C. Béchu : "On est peut-être rivaux mais pas ennemis, on aura vocation à se retrouver à la fin"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Sous-titrage Société Radio Bonjour Christophe Béchut, merci d'avoir accepté notre invitation. Edouard Philippe qui est dans le viseur de la justice, le parquet national financier ouvre une enquête pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêt au Havre, dont il est maire. L'effet présumé remonte à 2020, fait contester par Edouard Philippe, désormais lancé dans la campagne présidentielle.
Et nous allons donc en parler avec vous, Christophe Béchut, maire d'Angers, secrétaire générale d'Horizon et directeur de la campagne d'Edouard Philippe, une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Stéphane Vernet de Ouest France. Le parquet national financier qui demande donc l'ouverture de cette information judiciaire. Comment réagir Edouard Philippe Avec beaucoup de sérénité parce que j'allais dire qu'il n'y a rien de nouveau.
C'est une vieille affaire, vous venez de le rappeler par rapport aux dates et avec une soi-disant danseuse d'alerte qui, parce qu'elle s'est constituée partie civil, quand vous vous constituez partie civile, il y a automatiquement un nouvel acte de procédure et c'est cet acte de procédure qui a été annoncé hier par le parquet national financier. Je rappelle qu'il y a eu près de deux ans d'enquête avec le fait d essayer de trouver les traces de ce que cette dame était susceptible d'avancer qui n'ont débouché sur rien et c'est la raison pour laquelle elle a relancé la procédure d'une enquête, ça n'a pas forcément débouché sur rien sinon il n'y aurait pas l'ouverture d'une enquête. L l'ouverture de l'enquête elle est consécutive au fait de vous constituer partie civile et donc il y a eu un nouvel acte de procédure par la plaignante déplorant manifestement sans doute que la justice justement n'ait rien trouvé et donc en posant un nouvel acte disant je me constitue partie civile vous avez l'obligation la justice a l'obligation à ce moment-là d'ouvrir une nouvelle phase judiciaire c'est juste ce qui s'est passé on le dit pas assez mais c'est automatique en fait donc ça déclenche un acte c'est là c'est la procédure c ceci dit ça intervient à un moment qui est quand même compliqué là on a en plein dans le début de la campagne ou la future campagne d'Edouard Philippe la concordance des temps est mauvaise pour lui c'est vrai mais j'ai deux réflexions par rapport à ça monsieur Verney d'abord la concordance des temps globalement cette affaire est mauvaise depuis le début c'est au moment où Edouard Philippe lance son parti politique on va surgir une plainte aujourd'hui la campagne s'accélère hop la plainte est entre guillemets remise sur le devant de la scène mais qu'est ce que vous voulez dire ce que je veux dire c'est que on est entré aussi dans un temps où il y a une forme de judiciarisation de la vie politique vous avez des dépôts de plaintes dont on parle toujours plus que des non lieux qui arrivent à la fin des process et souvent les débuts de procédures judiciaires arrivent dans des moments qui ne sont pas des moments politiquement neutre on verra ce que je veux dire c'est que je pose juste le fait qu'il y a eu une relance au début du mois de mai dans un contexte qui était consécutif aux élections municipales j'accuse pas je constate et je constate encore une fois que dans cette affaire mais comme dans beaucoup d'affaires qui peuvent viser des politiques il peut y avoir aussi des plaignants qui jouent avec un calendrier électoral politique et qui font en sorte et à la limite je peux les comprendre mais d'utiliser des moments politiques pour avoir des caisses de résonance sur les plaintes qu'ils déposent vous êtes son directeur de campagne est ce qu'aujourd aujourd'hui néanmoins edouard philippe est un candidat à la présidentielle affaibli très sincèrement absolument pas encore une fois il n'y a rien de nouveau c'est une affaire qui date d'il y a sept ans vous en avez déjà parlé sur les plateaux dans les journaux à la radio au cours de ces dernières années les électeurs au havre qui l'ont largement reconduit on n'ont y compris entendu parler parce que ça a pu être instrumentalisé par une partie de ses adversaires il n'y a rien de nouveau sur ce sujet il n'y a pas d'enrichissement personnel la mise en cause ce serait sur le fait qu'une délibération n'aurait pas dû être votée mais on est sur quelque chose qui encore une fois non seulement ne nous trompe pas mais n'affecte pas la sérénité d'Edouard Philippe qui aura l'occasion comme il l'a toujours fait de répondre aux questions qui lui seront posées, qu'elles soient posées dans le cadre de la justice ou qu'elles soient posées dans le cadre des médias pour lesquels il y aura des occasions dans les prochains jours.
Donc il va s'écrire ? Dans les prochains jours ? Il me semble qu'il a effectivement à son agenda des rendez-vous médiatiques qui sont prévus d'ici la fin de cette semaine.
Lesquels ? Je ne vais pas vous donner le nom de vos confrères ou de vos confleurs sur lesquels...
Je vous trouve bien curieuse, Auriane Monsigny. Dites-le. Moi, ce que je peux vous dire, c'est qu'à ma connaissance, il a des rendez-vous médiatiques prévues au cours de ces prochains jours.
Mais je crains que je ne fasse pas effectivement...
Vous êtes son directeur de campagne et là, vous vous retrouvez néanmoins à devoir expliquer, justifier quelque part cette mise en cause. Est-ce que ça va changer la tournure que prend la campagne d'Edouard Philippe ? Au moins à l'instant T.
Madame Mancini, moi je suis un garçon bien élevé. On me pose une question, j'y réponds. Vous décidez de m'interroger sur le PNF, je vous réponds sur le PNF.
Non mais c'est l'actualité d'Edouard Philippe. Mais je suis en train de vous dire...
Si vous souhaitez qu'on parle de sujets écologiques, de sujets politiques, de la présidentielle, je le ferai. Ça n'est pas la question que me posent ni les adhérents d'Horizon, ni les gens que je rencontre au cours de ces dernières semaine. C'est bien plutôt, quels sont les points de programme sur lesquels Edouard Philippe va nous mobiliser ?
Quel va être le cap qu'il va proposer au pays ? Si vous soupçonnez une politisation de l'affaire, ça veut dire que vous imaginez que les adversaires politiques d'Edouard Philippe vont se servir de l'ouverture de cet Je suis en train de vous dire, Mme Mancini, que c'est une affaire ancienne dans laquelle il n'y a rien de nouveau avec une ouverture d'une phase qui est automatique à partir du moment où vous avez des actes qui ont été posés et je ne ne crois absolument pas au fait que cette histoire va prospérer d'une quelconque manière dans les jours et dans les semaines qui viennent, compte tenu de la sérénité, de la clarté, de la transparence qui a été faite et au Havre et par Édouard Philippe sur ce sujet. Maintenant... – Maintenant, on est quelques heures après cette annonce. – Oui, mais ça ne peut pas être l'épée de Damoclès au-dessus de la campagne d'Édouard Philippe ? – Mais ça ne sera pas le cas. – Mais comment vous pouvez l'affirmer ? – Mais parce que tout simplement, encore une fois, ça fait 7 ans.
Donc moi, ma question c'est comment est-ce que vous, vous pouvez affirmer que ce sujet va être une épée de Damoclès alors même que dès ce matin ce n'est plus le premier titre dans les journaux ou sur les matinales ? Parce que c'est du réchauffé et que passé l'effet d'annonce, il y a une ouverture quand on s'est rendu compte que c'était la même histoire qui revenait il y a des années ? Merci de le souligner.
Il n'y a pas eu de décision de justice, il n'y a pas eu de mise en cause formelle, il n'y a pas de fait qui est fait aujourd'hui l'objet d'une date d'audiencement, etc. Il y a un dépôt de plainte avec une constitution de partie civile, donc il y a une enquête. Très bien, ça permettra que les choses soient transparentes.
Moi j'ai une question pour le directeur de campagne d'Edouard Philippe, vous avez parlé de points de programme, de lancement de campagne le 5 juillet. Pourquoi est-ce qu'il y a autant de retard à l'allumage ? Il fait partie des gens qui se sont déclarés très, très tôt et en fait on a l'impression qu'ils tardent énormément à entrer très concrètement en campagne.
C'est une stratégie derrière, il y a un problème, il n'est pas Après, qu'est-ce qui se passe ? D'abord, M. Verne, merci de souligner le fait qu'il n'a pas fait semblant d'hésiter à être candidat, faire savoir dans un pas de deux, etc.
Il a dit très tôt, dans un calendrier qui est même parfois surpris, sans aller réunir une espèce de kermesse à flonflon pour dire figurez-vous que j'ai décidé d'être candidat avec les applaudissements qui arrivent sur un truc qui est attendu depuis tout le monde. Il a de manière très sobre assumé le fait qu'il se préparait pour l'élection présidentielle et qu'il envisageait d'être candidat pour proposer un cap au pays en 2027. Ça, ça a déjà eu lieu il y a plusieurs mois.
Et donc on n'est pas dans un lancement de campagne. Il y a quasiment deux ans. Mais ça fait deux ans qu'il nous promet un projet Massif.
Il est où, le projet Massif ? Je vous découvre d'une impatience ce matin, Oriane, qui me surprend. Je reviens.
Rassurez-vous. Ça, c'est la première chose. La deuxième, c'est C'est que 2027, c'est 2027.
Ce qui s'est passé depuis deux ans avec la dissolution. Vous en conviendrez avec moi un agenda parlementaire particulièrement bousculé, pas de majorité, des difficultés à faire voter un budget, des gouvernements qui ont tenu six mois, un socle commun qui s'est constitué, fissuré, avec des sujets au quotidien qui ont été de surcroît, relayés par des sujets internationaux, qui fait qu'aujourd'hui, le premier sujet de préoccupation, que ce soit des habitants dans ma ville ou des Français, c'est le prix et la pompe, c'est la question de l'inflation. Ce n'est pas au fait qu'elle sera la nature du programme présidentiel.
Venir devant les Français en disant « voilà dans le détail ce que je vais vous proposer dans un an, je pense que c'est faire une faute de temps, lancer les thèmes dans le débat, faire en sorte de les prendre à témoin, aller à leur rencontre, sans les tromper en disant qu'on vient les rencontrer, qu'on fait un tour de France des sous -préfectures, qu'on va leur rencontrer...
C'est ce qu'il est en train de faire, y compris pour aller puiser des idées, repérer des innovations, entendre ce que peuvent être des bonnes idées. C'est une question de timing. Il faut trouver le bon tempo, c'est le début de l'été ?
Le 5 juillet ? Le bon timing, c'est que cette élection présidentielle elle va commencer à l'automne. Si on se dit les choses de manière claire, le 7 juillet au soir, parce que ce sera le soir du verdict du procès concernant les assistants parlementaires et le Parlement européen, on saura quel est le candidat du RN qui est celui qui endosse le costume de favori si on en croit les sondages.
Tant qu'on n'est pas le séculier, le casting n'est pas stabilisé. a lancé la campagne présidentielle il y a deux ans, si ce n'est Édouard Philippe. Et le moment où réellement les choses se poseront, ce sera effectivement à la fin de l'été, où là on entrera dans une phase où tout le monde sera tourné vers la présidentielle.
Je me permets de vous dire que bien avant Édouard Philippe. D'autres ont commencé à être candidats à l'élection présidentielle de 2027 quasiment dès le soir de la présidentielle de 2022. Que ce soit M.
Mélenchon ou que ce soit Marine Le Pen, vous ne me ferez pas croire qu'ils ne sont pas eux entrés en campagne présidentielle dès l lendemain du début du...
Le premier qui a dit je serai candidat à la présidentielle de 2027, c'est Edouard Philippe. C'est vrai. En toute transparence et en toute honnêteté avec les Français.
Pas trop tôt ? Parce que vous dites faute de temps, on est trop impatient. Je crois pas ce que je crois.
On n'était même pas à la moitié du quinquennat, que lui il a annoncé qu'il serait candidat à la présidentielle en 2020. Il a annoncé qu'il se préparerait et qu'il serait candidat. Et je vais vous dire, dire aux Français autre chose que ce que vous faites, c'est qu'ils sentent que vous êtes insincère.
Quand à un moment vous créez un parti politique en 2021, pour dire que je ne serai pas candidat à l'élection de 2022. En revanche, je me mets en situation de préparer un cap au pays parce que le non-cumul des mandats a brisé et cassé une partie du lien avec les mères et on en a besoin. Parce que sur le régalien, on n'a pas été suffisamment ferme au cours du premier quinquennat d'Emmanuel Macron.
Parce qu'il y a besoin de remettre de l'ordre dans les comptes. Parce qu'il faut, autour d'un discours de protection, préparer l'avenir de nos enfants et de nos petits-enfants face à des vertiges du monde qui peuvent être démographiques, technologiques et qui nécessitent du temps pour penser, pour se préparer, pour comparer ce que d'autres pays sont en train d'essayer de trouver face à des réponses qui sont angoissantes pour toute une partie de la Pour marquer aussi la rupture avec Emmanuel Macron, c'est pour ça qu'il s'est déclaré aussitôt ? Ça fait partie des raisons pour lesquelles il a créé un parti politique au lieu de rejoindre En Marche aux renaissances.
C'est parce qu'il y avait ces ces différences, ces divergences d'approche sur la conception de ce que pouvait être la présidence du pays. Mais encore une fois, s'il avait une obsession présidentielle, il aurait pu, avec des sondages flatteurs, être candidat dès 2022. Ce n'est pas le choix qu'il a fait parce que l l'idée n'était pas d'ajouter du chaos au chaos dans un moment qui était compliqué et avec déjà un risque populiste qui existait.
En revanche, on ne peut pas se résigner à se dire que tout à la fin, on a un concours de beauté ou un casting dans la dernière ligne droite et reproché à des femmes ou à des hommes politiques de préparer une campagne de loin, de la penser, d'aller à la rencontre des Français, d'essayer de creger des idées nouvelles. C'est ce que nous faisons. François Béchi a aussi créé un parti politique, Horizon, pour s'appuyer sur les élus locaux.
C'était l'ambition initiale d'Horizon, de s'appuyer sur les maires. Dimanche, c'est Gabriel Attal qui a sorti un appel de 500 maires et élus locaux en faveur de sa candidature à la présidentielle. C'est quand même un coup dur pour vous D'abord, j'ai beaucoup d'amitié pour Gabriel Attal.
J'ai beaucoup d'amitié pour les signataires de cette tribune. Mais la vérité m'oblige à vous dire que ce ne sont pas 500 maires. Ce sont 500 élus locaux.
Par exemple, 4 conseillers municipaux de ma propre ville. Il y a donc bien quatre élus d'Angers, mais il n'y a aucun maire d'Angers dans les signataires, par exemple, de la tribune en question. C'est quoi un effet de communication ?
Bien sûr, il faut lui reconnaître dans ce domaine un certain talent et je suis le premier à le reconnaître. Mais est-ce que vous aussi, vous allez publier une tribune des maires en faveur d'Edouard Philippe ? Si nous le faisons, nous aurons besoin d'un peu plus de place dans le journal que la place qui a été occupée.
Parce que si on applique le même principe qui consiste pas seulement à faire signer nos maires, on n'a plus de saintes en maires. Je ne parle que des Si on y ajoute les conseillers municipaux, ce sont des milliers de signataires. Il n'y a pas d'ancrage local réel de Renaissance, à l'exception de belles victoires de Thomas à Cazenave, à Bordeaux, d'Antoine Armand à Annecy qui sont des victoires collectives avec des chefs de file Renaissance mais de liste d'union dans laquelle il y avait par exemple des amis d Horizon, du Modem ou d'ailleurs.
C'est aussi le cas pour les victoires des maires Horizon ? Bien entendu mais ce que je veux dire c'est que si vous comparez nos effectifs et c'est pas le sujet et c'est pas le sujet qui intéresse les Français mais Renaissance n'arrivera pas à faire croire qu'il est le parti de Villecaux, ça ne correspond ni à son histoire ni à sa réalité. Ils ont d'autres qualités et moi j'ai la faiblesse de penser qu'on est complémentaires dans le bloc central et on est clairement dans la com.
Mais vous craignez pas que l'ouverture de l'enquête donne un avantage à Gabriel Attal ? Absolument pas. Vous parliez de la dernière ligne droite tout à l'heure, le bloc central, il y a le fameux comité de liaison qui a été créé la mi-avril dont vous faites partie, vous représentez Horizon dans ce comité de liaison.
C'est quoi la stratégie ? Vous Vous attendez le début de l'année 2027, janvier ou février, pour décider si oui ou non il y a un rassemblement autour d'une seule candidature de l'ancien camp présidentiel et si oui comment on le choisit d'abord tout le monde a conscience et j'allais dire pas seulement dans ce comité de liaison qu'il y a un scénario qui n'est pas de la politique fiction et qui est que à la fin s'il y a trop d'émiettement c'est d'avoir Jean-Luc Mélenchon contre c'est de se retrouver avec un Mélenchon Bardella ou un Mélenchon Le Pen en deuxième tour de l'élection présidentielle et un sacré cauchemar pour des quantités de républicains modérés se disant comment je choisis entre deux formes de populisme qui qui souffle de manière différente mais sur les braises de la division du pays qui joue sur le chaos et qui se réjouissent de ces problèmes plutôt que de proposer ça ce sera le déclencheur du rassemblement ou pas rassemblement c'est ça ? Ce que je veux dire c'est que ça c'est quand même globalement la boussole qui fait que tout le monde se dit si ce scénario se confinant on a une part de responsabilité et il faudra quoi qu'il arrive être capable de se rassembler en revanche aujourd'hui il y a pléthore d'ambitions et elles sont légitimes et on n'est pas nous qualifiés pour aller dire, toi, tu n'as pas le droit d'être candidat.
En démocratie, il y a à la fois une liberté, il y a un process qui est prévu, qui fait que vous devez trouver des parrainages et des signataires, pas 500 élus, 500 maires, que vous devez faire en sorte de pouvoir vous faire accompagné budgétairement, etc. Bref, quand je pose ça, aujourd'hui, il y a plusieurs candidats possibles dans ce segment, dans ce bloc. On se parle.
Une primaire, elle est ni possible ni souhaitable. Pardon, mais qui se parle Les discussions, elles vont de ou à où ? On a un comité de liaison qui globalement réunit le Modem, Renaissance, l'UDI, Horizon.
Mais est-ce que vous parlez avec les Républicains ? Je vous confirme, j'aurai l'occasion de pas plus tard que la semaine prochaine, de déjeuner avec le secrétaire général de LR. Ça réunit en gros les secrétaires généraux des différentes familles, ce comité de liaison.
Et puis en parallèle, j'ai avec Othman Nassrou qui est le secrétaire général des Républicains. Nous instaurons aussi un cycle de dialogue à partir de la semaine prochaine Donc vous réfléchissez à une candidature commune qui aille jusqu'à Bruno Retailleau ? Ce n'est pas une candidature commune à ce stade, c'est se parler exactement comme nous l'avons fait pour les élections – Mais pour aboutir à un seul candidat ? – Pour faire en sorte qu'en fonction des endroits, ce soit le mieux placé qui puisse être candidat.
Ce qu'on a fait pour les élections municipales, notre souhait, c'est d'être dans un chemin qui nous permette à terme de faire la même chose. À court terme, c'est d'abord un moyen d'éviter les noms d'oiseaux et d'oublier qu'on est peut-être rivaux, mais qu'on n'est pas ennemis. Et qu'à la fin, on aura vocation...
Exactement. Et qu'à la fin, on aura vocation...
Pour pouvoir se parler à la fin. Et à se retrouver une campagne présidentielle. Toujours. position politique.
On va s'adresser à l'ancien ministre de la Transition écologique et maire d'Angers. Hier, Emmanuel Macron a demandé au gouvernement d'engager une concertation sur une consigne sur les bouteilles en plastique afin de réduire l'usage du plastique en France. Les collectivités s'opposent à cette solution, vous l'avez vu même, enterrée en 2023 lorsque vous étiez ministre.
Comment vous réagissez à l'annonce du chef de l'État ? Une concertation n'est jamais une mauvaise chose, on est sur un début de mandat municipal et je pense que c'est bien d'avoir cette concertation avec les élus. En En revanche, pour moi, la consigne a tout d'une fausse bonne idée ou en tout cas de quelque chose qui peut se retourner, y compris contre ses objectifs écologiques.
On est sur un taux aujourd'hui de collecte de ces bouteilles en plastique pour les recycler qui est un peu supérieur à 50 % quand nous devons aller vers 90. Sauf que derrière ce chiffre, il y a des réalités hyper différentes. Vous avez des territoires presque tous ruraux qui sont déjà à 85 ou à 90 % et qui atteignent déjà les standards européens.
Puis vous avez les territoires urbains, Paris, Grenoble, Lyon, Marseille, très en retard et qui sont plutôt aux alentours des 40-45%. Dire, regardez, on a un taux moyen qui est pas bon, c'est scandaleux, il faut qu'on change le système. C'est oublier que dans ces territoires, en particulier ruraux, les collectivités locales ont fait les investissements dans les centres de tri, ont rendu partout la collecte sélective effective et donc que demain on va leur dire, écoutez, puisque le taux national n'est pas bon, on va vous reprendre un gisement qui aujourd'hui nous permet d'amortir une partie de nos dépenses pour le passer au privé parce qu'il y a des gens qui n'ont pas fait le job.
Premier sujet. Deuxième sujet. Deuxième sujet.
Mais comment ça fonctionne ? J'achète une bouteille en plastique que je vais donc payer plus cher avec une inflation au début parce qu'il va falloir augmenter le prix de la bouteille de 15 à 20 centimes pour que vous puissiez en récupérer 10 ou 15 à la fin. Il y a un delta entre les deux parce qu'il faut bien financer la chaîne.
Mais le vrai problème, ce n'est pas l'inflation que ça apporte, ce qui peut quand même être un sujet dans le contexte qu'on est en train de vivre. C'est que le seul endroit où vous mettez le déconseigneur, l'endroit où vous rapportez votre bouteille, c'est sur les parkings de supermarché avec un risque pointé là pas par les élus locaux par les fédérations commerciales par les acteurs du commerce en ville disant attention vous allez pousser les gens à aller sur les parkings des supermarchés avec leur voiture pour aller ramener leurs bouteilles quand quand ils y seront, ils vont faire leur course. Et donc, vous allez accélérer une situation, un phénomène qu'on constate déjà, dans lequel aujourd'hui, on a des commerces de centre ville ou de centre-bourg qui souffrent donc quand vous prenez ces deux éléments là vous dites que derrière un objectif il ya un sujet je termine par l'écologie le souci de la consigne pointée par un certain nombre d'associations c'est de dire si quand je ramène ma bouteille en plastique, on me donne de l'argent, ça veut dire que j'aurai le sentiment que j'ai fait un acte écolo.
Or le vrai sujet c'est pas comment on recycle plus de plastique, c'est comment on en diminue l'usage et en fait vous vous accoutumez une partie de la population qui se dit c'est positif puisqu'on me donne de l'argent quand je rapporte ma bouteille donc il faut que je continue à en acheter. Donc vous vous y opposez, donc mauvaise idée pour Emmanuel Macron d'avoir déterré cette affaire de consigne. Super SIA, une concertation pour une raison c'est que je partage l'idée du ministre Mathieu Lefebvre, le statu quo n'est pas possible.
En revanche je plaide pour quoi ? Je plaide pour que le milliard, milliard et demi de pénalités que nous versons à l'Europe on arrête de le payer sur le plan national, et qu'on le fasse payer aux territoires qui sont en deçà des chiffres. Vous ne pouvez pas à la fois...
Donc au maire ? Donc aux collectivités ? Donc à Paris, à Lyon, les villes que vous avez citées ?
Exactement. Je suis pour la responsabilité. Le territoire qui a fait les investissements, qui a financé un centre de tri qui assure une collecte toutes les semaines il n'est pas normal que indirectement aujourd'hui les habitants de ce territoire en tant que contribuable national payent alors qu'ils sont déjà à 90 % de recyclage et demain je considère qu'on On devrait faire ce qu'on appelle la critérisation.
On ouvre les sacs, c'était l'engagement qui avait été pris au moment où nous avons décidé de ne pas faire la collecte. On ouvre les sacs. Mais par contre, payer un 1 ,6 aux collectivités, ça va coûter cher.
On regarde quel est le pourcentage de bouteilles plastiques qui ne sont pas recyclées et donc quel est le taux de collecte. Et en fonction de ça, on répartit les choses. Je vous signale qu'il était théoriquement prévu d'avoir une taxe sur le plastique à 30 euros la tonne, qui devait justement au fur et à mesure être capable de couvrir ça et qu'elle a été arrêtée par les députés en considérant dans le cadre de l'examen budgétaire que c'était de l'écologie punitive.
Le plastique, c'est à la fois un problème pour notre environnement, c'est un problème pour la faune, c'est un problème pour la flore, c'est un problème pour les océans. Au rythme où nous allons, il y aura plus de plastique que de poissons dans les océans. – 10 secondes Christophe Béchus, ça va coûter cher au camp Macroniste pour les sénatoriales ?
Ce n'était pas le moment de se mettre les mers à dos ? – On est dans une phase de concertation, encore et tu vois, je ne critique pas la concertation, on est au début d'un mandat municipal, je dis attention, ça a tout de la fausse bonne idée. – Merci Christophe Béchut, merci beaucoup d'avoir été notre invité.
Stéphane, les lignes d'Ouest-Franche ? – Des prisons françaises toujours plus surpeuplées. – Merci – Merci beaucoup.
Allez Stéphane, on regarde ce qu'elle a une de nos autres quotidiens régionaux.
Édouard Philippe