que je sais comme élu de banlieue, mais

1:37
Locuteur

quand

1:38
Présentateur

des femmes de terrain, un travailleur social vous en parle, peut-être qu'on le reçoit différemment que lorsqu'un homme politique le dit. C'est que d'un côté il faut des mesures sécuritaires beaucoup plus fermes, et on va en parler,

1:49
Locuteur

parce

1:49
Présentateur

que trop c'est trop. Et puis de l'autre, ce n

1:53
Locuteur

'est

1:53
Présentateur

pas la sécurité simplement qui est en jeu,

1:55
Locuteur

c

1:56
Présentateur

'est l'éducation de nos enfants, c'est comment on évite la radicalisation de milliers de jeunes qui seront des bombes volantes dans quelques années, si on continue.

2:06
Locuteur

Et

2:06
Présentateur

comment on fait respecter la loi de la République, et comment

2:09
Locuteur

on

2:09
Présentateur

partage une vision commune de notre pays qui fait qu'on est fiers d'être français, d'être républicains, et qu'on ne cède pas aux sirènes des fanatiques

2:17
Locuteur

qui,

2:17
Présentateur

comme elle me disait tout à l'heure, rabattent dans les quartiers. Parce que c'est ça,

2:21
Locuteur

c

2:22
Présentateur

'est un conflit de civilisation. Et quand on n'est pas ferme soi-même à savoir ce qu'on veut pour notre pays, et bien immédiatement il

2:30
Locuteur

y

2:30
Présentateur

a une partie de la population qui peut décrocher. Donc c'est un problème beaucoup plus grave, c'est finalement tout le problème existentiel de la France.

2:37
Locuteur

Qu

2:37
Présentateur

'est-ce que ça veut dire les français

2:38
Locuteur

? Qu

2:39
Présentateur

'est-ce qu'on dit à nos enfants

2:40
Locuteur

?

2:40
Présentateur

Qu'est-ce qu'on veut pour notre pays

2:41
Locuteur

?

2:42
Présentateur

Et à la fois la sécurité, mais aussi le terreau du fanatisme qui est en train de se propager dans certaines de nos banlieues, il faut le dire. Et le déni de réalité de beaucoup d'élus, elles l'ont dit, et quand elles le disent, c

2:54
Locuteur

'est

2:54
Présentateur

plus facile que pour moi. Le déni de réalité de beaucoup nous prépare des lendemains très difficiles. En matière de sécurité, qu'est-ce qu'on pourrait faire de plus, de mieux

3:02
Locuteur

?

3:03
Présentateur

Tellement de choses. Mais enfin c'est incroyable ce qui se passe. Alors évidemment, si on dit quelque chose là, la veille du scrutin, on va dire vous récupérez, j'entends. Moi je ne vais pas dire

3:13
Locuteur

qu

3:14
Présentateur

'avec moi, président de la République, il n

3:16
Locuteur

'y

3:16
Présentateur

aurait plus jamais d'attentat. Je ne le dirai jamais. C'est ce que dit Marine Le Pen. Libre à elle de dire ce qu'elle veut. Moi je ne le dirai jamais. En revanche, je dis, je répète, parce que je l'ai répété depuis l'attentat de Charlie Hebdo. J'ai même fait un discours au congrès de Versailles qui a été un peu chahuté. Je dis que nous n'avons pas pris la mesure de la guerre dans laquelle on s'est engagé.

3:38
Locuteur

Et

3:39
Présentateur

je dis qu'il

3:39
Locuteur

y a

3:39
Présentateur

des mesures simples

3:40
Locuteur

qui

3:41
Présentateur

peuvent être prises et qui devraient être prises. Desquelles ? Donnez-nous des exemples. Il y

3:44
Locuteur

en

3:44
Présentateur

a plusieurs. D'abord, revenir déjà aux effectifs de sécurité de 2007. J'avoue que quand j'entends certains qui ont supprimé 40 000 postes de militaires quand ils étaient premiers ministres et 10 000 postes de gendarmes et policiers nous dire qu'ils vont être intraitables, ça me met un peu en colère. Donc je dis qu'il faut revenir aux chiffres de 2007,

4:03
Locuteur

c

4:03
Présentateur

'est-à-dire rattraper les 50 000 postes perdus, un peu plus même, 59 000 exactement, 40 000 sous le gouvernement précédent, 20 000 sous Hollande. Ça c'est vital parce que nos armées

4:13
Locuteur

ne

4:14
Présentateur

gagneront pas la guerre à l'extérieur si on ne leur donne pas les moyens de la gagner. Deuxième point, renforcer nos forces de police. Et j'avais fait une proposition à François Hollande,

4:23
Locuteur

on

4:24
Présentateur

pouvait recruter dès Charlie Hebdo

4:26
Locuteur

10

4:27
Présentateur

000 administratifs.

4:29
Locuteur

Ça

4:29
Présentateur

c'est facile, il

4:30
Locuteur

y a

4:30
Présentateur

des écoles de droit avec plein d'étudiants qui sortent avec des diplômes, qui sont des gens plein de bonne volonté, pour mettre dans les commissariats les gendarmeries et dégager

4:38
Locuteur

10

4:39
Présentateur

000 gendarmes

4:40
Locuteur

policiers et les

4:40
Présentateur

remettre sur le terrain. Ça ne coûte rien par rapport au défi. Et qu'est

4:43
Locuteur

-ce

4:43
Présentateur

que vous a dit François Hollande ? Mais je ne

4:45
Locuteur

sais

4:45
Présentateur

pas, on ne peut jamais rien faire, donc de toute façon on ne

4:47
Locuteur

peut

4:47
Présentateur

jamais

4:47
Locuteur

rien faire dans notre pays. Il y a un peu sur des

4:48
Invité

emplois aidés là par

4:49
Locuteur

exemple. Oui, en fait vous vouliez

4:49
Locuteur 2

dire, vous vouliez que

4:50
Locuteur

c'est intéressant, c'est intéressant. Je veux dégager, parce qu'on les a. En

4:52
Locuteur 2

fait vous vouliez les mettre à faire toutes les tâches administratives sur lesquelles effectivement

4:57
Locuteur

les forces de l'enfernent leur temps. C

4:59
Locuteur 2

'est intéressant.

4:59
Présentateur

C'est

5:00
Locuteur

une bonne proposition. Mais

5:01
Présentateur

ça fait des années que je le dis dans l'indifférence générale, bon je le répète. Ça c'est possible. Deuxième point, lancer le programme de prison. J'ai vu les gardiens de Villepinte, il y a quelques jours, je ne

5:12
Locuteur

sais

5:12
Présentateur

plus, il

5:12
Locuteur

y a

5:12
Présentateur

une semaine dans cette campagne ici longue. Il faut construire les places de prison qui manquent pour séparer les radicaux des primo-délinquants. J'ai proposé, ça c'est concret. On va

5:22
Locuteur

essayer

5:22
Présentateur

les centres de déradicalisation. Non mais attendez,

5:24
Locuteur

on va en parler après. On finance comment ça ? Attendez,

5:26
Présentateur

on a l'argent, je vais vous le dire comment.

5:30
Locuteur

On

5:30
Présentateur

peut le faire.

5:31
Locuteur

Il

5:31
Présentateur

y a des casernes désaffectées. Des casernes désaffectées. Mettons les jeunes, primo-délinquants, pas très dangereux. Arrêtons de mêler les radicaux, les islamistes et les autres. Ça ce sont des mesures évidentes. Le contrôle des frontières c'est déjà plus compliqué et plus long, mais il faudra le faire. Et puis, toute la chaîne pénale qu'il faut revoir. Et les fichiers S. Alors là, je vais être très clair, qu'importe si on m'accuse de polémique,

5:55
Locuteur

mais

5:55
Présentateur

j'estime qu'un fichier S

5:57
Locuteur

qui

5:58
Présentateur

a été condamné à 15 ans de prison pour avoir voulu tuer un policier. Le cas de la personne d'hier.

6:03
Locuteur

Un fichier S. Les

6:04
Présentateur

fichiers S les plus suspects, si je puis dire, devraient être incarcérés ou à tout le moins avec bracelet électronique. Je l'ai proposé 100 fois. Alors on va me dire droit de l'homme, machin, etc. Ça suffit. Il y

6:16
Locuteur

a

6:16
Présentateur

des fichiers S qui sont des dangers publics. Celui-là était l'un de

6:21
Locuteur

ceux-là. Celui de l'attentat

6:22
Auditeur

contre le prêtre, il avait un bracelet.

6:24
Locuteur

Oui, mais là je parle d

6:25
Présentateur

'intercération pour

6:26
Locuteur

les plus dangereux. Mais vous avez dit

6:27
Présentateur

où bracelet ? Bracelet pour les moins dangereux. J'irai chercher les fichiers S un à un. Mais on

6:32
Locuteur

les garde en prison jusqu'à

6:33
Présentateur

quand ? C

6:34
Locuteur 2

'est ça le problème.

6:35
Présentateur

Enquête approfondie, regardez les liens, ce qu'ils font sur ordinateur. Je ne vous dis pas que j'ai la solution miracle, mais combien de temps allons-nous observer des fichiers S

6:45
Locuteur

qui

6:46
Présentateur

sont passés à travailler les mains du filet, qui ont été condamnés, surcondamnés,

6:49
Locuteur

qui

6:49
Présentateur

ont été libérés, qui ont été signalés et qui passent à l'acte ? Ils ne sont pas si nombreux, peut-être quelques centaines. Eh bien je préfère peut-être une injustice sur quelques-uns à la mort d'homme.

7:01
Locuteur 2

Je

7:01
Locuteur

le

7:02
Présentateur

dis comme je pense.

7:02
Locuteur

Oui,

7:03
Locuteur 2

mais M. Dupont-Aignan, le problème en fait, il est toujours dans l'idée du passage à l'acte.

7:08
Locuteur

C

7:08
Locuteur 2

'est-à-dire qu'on a identifié des personnes qui potentiellement seraient dangereuses, mais à quel moment

7:14
Locuteur

on

7:15
Locuteur 2

va décider ? Et là, si vous voulez, votre idée, elle est intellectuellement séduisante, mais juridiquement impossible à mettre en place. Parce qu'on ne peut pas imaginer, se dire que peut-être un jour quelqu'un va passer à

7:29
Locuteur

l'acte. Madame

7:29
Présentateur

a raison de poser la vraie difficulté. Je vais être honnête avec vous. Moi je ne

7:34
Locuteur

suis

7:34
Présentateur

pas Merlin l'Enchanteur, surtout dans des sujets aussi dramatiques. Mais je remarque quand même qu'il y

7:40
Locuteur

a

7:40
Présentateur

ce fameux article 411.4 du Code pénal,

7:43
Locuteur

qui

7:44
Présentateur

prévoit une peine de 30 ans de détention criminelle pour des actes d'intelligence avec l'ennemi. Cet article, honnêtement, il n'est pas utilisé par notre magistrature. Vous savez qu'on utilise une autre procédure, notamment pour ceux qui reviennent de Syrie.

7:58
Locuteur

Quand

7:58
Présentateur

on va enfin regarder en face certaines choses. Alors je ne dis pas qu'on... J'ai été prudent au départ, je ne

8:04
Locuteur

vais

8:04
Présentateur

pas dire comme Marine Le Pen, avec moi j'arrive, il n

8:07
Locuteur

'y

8:07
Présentateur

a plus rien, ce n

8:08
Locuteur

'est

8:08
Présentateur

pas vrai. Mais je voudrais qu'au moins

8:10
Locuteur

on

8:11
Présentateur

resserre les mailles du filet. Voilà. Il y aura peut-être un poisson terroriste

8:15
Locuteur

qui passera. On y

8:15
Locuteur 2

réfléchisse en tout cas, oui.

8:18
Présentateur

Attendez, l'attentat de Charlie, c'est combien de temps ? C'était en 2015, janvier 2015. Début 2015. Ça

8:23
Locuteur

va

8:23
Présentateur

faire presque...

8:25
Locuteur

Un

8:25
Présentateur

an

8:25
Locuteur

et demi. Ça fait deux

8:26
Locuteur 2

ans.

8:26
Locuteur

Non, ça fait deux ans. Ça fait deux ans. C

8:28
Présentateur

'est dément. On a l'impression qu'on est une machine à parole et à hommage. Mais vraiment, je pense qu'on n'est plus à la hauteur de l'enjeu. Et l'élection présidentielle

8:40
Locuteur

va être

8:40
Présentateur

l'occasion pour les

8:41
Locuteur

Français à

8:41
Présentateur

un

8:42
Locuteur

moment

8:42
Présentateur

de manifester, pas par émotion, il ne

8:48
Locuteur

s

8:48
Présentateur

'agit pas d'avoir de l'émotion suite à ce meurtre, cet assassinat lâche. Mais il s'agit quand même à un moment de mettre les hommes politiques devant leur responsabilité

8:56
Locuteur

politique.

8:57
Présentateur

Oui, mais on voit quand même, peut-être qu'entre Charlie et le Bataclan, il ne s

9:00
Locuteur

'est

9:00
Présentateur

pas passé grand-chose d'ailleurs, à ce moment-là, il y

9:02
Locuteur

a

9:02
Présentateur

eu même une commission d'enquête. Bon, après, depuis quand même le Bataclan, on voit bien que les services de renseignement sont mobilisés.

9:09
Locuteur

Des

9:09
Présentateur

attentats ont été déjoués.

9:11
Locuteur

C

9:11
Présentateur

'est vrai. Malheureusement, il y

9:12
Locuteur

a

9:12
Présentateur

les Champs-Elysées, mais il

9:13
Locuteur

y a

9:13
Présentateur

aussi Marseille déjoué. Le problème, c'est comme vous le dites, c'est que ce qui nous surprend, c'est qu'il y a toujours

9:18
Locuteur

en

9:19
Présentateur

France des hommes prêts à passer à l'attaque. C'est-à

9:22
Locuteur

-dire

9:22
Présentateur

que Daesh fait toujours autant de mal. Et ce terrorisme islamiste est toujours présent en France.

9:28
Locuteur

Oui, mais ce que je veux vous dire,

9:30
Présentateur

ce qui m'inquiète aujourd'hui,

9:32
Locuteur

parce

9:33
Présentateur

que je les vois beaucoup, c'est quand même que l'usure des forces de l'ordre et des militaires qui n'en peuvent plus et qui font un travail exceptionnel. Et si on ne les renforce pas vite, et là, ça va coûter de l'argent, mais il

9:45
Locuteur

faut

9:45
Présentateur

le dire aux

9:45
Locuteur

Français. Mais le

9:46
Invité

recrutement est

9:46
Locuteur

commencé. Mais le

9:48
Invité

gouvernement a quand même commencé du recrutement.

9:52
Locuteur

Sur les militaires,

9:53
Présentateur

le gouvernement

9:54
Locuteur

a changé d'avis. Il

9:54
Invité

faut du

9:55
Locuteur

temps quand même. Mais chaque tchac sur les militaires, Hollande a changé d'avis. Il voulait diminuer, puis finalement,

9:59
Présentateur

il

10:00
Locuteur

diminuait. On est

10:00
Présentateur

très loin de l'effet d'échelle nécessaire pour assurer la protection. Dernier point.

10:06
Locuteur

La

10:06
Présentateur

politique étrangère. Qu'est-ce que j'ai eu comme attaque ces derniers jours sur mes positions sur la Syrie et sur Daesh ? J'en ai pris plein la gueule, pour parler un peu, puisqu'on est aux grandes gueules. Que j'étais un monstre, que je voulais soutenir Bachar el

10:22
Locuteur

-Assad. C'est complaisant

10:23
Présentateur

avec Bachar el-Assad. Voilà, complaisant. Écoutez, malheureusement, je préférerais avoir tort, les faits me donnent totalement raison.

10:32
Locuteur

Il

10:32
Présentateur

y a Daesh. C'est Daesh qui a tué hier. C'est Daesh qui est notre ennemi. C'est Daesh qui est notre ennemi. Assad devra répondre de ses actes. Je ne suis pas suspect de complaisance. Comment pourrais-je avoir la moindre sympathie pour ce monstre

10:47
Locuteur

?

10:47
Présentateur

Comme Kadhafi, qui pouvait vouloir du bien à Kadhafi ? Personne. Saddam Hussein même. Mais il

10:52
Locuteur

y a

10:52
Présentateur

un moment, un homme d'État, les chefs d'État qui dirigent le monde, est-ce qu'il ne devrait pas quand même attaquer d'abord Daesh ? Et là, la France ne peut pas le faire seule. Mais la France aurait pu, François Hollande aurait pu être beaucoup plus...

11:06
Locuteur

On

11:06
Présentateur

a engagé nos troupes

11:07
Locuteur

sur... Non, mais ce sont des petites... Aux

11:10
Présentateur

Israël, au Mali...

11:11
Locuteur

Oui, au Mali, oui. On enlève contre Daesh.

11:13
Présentateur

Oui, mais la priorité internationale,

11:16
Locuteur

avec

11:17
Présentateur

la Russie d'abord, avec l'Iran, osons le dire, avec les États-Unis, c'est vraiment de se concentrer sur Daesh. C'est de se concentrer sur Daesh. Et puis après, on s'occupera d'Assad. Mais à force de courir de lièvre à la fois, on ne touche personne. Daesh résiste.

11:33
Locuteur

Et

11:34
Présentateur

c'est ça l'enjeu. Je maintiens mes paroles. Oui,

11:37
Locuteur

mais

11:37
Présentateur

alors

11:37
Locuteur

attendez, à l'attaquer de Daesh, ça veut dire quoi ? Une fois qu'on a éradiqué Daesh, il reste des terroristes partout dans le monde. Ça veut dire une coalition de troupes au sol ? Mais bien évidemment

11:45
Présentateur

qu'il va falloir... Mais d'ailleurs,

11:46
Locuteur

à

11:46
Présentateur

Mossoul, face à Mossoul, il y a une action. Simplement, cette action n'est pas unique, concentrée, immédiate. Et un ministre israélien, un ministre israélien, vous retrouverez les déclarations, j'ai pu en mémoire le journal, disait très clairement, si les puissances occidentales, notamment les Etats-Unis...

12:04
Locuteur

Vous avez voulu en finir avec Daesh, on va

12:05
Présentateur

terminer. Mais cela veut dire quand même, il faut avouer les choses, rompre avec l'Arabie Saoudite et le Qatar. Ah bah oui. Il

12:13
Locuteur

n'y a même pas eu sur le sujet... Et c'est pour ça qu'il faut peut-être... Il n'y a même

12:16
Invité

pas eu une commission d

12:17
Locuteur

'enquête parlementaire. Oui, mais j'ai assez demandé.

12:18
Présentateur

Et le maire aussi, le maire l

12:20
Locuteur

'a

12:20
Présentateur

demandé. Et on n'est pas nombreux ? On n

12:22
Locuteur

'est

12:22
Présentateur

pas nombreux, bah on sait pourquoi. Et

12:24
Locuteur

vous

12:24
Présentateur

savez pourquoi ? Parce que nous,

12:25
Locuteur

on

12:25
Présentateur

n'a jamais été... Enfin, en

12:26
Locuteur

tout

12:26
Présentateur

cas, moi, j'ai toujours refusé les invitations au Qatar.

12:29
Locuteur

Je

12:29
Présentateur

n

12:29
Locuteur

'y ai

12:29
Présentateur

jamais été. On m'a invité, oula ! Je pouvais faire des belles conférences

12:32
Locuteur

devant des universités. Mais est-ce que les Français sont

12:33
Présentateur

prêts à accepter qu'on s'engage dans une guerre avec des troupes au sol pour l'indiquer Daesh ? Et

12:37
Locuteur

qu'est-ce

12:39
Présentateur

qu'on fait derrière

12:39
Locuteur

? Parce que ce n'est pas le tout, on a déjà vu ce que ça... On a déjà vu les aventures de troupes au sol. On a vu ce que ça a donné. Ça a donné

12:44
Présentateur

Daesh, d'ailleurs. Non, je le sais. Et d'ailleurs, c'est pour ça qu'il ne faut pas se tromper.

12:48
Locuteur

Et

12:48
Présentateur

j'étais pour Jacques Chirac et Dominique de Villepin quand ils ont refusé l'Irak. Et c'est pour ça que je ne veux pas qu

12:53
Locuteur

'on

12:53
Présentateur

s'attaque à Assad parce qu

12:54
Locuteur

'on

12:54
Présentateur

ne sait pas par qui on le remplacera et je ne

12:55
Locuteur

veux

12:55
Présentateur

pas qu'Assad soit remplacé par Daesh.

12:57
Locuteur

Parce

12:58
Présentateur

que c'est ça, le risque. Bon.

13:00
Locuteur

Donc, ce

13:01
Présentateur

n

13:01
Locuteur

'est

13:01
Présentateur

pas facile de parler froidement de ces sujets quand il y

13:04
Locuteur

a

13:04
Présentateur

des morts,

13:04
Locuteur

des atrocités. Mais qui ont fait des troupes au sol,

13:06
Invité

qu'on comprend

13:06
Locuteur

le bien ? Mais il n'a pas l'art que les

13:07
Présentateur

Russes. Il faut une coalition internationale.

13:09
Locuteur

On a vaincu Hitler, comment

13:10
Présentateur

?

13:12
Locuteur

Les Russes m'en

13:12
Présentateur

envoyaient, les Iraniens, ça ok. Les Iraniens,

13:15
Locuteur

les Russes,

13:15
Présentateur

les Américains, il faut les convaincre. Oui, les Américains. Mais vous savez que quand il a fallu abattre à l'issue de la Première Guerre mondiale, Deuxième Guerre mondiale, vous savez, il a fallu, Deuxième Guerre mondiale, le talent de Churchill

13:26
Locuteur

et

13:27
Présentateur

de De Gaulle pour convaincre les Américains de s'engager face à Hitler. Oui, mais enfin, il y avait un ami qui était déclaré.

13:32
Locuteur

Mais là, il n'y a pas un ennemi déclaré, il y a une barbarie islamiste, un nouveau fascisme. Non, mais c'était une guerre avec... Non, mais c'était des guerres stratégiques avec des nations. D'accord, récapitulation,

13:42
Présentateur

avec qui

13:44
Locuteur

on

13:44
Présentateur

signe ? Qui

13:45
Locuteur

on a derrière Nicolas Dupont-Aignan ? Il y a

13:46
Présentateur

un État islamique qui a vendu du pétrole. Il y a un État islamique, vous le savez, qui a vendu du pétrole à des pays... Et

13:52
Locuteur 2

qui en vend

13:53
Locuteur

encore

13:53
Présentateur

? La Turquie, il y

13:54
Locuteur

a

13:54
Présentateur

des entreprises françaises comme Lafarge, dit-on, il faut vérifier, qui ont quand même commercé. Il y a des comptes en banque, qu'on ne me dise pas qu'il n

14:01
Locuteur

'y a

14:01
Présentateur

pas des comptes

14:02
Locuteur

en

14:02
Présentateur

banque quelque part.

14:03
Locuteur

Oui, ça c'est vrai, M. Dupont-Aignan. Que les puissances mondiales ne peuvent pas lutter. Et le rôle

14:07
Présentateur

de la France, même si la France n'y arrive pas seule, serait au moins d'alerter le monde. J'insiste là-dessus. Et j'ai été cohérent depuis des années là-dessus. On ne peut pas me reprocher de changer d'avis. Alors, vous restez avec nous Nicolas Dupont-Aignan. Un petit coup d

14:21
Locuteur

'œil

14:21
Présentateur

simplement pour ceux qui aiment le foot sur ce qui se passe pour le tirage au sort de la Ligue des Champions. Ligue des Champions, demi-finale. Ce sera une demi-finale complètement madrilaine, Real Madrid, Atlético Madrid. Ce qui veut donc dire que Monaco va affronter la Juventus de Turin retrouvaille entre les Italiens et les Monégasques comme l'an dernier. Dans un instant, on verra ce que donnera le tirage au sort des Lyonnais.

14:42
Invité

Sans transition.

14:48
Présentateur

Les GG, les grandes gueules en direct sur AMC avant de revenir sur le grand oral pour ceux qui aiment le foot. Je rappelle la demi-finale de la Ligue des Champions.

14:55
Locuteur

Ce

14:55
Présentateur

sera donc Monaco-Juventus de Turin. Ce qui a donné le tirage au sort. Les Monégasques retrouvent les Turinois qui les avaient éliminés l'an dernier. Et on aura une autre demi-finale 100% madrilaine entre l'Atletico et le Real. Et ça, ça va être de sacrées retrouvailles aussi. Nicolas Dupont-Aignan, le tirage de Lyon pour la Ligue Europa dans un instant. Le tirage au sort, pardon, le grand oral des GG. Nicolas Dupont-Aignan. Tout à

15:17
Locuteur

l

15:17
Présentateur

'heure, vous avez dit qu

15:18
Locuteur

'il

15:18
Présentateur

faut donc lutter militairement contre Daesh. Mais l'islamisme radical n'est pas né avec Daesh. L'islamisme radical existait avant Daesh, existera après la disparition peut-être du califat à Mossoul. Et vous avez rencontré ces maires qui se battent dans les quartiers. Et vous avez dit, finalement, c'est en quelque sorte un enjeu de civilisation. Qu'est-ce qu'on peut faire ? Parce que ces jeunes qui se radicalisent, ils vont à l'école de la République, ils sont français, ils vivent peut-être parfois dans des conditions difficiles, mais comme d'autres, et heureusement, tout ne

15:47
Locuteur

se

15:47
Présentateur

radicalise pas. Qu'est-ce qu'il faut faire de plus, ça aussi

15:50
Locuteur

? Je

15:51
Présentateur

pense qu'il y

15:52
Locuteur

a

15:52
Présentateur

beaucoup de choses. D'abord, il

15:53
Locuteur

y a

15:53
Présentateur

l'école de la République, qui doit rester l'école de la République et ne pas céder à la démagogie.

15:59
Locuteur

Et

15:59
Présentateur

je pense qu'une des grandes responsabilités, c'est ce pédagogisme, cette idée qu'on a abandonné tout ce qui faisait la fierté de la République. Premier point, l'école. Ensuite, il

16:10
Locuteur

y a

16:10
Présentateur

la démission de l'État dans les quartiers. On a laissé une voyoucratie s'emparer des territoires. Et puis après, on a laissé une islamisation qui n'a rien à voir avec un islam tolérant, qui existe aussi. Et ce qu'elles m'ont dit, mais ce que j'ai vécu, ce que je vis en Essonne et ce que tous les élus de banlieue vivent, c'est que l'État qui est là pour protéger et dire le bien,

16:32
Locuteur

parce

16:32
Présentateur

que c'est ça aussi le rôle de l'État, de protéger, en fait, à démissionner par laxisme. Et que, par exemple, des Français qui pratiquent leur foi musulmane tranquillement, sont toujours sous la pression des radicaux.

16:45
Locuteur

Et

16:46
Présentateur

que l'État, finalement, ne dit pas ce qui est normal ou pas. Et c'est le rôle de l'État. Par exemple, on avait gagné une grande bataille. Elle est bien, cette bataille. C'est quand on a interdit les signes ostentatoires religieux à l'école. Souvenez-vous des drames. Et ça a libéré beaucoup de jeunes filles. Pourquoi on ne

17:01
Locuteur

fait

17:01
Présentateur

pas la même chose à l'hôpital, à l'université ? Pourquoi à un moment, on ne dit pas stop ?

17:06
Locuteur

Vous

17:06
Présentateur

êtes pour l'interdiction du voile à l'université ?

17:08
Locuteur

Oui, des

17:09
Présentateur

signes religieux. Si c'est une université privée, mais dans les lieux de la République. Il faut que la République, nos valeurs, retrouvent une dynamique.

17:20
Locuteur

Vous

17:20
Présentateur

savez,

17:20
Locuteur

c

17:20
Présentateur

'est une question de dynamique. Et ce que nous disaient ces maires, parce que des maires de famille qui disaient la République est tellement faible qu'en face, ces jeunes vont chercher des repères dans des forces. Ces forces, elles les embrigadent complètement. Elles leur donnent un avenir. Nous, quel avenir on donne à notre jeunesse ? Ce n

17:36
Locuteur

'est

17:36
Présentateur

pas de l'argent. Ce n

17:38
Locuteur

'est

17:38
Présentateur

pas que de l'argent.

17:39
Locuteur

C

17:39
Présentateur

'est une dynamique. Et pourquoi je crois à la nation

17:42
Locuteur

? C'est du boulot, surtout.

17:43
Présentateur

Non, pas seulement. Parce que vous ne

17:44
Locuteur

pouvez

17:44
Présentateur

pas avoir de boulot. Avoir du boulot et être radicalisé. C

17:47
Locuteur

'est... Ça

17:48
Présentateur

veut dire quoi être français ? Retrouver la fierté de la France. De nos valeurs. Signifier ce que ça veut dire. Pourquoi je suis patriote ? C'est parce que c'est par la patrie, la France, ces valeurs, qu'on y arrivera. Marianne Subray.

18:00
Locuteur

Quand

18:00
Locuteur 2

on parle de signes ostentatoires et de lois s'agissant de l'école,

18:04
Locuteur

il

18:04
Locuteur 2

y

18:05
Locuteur

a

18:05
Locuteur 2

une bonne raison. L'école et jusqu'au lycée, c'est parce qu'effectivement, on a affaire à des mineurs et donc on ne veut pas de prosélytisme. C'est la raison pour laquelle, d'ailleurs, vous n'avez pas la même interdiction à l'université. Donc là, il y a quand même déjà une difficulté puisqu'il

18:18
Locuteur

y

18:18
Locuteur 2

a une différence entre les majeurs et les mineurs. Dans ce que vous dites, vous voudriez mettre tout le monde dans le même sac, on va dire. Pas

18:26
Locuteur

à l'espace

18:26
Présentateur

public. Je parle des

18:27
Locuteur

lieux de la République. Vous parlez de lieux publics, justement. Et voilà,

18:29
Locuteur 2

je voulais vous faire préciser, parce que vous faites quoi de la rue, en fait ?

18:32
Présentateur

Non, mais la rue, je ne

18:33
Locuteur

vais

18:33
Présentateur

pas intervenir dans la rue. Attendez.

18:34
Locuteur 2

Je parle

18:35
Locuteur

des lieux de la République.

18:37
Locuteur 2

Si vous intervenez dans les hôpitaux, si vous intervenez...

18:40
Locuteur

Les lieux de

18:41
Présentateur

la République.

18:42
Locuteur

Mais la rue aussi

18:43
Locuteur 2

est un lieu de la République. Non,

18:44
Présentateur

oui. Enfin, ce que je veux dire, c'est que quand on va à l'université publique, il y

18:48
Locuteur

a

18:48
Présentateur

l'égalité homme-femme. C'est fondamental.

18:50
Locuteur 2

Quand

18:50
Présentateur

on va à l'hôpital, il y

18:51
Locuteur

a

18:51
Présentateur

l'égalité homme

18:52
Locuteur

-femme. Mais ne confondez

18:54
Locuteur 2

pas le voile et

18:56
Locuteur

la

18:57
Présentateur

burqa. Je vous dis, la burqa, déjà, il faudrait faire respecter la loi.

19:00
Locuteur

Oui, je suis d'accord avec vous, mais alors là, je

19:02
Locuteur 2

suis la première à être d'accord

19:03
Locuteur

avec vous. Je vais vous

19:04
Présentateur

dire, quand, par exemple, on accepte à l'hôpital qu'un homme refuse un médecin homme pour sa femme, qu'il veuille assister à l'examen,

19:14
Locuteur

c

19:14
Présentateur

'est tous les jours dans l'hôpital près de chez moi. Tous les jours.

19:17
Locuteur

Ça, vous avez raison, il ne faut pas céder. Non, mais vous avez raison, monsieur. On a

19:21
Présentateur

cédé sur tout. Et ce faisant, on n'a pas aidé

19:25
Locuteur

les

19:25
Présentateur

Français musulmans, qui sont des parfaits républicains, qui aiment la République, qui se sentent toujours accusés par les autres. Et on a laissé gangréner les choses. Et quand je propose mon contrat avec les imams de France,

19:39
Locuteur

comme

19:40
Présentateur

Napoléon avait proposé le contrat avec les rabbins, comme François Ier avait été ferme avec Rome, c'est parce que la France,

19:47
Locuteur

c

19:47
Présentateur

'est une bicyclette,

19:48
Locuteur

c

19:48
Présentateur

'est une dynamique. Et vous voyez, il

19:50
Locuteur

y

19:50
Présentateur

a cette femme qui était là tout à l'heure ce matin, où j'ai été à Astin, en Seine-Saint-Denis, qui m'a dit, je n

19:54
Locuteur

'ai

19:54
Présentateur

pas fui l'Algérie

19:55
Locuteur

et

19:56
Présentateur

la guerre civile algérienne. Je n

19:58
Locuteur

'ai

19:58
Présentateur

pas fui les barbus en Algérie pour accepter ici ce que vous acceptez.

20:03
Locuteur

Et

20:03
Présentateur

si vous continuez à accepter ce que vous acceptez, ça finira comme une guerre civile. Parce qu'une fois que le territoire est tenu, c'est beaucoup plus dur de le reconquérir. Et vous savez ce qu'elle m'a dit ? Vous pouvez inventer toutes les cellules de déradicalisation qui ne marchent pas. La première déradicalisation, c'est à l'école, de réapprendre ce qu'est la République, ce qu

20:21
Locuteur

'est

20:21
Présentateur

la France, être fière que les femmes soient les égaux des hommes, les égales des hommes. Et ça, on a démissionné au nom du multiculturalisme, au nom que tout est pareil. Il y a eu une démission, je vous assure, on le voit au quotidien dans l'école publique.

20:36
Auditeur

Charles ? Je suis d'accord avec ce que dit Nicolas Dupont-Aignan. Je trouve quand même que c'est un peu des choses qu'on dit déjà beaucoup sur ces sujets-là. Mais qui ne sont pas faites. Peut-être, mais quand vous dites « retrouver l'idéal républicain », de nouveau être fier d'être français, d'être patriote et tout ça, moi je pense que c'est quand même un peu décalé par rapport à ce qui se passe en ce moment. Franchement, moi je ne vois pas comment vous allez aller sur un territoire qui s'est tribalisé, comme disent certains sociologues, vous allez arriver avec votre république et votre patriotisme.

21:09
Locuteur

Non mais il faut que ça ait un

21:10
Auditeur

sens concret. Je ne

21:10
Locuteur

sais

21:10
Auditeur

pas ce que ça va

21:11
Locuteur

être. Vous avez raison, si

21:12
Présentateur

c'est des paroles à la valse,

21:13
Auditeur

ça n'a

21:14
Locuteur

aucun

21:14
Présentateur

sens.

21:14
Locuteur

Non mais regardez, regardez typiquement.

21:16
Présentateur

C'est ce que je veux dire. Non mais je vais

21:17
Locuteur

être très concret. Prenons un exemple. Très concret. Prenons un

21:19
Auditeur

exemple. On a ces jeunes qui se radicalisent, il y en a certains qu'on arrive à repérer, que du coup on surveille un peu, on regarde leur ordinateur, vers quel site ils vont, etc. On les fiche, ils sont fichés S. Et en fait, on ne sait pas trop quoi en faire. Est-ce que vous, par exemple, vous seriez pour qu'on crée des espèces de camps de redressement un peu à l'américaine, tenus par des militaires ? On les envoie, on leur fait passer six mois là-dedans à lire Victor Hugo et à faire des pompes le matin.

21:47
Locuteur

Est

21:47
Auditeur

-ce que vous pensez... Non

21:48
Locuteur

mais attendez, autre à... Quelle mesure concrète,

21:51
Présentateur

vous

21:52
Locuteur

pensez qu'on peut prendre

21:53
Présentateur

? Mon service, le service civique que je propose dans mon projet, de trois mois, avec option militaire d'un an, volontaire, mais déjà trois mois, sortir la jeunesse de son quartier. Entre nous, sortir les bourgeois des beaux quartiers, sortir...

22:09
Locuteur

Ça va leur faire drôle ! Ça va leur faire du

22:11
Présentateur

bien !

22:12
Locuteur

Charles, tu es le premier

22:13
Locuteur 2

sur la

22:13
Locuteur

liste ! Améreusement, je suis

22:14
Présentateur

plus jeune. Non mais se mêler, réapprendre certaines valeurs, ça c'est concret. À l'école, ne pas céder face aux raquettes à la sortie du collège. J'ai dans un établissement de ma circonscription, pas dans ma ville, heureusement, un gamin de sixième qui brûle les copies, qui brûle avec un briquet les copies du maître sur la table.

22:34
Locuteur

Il

22:34
Présentateur

faut un conseil d'établissement. Et le conseil d'établissement refuse de l'exclure. Et le prof revoit ce gamin devant lui. Mais vous savez, c'est cette démission du quotidien

22:45
Locuteur

que je vis.

22:47
Invité

Mais

22:47
Locuteur

il n'a pas le droit,

22:50
Présentateur

et on lui dit qu'il n'est pas bien, qu'il n'est pas dans la compréhension. Un

22:53
Invité

acte de résistance ! Mais oui,

22:55
Locuteur

mais les actes de

22:55
Présentateur

résistance, tout l'appareil d'État est miné par le défaitisme. Vous savez, moi, dans ma ville... Il est nul ce prof aussi. Non mais attendez, dans ma ville... Si tous les jours, il

23:04
Locuteur

y

23:04
Présentateur

a un gamin qui va lui foutre le feu à une copie, c'est qu'il est naze le prof aussi. Écoutez, venez

23:08
Locuteur

voir dans certaines écoles... Et

23:09
Présentateur

dans votre collège, la communauté

23:10
Locuteur

éducative, elle n

23:12
Présentateur

'est pas spécialement solidaire.

23:13
Locuteur

Eh bien oui,

23:14
Présentateur

mais venez voir ce qui se passe concrètement. J'ai des infirmières à l'hôpital de Vino-Saint-Georges qui m'ont reçu. Les CGT, c'est la CGT qui m'appelle à l'aide. Comme quoi, hein ? Tout arrive.

23:25
Locuteur

Des

23:25
Invité

alliances intéressantes.

23:26
Locuteur

Oui, eh bien vous savez,

23:27
Présentateur

quand les infirmières se font crever les pneus par des petits voyous, parce qu

23:31
Locuteur

'elles ont eu une parole

23:31
Présentateur

déplacée sur quelqu'un, voilà la réalité de notre pays. Donc il faut rétablir l'ordre, sereinement, mais il faut qu'à chaque acte délictueux, il y

23:42
Locuteur

ait

23:42
Présentateur

une réponse pénale. Il y

23:43
Locuteur

ait

23:43
Présentateur

une réponse de la société. Et il ne faut rien céder. On va remettre en marche la République. Mais concrètement, c'est pas des disques.

23:50
Locuteur 2

Votre vision est celle quand même d'un élu de la région parisienne. Et la France n'est pas que ça. Il faut quand

23:57
Locuteur

même,

23:57
Locuteur 2

soyons un peu clairs, la

23:58
Locuteur

France n'est pas

23:59
Locuteur 2

que ça. Moi, je me suis intéressée à votre programme

24:01
Locuteur

justice. Mais les élus

24:01
Présentateur

radicalisés, ils viennent beaucoup de régions parisiennes.

24:03
Locuteur 2

Oui, mais j

24:04
Locuteur

'entends

24:05
Locuteur 2

bien. Mais il

24:06
Locuteur

y a

24:07
Locuteur 2

des élus radicalisés, peut-être. Je me suis intéressée à votre programme justice. Alors bon, vous avez quelques gadgets. Mais par contre, il y a des choses qui m'ont fait bondir.

24:16
Locuteur

Vraiment particulièrement. Quelquels gadgets, polimes

24:17
Locuteur 2

? Oui, des gadgets, des choses qui existent déjà. Affirmer le principe que tous les procès-verbaux établis par les officiers de police font faux jusqu'à preuve du contraire. C'est pas la peine. Ça existe déjà. C'est dans la loi. Par contre, il y a deux choses qui m'ont fait bondir. Alors, vous avez un autre gadget. C'est aussi le costume pénitentiaire.

24:32
Locuteur

Alors, on

24:32
Locuteur 2

va tous...

24:32
Locuteur

C'est

24:32
Locuteur 2

pas

24:32
Présentateur

un gadget. Non,

24:33
Locuteur

mais c

24:34
Locuteur 2

'en est un.

24:34
Locuteur

Non. J'ai été en

24:35
Présentateur

prison. Alors, j'ai été en prison visité

24:37
Locuteur

Villepin. Ils vous ont en libéré. Et quand vous

24:38
Présentateur

voyez... Oui. J'ai été visiter la prison de Villepin. Quand vous voyez que le quartier des

24:42
Locuteur

mineurs... Quand

24:44
Présentateur

vous voyez que le quartier

24:45
Locuteur

des mineurs... C'est plus important, hein, dans votre programme sur lequel je voulais qu'on discute. Le quartier des mineurs,

24:49
Présentateur

avec des mineurs qui ont commis des actes gravissimes, allant de viol, etc. Et que les surveillants sont mis en survêtement pour pas traumatiser la jeunesse. Non. Et que, oui, parce qu'il faut leur parler différemment. Et qu'on fume le hachiche dans les cellules. Et qu'on n'a pas le droit d'aller chercher les jeunes parce qu'il faut pas les traumatiser. Ça suffit, le laxisme général dans nos prisons.

25:11
Locuteur 2

Non, mais là,

25:11
Locuteur

c

25:11
Locuteur 2

'est eux. Là, apparemment, c'est les détenus que vous

25:13
Locuteur

vouliez mettre en tenue de bannière. Bien sûr, les détenus aussi. N'ont pas en tenue de bannière.

25:16
Présentateur

Ils ont commis une faute, ils doivent

25:18
Locuteur

payer. Oui,

25:18
Locuteur 2

mais bon, quel est le rapport avec un

25:20
Locuteur

uniforme ? Il doit y avoir un costume de détenu. Mais il y a deux

25:21
Locuteur 2

choses,

25:22
Locuteur

moi,

25:23
Locuteur 2

qui m'ont vraiment... Enfin, particulièrement... Alors, il y a ce truc à l'américaine qui est extrêmement dangereux pour la paix sociale. Rendre obligatoire la publication des condamnations sur un site officiel de toute personne qui a été donc condamnée, de toutes les condamnations. Donc, c'est-à-dire qu'une personne qui est condamnée pour un petit délit, on publie son nom.

25:44
Présentateur

Non, je ne parle pas du nom. Je n

25:46
Locuteur

'ai

25:46
Présentateur

pas dit de mettre le nom. Ce que je veux...

25:48
Locuteur 2

C'est quoi votre site officiel ? Alors,

25:50
Locuteur

c'est mal expliqué, parce que ça m'intéresse. Je m'en excuse. D'accord. Je pensais que c'était un site

25:54
Locuteur 2

consultable.

25:55
Locuteur

Oui.

25:56
Présentateur

La justice

25:57
Locuteur

française,

25:57
Présentateur

attendez la suite, est rendue au nom du peuple français.

26:00
Locuteur 2

D'accord.

26:00
Présentateur

Et il y

26:01
Locuteur

a

26:01
Présentateur

un décalage saisissant entre les décisions de justice. Ce n

26:04
Locuteur

'est

26:04
Présentateur

pas d'ailleurs toujours la faute des magistrats. Les lois ont été laxistes. Mais il y a aussi une interprétation des lois excessive, mais en laxistes de certains magistrats. Et je voudrais

26:13
Locuteur

que

26:14
Présentateur

l'ayez la publication des jugements en fonction des actes commis et que les Français, sans qu'il y

26:20
Locuteur

ait

26:20
Présentateur

obligatoirement le nom, bien sûr, de... Parce

26:22
Locuteur

que s'il n'y a pas d

26:23
Locuteur 2

'anonymat, vous vous rendez compte

26:24
Locuteur

de... Non, mais bien évidemment. D'accord. Sous anonymat...

26:26
Présentateur

Sous anonymat, qu'on sache.

26:28
Locuteur

Et

26:28
Présentateur

là, les Français seront édifiés.

26:30
Locuteur

Oui,

26:31
Locuteur 2

sauf que, monsieur Dupont

26:32
Locuteur

-Aignan, vous oubliez... De savoir que

26:33
Présentateur

vous pouvez...

26:34
Locuteur 2

Oui, mais vous oubliez des choses. Vous oubliez

26:36
Locuteur

quoi

26:36
Locuteur 2

? L'individualisation de la

26:38
Locuteur

peine. Ah, la panosindividualisation. Oui,

26:39
Locuteur 2

puisque... Et puis vous oubliez

26:40
Locuteur

parce que... Vous savez que

26:41
Présentateur

sous la révolution française, en 1789, cette individualisation de la peine avait été supprimée pour

26:46
Locuteur

justement éviter la justice d

26:47
Présentateur

'ancien régime qui avait abouti aux privilèges. Non,

26:50
Locuteur

mais parce que... Et donc, je ne dis pas qu'il ne faut pas une

26:53
Présentateur

individualisation. Que la

26:54
Locuteur

justice

26:54
Présentateur

est laxiste et les lois sont laxistes.

26:57
Locuteur

J'en avais une autre, c'était la majorité

26:59
Locuteur 2

pénale à 16 ans,

27:00
Locuteur

si tu

27:00
Locuteur 2

veux.

27:00
Locuteur

Pour quelqu'un qui ne vote

27:01
Locuteur 2

pas, la majorité pénale

27:02
Locuteur

à 16 ans,

27:03
Locuteur 2

si vous voulez, à ce moment-là, on leur donne le droit de vote et ils

27:05
Locuteur

ont tous les droits d'un majeur.

27:07
Présentateur

Majorité pénale à 16 ans. Et droit de

27:09
Locuteur

vote à 16 ans. Et droit de vote pour les

27:10
Présentateur

municipales.

27:11
Locuteur

Je l'ai vu, pour les municipales. Pour apprendre aux

27:14
Présentateur

jeunes à s'insérer dans la vie démocratique. Mais la majorité pénale, quand on sait ce qui

27:19
Locuteur

se passe... Donc à

27:19
Locuteur 2

16 ans, vous considérez que ce sont des adultes

27:21
Locuteur

finis ? Oh oui,

27:21
Présentateur

mais c'est légal

27:22
Locuteur

de faire ça uniquement entre les municipales ? Et en tout cas, ils

27:23
Présentateur

commettent des actes d'adultes.

27:26
Locuteur

Je

27:26
Présentateur

peux vous dire.

27:26
Locuteur 2

Mais l'excuse de minorité peut être écartée dans certains cas. Vous le savez aussi bien que

27:30
Locuteur

moi ?

27:30
Présentateur

Très rarement. Et vous savez que la justice des mineurs en France date de 1945

27:34
Locuteur

et que la société a changé.

27:35
Invité

Parlez-nous du SMS avec Sergio Dassault.

27:38
Locuteur

Merci.

27:39
Présentateur

Vous avez dit dans un premier temps, j'ai des pressions du camp Fillon par rapport à ma candidature, parce qu'ils estiment que les gens qui vont voter pour vous ne voteront pas Fillon et donc vont le faire perdre. Et vous avez été plus loin. Vous avez dit, j'ai reçu des SMS de Serge Dassault, qui, rappelons-le, est le patron de Dassault, patron du Figaro également, et qui soutient en tant que sénateur François Fillon. Je ne voulais pas lire ces SMS, d'ailleurs il y en a d'autres, je ne

28:05
Locuteur

vais

28:05
Présentateur

pas tout lire, ce n

28:06
Locuteur

'est

28:06
Présentateur

pas l'enjeu. Et puis, vas-y à la gravité de la

28:09
Locuteur

situation,

28:10
Présentateur

ce que j'ai voulu dire hier à l'émission de France Télévisions,

28:12
Locuteur

c

28:13
Présentateur

'est que j'ai appris pendant cette campagne à quel point certains propriétaires de médias

28:18
Locuteur

s

28:19
Présentateur

'engageaient et allaient au-delà de leur rôle. Et je ne voulais pas le publier, mais les soutiens de François Fillon m'ont accusé d'être un affabulateur, un parano, un complotiste, un victimaire. Et donc j'ai eu assez, j'ai dit, je dois dire les choses. J'ai dit aussi que des grands groupes de presse se sont engagés pour Emmanuel Macron de manière éhontée. J'ai lu ce SMS qui disait tout simplement, si tu es sage, tu auras le droit de

28:47
Locuteur

t

28:47
Présentateur

'exprimer. Et je lui dis, c'est de la censure. Et il me répond, oui,

28:51
Locuteur

c

28:51
Présentateur

'est de la censure, mais tu n'as qu'à changer de position et je ne te censurerai plus. J'ai trouvé ça,

28:57
Locuteur

quand

28:58
Présentateur

je l'ai lu, j'ai été tellement indigné sur l'état de notre démocratie. Mais je ne l'ai publié pas pour faire le malin. Je l'ai publié, je l'ai dit, parce que notre démocratie est malade. Et pendant toute cette campagne, j'ai rencontré des milliers de Français qui m'ont tous dit la même chose.

29:13
Locuteur

On

29:13
Présentateur

ne croit plus en la politique, on en a marre de ce système. Et ce que je veux leur dire, c'est qu'il

29:17
Locuteur

y a

29:17
Présentateur

bien un moment où il faut des hommes politiques courageux. Vous savez, moi j'ai beaucoup à perdre, mais je m'en fiche. Je suis candidat à la présidence de la République pour rendre le pouvoir aux Français. Et je dis aux Français qui m'écoutent, plus vous serez nombreux à voter pour moi, à me soutenir, plus on changera cette politique. Tiens, à l'instant, Donald Trump sur Twitter vient de dire que la fusillette de Paris aura un effet important sur l'élection présidentielle dimanche. C'est votre avis

29:39
Locuteur

? Je

29:40
Présentateur

ne sais

29:40
Locuteur

pas.

29:41
Présentateur

Vous savez, je pense que le peuple français, les Français sont très sages. Je ne crois pas que le peuple français changera d'avis comme ça. Nous avons un peuple mûr. Simplement, je lui demande

29:52
Locuteur

de lire...

29:53
Présentateur

Il y aura

29:53
Locuteur

peut

29:55
Invité

-être moins d'abstention.

29:56
Présentateur

Je l'espère. Et justement, moi j'ai un message pour les abstentionnistes et ceux qui veulent voter blanc.

30:02
Locuteur

Vous

30:03
Présentateur

savez, ça représente quoi ? 10, 15 millions de Français. Je leur dis, si ces 10 et 15 millions de Français

30:08
Locuteur

votent

30:09
Présentateur

vraiment selon leur cœur,

30:11
Locuteur

ils

30:11
Présentateur

peuvent bouleverser la présidentielle

30:13
Locuteur

et

30:14
Présentateur

faire mentir tous les sondages. Nicolas Dupont-Aignan,

30:16
Locuteur

on

30:16
Présentateur

va justement ouvrir le Grand Prix de l'Elysée pour voir quelles sont les dernières nouvelles concernant cette campagne d'élection présidentielle 2017.

30:23
Locuteur

Les

30:23
Présentateur

grandes gueules !

30:24
Locuteur

Je

30:24
Présentateur

suis candidat.

30:24
Locuteur

Je

30:25
Présentateur

suis candidat.

30:26
Locuteur

Je suis

30:26
Présentateur

candidat.

30:26
Locuteur

Je

30:26
Présentateur

suis candidat.

30:27
Locuteur

Je serai candidat. Le Grand

30:28
Présentateur

Prix de

30:28
Locuteur

l

30:28
Présentateur

'Elysée.

30:30
Locuteur

Et

30:30
Présentateur

je suis sûr que vous avez lu aujourd'hui en France le Parisien et que vous êtes attaché à comprendre pourquoi Dominique de Villepin soutenait Emmanuel Macron parce que c'est le ralliement de cette fin de campagne.

30:43
Locuteur

Alors,

30:44
Présentateur

Dominique de Villepin qui soutient Macron, vous en pensez quoi ? Je suis assez déçu, pour être franc. J'ai l'impression que derrière Emmanuel Macron, il y a toutes les personnalités qui veulent revenir dans la vie politique. Ça

30:58
Locuteur

va de Robert Rue,

31:00
Présentateur

Dominique Perben, Dominique de Villepin, Bernard-Henri Lévy, Alain Mincq, Jacques

31:05
Locuteur

Attali.

31:06
Présentateur

Je pense que

31:07
Locuteur

ce

31:08
Présentateur

n

31:08
Locuteur

'est pas comme ça qu'on

31:09
Présentateur

fait la France de demain. Mais c'est leur choix. Je respecte leur choix. Alors,

31:13
Invité

Villepin, il cherche un steak ? Non, mais Villepin, il faut le rappeler quand même, est un ami de Macron. Ils se connaissent depuis très très longtemps. Et je pense que Villepin, peut-être qu'en effet, il a envie de devenir ministre des Affaires étrangères.

31:24
Locuteur

Ah

31:24
Invité

bon ?

31:25
Locuteur

Mais la question, c'est là où je

31:27
Présentateur

suis peut-être différent des autres. La question, ce n'est pas de vouloir être ministre.

31:31
Locuteur

C

31:31
Présentateur

'est de savoir pourquoi on est ministre et qu'est-ce qu'on fait.

31:34
Locuteur

Et

31:34
Présentateur

c'est pour ça que je suis candidat à la présidentielle.

31:36
Locuteur

C

31:36
Présentateur

'est que moi, j'en ai vraiment ras-le-bol de cette politique que je subis depuis 20 ans. Et je dis aux Français, c'est très simple, prenez garde. M. Macron et M. Fillon, c'est la continuité, c'est 50 plus dans la même direction. Et puis après, une fois que vous avez décidé de vous débarrasser d

31:52
Locuteur

'eux,

31:52
Présentateur

je vous invite à le faire vraiment. Réfléchissez bien par qui vous les remplacez. Ne partez pas dans des excès, que ce soit celui de Mélenchon ou celui de Mme Le Pen. Et voilà pourquoi je suis candidat.

32:03
Locuteur

Enfin,

32:03
Invité

vous mettez Macron et Fillon sur le même plan. Oui,

32:05
Locuteur

totalement.

32:06
Invité

Mais non, Macron, il y

32:07
Locuteur

a

32:07
Invité

quand même une certaine nouveauté. L'emballage est neuf.

32:10
Présentateur

Mais l'emballage, le paquet cadeau est plus séduisant.

32:13
Locuteur

Il y a un

32:14
Présentateur

papier recyclé d'un côté, il y a un beau paquet cadeau de l'autre. Mais le fond,

32:17
Locuteur

c

32:17
Présentateur

'est le même. D'ailleurs, la preuve, c'est tous ceux qui ont gouverné la France depuis 20 ans, ils se précipitent chez Macron. Ils sont tous là.

32:23
Locuteur

Macron qui a reçu un

32:25
Présentateur

coup de fil de Barack Obama,

32:26
Locuteur

d'ailleurs.

32:27
Présentateur

Il l'avait provoqué, ça. Il ne

32:29
Locuteur

s

32:29
Présentateur

'est pas privé, d'ailleurs, de le faire savoir sur les

32:31
Locuteur

réseaux sociaux. Macron, il y a

32:32
Invité

qu'une différence.

32:33
Locuteur

Tous les engagements,

32:34
Invité

tout ce qu'il avait annoncé, il l

32:35
Locuteur

'a

32:35
Invité

fait. Il a dit qu'il est médecin du gouvernement. Qui serait

32:38
Locuteur

candidat à l'échec présidentiel ? Qui ne penserait pas par la primaire ? Vous reconnaissez

32:41
Invité

? C'est une

32:42
Locuteur

différence. Jacques Maillot, je

32:43
Présentateur

vous vois le soutenir fortement.

32:44
Locuteur

Mais pas du tout, pas du tout, parce que je suis

32:45
Présentateur

un homme libre. Bon,

32:46
Locuteur

alors,

32:47
Présentateur

Jacques Maillot, moi je veux mettre en garde les Français. Emmanuel Macron, il a une feuille de route.

32:52
Locuteur

C

32:52
Présentateur

'est celle de Bruxelles. Il l'a même écrit dans Le Parisien.

32:55
Locuteur

Il

32:55
Présentateur

va gouverner par ordonnance

32:56
Locuteur

cet

32:57
Présentateur

été, s'il est élu.

32:59
Locuteur

Et

32:59
Présentateur

alors là, les Français vont voir l'addition, c'est-à-dire la souffrance sociale. Et la loi travail qu'il a fait voter de force, ça ne sera rien. C'est rien à côté de ce qu'il va

33:08
Locuteur

imposer. Mais c'est ce qu'il dit, il veut faire la loi de Jean-Marie puissante. Et M. Fillon,

33:11
Présentateur

exactement. Et

33:12
Locuteur

M.

33:12
Présentateur

Fillon, la même chose. La loi travail, elle a été co

33:14
Locuteur

-écrite avec la CFDT, s'il

33:16
Présentateur

vous

33:16
Auditeur

plaît.

33:16
Locuteur

Eh bien, les Français vont voir quand M. Macron ou M. Fillon,

33:21
Présentateur

je les mets en garde, veulent supprimer la durée légale du travail pour la négocier dans l'entreprise. Cela veut dire... Non, ils

33:26
Locuteur

négocient à partir de 35 heures. Ils ne peuvent pas supprimer une durée légale. Cela

33:30
Présentateur

veut dire une augmentation de la durée du travail avec la disparition des heures supplémentaires. Cela veut dire une forte réduction du pouvoir d'achat. C'est la feuille de route de Bruxelles. C'est l'étape dramatique de ces deux candidats. Moi,

33:44
Locuteur

je veux de la

33:44
Présentateur

souplesse. Je propose le retour

33:46
Locuteur

des

33:47
Présentateur

heures défiscalisées supplémentaires. C'est-à-dire, je ne supprime pas la durée légale. Je la laisse nationale.

33:52
Locuteur

Tu t'avais fait Charkozy ?

33:53
Présentateur

Oui. C

33:53
Locuteur

'est une façon de contourner la durée légale. Il y a une grande différence. Non, pas du tout. C'est une façon de remettre en cause les 35 heures.

33:59
Présentateur

Pas du tout.

34:00
Locuteur

C

34:00
Présentateur

'est le

34:01
Locuteur

programme de Charkozy. Ça coûte plus cher.

34:02
Présentateur

Pas du tout. C'est sur la base du volontariat. Et surtout, vous êtes payé davantage.

34:07
Locuteur

Oui, mais ça coûte plus cher. Alors qu'avec

34:08
Présentateur

Macron et Fillon, pas pour l'employeur, mais pas

34:10
Locuteur

pour le salarié. Non, ça coûte

34:10
Présentateur

plus cher pour tout le monde.

34:11
Locuteur

Ah ben

34:12
Présentateur

si.

34:12
Locuteur

C'est plusieurs

34:12
Présentateur

milliards de

34:13
Locuteur

plus chaque année. Il y a très bien pour

34:15
Présentateur

relancer la machine économique. Et je vous dis,

34:18
Locuteur

c

34:19
Présentateur

'est très clair, Macron, Fillon, c'est la politique de Bruxelles poussée à son extrême, c'est-à-dire une souffrance sociale que vous n'avez jamais vue dans le pays. Eh bien moi, je me bats contre cela.

34:30
Locuteur

Pas

34:30
Présentateur

vrai.

34:30
Locuteur

Si, c

34:31
Présentateur

'est vrai.

34:31
Locuteur

Merci Nicolas Dupont-Aignan. Merci d'avoir été avec nous dans ce grand

34:35
Présentateur

oral des Gégés.