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interviewSud Radio· 18 septembre 2025 26 min

François Asselineau répond à Nicolas Dupont-Aignan et Florian Philippot

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Au Bercov, dans tous ses états, le fait du jour. Eh bien, le fait du jour, c'est évidemment, on est le 18 septembre, eh bien, bloquons tous, disent un certain nombre de syndicats, d'associations, de citoyens, voilà. Aujourd'hui, effectivement, un certain nombre de manifestations, quelques interpellations déjà, les défilés, etc. Et rappelons-nous, le 10 septembre, il y a huit jours, c'était également, bloquons tous, avec d'autres, effectivement, qui avaient essayé de monter des choses. François Asselineau, bonjour. Bonjour, André Bercov. Vous êtes président, je le rappelle, on le sait, de l'UPR.

Nous allons parler, effectivement, des sujets que vous mettez en avant et que vous mettez en lumière depuis des années, depuis au moins 18 ans et même plus. Mais je voudrais savoir, ce genre de manifestations qu'on voit, effectivement, alors, j'adore, on entend d'un côté, mais il faut manifester le droit, manifester, il est à la République, mais attention aux casseurs, mais attention à ceci, mais attention à l'extrême droite, mais attention à l'extrême gauche, etc. Quel est votre sentiment ?

1:06
François Asselineau

Écoutez, je ferais la différence entre ceux qui participent à ces manifestations et qui sont des Français exaspérés, qui ont envie que les choses bougent, que les choses changent, et puis le résultat concret de ces manifestations. Vous êtes, comme moi, d'une génération, dans les années 70-80, par exemple, en 84, lorsqu'il y avait eu 2 millions de manifestants contre la loi Savary avec Mitterrand sur la fin de l'école libre, il y avait eu 2 millions de manifestants, Mitterrand avait fini par en tirer la conclusion. Il avait supprimé, il avait demandé à Savary de partir du gouvernement, il avait supprimé le projet de loi.

Lorsqu'il y a eu les gilets jaunes, il y a eu des millions de personnes qui se sont mis sur les ronds-points, qu'a fait Macron ? Il a envoyé des LBD, il y a eu des éborgnés, il n'a pas bougé d'un iota. Donc on n'est plus du tout dans le même monde. Et je crois qu'il y a derrière ces manifestations, qui d'ailleurs un peu s'essoufflent, on voit qu'ils bloquent tout, ça c'est filoche, parce que les gens se rendent compte que manifester, manifester, au bout du compte, c'est un peu, voilà, couche toujours, ça m'intéresse, ça n'a aucun impact.

Et il y a un grand problème en France en ce moment, c'est un désespoir massif de la population, qui se rend bien compte que ça ne va plus du tout, que le pays est en train de partir dans tous les sens, et qui ne voit pas la solution à ça. Et moi, ce que je dis depuis 18 ans, vous me permettrez quand même d'en parler, c'est que je dis depuis 18 ans que le problème numéro 1 de la France, ça n'est pas l'immigration, comme le dit M. de Villiers. C'est un vrai sujet, l'immigration. C'est un vrai sujet, vous l'adjetez. Oui, mais c'est aussi, le problème de la France, c'est la destruction de l'agriculture, c'est aussi un vrai sujet.

C'est la destruction de notre industrie, qui est aussi un vrai sujet. C'est la fin de nos territoires et la fin de la France rurale, qui est aussi un vrai sujet. Et là, on fait quoi, là-dessus ? C'est la baisse de notre niveau de vie, qui est aussi un vrai sujet. C'est notre santé, c'est les pesticides, etc., qui nous sont imposés comme l'acétamipride par le marché commun européen. Il y a un point commun à tout ça. Le point commun à tout ça, c'est le haut de la pyramide, c'est que les Français ne décident plus de leur politique.

Et que la France, elle est dirigée de l'extérieur, par la Commission européenne à Bruxelles, par la Banque centrale européenne à Francfort, et par l'OTAN depuis Washington. Et moi, j'ai créé un parti politique, justement, pour expliquer aux Français que le point de départ du renouvellement de la France, du sursaut de la France, c'est qu'il faut que les Français récupèrent leur indépendance et leur souveraineté nationale. Je ne fais d'ailleurs en cela que ce qu'a fait De Gaulle dans 1940, lorsqu'il avait... La France avait perdu sa souveraineté, son indépendance nationale. C'est arrivé à plusieurs reprises dans notre histoire, avec Charles VI en 1420, avec le traité de Troyes, etc., etc.

Or, l'expérience historique, que ce soit le Conseil national de la Résistance de 1943-44, ou que ce soit le référendum du 29 mai 2005 sur la Constitution européenne, l'expérience historique a montré que pour arriver à sortir la France de l'Union européenne, il faut attirer des patriotes de droite et de gauche. Les 55% de Français qui ont voté non à la Constitution européenne, le 29 mai 2005, il y en avait à peu près 30% d'après les sondages postélectoraux qui venaient de la droite, 25% qui venaient de la gauche. Voilà. Et c'est ce qui nous distingue fondamentalement de tout ce qu'on appelle les souverainistes. Moi, je ne sais pas ce que c'est qu'un souverainiste.

Je ne sais pas pourquoi, par exemple, M. Dupont-Aignan serait souverainiste, que Mme Knafot ne le serait pas, elle le revendique de l'être, et pourquoi Bardella ne le serait pas, et pourquoi M. Kuzmanovitch, qui est à gauche, ou pourquoi le PRCF, le Parti pour un renouveau communiste français, qui demande la sortie de l'Union européenne, ne serait pas souverainiste. Donc, il y a une folle ambiguïté sur ces sujets.

Nous, nous considérons que nous, nous ne sommes pas des souverainistes, nous sommes un mouvement de libération nationale, parce que notre lecture de la situation, c'est que tant que les Français ne seront pas sortis de ces structures d'asservissement que sont la Commission européenne, l'Union européenne, la Banque centrale européenne et l'OTAN, nous allons aller continuellement vers le désastre.

5:10
Présentateur

Alors, justement, François, on va parler de ça et on va aller au fond du problème, parce qu'il y a un problème aussi, qui est un problème aussi de stratégie, de tactique. Hier, je recevais Nicolas Dupont-Aignan à cette même émission et Florian Philippot nous a téléphoné. Écoutez un court extrait.

5:25
Nicolas Dupont-Aignan

D'abord, je prends axe que Nicolas Dupont-Aignan est favorable à la primaire souverainiste, il n'avait pas dit la même chose il y a quelques temps. Moi, je ne suis pas candidat à la présidentielle. Il y en a trois, là, déjà, chez les souverainistes. Juan Branco, François Asselineau et Nicolas Dupont-Aignan. Je pense que ce n'est pas bon. Mais c'est terrible ! Quel manque de hauteur de vue ! Quelle petitesse ! Un peu de hauteur de vue ! Mais l'histoire est en marche ! Et vous êtes dans vos boutiques ! Et vous êtes dans vos ressentiments ! Et tu es en fait exactement comme Marine Le Pen ! Tu as été élevé avec elle et tu as le même raisonnement !

5:55
Présentateur

J'en ai assez ! Il s'était assez... C'était assez picaro... Bon, violent, mais enfin, c'était assez vif ! Et il s'est très bien comme ça ! Mais justement, François Asselineau, Est-ce que le problème... Vous avez exposé l'état de la France et vous avez exposé, rapidement, mais clairement, ce qu'était votre politique, en tout cas, ce que vous croyez, etc. Mais le problème, là, face à ça, il y a, je dirais, les terrifiants pépins de la réalité, comme disait Prévert. C'est-à-dire que ces gens-là... Enfin, effectivement, 55% des Français qui ont voté en 2005 pour...

Eh bien, comment il se fait que tous ces gens-là, cet arc de cercle, vous, Dupont-Aignan, Philippot, Cnafot, Zemmour, Marine Le Pen, Jordan Bardella, Philippe Devilliers, avec sa pétition, etc. Ce que je veux dire, c'est que, évidemment, il y a des tas de choses qui vous divisent. Mais enfin, est-ce qu'il n'y a pas des choses qui vous unissent ? Pourquoi on ne cherche pas le plus... Le plus, peut-être pas petit, mais enfin, un dénominateur commun ? Sinon, vous allez avoir la situation que vous avez maintenant, qui continue depuis des dizaines d'années, qui va continuer.

7:07
François Asselineau

Alors, André Bercoff, j'ai l'impression que vous ne l'avez pas écouté. Mais si. Je vous ai dit juste avant que pour sortir de l'Union Européenne, il faut avoir 30% des Français de droite qui veulent sortir de l'Union Européenne et 25% des Français de gauche. Si on fait une alliance uniquement avec des gens de droite et d'extrême droite, on n'y arrivera pas. Mme Le Pen, je n'ai pas rêvé, ni Mme Le Pen, ni M. Bardella ne veulent sortir de l'Union Européenne, ni M. Zemmour, ni Mme Cnafot ne veulent sortir de l'Union Européenne. Quant à M. De Villiers, très récemment, il a dit qu'il voulait sortir de l'Union Européenne, mais il est extrêmement changeant.

Nicolas Dupont-Aignan n'a jamais dit qu'il voulait sortir de l'Union Européenne. Il le dit maintenant. Il change de programme toutes les semaines. Il n'y a guère que Florian Philippot qui le dit. Mais il pèse une plume. D'ailleurs, il ne sera même pas candidat dans ce conglomérat qui ne sont pas des souverainistes, en fait. Vous savez ce que c'est ? C'est la réunion de la droite identitaire. Ils ont le droit. Mais lorsque M. De Villiers dit, par exemple, je l'ai dit tout à l'heure, que l'immigration est le problème du roi de la France, je dis non. Je dis que c'est un des gros problèmes de la France.

Mais il y a aussi, comme je l'ai dit tout à l'heure, le pouvoir d'achat, le risque de guerre nucléaire, etc. Il faut donc sortir de l'Union européenne. Et pour sortir de l'Union européenne, il faut donc avoir des Français de gauche. Je ne vais pas vous... Il est évident qu'il y a à gauche... Nous, nous avons... À l'UPL, si vous voulez... Mais alors, les Français de gauche, pardon. Mais à l'UPL, nous avons 30 à 40% de nos adhérents

8:34
Présentateur

qui viennent de la gauche. D'accord. Mais excusez-moi, vous vous dites que vous pèsez une plume. Mais vous aussi, vous pèsez une plume. Vous, François Assinillon, vous avez eu en 2017 0,92% des voix au premier tour. C'est rien. Donc, vous pesez, vous aussi, des plumes. Vous êtes très bien dans les réseaux sociaux. Vous faites 100 000, vous faites 200 000. Et à chaque fois que vous disent génial, regardez, j'ai fait 200 000, 500 000 à million. Mais François Assinillon, tout seul, vous ne ferez rien. Et vous le savez très bien. Nous avons des échanges électoraux. Non, non, mais... On parle parce que ça m'intéresse et je suis...

Mais bien sûr que la gauche et la droite, mais ça n'existe plus, vous l'avez dit. Mais c'est fini, la gauche et la droite.

9:06
François Asselineau

Vous voulez que je réponde à votre question ? Oui, allez-y. Pourquoi est-ce que j'ai fait 0,93% ? Pourquoi ? Parce que j'ai eu 0,8% du temps de parole et 0% du temps d'antenne. Ah ouais, les gens ne le sont pas. Non, non, non, non, non, non. Il y a des abats, tout le monde sait dans le landerneau qu'il y a une corrélation extrêmement étroite entre le temps de parole dans les médias et le résultat dans les urnes. C'est une fatalité. C'est pour ça qu'on n'est plus vraiment en démocratie. Lorsqu'en 2017, j'ai eu 0,8% du temps de parole et que M. Macron a eu 25% du temps de parole, nous ne sommes plus en démocratie. Voilà.

Et le problème, c'est que parmi les Français, il y a des gens qui sont politiquement très conscients, très intéressés, mais il y a aussi beaucoup de Français qui revoient la politique d'un petit peu loin. Et en 2017, quand nous sommes arrivés à l'élection, il y avait plus de 90% des Français qui ne savaient pas qui j'étais. Comment voulez-vous que les Français votent pour quelqu'un qu'ils n'ont jamais vu à la télé ou à la radio ? Donc le drame de la société française, il est là. C'est que nous sommes verrouillés par les médias mainstream qui appartiennent à des oligarques. Et les oligarques, ils ne veulent surtout pas de quelqu'un comme moi. Vous savez, je vais vous dire quelque chose.

La famille Bolloré, en 2009, ils avaient un patrimoine de 2,1 milliards d'euros. C'était dans le challenge. En 2024, 15 ans après, de 11,1 milliards. Cinq fois plus. Est-ce que vous croyez que M. Bolloré, il a envie de remettre en cause le système économique actuel ? Non. Donc, quelqu'un comme moi, qui veut sortir de l'Union européenne, rétablir le contrôle des mouvements de capitaux, comme c'était du temps de De Gaulle, comme c'est le cas d'ailleurs de la Chine, de l'Inde, tous les partis qui se développent bien, qu'il veut mettre un terme aux délocalisations industrielles. Mais M.

Bolloré, il n'est pas le seul, comme les autres oligarques qui tiennent les médias, il veut tout faire pour me cacher. Donc, par rapport à la colère populaire, il va l'orienter vers la droite identitaire, par exemple, parce que ça ne remet pas en cause ni la libre circulation des mouvements de capitaux, ni les délocalisations industrielles, qui sont la base même, qui fait que dans le monde occidental, on a de plus en plus de mille multimilliardaires.

11:06
Présentateur

Je vous souffrais que l'on vous pose quelques questions, mon cher François Asselineau. Mais attendez, d'abord, la libre circulation des capitaux, etc. Il y a d'autres qui le dénoncent, à gauche, et qui le dénoncent. Non, mais attendez, attendez, attendez. Mais ce n'est pas ça le problème. Le problème, c'est que je crois, enfin, si je peux me permettre, vous posez la question, mais je crois que de ce point de vue, c'est à côté de la plaque. Pourquoi ? Bien sûr que vous le dites, et c'est très bien, et beaucoup de gens à gauche le disent.

Le problème, c'est que si vous n'avez pas une structure politique qui vous permet, à un moment donné, d'aller plus loin, vous serez condamné à cette superbe solitude, munificente et royale solitude. Le problème, c'est que M. Mélenchon, et vous, et d'autres, vous avez des points communs. Mais c'est évident, enfin, sur certains domaines. Et c'est très bien. Moi, pour ça, il faut sortir de là. Mais pour sortir de là, comment faire, et vous le savez mieux que personne, comment faire que, prochaines échéances, nous allons avoir, je ne sais pas s'il y a des solutions, l'échéance législative, peut-être, en tout cas les municipales. Ensuite, la présidentielle de 2027.

Vous allez vous présenter la présidentielle de 2027, et si ça continue comme ça, alors, je suis d'accord, pour l'histoire des médias. Ça, c'est vrai que je trouve absolument injuste que cette corrélation, tout à fait, entre le nombre de voix et les passages. Ça, je vous rejoins tout à fait là-dessus. Mais enfin, si on ne va pas plus loin, eh bien, ce sera la même situation. Vous continuerez à dire des choses. Les gens vont vous suivre parce qu'ils vous aiment bien, certains d'autres ne vous aiment pas. Mais enfin, vous avez votre cohérence, personne ne peut vous l'empêcher.

Mais, François Asselineau, encore une fois, comment on fait pour sortir de l'Europe et faire votre programme si on a les effectifs que vous avez et que d'autres ont ? Qu'est-ce que vous voulez dire ?

12:51
François Asselineau

D'abord, il y a des choses que je voudrais dire. c'est qu'il y a des gens qui disent Asselineau, il a un melon. Non, non. Moi, je ne fais qu'appliquer la charte fondatrice de notre mouvement et sous le contrôle de notre bureau politique. Moi, je ne dis pas que vous avez un melon. Ce n'est pas le problème. Et sur notre contrôle de notre mouvement. Nous avons, je le répète encore une fois, il faut quand même que les gens comprennent, on a une majorité de nos adhérents qui viennent de la droite, moi y compris, mais on a aussi une forte minorité de gens qui viennent de la gauche qui sont des gens qui ont compris qu'il faut ce rassemblement provisoire.

Mais vous n'allez pas me dire que je vais franchir le mur des médias en allant faire alliance avec des gens qui veulent le contraire de ce qu'on veut. Je ne vais pas faire alliance, d'ailleurs, ça ne serait pas accepté ni par mon bureau politique ni par nos adhérents, avec des gens qui refusent de sortir de l'Union Européenne. Enfin, c'est quand même... Enfin, un enfant le comprendrait. Attendez,

13:41
Présentateur

ce n'est pas un enfant le comprendrait. On ne vous demande pas de céder aux sirènes de X ou Y. Primo, sur les médias, je vais vous dire et vous le savez mieux que moi, heureusement, les médias, aujourd'hui, sont beaucoup plus divers qu'ils étaient il y a 20 ans. Vous avez les médias alternatifs, vous avez les plateformes et vous y êtes souvent et c'est très bien et vous êtes écoutés. D'abord, donc les médias, le mur se fissure quand même. Ce n'est plus la muraille de Chine. Absolument. On est d'accord. Deuxièmement, et deuxièmement, quand même, il est là, François Asselineau, on vous écoute. Moi, je vous écoute aussi et je ne suis pas le seul et c'est très bien.

À un moment donné, il y a ce qu'on appelle, eh bien, il y a ce qu'on appelle et c'était le compromis. Et j'ai l'impression, mais je peux me tromper, dites-moi, que vous, vous préférez, je comprends, philosophiquement et éthiquement, vous dites, attendez, moi, je ne peux pas discuter avec des gens qui ne sont pas tout à fait d'accord avec moi. Mais vous, mais c'est la réalité, c'est le réel.

14:36
François Asselineau

Je ne sais pas comment il faut le dire. Par exemple, quand j'évoque le CNR, de gauche, c'est la scène de résistance. Oui, avec les communistes. Mais avec les communistes, mais pas avec les pétéristes. C'est-à-dire que nous, nous tendons la main. Tout le monde peut adhérer à l'UPR à condition d'être d'accord sur nos objectifs. Si vous voulez, les combinaisons d'appareils, on voit ce que ça donne, le débat qu'il y a eu chez vous hier. Moi, je n'y suis pour rien. Je n'étais pas du tout. Parce que ce sont des gens, M. Dupont-Aignan, M. Philippot, qui depuis des mois, des années, expliquent que tout est de ma faute, que je ne voudrais pas.

Mais là, ils sont dans leur coin, qu'ils fassent leur alliance. Mais ce n'est pas l'alliance des souverainistes, c'est une alliance de ce que j'appelle la droite identitaire. Ils ont le droit. Nous, c'est autre chose. Nous, on tend la main à tout le monde, à des gens de tous les horizons, de tous les horizons politiques, ethniques, religieux, etc., qui sont d'accord. Sur un point, comme dans les grands moments de notre histoire, il faut que les Français se rassemblent pour récupérer notre indépendance et notre souveraineté nationale. Et vous savez, il y a quelque chose que je voudrais dire. C'est que ce n'est pas une lubie.

Si vous prenez la Constitution française, le titre 1 de la Constitution, de la souveraineté, ça vient avant le titre 2 qui parle du président de la République. C'est-à-dire que, normalement, dans l'idée même de souverainisme, il y a quelque chose de très désagréable. On considère que ce serait une espèce de lubie, d'exotisme, voire de nostalgie, et que les choses sérieuses seraient ailleurs. Non, non, non. Reprenez que tous les auditeurs reprennent la Constitution française. C'est d'abord et avant tout la souveraineté nationale qui est la clé de voûte de nos institutions. Et d'ailleurs, le président de la République, en vertu de l'article 5, il est le garant de l'indépendance nationale.

C'est ça que nous voulons remettre sur le devant de la scène. Et pour cela, comme en 1943, nous avons besoin des communistes, comme De Gaulle avait besoin des communistes, parce qu'on a besoin de tendre la main à des gens de gauche. Et il y en a qui viennent, bien entendu. Et d'ailleurs, je le vois, si vous voulez, on est le perturbateur.

16:36
Présentateur

Non mais François Asselineau, attendez, vous avez bien entendu. Le problème, vous voyez, parlez de communistes. D'abord, on n'est pas en guerre mondiale, on ne sort pas de l'occupation allemande, et les communistes, à l'époque, ils étaient à 35% des voix. C'est vrai. D'abord. Et aujourd'hui, ils sont à 1,5%. Donc, allez, on va retoucher... Oui, mais je mets LFI, par exemple, de la gauche. Oui, alors, LFI, très bien. Mais alors, pourquoi, je vous demande, pourquoi vous ne prenez pas langue avec Mélenchon ? Est-ce que vous prenez langue avec Mélenchon ? Pourquoi ? Il y a des points communs avec Mélenchon. Moi, je ne parle pas de... Il n'y a pas droite.

Pourquoi vous ne prenez pas langue avec Mélenchon ?

17:07
François Asselineau

Mais parce que, si vous voulez, moi, je ne crois pas dans les combinaisons d'appareils. Mélenchon, il avait traité, il avait dit que ceux qui voulaient sortir de l'euro étaient des sens maréchalistes. En 2005, ça, je ne l'ai pas oublié. Bon, c'est comme à droite ou à l'extrême droite, on m'a traité, c'est M. Henri de Lesquins qui m'avait traité d'ordure cosmopolite. Bon, moi, je n'ai pas oublié tout ça. Moi, je ne crois pas dans les accords d'appareil. D'ailleurs, les Français, vous savez ce dont les Français, ils ont besoin.

Les Français, ils ont besoin d'avoir un responsable politique qui leur parle franchement et qui dise toujours la même chose et qui ne soit pas changeant et qui soit quelqu'un de constant. J'ai la prétention d'être constant depuis 18 ans, d'être honnête et de dire la réalité. Et ça, c'est quelque chose de très important. Les Français, ils ne supportent plus les coûts politiques, les coûts médiatiques.

17:53
Présentateur

François Asselineau, ils ne supportent plus mais ils continuent à voter. Pour qui ? Pour le Rassemblement National, pour LFI et pour le Bloc Central. Ils ne votent pas pour François Asselineau. Mais vous avez pour... Vous allez me dire les médias. Vous allez revenir aux médias.

18:05
François Asselineau

Mais attendez, combien d'heures est passée M. Bardella sur TF1 et combien d'heures est passée François Asselineau sur TF1 ? Moi, c'est très simple. J'ai eu zéro heure, zéro minute et zéro seconde sur TF1, sur France Inter, sur France Info. Il y a énormément de Français qui ne me connaissent pas.

18:21
Présentateur

C'est le drame de la France. C'est pour ça qu'on vous invite, qu'on vous connaisse, c'est clair. Vous avez un discours cohérent et c'est très bien. On va continuer avec vous après une petite pause et on va recevoir, je crois, des auditeurs. Il y en a beaucoup qui appellent.

18:32
Auditeur

On a deux auditeurs en ligne. A tout de suite.

18:33
Présentateur

Allez, à tout de suite. Sud Radio. Sud Radio. Parlons vrai. Parlons vrai. Sud Radio. Et nous sommes toujours avec François Asselineau, le président de l'UPR et nous avons des auditeurs.

18:48
Auditeur

Jonathan, absolument, Jonathan, pour commencer, qui nous appelle de l'Anteuil dans le Calvados.

18:51
Invité

Oui, bonjour Jonathan. Bonjour André. Bonjour M. Asselineau. Bonjour Monsieur. Allez-y Jonathan. Je me permets de poser une question de M. Asselineau. Je suis adhérent à Les Patriotes. Je vous ai d'ailleurs rencontré M. Bercoff aux assises de la souveraineté d'Ara. C'était très intéressant. Et je voudrais l'interpeller sur l'idée de M. Philippeau d'organiser une primaire souverainiste qui balayerait de la droite à la gauche. Dans cette idée, en fait, M. Asselineau pourrait participer puisque la seule condition que propose M. Philippeau, c'est à minima un référendum sur le fraxiste dans le programme des candidats. Et je voudrais savoir pourquoi M.

Asselineau ne veut pas y participer sachant que, étant potentiellement candidat à la présidentielle, je ne vois pas en quoi il aurait peur d'une primaire souverainiste qui irait de la droite à la gauche.

19:40
Présentateur

– François Asselineau.

19:42
François Asselineau

– Mais parce que d'abord, si vous voulez, ça n'existe pas, les primaires. Les primaires, ça vient des États-Unis, c'est dans un parti politique. Bon, ça a été les... Comment dire ? Quand j'ai été implanté en France, regardez ce qui s'est passé avec les Républicains. Le résultat de la primaire, ça a été bravo, ça a été Mme Valérie Pécresse qui a fait un désastre. Bon, et les primaires à gauche, ça ne marche pas. Pourquoi ça ? Parce que chaque parti politique, il a son existence propre et son idéologie. Nous, nous avons depuis 18 ans rassemblé des Français de droite et de gauche qui veulent d'abord et avant tout sortir de l'Union européenne, de l'euro et de l'OTAN.

Nous allons poursuivre dans cette direction et on voudrait nous mettre en... Je ne sais pas... D'ailleurs, quel est le périmètre des souverainistes ? Je ne sais pas ce que c'est. Est-ce que, par exemple... Non, mais il a dit de la droite à la gauche. Oui, mais ce sont des propos. D'ailleurs, M. Philippot n'est pas candidat lui-même. Mais qui est-ce qui participe à cette primaire ? Est-ce que M. Zemmour va y participer ? Et si, par exemple, M. Zemmour avait plus de voix que moi, mais tous nos adhérents et nos sympathisants refuseraient absolument de soutenir la candidature de Zemmour qui est contre la santé de l'Union européenne ? Vous comprenez ? On ne peut pas avoir ce genre de choses.

D'ailleurs, je rappelle aussi au passage à notre auditeur, qui est certainement de très bonne volonté. Je rappelle quand même que pour être candidat à l'élection présidentielle, il faut avoir des parrainages. Certes. Et que... 500, hein ? Toujours les 500 parrainages de maire. Je vois que M. Dupont-Aignan, très aimablement, dit que je ne les aurais pas. Je lui ferais remarquer. Je les ai déjà eus en 2017 où j'ai eu 587 parrainages.

Et en 2022, si je ne les ai pas eus, c'est parce qu'il y a eu toute une campagne de diffamation à mon égard avec des lettres de corbeaux qui ont été envoyées avec des dizaines de milliers d'euros de gens qui ont mis, des structures qui ont mis pour essayer de dissuader les maires de me parrainer. Moyen-en-en-en-queur, j'ai quand même eu 293 parrainages. Bon. On parle de... Je vais faire la publicité de M. Kouzmanovitch. M. Kouzmanovitch, en 2022, il a eu 60 parrainages. M. Philippot en a eu un. Et M. Kouzmanovitch, il est de gauche, il veut sortir de l'Union européenne. Est-ce que oui ou non dans cette primaire, il y aurait M. Kouzmanovitch ? Vous comprenez ?

Non, mais j'ai bien compris, vous êtes contre. Ce sont des idées générales qui ne correspondent pas à la réalité. Et lorsque des maires parrainent un candidat, ils parrainent un candidat. Ils ne parrainent pas Pierre-Paul Jacques, ils parrainent un candidat parce qu'ils l'ont connu, parce qu'ils ont été démarchés, parce qu'ils le voient sur Internet et parce qu'ils ont décidé de le faire.

22:07
Présentateur

Votre propos est clair. On va peut-être prendre quelqu'un d'autre.

22:10
Auditeur

Merci Jonathan. Et on accueille Xavier qui nous appelle de Floirac.

22:13
Présentateur

Oui, bonjour Xavier.

22:16
Florian Philippot

Bonjour André. Bonjour François Asselineau. Moi, j'étais militant à l'UPR pendant presque 10 ans. J'ai adhéré en 2012. Je fais partie des 1 000 premiers adhérents. Vous voyez, mon numéro de carte, c'est 996 UG. Je pense que M. Asselineau m'a reconnu. Donc M. Asselineau, malheureusement, François, il est confronté à des réalités qu'il décrit assez bien. La réalité médiatique avec les enjeux de pouvoir et la réalité politique. C'est-à-dire qu'effectivement, il y a les chapelles en politique. Et les chapelles rendent parfois impossible de mettre en œuvre le bien commun. Et d'ailleurs, c'est ce que disait Simone Veil, la philosophe, avec un W.

Note sur la suppression générale des partis politiques. M. Asselineau, j'entends votre bienveillance, votre volonté. Mais par exemple, moi, je vous mets en cause dans votre franchise puisque je vous ai envoyé un mail il y a à peu près 15 jours pour vous dire, écoutez, je suis candidat aux élections municipales dans ma ville. Est-ce que vous ne voudriez pas m'envoyer des militants d'UPR pour qu'on fasse ensemble une liste citoyenne ? Vous ne m'avez même pas répondu.

Alors, quand vous dites on veut réunir, je suis de bonne foi, je veux réunir les citoyens, je veux réunir les gens qui veulent défendre la France, mais que vous ne respectez même pas de répondre à un de vos anciens, à un des plus fidèles adhérents, je trouve qu'il y a quand même quelque chose à dire.

23:35
Présentateur

François Asselineau.

23:35
François Asselineau

Je crois avoir reconnu la personne dont il s'agit. C'est quelqu'un qui nous a quittés pour aller chez LFI, pour aller chez Mélenchon, et puis qui après ça est quitté pour créer son propre mouvement politique, etc. Bon, ça fait partie, si vous voulez, de ces personnes. Il y en a dans tous les mouvements politiques qui n'ont pas de ligne directrice. Nous, sur les municipales, on va avoir des adhérents qui vont sans doute se présenter sur certaines municipales, mais ce n'est pas notre genre de beauté. Parce que pour les municipales, les gens, ils votent pour le candidat sortant, ils votent pour la municipalité. Imaginez, par exemple, qu'il y ait eu des élections municipales en 1942 en France.

Est-ce que vous imaginez des candidats gaullistes dans des élections municipales ? Ça n'aurait pas eu de sens. Voilà. On n'est pas sous l'occupation encore. Oui, on n'est pas sous l'occupation, quoique en termes de maîtrise des médias, je rappelle quand même que De Gaulle, il était black-lissé sur tous les médias, que ce soit Gringoire, Je suis partout, Radio Paris, etc. Il était même condamné à mort. Il était condamné à mort. Il ne pouvait s'exprimer que sur la BBC. Comme nous, en ce moment, nous pouvons, vous l'avez rappelé d'ailleurs, ajustatif, nous nous exprimons, et je m'exprime, et j'ai effectivement beaucoup d'auditeurs, sur les médias d'Internet.

Et puis, il y a cette exception que vous êtes, je le reconnais. Si vous pouviez m'inviter un petit peu plus souvent, ça, c'est encore mieux. Mais il y a vous, voilà. Mais comment se fait-il qu'on ne soit pas sur le reste des médias ? Alors, nous aurons certainement des candidats dans quelques municipalités, bien sûr, mais fondamentalement, nous, ce qui nous intéresse, en effet, c'est l'élection présidentielle. Pourquoi ça ? Parce qu'en 2016, 2017, j'ai été candidat, j'ai eu 0,8% du temps de parole, mais malgré ça, le nombre de nos adhérents à l'UPR a été multiplié par 2,5 en un an parce que j'avais été candidat. C'est qui prouve à quel point il y a ce verrou médiatique.

Et là, si je suis candidat en 2027 et j'ai de bons espoirs de l'être, je ne sais pas si je serai élu président de la République, mais je suis convaincu d'une chose, c'est que le temps a passé. Il y a un phénomène de décantation qui est en train de se produire et beaucoup, de plus en plus de gens commencent à comprendre, il y a encore beaucoup de gens qui ne l'ont pas compris, me commencent à comprendre à quel point je pose sur la table le véritable sujet. Et je suis confiant sur le fait que nous aurons une percée en 2027 si je suis candidat à la présidente.

25:41
Présentateur

Eh bien écoutez, François Asselineau, qui votera verra, en tout cas, on vous donnera rendez-vous et avant 2027, ça c'est clair. Et puis voilà, vous avez exposé vos idées, vous êtes là, après, écoutez, le temps, les Français départageront les candidats et les doctrines. Merci.