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ChroniqueUnion Populaire Républicaine· 26 février 2019 11 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiInstitutions & électionsOutre-mer

Les 5 actus de la semaine n°4

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00journalisteFait
    « « Après les premières révélations sur des contrats russes et ouzbeks signés par Alexandre Benalla pour 2,2 millions d'euros, il a été dévoilé qu'il a également signé un contrat de sécurité de 2 ans d'un montant de 7,2 millions d'euros avec une société chinoise qui est cotée à la bourse de Hong Kong. » »
  • 4:00journalisteFait
    « « La Fédération nationale des associations d'usagers des transports s'insurge contre la SNCF pour sa stratégie suicidaire. » »
  • 6:00ministre de la Culture et de l'Environnement de Polynésie françaiseFait
    « « Notre continent a déjà beaucoup de mal à exister. Il y a un peu de condescendance de la part de Paris. La nouvelle classe politique méconnaît l'outre-mer et son histoire. » »
  • 8:00journalisteFait
    « « Bruno Le Maire appelle Berlin à ne pas bloquer les exportations d'armes françaises car cela pourrait grandement nuire aux industriels français. » »
  • 11:00François AsselineauPromesse
    « « Moi, je pense qu'on va au moins pouvoir sauver la moitié des emplois. » »
  • 13:00employé de l'usine ArjowigginsFait
    « « Tous nos brevets ont été vendus. Enfin des brevets développés ici ont été vendus à nos concurrents. » »
  • 14:00François AsselineauFait
    « « On ne me voit jamais. Jamais ! C'est contraire à la loi. Ça veut dire que ce que je dis est plus dangereux que ce que dit Mme Le Pen ou M. Mélenchon. » »
  • 15:00François AsselineauFait
    « « Nous, ce qu'on essaye de faire, c'est de rassembler à titre provisoire les Français de droite comme de gauche. » »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

(Générique) Bienvenue à toutes et à tous pour notre journal de la semaine. Passons tout de suite à la revue de l'actualité. Affaire Benalla.

Après les premières révélations sur des contrats russes et ouzbeks signés par Alexandre Benalla pour 2,2 millions d'euros, il a été dévoilé qu'il a également signé un contrat de sécurité de 2 ans d'un montant de 7,2 millions d'euros avec une société chinoise qui est cotée à la bourse de Hong Kong. La Fédération nationale des associations d'usagers des transports s'insurge contre la SNCF pour sa stratégie suicidaire. Elle estime en effet que le groupe ferroviaire cherche à faire des économies à tout prix, au détriment des usagers.

La fédération déplore également une concentration de moyens sur les grands axes au détriment des lignes régionales. Polynésie française à présent, avec la suppression annoncée de la chaîne France Ô, qui a beaucoup de mal à passer. Victime de ses faibles audiences, elle devrait fermer en 2020.

C'est décevant et inquiétant, regrette la ministre de la Culture et de l'Environnement du gouvernement de Polynésie française, qui poursuit, et je cite : « Notre continent a déjà beaucoup de mal à exister. Il y a un peu de condescendance de la part de Paris. La nouvelle classe politique méconnaît l'outre-mer et son histoire.

Sa vision hexagonale des choses fait que l'on considère plus l'outre-mer comme une charge que comme un atout ». Les industries militaires d'État d'Arabie saoudite et le groupe industriel français Naval Group, dont l'État français est actionnaire majoritaire à hauteur de 62%, ont signé ce 17 février un protocole d'accord en vue de créer une entreprise commune qui construirait et développerait en Arabie saoudite des systèmes navals. Il faut savoir que l'Arabie saoudite est le deuxième plus gros client de la France en matière d'armement.

Bruno Le Maire appelle Berlin à ne pas bloquer les exportations d'armes françaises car cela pourrait grandement nuire aux industriels français. Après les envolées lyriques du traité franco-allemand d'Aix-la-Chapelle signé à la fin janvier, la dure réalité des intérêts nationaux se rappelle à Paris et Berlin. Reprise du dialogue entre Londres et Moscou.

Des membres du gouvernement britannique et russe se sont rencontrés au cours de la semaine en Allemagne, marquant une reprise officielle du dialogue au plus haut niveau entre Londres et Moscou qui avaient gelé leurs relations diplomatiques en mars 2018, après l'affaire Skripal. La chaîne de télévision russe RT a protesté lundi après le blocage par Facebook de certaines de ses pages. Facebook a justifié ce blocage par sa politique d'information des utilisateurs sur les origines de certains contenus.

Gilets jaunes (GJ). La 15e journée de mobilisation samedi 23 février a été marquée par quelques incidents à Paris, Clermont-Ferrand et Nantes. Les GJ, mobilisés à travers la France, étaient au nombre de 46 600 selon le ministère de l'Intérieur, 114 000 selon les chiffres publiés par la page Facebook le Nombre Jaune.

Et enfin, le syndicat France Police estime quant à lui à 200 000 les personnes mobilisées à travers l'Hexagone. Pourtant, les dernières déclarations d'Emmanuel Macron montrent qu'il n'a pas l'intention de céder et qu'il n'était pas question de faiblir. Eh oui.

Un point, à présent, sur le chômage, où le gouvernement s'est félicité des chiffres publiés par l'INSEE ce 14 février. L'INSEE a annoncé un recul de 0,3 point du chômage, qui passe à 8,8% de la population active au 4e trimestre 2018. Alors il faut bien comprendre que l'INSEE procède à des enquêtes et fait des extrapolations pour ses chiffres du chômage.

Et donc ils ne reflètent pas nécessairement la réalité. À l'inverse, Pôle Emploi, lui, procède à des vérifications effectives. Et donc ses chiffres avoisinent les 11,5% de la population active.

En même temps, l'emploi continue de prendre des coups partout en France. L'usine Arjowiggins, l'un des leaders mondiaux de l'industrie de la papeterie, est en liquidation judiciaire. Un démantèlement progressif débuté dans les années 90 et une détresse sociale qui avait notamment conduit en 2015 à des mouvements sociaux et à la séquestration de quatre des dirigeants de l'entreprise.

En 2019, ce sont deux des filiales du groupe qui sont placées en redressement judiciaire. 900 emplois sont concernés par les plans sociaux en cours. Allez, on regarde tout de suite un extrait de la visite de François Asselineau, qui s'est rendu auprès des salariés de cette entreprise, dont vous retrouverez d'ailleurs l'intégralité sur notre chaîne. (NDLR : quand Asselineau n'est pas indiqué, c'est un employé de l'usine qui parle) — Asselineau : Moi, je pense qu'on va au moins pouvoir sauver la moitié des emplois.

Non ? — Nous, ce qu'on veut, c'est...

Demain, on est à la rue. On va toucher notre indemnisation légale. Nous, ce qu'on veut, c'est du supra-légal. — Asselineau : J'ai compris ça.

J'ai compris. — Moi, depuis un moment, je pars tous les jours... — Tous les jours, il faut avoir de l'emploi. — Oui.

Mais après, le truc, c'est déjà le supra-légal. Et après, voir pour remettre les usines en marche. — Asselineau : Moi, je pense qu'il faut aller au-delà de ça parce qu'en fait, on peut acheter votre silence, finalement.

On vous donne...

Voilà. Mais après, on aura perdu un joyau de la technologie française. — C'est sûr. — Asselineau : Voilà. — Faut pas que cette usine ferme. — Asselineau : Il y a un projet de reprise par qui ? — Projet de reprise qui existe depuis plusieurs années.

Et ce projet de reprise, les propositions qui ont été faites, tout a été refusé, y compris par la direction, et refusé aussi par l'État. — Asselineau : Et c'était quoi, ce projet de reprise ? — Faut en parler avec les personnes qui sont à l'origine de ça.

Ça veut dire diversifier la production. Ça veut dire changer de marché, faire du papier pour l'art, faire de genre de choses. Encore une fois, on s'est aperçus une fois au labo en faisant des recherches que du papier médaille que l'on fabrique ici qui, finalement, pour nous, ne paraît pas cher, quand on va sur Internet et qu'on trouve ce papier en vente sur Internet...

Alors déjà, il est pas en rames de 500 feuilles. Il n'est qu'en rames de 250, au maximum. Et puis quand on ramène le prix au kilo, il y a un facteur de x300. x300 !

Je sais pas s'il existe beaucoup de produits où l'on peut faire un facteur x300. C'est-à-dire que nous, pour faire exactement le même chiffre d'affaires, faut qu'on produise 300 kilos. Et les entreprises sur Internet n'en vendent qu'un seul kilo. — C'est pas le papier, en fait, pour... — Asselineau : Parce qu'il n'y a pas eu... — Clairement, il y a des choses à faire.

Ne serait-ce que ça. De la vente en direct, ça nous rapporterait énormément d'argent. — Asselineau : Bah oui. — Il y a des choses à faire.

On parlait des brevets. Tous nos brevets ont été vendus. Enfin des brevets développés ici ont été vendus à nos concurrents.

Les revers industriels se poursuivent pour le gouvernement, après l'avortement de la fusion entre Alstom et Siemens. Le sauvetage de l'aciérie d'Ascoval dans le Nord et celui du site Ford Blanquefort en Gironde subissent un échec retentissant. Un désastre qui bouleverse la vie des habitants de ces deux régions qui demeurent impuissants, tout comme notre État.

Faute de pouvoir déterminer librement leurs droits de douane et leurs politiques économiques à cause du libre-échange entre autres, les Français devront s'habituer à subir les délocalisations et les fermetures d'usines. — Eh oui, bien malheureusement. — Malheureusement, ce n'est pas tout, puisque le service public n'est pas non plus épargné.

Nous avons par exemple appris la fermeture prochaine de la maternité de Creil, où François Asselineau s'est également rendu lundi 28 février pour apporter son soutien en manifestant et dont voici également un extrait. — Représentant de l'entreprise : C'est vrai que les institutions ont été totalement verrouillées, tellement verrouillées que quand le peuple s'est prononcé, on lui a dit : « Circulez, y a rien à voir ». — Asselineau : Et regardez l'exemple de Tsipras en Grèce.

Ça ne vous met pas la puce à l'oreille ? — Oui, oui, bien sûr. Vous avez raison.

Ça nous interroge. Il n'a pas fait que des choses positives mais ça nous interroge. — Eh oui.

C'est-à-dire que quiconque reste...

C'est ce que j'avais dit quand j'étais candidat à l'élection présidentielle. Là, vous avez noté à quel point je suis totalement censuré dans les grands médias. On ne me voit jamais.

Jamais ! C'est contraire à la loi. Ça veut dire que ce que je dis est plus dangereux que ce que dit Mme Le Pen ou M.

Mélenchon. Parce que c'est très gentil de dire : « C'est gratis » ou Dupont-Aignan : « On va changer l'Europe »...

L'oligarchie adore ça. Elle fait se diviser les gens qui ont voté non à la Constitution européenne, dont j'étais, dont vous étiez sans doute. Et ils venaient à peu près à 30% de la droite, à 25% de la gauche, à moins que ça soit l'inverse.

Et donc il y avait fongibilité des électorats. Si vous avez Mme Le Pen d'un côté et M. Mélenchon de l'autre qui permettent de bien diviser les gens puis on met Macron au centre, on a ce qu'on a actuellement.

Nous, ce qu'on essaye de faire, c'est de rassembler à titre provisoire les Français de droite comme de gauche. Et c'est là, je pense, qu'on se rejoint, puisque c'est vraiment l'esprit du CNR qui était là. C'est d'essayer à titre provisoire...

On va pas inventer la Lune. On veut rendre aux Français leur démocratie et leur souveraineté nationale. Et puis après ça, les gens repartiront chacun dans leur coin pour défendre leur vision du monde.

Mais aujourd'hui, les Français, qu'ils soient de droite, du centre, de gauche...

On n'a plus les manettes. Voilà. Tout est parti à Bruxelles, à Francfort, à Washington.

C'est de ça qu'il s'agit. Et nous, on est des pragmatiques, parce qu'on se dit qu'on peut évidemment avoir des horizons lointains. Et c'est aujourd'hui que tous les jours, vous avez 600 personnes qui basculent en dessous du seuil de pauvreté en France.

Tous les jours ! Donc il y a urgence. Et là, les usines, elles ferment tous les jours.

Les maternités, tous les jours. Les services publics, tous les jours. Les manifestations au Venezuela se poursuivent avec des scènes de violence aux frontières avec le Brésil et la Colombie.

Des affrontements ont éclaté, ont fait au moins 4 morts et près de 300 blessés selon l'ONU. Les déclarations de l'opposant Juan Guaido et du secrétaire général de l'Organisation des États américains Luis Almagro semblent préparer le terrain et les esprits à une éventuelle intervention militaire. On rappelle que Juan Guaido participera pour la première fois à la réunion du groupe de Lima, qui réunit 14 pays du continent, dont le vice-président des États-Unis Mike Pence.

En Algérie également, la situation est tendue depuis vendredi 22 février. L'annonce du 5e mandat brigué par Abdelaziz Bouteflika pour les prochaines élections qui auront lieu en avril a suscité l'indignation de milliers d'Algériens et des manifestations pour s'opposer à la candidature du chef d'État algérien au pouvoir depuis 20 années consécutives et dont son état de santé depuis son AVC en 2013 provoque de vives polémiques. On notera également qu'un rassemblement a eu lieu à Paris dimanche 24 (NDLR : février 2019) pour les mêmes raisons.

Allez, passons à la bonne nouvelle de la semaine. La justice a fait son travail. En effet, Alexandre Benalla et Vincent Craze sont en prison suite à la violation de leur contrôle judiciaire.

Et c'est tout pour aujourd'hui. Vous retrouverez Kevin et Alexandra pour le prochain journal de la semaine. — Merci à tous. (Générique)