COP29, Marc Bloch au Panthéon, motion de censure... Le "8h30 franceinfo" de Philippe Balllard
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 65 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:01OuverteRéponse directe
Un accord pas à la hauteur des enjeux à la COP29, 300 milliards de dollars pour les pays pauvres, c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle ?
- 2:14RelanceRéponse partielle
Est-ce que pour vous, que ces 1300 milliards n'aient pas été finalement budgétés, c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle ?
- 4:14FerméeÉludée
Est-ce qu'à vos yeux, le réchauffement climatique est d'origine humaine ou pas ?
- 5:48FerméeRéponse directe
Est-ce que vous respecterez le souhait de la famille de Marc Bloch d'exclure l'extrême droite de la cérémonie ?
- 6:58OuverteRéponse directe
Pourquoi durcir le ton soudainement sur une motion de censure contre le gouvernement ?
- 8:24OuverteRéponse partielle
À quoi sert le rendez-vous de demain avec Matignon et qu'en attendez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:37InvitéChiffre
« Vous connaissez la formule pollueur-payeur, le pollueur doit être le payeur, et à ce rythme-là la France est plutôt un bon élève, c'est 0,9% des émissions de CO2 la France, et la moitié c'est dû à nos importations. »
- 1:15InvitéChiffre
« La Chine c'est 30%, moi j'ai fait une mission parlementaire en Chine au mois de décembre dernier, mais ils ouvrent quand même une centrale électrique qui fonctionne au charbon toutes les semaines. »
- 3:02InvitéFait
« La France est vertueuse. On est à 0,9 grâce notamment au nucléaire. Donc continuons dans cette voie. »
- 8:07InvitéFait
« Il n'y a strictement rien dans le texte qui correspond à nos attentes, que ce soit en matière de réforme structurelle, en matière de pouvoir d'achat pour les classes moyennes et populaires. »
- 11:30InvitéChiffre
« Emmanuel Macron, c'est 1 200 milliards de dettes supplémentaires. »
- 13:15InvitéChiffre
« On va emprunter 325 milliards d'euros sur les marchés financiers l'an prochain. Et on en a emprunté 275 milliards. »
Temps de parole
- Invité69 %
- Présentateur18 %
- Invité politique13 %
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Bonjour Philippe Ballard, un accord pas à la hauteur des enjeux, des pays du sud en colère, attristés par la fin de cette COP en Azerbaïdjan, 300 milliards de dollars pour ces pays pauvres, pour leur adaptation au changement climatique, ils en espéraient 1300, à vos yeux c'est une mauvaise ou plutôt une bonne nouvelle finalement ?
Après il y a deux sous-questions, c'est qui paye et pour faire quoi ? Moi j'écoutais votre envoyé spécial tout à l'heure qui suit cette COP, pour faire quoi ? On va construire des digues pour empêcher la montée des eaux etc. Mais vous connaissez la formule pollueur-payeur, le pollueur doit être le payeur, et à ce rythme-là la France est plutôt un bon élève, c'est 0,9% des émissions de CO2 la France, et la moitié c'est dû à nos importations.
Vous savez Philippe Ballard qu'on calcule aussi en fonction de historiquement le rôle des pays dans la pollution.
Les pays en développement nous disent, vous il y a un siècle, le fog à Londres, on a tous ces images en tête, mais enfin, quand on regarde, il faut juste avoir les chiffres présents à l'instant T, parce que le réchauffement climatique, ou le changement climatique plus exactement, c'est maintenant. Donc je rappelais la France c'est 0,9% et 0,45% la moitié dû à nos importations. La Chine c'est 30%, moi j'ai fait une mission parlementaire en Chine au mois de décembre dernier, mais ils ouvrent quand même une centrale électrique qui fonctionne au charbon toutes les semaines. Mais la Chine a voulu se développer comme les pays et les Etats-Unis 15%.
Et vous le savez sans doute, sinon il faut l'entendre, la bascule est imminente, les émissions chinoises s'apprêtent à baisser, ils font aussi leur part. Oui, pour l'instant ils sont à 30% quand même, et baisser les émissions en Europe ou en France sans s'occuper du Sud, ça n'a pas d'intérêt.
Et alors pour baisser les émissions, pourquoi on est vertueux ?
Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ? Et en gros, la COP c'est la solidarité avec les pays du Sud, de faire tout seul ça n'a pas d'intérêt.
Quand vous dites l'Europe, l'Allemagne, un Allemand pollue 4 fois plus d'un Français, pourquoi ? Parce qu'en égal à Merkel, il a très très bonne idée. Là on parle de la solidarité avec les pays du Sud. Non mais ce que je vais dire, d'arrêter le nucléaire, et nous on est vertueux. Pourquoi ? Parce qu'on a le nucléaire et l'hydraulique c'est 80% plus de production d'électricité.
Je n'ai pas bien compris votre réponse à ma première question. Est-ce que pour vous, que ces 1300 milliards n'aient pas été finalement budgétés, j'allais dire c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle ? Puisque vous dites vous-même qu'il ne faut pas finalement payer tant que ça et que tout le monde ne doit pas payer.
C'est pollueur-payeur, voilà. C'est ceux qui polluent le plus, qui devraient payer le plus. Est-ce que j'ai du mal à prendre le lien historique ? Puisqu'il ne vous a pas échappé, on va peut-être en parler dans quelques instants, mais c'est quand même en France, on a un petit problème de dette et de déficit. Vous n'avez pas d'avis sur cet accord ? Cette nuit, j'avoue que je ne l'ai pas lu dans le détail. J'ai écouté France Info, voyez-vous, et j'ai écouté votre envoyé spécial qui disait on va construire des digues, on va faire en sorte que ces pays qui sont en première ligne, effectivement, moi j'ai fait plusieurs voyages au Sénégal, notamment où on voit la mer progresser.
Mais le mieux, c'est de prendre le mal à la racine et donc de polluer un peu moins. Et c'est pour ça que je vous disais que la France est vertueuse. On est à 0,9 grâce notamment au nucléaire. Donc continuons dans cette voie.
Est-ce que vous voulez bien répondre à cette question ? Est-ce que le principe de la solidarité vis-à-vis des pays du Sud est quelque chose contre lequel vous voulez lutter ?
Oui, une solidarité, mais une solidarité partagée équitablement.
Est-ce que le RN au pouvoir irait à ces COP ?
Écoutez, oui, pourquoi pas. En Azerbaïdjan, j'avoue que là, ce n'était pas le pays à chaud à l'Azir, ce n'était pas le meilleur platier.
Vous n'y seriez pas allé ?
Si c'est une décision qui se prend collectivement, enfin, si on est au pouvoir, on n'aura Marine Le Pen à l'Elysée. Jordan Bardet à Matignon, je pense qu'ils prendront la décision.
Est-ce que le RN au pouvoir, encore une fois, selon vous, ça n'engage pas le parti, mais quand même, vous êtes un éminent député, resterez dans les accords de Paris ou sortirez comme le promet Donald Trump ?
Non, mais il n'y a pas de raison d'en sortir comme veut le faire, a priori, Donald Trump. Mais encore une fois, le tout, c'est de prendre le mal à la racine et d'émettre moins de CO2 au niveau planétaire. C'est-à-dire, c'est assez simple à comprendre.
La France est très vertueuse grâce au nucléaire. J'ai par ailleurs une autre question qui peut paraître une question de bon sens. Philippe Ballard, est-ce qu'à vos yeux, le réchauffement et le changement climatique qu'on connaît aujourd'hui est d'origine humaine ou pas ? Écoutez, je ne suis pas scientifique, a priori, moi je... Oui, parce que tout le monde ne dit pas pareil dans votre parti, donc c'est pour ça que je pose la question.
Moi, je suis allé par exemple, la mer de glace, ça vous parle, c'est dans les Alpes. Moi, quand j'étais gamin, je ne suis plus tout jeune. Bon, 64 ans, c'est mon anniversaire aujourd'hui, donc j'espère que vous n'allez pas être méchants avec moi. Quand j'y allais gamin, je me rappelle où elle était. Là, j'y suis allé récemment, on fait un kilomètre cinq en plus. Donc oui, effectivement, la mer de glace, elle n'est plus où elle était. Alors, a priori, oui, quand on voit... A priori ? Oui, je pense qu'il suffit d'aller en Inde, il suffit d'aller en Chine.
Moi, quand je suis allé en Chine, je vous en parlais au mois de décembre dernier, on avait pris le train entre les centrales qui font de l'électricité, mais qui fonctionnent au charbon, les usines. Enfin, il y avait des panaches de fumée, de fumée. Je pense qu'effectivement, ça a un impact sur le climat.
Il y a un petit sujet de clarté ou de manque de clarté au RN sur ce sujet-là, sur la responsabilité. L'homme, on entend beaucoup de voix du RN qui remettent en cause les chercheurs du GIEC qui travaillent depuis.
Non, non, non, non, je vois à qui vous faites référence et il s'en est expliqué après. Le GIEC, on ne remet pas.
On remet également, les canicules 2023, les experts du climat ont parfois tendance à exagérer. Guillaume Bigot, rien ne prouve l'effet...
Le GIEC, ce sont des experts qui compilent des études... Vous ne les remettez pas en question ? Non, pas du tout, qui compilent des études et qui nous les présentent. Donc voilà, on ne conteste pas ces études et donc les conclusions de ces experts. Il suffit de regarder autour de soi.
Bon, Marc Bloch, l'historien irrésistant, peut entéoniser. Après, on parlera du budget. Mais Emmanuel Macron l'a annoncé hier dans une lettre au Président de la République. La famille demande explicitement que l'extrême droite, dans toutes ses formes, soit exclue de toute participation à la cérémonie. Est-ce que vous respecterez ce souhait ?
Oh ben évidemment, comme on l'a toujours fait. Vous le comprenez ? On peut regretter. Il n'y a pas d'explication. Quand j'ai entendu ça hier soir...
L'engagement de Marc Bloch, manifestement...
Non mais Marc Bloch, c'est un éminent... Il a participé à la Première Guerre mondiale, il a participé à la Deuxième Guerre mondiale, alors que rien ne l'y obligeait. Il était officier, un parcours remarquable, et arrêté, torturé en 1944 et fusillé. Donc c'est un exemple. Donc bon, on respecte évidemment la volonté de la famille. Ça reste encore difficile d'être accepté partout ? On aimerait savoir en fait pourquoi, mais bon voilà, c'est eux qui décident et on respecte leur volonté.
Ça reste encore difficile d'être accepté partout ?
Non, je pense qu'il y a quelques exemples, comme celui que vous me citez aujourd'hui. Mais enfin maintenant, il n'y a plus de... il n'y a pas de problème. Le 8.30 France Info, Pérangère Bonte, Adrien Beck.
Et ce matin, Philippe Ballard, député RN de Loise, le Rassemblement National. Philippe Ballard pourrait voter la censure du gouvernement Barnier. C'est ce que laisse entendre désormais Marine Le Pen. Pourquoi durcir le ton comme ça soudain ?
Écoutez, vous avez écouté les déclarations de Marine Le Pen et de Jordan Bardella cette semaine. Je pense qu'ils ont été assez clairs. Oui, on n'exclut pas de voter une censure. Pour l'instant, le texte est reparti au Sénat. Là, il y aura une commission mixte paritaire. On ne va pas rentrer dans la technique parlementaire. Mais après, un 49.3. Enfin voilà, même Michel Barnier l'a dit. Non, mais point important, vos auditeurs et téléspectateurs comprennent, c'est que quand on fait un 49.3, le Premier ministre pourra mettre dans ce texte un petit peu ce qu'il a envie d'y mettre. Donc, on sera attentif évidemment à ce moment-là.
Parce que pour l'instant, on n'est pas entendu, on n'est pas écouté. En fait, ce que vous nous expliquez, Philippe Ballard, c'est que là, avec ces menaces de motion de censure, ce n'est pas du bluff, mais en tout cas, c'est une position de négociation.
Ce n'est pas du bluff. On attend juste le texte final pour voir s'il est mesure en faveur du pouvoir d'achat.
Pardon, quand on lit Philippe Olivier, par exemple, conseiller spécial de Marine Le Pen, il dit
« C'est inévitable ». Oui, j'ai lu, j'ai lu, j'ai lu, j'ai lu. En l'état actuel du texte, oui, c'est inévitable. Donc, il reste encore quelques jours. Vous modérez un petit peu. Non, on ne modère pas, mais il n'y a rien. Enfin, qu'est-ce qu'il y a dans ce texte ? Michel Barnier, c'est pour ça qu'on a eu cette attitude au mois de septembre dernier, en disant « Il nous respecte, il respecte surtout les 11 millions d'électeurs qui ont voté Rassemblement National. On a attendu pour l'instant. Il n'y a strictement rien dans le texte qui correspond à nos attentes, que ce soit en matière de réforme structurelle, en matière de pouvoir d'achat pour les classes moyennes et populaires.
Pour l'instant, à l'heure où l'on se parle, vous pouvez encore ne pas censurer. On va regarder ce qu'il y a dans le texte final, mais pour l'instant, c'est mal parti.
À quoi sert le rendez-vous de demain, précisément, et qu'en attendez-vous ? Le directeur de cabinet de Marine Le Pen, ils sont allés à deux en délégation à Matignon il y a quelques jours. Il en ressort quoi ? Dites-nous. Qu'est-ce qui est sur la table ?
Je pense qu'ils ont dit que, pour l'instant, dans le texte, il n'y avait absolument rien dans ces fameuses lignes rouges qui avaient été dictées le 29 août par Marine Le Pen et Jordan Marais lorsqu'ils ont rencontré Emmanuel Macron. Mais qu'est-ce qu'il y a en termes de pouvoir d'achat ? On nous parle d'une taxe sur l'électricité, il n'y a aucune réforme structurelle. On a voté un amendement. 40 amendements du Rassemblement National sont passés dans la discussion par Tiro 7. Vous imaginez bien que les 5 milliards d'économies à notre contribution au budget de l'Union Européenne. Il pourrait annuler la taxe sur l'électricité, 6 milliards d'euros.
En même temps, ce n'est pas clair, parce que Marine Le Pen dit qu'on sait bien qu'il ne peut pas tout reprendre. Oui, absolument, on ne va pas... On n'est pas dupes, Marine Le Pen l'a dit chez vos confrères d'une radio RTL pour ne pas la nommer mardi dernier. Oui, évidemment qu'il ne va pas tout reprendre. Mais là, il y a zéro, si vous voulez. Alors, entre zéro et reprendre quelques-unes de nos propositions, pour le plus grand bien des Français, il y a quand même une sacrée marge.
La taxe sur l'électricité, si on rentre dans le détail, les prix vont baisser, on le sait, la commission de régulation de l'énergie l'a annoncé, moins 10% en février. Donc, la facture va baisser. Si on rentre encore plus dans le détail, les prix ont baissé sur le marché européen. Donc, il y a un mécanisme... C'est faux de dire que ça va durcir la facture.
Alors, le prix d'électricité baisse en ce moment, mais qu'est-ce qui vous dit que dans 6 mois, l'électricité ne va pas remonter ? Tant qu'on ne sera pas, entre parenthèses, sorti de ce mécanisme européen de fixation des prix de l'électricité basé sur le gaz, on n'en sortira pas. Là, ce sont les taxes. En fait, pour faire très simple... On est dans une recherche de 60 000. Au début de la crise énergétique, on a baissé les taxes. Et là, on les remet, mais à un niveau plus élevé qu'avant la crise énergétique. Donc, les Français ne sont pas du... Moi, je vais vous dire, la semaine dernière, j'étais en train de distribuer des tracts dans ma circonscription.
J'ai une usine qui est en difficulté à cause, justement, du prix de l'énergie et notamment l'électricité. Et les gens accueillent... Alors, formidable, je vais vous dire, parce que les Français, il ne faut pas les prendre pour des pingouins. Ils comprennent très, très bien ce qui se passe. Et ils nous disaient, vous avez raison, parce qu'on a le nucléaire, on a l'hydraulique. On en revient d'ailleurs au début de la discussion qu'on avait sur la COP21. On devrait payer en France le prix de l'électricité auquel nous le produisons.
Est-ce qu'un engagement pour une dose de proportionnelle, ça pourrait faire changer d'avis l'ERN ?
Oui, aussi, oui. Oui, oui, tout à fait. Non, mais là, il n'y a rien. Après, Marine Le Pen et Jordan Maradela prendront leur décision. Et puis, on en parlera en réunion de groupe, le mardi matin à 11h. Pour l'instant, il n'y a rien, si vous voulez. Quand on parle de zéro, on ne peut que progresser. Dans l'état actuel du texte, oui.
Mais est-ce que vous assumez quand même, vous, le Rassemblement national, qui se présente comme respectable parti de gouvernement, de faire tomber un gouvernement, la veille de Noël, sans budget, au risque de provoquer une crise financière ?
Alors, on n'est pas responsable de la situation financière du pays et on n'est pas responsable de la situation politique. Alors, je voudrais que ces deux points, responsabilité financière, pardon, mais Emmanuel Macron, c'est 1 200 milliards de dettes supplémentaires. Je vous parle de la responsabilité politique que vous auriez si vous faisiez tomber le gouvernement. Qu'est-ce qu'on paye ? La France paye quoi ? Le Front Républicain. Vous savez, cette alliance Mélenchon-Macron, sur laquelle se sont greffés les LR. Il n'y avait pas de programme. Enfin, s'il y en avait un, il fallait faire barrage au Rassemblement national. Résultat, le pays est ingouvernable.
Il y a 3 blocs, vous le savez très bien, l'Assemblée nationale. Ça n'a pas échappé. Mais précisément comment vous faites après ?
Le gouvernement tombe et censurez vous aller à Matignon, si je comprends bien, dans vos plans. Et avec quelle majorité ?
Déjà, il ne peut pas y avoir de dissolution avant l'été prochain.
Donc, d'accord, comment vous gouvernez ?
On est dans cette situation-là, mais on n'est pas, encore une fois, enfin, pardon, on ne va pas, mais j'ai fait le même métier que vous, j'aurais posé les mêmes questions, mais on ne va pas nous faire porter le chapeau d'une situation dont on n'est pas responsable. Enfin, situation financière. Donc, quoi après la censure ? Là, on est en crazy-fait, il faut bien que les Français s'en rendent compte. Quoi après la censure ?
Philippe Ballard.
On ne peut pas laisser cette situation perdurer.
Quoi après la censure ?
Ah ben, c'est à... Le 20 décembre, le 23 décembre. Emmanuel Macron pourra peut-être aussi prendre ses responsabilités. Démissionner, donc vous l'appelez à démissionner en cas de censure. On n'a pas l'appelé à démissionner, il pourrait prendre ses responsabilités. Qu'est-ce que ça veut dire ? Oui, ça peut être une des portes de sortie. Alors après, il y a le débat constitutionnel. Est-ce que si le président de la République démissionnait avant l'été prochain, il pourrait aussi y avoir une dissolution ? Les constitutionnels sont assez... Mais on paye, encore une fois, ils sont divisés. Là, on paye ce front républicain. Je pense que les Français s'y feront pas prendre à deux reprises.
Ou des candidats, Mme Borne, M. Darmanin, se sont fait élire avec des voix... Et des députés, elle est fille. Fiché, parfois d'ailleurs, se sont fait élire avec des voix macronistes.
Le sujet, c'est aussi qu'il y a un budget difficile et que personne ne veut l'endosser. Ah bah ça, c'est un budget...
Oui, mais encore une fois, pardon, mais 1 200 milliards de dettes supplémentaires en 7 ans. Bravo Emmanuel Macron. On va emprunter 325 milliards d'euros sur les marchés financiers l'an prochain. Et on en a emprunté 275 milliards. Et quand on va arriver au pouvoir, a priori, en 2027, peut-être avant, premier poste budgétaire, remboursement de la dette, 80 milliards. Il n'y aura plus de marge de manœuvre. Mais enfin, il faut juste comprendre qu'on en est là.
Tout ça, on le savait au début de la discussion budgétaire et effectivement d'avoir commencé à aboutir. Est-ce que ce n'est pas tout ça aussi, ou plutôt même, la perspective d'une éligibilité avec effet immédiat de Marine Le Pen ? Ce serait au printemps. Est-ce que ce n'est pas ça qui vous fait accélérer le calendrier ?
Non, pas du tout. Je reprends les termes de Marine Le Pen, qui a accordé une interview cette semaine. J'attends ma relaxe. Et effectivement, quand on voit le dossier, elle ne peut être que relaxée. Donc, ce n'est pas ce qui nous préoccupe en premier lieu. Nous, si vous voulez, on le fait. Pourquoi avoir lancé une pétition si Marine Le Pen ne peut qu'être relaxée ? Parce que nous, on est démocrate. On ne va pas dans la rue. On ne casse rien. Ça permet aux gens de s'exprimer. Vous savez, on a été extrêmement surpris dans nos permanences. Maintenant, dans nos permanences, on avait révélé des gens qu'on n'avait jamais vus. Puis qu'ils nous disaient, c'est scandaleux. Comment peut-on vous aider ?
Ben voilà, signer une pétition. Et si elle est condamnée, cette hypothèse existe quand même.
Est-ce qu'on est toujours sur ce qu'elle disait en 2013 ? Inéligibilité à vie ?
Inéligibilité à vie ? Marine Le Pen, 2013, chez Guillaume Durand. Le problème, vous avez bien compris, c'est qu'en fait, elle pourrait être déclarée inéligible.
Elle disait une condamnation pour détournement de fonds publics. Elle pourrait faire appel.
Et ça ne serait même pas pris en compte. C'est terrible. Même s'il appelle dire, vous êtes relaxée, elle a été déclarée inéligible. Donc, dans les semaines qui viennent. Mais ce n'est pas le cas de figure. Elle disait il y a dix ans, une condamnation pour détournement de fonds publics
devrait rendre inéligible l'élu concerné. C'est ce qu'elle disait, elle.
Tolérance zéro. Il y a eu la phrase de Jordan Bardella qui s'en est expliquée. Non, je ne vous parle pas de ça, je parle de Marine Le Pen qui dit
inéligible avis pour un responsable politique qui est condamné pour détournement de fonds publics.
Là, ce n'est pas un détournement de fonds publics en l'occurrence.
C'est de ça qu'il s'agit.
Ça sera la relaxe. C'est une question à laquelle il n'y a pas de réponse puisque ce n'est pas le cas de figure qui se présentera.
Merci à vous, merci Philippe Ballard, député de Lois, porte-parole du Rassemblement National d'avoir été avec nous ce matin. Merci Bérangère Bont.