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Podcast / conversationThomas Gassilloud· 3 décembre 2025 40 minComplaisantPortrait personnelAgriculture & alimentationÉducation & rechercheLogementInstitutions & élections

Paroles de Maires – Épisode 1 : Daniel Jullien (Maire de Vaugneray)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Peux-tu te présenter ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui t'a fait basculer dans la fonction municipale ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Peux-tu nous parler de cette commune ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Comment vois-tu la proximité avec Lyon ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont les compétences essentielles d'une commune ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont tes réalisations phares ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

La grosse force d'un merde d'une commune comme la nôtre, c'est qu'on est en contact avec tous les groupes. Et ça c'est précieux, je trouve et c'est passionnant, hein. Moi, j'aurais pas pu travailler dans le conflit, hein.

Il y a des communes où ils sont en conflit permanent entre le calif et ceux qui veulent être à la place du calif. Et ça c'est très usant je pense hein. Le tout c'est de travailler pour la commune.

C'est l'avenir du pays. C'est l'avenir du pays et le monde devient compliqué. Si les enfants les bases minimum, on peut leur raconter n'importe quoi.

Bonjour à tous. Aujourd'hui, nous sommes à Vogonet et j'ai le plaisir d'être avec le maire de Vuret, Daniel Julien. Merci Daniel de nous accueillir dans dans ta commune.

Ça plaisir. Bon donc vous le savez alors que le pand municipal touche à sa fin, il nous a semblé intéressant avec Fabienne de donner la parole aux maires qui ne se représenteront pas pour qu'ils puissent nous parler un peu de leur réalisation, nous dire également quelles évolutions ils ont vu sur leur commune et puis finalement donner l'envie à chacun de de s'engager pour pour sa commune. Est-ce que Daniel pour commencer tu peux te présenter ?

Bien, moi je suis Daniel Julien, donc j'ai j'aurai 70 ans au moment des prochaines élections. C'est un des éléments qui fait que il faut se poser la question de savoir si on continue ou pas. Donc euh ça fait partie de la des critères qui ont fait que c'est le moment de passer la main.

Après donc moi je suis un agriculteur à la retraite ayant été commerçant auparavant pendant 15 ans dans la télé. J'avais deux magasins à l'époque à LAI Télé notamment que tout le monde connaissait puisque c'était au carrefour à Laï à côté de ça. Donc à côté de cette vie professionnelle et bien je me suis intéressé à la vie communale depuis longtemps puisque je suis élu au conseil municipal depuis 83, adjoint de 89 à 2000 et maire depuis 2000 depuis le 31 janvier 2000.

Donc plus de 40 ans d'engagement municipal, les 26 ans en tant que maire si mes calculs sont bons. Voilà et 32 ans euh président du syndicat des eau. On aura peut-être l'occasion d'y revenir.

Et qu'est-ce qui t'a fait passer de d'une activité de commerçant à une activité agricole là ? Oh bah là, c'est tout simplement mon père qui arrive à la retraite, hein. Donc euh en famille, on avait décidé de revenir à l'agriculture pour pratiquer l'agriculture biologique puisque à l'époque, il nous semblait que c'était quand même euh alors c'était en 91, on en parlait peut-être moins qu'aujourd'hui, mais il nous semblait que c'était un un domaine qui qui était porteur d'avenir, l'agriculture biologique qui voilà.

Et alors, qu'est-ce qui t'a fait basculer dans cette fonction municipale donc en 1983 et puis ensuite être monté en puissance ? Al après c'est les circonstances hein, on est porté par la vie le j'étais président des commerçants à l'époque et donc le maire de l'époque qui avait trouvé un jeune qui semblait s'intéresser à la commune. [rires] Il En 83, tu avais quel âge ?

J'avais 27 ans. Oui. Donc tu étais parmi les jeunes conseillers municipaux et je crois que tu avais des grands-pères donc qui étaient déjà engagés dans les affaires communal.

Voilà. Donc c'est pour ça que j'étais je suis j'ai toujours été intéressé par la par la vie communale. C'est que mes deux grands-pères quand j'étais gamin parlaient que de ça puisqu'ils étaient tous les deux conseillers municipaux.

À l'époque, il y avait beaucoup moins de conseillers municipaux qu'aujourd'hui. Donc finalement, ils avaient une place plus prayante si on veut et il se donnent peut-être plus d'importance queon en donne aujourd'hui au conseil municipal et avec une histoire de la famille sur la commune, je crois, depuis plusieurs centaines d'années. Ah oui oui, là on est on est de pure souche.

Et alors justement, est-ce que tu nous en tu peux nous en parler de cette commune ? On la voit ici en photo derrière nous. Ah ben c'est une belle commune la commune de Venuret donc sur 2500 hectares avec ses 6400 habitants aujourd'hui.

Donc c'est une commune qui est très valonnée hein puisque de en altitude on va de 280 m à 810 m d'altitude. Donc on voit que c'est pas forcément la plaine. Chez nous la partie urbanisée ne représente que 1/3 de des surfaces de la commune. c'est des surfaces naturelles ou agricoles avec un un fort potentiel quand même encore agricole puisque on a plus de 30 fermes avec plusieurs ce qui fait qu'il y a quand même pas mal d'actifs encore dans l'agriculture.

Hm. Et alors comment tu vois la proximité avec Lyon ? Parce que on sait que quand on est des communes proches de Lyon, on a un peu tendance parfois à perdre certaines activités.

Je crois que Vuret ça reste une activité une commune très dynamique sur le plan associatif. commercial notamment, bah par rapport à l'agriculture. Donc c'est c'est une chance pour nous qu'il avons pas des terrains facile à travailler et cetera.

Donc le il y a la grande partie des des fermes d'ici qui font de la vente directe et la proximité de la ville est une chance quand même hein puisquon est dans un secteur dense et donc les agriculteurs ont un marché qui est proche d'eux. Voilà donc ça c'est une c'est une chance. Après le la contrepartie de cette chance, c'est qu'on a une pression immobilière qui fait que c'est quelque chose à gérer justement pour pas faire tort à l'agriculture et aussi permettre aux gens de s'installer.

Donc il faut et doncuret dans les grands services publics qui sont présents, les grandes infrastructures, une clinique, une maison des services. Voilà, la clinique est le principal employeur, la clinique de l'Ouest Lyonnais. Après, on a une autre maison de retraite, les émeraudes, on a les on a bien sûr des zones d'activité et puis on a essayé de maintenir des services sur notre commune hein avec en voulant qu'elle qu'elle joue son rôle de chef lieu de canton quand même et l'espace franc service en fait partie.

On a été très très militant, si on peut dire sur la fabrication des passeports et des cartes d'identité puisqu'il y a une époque on occupait beaucoup les ondes nationales là-dessus. On mait des matinées sans rendez-vous, ce qui faisait que on attirait du monde de partout. Et c'est là où j'ai vu l'impact du de la force médiatique parce que le fait d'en parler, il y a eu même des articles dans le monde he comme quoi les gens attendaient à je sais pas si les journalistes du monde savaient où étaient Vuret mais enfin il y a des articles sont parus et du coup l'état a mis plus de machines en place dans les différentes communes et le problème s'est résolu.

Donc c'est aujourd'hui on peut dire qu'on peut faire son passeport avec des délais raisonnables. Il y avait eu effectivement à l'époque une volonté de l'État de déconcentrer cette compétence aux communes et on avait peut-être pas forcément mesuré le niveau de travail. Ouais.

Et puis le le niveau d'implication de toutes les communes qui étaient détentrices d'un d'un dispositif de recueil des empreintes digitales notamment. Alors donc tu as été élu pendant une quarantaine d'années, maire pendant plus de 26 ans. Est-ce que finalement tu peux nous dire c'est quoi le rôle d'un maire ?

Ah le rôle d'un maire peut-être que je le vois. Mais c'est pas le rôle de tous les maires hein. C'est un le rôle d'un maire d'une commune dans de la taille de la nôtre, hein.

C'est c'est d'être au courant de tout déjà. [rires] Et c'est possible ça ? C'est possible à condition d'être beaucoup euh dans la rue.

Quand je dis dans la rue, ça veut dire être au contact des gens dans tous les dans tous les domaines. La grosse euh force d'un mer d'une commune comme la nôtre, c'est qu'on est en contact avec tous les groupes. Et ça c'est précieux, je trouve et c'est passionnant, hein, puisque on est en contact avec des groupes que si on les mettait ensemble, ils étaient ils seraient pas forcément d'accord.

Mais [rires] nous, on est obligé de les comprendre tous. C'est-à-dire que si vous mettez les Je vais caricaturer mais si vous voulez si vous mettez en face la les défenseurs de l'environnement et les chasseurs, souvent ils sont pas d'accord. Et il n'empêche que nous on a du contact avec les deux et on arrive à travailler avec les les deux.

Donc c'est ça la fonction de maire, c'est d'être c'est d'être finalement à géométrie variable pour pouvoir être pour comprendre les uns et les autres et de gérer donc des services publics locaux. Les compétences de la commune, on y reviendra. Ouais.

Mais pour toi finalement les compétences essentielles aujourd'hui d'une commune que doit gérer un maire ? Pour moi, la compétence essentielle, il y a les écoles, c'est ça. Tu école primaire, tu seras pas surpris.

Donc et voilà. Après, il y a l'accueil. Moi, je j'attache beaucoup d'importance à l'accueil en mairie puisque quand la mairie est ouverte, j'ai le sentiment que la commune vit en quelque sorte puisque c'est là le où où on vient chercher des renseignements ou puis comme elle est placée, notre notre mairie quand elle est ouverte, c'est la place qui vit, c'est et je trouve que ça a de l'importance et il faut que les gens soient bien accueillis et je crois que on a cette réputation de d'accueillir les gens d'une manière la plus humaine. possible.

H Et alors donc sur ces 26 ans de d'activité en tant que maire, finalement tes réalisations phare avec ton équipe municipale, si on devait les citer ? Ah bah ce qui me, je veux dire si je les prends un peu dans l'ordre chronologique hein. Donc euh j'avais commencé par la rénovation de l'église, c'est tombé comme ça.

Donc c'était qui appartient aux communes qui appartient aux communes. Et donc euh cette église était un peu triste ou nette. Et donc on avait le premier chantier, ça a été la réparation intérieure de l'église.

Ensuite on a on est passé à l'école avec l'agrandissement de l'école qui était en lien avec l'augmentation du des effectifs. Donc quasiment 500 élèves sur Vonuret, c'est ça ? En école publique.

Oui. Et puis il y en a 300 privés. Donc donc après l'école et bien on est passé le fait marquant ça a été quand même l'aménagement du monastère de la visitation, le la transformation du monastère en en logement.

Hm hm. Donc ça c ça a été un gros chantier hein. Donc le c'est le plus gros qu'on a mené d'ailleurs en en matière de de volume et de et de d'enveloppe.

Hm. Et ensuite, on a eu la caserne. La caserne où on a on est la caserne des pompiers où on est passé un peu en en dehors des des règles puisque on a construit une caserne, c'est la commune qui l'a construite et qui l'a mis à disposition après du SDMIS plutôt que ça soit lui qui l'a construise.

H ça nous a permis de l'avoir plus rapidement, de la construire à un coût intéressant et de la construire comme les pompiers la voulaient. Donc tu il y avait quand même beaucoup d'avantages. C'est une chose qu'on peut plus faire aujourd'hui ça.

Et alors sur tous ces projets d'infrastructure pour que tout le monde comprenne bien la charge qui est associée quand on construit une caserne, qu'on aménage une école ou qu'on aménage un bâtiment pour du logement, est-ce que tu peux nous donner quelques quelques détails sur le temps que ça prend, le temps qu'il faut y passer ? Donc nous, on n pas de gros services techniques à notre dimension de commune, hein. Donc c'est beaucoup les élus qui s'impliquent.

Et donc qui par exemple avec les pompiers, c'est il a fallu faire pas mal de réunions avec eux pour comprendre ce qu'il voulait et cetera. Après il a fallu trouver le terrain, négocier avec le propriétaire du terrain, modifier le PLU pour pouvoir construire la caserne à cet endroit et cetera et donc et après trouver un accord avec le SDM pour qu'il puisse la reprendre, accepter les plans tels qu'on les avait fait et cetera. Donc là, on est sur plusieurs années, on est sur 3 ans là. 3 ans.

Ouais. Et ensuite, quand la décision est prise, quand le budget est voté, il y a le le suivi du chantier. Oui, mais là c'est à la limite c'est presque plus facile.

C'est presque plus enfin plus facile. Il faut être là, il faut être présent mais les choses sont vraiment enclenchées. Il y a eu un autre dossier qui a été très intéressant, c'est le déplacement du cinéma donc qui était du domaine paroissial.

On a acheté le ce terrain paroissial où on a fait le griffon à la place de l'ancien cinéma et sur un terrain communal, on a permis la construction du nouveau cinéma qui est en plus central, plus moderne et cetera. Et ça ça pu se faire que sur une parole donnée entre les gens de la paroisse puisqueon est on a avancé sans clencher tout ça, il fallait qu'on soit d'accord, c'est tout. on pouvait pas signer des tout de suite des engagements, des contrats et cetera.

Donc ça a été une belle expérience puisque là c'est vraiment on a travaillé que sur de la parole et ça h et alors tout à l'heure justement tu me montrais le symbole de la de la commune parce que pourquoi avoir appelé ce théâtre le le griffon ? Bah parce que le griffon fait partie des deux figures sur notre blason qui qui qui sont les armes des Valentin. C'est-à-dire c'est une famille euh propriétaire de Voguret dans le dans le passé et donc la commune a repris les les deux les deux figures mythiques si on veut qui sont le lion et le griffon.

Et donc c'est un symbole qu'on retrive aussi sur le le bulletin communal de voilà de partout. Et donc on voit qu'il y a ces compétences historiques obligatoires des communes sur les questions d'urbanisme, sur la la sécurité mais alors vous avez aussi travaillé sur les questions de de santé h avec notamment la la création du pôle santé. Je crois que c'était assez ouverture en avril 2025 je crois.

Voilà. Oui, ça a été une des dernières réalisations, on va dire, puisque le pôle santé est quelque chose qui nous avait été demandé par les les médecins au départ, hein. C'est-à-dire que les médecins cherchaient une solution pour pouvoir se mettre chez eux et cetera.

Et quand les quand on les a entendu partir sur cette idée, on leur a dit "Ben, on va travailler avec vous pour faire quelque chose d'un peu plus important." Donc 20 plus de 20 professionnels, je crois aujourd'hui 21. Ouais. 21.

Et donc au départ, on avait prévu dans le bâtiment de garder des locaux éventuellement à usage communal si on arrivait pas à remplir et puis on a largement rempli. Donc ça s'est bien passé. H on en a vendu une partie et on loue l'autre partie.

H Et tout ça s'interconnecte bien avec les structures du médico-social sur la sur la commune ? Oui, bien sûr, puisque bah par exemple le laboratoire qui s'est installé travaillait déjà avec la clinique ou les émeraudes, donc euh ça se complète. H Alors, si on revient sur la question du droit du sol, parce qu'on a un peu parlé des bâtiments, alors comment on gère sur une commune les zones qui sont euh constructibles ou qui ne le sont pas ?

Et puis je suppose que pour une commune comme Vonurc à proximité de zones comme Lyon, il y a une certaine pression foncière qu'il faut essayer de concilier un peu l'ensemble des usages. Bah moi je trouve que les choses se sont bien améliorées au fil des années. Quand j'étais jeune mère, le la pression était plus forte.

Ouais. Parce que les gens croyaient que tout était possible encore. Les gens dans la campagne pensaient que si la mairie voulait, on pouvait rendre tel au terrain constructible.

Et depuis, ils ont réalisé que c'est pas le cas. que il faut être près du centre, qui c'est dans dans les zones déjà urbanisées et cetera et donc du coup la pression à de ce côté-là a baissé. Donc la pression des pétitionnaires des demandeurs vis-à-vis des aules locaux.

Voilà. Par contre, ce qui a augmenté, c'est la pression en matière de logements sociaux, il faut pas se cacher, hein. Et donc dans le passé, on avait fait plusieurs opérations de lottissements communaux où là, on avait des primo accédents qui achetaient des terrains à la commune à des prix intéressants puisque la commune faisait pas de bénéfices et cetera.

Et maintenant à cause des logements sociaux, ben quand on a un terrain disponible qu'on maîtrise et bien on est obligé de de d'y installer des logements sociaux. Donc du coup ces primo accédents là ils sont ils sont un peu sur le côté et donc il y a le BRS qui peut le bail réel solidaire qui peut aider à répondre à cette à cette demande. Mais le tout c'est il faut que ça se mette en place.

Moi, je regrette que les communes n aient pas pu monter leur office foncier solidaire parce que ça aurait donné beaucoup de souplesse alors qu'une commune, elle est là pour longtemps. Je sais pas pourquoi ça pas été possible. Alors, on voit que ça devient assez technique quand même.

Comment on peut finalement rassurer les les jeunes qui voudraient s'engager dans un conseil municipal sur le fait que ils seront en mesure de comprendre assez rapidement le fonctionnement de tous ces ces mécanismes. Ah, je pense qu'il faut être plusieurs déjà. H une équipe nouvelle.

Imaginons qu'une équipe nouvelle démarre dans une commune, il faut être plusieurs pour se partager la tâche parce que le maire tout seul, il va pas y arriver. C'est-à-dire qu'il y a quand même pas mal de choses à apprendre. C'est passionnant, c'est mais il faut il faut avoir une équipe d'adjoints qui qui prennent chacun son domaine.

Quand l'équipe est là en place, c'est déjà différent parce que au fil du temps, on apprend, on acquière les choses et ça et puis on peut s'appuyer sur les agents de territoriaux, les agents de la commune. Bien sûr, bien sûr. Oui, il y en a qui deviennent spécialistes, hein.

On a un spécialiste de l'urbanisme qui qui parle comme n'importe quel élu de la commune puisquil a bien compris quel était quels étaient les enjeux. Et alors peut-être on peut terminer sur le volet patrimonial puisque tu disais vous avez aménagé récemment le le site du Notredame de de Notredame de la de la visitation donc à la fois pour faire des logements mais également un un musée. Oui.

Donc on a fait les logements en 2011 et on avait une partie donc le cloître et et la chapelle qui était restée non aménagé on va dire et depuis longtemps cherchait une solution et là on l'a aménagé donc pour le transformer en secret des temps. C'est-à-dire qu'il y a les temps de la musique mécanique qui s'applique là-haut. Il y a les temps de la de la vie des religieuses là-haut, donc sur une partie et puis le temps des le temps des expositions euh temporaires qui sont qui sont là par les artistes du coin qui veulent exposer.

Et puis l'architecture marque aussi un temps bien particulier puis c'est une architecture des années 60 avec une force une forte influence de le corbusier. Donc ça c'est un lieu qui sort de l'ordinaire aussi par l'architecture. Et alors on voit les compétences importantes des communes pour mobiliser le conseil municipal sur des projets comme ça qui concernent le patrimoine.

C'est facile ? Tout le monde y va assez facilement. Sur les questions culturelles, c'est pas toujours le plus facile.

On a c'est sur des sujets comme ça où on a le plus de mal à trouver la l'unanimité. Mais bon, avec la conviction, on y arrive. avec des aides extérieures, ça aide à motiver les troupes et puis une fois que c'est en place, les gens ils trouvent que c'est bien que d'avoir d'apporter une ouverture finalement une ouverture culturelle.

Donc c'est toujours un plus. Après pour en revenir au logement là la commune a une particularité, c'est que elle est propriétaire d'un grand nombre de logements puisqu'on arrive à plus de 100 logements. Et donc ça ça aide aussi à répondre à notre obligation de logement sociaux.

Et donc c'est avec la commune que c'est que les locataires qui occupent ses logements signent un bail. C'est la commune qui s'occupe des des travaux. Donc c'est une grosse charge de travail en plus.

C'est une charge de travail. On a on s'est professionnalisé si on peut dire dans le domaine maintenant. On a une personne dédiée qui s'occupe des des loyers et puis on a une méthode d'attribution des des logements qui fait que c'est complètement indépendant de la municipalité en tant que tel puisque ça se passe au sein d'une commission du CCAS avec des gens extérieurs à la au conseil municipal.

Et c'est quelque chose qui vient consolider un peu les finances locales ou qui se retrouve juste à l'équilibre ? Ah l'ensemble de nos parce que c'est historique. On a augmenté on a dû doubler le ou on a plus que doublé le parc ces dernières années mais historiquement il y avait déjà un parc important.

Cette ressource représente la moitié de notre marge d'autofinancement. Ah oui donc c'est pas négligentable. Donc c'est quelque chose aujourd'hui qui permet de financer des services publics aussi et financer le fonctionnement de la la commun.

Ouais. La commune n'est pas une commune très riche he, il y a pas de grosses entreprises et cetera. Donc il faut aussi qu'elle se serve des atouts qui est là.

Et un des atout c'est l'immobilier quand même. Alors sur toutes ces années là, on disait plus de 25 ans d'engagement comme maire, 40 ans d'engagement comme conseiller municipal. Finalement est-ce que tu as des anecdotes qui t'ont marqué dans dans ton mandat ?

Ah bah si. Enfin, j'aurais plusieurs anecdotes, mais la plus marquante, c'est pas vraiment une anecdote, mais c'est une rencontre. C'est une rencontre avec le chef Raoni, donc le chef amazonien qui est venu en mai 2019 sur la commune.

C'était assez extraordinaire. Les gens voulaient pas croire que c'était que c'était le bon qui était là [rires] alors que c'était bien lui. Donc c'est vrai qu'on avait fait la première page de notre de notre bulletin en juillet 2019. puisque c'est quelque m'a marqué par son attitude.

C'est-à-dire que je croyais qu'il allait venir en disant euh euh faites quelque chose, défendez-nous et cetera. Pas du tout. Il était il nous disait juste vous êtes en train de détruire la forêt amazonienne parce qu'il nous il nous place nous extérieur à la tous extérieur à la forêt il nous place tous dans le même sur le même niveau et il nous dit moi je vous dis ce qu'il en est c'est tout hein après vous faites comme vous voulez mais vous êtes en train de détruire la forêt.

On peut vous apporter plein de choses, vous apprendre plein de choses, mais vous êtes en train de le détruire. C'est tout ce qui il était pas revendicatif et ça m'avait vraiment surpris. Ça t'a marqué ?

Ça m'a marqué. Et alors si on dézoome un peu de la commune, les grands partenaires de la commune parce que en plus de 26 ans, tu as dû voir monter la communauté de commune en puissance, l'articulation avec le département, la région, l'État puisque tu es par ailleurs d'ailleurs conseiller départemental. Comment finalement tu vois l'articulation du travail du maire avec toutes ces structures autour de lui ?

Bon, il a fallu apprendre déjà puisque la communauté de commune, la montée en puissance de la communauté de commune date de 2000. En réalité, hein. C'est c'est pas si ancien que ça.

Et donc euh ça vous êtes parti d'une plage blanche quasiment avec des compétences obligatoires. Voilà, on avait auparavant eu le Civom qui s'occupait de la piscine. Mais donc euh là, il y a fallu quand même le transfert de compéten a fait que il a fallu apprendre à fonctionner avec une à deux si on veut à deux entités. le les premières années ont été relativement difficiles quand même puisque chacun se bagarait les compétences d'une certaine manière puisque il y avait des habitudes de travail qu'il fallait changer et cetera.

Maintenant, au fil des années, ça s'est quand même ça s'est quand même amélioré et puis le fait que le premier adjoint soit président de la communauté de commune, ça peut-être aider aussi facilité pour nous hein, j'en sais rien. Et la relation entre une commune comme Vonuret qui est le chef lieu de Canton qui héberge le siège de la communauté de commune et les communes voisines, la relation avec les les mères voisins, vous arrivez toujours à trouver des des terrains consensuels ? Oui.

Ou oui, on s'entend bien entre mè, il y a pas de souci. Il y a pas de Non non, il y a pas de On est que H hein donc c'est c'est quand même assez facile de s'entendre. Chaque chaque commune a la parole.

Après le fonctionnement même de l'assemblée, on s'aperçoit que souvent c'est les maères qui parlent et les autres parlent peu. C'est toujours ce qu'on a ce qu'on a regretté. Mais c'est c'est comme ça.

C'est c'est aussi une un outil qui a été très intéressant hein. Ça permis de faire des choses qu'on aurait pas fait seul hein. Notamment la salle de spectacle he qui est quand même donc la salle d'intervalle qui est très grande salle.

Alors quand on t'entend parler, on a l'impression que tout se fait assez naturellement, facilement. Mais rassure-nous comme mer tu as quand même vécu quelques difficultés. Ah, des difficultés bien sûr, on en a on en a vécu hein.

Après, on vit des difficultés des fois où on est incompris par exemple hein, on a eu l'épisode des des ramblet par exemple. Ça a été un choc assez important pour moi. Ça c'est sûr parce que incompris par la population, par l'État, par la population.

Ah non, c'est ce qui m'a c'est ce qui m'a rassuré d'une rassuré. Oui oui, puisque la population était toujours très solidaire parce qu'il savait très bien ce qui ce qui se passait mais après bon l'opér l'affaire n'est pas finie donc je sais pas comment ça se terminera. Donc tu es parfois confronté à des règles qui sont pas toujours alors qu'on avit fait que rappeler les règles.

On a fait que mettre les règles dans un document et après on reproche d'avoir rédité ce document. Enfin bon, c'est c'est un peu curieux mais c'est comme ça. Donc euh et puis on a eu quand même aussi un événement qui est la création de la commune nouvelle avec Saint-Landevau.

Et là, on nous avait pas tout dit dès le départ et il y a eu des choses qui ont pas été forcément toujours très avantageuses pour la commune notamment ben ça nous augmente notre obligation de logements sociaux. Donc c'est pas qu'on veut pas les faire mais en attendant ce qui nous manque et bien on est taxé dessus hein. On a une redevance à payer donc ça c'est pas forcément un plus.

Ensuite il y avait des des affaires fiscales enfin c'est pas la peine de rentrer dans les détails, mais finalement qui ont désavantagé plus ou moins les habitants deoret dans de la commune d'origine. Donc c'est je trouve que ces communes nouvelles, c'est on pourrait faire différemment. On pourrait faire des communes nouvelles administrativement sans changer la sans changer la l'existence même des communes.

Je veux dire à la limite les gens ils s'en fichent un peu comment on gère. On pourrait mutualiser sans f mutualiser la gestion mais laisser vivre les communes d'origine plus parce que je m'aperçois c'est quand même ce qui ce qui bloque dans alors c'est pas notre cas parce que Saint-Laurent était était déjà très en lien avec la commune de Vorurin. On vivait dans les associations et cetera ensemble mais dans sur certaines autres communes quand même la la perte d'identité est souvent mal vécue quand même.

H bon alors si si on termine finalement on a parlé des compétences communales de du bilan finalement de de toutes ces années d'engagement peut-être qu'on pourrait terminer sur une vision un peu plus large sur l'évolution de la la société puisque notre société elle a beaucoup évolué ces ces 30 dernières années. Quels sont pour toi finalement les faits les les plus marquants à la fois dans ton activité comme mère et dans ce que tu observes autour de toi ? Bah les faits les plus marquants, on va dire qu'il y a quand même le la technique qui était rentrée de partout.

C'est-à-dire que la ce qui était au début GTM, les téléphones c'était vraiment le balbuiment encore hein. En 2000 euh c'était encore les Nokia [rires] les pas qu'on avait dans la poche qui sonnaient. Voilà.

Ouais oui. Donc c'est vrai que au début j'étais mer j' un petit agenda électronique je veux dire c'était pas sur téléphone quoi. C'était à côté donc ça ça a quand même changé.

Alors tu as pas d'ordinateur pour autant sur ton bureau ? Non non non pas là non. Je considère que c'est tout ce qui se fait administrativement il faut que ça passe par l'administration.

Même si je réponds, il faut que le courrier garde une trace et cetera. Donc OK. Et donc quand tu as des choses à signer, tu as le bon par qui te permet de voilà de signer.

Oui. Et donc euh les réseaux euh c'est quand même le quelque chose qui change la vie des mères puisqu'on est en permanence sous sous pression par ces réseaux. C'estàd donc les réseaux sociaux notamment.

Ah ouais. Ouais. Il y a énormément de gens qui communiquent sur ces réseaux sans connaître les sujets et donc qui ramute les foules sur des sur des choses fausses.

Mais c'est facile comme ça. Donc ça c'est pas facile à si on répond, on fait qu'amplifier la polémique et si on répond pas, on laisse diffuser des des choses fausses. Donc c'est difficile à trouver le bon équilibre.

Et donc comme ça si on a pas de temps d'une trentaine d'années, tu as l'impression que le rapport entre l'élu et le citoyen a plutôt eu tendance à se à se dégrader, à se distendre. Moi je peux pas dire sur nos communes. Alors c'est la durée aussi qu'il fait, hein.

Moi, j'aime bien être dans la rue parce que les gens me connaissent tout le monde. Enfin, je veux dire les on a beau être embêté mais quand on a un petit gamin de 5 6 ans qui qui passe à côté qui vous dit bonjour monsieur le maire, je veux dire ça remplace tout, ça efface tout hein. C'est ça ça c'est important.

Et en terme de technicité de la fonction de mer euh tu parlais de la technique des réseaux mais également les règlement, les dispositifs auxquels tu dois répondre. Oui. Alors après si on rentre sur le côté plus technique de la fonction juridique de la fonction, ce qui a changé de depuis 26 ans, c'est qu'il y a 26 ans, les services de l'État nous aidaient.

Hm hm. Quand il y a quelque chose qui allait pas, on descendait à la préfecture, on allait voir mademoiselle Taillarda à l'époque, c'était la fameuse, [rires] la fameuse. On se chauffait avec elle pendant 1 heure, mais au bout de l'or, on avait trouvé la solution et on s'en allait et on faisait comme on avait décidé et ça se passait bien.

Maintenant, on n'est plus dans ce registre là. L'administration, elle est dans le contrôle et donc elle cherche à nous à nous mettre en défaut en permanence et ça c'est très désagréable. Hm.

J'ai connu la même chose en avec euh le syndicato, hein. Syndicato, à une époque, on avait les gens de la DDA à l'époque qui venaient là pour nous aider. Ils étaient là au en appui au comité syndical et cetera.

Ils étaient là en appui pour donner la loi et cetera. Maintenant, quand ils viennent, c'est pour dire qu'est-ce que vous avez pas fait ? Qu'est-ce que donc c'est on a changé de ce côté-là.

Alors, c'est peut-être qu'ils sont moins nombreux. Je sais pas d'où ça vient. Ça c'est h mais j'ai encore l'exemple avec le PLU là, on a fait des réunions avec les personnes publiques associées, on nous a rien dit et quand on arrive à à la fin de la procédure là, on lui dit que ça va pas, que qu'on a trop de terrain constructible, qu'on a donc si on nous l'avait dit plutôt, on aurait modifié les choses ou on aura on en aurait discuté h alors que la loi la loi dit que la DDT doit aider les communes autant que nécessaire.

Donc quelquefois il faudrait la rappeler la loi et et en [rires] plus le PLU pour le coup c'est un document communal donc l'état je presque envie dire est un une personne publique associée parmi parmi d'autres mais c'est bien aux communes normalement d'avoir le dernier mot ouais mais en tout cas les relations qui sont à à fluidifier finalement oui retrouver un état qui accompagne plutôt qu'un état qui qui réglement sans cesse. C'est ça exactement. Ouais.

Et comme sur les logements sociaux c'est pareil. On a la même le même problème. H alors bon, on disait c'est prochainement les élections municipales, donc en mars 2026, comment tu vois le renouvellement ?

Est-ce que tu sens que parmi la population de de Voguret, il y a des personnes qui sont intéressées pour pour s'engager pour prendre la relève au aux différentes fonctions du du conseil municipal ? Donc moi, j'ai annoncé ma décision de de ne pas reprendre la tête de liste il y a un mois bientôt. Et donc depuis, on a travaillé donc à pouvoir constituer une liste et on s'aperçoit qu'on n' pas trop de souci avec ça.

OK. Donc tu es optimiste sur l'engagement au sens large dans la commune. Oui.

Ouais. Même les gens, il y en a pas beaucoup qui ceux qu'on sollicite, ils refusent pas et il y en a qui se font connaître comme ça. Donc et de toute façon, on restait 2/ tiers de la liste donc c'est plus facile à combler aussi.

H puis un parfum de bonne ambiance à à Vonuret. Finalement, il y a une habitude de travailler ensemble, beaucoup de travail collectif. Il y a une confiance qui existe au sein de l'équipe municipale.

Ouais. Oui, ça c'est agréable. Moi, j'aurais pas pu travailler dans le conflit, hein.

Il y a des communes où ils sont en conflit permanent entre le calif et ceux qui veulent être à la place du calif. Et [rires] ça c'est très c'est très usant, je pense hein. Le tout c'est de travailler pour la commune.

Voilà. Très bien. Bah, qu'est-ce que tu retiens finalement de de ces 40 ans d'engagement ?

Alors, est-ce que le la fonction de maire t'a apporté du bonheur et de l'accomplissement personnel ? Ou oui, là c'est sans sans aucun doute ça a été, il faut le dire, c'est un peu l'affaire de ma vie quand même le fait d'avoir été mère et de le vivre comme ça. Donc c'est quelque chose qui me marque mais qui a marqué aussi ma famille hein puisque ça était aussi des absences.

Voilà et puis des j'ai des enfants qui sont très solidaires là-dessus. H pas toujours évident d'être des enfants d'élus. Hm.

Et donc la population pourra être retrouvée donc au vœux de la la commune qui ont eu lieu Ouais. À quelle date cette année ? Le 6 décembre.

Le 6 le 6 janvier. Jan ou alors sinon si tu l'ai fait un peu par [rires] Non non le 6 décembre j'ai autre chose. Donc le 6 janvier 2000 2026 à la salle des fêtes.

Très bien. Et ben écoute après moi je voudrais quand même dire qu'on sent que les ce que je constate quand même au fil du temps hein c'est qu'on sent que les habitants sont facilement en colère contre les contre des choses et d'autres. Il y a des petites choses toutes simples et j'analyse les choses pour comprendre un peu le fait par exemple que Orange soit si mauvais.

C'est-à-dire que Orange ne répond jamais à la demande et Orange enfin c'est vraiment le pour les raccordements le pour les raccordement pour le suivi pour pour le le moyen de les contacter. Enfin c'est horrible c'est rien que ça ça fabrique. On n' pas idée comme ça met les gens en colère quand les quand dans un moule ils vont arriver le camion ils disent on sait pas lequel qui va être débranché pour qu'il branche l'autre.

Et ça c'est on n pas idée de ce que les gens ont l'impression qu'on qu'on les considère pas quoi. Et après, on s'étonne que ils essayent de de voter dans des directions qui sont pas forcément les bonnes. H Et puis la je terminerai par ça parce que c'est quand même c'est la boule qui se qui se referme, c'est quand même l'éducation.

Hm. Le, tu sais qu'on avait été une des dernières communes à rester à 4 jours et demi parce que on considère que les cinq matinées, c'est quand même très utile pour les enfants et au dernier conseil d'école, enfin j'ai obtenu la communication des des évaluations de 6e. Donc ça regroupe les évaluations de 6e du collège de Branda et du collège de Vuret.

Et donc la directrice nous a fait passer ces évaluations et on s'aperçoit que nos enfants qui sont sortis de l'école publique h avec 4 jours et demi puisque ceuxlà ils ont fait 4 jours et demi toute leur scolarité 5 matinées et bien ils sont il y a cinq items par matière c'estàd français et mat et ils sont pratiquement devant tout sur tous les items par rapport aux enfants de la circonscription Donc on a la circonception éducative donc de de Gris Laavaren. Voilà. Donc on a le national, on a le les le national sans les zones défavorisées.

Donc eux ils sont un peu en dessous de la circonscription. On a la circonscription qui s'avance et nous on est au-dessus. Je dis pas que ça vient du 4 jours et demi, mais c'est quand même il faudrait se poser la question quand même.

Et donc justement, je voulais, j'étais jeudi dernier avec le ministre de l'éducation justement nationale qui était qui venait en région lyonnaise et je lui parlais justement de la meilleure articulation entre les communes et l'État sur ces questions de d'éducation pour l'école primaire puisque c'est une compétence partagée. La commune fournissant les bâtiments et leur fonctionnement et et l'état, le le corps enseignant, les équipes éducatives. tu avais écrit des réflexions intéressantes sur une meilleure démocratie locale à l'école.

Peut-être tu peux nous nous en dire un mot. En tant que mère, tu te sens pas totalement partie prenante dans la manière dont fonctionne ton école primaire ? Non, dans la mesure où on a, c'est pas de notre rôle de rentrer sur le côté pédagogique, c'est pas notre métier, il n'empêche que il faut qu'on trouve un moyen de reconnaître le travail des enseignants.

Aujourd'hui, un enseignant, son travail, il n'est absolument pas reconnu. Il y a pas beaucoup de professions qui travaillent comme ça dans dans dans l'ignorance de de ce qu'il fait de la part de de sa hiérarchie puisque j'ai ma fille qui est institute, elle a 47 ans, elle ne ver elle ne reverra pas l'inspecteur jusqu'à sa retraite maintenant. Elle l'a eu trois fois dans sa carrière, c'est terminé.

Donc et l'inspecteur le jour il vient, il reste une demi-journée. C'est pas ce jour-là où il valorise le travail de de l'enseignante. Il faudrait qu'on puisse avoir des un système qui fait que le la élus locaux puisse puissent dire oui, c'est enfin puisse doter par exemple les voilà enfin trouver un moyen trouver un moyen de faire en sorte qu'il y ait une sorte de de gratification de gratification ou de voilà de justement quels sont les problèmes des enfants d'aujourd'hui ensemble Qu'est-ce qu'on peut vous apporter pour résoudre ces problèmes et cetera et de de façon à ce que on puisse reconnaître ce travail ?

La diffusion des évaluations comme l'autre jour et ben ça nous permet de dire à tous les enseignants qui sont là bravo, enfin vous avez bien travaillé et cetera mais mais il faudrait qu'on puisse le faire d'une manière plus fluide plus organisé. Donc tuimes que finalement la commune pourrait avoir son mot à dire sur l'organisation, les horaires, la manière dont fonctionne les enseignant et que voilà et puis de ce qu'on peut proposer pour faciliter la l'enseignement général puisque quand même hein c'est je l'ai déjà dit souvent mais c'est c'est l'avenir du pays. C'est l'avenir du pays et le le monde devient compliqué.

Si les enfants ont pas la les bases minimum, on peut leur raconter n'importe quoi. D'ailleurs, c'est ce qu'on voit un peu quand même hein. Les s'ils savent pas que la terre est ronde, ils vont croire qu'elle est plate, hein.

Donc ça c'est pour caricaturer. Mais c'est un peu ça quand même. Notre démocratie peut pas fonctionner sans éducation en tout cas.

Très bien. Bon ben écoute, merci de t'être prêté à l'exercice. Donc on se retrouve le 6 janvier 2026 pour les vœux de Vonoray. mardi soir et donc ce sera un mardi soir et toute la population y est invitée bien sûr oui ça sera mai dernier et donc tu as déjà commencé à réfléchir à ce que tu allais dire à cette occasion ouais je sais pas ça va être facile cette année je vais relire tous les tu vas faire la rétrospective [rires] en détaillant chaque année ce qui ce qui a été fait depuis plus de 26 ans.

Bon ben merci Daniel à vous et puis donc on se voit le 6 janvier au plus tard.