Ceuta : «Nous devons mettre tous les dispositifs nécessaires pour que ça ne se produise pas en France», déclare Philippe Tabarot
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:43OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que ces méthodes vous inspirent ?
- 2:12OuverteRéponse partielle
Vous avez déjà constaté que ça penchait à gauche sur l'antenne de France Inter ?
- 2:45OuverteRéponse directe
Comment décririez-vous ce qui se passe à Ceuta ?
- 4:54OuverteÉludée
Édouard Philippe veut que la France continue à accueillir une immigration de travail. Qu'en pensez-vous ?
- 6:01OuverteRéponse directe
12 millions d'élèves ont fait leur rentrée. Vous avez promis aucun circuit annulé. Combien de conducteurs manquent ?
- 8:36OuverteRéponse directe
Vous parlez des brise-vitres, est-ce que ça devrait être obligatoire dans les voitures ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:15Invité politiqueFait
« C'est un journaliste de qualité qui a montré là où il est passé, qu'il avait toutes les compétences pour pouvoir une fois par semaine, en l'occurrence j'ai cru savoir le dimanche matin, pouvoir parler d'un certain nombre de sujets où il a une vraie expertise, une vraie compétence. »
- 1:32Invité politiqueFait
« Il faut expliquer aux salariés de Radio France que leur radio ne leur appartient pas, qu'ils ont une obligation de pluralisme, et qu'ils ne doivent pas simplement accorder du bout des lèvres un strapentin aux journalistes classés à droite, mais qu'il faut une vraie égalité. »
- 3:03Invité politiqueFait
« j'imagine ce que vivent, et je le vois à travers différents reportages des habitants de Ceuta, qui n'avaient pas demandé ça, qui travaillent pour différentes raisons sur ce territoire et sur cette enclave espagnole au sein du Maroc. »
- 3:51Invité politiqueFait
« C'est une porte d'entrée sur l'Europe. »
- 3:54Invité politiqueFait
« je pense notamment à Frontex, qui est très impliqué là-bas, sont indispensables. »
- 4:12Invité politiqueFait
« on a échangé pour pouvoir mettre en place des dispositifs entre la France et l'Espagne et sur nos différentes frontières, et notamment au niveau des transports, qu'ils soient routiers ou ferroviaires, pour éviter le cas échéant. »
- 4:30Invité politiqueFait
« Nous devons mettre tous les dispositifs nécessaires pour que cela n'arrive pas, parce que c'est quelque part choquant. »
- 4:45Invité politiqueFait
« et à l'époque, Michel Rocard, toute la misère du monde, et que l'Europe n'a pas cette vocation, et la France tout particulièrement, en ce qui nous concerne. »
- 5:05Invité politiqueFait
« Je ne suis pas dans le commentaire, je suis dans l'action en tant que membre du gouvernement. »
- 5:16Invité politiqueFait
« Je dis simplement que certains candidats ont des propositions qui sont réalistes par rapport à une situation. »
- 5:25Invité politiqueFait
« Ceux qui prônent l'immigration totalement zéro, quelque part, sont très peu nombreux. »
- 5:38Invité politiqueChiffre
« j'entendais sur votre antenne mon collègue des Alpes-Maritimes, David Lissnard, qui parlait même d'une centaine de milliers d'immigrés dont on a besoin dans les métiers en tension. »
- 5:57Invité politiqueFait
« Et ceux qui ne travaillent plus et qui sont immigrés n'ont plus rien à faire sur notre sol. »
- 6:26Invité politiqueChiffre
« Il en manquait 8000 en 2022. Il en manque environ 2000 à 2500 aujourd'hui. »
- 7:49Invité politiqueChiffre
« Il y a parmi les 36 000 conducteurs et chauffeurs dont nous avons parlé, une immense majorité de gens qui font bien leur travail. »
- 7:59Invité politiqueFait
« des milliers de contrôles tous les jours qui sont réalisés pour savoir si nos enfants vont dans les meilleures conditions possibles. »
- 8:12Invité politiqueFait
« la mise en place dès la rentrée prochaine des stupotests pour que des conducteurs ne soient pas sous l'emprise de stupéfiants ou de produits comme le protoxyde d'azote. »
- 9:07Invité politiqueChiffre
« 3500 morts environ par an d'accidents de voiture, c'est trop. »
- 10:10PrésentateurChiffre
« 1780 agressions contre des chauffeurs de bus en 2025, près de 5 par jour, 5 agressions de chauffeurs de bus par jour. Un record en hausse de 300 par rapport à 2024. »
- 11:23Invité politiqueChiffre
« on est environ à 160 000 palpations à l'entrée des gares qui peuvent permettre de pouvoir détecter un certain nombre d'armes qui n'ont rien à faire dans les gares. »
- 11:47Invité politiqueChiffre
« les interpellations et sur la saisie par les fouilles de près de 20% en plus. »
- 12:27PrésentateurChiffre
« Un mercredi de canicule, 1 000 trains ont été supprimés sur 15 000. Les suppressions de trains ont bondi de 38% en un an. »
- 13:02Invité politiqueChiffre
« Il a une moyenne d'âge de 30 années. »
- 14:00Invité politiqueChiffre
« environ 30 millions de voyages en train ont pu se faire pendant l'été. »
- 14:25Invité politiqueChiffre
« pour les mois de juillet et août 10 millions pour chaque mois de personnes qui sont dans nos aéroports. »
- 19:53Invité politiqueFait
« On doit prendre une décision au niveau européen dans le courant du mois d'octobre. »
Temps de parole
- Philippe Tabarot82 %
- Présentateur17 %
≈ 4,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Une
grande interview C News Europe 1 avec ce matin Philippe Tabarro. Bonjour Philippe Tabarro, ministre des Transports. Merci beaucoup d'être avec nous sur C News et sur Europe 1. Beaucoup d'actualités à commenter et on voudrait vous entendre également sur tous vos sujets en tant que ministre des Transports. Je voulais vous entendre déjà, avant d'aller sur vos sujets, sur ce qui se passe à Radio France et à France Inter. Philippe Tabarro, des salariés de France Inter menacent de faire grève parce qu'ils veulent chasser, il n
'y a
pas d'autre mot, un journaliste qu'ils trouvent trop à droite à leur goût. Il s'agit de Charles Sapin qui est directeur adjoint du magazine Valeurs Actuelles. Qu'est-ce que ces méthodes vous inspirent ?
Écoutez, c'est un peu caricatural des débats qu
'il
y
a
eu sur le service public ces derniers temps à travers un rapport et puis chacun a eu l'occasion de s'exprimer sur ce sujet. Je pense que pour des gens, et c'est très bien qu'ils prennent la liberté d'expression en permanence, quelque part l'empêcher, c'est aller au contraire des grands principes qu'ils érigent en règle. Donc voilà, je trouve que ce n
'est
pas acceptable. En plus, c'est un journaliste de qualité qui a montré là où il est passé, qu'il avait toutes les compétences pour pouvoir une fois par semaine, en l'occurrence j'ai cru savoir le dimanche matin, pouvoir parler d'un certain nombre de sujets où il a une vraie expertise, une vraie compétence, et que les sujets ne soient pas monolithiques sur le service public quelque part, qui est le service de tous les Français, je le rappelle, puisque tout le monde finance le service public. Il est normal que tout le monde puisse se retrouver également dans ce qui est dit et raconté au niveau des différentes chaînes de notre service public. Il faut expliquer aux salariés de Radio France
que leur radio ne leur appartient pas, qu'ils ont une obligation de pluralisme, et qu'ils ne doivent pas simplement accorder du bout des lèvres un strapentin aux journalistes classés à
droite, mais qu'il faut une vraie égalité. Ils se font du tort en ayant des positions comme ça, je pense. Le service public a évolué sur certains aspects de manière plutôt positive, mais en reprenant de vieilles positions comme celles qui ont été prises à l'encontre de ce journaliste, je trouve que c'est totalement décalé.
Vous
avez déjà constaté que ça penchait à gauche sur l'antenne de France Inter, sur certains de vos sujets ?
Moi, je n
'ai
pas eu l'occasion de le vivre, j'ai eu la possibilité de m'exprimer là-dessus, et vous savez, les transports ne
sont
en général ni des sujets de droite, ni des sujets de gauche, et dans l'esprit de pouvoir s'exprimer, même si quelquefois j'ai bien compris qu'il y a des sujets qui étaient traités de manière un petit peu caricaturale, mais en tout cas, moi je ne me plains pas de ma liberté d'expression là, mais il faut qu'elle soit la même pour tout le monde.
Philippe Tabarro, ministre des Transports, je voulais vous entendre également sur ce qui s'est passé à Ceuta cet été. Une véritable invasion par de jeunes migrants marocains, quasiment que des jeunes hommes. Aujourd'hui, les Espagnols qui vivent à Ceuta n'osent quasiment plus sortir de chez eux. Comment est-ce que vous décririez
ce qui est en train de se passer ? Ce sont des images choquantes, je connais, j'ai été il
y a
un certain nombre d'années à Ceuta, j'imagine ce que vivent, et je le vois à travers différents reportages des habitants de Ceuta, qui n'avaient pas demandé ça, qui travaillent pour différentes raisons sur ce territoire et sur cette enclave espagnole au sein du Maroc. Donc, aujourd'hui, clairement, et on le voit par rapport aux polémiques qu'il y
a
en Espagne, il y a la recherche de savoir ce qui s'est vraiment passé et où sont les responsabilités. Est-ce qu'il y
a
une responsabilité marocaine ou pas ? Il semble que le gouvernement espagnol dit que ce n
'est
pas le cas. Il semble que l'opposition espagnole ne soit pas exactement du même avis. Le plus important, c'est aussi les conséquences que c'est susceptible d'avoir sur tout le continent européen, puisque je rappelle que c'est une porte d'entrée sur l'Europe. C'est là où, je dirais, les dispositifs de protection européenne, et je pense notamment à Frontex, qui est très impliqué là-bas, sont indispensables.
Et puis, quand cela s'est passé, très rapidement, avec mon collègue Laurent Nunez, on a échangé pour pouvoir mettre en place des dispositifs entre la France et l'Espagne et sur nos différentes frontières, et notamment au niveau des transports, qu'ils soient routiers ou ferroviaires, pour éviter le cas échéant. Et si la situation se détériorait à Ceuta, qu'on puisse avoir une arrivée massive d'un flux migratoire dont nous ne souhaitons pas, bien sûr, en France. Ça préfigure ce que certains redoutent de voir se produire en Europe et en France ? Non, je ne le souhaite pas.
En tout cas, nous devons mettre tous les dispositifs nécessaires pour que cela n'arrive pas, parce que c'est quelque part choquant, parce que nous ne pouvons pas recevoir, comme l'on dit au temps de politique, et à l'époque, Michel Rocard, toute la misère du monde, et que l'Europe n'a pas cette vocation, et la France tout particulièrement, en
ce
qui nous concerne.
Philippe Tabarro, puisqu'on parle d'immigration, Édouard Philippe veut que la France continue à accueillir une immigration de travail. Or, il y a déjà 500 000 étrangers qui sont sans emploi en France. Qu'est-ce que vous
en
pensez ?
Je
ne
vais
pas commenter pendant ces huit mois les propositions des uns et des autres sur la campagne électorale, parce que je ne suis pas dans le commentaire, je suis dans l'action en tant que membre du gouvernement. Je dis simplement que certains candidats ont des propositions qui sont réalistes par rapport à une situation. Ceux qui prônent l'immigration totalement zéro, quelque part, sont très peu nombreux. J'entendais sur votre antenne mon collègue des Alpes-Maritimes, David Lissnard, qui parlait même d'une centaine de milliers d'immigrés dont on a besoin dans les métiers en tension. Mais comme vous l'avez justement dit,
il
ne
faut
pas que ce soit, un, une immigration illégale, que ce soit spécifiquement sur les métiers en tension et qu'on arrive à prouver l'effectivité de ce travail. Et ceux qui ne travaillent plus et qui sont immigrés n'ont plus rien à faire sur notre sol.
Philippe
Tabarro, ministre des Transports, avec nous ce matin, ce mardi 1er septembre. 12 millions d'élèves ont fait leur rentrée. Pour 4 millions d'entre eux, la journée commence par un trajet en car. C'est là que vous intervenez. Chaque année, ce sont les mêmes témoignages qui affluent. Arrêt de car supprimé, famille parfois livrée à elle-même. Vous avez promis dans votre discours de rentrée, aucun circuit annulé. Il manquerait 2500 conducteurs ce
matin.
Il en manquait 8000 en 2022. Il en manque environ 2000 à 2500 aujourd'hui. Pour autant, avec la mobilisation des entreprises de transport, des fédérations également, à la fois de parents d'élèves et de transporteurs, et je salue la FNTV qui fait un travail remarquable sur ces sujets, les circuits, à l'heure où on parle, majoritairement, je ne
dis
pas qu'il ne peut pas avoir un problème à tel ou tel endroit, sont assurés, à la fois par rapport à un travail qu'on a fait avec le ministère du Travail pour pouvoir permettre un recrutement plus rapide d'un certain nombre de chauffeurs, des équivalences, des cumuls,
l
'emploi, retraite également. Bref, les circuits sont aujourd'hui assurés. Et puis,
ce
que je souhaite surtout, c'est que ce soit dans les meilleures conditions possibles. J'ai lancé, il y a quelques mois maintenant, un plan du nom de Johanna, la jeune fille qui est décédée malheureusement dans un accident de quart scolaire à Châteaudin au début de l'année 25, un plan qui a été mis en place progressivement, mais sûrement, notamment un plan qui avait été proposé par ses propres parents. Et la priorité des priorités, c'est la sécurité dans le transport scolaire. C'est une responsabilité immense que de transporter des enfants. Il y a parmi les 36 000 conducteurs et chauffeurs dont nous avons parlé, une immense majorité de gens qui font bien leur travail.
Par contre, il y a des contrôles à opérer, c'est ce que permet la loi, des contrôles qui soient inopinés dans les entreprises, des milliers de contrôles tous les jours qui sont réalisés pour savoir si nos enfants vont dans les meilleures conditions possibles. Il faut utiliser les progrès technologiques aussi, je pense à la mise en place dès la rentrée prochaine des stupotests pour que des conducteurs ne soient pas sous l'emprise de stupéfiants ou de produits comme le protoxyde d'azote, le port de la ceinture qui est obligatoire, et également des avancées technologiques qui font, je pense, aux brise-vitres en cas d'accident.
Bref, on est sur ces sujets, c'est indispensable pour la sécurité et on le doit notamment aux parents des enfants qui sont décédés par le passé dans ces accidents de carte scolaire.
Vous parlez des brise-vitres, est-ce que ça devrait être obligatoire dans les voitures
?
Et est-ce que c'est une piste que vous travaillez
? Oui, tout ce qui peut tendre à la sécurité au niveau de nos véhicules, qu'ils soient véhicules collectifs, véhicules légers, c'est indispensable. On en parlera peut-être dans un instant. Moi, le combat que je mène sur ces sujets automobiles, avec le ministre de l'Intérieur, puisque nous avons un partage sous ces sujets, c'est de se dire que 3500 morts environ par an d'accidents de voiture, c'est trop. Et les chiffres ne sont pas bons, sont en augmentation. Donc, je veux prendre toutes les mesures nécessaires avec mes collègues de l'Intérieur pour qu'on puisse mettre en sécurité.
Je reçois quotidiennement sur mon téléphone des notifications d'accidents, de personnes de tous âges, et ça me tord les boyaux de voir ces accidents. Et si à la fois les progrès technologiques, à travers notamment les véhicules autonomes, peuvent apporter quelque chose, et tout ce qu'on peut mettre en place pour la sécurité, pour le comportement des conducteurs, est indispensable.
Un petit mot aussi pour les personnes qui travaillent pour sécuriser nos routes, et qui sont souvent les premières victimes, je pense aux patrouilleurs sur les autoroutes, et je pense aux agents de la direction des routes, qui viennent sécuriser un accident, et qui sont ensuite impliqués dans des accidents par rapport à des automobilistes qui ne ralentissent pas, c'est un fléau.
Message aux automobilistes, on lève le pied quand on voit un accident au loin, et quand on voit effectivement les salariés des autoroutes et des routes. La sécurité dans les transports, 1780 agressions contre des chauffeurs de bus en 2025, près de 5 par jour, 5 agressions de chauffeurs de bus par jour. Un record en hausse de 300 par rapport à 2024. Un an après votre loi sûreté, votre loi dans les transports, la violence continue de progresser, mais les chauffeurs de bus ont le droit de
porter des caméras. Oui, c'est une avancée considérable sur la base du volontariat, et ils sont volontaires, les chauffeurs, les conducteurs ont maintenant la possibilité de porter
cette
caméra qui permet très rapidement de faire baisser les tensions, de pouvoir rétablir un climat beaucoup plus apaisé, et puis ils se sentent protégés, et ils peuvent également indirectement protéger les passagers. C'est une des mesures, des nombreuses mesures de la loi que j'ai portée. Vous savez, la loi que j'ai portée dès le Sénat et que j'ai mise en place quand j'ai été ministre, elle ne
va
pas tout résoudre du jour au lendemain. Il a fallu d'abord avoir tous les décrets d'application, et c'est un combat, je dirais, permanent, mais on a beaucoup avancé. Il y a les caméras piétons, on va avoir les tasers également pour les agentes de la SUG et du GPSR. On a la possibilité de multiplier les palpations. Depuis le décret d'application, on est environ à 160 000 palpations à l'entrée des gares qui peuvent permettre de pouvoir détecter un certain nombre d'armes qui n'ont rien à faire dans les gares, de pouvoir également immédiatement appeler les services de police.
Donc tout ça se met en place le plus rapidement possible et sont en augmentation sur les interpellations et sur la saisie par les fouilles de près de 20% en plus. Donc voilà, c'est un combat permanent qu'on mène. Je n'ai aucun triomphalisme sur ces sujets, mais en tout cas, je peux vous dire qu'à travers les moyens supplémentaires qu'on a donnés aux agents qui travaillent dans ces services et également aux personnes qui sont censées apporter la sécurité, on les protège, on protège leurs collègues de travail et on fait tout pour essayer de protéger les usagers des transports en commun.
Philippe Tabarro, ministre des Transports, avec nous ce matin sur CNews et sur Europe 1. La canicule, il a fait très chaud cet été, je ne vous apprends rien. Un mercredi de canicule, 1 000 trains ont été supprimés sur 15 000. Les suppressions de trains ont bondi de 38% en un an. Le réseau SNCF, il est obsolète
ou pas ? Non, il n
'est
pas obsolète, il est vieillissant. Par contre, si ça se matérialisait par une personne, je la remercierais. Il a tenu bon. Il a tenu bon. On va fêter l'année prochaine les 200 ans de l'existence des chemins de fer dans notre pays à travers la ligne Saint-Etienne-Andrézieux qui a été la première il y a 200 ans. Ce réseau, certes, n'a pas de 200 ans et a été entretenu, mais probablement pas suffisamment. Il a une moyenne d'âge de 30 années. C'est quoi le plan fouet du réseau ? Ce sont les rails ou c'est le système électrique
?
Un peu des deux. À la fois la signalisation, on investit sur sa modernisation et la régénération, que ce soit des ballasts, que ce soit également des caténaires. Mais globalement, le réseau a tenu et à chaque fois qu'il a été mis en difficulté cet été, c'était par rapport à des incendies à proximité qui sont arrivés ensuite et ont fait qu'on a dû changer un peu le plan de transport. Il y
a
la question du matériel et c'est une grande année qui s'annonce pour nous avec l'arrivée du TGVM qui, en dehors du fait qu'il soit beaucoup plus confortable, va faire qu'à travers ces batteries, on n'aura plus des trains qui vont tomber en race campagne en cas de problème d'alimentation électrique, mais qui iront par ces batteries jusqu'à la prochaine gare pour éviter les scènes qu'on a pu voir. Mais je rappelle quand même, je ne me satisfais pas de tous ces incidents qu'on a pu connaître, mais qu
'environ
30 millions de voyages en train ont pu se faire pendant l'été, que c'est environ 15 000 trains qui circulent quotidiennement dans notre pays. D'autres exemples aussi pour vous montrer la masse,
c
'est un milliard et demi de trajets en métro par an qui sont assurés dans notre pays. Ce sont pour les mois de juillet et août 10 millions pour chaque mois de personnes qui sont dans nos aéroports.
C
'est une remise en question permanente. C'est pratiquement un exploit quotidien de pouvoir permettre à autant de personnes de se transporter. C'est 5 à 8 millions, on en parlait, d'automobilistes, les grandes journées de chassés croisés sur nos autoroutes. Donc oui, ce n'est pas simple. Oui, des personnes, et elles doivent m'entendre et se dire, moi je suis resté en rade tendeur dans mon train, le ministre, qu'est-ce qu'il a fait pour moi, ou le président de la SNCF, ou le président de la RATP, mais c'est très réduit par rapport à cette situation. Et pour se battre et pour éviter que ces situations soient le plus nombreuses possible, il faut investir dans le réseau.
C'est la mère des batailles, je porte une loi cadre là-dessus, et il faut livrer de nouveaux équipements. On aura l'occasion de livrer dans le courant de la saison, la ligne 18 qui est attendue depuis des années dans le Grand Paris, le Charles-de-Gaulle Express qui va permettre de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle de rapprocher la gare de l'Est à 20 minutes, d'autres réalisations comme l'autoroute A69 également qui a été symbolique. Et qui va ouvrir le 15 octobre
prochain.
Enfin, et qui montre que dans notre pays, malgré certains défaitistes, on arrive encore à faire de grandes infrastructures de transport. On peut en être fier sur le pays, mais également à l'étranger, où nos entreprises de transport continuent à gagner des marchés. Je serai dimanche en Égypte pour le métro du Caire. Tout récemment, hier soir, Alstom a gagné un contrat considérable pour le métro au Canada. C'est le cas également en Australie, en Afrique du Sud. Les entreprises françaises de transport font aussi notre fierté hors de France et nous aident dans le cadre de notre balance commerciale.
Vous êtes le ministre des Transports, Philippe Tabarro. Est-ce qu'il faut faire la chasse aux voitures dans les villes, quitte à tuer les centres-villes ? Qu
'est
-ce que vous en pensez ? C'est un gros sujet
?
Non, moi je pense que tout le monde doit pouvoir trouver sa place dans nos villes, que ce soit les piétons, que ce soit les automobilistes, que ce soit les cyclistes, tous les modes de déplacement d'où. On travaille sur un partage de la route. J'ai reçu un rapport là-dessus particulièrement intéressant. J'essaie au fur et à mesure de mettre en place les préconisations de ce rapport. Ce n'est pas simple parce que... Aujourd'hui, c'est le grand foutoir
dans les villes et quiconque se déplace dans les grandes villes peut s'apercevoir qu'aucun cycliste, je dis bien aucun cycliste, ne respecte le code de la route. Il y a donc une rupture d'égalité entre ceux qui se déplacent en voiture et les cyclistes qui ne s'arrêtent jamais au feu rouge. Est-ce que c'est un problème ?
C
'est un sujet. C'est un sujet comme les automobilistes peuvent devenir un sujet de temps en temps également. Il y a des accidents de vélo, alors quelquefois qui sont probablement de la responsabilité des personnes qui ne respectent pas le code de la route, mais également sciemment et encore tout récemment des cyclistes qui ont été renversés par des automobilistes. Sincèrement, il faut que tout le monde puisse revoir son rapport avec la route différemment. Et ce que je vous dis en partage de route ne sont pas des mots, ça a du sens. Ça doit passer par des aménagements routiers, mais je le dis également aux différents maires. On en a beaucoup parlé avec la prédécesseur de M.
Grégoire à la mairie de Paris. Il ne faut pas que les plans de transport soient totalement impossibles à mettre en œuvre et totalement contradictoires aussi par rapport à ce qu'on souhaite, que ce soit réservé, je dirais, au niveau des flux, pour qu'il y
ait
moins de flux dans certains quartiers, pour développer une activité commerciale ou autre, je l'entends. Par contre, on ne peut pas mettre en danger les cyclistes par des aménagements routiers ou des pistes qui soient totalement insensées et qui les mettent eux-mêmes en danger. Philippe Tabarro, 2027, la présidentielle, qui sera votre candidat ? Écoutez, on a eu des consignes très claires du Premier ministre de ne pas s'engager dans l'immédiat dans cette campagne. On s'engage sur notre budget, on a besoin de donner un budget à la France. Pour le reste, il sera grand temps, le moment venu, il reste encore huit mois. J'ai l'impression que les candidats sont dans un tour de chauffe aujourd'hui.
On ne sait même pas qui seront les candidats définitifs. Est-ce que vous pourriez l'être ? Non, non, non. Écoutez, j'ai renoncé à quelques ambitions. Je n'ai jamais eu l'ambition présidentielle. J'ai même renoncé à me représenter au Sénat dans mon département des Alpes-Maritimes parce que je pense qu'on ne peut pas tout faire et tout essayer de bien faire. Je suis à fond sur mes responsabilités ministérielles. Je dois travailler sur mon budget. On doit avancer. Vous avez vu tous les défis qui sont les miens ce matin et je vais m'y consacrer parce que c'est ça aussi, servir son pays.
Philippe Tabarro, ça sera ma dernière question. Vous avez échangé cette semaine en visio avec Elon Musk autour du dispositif FSD. Alors FSD, c'est Full Self Driving. En clair, les taxis sans conducteur. Non,
pas les taxis
sans conducteur. Les voitures
sans chauffeur. Les voitures sans chauffeur.
Il y a différents
types. Enfin, pas sans chauffeur. Avec un chauffeur qui reste et qui garde le contrôle. Mais où à certaines périodes du trajet, il peut laisser l'intelligence
artificielle
et la technologie continuer. On doit prendre une décision au niveau européen dans le courant du mois d'octobre. On fait les tests en France. On a été voir les expérimentations également dans les Pays-Bas. Mais l'idée, ce n
'est
pas un gadget. C'est par rapport au sujet dont on a parlé de sécurité routière. Je pense notamment par rapport à l'utilisation du téléphone. On en parlait par rapport à la vitesse. Ça peut améliorer un certain nombre de choses. Et moi, c'est dans cet esprit que je le fais. Pas pour un gadget, mais pour encore sécuriser et faire baisser le nombre d'accidents dans notre pays.
Merci beaucoup, Philippe Tabarro, d'être venu ce matin.
Merci beaucoup. Merci pour votre invitation. C'est un plaisir. C'est un
plaisir. Bonne journée à vous, à bientôt. Merci, Philippe Tabarro. Merci, Romain Desarbres. Vos signatures européennes du vendredi dans un instant.
Philippe Tabarot