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Conférence de presseLCI (sur YouTube)· 21 octobre 2025 69 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeInstitutions & électionsSécurité

En Toute Liberté du mardi 21 octobre 2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quelle est la portée symbolique de l'incarcération d'un ancien président ?

  • 4:00RelanceRéponse partielle

    La justice a-t-elle mesuré l'onde de choc politique de cette décision ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les critères justifiant l'exécution provisoire ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Comment se déroule concrètement l'incarcération d'un ancien président ?

  • 10:00RelanceRéponse partielle

    Nicolas Sarkozy a-t-il bénéficié d'un traitement de faveur ?

  • 12:00OuverteRéponse partielle

    La justice joue-t-elle un rôle politique selon vous ?

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Vous êtes devant le domicile de Nicolas Sarkozi. Donc des images inédites, des images sidérantes ce matin. Nicolas Sarkozi, 70 ans, va probablement enfin va franchir les portes de la prison de la santé à Paris.

Vous venez de nous le dire. condamné à 5 fermes dans l'affaire du financement libyen de sa campagne de 2007, il devient le premier chef de l'État sous la 5e République à être incarcéré un événement politique, un événement judiciaire, un événement symbolique d'une intensité rare que dit ce moment de la justice française de notre démocratie et de la droite orpheline de son chef moral. C'est le fil rouge de de notre heure ensemble ce matin avec moi pour en parler Natacha Poloni.

Bonjour Natacha. Bonjour Anaï. Vous êtes directrice de la revue l'audace.

Excellente revue. Christophe Barbier éditorialiste politique LCI. Vous êtes donc Christophe Barbier ?

Bonjournaliste. Voilà. Alexandra Guynaliste police justice TFC, merci d'être avec nous cher Alexandra.

Guillaume Guillaume Farde consultant police justice TF1 LCI. Vous étiez là hier pour les bijoux de la Castafia et vous êtes là ce matin de l'incarcération de Nicolas Sarkozi. Pour l'incarcération de Nicolas Sarkozy et Joaquim Puot.

Bonjour monsieur, vous êtes maire d'hiver gauche, vous avez été mère d'hiver gauche d'Alono, vous êtes toujours et vous êtes euh aussi ancien directeur des prisons de Freine et de Fleur Merogis, la plus grosse prison d'Europe. Donc votre votre témoignage va nous être précieux. D'abord, un petit un président en prison quand même.

L'image est lourde et la portée historique incontestable. Natacha. Oui, vous savez, vous venez de plaisanter sur le fait que Guillaume Fard était hier ici même pour parler de ce vol de bijoux.

Bien, de même qu'on pourrait que certains commettent l'erreur de dire "Mais après tout, ce sont des des simples bijoux anciens sans voir la portée symbolique, le poids dans l'histoire de France." Et bien de même euh on commettrait une erreur de considérer que parce que Nicolas SarkoZi n'a plus Regardez Natacha pardon pardon de vous interrompre mais priorité au direct he bien sûr les enfants Sarkozy la la petite Julia Louis et son épouse et puis les deux grands les aînés de Nicolas Sarkozy sont en train de sortir pour probablement accompagner donc leur père à la prison de la santé. Donc Natacha le la portée symbolique.

Oui, je disais je disais de même on aurait tort de penser que parce que Nicolas Sarkozi n'exerce plus de de mandat et finalement n'a plus autant d'influence sur la vie politique française, il n'y a pas là un événement important pour tous les Français. les la fonction, le statut de président de la République est la clé de voûte de nos institutions et de ce point de vue-là, avoir un président en prison est quelque chose qui nous concerne tous. Que nous soyons d'ailleurs quel que soit notre notre vision de ce problème, ceux qui considèrent que Nicolas Sarkozy n'a que ce qu'il mérite ou ceux qui considèrent que la justice a empiété, peu importe, il y a là dans la l'atteinte à la fonction quelque chose qui nous pose problème à tous.

Matthéo Servino, vous êtes toujours devant le domicile de Nicolas Sarkozi. On vient de voir sortir la famille là qui va probablement accompagner le président à la présent de la santé. Exactement.

On vient de voir Louis Sarkozi et le reste de sa famille sortir à l'instant du domicile de Nicolas Sarkozi. Ils sont allés rejoindre d'autres proche du chef de l'État. Voyez à côté de la voiture qui va accompagner le président de la République jusqu'à la prison de la santé.

C'est Nicolas Louis Sarkozi he qui avait appelé à venir manifester un soutien pour l'ancien chef de l'État. Et on peut dire que l'appel a été entendu puisqu'il y aura à peu près 200 à 300 personnes dans cette rue du 16e arrondissement. Et Nicolas Sarkozi, lui pour l'instant n'est toujours pas sorti.

Il devrait sortir dans quelques minutes pour être transféré vers la prison de la santé dans le 14e arrondissement. Merci beaucoup Mino devant le domicile de Nicolas Sarkozi. Mon dieu !

Florence Corass, bonjour, vous nous avez rejointe, vous êtes avocat pénaliste. Alors là, qu'est-ce qui va se passer Nicolas ? Marko va arriver à la prison de la santé.

Oui, ben il va être incarcéré. On va lui donner un numéro d'écrou. Euh donc il va arriver dans le quartier des des entrants selon un protocole assez classique.

Bon peut-être probablement qu'on lui réserve quand même un statut un peu à part. J'ose espérer. Joaquim Fuy est en train de hocher à la tête à côté de vous.

Non non non, je je suis d'accord avec maître mais je sais pas s'il ira au quartier d'arrivant. Je pense qu'il va il y aura les formalités de l'écrou effectivement qui est obligatoire. C'est quoi les formalités de l'écrou ?

Bien, il y aura effectivement une fiche à remplir. Il aura un numéro de comme tous les personnes détenues et ensuite il doit passer à la fouille et là effectivement normalement il devrait aller dans un quartier arrivant. Je pense que le directeur va lui notifier son placement à l'isolement et il ira directement dans sa cellule d'un quartier qui est quand même relativement isolé du reste de la détention.

Donc il sera seul en cellule. Mais le placement à l'isolement, c'est un acte administratif et le directeur doit le prononcer officiellement. D'accord.

Guillaume Farde, est-ce que vous pouvez euh nous préciser ce qui se passe en général, comment ça se passe ? Oui. Bah, d'abord, comme ça a été rappelé, il y a il y a un volet qui est très administratif.

Donc la première étape, c'est cet enregistrement administratif. Donc vous venez, on vérifie votre identité, on prend vos empreintes digitales, on vous fait une photo et puis c'est ce moment où on vous donne votre numéro d'écrou en fait qui est un peu votre votre carte d'identité pénitentiaire parce qu'elle est indispensable à tout déplacement dans l'établissement. C'est plus vos papiers d'identité classique, hein.

C'est c'est cette carte d'identité pénitentiaire. Et après, comme ça a été très bien rappelé, vous passez au vestiaire. Et là, le moment du vestiaire, c'est que vous remettez tous les objets qui sont interdits en détention.

Évidemment, vous pouvez pas avoir un briquet. Enfin, il y a des etes choses que vous ne pouvez pas conserver avec vous. Il y a des bijoux qui ne sont pas qui ne sont pas autorisés.

Les alliances le sont, les montres dans certains cas, ça s'arrête à peu près là. Vous devez déposer ça au coffre et puis il y a le moment où on vous fouille. les lacets, ça aussi euh ça oui.

Alors ça dépend euh ça dépend ça dépend en fait, il y a il y a un de critères mais c'est pas une garde à vue hein. Euh donc ça ça dépend mais en tout cas ce qui est sûr c'est qu'il y a il y a ce il y a ce moment où il y a la fouille intégrale donc vous êtes censé vous dévêtir et et on réalise cette fouille intégrale. Voilà, on parle d'un ancien président de la République, donc vous voyez qu'il y a il y a une dimension un peu particulière hein qui qui est attachée à ce moment-là et après il y a la remise du kit arrivant.

Donc on vous donne un certain nombre de produits de de premières nécessités, produits de toilettes, une couverture, de la vaisselle pour vos repas parce que dans la salle de Nicolas Sarkozi, on a compris qu'il y avait des des plaques de cuisson. Enfin, en tout cas, il y avait de quoi faire un petit peu de cuisine. Donc, on vous on vous remet on vous remet ça.

Et après, il y a effectivement ce moment du alors placement dans le quartier arrivant où on vous conduit en cellule, ça ça dépend. Celle de de Nicolas Sarkozi, pardon, elle est elle est prête. Elle fait 11 m².

On l'a beaucoup beaucoup commenté avec ce lit fixe au sol, un peu de mobilier bas, un réfrigérateur, un téléviseur et un petit coin douche. Voilà, c'est c'est pas beaucoup plus que beaucoup plus que cela. Et donc bah après, vous êtes effectivement conduit en cellule et et s'enchaîne et se l'enchaîne avec les les fameux entretiens obligatoires.

Donc vous de vous devez ensuite C'est quoi les entretiens obligatoires ? Bah vous devez vous entretenir enfin monsieur peut-être le raconter même mieux que moi parce qu'il a dirigé plus enseignant. Vous avez vous avez une disons un protocole hein lorsque un détenu euh est écroué.

Donc il y a effectivement les formalités de l'écrou et ensuite il y a les entretiens euh qui sont obligatoires normalement, c'est-à-dire la personne détenue voit quelqu'un d'administration péniten dans ce cadre là, ce sera le directeur qui va lui notifier effectivement son placement à l'isolement et normalement il doit être vu également par service médical pour examiner entre guillemets son état au niveau de la santé. Et ensuite, effectivement euh suite à cette décision, il est placé euh dans un quartier qui est quand même relativement étanche en dehors de la détention ordinaire pour sa sécurité parce que pour le l'administration pénitentiaire, elle doit exécuter des décisions de justice avec discernement. Et dans ce cadre-là, le premier problème qui se pose, c'est la sécurité de de l'ancien président de la République.

Donc toutes les mesures de sûreté seront mises en place et donc ça c'est c'est préoccupant pour l'administration, mais les agents sont formés à la prise en charge des détenus qui ont fait l'objet de de faits médiatiques considérables. le cas d'ancien président et je pense que un fonctionnaire pénitentiaire, il peut avoir des sentiments personnels vis-à-vis d'une personne détenu qui va en prison. Moi, je l'ai eu également parfois par rapport à des détenus, mais je crois qui compte, c'est l'attitude professionnelle, c'est le geste professionnel et c'est le le le discernement et la sérénité qui doit s'imposer dans ce cas de figure.

Et Guillaume Farde, il est à l'isolement aussi parce que on va éviter les photos. On sait que tous les tous les prisonniers de France ont maintenant des pas tous des euh des iPhones 18 Max pour plus. Donc on va éviter les photos.

C'est ça. Oui, c'est ça. En fait, la difficulté c'est que oui, il y a il y a 40000 téléphones en détention à peu près mais 85000 détenus donc c'est pas tous vous allez m'opposer que c'est un ratio d'un sur de mais néanmoins c'est pas Oui.

Bah après les les prisons sont des lieux ouverts aussi hein. C'estàd que on pourrait imaginer des prisons qui sont complètement fermées où plus personne ne rentre jamais en aucune circonstance. On le fait pour les les 100 plus grands détenus narcotrafiquants, les plus dangereux et cetera.

Mais mais pour tous les autres Oui, il y a des allées venues en prison. Donc mécaniquement, il y a il y a hélas des téléphones qui rentrent, je le regrette aussi. Maintenant, pour l'empêcher, ce serait techniquement, je pense, un petit peu plus difficile.

Euh concernant concernant la prison de la santé, bah oui, il y a des détenus qui ont des téléphones portables. Aujourd'hui, les téléphones portables sont des téléphones portables avec capacité de prendre des photos et filmer. Et donc l'enjeu c'est que les autres détenus ne filment pas ni ne photographient pas Nicolas Sarkozi.

Vous imaginez bien que les premiers clichés, les premières vidéos de Nicolas Sarkozy en détention seront vendu très cher pourrai se se monayer très cher et et au-delà de ça, il y a la question du respect de sa dignité de de détenu. Il a il a aussi le droit comme tout le monde à ce qu'il n'y ait pas des photos de lui en détention qui qui circulent. Donc il faut être très vigilant par rapport à ça.

Et c'est pour ça que la la décision de de l'isolement semblait plutôt s'imposer pour éviter qu'il croise d'autres détenus. leisolement et donc vous limitez aussi la capacité de de détenus à vous à vous photographier. Puis c'est pas les agents d'administration pénitentiaire qui vont s'amuser à ça.

Donc il il vaut mieux effectivement privilégier l'isolement pour cette raison. Euh maître Rois a il y a pas de traitement de faveur, il y a une volonté d'exemplarité judiciaire. Ça, j'ignore en fait quelles sont les conditions qui ont été négociées si je puis dire.

Mais de toute façon, la détention, c'est difficile pour tout le monde. Euh voilà, que selon que vous serez puissant ou mis, vous voyez, disait la fontaine, et bien c'est c'est quelque chose de de d'insoutenable la détention, la prison. Vous savez, moi je je le dis, je je pas peur de le dire, je suis contre la prison hormis les cas de d'atteinte à l'intégrité physique.

Je considère que la prison devrait être réservée au cas d'intégrité de de d'atteinte à l'intégrité physique. On y va. Nicolas SarkoZ est en train de sortir de son domicile, pardon, maître Roise avec son épouse Carla Bruni.

Euh Mathieu Matthéo Savinot, vous êtes devant le domicile de Nicolas Sarkozi, sa famille les attendent. Nicolas c'est ça exactement. Vous l'avez dit, Nicolas SarkoZi se rendement même avec Carla Bruni, son épouse.

Ils sont main dans la main et derrière moi et bien des centaines de soutiens venus répondre à l'appel de Louis SarkoZi, son fils, pour manifester justement leur soutien à l'ancien chef de l'État. La famille est sortie il y a quelques instants seulement ils se sont situés à droite de cette rue. En attendant le le père Nicolas Sarkozi, vous voyez qui qui descend toujours.

Alors, on entend rendu plusieurs choses hein. Nicolas Nicolas Nicolas. Il y a aussi une Marseillaise qui a raisonné il y a quelques instants seulement qui a été repris par les membres de la famille SarkoZi et vous l'entendez peut-être.

On entend encore le nom de du chef de l'État raisonner dans cette rue du 16e arrondissement. Alors qu'il s'approche des euh caméras, il salue la foule. On entend beaucoup beaucoup de bruit, hein.

Les gens n'hésitent pas à créer leur soutien pour l'ancien chét. Vous voyez, [Applaudissements] il vient près près de la foule pour s'adresser peut-être à ses soutiens. Nicolas Sarkozi qui va être transféré du coup dans quelques minutes à la prison de la santé dans le 14e arrondissement.

On a une trentaine de minutes de la prison de la santé. Vous le voyez, il salue aussi certaines personnes qui sont à à l'immeuble d'en face en train d'applaudir sur sur les balcons. Il salue sa famille également.

Voilà Nicolas Sarkozi qui va être incarcéré une première, on le dit, on le redit, une première dans l'histoire de France pour un président de la République. Jamais on avait vu un chef de l'État, un ancien chef de l'État dormir derrière les barreaux. Christophe Christophe Christophe Barbezé ce sont des images exceptionnelles hein qu'on voit là se dérouler sur nos yeux.

C'est un moment d'histoire hein. Ah oui tout à fait. Elles sont totalement inédites sous la 5e République avec une manifestation populaire pour un départ en prison qui sera sans doute pour un bref séjour.

Il part pas pour 20 ans, il va faire quelques quelques semaines maximum. Mais c'est un événement politique comme le disait tout à l'heure Natacha. Il y a il y a un attachement à la fonction.

Il y a quelque chose qui touche à la fonction et honnêtement on peut s'interroger maintenant quels que soient les arguments techniques qui ont amené à cette exécution provisoire, c'est-à-dire l'envoyer en prison alors qu'il n'y a pas de condamnation définitive. Est-ce que la justice a bien mesuré l'onde de choc politique ou sociop-politique qu'elle provoquait ? C'estàd ça c'est quoi ?

C'est la réponse, c'est la reposte d'un homme politique très organisé qui depuis quelques jours a complètement scénarisé son emprisonnement. Voyez, un départ avec salut à la foule qui applaudit comme s'il venait gagner une élection. Et c'est ça la réponse, la riposte de Nicolas Sarkozy à une décision judiciaire qui reste quand même un peu étrange dans son argumentation.

Un peu étrange Natacha, on a l'impression, il y a des Français qui trouvent que la justice joue son rôle, d'autres qu'elle devient presque un pouvoir politique. C'est cette cette ambivalence, elle est particulière, elle est française et elle est en train de fracturer la communauté nationale. C'est ça qui est le plus dangereux.

C'est-à-dire que les images que nous voyons sont la traduction d'un clivage qui s'amplifie dans la société française entre ceux qui considèrent que les hommes politiques ne sont pas suffisamment exemplaires et donc qui suivent les juges dans cette volonté de de forcer à l'exemplarité et ceux qui au contraire considèrent que il y a une volonté de la part de certains juges de couper des têtes et donc d'être d'excéder leur pouvoir. Quel que soit l'endroit où on se situe, en fait le problème vient à la fois de l'absence d'exemplarité d'une partie de la classe politique, mais il faut toujours le répéter, c'est une petite partie. Il y a des gens formidables qui s'engagent en politique avec une dignité énorme.

Et deuxème point, il y a une évolution de la de la culture des magistrats dont beaucoup considèrent en effet que ils exercent un rôle qui est un rôle non seulement juridique mais et c'est ça qu'on voyait dans ce dans ce jugement quasi moral. Et c'est là où on peut discuter les choses. Est-ce que le rôle des juges est de faire de la morale ?

J'en viens à cette exécution provisoire qui est la seule chose qui me gêne dans ce jugement. Le reste, je veux dire, est à la responsabilité des juges sans aucun problème. Je ne comprends toujours pas la justification de cette exécution provisoire, sauf à considérer, et je pense que c'est ça que les juges avaient en tête, qui qu' l'ut était immoral que Nicolas Sarkozy put échapper à la justice parce que il y aurait eu un appel puis une cour de cassation.

Or, pardon, mais euh la morale de ce point de vue-là euh est une est sujette à interprétation et quand l'aboutissement c'est la fracturation de la communauté nationale, ça pose un problème. Alexandra Guet, vous êtes sur ces images là ? Oui, effectivement.

Et alors pour rebondir sur cette question, cette notion effectivement qui qui frappe un peu tout le monde, qui interroge en tout cas d'exécution provisoire de ce mandat de dépôt différent, le tribunal l'a justifié euh en estimant que c'était une mesure indispensable pour garantir l'effectivité de la peine au regard de l'importance du trouble à l'ordre public causé par cette infraction dont il a été reconnu coupable à savoir association malfaiteur. J'avais traduit ça en fait en voyant ces images exactement trouble à l'ordre public. Exactement.

C'est c'est une c'est une argumentation boomerang parce que le trouble à l'ordre public, c'est un trouble démocratique, on a le droit de manifester, il est là. C'est-à-dire que la justice par sa décision avec un socle fragile sur l'exécution provisoire comme Natacha, je pense que le reste s'argumente très bien. Mais l'exécution provisoire alors qu'il n'y a pas donc de condamnation définitive, ça provoque cela.

C'est-à-dire bah une riposte politique, l'organisation d'une manifestation, d'une prise de parole de tribune dans la presse et euh et de de critique de la justice sur le fond de son fonctionnement à travers la critique d'une décision unique qui est celle de cette exécution provisoire sur l'exécution provisoire elle-même et sur le cas de Nicolas Sarkozi en particulier. Ensuite sur l'exécution provisoire elle-même, c'est aussi le législateur qui considère que on attend plus nécessairement d'être jugé deux fois par deux chambres différentes, mais que pour aller vite, pour emprisonner plus vite, pour une justice toujours plus sévère, il faut pas attendre l'appel et il faut frapper d'exécution provisoire certaines décisions de justice. Donc ça c'est quand même la volonté du législateur. les juges n'ont fait qu'appliquer la loi au cas d'espèce et si on leur dit que maintenant il faut aller vite, il faut être sévère, il faut condamner et il faut enfermer avant même que le le prévenu condamné en première instance pu voir son cas examiné en appel avec ce principe quand même un grand principe démocratique qui a deux chambres de jugement différentes qui vous qui vous qui examine votre cas.

Bon euh on a on a quand même de ce point de vue-là le fait que c'est la loi qui a été appliquée concernant Nicolas Sarkozi ce que les juges ont dit et c'est là où effectivement il y a il y a une dimension un peu plus morale comme disait Natacha c'est c'est l'ordre public mais pas pas sous l'angle du trouble ordre public c'est sous l'angle de la particulière gravité des faits et que le fait qu'il ait été président de la République queil y ait ce ce soupçon que la campagne aurait été entachée d'eux et cetera justifier de leur point de vue qu'il y ait cette exécution cette exécution provisoire c'est là où il y leur appréciation de juge, mais c'est aussi ce qu'on leur demande et ce qui fait qu'après c'est contesté mais c'est pas le trouble public au sens il va y avoir des manifestations c'est la particulière gravité des Alexandra Guillet puis vous monsieur Cu Oui. Alors effectivement il y a c'est ce que vient très bien de résumer Guillaume, c'est ces règles qui sont appliquées. Il y a pas de de d'application particulière ou de dérogation particulière, ils appliquent des textes de loi.

Après, il y a une grille de lecture qui est forcément un peu trouble, notamment quand on a toutes ces déclarations qui arrivent et que vous souligniez tout à l'heure. On a quand même un garde des saut qui a dit qu'il allait rendre visite à Nicolas Sarkozy en détention. Ça a donné lieu d'ailleurs à une réaction ce matin dans une radio de de Remiets qui est l'avocat général près la Cour de cassation.

C'est le plus haut magistrat dans notre hiérarchie judiciaire dont la parole rale est importante et qui euh ce matin a dit que la justice avait rappeler que la justice avait besoin de sérénité et que un tel déplacement en détention d'un garde des saut pourrait et bien être une sorte d'atteinte à l'indépendance de magistrat. déclaration à laquelle Gérard Vermanin a immédiatement répondu à son tour ce matin euh sur X en disant que s'assurer de la sécurité d'un ancien président en prison fait sans précédent n'atteint en rien l'indépendance des magistrats mais relève du devoir de vigilance du chef d'administration que je suis. Donc, on voit bien que jusqu'au plus haut euh sommet y compris au sein du gouvernement et au niveau de la chancellerie, tout cela euh pose ça pose ça pose des questions, monsieur, mais les services pénitentiaires seront particulièrement vigilants.

Veut dire que le garde des sauce ou pas, là c'est un soutien personnel qu'il apporte à à Nicolas Sarkozy mais l'administration pénitiaire sera vigilante. Ce que je voudrais dire également parce que je suis également un élu, j'étais parlementaire, un élu local, j'écoute les habitants qui font pas de la politique et j'ai je les entends effectivement, c'est très fracturé. Mais qu'est-ce qu'ils nous disent ?

Il faut que les élus soient exemplaires, notamment ceux qui ont les plus hautes fonctions. Or, la question que qu'on peut se poser, il y a eu quand même pas mal d'affaires qui ont agriné Nicolas Sarkozy, il a plusieurs. Enfin, vous les connaissez aussi bien que moi.

Et le problème deexemplarité se pose. Regardez, monsieur Puot, c'est le cortège digne d'un d'un chef d'état en exercice. Bah oui. qui qui trace dans Paris et qui emmène l'ancien président Sarkozy à la présoné.

Ils sont en train d'arriver où ça ? Aux invalides en fait là non à la tour Effel. Ouais, ils sont en train de passer devant la tour Effel avec ce cortège impressionnant.

Ces motos qui su Oui, c'est la brigade briser d'ailleurs. C'est assez symboliquement. On lui met la bravem pour l'escorter jusque qui même une brigade qui a pu être contestée politiquement, pas opérationnement mais politiquement.

Donc on lui met en protection de son convoit. Ce que ce que je voudrais dire également c'est qu'il y a quand même une pression considérable sur l'institution judiciaire et je crois qu'il faut qu'on soit très attentif parce que la France c'est une belle démocratie et il y a la séparation des pouvoirs et l'indépendance de la justice. Je rappelle que le président de la République et le ministre de la justice sont garant également d'indépendance.

Alors toutes les décisions qui sont prises sont pas forcément acceptées par la population. On le voit bien dans des affaires plus classiques, mais faisons attention à cela parce que là, on voit très bien que on remet en question une décision judiciaire. Le soutien, on peut le comprendre.

Bon, mais la remise en question d'une décision judiciaire, moi, j'appelle quand même à la à la à la prudence en ce qui me consid Maître Roi, on n'est pas d'accord. Non, parce que je considère qu'on remet pas en cause une décision judiciaire, on la critique pour revenir et on a le droit de le faire. Et pour revenir à la question de l'exécution provisoire, parce que c'est quand même au centre de cette affaire, enfin, il y a deux questions en fait.

Il y a l'exécution provisoire et la fonction de Nicolas Sarkozy euh qui est extrêmement écorné. Et de ce fait, quand vous entendez l'opinion publique, et moi j'ai entendu encore hier des tas de gens s'exprimer, ils sont extrêmement choqués par cette décision qui touche un ancien président de la République qui est qui qui apparaît très sévère dans la hiérarchie finalement des peines qui sont prononcées dans d'autres cas, y compris en matière pénale où la sévérité est moins de mise. Voyez ?

Et je voulais vous citer un arrêt que j'ai regardé de la Chambre criminale de la Cour de cassation qui date du 23 août 2017 et qui explique justement la notion d'exécution provisoire en matière pénale et qui dit que la raison d'être de l'exécution provisoire en matière pénale, c'est l'objectif d'intérêt général visant à favoriser l'exécution de la peine et prévenir la récidive. Alors moi, je veux bien comprendre en quoi cette exécution provisoire dans cette décision, elle prévient une récidive. Une récidive de quoi ?

Je veux dire, en quoi monsieur Sarkozy sur cette ces faits qui lui sont reprochés qui date d'ailleurs de de d'extrêmement anciens, c'était l'époque où il était ministre. En quoi il y a un risque de récidive ? Moi je je serais curieuse de voir la motivation de la décision ça et et notamment du mandat de dépôt parce que c'est quand même très intéressant ça.

C'est aussi on est au cœur du droit. Alors quand vous on parle de la justice qui est critiquée mais la justice les magistrats n'ont même pas de responsabilité. C'est un vrai sujet d'ailleurs.

Ce serait intéressant un jour de légiférer sur cette question. Nous en tant qu'avocat, si on commet une erreur, on a une responsabilité. Vous voyez, on d'ailleurs on paye on paye cher cette responsabilité.

Euh voyez, on est obligé de cotiser pour nous assurer contre cette responsabilité si on commet une erreur. Les magistrats n'ont pas de cette responsabilité. Donc je veux dire ça pose aussi un certain nombre de sujets et c'est peut-être l'occasion d'en discuter.

Non mais il y a a y il y a le sujet de l'enfermement effectivement qui qui se pose parce que effectivement la peine de l'enfermement c'est une c'est une peine qui qui Attendez, il y a un tweet Alexandra Gu excusez-moi de vous couper Alexandra Alexandra Alexandra allez-y oui effectivement Nicolas Sarkozy qui sur X a envoyé un message ce matin que je peux vous lire si c'était au moment où je m'apprête à franchir les murs de la prison de la santé mes pensées vont vers les Françaises et les Français de toutes conditions et de toutes opinions. Je veux leur dire avec la force inébranlable qui est la mienne que ce n'est pas un ancien président de la République que l'on enferme ce matin, c'est un innocent. Je continuerai à dénoncer ce scandale judiciaire, ce chemin de croix que je subis depuis plus de 10 ans.

Voilà donc une affaire de financement illégal sans le moindre financement. Une instruction judiciaire au long cours lancée sur la base d'un document dont la fausseté est désormais établie. Il poursuit.

Je ne demande aucun avantage, aucune faveur. Je ne suis pas à plaindre car ma voix porte. Je ne suis pas à plainte parce que ma femme et mes enfants sont à mes côtés et mes amis sont innombrables.

Mais ce matin, j'éprouve une peine profonde pour la France qui se trouve humilié par l'expression d'une vengeance qui a porté la haine à un niveau inégalé. Je n'ai pas de doute, la vérité triomphera, mais que le prix à payer aura été écrasant. Incroyable le tweet du de l'ancien président Nicolas de Sarkozi.

Il fait de la politique, Natacha. Bien sûr, bien sûr. Il fait de la politique et il avec la la et le style et la verbe qui sont les siens.

Mais c'est tout le problème dans lequel nous sommes, c'est que nous avons une décision de justice et nous avons de la politique à côté et tout cela se percute et de fait ça, je le répète, ça abîme l'ensemble de notre vie démocratique. Encore une fois, quel que soit le jugement qu'on porte sur la surrea roi, c'est l'ancien président de de la santé, monsieur Priot. et le mot de d'exemplarité a été prononcé tout à l'heure.

Il faut absolument revenir à des élites au sens large, c'estàdire, c'est pas seulement les politiques, mais des élites au sens large exemplaire parce que nous voyons les conséquences sur notre vie démocratique de tout cela, sur les débats que nous pouvons avoir, sur l'image de nos institutions et sur la façon dont chacun individuellement va considérer ses propres actions en fonction de ce qu'il perçoit au-dessus. C'est-à-dire que si nous avons des citoyens qui considèrent que les élites dans leur ensemble ne sont pas exemplaires, que ce soit les politiques ou que ce soit la justice, qui euh considère que les politiques sont tous pourris ou qui considèrent que les juges font de la politique et ne sont n'incarnent pas la justice, alors chacun va être inconsciemment enclin à s'autoriser ce qu'il ne devrait pas s'autoriser. Donc encore une fois, l'exemplarité, ça doit venir du haut.

Après juste une parenthèse sur la question de la sécurité de Nicolas Sarkozy en prison et les réflexions que nous avions tout à l'heure sur le rôle de l'institution pénitentiaire. Je rappelle qu'IV Colona a été assassiné en prison fait et que donc la question de ce qui se passe dans les prisons et de la capacité à garantir l'intégrité physique des détenus, c'est quand même un petit sujet. Ilit pas l'isolement.

Non, il n'était pas à l'isolement. Bien sûr. Alors attendez, il y a ce d'intérêt de mettre à l'isolement de traverser Paris euh boulevard Port Royal.

Oui, il est boulevard Port Royal. C'est Nquer, il va arriver donc boulevard Montparnas seulement. Il va traverser Montparnas, prendre le boulevard Port Royal ensuite et tourner à droite vers la rue de la santé.

Exactement. Et machallah, vous êtes devant la prison de la santé. Est-ce qu'il y a un gros dispositif aussi devant la prison ?

Oui, un gros dispositif, on peut le dire. Beaucoup de forces de l'ordre qui sont mobilisées depuis tôt ce matin pour garantir la sécurité de l'arrivée de l'ancien chef de l'État. Ici, des dizaines de camion de police sont positionnés aux abords aux rues adjacentes de la prison de la santé pour garantir une arrivée de ce cortège sans aucun encombre.

Alors ici et bien le président, l'ancien président Nicolas Sarkocodi, vous l'avez dit, est en route pour la prison de la santé. En arrivant ici, il devrait être reçu par l'entrée principale et devrait ensuite donc pénétrer à l'intérieur de cet établissement où il subira voilà plusieurs tests médicaux mais aussi des interrogatoires pour savoir un petit peu voilà davantage d'informations sur ses conditions d'incarcération. Ensuite et bien il sera il sera transféré dans le quartier de l'isolement là où il résidera et passera sa première nuit derrière les barreaux ici dans cette cellule de la prison de la santé.

Comment prépare-ton une détention aussi sensible quand on est patron de prison ? Vous avez été patron de la santé et de Fleur Merogis qui est la plus grande prison d'Europe ? Alors dans ce cas de figure, son entrée est préparée parce que on a quelquefois des mandats de dépôt et une détention prévisoire immédiate.

Là c'est pas le cas donc il y a eu une préparation. Alors peut effectivement on peut avoir des appréciations sur la détention provisoire qui je rappelle a été votée par le parlement quand même à plusieurs reprises. On peut se poser des questions sur l'enfermement et son rôle.

Est-ce que il fallait l'enfermer ou pas ? C'est des questions légitimes qu'on qu'on doit se poser. Moi en tant que directeur, j'ai toujours considéré que l'enfermement n'était pas toujours la décision de la prise approprier pour pour lutter contre la récidive ou pour intégrer.

Donc ça c'est une question une question de fond qu'on peut se poser. Dans ce cas de figure, ce qui est préoccupe ce qui est plus important c'est sécuriser et protéger l'ancien président de la République d'où le placement à l'isolement. formalité administrative, vous l'avez rappelé à juste titre, les fouilles et ensuite sa santé également sera examinée par un médecin.

Ensuite, il y aura effectivement une une prise en charge adaptée, euh une surveillance également adaptée dans l'unique objet de sa sécurité uniquement. Donc quand il sortira de la cellule, il sera seul, il pourra pas rencontrer d'autres détenus, il sera seul également en cours de promenade, il pourra suivre des activités. Mais je rappelle quand même que pour toute personne qui va pour la première fois en prison, c'est une souffrance.

C'est une souffrance psychique qu'il faut bien évaluer même si on est fort de caractère. Moi, j'ai vu des personnes qui étaient soit-disant très fortes, il y a quand même une souffrance. Donc, faut qu'on soit très attentif à cette souffrance.

Guillaume Farde, il a une une cellule, vous l'avez dit, de 11 m², c'est ça ? Oui. Oui, absolument.

Avec évidemment une fenêtre he c'est pas une pièce aveugle, il y a un lit. Alors, quand on parle de Je pour rebondir sur ce que disait monsieur Puot, en fait, il y a des cellules à côté qui seront pas occupées, c'est ça ? Oui.

Euh bah normalement non, parce que c'est l'isolement, mais après selon le le fonctionnement d'administration pénitentiaire, peut-être qu'à un moment donné quelqu'un sera placé à côté, je n'en sais rien. Je suis pas plus dans l'intimité de la direction de la prison de la santé. En tout cas, sur la cellule elle-même, ce que l'on peut dire, c'est qu'il l'occupe seul.

De toute façon, c'est une cellule individuelle que il elle fait enomètre carré à peu près. Il y a donc une fenêtre, je vous le disais, il y a un lit qui est qui est euh visser vissé au sol. Il y a un petit peu de mobilier bas euh de trois étagères, enfin des choses assez classiques hein pour mettre il y a une il y a un téléviseur, il y a un réfrigérateur, il y a aussi des plaques chauffantes pour pour cuisiner, il y a une douche donc il peut il peut se laver dans sa cellule et pas il est pas nécessaire queil quitte sa cellule pour rejoindre des douches des douches collectives.

Là aussi, c'est une mesure de sécurité, une mesure de préservation de son intimité et ça évite aussi bah le sujet qu'on évoquait tout à l'heure qui est la prise de de photographie lors de déplacement dans l'établissement. Donc ça c'est pour effectivement pour cette cellule. Il y a aussi un téléphone.

Ce téléphone c'est un téléphone fixe filire qui lui permet d'appeler une série de numéros présignés à l'administration pénitentiaire. Évidemment, la ligne peut-être écoutée le cas échéant et donc il peut correspondre ainsi avec ses proches via ce téléphone. Ça c'est pour la vie en cellule.

Après il y a la vie hors de cellules. Il a quoi ? Trois visites par semaine, c'est ça ?

Oui, minimum. Enfin tris c'est non, maximum trois visites par semaine de 30 minutes. Mais il pourrait demander un parloir familial là pour avoir plus de temps pour communiquer avec sa famille.

Donc, il y a des possibilités effectivement de renforcer les les parloirs au niveau de de la famille pour le téléphone. Effectivement le la santé a été rénové. Moi, j'ai connu des établissements sans téléphone, sans douche.

Il fallait effectivement aller dans des dans des espaces collectifs. Là, l'établissement a été rénové. Donc vous avez une douche, vous avez effectivement un minimum de mobilier, il peut procurer une télévision à un frère générateur, il pourra téléphoner à toute sa famille et écouter certes, mais pas pas avec les avocats.

Il pourra téléphoner avec les avocats sans écoute bien évidemment. Donc il il y a quand même des droits si vous voulez, il y a des il y a des droits qui sont communs à t à tous les détenus qui seront appliqués évidemment. Alexandra Guet, il est dans quelques minutes à la prison de la santé.

Elles sont quand même incroyables ces images, ce cortège très imposant qui font Paris. C'est c'est un cortège de chef d'état pour le coup. Alexandra.

Oui. Alors ça peut se comprendre pour pour sa sécurité. Enfin, ça reste un ancien chef de l'État.

Donc qui à ce titre bénéficie d'une sécurité de toute façon au quotidien. Alors maintenant les les agents de sécurité qu'il avait jusqu'à présent systématiquement avec lui dans le moindre déplacement vont s'arrêter aux portes de la prison. En revanche, à partir du moment où il va rentrer dans l'enceinte de la maison d'arr et de la santé, ce sera uniquement, il sera placé uniquement vous me direz que je dis pas bêtide hein, monsieur Peot, mais sous la responsabilité des agents pénitentiaires et des agents pénitentiaires qui en plus pour ces unités d'isolement ont des formations tout à fait spécifiques justement pour assurer et garantir au maximum la sécurité des détenus qui s'y trouvent.

Il est quasiment en train d'arriver là. Oui, tout à fait. Il descend vers le boulevard Arago.

C'est au coin du boulevard Arago et de la rue de la santé qu'on a dressé la guillotine pendant euh c'est là que les exations publiques avaient lieu avant d'avoir lieu à l'intérieur. Et c'est la mémoire aussi pénitentiaire de Paris. Ça vient pas de nulle part cette prison.

C'est quand on a fermé la Madelonnette, quand on a fermé la prison de la Roquette, qu'on a réquisitionné ce terrain. On a enlevé l'hôpital psychiatrique Saint-Anne s'appelle la santé parce qu'il y avait une maison de santé. C'est devenu Saint-Anne qui n'est pas loin et c'est devenu cette prison qui n'a cessé d'être agrandie où on a pendant longtemps euh rangé les détenus selon leur origine ethnique pour pour les séparer et là où a eu lieu des des exécutions.

Buffet et Bontan ont été guillotinés à l'intérieur de cette prison. La bande à Bonau a était euh guillotiné. Les les membres de la bande à Bomo ont été guillotinés.

Ceux qui avaient survécu là au coin de ces deux rues. On sait ce qu'il peut ce qu'il a emporté avec lui hein. Guillaume Farde.

Il a emporté trois livres je crois. Oui, c'est ce qu'il a dit. le compte de Monté Cristo en deux volumes.

Bon, lui, il a donné cette précision mais il aurait pu lire en un seul volume après tout. La biographie de Jésus, il nous a dit également, enfin, il a il a laissé fuiter cette information. Mais de toute façon, à la prison de la santé, il y a une bibliothèque, il y a accès, il peut tout à fait emprunter des livres.

Il est pas tenu de lire que c'est deux seuls ouvrages en trois volumes. Il peut lire à peu près tout ce que la prison de la santé compte de livres. Et puis d'ailleurs, on peut lui faire passer des livres en détention.

Le cas de chance, partie des objets interdit. Euh ben non, un téléphone portable, non, on va peut-être on va peut-être éviter euh et puis il y aura un téléphone fixe, hein. Ça c'est d'une part et d'autre part, lui a tout intérêt à se conformé euh de façon très stricte au respect de la de la réglementation.

Il il le il montre aujourd'hui qu'il se présente à l'heure à sa convocation. Il s'est jamais soustrait à aucune convocation. Il soustrait opposition.

Il ne s'est soustrait à aucune décision de justice. Pas pourquoi il respecterait pas subitement le règlement de la de la prison de la santé. Donc euh donc voilà, il y a les lectures et puis il y a du temps en extérieur.

Il y a il y a une heure de promenade par jour dans une dans une cour isolée. Mais d'ailleurs ce que vous soulignez Guillaume sur le fait qu'il a toujours répondu à la moindre convocation, à la moindre audience, il a il fait ses recours, ses appels, mais c'est le processus judiciaire qui permet ça. qu'il il utilise juste son droit finalement euh à contester d'éventuelles condamnation et ça d'ailleurs été motivé dans le jugement pour expliquer que ce son mandat de dépôt était à exécution provisoire certes mais à à exéc mandat différé pour lui laisser le temps de s'organiser et cette souplesse parce qu'il aurait pu très bien être emmené dès la fin de le du jugement directement en détention on lui a dit non vous avez pas été condamné jus jusque là pour des faits antérieurs à ces faits pour lesquels vous êtes devant notre tribunal et de vous avez systématiquement répondu à toutes les convocations, vous êtes venu à toutes les audiences et pour cette raison-là, on vous laisse un temps pour vous organiser.

Alors, il s'est organisé et il est maintenant face à son destin et machallah, il est en train d'arriver à la prison de la santé. Tout à fait. Il est sur le point d'arriver.

Nous voyons ici, rue de la santé dans le 14e arrondissement de Paris. Euh Nicolas SarkoZi se situe dans la première voiture que l'on voit sur ces images de Thbo Bruc et il devrait sortir d'une minute d'une minute à l'autre pour rentrer par l'entrée principale de cette prison de la santé. Alors ici et bien Nicolas Sarkozy devrait être reçu par des agents pénitentiaires afin voilà d'être convoqué pour euh à 10h comme cela était prévu et ensuite et bien il devrait être transféré dans le quartier de l'isolement là où pour des raisons de sécurité et de confidentialité il va euh dérouler son incarcération et ensuite et bien il devrait passer ce soir sa première nuit derrière les barreaux ici.

Natacha Polonie sont quand même des images historiques, hein, bien sûr. Mais ce qui me frappe, c'est à quel point Nicolas Sarkozy, en effet continue non seulement à préparer son procès en appel, c'est-à-dire à clamer son innocence en espérant que le jugement va être modifié, mais aussi à faire de la politique et le choix des livres qu'il a emporté est un message politique de même que les présidents qui se font photographier choisissent savamment les livres qu'il posent sur le bureau pour envoyer quelques images subliminales. De même Nicolas SarkoZi envoie des images qui sont d'ailleurs pas du tout subliminales hein.

Le compte de Monté Cristo et la biographie de Jésus. Ça signifie je suis un martyre. Et je Paul Verlen a écrit parmi ses plus beaux poèmes quand il était en prison le ciel est par-dessus le toit si bleu, si calme qui se termine par ses phrases qu'as-tu fait oh toi que voilà pleurant sans cesse dit qu'as-tu fait toi que voilà de ta jeunesse ?

On ne sait pas ce que Nicolas Sarkozi va méditer en prison, mais s'il emporte le compte de Monte Cristo, c'est que les intentions derrière sont tout de même plus proche du "Je me vengerai que que du cas tu fais de ta jeunesse." Il va peut-être méditer la dernière phrase du compte de Monté Cristo. Christophe : "Attendre et espérer." Oui.

Oui. Ah oui, il peut espérer parce que sa libération rapide ne fait pas de doute. Dans quelques semaines, Nicolas SarkoZi sortira et sur la base de ce qu'il a dit depuis plusieurs jours, il reprendra ce combat politique qui est un combat contre l'institution judiciaire qui entre guillemets veut l'incarcérer sans avoir de de fondement, veut sa tête et en même temps un combat contre ses adversaires politiques.

Alors regardez cette image, la voiture est repartie et elle rentre donc dans la cour de la prison de la santé Joaim Cuillot. Il y a un sas, je crois. Il y a un sou.

Oui oui, il y a un sas. Bon, vous savez, on a eu malheureusement dans les prisons françaises des personnes qui ont fait la une des journaux. Je pense à Maurice Papon à un moment donné.

Vous savez comment il est rentré à FR ? J'ai dirigé Fre avec un hélicoptère. Donc donc là, c'est ça me choque pas que la voiture rentre dans dans la cour d'honneur et ensuite il sera prise en charge par le les services pénitentiaires.

Je pense qu'il faut éviter toute forme d'humiliation également. Je crois que c'est important de le rappeler. Oui, mais c'est c'est c'est bien de de le dire également, quoi.

Donc et puis la prise en charge comment préserver la dignité dignité. Comment comment l'institution Alexandra Gertel cette médiatisation autour d'un détenu s'y exposé comme ça en essayant de de le faire rentrer avec le SAS et cetera. De toute façon, on l'a vu sortir de chez lui, on a vu Louis Sarkozi la repartir avec son épouse du domicile de son père.

Bon, l'affaire est ultra médiatique. On est en en spécial depuis depuis 9h. Alors, une des premières mesures, on le voit d'ailleurs sur ces images, tous ces barriérages he qui sont pas tous là comme ça au quotidien.

On a vu ça aussi autour de de de son domicile. Il y a énormément de forces de l'ordre qui sont présentes pour prévenir pour essayer de tenir quand même un peu plus à distance les médias euh pour préserver justement ces images et queon puisse s'approcher de trop près de cette voiture et d'avoir le cliché qui va faire le tour de voilà du monde derrière. Donc il y a il y a ces mesures de de précaution.

On parlait tout à l'heure de cette escorte policière à moto. Bah oui, effectivement, parce que ça permet quand même de faire une espèce de bulle protectrice autour euh du véhicule. Et euh cette étape qui est effectivement de rentrer le véhicule à l'intérieur d'un sas au sein de la prison, ça permet aussi, ça participe aussi à ce souci de vouloir préserver l'image de de Nicolas Sarkozy. autour de son domicile, on le voit à gauche de l'écran, Henry Gen les enfants, euh Sarkozy, c'est-à-dire qu'il y a Louis, il y a Pierre, il y a Jean, il y a aussi le fils aîné de Carla Brun Aurélien Aurélien Antoven.

Euh c'est quand même une histoire incroyable pour une famille, ça Guillaume Fari. Oui, après je sais pas s'il m'appartient trop de commenter ça, mais c'est c'est une famille effectivement bah extraordinaire dans le sens où c'est la famille d'un chef d'état et donc il y a il y a la fonction, il a été chef d'état, ils ont vécu avec lui en partie à l'Élysée sous protection. Ils vont aussi le rester parce qu'il reste des personnalités menacées exposées et et donc si la protection de Nicolas Sarkozi maintenant elle relève de l'administration péniteniaire, celle de sa famille, elle relève toujours du ministère de l'intérieur.

Donc de toute façon, leur leur vie sous protection va va se poursuivre en raison du fait que il reste des personnes qui sont des personnes exposées et en ce sens, le ministère de l'intérieur leur doit un service de protection. Maître Rois, on sait combien de temps il va rester en prison. Nicolas SarkoZi, ça y est, il est rentré dans la prison de la santé.

C'est quand même un moment incroyable. Est-ce qu'on a une idée du temps qu'il va y passer ? Alors euh à partir du moment où il a euh il est mis sous écrou donc euh donc la peine s'exécute et ses avocat vont déposer euh immédiatement ce qu'on appelle une demande de mise en liberté qui sera examinée donc dans le délai de 2 mois et là 2 mois oui maximum maximum et la chambre de l'instruction conseil Christophein et Jean-Michel Baroir voilà étudieront la chambre d'instruction examinera cette demande à la lumière d'un article du code de procédure pénale qui s'appelle l'article 144 qui énumère un certain nombre de critères.

Alors, c'est voyez c'est c'est ça la différence. C'està-dire qu'il a été euh il y a eu ce mandat de dépôt prononcé dans l'intérêt général pour éviter la récidive juridiquement, la base juridique, le fondement juridique de ce mandat de dépôt et puis la demande de mise en liberté. Le fondement juridique, c'est les dispositions de l'article 144, donc qui énumère les critères pour remettre en liberté à savoir est-ce qu'il n'y a pas de risque de concertation avec d'éventuels complices ?

Est-ce qu'il n'y a pas de risque de pression sur des victimes ? Est-ce qu'il n'y a pas de risque d'évasion ? Est-ce qu'il n'y a pas de risque de disparition des preuves ?

Donc on voit un peu, voyez, c'est là qu'apparaît finalement toute le caractère illogique même sur un plan juridique. En tout cas de mon point de vue d'analyse v de juridique he strict auensu ce mandat de dépôt et cette ce cette finalement les dispositions de cet article. J'ose espérer que la chambre de l'instruction le remettra en liberté assez rapidement.

Guillaume F, c'est possible ça ? Que la remise en liberté arrive rapidement. Ouais.

En tout cas, il y a il y a un délai dans lequel effectivement la juridiction doit se prononcer. Maintenant, ça peut si c'est trop rapide, il y a un commentaire évident de nature politique qui va dire "Mais vous rendez compte, il y a il y a un traitement un traitement de faveur. Si c'est trop long, il y aura un commentaire politique inverse qui dirait qu'il y a de l'acharnement judiciaire." Donc en fait, il faut rester sur le droit rien que le droit et seulement le droit. et et les critères de l'article 144 du de code de procédure pénale qui ont été immunérés euh énumérés comme on n'est pas en matière criminelle, il y a pas le 7e critère qui est celui du trouble l'ordre public, il y a que les six premiers critères et les six premiers critères bah une fois que vous présentez des garanties de de présentation mais Nicolas Sarkozyine s'est jamais soustrait à rien et puis il va pas quitter le pays.

Donc euh c'est c'est pas un risque lourd. Après il y a le risque de réitération de l'infraction. Bon ben, il n'est plus en fonction.

On lui reproche des faits de corruption de nature de nature politique pour du financement de campagne. Il n'est plus il n'est il n n'a plus de mandat. Il n'a pas de vélité de se présenter.

De toute façon, il a été frappé d'inéligibilité par ailleurs avec exécution provisoire. Donc après, il vous reste quoi ? Il reste plus beaucoup d'arguments pour dire que c'est ce serait dans contraire à l'intérêt de des investigations, d'une enquête, d'une instruction que de toute façon le dossier a été jugé en première instance.

Donc il y a pas vraiment de raison de le maintenir en détention sur le plan strictement objectif, mais c'est à la juriction de le dire. Ce qui peut nous Oui. Alexandre ce qui peut peut-être nous donner un un peu alors déjà pour première précision c'est que si jamais sa demande de remise en liberté était euh rejetée, il peut en faire autant qu'il veut autant de fois.

Donc il peut retourner systématiquement dès que c'esté en redéposer une et c'est à nouveau réexaminé dans le même dans le même délai. Un petit indicateur dans cette affaire, le jugement remonte en 25 septembre. Il y a un mandat de dépôt qui a été demandé pour trois personnes.

Deux sont repartis quand même directement en détention. Alexandra repréciser ce que c'est. Allez en détention.

Voilà le temps de l'appel. Euh ça a été le cas pour Alexandre Jori et WB Nasser euh euh qui dans sont condamnés dans ce dossier et sont allés directement en détention à l'issue euh du jugement. Ils ont fait appel évidemment euh du jugement et ils ont fait également une demande de mise en liberté.

Alors pour information, leurs demandes seront examinées justement par la chambre d'instruction de la cour d'appel le les 27 octobre et 3 novembre prochain. Le jugement date du 25 septembre. Donc on a ce délai grosso modo d'un mois qui s'est écoulé.

Donc on peut imaginer raisonnablement que si Nicolas Sarkozi fait une demande dès aujourd'hui de mise en liberté, et bien cela va nous porter au maximum au maximum à un mois donc vers la mi fin novembre. Christophe, est-ce que c'est pardon, excusez-moi Joakim Puyot ? Oui, je suis d'accord avec vous.

Effectivement, je pense que le la cour d'appel va examiner cette requête dans 3 semaines, un mois maximum et puis elle a elle aura la possibilité de de prendre une décision, contrôle judiciaire, brasser électronique éventuellement. Donc, il y aura des des des possibilités pour que la justice soit pas euh remis en question sur le fond du du dossier, mais sur la forme effectivement où il y a d'autres possibilités que l'enfermement, que la doten prisoire, le contrôle judiciaire, une brassée électronique. C'est des possibilités que la cour d'appel peut décider.

Christophe, c'est la première fois qu'un président français entre en prison. Ah oui, bien sûr. Il y a des exemples à l'étranger euh que ce soit à Loula qu'on évoquait tout à l'heure au au Brésil, il y a eu des chefs de gouvernement aussi euh Pérou par exemple, il y a eu le président israélien aussi qui a été condamné dans une affaire de droits commun.

Mais en France, c'est inédit euh sous la 5e République. Alors évidemment quand on reprend les livres d'histoire, on trouve Louis X et le Maréchal Pétin qui tous les deux ont été en position d'être chef de l'État et qui se sont retrouvés incarcérés. Ce sont des exemples qui ne font pas raison dans la comparaison.

Vous avez eu des des chefs de gouvernement en Europe qui ont été en prison. Je pense au Portugal par exemple pour et Berlusconi en Italie également en Roumanie. Le premier ministre avait été condamné également.

Il est resté quelques mois en détentionoire ensuite libéré. Donc il y a eu des chefs de gouvernement en Europe qui ont été également en prison pour des faits différents certes mais pour des faits de corruption ou et cetera. En France Louis X et Philippe Pétin Christophe.

Non. Oui voilà c'est de les deux qui étaient à la tête de l'État. Bon, évidemment, chacun dans des circonstances historiques qui empêchent toute comparaison avec ce là.

Bien sûr, bien sûr. Alexandra Guillet, il est euh il est euh attendu, si j'ose dire, dans d'autres affaires, le président Sarkozy. Oui, ça va arriver d'ailleurs assez rapidement puisque la Cour de cassation euh va euh rendre sa décision le 26 novembre de mémoire dans l'affaire Big Malon.

Donc là, ça concerné le financement de l'autre campagne électorale, celle de 2012, hein, Nicolas Sarkozy qui a été condamné dans cette affaire à 1 an de prison dont 6 mois fermes. Il avait fait appel, il s'est ensuite pourvu en cassation et donc la Cour de cassation rendra sa décision dans quelques semaines maintenant concernant la fait des l'affaire des écoutes, l'affaire la fameuse affaire Bismut. La condamnation a été définitive.

Il reste un recours pendant devant la Cour européenne des droits de l'homme, mais cela n'a pas empêché l'exécution considérée de sa de sa de de sa décision. on s'en souvient avec le port de ce bracelet électronique qu'il avait dû porter, y compris pour aller notamment au procès de de l'affaire libyenne. Et puis il est exactement mise en examen Nicolas Sarkozy dans une autre affaire qui est pendante à celle qui lui vaut saison nuit aujourd'hui.

C'est euh une l'affaire de la rétractation du témoignage de Ziad Takeding. C'est formation de témoin. C'est ça exactement. et c'estine qui est mort d'ailleurs 2 jours avant le 2 jours seulement avant le le jugement le le 23 septembre effectivement au Liban où il était Nicolas Sarkozy donc qui a été mise en examen dans cette affaire depuis octobre 2023 sur de possibles manœuvres frauduleuses en fait hein de ce témoignage et donc il y a une information qui est judiciaire qui est toujours en cours mais qui devrait normalement nous dit-on trouver son épilogue aussi dans les semaines qui viennent donc on saura s'il est aussi dans ce dossier renvoyé ou pas.

Joacine Cuo, si on fait un peu de projection là, euh à quel moment le prés l'ancien président Sarkozy va-t-il rentrer dans sa cellule ? Là, il y a combien ? Il y a un délai de 2h entre le Oui, à peine à peine parce qu'il passera pas enfin à mon avis, si j'étais directeur de la santé, je ferai passer au quartier arrivant.

Je l'affecterai après les formalités administre après les fouilles, je l'affecterai directement euh et après l'avoir avoir annoncé évidemment au quartier d'isolement parce que c'est là qui sera le mieux protégé parce qu'effectivement au greffe il y a quand même du personnel, on peut être on peut rencontrer d'autres détenus. Donc là, il y aura une protection optimale pour qu'il soit affecté rapidement dans sa cellule à l'isolement de façon à ce qu'il soit protégé. Et ensuite bien, il aura effectivement un emploi du temps qu'il va lui-même arrêter entre la promenade, peut-être le sport, la lecture, les parloirs qui le téléphone.

Je pense que le téléphone, ça joue un un rôle important dans le lien avec la famille parce qu'effectivement le lien avec la famille pour toutes les personnes détenues sont sont importants ces liens et l'accompagnement familial est pour moi fondamental parce que je rappelle quand même peu importe la force de caractère, il y aura quand même une souffrance. Il y aura quand même une souffrance nous dit Joaim Puot. Il est rentré Christophe dans sa cellule où il va donc se préparer seul son déjeuner.

C'est ça Guillaume Farn parce qu'il va pas il va pas déjeuner avec les avec les détenus. Non. En fait, sur le le plan du régime alimentaire, il y a le fait que pour échapper la plupart du temps au repas qui sont ceux de la cantine de de des établissements péniteniaires, certains détenus dans ces circonstances là de l'isolement soit se cuisinent eux-mêmes, soit achètent de de des des repas parce que sinon vous mangez évidemment le régime ordinaire mais sur le plan de la réputation, c'est pas ce qu'il y a de meilleur.

Donc c'est la raison pour laquelle achète de repas ça veut dire quoi ? Il y a pas un délivérant. Vous avez un catalogue avec des des denrées que les détenus peuvent se procurer d'ailleurs, c'est pas une minorité de détenus.

Il y a beaucoup de détenus qui qui cantignent notamment dans les établissements pour Pine, mais également maison d'arrêt. Alors, il faut avoir un peu de crédit parce qu'ils ont un compte nominatif également. C'est-à-dire qu'il y a une banque à l'intérieur de de la prison pour gérer effectivement le le la la vie, les dépenses et la vie des détenus.

Donc, ils peuvent ils peuvent acheter des revues, s'abonner à des journaux, avoir une télévision également. Donc c'est un coup tout cela et puis euh et puis effectivement quand iliné mais je pense que il y aura pas de souci pour l'ancien président de la République concernant euh ces ces points qui sont prévus dans les règlements pénitentiaires. Oui.

Non mais il faut un peu d'argent. Bon après Nicolas Sarkozi pouvoir d'achat sans présumer de sa fortune qui est supérieur à celui de la grande majorité des détenus et et donc il peut acheter il peut acheter ses repas mais oui et il peut se réchauffer des choses cuisiner un petit peu dans dans sa cellule. Bon, c'est pas c'est pas incroyable sur le plan gustatif, mais ça permet toujours d'échapper à à ce que la les cuisines des des prisons qui sont évidemment pas réputter pour leur qualité extrême sur le plan gastronomique propose de détenu.

Ouais. Euh, on écoute quelques soutiens. Ils étaient nombreux ce matin les Français passés devant le domicile de l'ancien président de la République.

On les écoute. Nicolas Sarkozi est un homme de valeur qui a fait beaucoup de choses pour ce pays et donc bah en tant que citoyen, on est là avec lui pour le à ses côtés. Franchement, on n'est pas contre la justice mais le mettre en prison, ça c'est ça nous touche énormément.

C'est pour ça qu'on est là. C'est personnel. Il y a un doute sur la légitimité, sur les les les objectifs qui derrière cette condamnation.

C'est 5 ans de prison, mandat de dépôt, on lui retire sa sa légende d'honneur. Ça ça fait beaucoup en fait. Ça ressemble à une humiliation en réalité.

Ça m'a vraiment touché le cœur que la justice française le condamne aussi durement. C'est incroyable ces images quand même. Christophe, on la sent la fracture dont parlait Natacha Poloni autour de cette condamnation et de cette mise en prison de de l'ancien président de la République française quand même.

Ah oui, il y a une incompréhension parce que la motivation de cette exécution provisoire, elle n'est pas passée dans l'opinion. On a bon retourné dans tous les sens comme le disait Guillaume tout à l'heure, fuir, faire pression sur les témoins, réitérer l'infraction, tout ça semblait échapper au cadre. Donc ça donne l'impression que la justice s'est dit bon ben puisque peut-être à terme il échappera si un jour il est innocenté, on va quand même le mettre en prison tout de suite comme ça ça sera fait.

C'est ça qui est passé dans l'opinion notamment au côté de ces ses supports. Après l'attachement à un grand leader politique c'est toujours quelque chose comme ça de bigaré, d'affectif et d'assez irrationnel. Vous n'arracherez jamais à ceux qui ont cru en François Mitteran ou ou en Nicolas Sarkozy le la racine de leur attachement qui est tellement sentimental qu'il il va au-delà de toute argumentation parce que il y aura un appel, il y aura une cassation et un jour peut-être Nicolas Sarkozy sera condamné définitivement et s'il est condamné à 5 ans de prison ferme comme ça a été le cas en première instance, il est probable qu'il retourne dans cette prison pour une plus longue.

Pas forcément parce que il a plus de 70 ans, il peut demander une libération conditionnelle immédiatement immédiat. Donc c'était c'est le législateur qui a mis ça en place pour des raisons d'humanité et moi je suis j'ai été favorable pour ce cette réglementation nouvelle qui existe depuis très peu de temps. D'ailleurs, est-ce que vous n'accréditez pas ma thèse pour les juges qui avaient un une sorte de revanche à prendre sur SarkoZ ?

C'était le seul moyen d'avoir cette image. Voilà, c'était l'exécution provisoire pour quelques semaines Nicolas Sarkozy en prison. C'était le seul moment et le seul moyen.

Ah bah là, vous dites que les juges font la politique. Alors si cette thèse si cette thèse du de la condamnation après quand même un dossier qui s'est largement effondré si cette thèse de la condamnation est est est valable, oui, on pourrait y voir et d'ailleurs ces partisans y voi la main de juges qui veulent se venger de celui qui les a traité de petit poids pour tout dire. Maintenant, vous avez tous ceux qui disent non dans les faits qui lui sont reprochés parce qu'il a envoyé des collaborateurs en Libye discuter avec le gouvernement de Kalafi.

Il était ministre de l'intérieur, il savait qu'il serait candidat à la présidence de la République. Sur ces seuls faits-là, l'association de malfaiteurs est constituée. C'est aussi un raisonnement juridique qui s'entend complètement.

Mais l'exécution provisoire sur cette base me semble toujours fragique. Voilà, c'est toujours le même débat. C'est l'exécution provisoire parce que les faits sont d'une particulière gravité de nature à fausser la sincérité d'un scrutin qui est un scrutin majeur.

Je vais rien vous apprendre Christophe qui est l'élection présidentielle. Sauf qu'on pas troué l'argent. Oui mais ça c'est pas nécessaire pour la situation de malfaiteur.

Mais pour dire que le scrutin a été faussé faudrait qu'on sache comment il a été dépensé dans cette cit l'intention en fait. C'est l'association de malfaiteur est une criminalisation de l'intention. Et c'est un peu la particularité de cette infraction, c'est qu'il y a pas besoin de faire ou vous ayez fait pour qu'on viennent vous vous reprocher votre volonté d'avoir voulu faire.

Certes, mais la gravité notamment du trouble à l'ordre public, c'est-à-dire fausser une élection, la gravité ne peut pas être établie s'il y a pas eu de l'argent vraiment dépensé. L'intention sur le plateau. Ouais, c'est ça.

Cette fracture, on la retrouve même ici. He l'intention est un délit mais la gravité ne peut pas être le fruit de la seule intention. le fric de la réalité.

Alors attendez, le juge de paix Alexandra Guillemand ce qui a pu jouer également alors je suis pas dans dans l'esprit des magistrats, c'est quand même les faits que vous avez rappelé tout de suite. C'est dire il y a quand même des faits qui s'accumulent et pour revenir à l'exemplarité mais on peut se poser des questions également sur cette notion d'exemplarité qui est à mon avis une notion importante qui devra être de plus en plus importante pour tous les hommes qui font de la politique. Alexandra Guillet, je voudrais juste qu'on pense à la pression folle qui existe aujourd'hui, qui pèse aujourd'hui sur les magistrat, ceux d'abord qui vont devoir prendre cette affaire en appel et la juger et par ailleurs les autres magistrats qui eux vont devoir examiner cette demande de mise en liberté derrière et dans l'hypothèse où les mettent en liberté Nicolas Sarkozy dans 3 semaines, la caisse de résonance et qui va y avoir avec un si on résume ça tout ça pour ça en attendant le le la le procès, le nouveau procès, le second round, on va dire en appel, il y a une pression incroyable.

Il me semble que la pression sera moins forte dans la mesure où même ceux qui considèrent que Nicolas Sarkozi serait coupable peuvent accepter l'idée qu'il soit libéré après. En fait, le ce qu'ont voulu les juges visiblement, c'est en effet cette image. Alors, est-ce vengeance vis-à-vis de Nicolas Sarkozy comme il le dit ou est-ce qu'ils ont voulu envoyer aux citoyens l'image que quelle que soit la position qu'on occupe dans la société et même président de la République à un moment donné on n'échappe pas à la justice et qu'il est légitime que pour une faute grave on aille en prison.

Peu importe ça, on saura jamais ce qu'ils avaient en tête. Mais de fait il y a ce message là qui était envoyé aux citoyens. B ce qui est ce qui est sûr, c'est que ça leur vaut des menaces euh des menaces de morté euh et que le le garde des saut a quand même dû intervenir pour euh aussi protéger les les magistrats de ce ministère parce que c'est pas c'est pas admissible d'envoyer des tombereaux d'injure et de menaces.

D'où le problème en effet, c'est qu'on a une tension vis-à-vis des justice qui est tragique. On voit s'avancer sur l'image Guillaume Farde, les deux avocats de Nicolas Sarfi, maître Christophe Ingrin et maître Jean-Michel Daris qui prennent la parole. On les écoute sur LCI.

Cam pour leur tout première déclaration depuis l'incarcération du chef de l'État. Mesdames, messieurs, pendant plus de 10 ans, Nicolas Sarkozy a été accusé d'abord d'avoir trompé ses électeurs en se faisant financer illégalement par la Libye et d'autre part d'avoir été corrompu en favorisant les intérêts de la Libye au préjudice des intérêts de la France. Le tribunal lui-même a reconnu que ses accusations étaient fausses, mais Nicolas Sarkozi a été relaxé de ces accusations.

Et pourtant, au terme d'une acrobatie judiciaire, d'une construction intellectuelle, le tribunal sans aucune preuve a choisi de retenir Nicolas Sarkozy pour une association [Musique] fausse de malfaiteurs. Le tribunal en plus a voulu en dépit des constatations qu'il avait faites que Nicolas Sparkozy soit incarcéré. C'est un jour funeste pour lui, pour la France et pour nos institutions.

Car cette incarcération est une honte. Et ce que nous espérons avec mon confrère Christophe Ingrin, c'est que la cour d'appel rétablira la justice française dans la dignité qu'elle mérite. Je vous remercie.

Maître Ingrin, vous avez la possibilité de déposer une demande de mise en liberté pour pouvoir faire espérer sortir Nicolas Sarkozy dans un délai de 2 mois puisque c'est un un délai qui est imposé. Est-ce que cette demande va être déposée dans les prochaines minutes ? Au moment où nous parlons, la demande de mise en liberté de Nicolas Sarkozy a été déposée.

À partir du moment où il a mis un pied en détention, les critères qui justifient cette détention ne s'appliqu ne trouvent pas à s'appliquer. On pourrait lui reprocher, on pourrait craindre qu'il se présente pas, qu'il reste pas à la disposition de la justice. À 9h35, un peu en avance, il était devant la maison d'arrêt pour être incarcéré.

Euh, il y a pas de risque de renouvellement des faits, pas de risque de destruction de preuve, il y a pas de preuve. Euh pas de risque de pression euh sur les témoins. Euh rien ne justifie euh la première heure de détention.

Euh il y est pour un minimum de 3 semaines ou un mois puisque euh la cour d'appel a 2 mois pour statuer sur une demande de mise en liberté et le délai moyen à la cour d'appel de Paris, c'est un mois. Donc euh en tout état de cause, même si rien ne justifie cette détention, euh il y est pour un mois, c'est un moment euh comme Jean-Michel Darroi le disait, un moment qui est très dur. Euh mais le président a fait face euh il il affronte avec beaucoup de force ce cette incarcération, même si euh c'est une injustice épouvantable euh une grave injustice, une honte.

C'est vraiment une honte de l'incarcérer. Euh en utilisant la méthode de l'exécution provisoire, vous savez que en droit français, rien ne permet de contester cette exécution provisoire. il y a pas de moyen d'aller devant une juridiction d'appel sur l'exécution provisoire.

Euh donc voilà, voilà la situation dans laquelle nous sommes. Il est rentré, il est donc maintenant incarcéré et notre tâche c'est de le faire sortir de détention le plus rapidement possible pour mettre un terme à cette situation puisque je rappelle que en fait et en droit, Nicolas Sarkozy est innocent au moment où on parle et en dépit de ça, il est incarcéré. Vous étiez avec lui à l'intérieur de la voiture, donc en direction de prison de la santé.

Quels ont été ces derniers mots ? Quel état d'esprit dans quel état d'esprit était l'ancien chef de l'État ? Il fait face euh il se dérobe pas, il se plaint pas, il a rien demandé, pas de traitement de faveur.

L'isolement, c'est tout sauf un traitement de faveur. Il va être placé à l'isolement. Il se plaint pas.

Il est rentré, il a salué les personnes qui l'attendaient et il est rentré pour exécuter les formalités qui sont les formalités de la détention. Pas un mot. Voilà, il fait face comme il a été présent devant le tribunal correctionnel, comme il a été présent devant les juges d'instruction en garde à vue.

Il a la certitude de celui qui sait qu'il est innocent. Ça prendra du temps. Ça prend du temps.

C'est une épreuve, c'est un moment qui est très difficile mais il est persuadé et nous le sommes aussi que à la fin nous réussir à à convaincre les magistrats de sa son innocence. Les conditions de son incarcération, quartier d'isolement, aucun contact avec les autres dettes nus. À côté de cela, il aura le droit à aller à la bibliothèque ou encore à la salle de sport et puis surtout un téléphone fixe pour pouvoir permettre d'échanger avec ses proches à l'intérieur.

Vous nous confirmez tout ça ? Oui, c'est donc 1 heure de sortie par jour dans une cour grillagée seule. Euh sinon euh en effet euh enfermé en cellule, pas de contact avec personne, trois droits de visite euh par semaine euh de sa famille et ses avocats quand il le souhaite.

Comment est-ce qu'il compte occuper son temps, l'écriture dans le livre ? Visiblement, il écrira en effet euh il écrira euh sur cette expérience euh si difficile. Euh il écrira sur ce qu'il a subi, sur ce qu'il a entendu, ce que les contacts qu'il a eu.

Vous allez déposer la demande de la libération. C'est fait. Voilà.

Dans combien de temps vous vous croyez que il va être libre ? Alors, dans combien je peux vous dire dans combien de temps la demande sera examinée ? C'est à peu près dans un mois la décision de la cour d'appel.

Je suis pas en mesure de vous dire quelle sera cette décision. Voilà. Merci beaucoup.

Merci. Merci. Christophe Ingrin, l'un des deux avocats de Nicolas Sarkozi, juste avant lui son autre avocat.

Deux informations très importantes dans cette intervention des des défenseurs du de l'ancien chef de l'État. Première information, la demande de remise en liberté a été déposée. Elle a été déposée.

Deuxème information qu'il convient de porter à votre connaissance sans attendre, c'est que mettre un grain donne un calendrier assez précis. Il dit il y a un mois pour que la cour d'appel examine, donc c'est au minimum un mois. au minimum 1 mois pour l'ancien chef de l'État, l'ancien président de la République 2007-212 est en prison.

Si vous nous rejoignez, c'est l'information principale de cette matinée sur LCI. Il y a eu un rassemblement à son domicile de soutien, une Marseillaise qui a été entonnée un trajet en voiture sous le regard de dizaines de caméras et puis une incarcération. Une incarcération.

L'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, estuellement euh derrière les murs de la prison de la santé euh à Paris. Demande de remise en liberté compte tenue de son âge, elle est euh évidemment légitime, elle est prévue, mais de toute façon, elle ne pourra être examinée que dans un mois. Donc là, Nicolas Sarkozy est désormais détenu et nous interrogerons sur ce qui va se passer dans les prochaines minutes, dans les prochaines heures et puis donc dans les prochaines semaines parce que cette incarcération ne durera pas que quelques jours.

Ce sera au minimum au minimum un mois. Que se passe-t-il Alexandra Guillet exactement au moment où nous nous parlons, l'ancien chef de l'État subit des formalités. On lui remet un numéro d'écrou.

Pouvez-vous nous raconter ? Oui, effectivement. Alors là, de manière assez classique finalement hein, quand on rentre en en détention, vous avez euh tout un processus administratif on va dire, il va devoir être aller aux greffes euh de la prison.

Il y a une prise d'identité, une vérification d'identité, une prise d'empreinte euh digitale. On va lui attribuer effectivement un numéro de détenu, un numéro d'écrou qui va le suivre pendant toute sa détention. Et puis après, on va l'emmener aux vestiaires.

Là, on va lui demander de remettre ses affaires, vérifier ce qui peut être emmené ou ce qui est interdit en détention et puis on va lui donner ce qu'on appelle un un kit de détention. Donc c'est des des produits d'hygiène, c'est des draps, c'est le nécessaire pour un détenu. Après quoi, il va être conduit dans sa cellule qui on le rappelle et dans un secteur de la prison qui est le quartier isolement.

Yeah.