Laurent Peyrondet : «Si on ne prend pas des décisions très vite, on va à la catastrophe»
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Chapitres
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Bon, on attend beaucoup. Je pense que si le premier ministre se déplace avec un aéropage de ministres à ses côtés, c'est pas pour venir uniquement nous nous saluer. Donc le la forme de cette réunion est plutôt intéressante puisqu'on va rester 3h à la fois pour discuter bien sûr avec les ministres, mais aussi sous forme d'atelier pour essayer justement de trouver les les bonnes solutions pour l'avenir.
Il y a deux sujets hein, c'est le court terme à traiter avec un hiver qui va arriver très vite et de possibles inondations. de aussi remettre en état toutes nos structures, de penser bien sûr à nos socioprofessionnels et ensuite comment on va pouvoir travailler avec l'État, avec les civiliculteur pour pour réorganiser notre notre massif. Autrement, le constat est simple, si on ne se réorganise pas, si on n'est pas capable de prendre des décisions très très vite, euh on va la catastrophe et on brûlera le massif de l'ande de Gascogne.
Donc ce travail là, il est important. Je pense que le rétexte qui va être réalisé, le retour d'expérience, personne devra se cacher derrière son petit doigt comme on a pu le faire en 2022 de lors des mêmes incendies juste à côté de chez nous. Donc il va falloir avoir du courage, dire les choses et ce que l'on a réalisé en quelques jours avec des autorisations.
Il va pas falloir attendre des années pour pouvoir prendre des décisions. Euh vous avez rencontré, on fait partie de la réunion Laurent Pérond évidemment vous avez rencontré Premier ministre ce matin. Oui oui oui.
On a rendez-vous à 10h à Méignat. Donc on est reçu les communes impactées par le Premier ministre et ses équipes. Donc ça sera l'occasion de se dire les choses.
On n'est pas là pour se crier dessus. Très calmement, on va essayer d'aborder le futur mais aussi ce qui va pouvoir nous arriver très rapidement si on prend pas des décisions. Euh je dis que toujours et je répète que pendant cette crise, ben on s'est aperçu qu'on a pu avoir des autorisations qu'on met des années à obtenir aujourd'hui parce qu'on a complexifié euh notre col de l'environnement.
Donc aujourd'hui, il faut se dire les choses. Nous, on est très très dévasté parce qu'il a pu se passer parce que perdre 42000 hectares sur un endroit qui fait partie de nos lieux de vie, de tout ce que l'on peut faire tout au long de l'année sur nos activités. Mais c'est une industrie aussi qui est importante.
Ça pèse aussi lourd que l'industrie du vin. Donc vous voyez bien que on est meurtri même si le massif de l' Gascogne fait plus d'un million d'hectares. On s on a vu ce qui s'est passé encore la semaine dernière à Luglon.
On a vu ce qui s'est passé à Biscaros. Donc là, il faut agir, il faut agir très vite et prendre des bonnes décisions. Je pense que l'État va avoir à montrer l'exemple puisqu'il faut savoir que nos communes sont souvent ceinturées, en particulier celles qui reçoivent la population touristique par la forêt domaniale et que la forêt domaniale, on a beau obtenir parfois quelques autorisations quand on passe en force comme ces derniers jours, ça va être très compliqué d'obtenir ces grands parfeux qui puissent nous protéger.
Je prends l'exemple du nord de ma commune où à peu près entre 55000 et 100000 personnes peuvent résider l'été. Nous sommes protégés au sud maintenant puisque nous avons réalisé même s'il va falloir recalibrer au nord c'est un véritable danger une poudrillère qui peut dès la fin de l'été ou même l'année prochaine se mettre en route. Donc il va falloir vraiment que l'État avec la forêt domaniale qui est le bien de tous accepte de perdre une partie de cette forêt pour protéger l'autre et pour protéger aussi sa biodiversité.