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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 4 septembre 2026 24 minComplaisantFond programmatiqueEnvironnement & énergieÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Clément Beaune : "Il faudra une coalition large avant le premier tour"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 15 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Quel est exactement votre rôle au Commissariat au Plan ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont les grandes lignes de l'adaptation du travail aux vagues de chaleur ?

  • 6:00OuverteRéponse partielle

    Faut-il alléger les programmes scolaires pour favoriser les fondamentaux ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont vos propositions pour inverser la courbe de la natalité ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Faut-il une coalition large avant le premier tour de 2027 ?

  • 17:00OuverteRéponse directe

    Bruno Retailleau a-t-il raison de vouloir multiplier les référendums ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:00Clément BeauneFait
    « On est le pays d'Europe qui a les classes les plus chargées et on sait que des effectifs plus petits, ça aide à l'apprentissage. »
  • 10:00Clément BeauneChiffre
    « Nous avons 25 % de naissance en moins en 2025 par rapport à 2010. »
  • 11:00Clément BeaunePromesse
    « Il faut sanctuariser sur 3 ou 5 ans les budgets d'investissement de l'État. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[musique] Jacques Cardos 8h30 à l'écoute de Sud Radio, l'heure du grand entretien politique. Aujourd'hui, Jacques vous recevez Clément Bone au commissaire à la stratégie et au plan. Bonjour Clément Bon.

Bonjour. Alors votre rôle est de définir les grands enjeux de demain. On peut le dire comme ça.

Est-ce qu'on peut faire une minute de pédagogie pour réexpliquer exactement quel est votre rôle ? Oui, c'est une institution euh le plan comme on l'appelle souvent qui est ancienne hein, qui a 80 ans qui a été voulue créée par le général de Gaulle qui est assez original pour dire à l'époque au moment de la reconstruction, on a aussi besoin d'idées nouvelles. C'est comme ça [grognement] qu'on a créé l'idée des grandes métropoles d'équilibre qui ont aménagé notre territoire.

C'est là qu'on a créé ce qu'on a appelé la datar, ce qui faisait aussi de l'aménagement du territoire, les grands plans pour produire plus dans nos grands secteurs industriels. Aujourd'hui, c'est évidemment différent mais notre idée, je reprends une formule qui était celle de Jacques Deor, c'est d'être la boîte nationale à idée. Donc de dire que par exemple sur le Grand Paris, il faut réformer pour avoir moins de couches administrative que sur l'adaptation au changement climatique.

On a proposé ça il y a quelques temps. Il faut essayer de développer des refuges climatiques, d'adapter les horaires de nos services publics. Donc d'être concret hein, j'insiste beaucoup là-dessus d'être dans l'actualité immédiate parfois c'est pas des grandes lignes définies comme ça.

C'est des non mais aussi d'assumer que il y a des sujets de temps long. On a fait un grand travail sur la démographie, on en reparlera sans doute et la natalité pour montrer ce qui marchait en Europe ou ce qui marchait moins bien pour encourager la natalité. Alors j'imagine que dans les prévisions d'avenir il y a la canicule, les moyens d'y faire face parce qu'on a passé un été terrible.

Le 16 juillet dernier, vous avez évoqué l'idée de lancer dès l'automne une adaptation du monde du travail à ces vagues de chaleur pour une France du frais. Alors, quelles en sont les grandes lignes ? Sans rentrer trop dans les détails ?

Adaptation des horaires de travail par exemple. Oui, exactement. Ce qu'on a dit, c'est l'adaptation, c'est très important.

Ça n'empêche pas évidemment de continuer à lutter contre le changement climatique. Ça reste la priorité. Et puis que nos soufflets ne retombent pas, qu'on se dise pas "Bon ben, écoutez, il fera un peu moins chaud, même s'il y a encore des vagues de canicules qui arrivent." Donc on oublie, il faut qu'on se saisisse les prochaines semaines, les prochains mois pour faire mieux dans certains domaines.

L'adaptation des horaires de service public, par exemple, ce que font les espagnols, c'est-à-dire que quand vous avez une vigilance orange ou rouge he dans notre système, c'està dire une forte canicule, bah c'est je pense totalement irresponsable que la personne âgée qui va chercher un peu d'argent à la à la banque ou à la poste le fasse à 15h. Bon donc il faut qu'on ait des horaires s plus tôt. Par exemple, ça serait quoi ?

Ça peut être 7h mid une longue pause he c'est ce que font par exemple les espagnols et puis des services publics ou parfois des services essentiel 21h par exemple vous allez réussir à faire garder les enfin à laisser les fonctionnaires jusqu'à 28 il faut l'anticiper ça va pas se décréter comme ça il faut le négocier et c'est vrai dans les services publics c'est vrai aussi dans le monde professionnel quand vous êtes ouvrier sur un chantier évidemment vous n'allez pas travailler au moment où il y a le plein cagnard à 14h donc ça s'adapte et ça se négocie je crois branche par branché autre idée ce sont les adaptations des habitations Oui, par exemple. Alors, il y a des gros sujets qui nécessitent beaucoup d'investissement, on le sait, la rénovation des logements, d'avoir la climatisation et soutenir êtes-vous sur la climatisation. Nous, on est Moi, je suis évidemment pas du tout contre la climatisation.

Sauf que ça faisait pas partie de votre plan. Non, mais parce que nous on a essayé d'être sur des sujets d'adaptation si je puis dire pas très coûteuses et dans les organisations et on a proposé par exemple, c'est une idée qu'on trouve là aussi en Espagne ou dans d'autres villes au sud, des refuges climatiques. Ça a fait sourire mais c'est pas dire à la place, c'est en plus les adaptations des logements.

C'est dire que quand vous êtes obligé, là aussi une personne âgée qui est toute seule qui va faire ses courses quand même à un moment donné même quand il fait chaud et ben que on puisse s'arrêter un quart d'heure dans une pharmacie qui vous rendez compte ce que ça veut dire en terme d'investissement c'est c'est considérable mais c'est pas des idées qu'on a sorti de nulle part. Barcelone qui est une ville pionnière en la matière a 500 refuges climatiques. Ce sont par exemple des bibliothèques publiques qui sont ouvertes plus tard justement pour que les gamins puissent rester au frais et avoir une activité.

Ce sont des pharmacies qui librement disent je peux accueillir une ou deux personnes. Donc on peut imaginer par exemple pour une personne âgée sur son passage lorsqu'elle a 500 m à faire enfin 300 m que elle ait euh un ou deux espaces comme ça euh de fraîche. Exactement.

Et là aussi ça fait partie de notre méthode. Je veux pas qu'on invente des usines à gaz. C'est des idées simples qui existent ailleurs qui marchent.

Et je vais vous dire ça va se traduire en action. Le maire de Bastia un secret, il m'a appelé la semaine où on a publié notre note pour nous dire "Moi, je veux être une ville pilote pionnière à Bastia parce qu'évidemment il fait chaud pour installer des refuges climatiques." Donc vous voyez, ce sont les élus locaux qui se saisent parfois de nos idées pour en faire du concret.

C'est très intéressant. Vous avez probablement vu l'étude menée par l'université de Yel qui explique que utiliser la climatisation réduit les risques de mortalité dû à la chaleur de 57 %. Et nous, on est sous-équipé.

Oui, c'est vrai. Mais ce débat, je trouve parfois pardon qu'il a été un peu irrationnel. Il y a ceux qui on dit jamais la clime, c'est absurde et cetera, ce qui est une idée idiote honnêtement.

Sont trompé. Oui. Ou parfois, il y avait du dogmatisme, bien sûr.

À l'inverse, faut pas qu'on bascule de l'autre côté en rêvant, si je peux dire, que on aura la clime pour tout le monde et que ça coûte pas cher à installer ou à faire fonctionner. C'est évidemment des investissements importants, il faut les mesurer. Quand vous êtes dans le sud de la France avant la climatisation, c'est sans doute une priorité, y compris dans les logements individuels.

Quand vous êtes dans des villes, même s'il y a eu des canicules en Bretagne ou à Paris ou ailleurs, c'est un peu moins important peut-être dans des zones qui resteront quand même plus fraîches à condition que vous ayez les lieux de travail en priorité, les écoles, des lieux prioritaires encore une fois collectif qui soient d'abord équipés. L'environnement sera évidemment au cœur de la campagne. Monique Barbu, actuel ministre de de l'écologie, considère que c'est Jean-Luc Mélenchon qui intègre le plus la question du climat dans ses propositions économiques et sociales.

Vous partagez son point de vue. Je crois qu'elle a un peu nuancé ce ce point de vue. Je dirai pas ça et vous lui demanderez.

Mais non, ce qui est vrai, mais il faut justement pas laisser le monopole ni aux écologistes ni à une force politique radicale selon moi comme elle estf de parler de ces enjeux. Il doit y avoir une vision écologique chez des gens plus raisonnables, je en faire partie, qui pensent qu'il faut pas de la décroissance. Bah le centre et d'autres forces politiques qu'il faut pas de la décroissance mais qu'il faut de l'investissement et qu'il faut de la stabilité.

Ce qu'il y a, c'est qu'il faut pas qu'on fasse de l'écologie parce qu'on a eu peur après la canicule. Et donc les plans pour investir dans le bâtis scolaire et dans la rénovation des écoles, les plans pour installer des refuges climatiques pour les îles locaux qui le voudront, ça doit se déployer dans la durée. C'est aussi pour ça qu'il faut faire confiance parfois à l'échelon local parce que les maires, ils viennent d'être élus, ils ont 6 ans, peut-être même 7 ans devant eux, il faut les soutenir.

C'est une des propositions, ça fait partie de de votre plan précis. Exactement. On a publié c'était Antoine Péon qui s'est occupé d'écologie beaucoup dans le dans le début de ce mandat qui a publié une étude pour nous il y a quelques jours et qui dit il faut concentrer l'effort au niveau local et une collectivité commune même une petite commune qui a un plan d'adaptation au changement climatique très puissant il faut lui donner des financements supplémentaires.

Conditionner en quelque sorte certains financements supplémentaires des soutiens de l'État ou des prêts à taux très bas pour que ces communes qui sont en avance investissent le plus. Ça passe par euh quel mécanisme ça pour que les communes aient plus de moyens ? Par exemple très concrètement des euh prêts de long terme à très bas taux d'intérêt, voir à taux zéro par la Caisse des dépôts, par le gouvernement.

On a des outils financiers euh qui sont aujourd'hui disponibles et qu'il faudrait concentrer sur les communes en particulier qui ont ces grands plans d'investissement pluriannuel. Alors mardi prochain sera dévoilé le classement PISA qui compare le niveau des élèves sur le plan évidemment international. Or le niveau scolaire chute en France. plus d'un million d'îlettré selon certaines études.

Qui serait quel serait le remède face à ça ? Est-ce que c'est ça fait partie des évidemment des des sujets sur lesquels vous planchez ? Oui, bien sûr.

En cette rentrée, on a publié une longue étude qui a était le fruit de 9 mois de travail de manière très les conclusions que d'abord on le sait, le niveau scolaire a décroché, faut être clair, notamment en mathématiques et en sciences, ça c'est bien documenté, il y a pas un seul remède au risque de décevoir. Il y a pas un coup de baguette magique qui fera que en un an ou deux, on va inverser le niveau scolaire. par exemple, revenir aux vieilles méthodes.

Oui, mais ça veut dire quoi les vieilles méthodes ? Alors, c'est vrai, on l'a dit dans cette étude qui a été documentée par des chercheurs, des spécialistes que il y a certaines méthode d'enseignement et en français et en mathématiques. Par exemple, en mathématiques, on introduit sans être dans trop de détails, les fractions, les nombres décimaux plus tard que dans d'autres systèmes d'enseignement.

Donc, il y a des méthodes, la recherche les documents très bien aujourd'hui qu'on peut améliorer ou adapter. Et puis il y a quelques spécificités françaises, pas les meilleures. On a encore des classes, même s'il y a eu des améliorations ces dernières années très chargées.

Au collège, on est le pays d'Europe qui a les classes les plus chargées et on sait que des effectifs plus petits, ça aide à l'apprentissage. Euh on a aussi euh des un métier de professeur qui est mal valorisé. C'est pas que la question financière, c'est aussi trop de réforme, une hiérarchie qui soutient parfois pas assez.

C'est vrai dans toutes les enquêtes et c'est un vrai une vraie différence française avec les autres pays européens. Est-ce qu'il faut pas aussi alléger euh certains programmes pour favoriser les fondamentaux ? Alors, on a regardé he aussi pour dépasser un peu les slogans euh en français, en mathématiques, on n'a pas moins d'heures d'enseignement au primaire par exemple que les autres pays.

C'est pas seulement une question d'heure. Exactement. Non, mais c'est quand même important.

On n pas le volume horaire qui serait plus faible qu'ailleurs. En science, en revanche, on a un volume horaire même pour des choses très basiques hein, pour avoir une culture scientifique de base, des volumes horaires très inférieurs à ceux des autres pays européens. Puis une question qui est évidemment très sensible pour les familles, pour l'organisation, c'est celle des rythmes.

Mais là aussi, il faut le dire, on est décroché ou décalé par rapport aux autres pays européen. On a très peu euh de jours et beaucoup d'heures chaque jour. Et ben, c'est de revenir sans doute à au moins 4 jours et demi dans le primaire.

Il faut au moins avoir ce débat national sur les rythmes scolaires. Là aussi, c'est document. Vous souhaitez 5 jours ?

Moi, je souhaite pas quelque chose en particulier. On a regardé ce qui marchait au vu de la réflexion. Une des recommandations qu'on fait, c'est effectivement d'aller vers 4 jours et demi au moins dans le primaire parce que là aussi les autres pays européens qui ont des performances meilleures que nous ont un rythme différent.

Donc les méthodes, les rythmes, les effectifs, la revalorisation du métier d'enseignant, tout ça c'est concret, important et c'est un ensemble de choses et la formation des enseignants aussi qu'il faut améliorer. Est-ce que c'est nécessaire les cours d'empathie et d'éducation sexuelle ? Mais il faut, c'est pas les volum horaires très importants.

Euh écoutez, faut et est-ce qu'il faut pas, quand je disais tout à l'heure, est-ce qu'il faut par revenir au aux fondamentaux et aux et aux méthodes anciennes ? Vous voyez, c'est peut-être de ne plus suivre ce genre de de préconisation. Oui, mais regardez, euh c'est vrai, on dit ça et puis souvent nous-même hein, on est paradoxaux parce que quand il va y avoir un sujet sur l'environnement, sur l'alimentation, on va dire, il faut que l'école apprenne aussi aux gamins comment mieux se nourrir, comment avoir des réflexes en matière d'écog.

Mais Clément, j'ai envie de vous dire notre génération, on avait pas forcément des cours d'empathie et pourtant on arrive à être à se parler normalement et en même temps, pardon, je fais tomber le micro et en même temps la question par exemple du harcèlement scolaire, c'est ça qui avait présidé à la question des cours d'empathie et aujourd'hui heureusement beaucoup mieux traité ou prise en compte que il y a 20 ou 30 ans. Donc il faut pas non plus avoir une vision un peu spia des choses. Et sur le français c'est important, les volumes horaires, on le démontre dans cette étude, n'ont pas baissé depuis la fin des années 60.

Donc c'est pas ça qui explique ça serait facile d'une certaine façon. Il suffirait de faire plus d'heures qui explique notre décrochage. Ce sont peut-être les méthodes d'enseignement parfois des groupe trop nombreux.

En science, je l'ai dit, c'est différent, c'est vraiment une question de volume horaire. Mais oui, vous avez raison. Là, c'est une conviction plus personnelle.

On a besoin de pas multiplier les demandes vis-à-vis de l'école, mais ça veut dire nous tous aussi comme par pour [raclement de gorge] moi oncle de jeunes solarisés qu'on fait leur rentrée. Il faut pas qu'on demande à l'école de tout faire. Ça veut dire que les familles prennent aussi des responsabilités.

Alors Clément Bonne, passons évidemment à l'actualité. C'est 202, c'est l'année présidentielle. J'imagine que vous observez, vous restez évidemment un homme politique et on sait que vous avez fait partie des des gouvernements ces dernières années.

Euh le débat du MEDDF où certains ont expliqué qu'on devait désormais faire des choix par exemple en matière d'investissement pour relancer l'industrie. On a entendu Gluxman dire qu'il fallait éviter le saupoudrage. Est-ce que sur ces choix-là par exemple, vous vous dites "Je m'interdis pas de donner des bonnes et des mauvaises notes Alors moi je veux pas donner de leçon parce que ce serait mal venu et puis c'est pas notre rôle.

Non mais vous pourriez dire qui suit le mieux vous. On va donner des idées. On espère que les gens s'en sais.

On a fait un travail sur les aides aux entreprises par exemple pour là aussi sortir un peu des clichés. Il y a des aides entreprises en France oui beaucoup moins par exemple en France et en Europe que ce qu'on trouve en Chine. 8 à 10 fois moins.

On a fait un rapport sur la Chine justement je suis content qu'il a été cité même au MDF y compris par madame Vaner Lion quand elle s'est adressée au patron. Enfin pour dire et je l'assume, il faut une protection. face à la Chine.

C'est pas le logiciel européen. Ça les candidats, quel qu'ils soit, tant mieux s'ils s'en saisissent, qui regardent ce rapport qui s'appelle le rouleau compresseur chinois. En Allemagne, c'est 15000 emplois industriels qui sont supprimés chaque mois.

Donc, il faut évidemment des mesures de protection ou de protectionnisme, assumons-le, à l'échelle européenne pour les prochaines années pour protéger l'industrie en même temps qu'on fait de l'innovation dans le véhicule électrique, euh, dans le nucléaire, dans d'autres secteurs. Est-ce que on vous avez le sentiment, comme le dit euh monsieur Gluxman ou d'autres, qu'on saupoudre trop et qu'on n pas qu'on qu'on ne choisit pas suffisamment nos filières ? Oui, peut-être.

En tout cas, je suis plus inquiet de l'instabilité, c'estàd qu'on a les priorités qui changent. Bon, et on voit bien que les débats budgétaires, ils sont de plus en plus compliqués. Moi, j'ai fait une proposition il y a quelques mois qui est de dire il faut sanctuariser sur 3 ou 5 ans les budgets d'investissement de l'État.

Moi, je l'ai vécu, je vous prends un exemple très concret, commise des transports quand il faut faire un petit ajustement budgétaire, on vous dit il faut faire des économies en plus parce qu'il y a une crise, faut compenser. Dans votre budget, qu'est-ce que vous faites ? vous ralentissez des investissements parce que les salaires c'est compliqué, parce que sinon il faut faire des négociations sociales qui prennent très longtemps, parce que les dépenses de fonctionnement bon bah c'est le quotidien, c'est difficile et donc l'investissement c'est facile, personne ne crie parce que on a mis un an supplémentaire pour changer un rail et à la fin on le paye cash parce que un réseau se dégrade et cetera.

Donc je pense qu'il faut juridiquement que quand l'État vote un budget d'investissement transport, santé, rénovation des écoles, ça soit sanctuarisé sur 3 ou 5 ans et que ça ne bouge pas chaque année. Clément Bone au commissaire à la stratégie et au plan, on vous retrouve dans le deuxè quart d'heure. On aura notamment une question autour du Conseil constitutionnel, il y aura la question des auditeurs et puis on n'a pas tout à fait terminé de parler de la présidentielle 2027.

À tout de suite. [musique] Le grand matin Sud Radio 7h10h, Jacques Cardose. C'est Clément Bone le haut commissaire à la stratégie et au plan qui est notre invité sur Sud Radio.

Ce matin, nous poursuivons cet entretien avec dans cette deuxième partie votre carte blanche Clément Bone et vous avez choisi la démographie. Oui, je voulais parler de démographie parce que c'est avec le climat le deuxième grand choc qu'on va devoir affronter dans les années, les décennies qui viennent en France et partout en Europe d'ailleurs, même au-delà. Pour donner un seul chiffre, nous avons 25 % de naissance en moins en 2025 par rapport à 2010.

C'est donc une chute extrêmement rapide. On a [grognement] longtemps pensé que la France était un peu exceptionnelle, qu'elle avait une natalité forte, certes encore un peu plus forte que la moyenne européenne, mais en forte baisse, ça se traduit très concrètement. Dans les écoles, on a déjà perdu 10 % d'effectif dans le primaire en 10 ans et ce sera 15 % de moi.

Et quelles seraient vos propositions dans les années qui viennent ? Je pense qu'il faut avoir deux types de réponses. D'abord, si je puis dire, inverser la courbe.

Tout faire pour inverser la courbe, c'est-à-dire essayer de soutenir la natalité par des politiques familiales adaptées. On a fait un travail de comparaison. On a une bonne politique familiale en France, faut le dire.

Non, parce qu'il y a pas de miracle. On décrète pas le nombre d'enfants d'ailleurs. Heureusement que font les familles ou les Français.

Mais on a regardé quand même au plan les méthodes qui marchaient le mieux ou le moins mal ailleurs en Europe. Ce qu'on voit que ce pas tellement ce ne sont pas tellement les allocations qui déclenchent des projets d'enfants. Ce sont plutôt des politiques d'accompagnement, des places en crèche, des congés de naissance pas trop long mais bien rémunérés pour aider les parents dans leur organisation.

Maintenant, les deux parents travaillent le plus souvent. Ça veut dire investissement, qu'est-ce qu'il faudrait faire ? Ça veut dire sans doute que notre niveau d'investissement en politique familiale est assez bon. il reste bien plus important que dans la moyenne européenne, mais qu'il faut qu'il se concentre davantage sur les modes de garde, sur le congé de naissance, qui a été fait depuis le 1er juillet avec un congé de naissance va dans la bonne direction.

Mais il faut aussi dire très franchement les choses, même si on fait tout ça, ça va pas suffire et ça ne va certainement pas inverser la courbe très rapidement. Il va pas y avoir un babyibou dans l'année qui vient. Et donc il faut affronter cette courbe.

Ça veut dire que comme tout notre modèle social est fondé sur la démographie, la natalité, les actifs qui financ et bien il faut affronter cette situation. Trois choses essentiellement. Soit comme on est moins nombreux à travailler par rapport à les aux années précédentes, il faut être plus productif.

C'est l'IA, c'est la robotique, première piste. Soit il faut travailler collectivement un peu plus dans sa vie. Et c'est la question, il faut l'assumer, de l'âge de la retraite.

Il faudra partir en moyenne un peu plus tard. C'est inévitable si on veut sauver notre modèle social et puis c'est la question évidemment sensible de l'immigration économique mais j'insiste que tous les pays européens traitent même ceux qui le cassent un peu comme l'Italie. L'Italie de madame Mélony qui est très ferme sur l'immigration illégale en tout cas qui l'affiche c'est 1 million de travailleurs légaux en 5 ans qui ont été accueillis à la demande du patronat d'ailleurs pour compenser la baisse démographique.

C'est-à-dire ça veut dire une immigration économique, une politique des quotas. Ça veut dire après les modalités sont un débat politique mais ça veut dire en tout cas qu'avoir de l'immigration économique de travail c'est certainement inévitable en France et en Europe les années qui viennent. Il y a pas une seule solution.

Ce que je dis c'est qu'on peut pas dire à la fois on veut pas toucher à la retraite, on veut pas d'immigration économique et on veut pas des politiques pour être plus productif. On peut pas fermer les trois portes à la fois. Entendez dans ce que vous entendez.

Quel est celui parmi les candidats aujourd'hui à la présidentielle qui correspond le mieux à ce que vous venez de définir ? Je reste sur la méthode que j'ai définie. Moi, je donne pas de bons et de mauvais points.

J'ai trouvé en tout cas en écoutant le débat au MEDF que [grognement] ce sujet venait un petit peu. Mais on peut pas être comme bah moi ce qui m'a inquiété par exemple, c'est la position du Rassemblement national qui veut reculer sur l'âge de la retraite. Donc on écarte mais qui veut pas non plus d'immigration, j'écarte personne mais qui veut pas non plus d'immigration économique et qui se prévaut monsieur Orban qui vient de quitter le pouvoir ou de madame Mélonie alors qu'ils ont fait eux-mêmes exactement le contraire.

Ils régularisent, ils accueillent de manière organisée des travailleurs étrangers pour compenser cela. Ça surprendra personne Clément Bonne si vous soutenez quelqu'un de qui fait partie de de l'Union sacrée il faut pas dire bloc centralement politique connu. Je suis membre du parti Renaissant, j'ai été au gouvernement.

On verra, je m'exprimerai le moment venu parce que je veux pas que tout ce que je dis là auquel je crois profondément sur le temps long sur les grandes réformisé par une position. Si je vous si si je vous écoute bien sur les retraites, vous venez de dire il faut travailler plus longtemps. Ben les les quels sont les candidats qui euh vous connaissez la liste, je sais, j'ai pas entendu tout le monde.

Édouard Philippe l'a dit, Gabriel Atal l'a dit, Bruno Rotaillo l'a dit, je crois que Raphaël Gluxman assume qu'il faudra des changements dans le système de retraite. François Hollande, je sais pas s'il est faut le classer dans les candidats mais je l'ai lu en tout cas a dit qu'il faut vous intéresser à la candidature de François Hollande. Oh ben je crois qu'il faut s'intéresser à l'actualité de son pays que ça fait partie d'une actualité importante parce qu'il appelle à une union sacrée parce qu'il y a ce danger pour la famille dont vous faites partie qu'il y aurait Ren contre j'ai lu un mot qui m'a intéressé dans l'interview de François Hollande à la fin je crois c'est le mot de coalition on peut pas dire il y a une extrême droite qui est au porte du pouvoir et dire on va faire comme avant c'estàd une compétition où chacun tente sa chance il faudra sans doute d'ici le premier tour avant le premier tour une coalition assez large.

J'aime pas trop les mots de coalition, de modérer, de responsables parce que ça voudrait dire que les autres ne le sont pas, mais de gens qui ont quand même des points communs sur l'essentiel. Peut-être au-delà des partis actuels, peut-être au-delà du bloc central auquel j'appartiens. Vous appelez donc à cette coalition et vous reprenez la proposition de François Hollande.

Je trouve qu'en tout cas cette idée fait son chemin et moi je la défends. Alors parmi les sujets dont dont on parle beaucoup en ce moment, il y a il y a celui du référendum. On va passer à ce à l'une des rubriques de ce 2e quart d'heure euh puisque Bruno Retaillot a fait un certain nombre de de propositions et on avait envie de vous entendre sur ce point.

Clément Bonne euh c'est euh c'est vous Frédéric qui euh Bradel qui nous expliquait quelles sont euh les dernières réactions suite aux propositions de monsieur Retaillot qui veut passer par la voie référendaire. Alors, le thème était passé totalement inaperçu dans les médias traditionnels jusqu'à ce tweet de Yael Bron Pivé postant sa déclaration à l'occasion de la foire de Chalot en Champagne. Elle y cible le candidat à l'élection présidentielle, Bruno Retaillot, interrogé le matin dans le Figaro.

Il annonçait, je cite, une réforme constitutionnelle dès le début de son mandat, une refonte des institutions destinées à renforcer le pouvoir des citoyens. Écoutez la présidente de l'Assemblée nationale. Je suis en total désaccord.

Je vois depuis des mois et des mois, certains hommes ou femmes politiques attaquent le Conseil constitutionnel et notre Constitution. Moi, je je dis souvent, notre constitution, c'est notre bien le plus précieux. Prenons garde à cela.

Nous avons besoin d'un cadre. C'est un cadre qui est protecteur, qui est issu de notre histoire et le Conseil constitutionnel est une émanation constitutionnelle qui est chargée de faire appliquer cette constitution. Alors Yëel Bron Pivet offre du coup une tribune inattendue au candidat Bruno Rotaillot grâce aux réseaux sociaux qui reçoit un accueil plutôt positif.

En revanche, la présidente de l'Assemblée nationale essuie une pluie de critique. Les internautes dénoncent à travers elle, je cite la complicité des politiques à tous les étages du pouvoir pour empêcher la voix du peuple de s'exprimer. Je cite également "La Constitution n'est pas un texte immuable.

La preuve avec l'inscription récente du droit à l'avortement martel de nombreux Twetos. Bruno Retaillot ce matin suscite également vos réactions. Vous les auditeurs de Sud Radio, suite à son intervention accordée hier au Figaro à la question "Bruno Retaillot a-t-il raison de vouloir multiplier les référendums pour donner la parole au français ?

Vous répondez oui à 87 %. Retenons toutefois ce commentaire sceptique de Laurent sur la chaîne YouTube de Sud Radio. Donner la parole au français est une chose, la respecter en est une autre.

Clément Bone, il y a urgence à redonner la parole au français ? Et en fait, si j'ai bien suivi, il y a plusieurs choses très différentes sur lesquelles j'ai des avis différents dans les propos de Bruno Retaillot. Moi, j'ai écrit un bouquin il y a quelques mois pour dire justement proposition qu'on pourrait retrouver là qu'il faut des référendums réguliers, je crois même chaque année et je pense même avec plusieurs questions pour un peu dépersonnaliser parce qu'en général on répond est-ce qu'on aime ou pas le président quand il y a un référendum ?

On s on le sait. Bon, si vous avez plusieurs questions d'un coup avec des réponses différentes, c'est un peu le système suisse si je puis dire. Je trouve que ça responsabilise chacun d'entre nous comme citoyen.

On a la parole, il y a des sujets sur lesquels euh ce que pense le président sera suivi, d'autres sera pas suivi et c'est très bien. Donc Bruno Rillant. Oui, bien sûr.

Le référendum fait partie de notre constitution. Il y en a déjà eu beaucoup depuis 58, sauf qu'on les utilise pas beaucoup. Oui, c'est vrai, il faut les utiliser plus, ça j'ai aucun problème.

Et peut-être même élargir le champ possible du référendum. C'est un bon débat. Je trouve ça différent de critiquer le Conseil constitutionnel.

Si j'ai bien compris dans les propositions de Bruno Retaillot, il y a l'idée que en quelque sorte une fois que le parlement a voté, que le conseil constitutionnel parfois a censuré une partie de la loi parce qu' considère que c'est pas conforme à la Constitution, on ferait appel au peuple pour revoter ou déj en quelque sorte. Ça, je crois que évidemment le peuple toujours décidé, il veut réformer le conseil constitutionnel assumle comme ça. Mais moi ce que j'aime pas, c'est la petite musique antiil constitutionnel.

En gros, on dirait que c'est des technocrates dans un bureau qui embête le peuple ou embête le parlement. Le Conseil constitutionnel, il a pas il s'est pas autoimposé. Il est créé par la Constitution.

Il existe depuis 58. Pourquoi vous n'aimez pas ce discours ? Mais parce que ça donne l'impression que vous auriez des juges qui feraiit la pluie et le beau temps et qui n'auraiit aucune légitimité.

Le Conseil constitutionnel, il a été décidé par la constitution voté par vous y voyez aussi une menace sur la démocratie, l'attaque contre le Conseil constitutionnel. Oui, parce que je vais aller un cran plus loin. On voit bien que c'est multiplié ces derniers mois et c'est très commode des attaques de parlementaires contre le Conseil constite alors que parfois il savaient très bien en votant la loi que c'était pas conforme à la constitution.

C'est vrai sur certaines dispositions de la loi immigration, c'est vrai sur la loi du plomb et en fait c'est si je puis dire double peine ou double gain. Vous vous votez quelque chose, vous savez que c'est contraire à constitution, le conseil constituel censure et vous pouvez à la télé ou à la radio dire "Ah, c'est des méchants juges, c'est pas responsable." vou dire que c'est en réalité une manœuvre politique dès le départ.

Oui, je crois. Le conseil constitutionnel encore une fois, il a une mission simple et qui nous protège. Moi comme citoyen, je veux pas que le parlement viole la constitution.

Donc je trouve ça très bien qu'il y a des gens qui en autre nom vérifient que la constitution est respectée par le parlement. C'est pas mal ça. En revanche, le référendum, oui, développons-le.

M.