Emmanuel Macron aurait-il dû accepter la démission de Laurent Nuñez ?
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Chapitres
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:19Fait
« La défaillance elle résulte dans le fait que ça a été en partie un manque d'anticipation sur les forces disponibles. »
- 1:51Fait
« Je remets ma démission parce que je suis responsable de tout ce qui se passe. »
- 3:16Fait
« Il y a eu un défaut majeur de dysfonctionnement majeur de l'État dans une de ces missions régaliennes les plus importantes. »
- 3:53Fait
« Il va falloir faire la transparence sur ce qui s'est passé en terme de renseignement. »
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Il aurait dû l'accepter cette démission de Laurent Lunè d'Emmanuel Macron. C'est compliqué. C'est vrai que le sens commun enfin la première réaction qu'on a c'est dire effectivement il y a eu un défaut majeur de dysfonctionnement majeur de l'État dans une de ces missions régaliennes les plus importantes. Nous assurer notre paix, notre sécurité civile. Il y a un ministre qui est en poste. C'est lui qui est vraiment numéro 1 de ce point de vue-là. Donc beaucoup de Français et de Français disent "Ben moi, si ça moi m'arrive à mon travail, forcément il y aura des conséquences." Donc je pense que la première action que tout le monde a, c'est oui, il y a eu un gros gros gros dysfonctionnement. Il faut que le principe de responsabilité joue. Faut rappeler à nos
téléspectateurs, les institutions, hein, c'est l'article 8 de la Constitution qui dit que le président nomme le premier ministre, qu'il surprosition du premier ministre, il nomme les ministres et aussi il met fin à leur fonction. H donc c'est vrai que ce détail est très important. Le ministre peut présenter sa démission et le chef de l'État peut refuser. Euh, on va écouter Laurent Nunes puisqu'il a réagi ce matin. Il s'est expliqué sur cette démission qu'il a donc remise hier soir à Emmanuel Macron. C'était chez nos confrères de France à Terre ce matin. Il parle notamment, c'est intéressant ce que vous disiez de sa responsabilité. Il reconnaît sa responsabilité dans ce qui s'est passé samedi. Écoutez, on a eu des prévisions de cette sur cette manifestation de participation sur
ces manifestations parce qu'il y en a eu sur tout le territoire national de participation qui euh on a terminé à 550000 alors que donc on avait des prévisions qui n'étaient pas de 100000 comme je l'ai entendu tout à l'heure mais c'était un peu plus de 200000 donc il y avait deux fois et demi plus de personnes. La défaillance elle résulte dans le fait que ça a été en partie un manque d'anticipation sur les forces disponibles. Sachant et je tiens quand même à corriger un certain nombre de choses, on a déployé l'ensemble des forces mobiles qui étaient disponibles sur le territoire. Je remets ma démission parce que je suis responsable de tout ce qui se passe. Voilà, j'ai remis ma démission au président de la République pour ces raisons. Moi, j'ai été haut fonctionnaire. J'ai un sens de
l'intérêt général et vu les dégâts qu'il y a eu, il était normal que je remette ma démission. Maintenant, le sujet qui se pose effectivement, c'est que ça ne se reproduise pas. C'est ce que le président de la République a dit hier. C'est il faut être évidemment meilleur dans l'anticipation. suis responsable de tout ce qui se passe. Non mais c'est ça qui est intéressant dans cet entretien à France Interre, c'est qu'en fait il plaement il y a eu un manque d'anticipation et troisièmement il y a une perte de contrôle dans certaines villes. Bon donc on se dit dans la liste il a un peu tout faux. Euh après, on peut comprendre euh Emmanuel Macron, c'est-à-dire de se dire "Attendez, dans une période euh qui qui va secouer, qui a secoué, qui va continuer de secouer, puisque je vous
rappelle qu'il y a aussi des mobilisations qui sont prévues le 5 novembre prochain, laissons le capitaine à la barre mais avec une autre euh feuille de course et une autre un autre dispositif de maintien de l'ordre." En fait, il s'attendaiit plutôt à des manifestations avec certes des débordements mais style manifestation sociale, syndicale, je vais dire du classique. Et là est apparu une véritable guerria urbaine avec des gens extrêmement mobilisés, extrêmement agiles. Entre-temps, par rapport au gilets jaunes, il y a les réseaux sociaux qui se sont surdéveloppés notamment sur TikTok. non seulement des choses préalables, c'est-à-dire avant l'intervention, mais même pendant les interventions. Parfois, une vidéo pouvait entraîner un un un déplacement de foule euh parce qu'il se passait
quelque chose quelque part. Euh et ça c'est vrai que bon euh euh c'est pas évident à à gérer. Il y a quelque chose d'intéressant, c'est que hier soir Emmanuel Macron s'est exprimé pendant une dizaine de minutes donc à l'occusion solennelle. Et ce matin, on a donc un nouveau communiqué qui tombe alors qui s'est exprimé déjà hier soir. Euh hier soir, tous les commentateurs ont regardé cette intervention en se disant "On n pas eu d'annonce concrète, on a eu une petite remise en question sur effectivement il va falloir faire la transparence sur ce qui s'est passé en terme de renseignement. Là, c'est beaucoup plus clair euh ce matin dans ce que nous dit l'Élysée avec oui euh il y a effectivement de des des défaillances, on va changer de méthode. Ce changement
de méthode, pourquoi ne pas l'annoncer hier soir ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Euh est-ce qu'Emmanuel Macron aurait dû l'annoncer dès hier soir ? Est-ce que c'est parce qu'il entend aussi tout ce bruit qui parle de d'un président inaudible hier ? Comment ça se passe ? Je pense que c'est plutôt une stratégie de communication bien pensée. C'est le chef de l'État, il vient pour incarner sa fonction de chef de l'État. Euh il y a un moment gravissime que le pays vit. Le chef de l'État vient rappeler au fond les règles du jeu, le respect de la loi, euh la violence condamnable dans tous les cas de figure. Le chef d'état est dans son rôle en rappelant ça et dans une deuxième étape de d'enclencher un moment de communication qui est un moment axé sur la dimension maîtriser la
sécurité du pays. Donc effectivement, ne pas changer le ministre de de l'intérieur parce que effectivement il y a une problématique immédiate qui est celle de l'organisation en sécurité des prochaines mobilisations. J'imagine que s'il y avait à nouveau un défaut de sécurité intérieure, là ça serait simplement intenable que Emmanuel Macron dise "Je maintiens ma confiance au ministre qui est en poste." Bien évidemment, il lui redonne une deuxième chance. Il aussi un autre sujet dans le calendrier. Le chef de l'État n'a plus beaucoup de temps. Il entame son dernier semestre à l'Élysée les 6 derniers mois. Et donc d'une certaine manière, c'est très difficile sur un calendrier aussi restreint de changer une position à l'intérieur du gouvernement, de trouver une personne qui a la compétence
d'incarner la sécurité publique qui envoie un message à l'opinion qui il y a quelque chose qui se qui se passe. Donc pour le moment, je dirais deuxième chance d'er au ministre de l'intérieur mais sous réserve qui est pas à nouveau de défaut majeur de sécurité. Et puis jusqu'à présent Laurent Nugnaise et tout son parcours le prouve, c'était plutôt un homme de fermeté. C'était pas le laxisme face au manifestant et et on peut aussi se poser la question, repenser à cette petite phrase rapportée d'Emmanuel Macron qui dit qu'il faudrait que les forces de l'ordre aient plus d'empathie. Donc il y a quand même des petites injonctions. Ça c'était par rapport au lycéens. On était pas dans le même contexte. Oui, mais en fait c'est c'est quand même des injonctions contradictoires. C'est
maintiens vraiment le l'ordre et en même temps sois gentil avec les manifestant euh qui sont pas les mêmes encore une fois quand même. Ben non, enfin je moi moi je trouve ça de la part d'un chef d'état. Chef d'état il y a une doctrine et on est sur la fermeté après sur l'empathie. L'empathie quand on est dans la force de enfin je trouve ça un peu complexe quand même comme notion. C'est ça. Vous reconnaz moi la question que je voulais vous poser c'était par rapport à ça au maintien de l'ordre. Est-ce qu'il y a pas un problème tout de même depuis qu'Emmanuel Macron est élu avec ce maintien de l'ordre ? Il ne sa on a l'impression qu'il ne sait plus où aller. Il ne sait jamais où aller entre les gilets jaunes, entre la réforme des retraites. Maintenant, on a l'impression
qu'il y a un vrai problème entre Emmanuel Macron et ça. C'est vraiment intéressant parce que quand Laurent Nèz au fond avait été nommé préfet de police de Paris, il succédait à un préfet de police qui avait incarné un modèle de maintien de l'ordre qui avait, on peut le dire, franchement fait de grandes dégâts des controverses très importantes dans l'espace public. Voilà, monsieur l'Allemand à la fin de la crise des gilets jaunes, c'est Laurent Lunez qui prend sa place et beaucoup avaient souligné à la fois son très grand professionnalisme, le fait qu'il incarner une nouvelle doctrine du maintien lord. Je suis pas un spécialiste de ces questions mais j'ai parlé avec des spécialistes de ces questions qui disaient qu'il y avait un tout nouveau système de gestion des
manifestants et des manifestations. Donc tout le monde s'attendait à ce que Laurent Nugèz, professionnel aguéri des questions de sécurité, ne puisse pas connaître un dysfonctionnement aussi important. Donc, il est fondamental que dans les jours qui arrivent, l'État nous dise ce qui s'est passé, où a était le défaut, est-ce que c'est du côté du renseignement, est-ce que c'est du côté de la de la de la répartition des des forces de l'ordre ? Mais nous, on a vraiment besoin de savoir. Il va falloir une réponse. Oui, parce que les Français ont du mal. On voit ces images qui tournent en boucle, qui sont si dérentes depuis samedi. L'allocution de d'Emmanuel Macron, c'est pas suffisant comme réponse aujourd'hui. Non, c'est effectivement pas du tout pas du tout suffisant. le chef d'État n'a
même pas esquissé, on va dire, des pistes de de de fond de propositions concrètes. Les lycéens quand on les écoute, ils ont des des demandes extrêmement empiriques, extrêmement concrètes. Ils sont pas du tout dans on veut des discours. Non non, au contraire, ils sont dans des urgences, dans des propositions. Il faut effectivement que l'État réponde à ses demandes sur peut-être qu'on sent quand même on voit à peu près quel fusible devrait sauter assez rapidement. C'est-à-dire que les services de renseignement Emmanuel Macron ne s'en est pas caché hier euh ni ce matin ni dans son communiqué et Laurent Nugèz sur internet ce matin expliquait l'anticipation de participation deux fois et demi de moins que ce à quoi on pouvait s'attendre. Enfin voilà, une échelle de du simple au
double. Euh bon forcément les services de renseignement sont clairement pointés du doigt euh aujourd'hui hein. Merci beaucoup Bruno Cot d'avoir été avec nous ce matin pour analyser donc cette démission non acceptée par Emmanuel Macron.
Laurent Nuñez