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InterviewRTL — Le Grand Jury (sur Podcast)· 5 octobre 2025 51 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

Le Grand Jury de Robert Ménard

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 17 %Attaque 60 %Défensif 22 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:52OuverteRéponse partielle

    Tout ce que vous demandiez, Robert Ménard, il y a quatre mois au Président de la République, seriez-vous plus proche des Républicains aujourd'hui après avoir été un soutien de Marine Le Pen ?

  • 1:33OuverteÉludée

    Quelle espérance de vie à Matignon donnez-vous à Sébastien Lecornu ?

  • 2:58OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous comprenez pourquoi Bruno Retailleau hausse le ton ?

  • 3:05RelanceRéponse partielle

    Mais quelle différence avec ce que proposait par exemple François Bayrou ?

  • 3:30RelanceÉludée

    Donc selon vous, les Républicains ne doivent pas participer à ce gouvernement ?

  • 4:01OuverteRéponse directe

    Là, du départ d'Emmanuel Macron, il peut y avoir aussi la solution de la dissolution.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:34PrésentateurFait
    « Vous vous revendiquez populiste, conservateur et identitaire. »
  • 0:45PrésentateurFait
    « Sébastien Lecornu leur propose dans un courrier ce matin de renforcer les pouvoirs des polices municipales, des nouvelles mesures contre les incivilités du quotidien et sur l'immigration, de mieux contrôler le nombre de visas. »
  • 3:01Invité politiqueFait
    « Oui, parce que le compte n'y est pas, comme dirait je ne sais plus qui, évidemment. »
  • 3:43Invité politiqueFait
    « aujourd'hui, il faut juste que M. Macron s'en aille. »
  • 4:08Invité politiqueFait
    « Ah mais ça ne servira à rien la dissolution, je n'y pense pas une seconde. »
  • 4:15Invité politiqueFait
    « Je pense qu'ils en rêvent, je ne crois pas que ce soit très réaliste. »
  • 4:33Invité politiqueChiffre
    « ils ne donnent pas une majorité absolue au Rassemblement national. »
  • 5:35IntervenantFait
    « Sébastien Lecornu est bien le premier ministre le plus faible de la Ve République, comme il l'a lui-même confessé. »
  • 5:43Invité politiqueChiffre
    « Vous avez vu, tu arrives en place et tu as 20% des Français qui te font confiance, ça veut dire qu'il y a 80% qui ne te font pas confiance. »
  • 9:43PrésentateurChiffre
    « on a 3 300 milliards d'euros de dette. »
  • 18:16PrésentateurFait
    « il a pris plusieurs engagements sur des sujets précis que vous défendez. »
  • 18:43Invité politiqueFait
    « La police municipale ne peut pas vous demander vos papiers d'identité. »
  • 18:48Invité politiqueFait
    « La police municipale ne peut pas vous demander d'ouvrir le coffre de votre voiture. »
  • 18:52Invité politiqueFait
    « La police municipale ne peut pas accéder à un certain nombre de fichiers. »
  • 22:37Invité politiqueChiffre
    « Oh, une quinzaine. »
  • 31:48Invité politiqueChiffre
    « En 5 ans, le nombre de visas étudiants a augmenté de 18% avec l'Algérie. »
  • 36:21Invité politiqueChiffre
    « Un milliard 3 ou un milliard 4, sur cette question-là, il faut faire des économies. »
  • 39:00IntervenantChiffre
    « On est à plus 4 milliards depuis le Covid. »
  • 41:45Invité politiqueChiffre
    « J'ai réduit de 10% le nombre de fonctionnaires de la ville. »
  • 45:50IntervenantChiffre
    « Le coût est estimé autour de 5 millions d'euros. »
  • 48:20Invité politiqueChiffre
    « Je gagne comme maire 3100 euros auxquels s'ajoutent 1300 euros comme président de l'agglomération. »

Temps de parole

  • Robert Ménard71 %
  • Présentateur19 %
  • Intervenant6 %
  • Intervenant 23 %

5,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour à tous, bienvenue dans ce grand jury. Nous sommes en direct sur RTL et en direct également sur Public Sénat. Vous pouvez nous regarder sur le canal 8 de la TNT et sur toutes les box. Bonjour Robert Ménard.

0:25
Robert Ménard

Bonjour à vous, vous trois.

0:26
Présentateur

Bonjour, vous êtes le maire d'hiver droite de Béziers. Vous vous revendiquez populiste, conservateur et identitaire. Alors, sur la situation politique pour avoir les Républicains au gouvernement, Sébastien Lecornu leur propose dans un courrier ce matin de renforcer les pouvoirs des polices municipales, des nouvelles mesures contre les incivilités du quotidien et sur l'immigration, de mieux contrôler le nombre de visas. Tout ce que vous demandiez, Robert Ménard, il y a quatre mois au Président de la République, seriez-vous plus proche des Républicains aujourd'hui après avoir été un soutien de Marine Le Pen ? Bienvenue dans ce grand jury, Robert Ménard.

A mes côtés pour vous interroger ce dimanche, Périne Tarnot de Public Sénat et Jim Jarassé du Figaro.

1:12
Robert Ménard

Bonjour monsieur.

1:12
Présentateur

Dans ce grand jury, Robert Ménard, nous aurons une séquence sur 2027. C'est déjà demain ou presque demain. Et puis vous répondrez aussi à nos questions express.

1:20
Invité

Le grand jury, l'actualité de la semaine.

1:24
Présentateur

Et l'actualité de la semaine, c'est bien sûr la situation politique. Cela fait 26 jours que Sébastien Lecornu a été nommé Premier ministre par Emmanuel Macron. Tout d'abord, Robert Ménard, très simplement, quelle espérance de vie à Matignon donnez-vous à Sébastien Lecornu ?

1:40
Robert Ménard

J'en sais rien. Honnêtement, qui ici le sait ? Ce que je sais, c'est que c'est une mission impossible. Je les entends toute la semaine dire, du côté du Parti Socialiste, voilà, il faut une rupture. Très bien, tu imagines un peu ce que c'est. De l'autre côté, le RN, une rupture. Sauf que derrière le mot, c'est exactement le contraire. Comment ? C'est comme si tu dois, je ne sais pas, être copain avec deux personnes qui pensent exactement le contraire.

2:05
Présentateur

Donc vous dites mission impossible, ça veut dire qu'il n'y aura peut-être même pas de gouvernement ?

2:08
Robert Ménard

J'en sais rien. Peut-être qu'ils vont trouver à se rabibocher au dernier moment. Mais enfin, pour faire quoi ? Au bout d'un moment, tu te dis, au fond, ce qui mobilise un certain nombre de gens, c'est de dire, c'est mieux ça que le chaos. Mieux vaut la stabilité que le bordel. En un mot, c'est à peu près ce qui est dit. Oui, mais enfin, attendez, à quel prix ? C'est-à-dire, moi j'ai lu, vous y faisiez allusion, la charte, comment ça s'appelle ? La feuille de route. À ce degré de généralité, moi je t'en fais tous les matins une feuille de route. Je veux dire, parce que ce n'est pas à ce degré de généralité que ça se décide et que les divergences, elles existent.

Elles existent dès que tu rentres dans des choses plus concrètes.

2:48
Présentateur

On reviendra sur cette fameuse feuille de route, on y reviendra quand même un peu dans le détail, mais à cette heure, les Républicains vont se réunir pour dire s'ils veulent bien rester au gouvernement. Est-ce que vous comprenez pourquoi Bruno Retailleau hausse le ton ?

3:01
Robert Ménard

Oui, parce que le compte n'y est pas, comme dirait je ne sais plus qui, évidemment.

3:05
Intervenant

Mais quelle différence avec ce que proposait par exemple François Bayrou ? Les Républicains faisaient bien partie du gouvernement de François Bayrou ?

3:11
Robert Ménard

Oui, d'accord, mais ça n'a pas marché avec François Bayrou. Donc tu te dis peut-être que pour recommencer exactement la même chose, ça ne sert à rien. Enfin oui, vous avez raison, sur le fond, mais enfin, ce n'est pas ça la question. La question c'est, est-ce qu'aujourd'hui ça sert à quelque chose d'avoir un gouvernement qui ne peut rien faire ? Moi je pense que non.

3:30
Intervenant

Donc selon vous, les Républicains ne doivent pas participer à ce gouvernement ?

3:33
Robert Ménard

Ce n'est pas ça ma réponse. Je pense qu'aujourd'hui, à ce niveau de question, il n'y a pas de réponse. Aujourd'hui, il faut juste que M. Macron s'en aille. Je veux dire, vous tournez, vous virez, c'est impossible de faire autrement. Je veux dire, ça va durer combien ? Vous disiez, vous posiez peut-être 3 mois, 6 mois, et tu recommences. Je veux dire, aujourd'hui on le sait, les institutions en France, c'est d'abord le chef de l'État. Tant que tu ne le changes pas, tu ne règles aucun problème. En même temps, moi je n'appelle pas, on ne va pas faire un coup d'État, marcher sur l'Élysée.

4:05
Intervenant

Là, du départ d'Emmanuel Macron, il peut y avoir aussi la solution de la dissolution.

4:08
Robert Ménard

Ah mais ça ne servira à rien la dissolution, je n'y pense pas une seconde. Qu'est-ce qu'il va y avoir avec la dissolution ?

4:12
Intervenant

Peut-être une majorité pour le Rassemblement national ?

4:15
Robert Ménard

Je pense qu'ils en rêvent, je ne crois pas que ce soit très réaliste. On peut se retrouver avec un rapport de force un peu plus de gens du Rassemblement national, un peu plus à gauche, un peu moins au centre, pour aller vite en besoin. Mais ça ne suffit pas à faire une émotion.

4:28
Présentateur

Une victoire possible du Rassemblement national ? Avec une majorité relative ?

4:33
Robert Ménard

Oui, enfin, comme ça, tous les sondages que j'ai vus, et je pense que vous êtes encore meilleur que moi dans ce domaine-là, ils ne donnent pas une majorité absolue au Rassemblement national. C'est ça la réalité. Aujourd'hui, si tu veux changer réellement les choses, tu ne peux les changer qu'en commençant par le chef de l'État. Le problème, c'est qu'il est d'un tel narcissisme qu'il doit lui paraître absolument invraisemblable de laisser la place à qui que ce soit.

4:56
Présentateur

Donc vous ne croyez pas non plus à la démission ?

4:59
Robert Ménard

Ah non, non, moi je n'y crois pas. Un instant, le problème entre ce que je pense souhaitable pour la France, ce que j'espère que le chef d'État estime souhaitable pour la France, et ce qu'il est prêt à faire, il y a un gouffre. Enfin, vous voyez bien comment il fonctionne. La bourde, la connerie, la folie qui a été la dissolution. Et puis ensuite, tu as M. Bayrou qui refait un truc invraisemblable comme s'il allait avoir un vote de confiance. Tu te dis, mais comment des gens qui ont une telle expérience font des choses si calamiteuses ?

5:33
Intervenant

Donc Sébastien Lecornu est bien le premier ministre le plus faible de la Ve République, comme il l'a lui-même confessé.

5:38
Robert Ménard

Vous avez vu, tu arrives en place et tu as 20% des Français qui te font confiance, ça veut dire qu'il y a 80% qui ne te font pas confiance. Moi, je ne le connais pas, donc je n'ai rien ni pour ni contre. Je veux dire, on lui demande de faire quelque chose que personne ne peut faire, mais ce serait quelqu'un d'autre. C'est exactement pareil. On peut trouver encore, si ce n'est pas lui, dans deux mois un nouveau premier ministre, et on aura exactement le même débat qu'on a là. C'est un débat, c'est une mission encore impossible. Il n'y a pas de solution à ça. La solution, elle n'est pas à ce niveau-là.

6:14
Présentateur

Sébastien Lecornu croit avoir trouvé une solution. C'est de dire au Parlement, débrouillez-vous pour discuter d'un budget. Et pour ça, il dit, j'abandonne le 49-3, qui est un principe de passage en force du gouvernement sur le budget. Est-ce que cet abandon du 49-3, vous trouvez ça comment ? Vous trouvez ça très habile, plutôt trompeur ?

6:34
Robert Ménard

Je trouve ça suicidaire. Suicidaire. Attendez, vous disiez à l'instant le ministre, le premier ministre le plus faible. Le plus faible de la cinquième. Le peu de trucs qu'il a. C'est-à-dire le 49-3, c'est-à-dire, il le pof, il le bazarbe. Mais vous comprenez la logique.

6:49
Présentateur

Vous comprenez la logique, ça consère.

6:50
Robert Ménard

Oui, ça j'ai compris, que c'est pour séduire la gauche en disant regardez, je n'ai pas à vous imposer. Mais qu'est-ce qu'il va faire ? D'abord, sur le fond, c'est quand même un truc de faux cul, pour dire la vérité, parce qu'il y a d'autres articles dans la Constitution qui permettent à un moment donné... Le 44-2, le 43, etc. Voilà, on ne va pas rentrer dans le détail, mais en fait, il a d'autres armes. Mais non, c'est un aveu de faiblesse pour quelqu'un qui est déjà, vous le disiez, il le dit lui-même, ce n'est même pas vous, c'est lui qui disait, d'une faiblesse absolue. Aujourd'hui, on n'a pas besoin de ça.

On a besoin de nouveau d'un État fort, d'un gouvernement avec une majorité, de quelque chose qui fonctionne. Et ça, encore une fois, ça ne peut pas passer. C'est du rafistolage, ceux qui le font.

7:30
Présentateur

Donc, ce n'est même pas une démarche sincère de la part de... à vous écouter, de Sébastien Lecornu, quand il dit, j'abandonne le 49-3.

7:36
Robert Ménard

Attendez, je pense que... Comment dire ? Je ne vais pas dire roublard, parce que c'est un vilain mot. Mais il est habile. Allez, je cherche un mot. Il est habile en faisant semblant de céder quelque chose à la gauche qui n'a pas beaucoup d'importance. Mais en même temps, je ne le critique pas. Qu'est-ce que vous voulez qu'il fasse ? Qu'est-ce que vous feriez à sa place ? Qu'est-ce que vous feriez à sa place ?

7:55
Présentateur

Non, mais Sébastien Lecornu dit, très clairement, on passe à un régime parlementaire. Donc, c'est au Parlement de se débrouiller. Ça, vous pouvez l'entendre. Ça ne paraît pas, finalement,

8:02
Robert Ménard

de bon sens ? Oui, c'est peut-être de bon sens. Je pense que ce n'est pas une bonne chose pour la France. Vous savez, c'est comme M. Bayrou qui disait, ah oui, tiens, il y a mille soucis, mais je vais faire la proportionnelle. La proportionnelle, par exemple... Non, mais là, il s'agit du budget.

8:14
Présentateur

Non, non, mais attendez.

8:15
Robert Ménard

Non, mais je n'ai pas dit que c'est un gadget. Je dis juste l'idée de remettre le pouvoir au parti avec ce qu'il vient de dire quand il dit il y a plus de 49.3, c'est vous qui ferez la loi. Ou comme M. Bayrou qui disait je vais mettre la proportionnelle, c'est la même logique, c'est on va remettre au parti. Mais les partis, c'est le malheur de la France. C'est le malheur de ce pays. Pas qu'ici, c'est le malheur de ce pays.

8:38
Intervenant

Ce que vous dites, c'est que faute de consensus au Parlement, à l'Assemblée nationale, donc faute de majorité, la crainte pour vous, c'est que notamment le débat budgétaire n'aille pas jusqu'à son terme. Donc on se retrouve sans budget ?

8:49
Robert Ménard

Non, on va se retrouver avec un budget. On va se retrouver ou la reconduction d'un budget. En fait, ça existe dans les collectivités. Tu peux toujours trouver. La France, elle ne va pas tomber à la renverse. Les fonctionnaires vont continuer à être payés et tout. Ce n'est pas ça le problème. Le problème, c'est qu'aujourd'hui, tu ne peux pas avoir dit pendant des mois... M. Lecornu, il était dans un gouvernement où le Premier ministre, M. Bayrou, n'a cessé de nous expliquer qu'on était à la veille du chaos, que la situation économique était catastrophique, qu'il faut faire des économies et tout. Il les fait où ? Les économies ? Il les fera avec qui ? Il fera voter quelle mesure ?

Dès que tu fais des économies, c'est impopulaire. Dès que tu es impopulaire, il faut que tu aies un peu de force pour taper du point sur la table. Il va taper sur quelle table et surtout avec quel point. Mais pour vous,

9:32
Présentateur

un budget reconduit ou un budget par ordonnance, ce n'est pas grave ? Ce n'est pas un déni de démocratie ?

9:37
Robert Ménard

Je ne dis pas que ce n'est pas grave, monsieur. Je dis que ça ne va pas empêcher la France de vivre. Regardez, il y a 26 jours qu'on n'a pas de gouvernement, on continue à vivre. On paye quand même une dette de plus en plus chère

9:48
Présentateur

et on a 3 300 milliards d'euros de dette.

9:50
Robert Ménard

Je dis exactement la même chose que vous. Je dis, on ne va pas en mourir tout de suite parce qu'on va survivre là. C'est une catastrophe pour ce pays. Ce pays ne peut pas se payer le luxe de ne pas prendre de décision. Mais demander à monsieur Lecornu de prendre des décisions alors qu'il n'a aucun moyen de les prendre, c'est se foutre de lui. Je ne sais pas qu'est-ce qu'il est allé faire dans cette galère.

10:09
Présentateur

Donc c'est Emmanuel Macron qui s'est trompé en choisissant Sébastien Lecornu comme Premier ministre. Il n'aurait pas dû faire comme ça.

10:14
Robert Ménard

Ah non, il aurait dû. Quel que soit le Premier ministre qu'il choisira, on sera exactement dans la même configuration. Si c'était un type de gauche, Cazeneuve ou que sais-je encore, ce serait exactement pareil. Là, ce qu'a fait monsieur le chef de l'État, monsieur Emmanuel Macron, c'est qu'il nous a foutus dans une pagaille monstrueuse. Et c'est lui qui emporte la responsabilité. Lui, lui, tout seul.

10:37
Intervenant

Vous appelez à sa démission ? Non, j'appelle.

10:41
Robert Ménard

Non, non, je n'appelle pas. Alors, précisez-nous. J'appelle, je l'appelle à un peu de raison et s'il aime ce pays, il démissionne. Mais moi, je n'appelle pas à la démission. Vous appelez à sa démission ? Non, non, non, attendez, je ne dis pas, non, non, non, non, je ne dis pas, non, non, ce n'est pas pareil. Je ne suis pas la française soumise qui dise on va faire voter des pétitions, on va faire descendre les gens dans la rue. Ça dépend de lui. Moi, je ne suis pas pour le mettre, je ne vais pas le mettre dehors, je ne vais pas le mettre dehors. Non, mais Robert Ménard,

11:05
Présentateur

vous participez à une musique, entre guillemets, qui consiste à dire Macron démission. Je dis,

11:10
Robert Ménard

s'il ne démissionne pas, c'est une catastrophe pour la France. Maintenant, il fait ce qu'il veut. Mais s'il démissionne,

11:15
Intervenant

ça veut dire qu'on aura une campagne présidentielle extrêmement courte, de l'ordre de 30 jours. Est-ce que vous pensez que dans l'état actuel du pays, c'est suffisant pour construire un projet avec une majorité solide ?

11:25
Robert Ménard

Vous avez raison, mais j'ai vu, alors je ne sais plus qui parce que je ne veux pas dire, je ne sais pas, je démissionne après les élections municipales. Elles sont en mars. Ça laisserait à chacun le temps de se préparer. Ça ferait que tout un tas de questions ne se poseraient pas. On saurait que le gouvernement, là, il est tellement transitoire qu'on peut fonctionner avec des ministres démissionnaires puisque ça s'appelle comme ça. C'est rentré dans le langage courant de tout le monde. Je pense qu'il y a des réponses. Mais il faut qu'ils partent. Il faut qu'ils partent. Mais ça n'affilierait pas

11:57
Présentateur

quand même la fonction présidentielle. C'est-à-dire que pour tout successeur, l'idée que finalement un mandat peut se terminer sur une démission, c'est une perte de pouvoir pour tous les successeurs, non ? Parce qu'il n'a pas affaibli

12:10
Robert Ménard

la Ve République.

12:11
Présentateur

Si tout allait bien. Je ne sais pas s'il est le seul.

12:13
Robert Ménard

Non, mais je ne sais pas. D'accord. Mais lui, vous me posez la question là. D'abord, oui, il a tellement affaibli qu'on ne s'en a pas un peu plus, un peu moins. On n'en est plus à sa près. Et pardon, moi, j'ai un tout petit peu de mémoire. Je n'ai pas votre âge. Je suis un vieux monsieur maintenant. J'ai juste le souvenir d'une démission qui était Charles de Gaulle, qui est juste l'auteur de la Constitution. Je veux dire, ça n'a pas affaibli quand il a dit j'ai été désavoué parce que le vote, vous vous rappelez...

12:40
Intervenant

Le contexte n'était pas le même, le contexte politique, le contexte financier, budgétaire.

12:45
Robert Ménard

Le contexte n'est pas le même, mais il a pensé que quand même, c'est peut-être ça, c'est un homme d'État, que quand il est désavoué, tient tiré un certain nombre de conséquences. Manifestement, M. Macron, ça ne lui vient pas à l'esprit de se dire je suis désavoué et Dieu sait qu'il est désavoué et donc j'en tire les conséquences. Enfin, vous vous rendez compte ? Comment il a 16, 17% de gens qui sont encore d'accord avec lui ? Vous savez ce que c'est ? Moi, je serai maire et je suis 16 ou 17%. Comment ?

13:12
Intervenant

Il a 22%, 22%.

13:14
Robert Ménard

20%, on s'en fout. À quelque chose près... Attendez, vous vous rendez compte ? Je me dirais, mais si les gens dans ma vie me détestent à ce point, 80% ne me supportent plus, j'en tirerai des conséquences. Manifestement, ça ne lui vient pas à l'esprit.

13:26
Présentateur

Donc, plutôt démission, quand le Rassemblement National demande lui une dissolution et parle de dissolution régulièrement, il fait une erreur.

13:34
Robert Ménard

Ah oui, moi je pense qu'ils font une erreur parce qu'ils se disent qu'ils vont gagner les élections. C'est leur affaire. Je ne suis pas au Rassemblement National. Je pense que c'est une erreur. Mais pour eux, c'est leur problème. Dans l'absolu, je manque contrefiche.

13:46
Intervenant

Vous pensez qu'un Front Républicain pourrait encore barrer l'arrivée du Rassemblement National à Matignon, enfin en tout cas, les empêcher d'obtenir une majorité à l'Assemblée Nationale ? Bien sûr, madame. Bien sûr.

13:56
Robert Ménard

Moi, j'ai des socialistes chez moi. J'ai une réunion socialiste. Ils détestent la France Insoumise. Enfin, ils te disent ça tous les matins en se réveillant. Tu les entends. Mais justement,

14:05
Intervenant

est-ce que le Front Républicain n'a pas basculé contre la France Insoumise ? Attendez.

14:08
Robert Ménard

Le jour où il y aura le Rassemblement National en phase 2, mais ils vont se rabibocher. Et ils l'ont toujours fait. Ils diront, mais face au danger fasciste, face au danger nazi, face à l'extrême droite qui nous menace, ils se retrouvent. Ils l'ont toujours fait. Ils continueront à le faire.

14:27
Présentateur

Il n'y a pas une évolution, Robert Ménard, à gauche. On voit bien qu'il y a une rupture entre la France Insoumise et le reste de la gauche. Ça, ça peut aussi se retrouver dans les urnes. Et il peut y avoir une France Insoumise qui est aujourd'hui finalement plus repoussoire que ne l'était le Rassemblement National.

14:41
Robert Ménard

Ça, c'est une autre question sur les Français, qu'est-ce qu'ils craignent le plus aujourd'hui entre le Rassemblement National et la France Insoumise. Mais sur votre question, non. Je pense qu'il y a des vrais... Attendez, je ne suis pas abruti. Je vois les divergences qu'il y a entre le Parti Socialiste et la France Insoumise. Je vous dis simplement qu'ils se remettront d'accord face à ce qu'ils appelleront le danger de l'extrême droite. On prend un pari ? Vous allez le perdre. Je vous garantis. Je vous retrouve. J'écris au Figaro

15:10
Intervenant

et je leur demande. Est-ce que ce raisonnement vaut aussi, en cas de présidentielle ou de présidentielle anticipée, autre question, autre manière de formuler, selon vous, qui l'emporterait en cas d'élection présidentielle anticipée ? Je ne sais pas si c'est

15:23
Robert Ménard

Marine Le Pen ou M. Bardella, mais aujourd'hui, qui est en face d'eux ? Je pense que si Marine Le Pen a la chance pour elle de se retrouver face à M. Mélenchon, et ce n'est pas exclu, regardez les derniers sondages, parce qu'on dit « Oui, il ne fait que 12 ou 13 %, mais il n'a toujours fait que 12 ou 13 % à un an des présidentielles. Il a toujours fini à 20 %. » Là, elle a une vraie chance. C'est Jean-Luc Mélenchon, là. Et ça permet de répondre à votre question, madame. Je crois qu'il y a une... Enfin, moi, je le vois autour de moi, mais ça, je ne suis pas...

15:54
Intervenant

Et qui serait votre favori, vous, en cas d'élection présidentielle anticipée ? Je finis juste.

15:57
Robert Ménard

Il y a une détestation aujourd'hui de M. Mélenchon qui est 100 fois plus importante, 10 fois plus importante que celle de Marine Le Pen. Elle a gagné là-dessus. Le RN, ils sont quand même plus responsables. Ils n'applaudissent pas les antisémites de service. Ils sont dans les manifestations quand il faut l'être contre l'antisémitisme. Ils ont gommé leurs positions les plus folles furieuses sur l'Europe, l'OTAN ou les terrains économiques, même s'il y a encore des choses à changer. Je veux dire, aujourd'hui, ils te font moins peur que... Moi, je ne crains pas le Rassemblement National demain, je crains la France insoumise, je vous le dis.

16:34
Présentateur

Et vous... Je vous donne une parenthèse, mais s'il y avait une dissolution des élections législatives, vous pourriez être candidat ? Non, jamais.

16:41
Robert Ménard

Ça ne m'intéresse pas. Je suis maire...

16:43
Présentateur

Attendez, pour être précis, la politique nationale ne vous intéresse pas... Ce n'est pas la même chose. On n'a pas posé cette question. En termes de responsabilité, je précise. Voilà. La question de clé législative, jamais député, ça ne vous intéresse pas ?

16:54
Robert Ménard

Non, pas du tout. Pourquoi ? Parce que je suis maire d'une ville, c'est formidable d'être maire. Maire, tu proches des gens, tu changes des choses. Moi, je suis devenu maire, parce que c'est chez moi d'abord. J'étais journaliste comme vous pendant 40 ans. Et puis, je me suis dit, c'est bien de commenter l'actualité. Ne le prenez pas mal, hein. C'est bien de commenter l'actualité. J'ai juste envie de changer un certain nombre de choses. Maire, tu changes quel que soit le chef de l'État. Alors, tu as plus ou moins d'argent si jamais ils sont plus ou moins proches. Non, mais il y a des moments, Robert Bernard,

17:22
Présentateur

vous demandez des évolutions de loi, par exemple, des changements de loi. Ça, ça permet de le faire quand on est député. Oui, ça permet de le faire

17:29
Robert Ménard

à d'autres niveaux aussi. Député, non. Mais qu'est-ce qui pourrait

17:32
Présentateur

vous intéresser, alors ?

17:33
Robert Ménard

J'en sais rien. La politique, moi, ça m'intéresse. Sinon, je ne serais pas ici. Je ne serais pas face à vous. Je serais maire dans ma vie. Non, mais c'est pour ça que je vous pose ma question. Je ne sais pas. Tout est possible. Tout est possible. On verra.

17:43
Intervenant

Au niveau de la politique...

17:43
Présentateur

Attendez, tout est possible. Vous avez une ambition nationale ou pas ? Moi, j'essaye de peser sur le débat national. Bien sûr.

17:50
Robert Ménard

Attendez.

17:51
Présentateur

Je ne sais pas. Sinon, je ne viens pas à Paris. Vous vous posez autrement sur le débat national avec une candidature...

17:57
Robert Ménard

Sur plein de manières, avec des gens, avec des gens qu'on pourrait soutenir, des gens dont je pourrais me dire qu'ils correspondent à quelque chose. Je ne sais pas.

18:05
Présentateur

On en reparlera dans notre séquence 2027 pour savoir qui pourrait vous intéresser, qui vous pourriez soutenir. Si... Dans le courrier adressé ce matin au socle commun par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, il a pris plusieurs engagements sur des sujets précis que vous défendez. Il propose par exemple d'étendre les compétences des polices municipales. Vous dites enfin ou il faut être plus précis ? Les deux.

18:32
Robert Ménard

Enfin et il faut être plus précis.

18:34
Présentateur

Qu'est-ce que vous voudriez ?

18:35
Robert Ménard

Ah, mais des choses très simples. Pour parler très concrètement, parce que l'intérêt de la maire, c'est que je me paye des problèmes très concrets. Aujourd'hui, la police municipale ne peut pas vous demander vos papiers d'identité. La police municipale ne peut pas vous demander d'ouvrir le coffre de votre voiture. La police municipale ne peut pas accéder à un certain nombre de fichiers. Attendez, pas des fichiers très secrets. Est-ce que votre voiture est assurée ? Est-ce que votre voiture est volée ? Comment vous voulez demander à la police municipale, je parle pour moi comme ailleurs, de faire son boulot quand elle n'a pas ce pouvoir-là ?

19:09
Présentateur

Donc vous voulez, pour résumer, que les policiers municipaux aient les mêmes pouvoirs que les policiers nationaux dans la rue ?

19:14
Robert Ménard

Mais ces pouvoirs-là, par exemple, vous savez comment je cherche le nom ? C'est les amendes forfaitaires. Vous savez, la police, si vous êtes dealer, on vous fout une amende tout de suite parce qu'une peine de prison que vous ne ferez jamais... Non, consommateur, pas dealer, consommateur. Attendez, au dealer et au consommateur. Au mec qui vend de la drogue, on veut mettre une armande forfaitaire comme au consommateur.

19:34
Présentateur

Non, le dealer, ça va en prison, c'est pas au tribunal. Pardon, répétez,

19:39
Robert Ménard

les dealers,

19:40
Présentateur

ils vont en prison ? C'est pas une armande forfaitaire pour les dealers, c'est pas du tout la loi.

19:45
Robert Ménard

Les dealers vont en prison.

19:47
Présentateur

Ah, mais moi, je vais vous en présenter. D'ailleurs, on a des problèmes, c'est qu'ils continuent de dealer et de faire leur business en étant dans leur...

19:52
Robert Ménard

Et 9-10e, ils ne vont pas en prison, monsieur. C'est d'abord ça. Moi, je les ferai chier avec des choses aussi seules que ça.

19:58
Intervenant

Si ces prérogatives reviennent aux polices municipales, c'est est-ce qu'elles pourront encore dépendre du maire puisqu'on élargit leurs prérogatives à des compétences de police judiciaire ?

20:08
Robert Ménard

C'est toute la question. C'est autre chose. Sur la compétence de police judiciaire, c'est un autre problème. C'est pas ce que je viens de vous dire. Là, je ne vous ai pas dit qu'on menait des enquêtes et tout. Mais moi, je suis tout prêt, je suis tout prêt dans un certain nombre de cas à dire oui, on demande au procureur son avis et son autorisation. Ça ne me gêne pas. Pourquoi ? Moi, il y avait 30 policiers municipaux chez moi. Il y en a 140. Je ne le fais pas, madame. Je n'ai pas envie de dépenser cet argent-là. Normalement, je n'aurais pas à le faire. C'est ça, le fond.

C'est comment se fait-il que des maires comme moi soient obligés de dépenser autant d'argent et on est la ville qui en dépense le plus par tête d'habitants pour assurer la sécurité de mes concitoyens. C'est à l'État de le faire.

20:46
Présentateur

Mais il ne le fait pas. Oui, mais en demandant plus de pouvoir, vous alimentez ce cercle-là, entre les mains. C'est-à-dire que l'État va continuer de se désengager sur des missions de sécurité. Absolument.

20:55
Robert Ménard

J'entends mon opposition dire exactement ça, monsieur. Sauf que moi, je ne vais pas répondre aux gens de ma ville. Mais écoutez, on va voir quand l'État va se décider à mettre de l'argent. Ils s'en foutent, les gens. Les gens, ils veulent quand ils sortent dans la rue que ça se passe mieux. Je viens de mettre en place une brigade anti-stupe. Est-ce que la lutte contre les stupéfiants, c'est mon affaire ? Non. Vous avez raison.

21:16
Présentateur

Vous avez une brigade anti-stupe mais qui n'a pas les pouvoirs ?

21:18
Robert Ménard

Non, mais qui va au moins pourrir la vie d'un certain nombre de gens qui sont là.

21:23
Présentateur

Comment ils font pour leur pourrir la vie ?

21:26
Robert Ménard

Passez 20 fois devant eux devant le même point de deal. Ça ne vous exaspère pas ? Vous savez le sentiment que j'ai quand je passe dans une rue où chaque jour, toute l'année, il y a le même point de deal et en plus, quand ils ne sont pas loin d'une école, vous le vivriez comment ? Vous aviez dit...

21:41
Intervenant

Oui. À Nice, il y a eu cette nuit une fusillade avec deux morts et trois blessés. Sans doute, probablement, un règlement de compte entre narcotrafiquants. Christian Estrosi, le maire, a demandé que l'armée vienne en renfort. L'armée, c'est une solution pour vous aussi

21:54
Robert Ménard

dans ce type de règlement de compte ? Je ne crois pas un instant. Je comprends son exaspération. Donc, mille fois, je le comprends et tout. Mais ce n'est pas la réponse. Déjà, on aurait besoin de CRS plus nombreux, on aurait besoin de police plus nombreuses dans les zones rurales parce que maintenant, pardon, mais la trafic de drogue, c'est aussi dans les villages, c'est plus que dans les villes. On aurait besoin de plus de gendars. On n'a pas besoin de l'armée. C'est un effet de manche. En plus, vous voyez comment on mobilise l'armée là-dessus.

22:18
Présentateur

Vous parliez des points de deal. Vous aviez dit à Emmanuel Macron lors d'une émission télé qu'il y avait un point de deal à 50 mètres d'un commissariat de Béziers. C'est toujours le cas aujourd'hui ?

22:29
Robert Ménard

Non, en l'occurrence, celui-là n'y est plus. J'ai obtenu au moins ça. Il faut parler avec le chef de l'État pour obtenir qu'il n'y ait plus un point de deal.

22:36
Présentateur

Il y a combien de points de deal à Béziers ?

22:37
Robert Ménard

Oh, une quinzaine. Répertorié, on le sait. C'est ça qui... Je ne sais pas comment vous lire. Ça me tue. L'idée qu'on sache... Pardon. L'idée qu'on sache où il y a des points de deal, où ils sont. Les types, ils vous narguent, vous traversez la rue. Vous savez, c'est la brutie qui avait, vous savez, habillé son truc de sport, cher, sa tenue de sweatsor. Je ne sais pas comment ça s'appelle. Est-ce que vous craignez, vous ? Avec, vous savez, ce qu'on appelle un baisse en ville. Vous voyez ce que je veux dire ? Cette pochette. Et sa drogue. Mais... Et il est là. Et il est là.

23:08
Intervenant

Est-ce que vous craignez une ingérence des trafiquants de drogue dans les élections municipales ? On a vu que la commission des campes de campagne avait alerté sur ce sujet, justement.

23:16
Robert Ménard

Je ne sais pas. Enfin, en tout cas, moi, je n'en sais rien. Je ne le vis pas. Vous ne le vivez pas à Belgique ? Non, absolument pas. Non, non, non, absolument. Mais en même temps, on n'est pas à Marseille, donc, au Nîmes. Donc, c'est pas le sujet tout à l'heure.

23:26
Présentateur

Et pardonnez-moi, sur les municipales, une ingérence, ou en tout cas, une proximité entre certains candidats ou élus avec des islamistes. Ça, vous le voyez ?

23:35
Robert Ménard

Mais je le vois. Mais ça, concrètement ? Concrètement, il y a, et pas seulement sur les listes de la France insoumise, sur des listes à gauche qui ne sont pas la France insoumise, des gens dont je sais que c'est des islamistes, des militants islamistes. Mais attendez, monsieur... Comment on croit des militants islamistes ?

23:55
Présentateur

C'est parce qu'ils postent sur les réseaux sociaux ?

23:57
Robert Ménard

Je pense à un, par exemple, je parle de chez moi, évidemment, par exemple, le type, il a mis la Marianne, il lui a coupé la tête et à la place de la tête de la Marianne, il y a le Coran. C'est quoi ? C'est quoi, d'après vous ? C'est un islam tolérant ? Moi, je n'ai aucun problème avec les musulmans. Aucun. Peut-être parce que je viens de ces pays-là, parce qu'il y en a beaucoup dans ma ville et que je sais qu'ils n'ont rien à voir avec ça. Mais bien sûr, et ces gens-là, ils ne flirtent pas qu'avec la France insoumise. Et là, par exemple,

24:26
Présentateur

vous l'avez signalé

24:27
Robert Ménard

à la justice ? Bien sûr qu'on l'avait saisi. Il n'a rien eu à l'époque. Aujourd'hui, ils se retrouvent proches d'un certain nombre de listes. Et donc, vous avez ces gens-là. Et pourquoi ? Mais faire une chose très simple. La communauté musulmane, elle est importante chez moi. Et ces espèces de saligos, vous savez pourquoi je vais dire saligos ? Ces saligos font ça parce qu'ils pensent, ils pensent que tous les musulmans sont comme ça. Vous vous rendez compte le mépris pour les musulmans ? Pour les mamans que je connais, parce que moi, je viens du quartier le plus difficile de la ville.

vous croyez que les gens que je vais voir quand je vais aller faire mes courses au marché de ce quartier-là, je pense, je les assimile à ces espèces de salopards ? Évidemment pas. Mais il y a toute une partie de la gauche, et pas que de la gauche insoumise, qui pensent que pour séduire un certain nombre de gens qui sont des musulmans, il faut aller brosser les babouches, si j'ose dire, des islamistes, mais qu'ils aillent se faire voir.

25:27
Présentateur

On va passer aux questions express.

25:28
Invité

Alors,

25:31
Présentateur

les questions express, le principe est très simple, réponse par oui ou par non, pour ou contre, Robert Ménard. Marine Le Pen qui arrive avec un chaton de sa dernière portée, je rappelle que Marine Le Pen est éleveuse de chats, a son rendez-vous de Matignon. Vous avez trouvé ça rigolo, décalé, ou mépuisant ?

25:49
Robert Ménard

Elle a offert un chat à Massy, à l'époque où on se parlait, où on était...

25:56
Présentateur

Vous ne l'avez pas gardé, d'ailleurs, je crois.

25:57
Robert Ménard

Il voulait tuer mon autre chat, donc à un moment donné, entre faire plaisir à Marine Le Pen et mon chat, j'ai préféré le chat.

26:04
Présentateur

Vous connaissez son amour, mais est-ce que vous trouvez ça décalé d'arriver à Matignon ?

26:07
Robert Ménard

Je ne savais pas qu'elle est venue avec un chat à Matignon.

26:09
Présentateur

Vendredi matin, oui.

26:10
Robert Ménard

Elle se la connaissait animaliste, mais pas à ce point-là.

26:13
Intervenant

Le premier syndicat des enseignants des écoles primaires qui propose de débaptiser les vacances de la Toussaint et de Noël pour enlever leur caractère religieux. Je précise que c'est une proposition qui n'est pas reprise par le ministère de l'Éducation nationale. Qu'est-ce que vous en pensez ?

26:27
Robert Ménard

Mais c'est des fous furieux, monsieur. Ou alors, c'est des agents du Rassemblement national. C'est possible. Peut-être, au fond, ils sont membres du Rassemblement national et ils se disent qu'en faisant une proposition comme ça, ils vont faire gagner encore 10% de vos Rassemblements national. Comment vous pouvez dire ça ? Mais attendez, dans ma ville, je vais vous dire, qui sont des origines immigrées et les 9-10e sont musulmans. Mais je n'ai jamais entendu une maman... Moi, je mets une crèche dans mon hôtel de ville. Il y a 20 à 25 000 personnes qui viennent et il y a plein de mamans voilées qui viennent voir la crèche parce que la crèche, c'est la famille, c'est les enfants et tout ça.

Mais comment on peut être à ce point déconnecté de ce pays où ils vivent, ces gens-là ? Je ne sais pas. Je ne sais plus.

27:12
Intervenant

Robert Beninter fait son entrée au Panthéon ce jeudi. Vous saluez cet honneur fait à un ardent défenseur de la justice en France. Bien sûr.

27:21
Robert Ménard

Il a incarné quelque chose. Il a été un immense avocat. Moi, je ne suis pas d'accord avec tout ce qu'il a dit mais enfin, sur tout un tas de points. Regardez même sur la fin de vie, il a dit des choses qui aujourd'hui, qui gèneraient bien la gauche aujourd'hui. C'est un grand monsieur et puis sa femme, c'est quand même une immense dame avec qui j'ai beaucoup de respect et je les connaissais l'un et l'autre parce que quand j'étais le patron de Reporters Frontières, figurez-vous qu'ils nous ont aidés.

27:46
Intervenant

Dernière question, peut-être rapidement. Pour ou contre, rendre obligatoire les parkings gratuits devant les hôpitaux, il y a une polémique sur le sujet dans plusieurs communes où les parkings sont payants.

27:56
Robert Ménard

Je ne sais pas. Est-ce qu'à Béziers, ils sont payants ? Une partie est payante et tout. Est-ce que c'est un problème ? Non, non, mais je vais vous dire quelque chose. C'est une fausse question parce que si vous rendez gratuits les parkings devant, mais les gens, ils vont y rester 10 heures. Les gens, ils vous demandent quand ils ne connaissent pas la gestion du vie. Je ne vous mets pas en cause. Quand vous ne connaissez pas le parking payant est l'ennemi du parking parce qu'à un moment donné, vous y restez sur le parking. Quand vous le faites payer, les gens, ils ne vont pas y rester toute leur vie. En même temps, il y a toute une part. Chez moi, le week-end, les parkings sont gratuits.

28:29
Présentateur

Robert Ménard est l'invité de ce grand jury. On se retrouve dans un instant juste après la pause. Il nous reste pas mal de sujets à évoquer, notamment ce qu'a proposé Sébastien Lecornu sur le contrôle des visas, par exemple, contre les incivilités au quotidien. Et nous parlerons aussi de cette question qui a beaucoup animé ces dernières semaines. Faut-il taxer les riches ? A tout de suite.

28:48
Invité

Grand jury présenté par Olivier Bost.

29:01
Présentateur

Robert Ménard, maire d'Hiverdroite de Béziers et notre invité à mes côtés, Perrine Tarnot de Public Sénat et Jim Jarassé du Figaro pour vous interroger.

29:10
Invité

Le grand jury, l'actualité de la semaine.

29:15
Présentateur

Robert Ménard sur l'immigration. Sébastien Lecornu parle ce matin dans un courrier au fameux socle commun d'une stratégie de pilotage des visas. Alors vous, vous trouvez qu'il y a trop de visas chaque année délivrés pour venir en France. Est-ce qu'il faut réduire le nombre de touristes ?

29:32
Robert Ménard

Attendez, d'abord, il y a quelque chose qui n'est pas écrit dans cette feuille de route. il n'y a pas un mot sur l'immigration légale. Il ne parle que de l'immigration illégale. Bien sûr qu'il faut combattre l'immigration illégale. Comment vous... Les visas, c'est l'immigration légale. Oui, attendez. Il n'y a pas, une fois écrit, une fois, ce que pensent par exemple les LR, j'espère que ce sera pour eux un point d'achoppement, il n'y a pas nulle part, non, il n'y a nulle part écrit qu'il faut limiter le nombre d'entrées légales en France. On rentre combien ? Légalement, entre, allez, 400 à 500 000. On va pinailler, c'est à peu près ça, ça dépend des années.

C'est impossible aujourd'hui de, comment dire, d'intégrer autant de gens.

30:19
Présentateur

Oui, mais ce n'est pas 400 à 500 000 visas, enfin, ce n'est pas des gens qui viennent et qui restent nécessairement. Il y a des étudiants, il y a toute une série de visas.

30:28
Robert Ménard

Il y a combien d'étudiants qui restent et qui ne repartent pas ? Attendez, c'est se foutre du monde. On a des problèmes avec l'Algérie. Vous avez vu, je porte ici le portrait de Boalem sans seul et on a donné 1 000 visas de plus de 1 000 visas étudiants. Mais de qui on se fout ?

30:46
Présentateur

Mais le nombre de visas d'étudiants algériens, c'est très peu de choses.

30:50
Robert Ménard

Les visas algériens, alors attendez, j'ai regardé parce que je m'attendais. Sur les étudiants, les étudiants, il y en a juste 34 000 vis-à-étudiants. C'est tout à fait rien et non, ce n'est pas tout à fait rien. Il y a des symboles comme ça. Attendez, moi ça me hérisse le poil qu'on se foute à ce point des gens, qu'on dise on va être ferme sur les questions de l'immigration avec les Algériens, pas les Algériens, pardon, je retire ce mot dessus, avec le gouvernement algérien. Et je ne confonds jamais, je suis né. On a vu plusieurs politiques

31:20
Présentateur

vis-à-vis de l'Algérie. On voit bien que ce soit de la fermeté ou du dialogue, il n'y a pas grand-chose

31:26
Robert Ménard

qui fonctionne. Très bien, vous avez raison, mais on arrête. On n'a qu'à être sympa, on peut aussi se mettre à genoux devant le gouvernement algérien. C'est une façon aussi

31:32
Intervenant

d'entretenir peut-être des relations avec l'Algérie, peut-être de pacifier à moyen terme nos relations avec l'Algérie en faisant venir des étudiants

31:39
Robert Ménard

qui vont venir pendant 4 ans, 5 ans. C'est vrai que ça marche bien, cette idée, elle marche très très bien. C'est vrai qu'en 5 ans, le nombre de visas étudiants a augmenté de 18% avec l'Algérie et c'est vrai que tout ça, ça nous a permis d'avoir des relations plus saines avec le gouvernement algérien. Encore une fois, pas avec les Algériens, avec le gouvernement algérien. Qu'est-ce qu'on fait

32:02
Intervenant

concrètement sur les visas ? Bruno Retailleau propose de centraliser la gestion des visas au niveau du ministère de l'Intérieur. Oui, parce que... Actuellement, c'est au niveau du Quai d'Orsay. Est-ce que vous...

32:10
Robert Ménard

Il a raison, parce que là, tu t'adresses à lui, il te dit « Ah, c'est pas moi, c'est le ministre ». Moi, je me contrefous de qui c'est. Je dis qu'aujourd'hui, quand on dit « On ne va pas se laisser marcher sur pied par cette clique qui dirige l'Algérie, Militaro, ce que vous voulez, affériste... »

32:25
Intervenant

Donc, il ne faudrait plus accepter aucun étudiant algérien en France ?

32:28
Robert Ménard

Mais je n'ai jamais dit ça, madame, mais enfin... Attendez, essayons de ne pas être... Non, mais alors, on fixe quoi ? On fixe un chiffre ? Je ne suis pas de ceux qui vous disent « Il faut réduire à zéro l'immigration ». Quand je vais dans un hôpital comme vous, je suppose que moi, je suis le président du conseil de surveillance de l'hôpital, quand je me fais soigner à l'hôpital de Bézé, je suis content qu'il y ait un certain nombre de choses... Il y a en France

32:48
Intervenant

quelques 6 000 médecins d'origine algérienne qui valient dans plein de départements les problèmes de démographie médicale.

32:54
Robert Ménard

Madame, essayez juste de ne pas caricaturer ce que je dis. Vous le laissez à M. Mélenchon de caricaturer. Je ne vous dis pas ça. Je ne suis pas pour l'immigration zéro. Ça n'a pas de sens. Quand je vais dans un restaurant chez moi, vous croyez que quand je vais dans la cuisine parce que j'y vais parce que la salle tombe sur mes copains, vous croyez que je vois qui fait la plonge ou pas. Je ne suis pas brut. Je n'ai jamais dit ça de ma vie. Donc, l'immigration économique, vous n'êtes pas contre ? Non, non, non. Je dis juste, monsieur, je dis juste, il y a d'autres pays. Je ne sais pas, le Canada, ce n'est pas une dictature d'extrême droite, le Canada.

Au Canada, il y a un nombre de visas de gens qui rentrent fixés chaque année par le Parlement.

33:31
Intervenant

C'est pour ça que je vous demandais est-ce qu'il faut interdire totalement les visas

33:34
Robert Ménard

en provenance d'Algérie ? Mais bien sûr que non. Attendez, aujourd'hui, avec ce qui se passe avec Boilem Sansal, pardon, écrivain, je vous rappelle, franco-algérien qui sera depuis bientôt un an en prison puisque c'est le mois prochain que ça fera un an. Oui, on n'accepte pas ça. On n'accepte pas ces 1 000 visas de plus. On dit non. Au nom du Dieu, sinon ça sert à quoi ? Sinon ça sert à quoi de faire les cakes à tour de rôle ? Chacun vous dit vous allez voir, on ne va pas se laisser faire et tout. Tu ne vas pas te laisser faire mais tu donnes 1 000 visas de plus et se foutre du monde. Comment vous voulez que le gouvernement algérien vous prenne au sérieux ?

Et de nouveau sur l'immigration, moi je pense qu'on a besoin d'une immigration. Je pense qu'on a besoin d'une immigration choisie. Ce n'est pas des propos, je ne vous donne pas l'impression, j'espère, d'être une espèce d'anti-immigré primaire. Je pense qu'on a besoin limité. Et je vais vous dire quelque chose, je vais vous dire quelque chose. Les gens, et c'est plus facile de rentrer, de faire sa vie en France en s'appelant Robert que Mohamed. Vous croyez que je ne le sais pas ? Et quand le Mohamed est en question, il a réussi à faire sa place en France. Et c'est difficile, je sais que c'est difficile. Est-ce que vous êtes... Lui, pardon, je veux finir sur ça.

Lui, il n'a aucune envie et il a raison de voir une immigration continuelle aussi importante qui le fragilise. Madame, vous, vous ne serez jamais menacé par l'arrivée d'immigrés qui vont vous prendre votre place. Aujourd'hui, dans un tout un tas de petits boulots, oui, ça te menace parce que les gens, ils acceptent de travailler dans des conditions qui ne sont pas normales.

Alors moi, justement, parce que je suis né en Algérie, que j'ai un souci des algériens, parce que vous les connaissez, parce que je les ai défendus, pendant des années à la tête de reportage frontière, je ne les méprise pas au point de donner raison à leur propre gouvernement qu'ils ont essayé de combattre, qu'ils ont combattu en donnant 1000 visas de prix.

35:24
Présentateur

Quelle est votre position sur l'aide médicale d'État ? On parle de la réaménager, de la supprimer pour certains, notamment le Rassemblement National. Quelle est votre position sur ce sujet-là ?

35:33
Robert Ménard

Supprimer l'aide médicale d'État dans un certain nombre de maladies, ça n'a pas de sens, pas plus que l'immigration zéro. La diminuer, bien sûr, aujourd'hui, il y a un certain nombre de soins qui sont pris en charge à 100%. C'est à 100%. On ne paye pas. Les gens ne payent pas. Alors que le type ou la dame, pardon, qui est en France, qui a payé, qui travaille et tout, ne se voit pas remboursé de la même façon. Comment vous pouvez l'expliquer aux gens ?

Que oui, si c'est une épidémie, mais si jamais ça, si c'est une épidémie, et si c'est un certain nombre de cas graves, personne en France, enfin, il faudrait être fou furieux pour dire, monsieur, alors attendez, présentez-moi vos papiers, vous êtes en situation illégale, je ne vais pas vous soigner alors que vous risquez votre vie, mais bien sûr que non. On caricature toujours ce débat. Je dis juste qu'aujourd'hui, un milliard 3 ou un milliard 4, sur cette question-là, il faut faire des économies, tout le monde l'attend. Si le gouvernement ne le fait pas, ce sera encore un peu plus populaire.

36:30
Présentateur

De manière beaucoup plus générale, sur la sécurité sociale, sur le doublement de la franchise médicale, c'était dans le débat budgétaire, on verra si Sébastien Lecornu le reprend ou pas mardi dans sa déclaration de politique générale, mais est-ce que pour vous, ça semble une mesure de bon sens ou pas ?

36:46
Robert Ménard

Mais de toute façon, il faudra prendre des mesures comme ça de bon sens. Aujourd'hui, j'ai lu la feuille de route, il n'y a rien sur les économies où c'est d'une généralité.

36:56
Présentateur

Sébastien Lecornu parle sur un autre sujet, mais celui de justice fiscale, il dit qu'il faut des mesures. Est-ce qu'il faut faire payer les riches ou pas ?

37:03
Robert Ménard

Attendez, je finis. Des mesures, tout le monde est d'accord, monsieur, au point des mesures, au point de généralité. Moi, si je vous dis, il faudrait quand même qu'il y ait un peu plus de justice, qui est contre un peu plus de sévérité...

37:14
Présentateur

Est-ce qu'il y a un problème de justice fiscale ?

37:16
Robert Ménard

Oui, bien sûr. Moi, je suis pour que les gens qui gagnent le plus d'argent...

37:20
Présentateur

Vous trouvez que les très très riches ne payent pas suffisamment ?

37:21
Robert Ménard

Non, je n'ai pas dit ça. Je dis qu'aujourd'hui, vu la situation qui est la nôtre aujourd'hui, qu'on demande à un certain nombre de gens très riches de faire un effort, honnêtement, ça ne me choque pas.

37:31
Présentateur

C'est considéré qu'aujourd'hui, ils ne payent pas assez d'impôts, mais...

37:34
Robert Ménard

Non, ils payent assez d'impôts. Si on se portait bien, je ne leur en demanderai pas plus. Aujourd'hui, avec la situation qu'on a, les déficits qu'on a, ça ne me choque pas. Et je pense que la droite, et je pense que la droite a tort. Vous savez, il y a des choses. Dès que tu parles de justice, de dire la fraude sociale, tu as toute la gauche qui hurle. Comment vous voulez vous en prendre ? Mais c'est pareil. Avec la fraude fiscale, tu as toute la droite qui hurle en disant... Et donc, ce que propose... Pardon, je finis.

On ne peut pas avoir un peu de bon sens et se dire que oui, dans une période très difficile, on peut demander peut-être exceptionnellement plus d'argent à ceux qui ont les moyens d'en donner un peu plus. Mais ça ne règlera pas le problème que ça, c'est quand même de l'ordre du symbole. Il faut le faire parce que les gens qui ont acquis, il faudra demander des efforts, ne sont pas prêts à le faire sans ça. Mais ça ne règle pas le problème.

38:21
Intervenant

Donc, justement, la droite, Sébastien Lecornu, qui s'attaque au patrimoine financier, au holding, donc à l'optimisation fiscale des plus riches, ça, ça va dans le bon sens.

38:28
Robert Ménard

Bien sûr qu'il a raison. Bien sûr qu'il y a un certain nombre de holding qui sont un moyen de ne pas payer des impôts. Bien sûr que quand vous avez de l'argent, vous avez un certain nombre de gens qui vous aident à faire de l'optimisation fiscale. Quand tu es salarié, je ne sais pas, peut-être qu'à RTL ou chez vous, vous gagnez tellement d'argent que ça vous concerne, je plaisante, c'est une raison. Quand vous ne gagnez pas des milliers, des cents, vous ne faites pas appel à un conseil pour payer moins d'impôts.

38:52
Intervenant

Et est-ce qu'on doit tous faire un effort sur nos dépenses au niveau de l'assurance maladie ? Notamment, est-ce qu'il faut encadrer les arrêts maladie dont on voit que les dépenses explosent ? On est à plus 4 milliards depuis le Covid. Donc ça, vous êtes pour un encadrement des arrêts maladie.

39:05
Robert Ménard

Je suis mère, madame. Vous croyez que je ne les vois pas, les arrêts maladie ? Vous croyez que... Alors, il y a de vraies maladies, mais il y a des arrêts maladie de complaisance. Parce que, ajoutons, soyons méchants pour une fois avec les médecins. Pardon, madame, pour qu'il y ait un arrêt maladie, il faut qu'il y ait un médecin qui le soigne. J'ai en tête un médecin que je suis allé voir parce qu'il en avait signé tellement que ça consomme casser les bonbons. Je suis allé lui demander... Vous savez ce qu'il m'a répondu, le médecin en question, que je ne citerai pas ici par charité chrétienne. Il m'a dit « Oh, mais je ne les reçois même pas. Tu sais, je ne sais pas ce qu'ils ont.

Je leur mets un mot à ma secrétaire et comme ça, chez moi, en tout cas, venir dire à un médecin « Vous vous foutez du monde. » Parce que vous donnez des arrêts maladie que vous ne devriez pas donner. Oui, il faut faire des économies, madame.

39:51
Intervenant

Jim Terassé. Sur la nationalisation, une question. Est-ce que des économies peuvent être faites sur l'organisation territoriale de l'État ? Ça peut passer par une baisse des subventions, par une suppression d'un échelon territorial. Quelle est votre position sur le sujet en tant que maire ?

40:06
Robert Ménard

Tout le monde ne doit pas faire tout. Moi, j'avais compris, vous avez compris, j'en sais rien, je prends un exemple comme ça. Les lycées, c'est la région. Le collège, c'est le département. Et les primaires, c'est la vie. Là, tout le monde est. Mais tout le monde sait où on est. Chacun sait. Mais attendez, sur la culture, par exemple. La culture, tout le monde, quand il faut faire plaisir à un certain nombre de gens, surtout quand tu es de gauche, tu te sens obligé de le faire, tout le monde donne de l'argent. Il faut arrêter avec ça. Il faut que chacun sache, c'est une partie de la réponse, que chacun sache ce qu'il y a à faire et qu'il n'y ait pas ces clauses générales.

Je cherche le nom, je ne le retrouve pas. Vous savez, il y a une clause qui permet à chacun de compétences générales. Voilà, c'est vous qui avez raison. De compétences générales qui te permet, en gros, de faire ce que les autres font aussi. D'abord, ça, il faut arrêter avec ça. Oui, je pense qu'il y a trop d'échelons. Je pense qu'aujourd'hui, entre la commune, les intercommunalités, le département et la région, à moi, je supprimerai les intercommunalités. Et je suis président d'une intercommunalité. Donc, je ne plaide pas pour moi.

41:08
Intervenant

Et est-ce que les collectivités territoriales doivent contribuer à l'effort national au niveau budgétaire ? On sait que les gouvernements de Michel Barnier et François Bayrou voulaient supprimer 5 milliards d'euros de crédits alloués aux collectivités territoriales. Vous êtes pour faire un effort budgétaire ?

41:22
Robert Ménard

Attendez, on ne peut pas. Je ne peux pas vous dire ça et puis maintenant vous dire « Ah mais comme maire, vous savez que c'est les autres qui vont faire des économies par nous ». Bien sûr qu'on peut faire des économies. Et le seul endroit où vous pouvez en faire vraiment des économies, c'est sur le personnel, madame. Il ne s'agit pas de renvoyer les gens. Il s'agit d'arrêter de remplacer tous les gens qui partent à la retraite. Moi, j'ai réduit de 10% le nombre de fonctionnaires de la ville en faisant en sorte de ne pas les renvoyer. Ce n'est pas de moi. C'est ce qu'avait fait Nicolas Sarkozy. Bien sûr qu'il faut faire ça. Mais allez le dire.

Allez dire dans telle ou telle administration parce qu'à ce degré de généralité, ça ne vous coûte rien. Mais allez dire que peut-être qu'à l'éducation nationale, il y a un certain nombre de gens qui ne sont pas nécessaires. Ceux qui ne voient jamais un enfant de toute l'année en classe. Peut-être que dans les hôpitaux, et je préside un conseil de surveillance de l'hôpital, peut-être que dans la partie administrative de l'hôpital, on peut faire des économies. Mais il faut avoir un peu de courage. Vous savez, on n'a pas besoin de gens très intelligents. On n'a pas besoin à la tête de l'État de gens cultivés.

On a juste besoin de gens qui ont un peu de bon sens, de la liberté par rapport au parti et juste un peu de courage pour dire de temps en temps aux gens à vous dire « Je ne suis pas d'accord avec vous » et voilà pourquoi. Il faut le dire.

42:38
Présentateur

On va parler du prochain scrutin, Robert Ménard. Le grand jury, tout est politique. Parce que les élections municipales sont dans six mois, pile. Alors déjà, pouvez-vous nous confirmer qu'à Béziers, vous serez soutenu par les Républicains ?

42:54
Robert Ménard

Écoutez, je l'ai appris en lisant la presse.

42:56
Présentateur

D'accord. Aucun contact avec eux ?

42:58
Robert Ménard

Ah non, je ne vous ai pas dit ça. Je rencontre, j'aime beaucoup Bruno Votaglio, ce n'est pas une facture d'unitote, j'aime beaucoup. Vous savez pourquoi je l'aime ? J'aime pour un truc tout simple. C'est parce qu'il disait la même chose quand il n'était pas au pouvoir et quand il l'est. Rien que ça, ça me le rend sympathique. En plus, ce qu'il dit, globalement, je le trouve plutôt bien. Mais je n'ai jamais discuté ça, je n'ai jamais demandé ça.

43:19
Présentateur

Je vais vous poser la question différemment.

43:21
Robert Ménard

Mais je suis ravi. Attendez, vous, un type vous dit « Je vous aime bien, monsieur », vous lui dites « Ah non, je préférerais un mec qui dit « Je suis un gros con ». Enfin, je préfère un mec qui m'aime.

43:30
Présentateur

Vous avez besoin de ce soutien parce que vous ne serez plus soutenu par le Rassemblement National ou parce qu'ils vont présenter un candidat ? J'en sais rien,

43:35
Robert Ménard

je n'ai pas entendu le Rassemblement National.

43:38
Présentateur

Mais vous entendez comment aujourd'hui avec le Rassemblement National ?

43:40
Robert Ménard

Oh, on est dans une ère un peu glaciaire, si c'est ce que vous voulez savoir. Donc,

43:44
Présentateur

plus aucun contact ? Non,

43:45
Robert Ménard

plus aucun contact, ce n'est pas vrai. D'abord, j'ai un maire à côté de moi qui s'appelle Louis Allure.

43:49
Présentateur

Il y a très longtemps

43:51
Robert Ménard

qu'on ne s'est pas parlé. Mais il y a Louis, il y a d'autres gens que je connais, je les connais bien. Louis, on aime le rugby ensemble.

43:58
Présentateur

Et ce soutien de LR, c'est éventuellement, peut-être, s'il y avait des législatives, pour que les Républicains puissent se présenter et vous pourriez les soutenir, non ? Ah non, honnêtement, je ne sais pas vous dire. Il n'y a pas du tout d'accord comme ça. Non,

44:14
Robert Ménard

il n'y a rien.

44:16
Présentateur

C'est un soutien purement désintéressé, spontané, et vous n'étiez pas au courant. Non,

44:22
Robert Ménard

mais je pose la question. Vous prenez pour un débilement. Ah, pas du tout, non, non, non, je vais juste préciser les choses. On va les préciser. Un, je n'ai jamais discuté... Un soutien à l'insu

44:31
Intervenant

de votre plein gré.

44:32
Robert Ménard

Attendez, mais je n'ai pas eu un type du rassemblement du DLR, bon, ce n'est pas officiel, je vous rappelle tout de suite, qui m'a dit on va vous soutenir. Personne ne m'a dit, je l'ai découvert dans la presse. Je discute avec M. Retailleau sans problème. J'aime beaucoup M. Retailleau et même pour la première fois de ma vie, la première fois de ma vie, c'est pareil, je ne l'ai jamais fait, je suis allé dans un congrès d'un parti qui était les Républicains pour leur parler des libertés où il est s'estime qu'avec ce que j'ai fait pour les droits de l'homme, j'avais un peu d'expérience. Donc vous aimeriez

45:03
Intervenant

que Bruno Retailleau vous soutienne officiellement, alors, si on vous écoute bien sûr, ça serait logique.

45:07
Robert Ménard

Ça me ferait plaisir. Bien sûr, madame. Je préfère qu'ils me soutiennent, mais si le Rassemblement national veut me soutenir, je trouve que c'est très bien. Je ne sais pas si Edouard Philippe, il lui vient à l'esprit de me soutenir, il aurait raison. Attendez, comment tu peux présenter quelqu'un contre moi dans cette ville avec un programme qui est en fait au niveau municipal ce que les uns et les autres réclament au niveau national ?

45:31
Intervenant

On parlait de dépenses publiques et de décentralisation. À Béziers, vous aimez beaucoup les statuts et les bus. Vous en avez installé une quinzaine depuis que vous êtes maire et vous avez un prochain projet, l'installation d'un colosse de 30 mètres, un colosse de rhodes. Vous avez perdu l'actualité. Le coût est estimé autour de 5 millions d'euros. On l'a eu

45:52
Robert Ménard

et on ne peut pas le faire. On ne peut pas le faire. Ça coûte trop cher ? Quoi ? Ça coûte trop cher ? Non, ça pose des problèmes techniques et puis on est sur un terrain qui nous appartenait mais aussi au conseil. départemental et ça n'a pas pu ça. Mais peut-être parce que c'est trop cher aussi.

46:04
Intervenant

Est-ce que la Cour régionale des comptes a tiqué un peu sur ce projet ? Oui, il a tiqué

46:09
Robert Ménard

tant qu'ils veulent surtout. Il y a des élus et puis il y a la Cour. Ce n'était pas un peu

46:13
Présentateur

vous renoncer pour des questions pratiques ou parce que vu l'accueil, vous vous dites que ce n'est quand même pas forcément une bonne idée ? C'est un peu médiélo ?

46:21
Robert Ménard

Non, non. Un, c'est pour des raisons pratiques mais je fais pire que ça puisque je vais, si j'ose dire, c'est pour aller dans votre sens puisque j'ai décidé de reconstruire la ville de Béziers telle qu'elle était 30 ans après. Après Jésus-Christ sur 20 hectares. On va reconstruire avec les mêmes méthodes qu'à l'époque une ville 30 ans après Jésus-Christ. Pour en faire un parcours de l'Église. Là, vous faites moi le Mario.

46:43
Présentateur

C'est quoi, c'est un parcours de l'attraction ?

46:45
Robert Ménard

Et ce sera, vous pourrez aller visiter et vous pourrez même apprendre si vous avez marre de sur la ville. Donc ça, c'est dans votre projet municipal ? Vous pourrez venir tailler. Non, non, ce n'est pas un projet municipal. C'est annoncé, c'est voter, on est tout ça. Sinon, je ne le ferai pas.

46:58
Intervenant

Sur les mandats municipaux, il y a une question qui fait polémique cette semaine, c'est celle des frais de représentation des maires. Alors, ça fait surtout polémique à Paris, mais vous, j'imagine que vous avez des frais de représentation. Est-ce qu'il faut les supprimer ? Est-ce qu'il faut les conserver ?

47:10
Robert Ménard

Moi, j'ai eu affaire à...

47:12
Intervenant

Comment sont-ils encadrés ?

47:13
Robert Ménard

Par la loi, madame. Par la loi, non. Je ne me suis jamais acheté un costume que je fais rembourser à la ville. Mais ça ne me vient même pas à l'esprit. En revanche, moi, j'ai eu affaire à... Comment ils s'appellent ? Comment ils s'appellent ? Citoyennes, là. Je suis en train d'oublier leur nom. Qui ont contrôlé madame Hidalgo. J'ai eu affaire avec eux parce qu'ils m'ont demandé des comptes. Mais moi, ça ne me choque pas parce que je viens à Paris. Et donc, ils me disent mais est-ce que c'est pour les médias ? Et est-ce que... Qui paye ? En l'occurrence, c'est les médias puisque c'est ce matin RTL qui me paye le trajet pour venir ici. Et ça ne coûte rien à ma ville.

Oui, ils ont le droit de demander. Ils ont... Transparence citoyenne, je cherchais. C'est eux qui ont mis en cause madame Hidalgo. Bien sûr qu'ils ont raison de le faire. Moi, ça ne me choque pas qu'on me demande des comptes.

47:57
Présentateur

Et vous êtes pour la transparence de l'intégralité que toutes les dépenses soient publiées ? Oui. Parce que c'est ce que fait la maire de Paris en réaction.

48:04
Robert Ménard

Oui. Oui, dans l'absolu... Dans l'absolu, oui. Il y a derrière ça une espèce de... Vous savez, de... Ça alimente une espèce de méfiance vis-à-vis des hommes politiques, Monsieur, je gagne comme maire 3100 euros auxquels s'ajoutent 1300 euros comme président de l'agglomération. J'étais journaliste exactement... Juste avant d'être maire, je gagnais exactement trois fois plus. Exactement trois fois plus pour travailler non pas dans vos médias, donc en l'occurrence ailleurs. Si j'avais voulu continuer à gagner de l'argent, il valait mieux pour moi d'être journaliste que maire. Je ne dis pas que tous les journalistes gagnent ça.

48:54
Présentateur

Non, non.

48:54
Intervenant

Ça me confirme.

48:56
Présentateur

À Béziers, vous avez pris un arrêté pour interdire la vente de canettes de bière à l'unité. Alors très clairement, vous visez les SDF qui font la manche devant les supérettes et qui ensuite vont acheter des canettes de bière. Si la tranquillité des gens passe par des interdictions, vous n'en aurez jamais fini avec les interdictions, non ?

49:12
Robert Ménard

Peut-être qu'on n'en aura jamais fini, Monsieur. Moi, je ne peux pas entendre un certain nombre de supermarchés d'épiceries venir me dire « Ah oui, il y a des gens regardés, en plus, il y a souvent des chiens et tout ça, ils gênent. »

49:25
Présentateur

La lutte contre les instabilités, ça passe par des interdictions.

49:29
Robert Ménard

Je finis là-dessus. Qu'ils viennent me gueuler dessus en me disant qu'ils en ont marre de ces gens-là devant chez eux et ils leur vendent de la bière à l'unité à 90 centimes, donc ils ne pourront plus. Donc ils ne pourront plus et j'assume complètement. Si de temps en temps, il faut taper du poids sur la table et dire « ça suffit », moi, j'en ai marre d'un certain nombre de choses. Mais à Béziers, vous savez, on a été la première ville, je ne sais pas, qu'est-ce que je peux vous prendre comme exemple, maintenant on le fait, à prendre un arrêté pour interdire aux mineurs d'être tout seul après 23 heures dans les rues de la ville.

Parce que vous avez des enfants, je ne sais pas, moi j'en ai, je ne sais pas si vous en avez, à 9 ans, ou madame, à 9 ans, vous laissez vos enfants à 2 heures du matin dans la rue tout seul ? Enfin, qui peut imaginer ça ? Et moi, mon boulot, j'étais le premier et j'ai été battu là-dessus, poursuivi et condamné. Là-dessus, je l'ai retiré, maintenant je l'ai refait. Oui, je trouve que c'est du bon sens. Je suis un maire de bon sens. Et si ça passe par des interdictions, il y aura des interdictions.

50:25
Présentateur

Merci beaucoup, Robert Ménard, pour ce grand jury. Bonne semaine à tous, on se retrouve la semaine prochaine.