Narcotrafic : "On va concentrer nos efforts sur les ports, les aéroports", assure Naïma Moutchou
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 31 %Défensif 24 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:02OuverteRéponse directe
Cap Gemini a vendu une filiale à l'ICE américaine : saluez-vous cette décision ?
- 3:32OuverteRéponse partielle
Les images de Minneapolis vous ont-elles choqué ?
- 4:54OuverteRéponse directe
Le budget sera adopté demain : êtes-vous soulagée ?
- 6:03OuverteRéponse directe
Comment qualifiez-vous ce budget ?
- 6:47OuverteRéponse partielle
Un remaniement est prévu : craignez-vous d'être remplacée ?
- 8:24OuverteRéponse partielle
L'arbitrage sur le pétrole en Guyane était-il une erreur ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:41Locuteur 8Fait
« absolument filiale d'une entreprise française »
- 3:10Locuteur 8Fait
« ça m'a questionné comme je pense beaucoup de français »
- 3:26Locuteur 8Fait
« une décision de responsabilité »
- 3:46Locuteur 8Fait
« qui se passe à minéapolis est grave »
- 3:51Locuteur 8Fait
« on peut lutter et fermement contre l'immigration sans tomber dans la brutalité »
- 5:41Locuteur 8Fait
« nous avons besoin de stabilité »
- 6:20Locuteur 8Fait
« c'est un budget de compromis donc c'est pas un budget de confort ni pour les uns ni pour les autres »
- 6:34Locuteur 8Fait
« il valait mieux un mauvais accord qu'un bon procès »
- 10:40Locuteur 8Fait
« la question de la lutte contre le narcotrafic n'était pas structuré »
- 11:10Locuteur 8Fait
« les outre-mer sont au carrefour de la lutte contre le narcotrafic »
- 11:55Locuteur 8Fait
« il faut changer d'échelle »
- 19:33Locuteur 8Fait
« la Martinique et la Guadeloupe parce que les chiffres sont à peu près les mêmes autant d'homicides qu'à Marseille »
- 23:22PrésentateurFait
« parfois je m'exprime de façon trop brutale je ne devrais pas »
- 29:49Locuteur 5Fait
« pourquoi perdre bien sûr pourquoi il met un candidat pour faire gagner la gauche »
- 33:27PrésentateurFait
« proposition de loi pour instaurer une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre »
- 34:19Locuteur 8Chiffre
« Sa place c'est à son bureau il travaille tous les jours pour augmenter les budgets en 2026 il a non seulement sanctuarisé le budget ministère de l'intérieur mais il a obtenu 106 millions d'euros supplémentaires 1000 créations d'emplois. »
- 34:29Locuteur 8Fait
« Il travaille à un plan d'investigation à simplifier les procédures pénales. »
- 46:03Locuteur 8Fait
« C'est une loi qui visait d'abord dans le cadre des grands moments nationaux de scrutin à ce qu'on ait des élections transparentes. »
- 49:40Locuteur 8Fait
« L'argent était là pour que le territoire se redresse en dehors d'un accord politique. »
Temps de parole
- Locuteur 851 %
- Présentateur19 %
- Invité12 %
- ?9 %
- Locuteur 47 %
≈ 45,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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et bonjour à tous et bienvenue dans questions politiques
le
gouvernement à la croisée des chemins après une longue très longue séquence budgétaire au parlement le bout du tunnel est là demain pour sébastien lecornu et ses ministres et ensuite comment rendre utile ces 14 derniers mois du second quinquennat macron rien d'essentiel je le crains ne pourra être accompli jugé edouard philippe il ya un an pas sûr que notre invité du jour et souscrivent elle qui est pourtant l'une des principales lieutenantes de l'ex premier ministre candidat à la présidentielle pas sûr non car au moment où edouard philippe tentait de rompre brutalement avec emmanuel macron à l'automne dernier notre invité accepté au contraire d'entrer au gouvernement pour la première fois non pas à la justice comme elle l'espérait mais à la fonction publique pour 14 petites heures seulement dans ce gouvernement lecornu 1 historiquement éphémère c'est finalement au ministère des outre-mer qu'elle trouve sa place depuis un peu plus de 100 jours et où le président de la république la tombe tournant sur deux dossiers majeurs le narcotrafic et la nouvelle calédonie on va y venir naïma mouchou est en direct sur france inter mais aussi sur france info canal 16 de la télé et en partenariat avec le monde nous sommes ensemble pour répondre à toutes les questions politiques elles sont nombreuses vous allez voir jusqu'à 13h à tout de suite
france
inter
question
politique julien n'ennemi
et bonjour à vous naïma mouchou bonjour merci d'avoir accepté notre invitation à mes côtés pour vous interviewer aujourd'hui alix bouillaguet de france télévision bonjour alix
bonjour julien bonjour à tout ça
vous
nous avez concocté pour tout à l'heure comme d'habitude le portrait de notre invité naïma mouchou
oui naïma mouchou votre itinéraire est celui d'une enfant d'immigrés un parcours au mérite une envie d'être hors du cadre et surtout pas là où on l'attend
et à vos côtés abel mestre du journal le monde bonjour abel bonjour julien bonjour à toute l'émission on se projettera avec vous vers 2027
avec quelles questions aujourd'hui on parlera de la nouvelle calédonie un nouvel accord a été signé il ya quelques jours mais sans la signature des indépendantistes on s'interrogera sur l'avenir de cet archipel au coeur du pacifique et qui attise des convoitises étrangères
merci
beaucoup adèle d'abord naïma mouchou quelques questions d'actualité avec vous et on commence avec cette annonce ce matin de cap gemini le groupe français le géant français de l'informatique qui est englué vous le savez dans une polémique cette semaine à cause de ses activités aux états unis une filiale de cap gemini a fourni à l'ice la police très décriée américaine de l'immigration un outil d'identification et de localisation des étrangers le groupe a décidé ce matin de mettre en vente cette filiale pour tenter de sortir de la crise est ce que vous saluez cette annonce d'abord
alors
la ligne du gouvernement a toujours été claire le ministre de l'économie roland lescurs l'a dit sans détour nous attendions de la transparence il fallait faire la transparence le fait est qu'on peut être une entreprise étrangère avoir ses propres contrats mais la réponse de
cap gemini c'est une
entreprise française
oui
absolument filiale d'une entreprise française absolument la réponse qui a consisté à dire par cap gemini nous ne savions rien ça évidemment c'était inacceptable et donc roland lescurs a demandé des explications à tout le monde une clarification à cap gemini vous doutez bien que on ne peut pas accepter qu'une entreprise française même indirectement soit associé à des méthodes qui sont brutales à de la violence et donc il fallait des explications
ça
vous a choqué
ces révélations ça
m'a interpellé ça m'a questionné comme je pense beaucoup de français
une
entreprise française membre du cac 40 qui fait la chasse aux étrangers pour l'administration trump il faut bien dire ce qui est ça
m'a questionné effectivement ça m'a questionné et roland lescurs a été très ferme en recevant
la
direction de cap gemini il a posé des questions il a demandé à ce que la lumière soit faite
une
décision a été prise ce matin c'est une décision de responsabilité
vous l'a salué donc au nom du gouvernement
une
décision de responsabilité
autre question à propos d'aïs vous avez forcément vu ces images ces derniers jours de minéapolis et milliers d'américains dans la rue contre les policiers de l'aïs après la mort sous leur balle de deux manifestants donald trump les a qualifié ces manifestants d'agitateurs et vous
ce
qui se passe à minéapolis est grave
je
vais vous dire
on
peut lutter et fermement contre l'immigration sans tomber dans la brutalité comme ce qui est en train de se passer
on
a besoin d'avoir une police exemplaire surtout surtout sur des sujets aussi sensibles que ceux de l'immigration je suis ferme sur la lutte contre l'immigration illégale mais ça ne veut pas dire qu'il faille fabriquer une police hors de contrôle comme ce qu'on est en train de voir actuellement aux états unis
il
ya deux morts il ya deux morts et ça n
'est
pas rien on a vu les scènes de manifestations massives et on trompe est en train de d'inventer un nouveau rapport de confrontation directe entre la police et la population c'est grave
d
'abord moi je dis mon soutien aux policiers français qui sont souvent amalgamés et
qui étaient dans la rue hier notamment à paris dans une vingtaine de vies français c'est un autre
sujet mais ce qui est en train de se passer là-bas effectivement est une dérive c'est une dérive on peut être ferme encore une fois on peut dire qu'il faut des contrôles on peut dire qu'il faut des expulsions sans tomber dans ce type effectivement de méthode abusive et totalement violente il faut que la police soit exemplaire donc il faut de l'encadrement il faut surtout de
l
'efficacité dans les règles et effectivement ce sont des méthodes que nous ne cautionons pas
retour
en france n'aimamoutchou demain le gouvernement devrait sauf immense surprise très improbable survivre aux dernières motions de censure sur le projet de loi de finances et la france aura enfin un budget est ce que vous êtes soulagé d'abord
c
'était l'objectif au moment de notre nomination c
'est
la première mission qui était celle de sébastien lecornu
doté le pays d'un
budget mais oui bien sûr enfin enfin effectivement tout ça tout ça a pris beaucoup de temps mais nous y sommes parvenus et ça c'est la première bonne nouvelle pour le pays pour le pays d'abord parce que un pays qui n'avait pas de budget comme nous étions en loi spéciale depuis le mois de décembre c
'est un pays qui avance à l
'aveugle oui face non je vais vous dire parce
que quand
nous avons été nommés les uns et les autres
nous
savons nous savions pas bien qu'elle était la durée du cdd trois jours trois semaines bon ben ça fait déjà un peu plus de trois mois mais tant mieux nous avons besoin de stabilité un pays qui n'a pas de budget c'est un pays qui avance à l'aveugle imaginez pour les outre-mer ça veut dire pas
de chantier pas de
projets tout à l'arrêt mayotte la nouvelle calédonie moi j'ai des acteurs en face de moi qui ont besoin d'avancer et j'étais vendredi et samedi dans mon département du val d'oise mais les gens m
'ont
dit exactement la même chose que je suis en train de vous dire ça suffit tournons la page de la séquence budgétaire et projetons nous
alors un dernier mot quand même sur ce budget vous qui êtes une femme de droite comment vous le qualifiez ce budget est que comme bruno retailleau vous diriez que c'est un budget avant tout socialiste ou comme tiens le membre de votre parti horizon christian estrosi qui lui qualifie budget je cite d'assez désastreux vous reprenez c'est moi
non
je vais vous dire moi ce que j'en pense depuis le départ c'est alors c'est un budget de compromis donc c'est pas un budget de confort ni pour les uns ni pour les autres
c
'est ça le fait de faire des concessions donc c'est un budget de stabilité avant tout je lui donne pas de coloration particulière il a été construit dans le compromis il n
'est
pas parfait mais je vais vous dire je suis avocate de métier il valait mieux un mauvais accord qu'un bon procès il valait mieux qu'on arrive à rentrer dans une logique de compromis avec les uns et les autres pour enfin avoir un budget plutôt que de laisser traîner l'affrontement et d'être dans la posture comme certains auraient voulu qu'on soit
alors justement une fois que le budget sera définitivement adopté normalement demain le premier ministre prévoit vous le savez un mini remaniement dans les jours qui suivent et quand on lit la presse ces derniers jours par exemple parisien aujourd'hui en france vendredi votre nom est cité parmi les ministres dit affaibli est ce que déjà vous vous attendez à devoir peut-être faire vos cartons dans les prochains jours
alors
attendez moi je suis au travail et donc ce que peut dire
la presse
m'importe peu je suis au travail le temps que ce mandat durera c'est jamais quelque chose de fixe
mais vous le craignez tant que je suis
là et jusqu'à la dernière minute je travaillerai pour les outre-mer pour les territoires ultramarins en trois mois en trois mois nous avons obtenu un accord pour la nouvelle calédonie qui redonne de la perspective
on va y revenir en longueur en fin d'émission nous avons
sécurisé
des
financements pour la reconstruction de maillot de
maillot
j'aimerais qu'on parle des maorais et des maorais par exemple
nous
avons fait en sorte que le budget soit parti fasse partie des budgets gagnants aussi c
'est plus d'un milliard d'euros oui
entre la copie initiale et la copie finale ce sont de vraies victoires
qui ont été obtenues vous venez de passer le cap des 100 jours aux outre-mer vous avez envie de poursuivre j'imagine vous êtes candidate à votre renouvellement
mais
j'ai une feuille de contrairement à
ce
que j'ai pu lire dans la presse
j
'ai refusé des propositions ministérielles avant sébastien le cornu
c
'était la justice que vous visiez non
non non
ça c'est ce que rapporte la presse et je vous remercie de m'interroger puisque je vais vous dire ma vérité non je l'ai accepté d'abord parce que c'est sébastien le cornu et que je le connais que nous avons longuement discuté et j'ai choisi d'être aux outre-mer
alors
si certains dans la presse et ailleurs vous juge je cite affaiblissent et peut-être aussi parce que vous avez perdu un arbitrage important cette semaine vous étiez favorable à une proposition de loi du sénat pour réautoriser la recherche de pétrole en guyane votre collègue à la transition écologique monique barbu elle était contre elle avait même mis sa démission en jeu et finalement matignon a tranché plutôt en faveur de monique barbu est-ce que c'était une erreur
alors
d'abord affaibli ça ne veut rien dire puisque nous avons ton
père un arbitrage on est affaibli politiquement
non non pas du tout c'est pas comme ça que ça se passe il ya évident chacun fait valoir ses positions et c'est normal ma collègue monique barbu l'a fait elle a un engagement elle est cohérente avec ce qu'elle dit j'ai proposé une autre vision je suis porte parole des outre-mer j'ai tenté de faire valoir moi aussi mes convictions nous sommes deux femmes libres mais tout à fait loyal il
ya
un arbitrage effectivement qui est celui que vous connaissez moi je suis solidaire du gouvernement il n
'y
a jamais eu de querelle de ministre encore moins de querelle personnelle et tout ça est un emballement médiatique je le regrette
donc vous êtes défavorable à l'arbitrage pris par matignon cette semaine
vous êtes solidaire vous défendiez la position d'un mental
aujourd'hui vous êtes solidaire parce que vous êtes ministre mais
c'est normal c
'est tout à fait normal qu'il y ait des discussions en interne
mais
alors
sur
le fond de ce sujet parce qu'il est important vous considérez donc même si vous êtes solidaire de l'arbitrage de matignon que exploiter du pétrole c'est plus important que préserver l'environnement en guyane notamment
non
mais ça c'est réducteur et c'est d'une caricature
de
cette proposition de loi
non non c'est d'une caricature terrible je reviendrai pas là dessus parce que moi ce qui m'intéresse c'est l'après maintenant et avec ma collègue monique barbu nous travaillons à un plan de développement pour la guyane c'est tout ce qui compte maintenant à partir de maintenant mais
sur le pétrole on va donc pas pouvoir exploiter du pétrole en guyane c'est conforme à la loi hulot de 2017 vous le regrettez
moi
je suis dans l'après
je
suis je n'ai pas le temps de regret je n
'ai
pas le temps de me retourner je vous dis que désormais avec monique barbu nous sommes en train de monter un grand plan de développement pour la guyane c'est ça qui est important
alors
ouvrons le débat naïma mouchou si vous le voulez bien ouvrons la conversation avec vous alex bouillaguet et vous abel mestre au coeur de l'actualité pour vous cette semaine je le disais il a le narcotrafic vous étiez jeudi soir je crois à l'elysée autour du président pour une nouvelle réunion sur le sujet avec tous les ministres conservés et emmanuel macron vous a demandé je cite de muscler la lutte contre le narcotrafic spécifiquement dans les antilles où la mobilisation doit être totale et beaucoup plus massive a t-il jugé c'est presque forme de recadrage du président contre vous non on peut le dire comme ça
alors
pas du tout si je peux me permettre
allez-y
excusez moi pas du tout parce que quand je suis arrivée au ministère des outre-mer
la
question de la lutte contre le narcotrafic n'était pas structuré et donc j'ai demandé j'ai demandé que les outre-mer soient immédiatement intégrés à la feuille de route du président de la république chose qui a été fait j'ai été intégré aux réunions j'en ai fait deux autour du président de
la
république pour
discuter pour discuter non
je dis que les outre-mer n'étaient pas intégrés à cette feuille de route et donc moi j'ai fait valoir la nécessité compte tenu du fait que les outre-mer sont aux avant-postes de ces sujets qu'on puisse en parler aussi avec les ministres régaliens c'est chose faite
la
deuxième chose le président de
la
république a raison et bien que les outre-mer sont au carrefour de la lutte contre le narcotrafic
d
'abord parce qu'ils sont sur la route les routes internationales et maritimes des stupéfiants et puis ils sont devenus malheureusement aujourd'hui aussi des lieux de marché à l'intérieur vous avez de plus en plus de territoires confrontés au trafic de
stupéfi Quelles
mesures vous allez proposer au président de la république qui attend un plan d'action d'ici un mois c'est les premières mesures d'urgence à prendre pour les outre-mer sur le narcotrafic c'est
quoi
ces constructions de scanners pour dans les aéroports pour lutter contre les mules c'est rénover les prisons c'est renforcer les forces de l'ordre je sais pas
d
'abord la pression il existe déjà je ne
dis
pas que rien n'a été fait avant
attention
il y
a
encore une saisie de plus de 500 kg de cocaïne aux abords de la martinique
manifestement
ça suffit pas
ce que dit le président ce que mais oui mais il faut changer d'échelle et
donc mais c'est ce que je dis c'est bien ce
que
j'ai dit
depuis que
je suis arrivé dans ce ministère
il faut
changer
d'échelle et le président de la république a demandé un plan marchand il a raison donc
sur
ce qui se passe à l'intérieur des territoires nous travaillons avec les préfets notamment martinique et guadeloupe ce que vous savez que les antilles sont principalement concernés et donc il ya un plan d'action des plans d'action qui vont être déployés pour davantage d'amende forfaitaire délictuelle pour mieux lutter contre le blanchiment d'argent pour aussi s'attaquer à la saisie d'armes il ya beaucoup d'armes des armes de guerre qui circulent dans ces territoires
il
ya ensuite ce que l'on va faire pour lutter contre le réseau les réseaux ce qui permet que les territoires soit des zones de passage de rebond vers l'europe et là on va concentrer nos efforts sur les ports les aéroports on va densifier les équipements tout ce qui est radar tout ce qui est caméra tout ce qui concerne la surveillance maritime on va aussi mettre des moyens personnels des ressources humaines supplémentaires voyez c'est cet ensemble qui va permettre de changer d'échelle de monter d'un cran et d'apporter des réponses concrètes moi je serai sur place avec le ministre de l'intérieur laurent nuñez après les élections municipales
et le
président
et
le président de la république parce que nous voulons aussi travailler à la coopération régionale faut qu'on travaille avec les pays voisins sera probablement déplacement aux antilles à l'été comme il l'a annoncé
on sait qu'il y a également une campagne de communication d'ici à la fin du premier semestre qui devrait rediaboliser les drogues emmanuel macron s'en souvient avait déjà annoncé que la bande forfaitaire délictuelle passerait de 200 à 500 euros amine kesassi militant contre le narcotrafic à marseille lui il tient un autre discours il sous-entend quand même que le président de la république passe aussi un peu à côté du sujet que la drogue c'est aussi une addiction est ce qu'il manque pas un volet santé dans la lutte contre le narcotrafic
alors la
ministre de la santé participe à ces réunions autour du président de la république
il
y aura un volet santé l'idée c'est bien d'intervenir à tous les niveaux ce
sera de la prévention dans
ce la ministre donc ma collègue stéphanie riste y travaille donc il
ya
les sujets effectivement de prise en charge je peux vous parler de ce qui se passe en polynésie française où le territoire est tôt ou à déferler ce qu'on appelle l'aïs malheureusement aussi qui est une forme de méta amphétamines particulièrement addictives nous allons travailler à des campagnes de prévention à des prises en charge à des opérations de santé médicale pour accompagner mais ça n'est pas tout il faut qu
'on
soit présent sur la prévention sur les campagnes sur l'information sur une forme de culpabilisation c'est vrai mais aussi sur l'action c'est à dire ce que je viens de décliner et puis sur la sanction il ne faut pas oublier l'échelle pénale
la lutte contre le narcotrafic c'est aussi un budget on sait que les antilles à guyenne sont au coeur des routes de la cocaïne en période de disette budgétaire est ce que vous allez avoir est ce que vous avez la certitude que vous aurez ces moyens humains judiciaires qui seront à la hauteur où on va continuer quand même de bricoler un peu au jour le
jour
la
période de contraintes budgétaires ça n'est certainement pas l'inaction
certainement
pas il ya des priorités et ces priorités elles seront financées à partir du moment où nous aurons décliné une stratégie ce que nous sommes en train de faire nous sommes en train d'élaborer un plan très concret les moyens suivront
sur
la guyane notamment c'est un cas peu à part parce que c'est frontalier de plusieurs pays c'est au coeur de c'est au carrefour des routes de de trafic de drogue
est
-ce qu'on a les moyens de sécuriser des frontières comme ça qui en plus ils ont une topographie très particulière avec l'amazonie pour faire passer les trafics est ce que comment on fait non
n'avons pas le choix nous
n'avons pas le choix concrètement quoi ça
passe par de l'organisation et ça passe par des moyens supplémentaires pour ça que je me déplacerai en guyane je serai aux côtés en soutien des forces de sécurité pour aussi voir sur place comment tout ça est cadré comment tout ça se met en place et pour ensuite apporter des réponses concrètes
avec
les pays frontaliers il y a des discussions en ce moment sur sur une force peut peut-être internationale d'intervention ou je sais pas une forme un peu inédite de lutte
nous sommes nous sommes en train d'en discuter dans le cas de ces feuilles de route lutte contre le narcotrafic je vous parlais des anti mais ça concerne aussi la guyane ça concerne saint martin ça concerne saint barthélémy la guyane évidemment elle aussi est la cible ou la victime de ces réseaux de ces cartels particulièrement puissants et dangereux nous apporterons
des
réponses mais ça va coûter combien naïma moutchou parce que vous dites le budget va suivre les fonds seront là je reprends la question d'alix on est en période d'économie de dizaines budgétaires on a vu à quel point le budget était compliqué à faire passer notamment pour ces questions là combien il faut pour financer le plan que vous allez présenter au président ça coûtera ce que ça coûtera combien ça coûtera
ce que ça coûtera des
milliards chiffres non mais je vous le
donne je vous donnerai le chiffre quand je l'aurai le
ne
prenons pas si vous voulez ne brûlons pas les étapes et ne prenons pas les choses à l'envers d'abord c'est la stratégie comment on fait quel est le plan d'action comment on rend beaucoup plus opérationnel la lutte contre le trafic comment protège la société ensuite on fera les comptes mais à partir du moment où c'est un enjeu prioritaire quand je dis qu'il faut changer d'échelle quand le président le dit la question des moyens elle est
subsidiaire
vous dites que c'est un enjeu prioritaire donc rentrons aussi dans le concret on sait qu'en outre-mer policiers gendarmes douaniers dénoncent tous la même chose un sous effectif chronique que vous a dit le président de
la
république combien de postes supplémentaires vont être créés cette année
et tous les territoires ne peuvent pas être traités de la même manière donc j'ai pas de réponses uniformes ce que je peux vous dire c'est que le sujet a été abordé nous en avons discuté évidemment pour faire fonctionner des radars pour faire fonctionner des bateaux qui surveillent aux abords des territoires évidemment il faut des moyens humains et donc ça fera ça fera partie de nos discussions moi je continue de voir le ministre de l'intérieur on va se rencontrer à intervalles réguliers pour construire ce plan parce
qu'il ya aussi les tribunaux
ultramarins qui sont complètement débordés mais
le garde des sauts des enquêtes
qui s'enlisent donc à quoi ça sert d'attraper les gros poissons si finalement à
l
'arrivée la chaîne judiciaire suit pas non parce
que tout le monde est mobilisé le garde des sauts l'est autant que le ministre de l'intérieur aujourd'hui fait partie des discussions il aura un projet de loi qui le présentera bientôt d'ailleurs le projet de loi sur
mais excusez moi on entend quand même que vous n'avez pas d'enveloppe précise
vous n'avez pas de budget vous ne connaissez pas les effectifs c'est un peu flou quand même c'est en construction et c'est normal c
'est en construction
la
feuille de route elle va se décliner tout ça prend du temps parce que c'est un sujet sérieux donc je peux revenir dans quelques temps pour vous dire combien ça coûte si ça peut vous rassurer mais ce qui est important la certitude ce que je peux vous dire aujourd'hui ce matin c'est que il y aura un plan à grande échelle de lutte contre le narcotrafic dans les outre-mer parce que c'est notre devoir vis-à-vis de ces populations
est
ce mais ce quoi qu'il en coûte que vous annoncez ce qu'il est
il
est tenable en cette période d'économie généralisée ce que c'est pas des promesses en l'air est ce que c'est ce que ça va suivre vraiment ce que c'est pas des effets d'annonce
non mais parce que encore une fois la contrainte budgétaire c'est pas l'immobilisme le régalier a toujours été une priorité du gouvernement le premier ministre l'a dit à plusieurs reprises
l'argent c'est comme le nerf de la guerre non
mais c'est évident c'est évident mais ce que ce que nous voulons c'est que les budgets
que
nous mettrions demain sur ce plan d'action soient efficaces
ce
que ce que nous ne voulons pas c'est qu'un euro dépensé ne produise pas de résultats c'est ça qui nous importe c'est pas de dire nous ne ferons plus rien nous avons la sécurité à nos compatriotes et donc le régalien reste une priorité pour nous
est ce qu'il
n'y a
pas une attention particulière à avoir aussi puisqu'il faut être concret sur la ville de fort de france en martinique j'avais en préparant cette émission trouvé un chiffre très frappant 40 homicides rien que sur l'année 2025 en martinique très souvent lié au trafic de drogue c'était 29 en 2024 est ce qu'il faut politiquement
du
point de vue sécuritaire aussi une mobilisation en martinique aussi forte qu'à marseille par exemple mais bien sûr mais attendez bien sûr bien sûr c'est bien ce que je suis en train de vous dire vous avez un focus particulier sur la martinique
la martinique et la guadeloupe parce que les chiffres sont à peu près les mêmes autant d'homicides qu'à marseille autant de narcomicide c'est à dire d'homicides liés au trafic de
superfiant qu'à
population
à
marseille pour chacun de ces territoires moins peuplé que marseille donc bien évidemment qu'il
ya
un sujet l'urgence n'est pas qu'hexagonale elle est aussi dans ces territoires est ce que vous parlez pour ces territoires là de mexicanisation non je n'en je n'emploie pas ces mots là parce que
je ne veux pas le terme de bruno retailleau quand il est à beau
vous
j
'entends bien je ne souhaite pas stigmatiser ces territoires
absolument
pas la mexicanisation ça fait très peur il ya des gens qui se battent au quotidien contre les stupéfiants il ya des équipes engagées à tous les niveaux dans le secteur médical évidemment je pense aux forces de sécurité ce que font les associations l'idée c'est de venir en soutien
dans
l'actualité cette semaine aussi d'aim et mouchou il y avait votre autre chef c'est pas seulement sébastien le cornu et emmanuel macron édouard philippe le chef de parti votre parti horizon qui a lancé sa campagne municipale pour tenter de se faire réélire au havre l'ex premier ministre a déjà annoncé la couleur s'il perd au havre dans un mois et demi il ne pourra plus être candidat à la présidentielle ce qui risque de motiver encore un peu plus ses opposants ce qui pêche pas des barres d'abord par excès de confiance edouard philippe en liant son destin présidentiel à son destin municipal
je
crois pas non il a dit il me semble quelque chose qui relève du bon sens c'est à dire que on peut difficilement dire qu'on va diriger un pays si on n'est pas solide dans sa propre vie je crois que c
'est
le message qu'il a voulu passer voilà edouard philippe est engagé comme maire sortant dans sa ville moi je trouve que c'est sain je trouve que c'est
sain il
n'y
a pas une petite hypocrisie quand même on se met à la place des électeurs au havre il dit mais en fait à quoi bon réélire notre maire edouard philippe puisque dans la foulée de sa de son éventuelle réélection il se tournera uniquement vers l'elysée c'est un peu compliqué comme discours
maintenant je pense que c'est un atout pour la ville du havre d'avoir un candidat à la présidentielle
moi
je pense que c'est un atout
qui n
'est
pas concentré à 100% sur le havre mais
non mais qui vous dit qu'il n'est pas
concentré à 100% sur le havre
quand il s'est déclaré officiellement candidat à la présidentielle ça remonte à septembre 2024 edouard philippe l'avait justifié en disant on dit souvent pour une présidentielle il faut avoir envie de rien d'autre j'y souscris et finalement bah là il est candidat à quelque chose d'autre mais
je vais vous dire il ya un précédent il a été premier ministre et candidat à sa réélection déjà au havre et il a été premier ministre dans un contexte compliqué il
n'était pas candidat à la présidentielle à ce moment là
non mais enfin il était premier ministre il était aux responsabilités d'un pays dans lequel il y avait quelques défis majeurs à relever et il a été maire et candidat à sa réélection et regardez le bilan du havre
une
ville qui a été transformée réindustrialisée où il
ya
une écologie très concrète qui a été mise en oeuvre les résultats sont là et à la fin des fins de toute façon ce sera le choix des havreais
alors pendant son meeting mercredi j'y étais édouard philippe a aussi glissé un début de méa culpa vis-à-vis d'emmanuel macron vous l'avez entendu on se souvient qu'à l'automne il avait appelé à la démission programmée du président pour sortir du blocage il avait aussi dit
ceci j'ai beaucoup de respect pour le président de
la
république qui m
'a
nommé premier ministre mais je ne lui dois rien il est venu me chercher changement de ton trois mois plus tard au havre au meeting de mercredi donc le président de
la
république m'a fait l'honneur je lui dois ça et parfois je m'exprime de façon trop brutale je ne devrais pas il m'a fait l'honneur de me proposer de servir mon pays pendant trois ans à matignon ce que j'ai fait avec à la fois plaisir dans une période qui n'a pas toujours été facile mais j'ai beaucoup appris beaucoup et j
'ai
fait de mon mieux c'était une
erreur de d'appeler à la démission du président et de dire finalement je ne lui dois rien
Edouard philippe président parti candidat à la présidentielle demain il a vocation à s'exprimer sur les sujets sur le moment politique et donc il continuera de le faire
il a l'air de le regretter là
je n'ai pas l'impression je pense qu'il a il
a
bah si c'est ce qu'il dit je
m
'exprime parfois de façon trop brutale je ne devrais pas
petite machine arrière quand même mettons des mots soyons honnêtes il a précisé il
a plutôt précisé sa pensée il
dit je ne devrais pas ça s'appelle un mea culpa
alors
j'ai pas entendu tout ce qu
'il
avait dit
c'est ce
qu'on vient de diffuser je vous le refais le président m'a fait l'honneur je lui dois ça et parfois je m'exprime de façon trop brutale je ne devrais pas de me proposer de servir mon pays pendant trois ans à matignon je
ne devrais pas
donc donc
il
reconnaît une erreur non mais il explique que parfois sur la forme parfois sur la forme il peut dire les choses de manière un peu plus brutale c'est ce que je comprends des propos que vous rapportez mais mais sur le fond
mais
je pense qu'il n
'y a
pas de sujet enfin la forme et le fond là en l'occurrence se rejoignent il a quand même dit que finalement si emmanuel macron démissionnait ce serait plutôt une bonne chose pour le pays est ce que même
si
effectivement il fait une petite marche arrière il n'y a pas une erreur originelle pour quelqu'un qui souhaite devenir chef de l'état et donc qui souhaite devenir le garant des institutions et bien de dire un peu le contraire est ce qu
'il
s
'est
pas décrédibiliser sur ce coup là
décrédibiliser non non parce que je j'ai l'impression qu'il
ya
aussi il ya d'autres français qui pensent la même chose mais je vais être honnête avec vous je lui dis mon désaccord sur ce sujet
vous n'étiez pas d'accord
je
n
'étais pas d'accord
d'accord vous étiez nombreux à horizon comme ça je
ne peux pas vous dire je
parle pour moi
il a pris ses décisions tout seul dans son coin alors c'est ça que ça veut dire c
'est non mais tout seul dans son coin c'est un homme politique responsable je pense qu'il a réfléchi avant de s'exprimer comme il le fait toujours c'est quelqu'un de sérieux et il a dit ce qu'il pensait
qu'est-ce qu'il vous a dit reproché quand
vous lui avez dit que vous étiez opposé à ça on
a des discussions on a des discussions sur tous les sujets on peut ne pas être d'accord sur tout je lui ai fait valoir la position qui était la mienne et depuis on continue d'échanger
et
il l'a payé
dans
les sondages après ça vous a pas échappé en particulier dans l'électorat macron
et alors les sondages un vrai coup
d'air dans les sondages mais vous la regardez comme tout le monde soyons pas hypocrite franchement
comment on fait
comment on fait pour rebondir de non
vous vous trompez des
semaines de glissade dans les sondages
vous
trompez je ne
les pas comme tout le
monde moi ce que je regarde c'est moi je prends la température sur le terrain pas tout
à
fait la même chose les sondages il
ya
des courbes qui augmente des courbes qui descendent demain ce sera encore autre chose est encore après demain donc c'est pas ce qui m'intéresse
ce
qui m'intéresse c'est le projet la vision et en dépit des quelques désaccords qu
'on
peut avoir on se rejoint sur l'essentiel justement
madame mouchou sur le positionnement et sur la ligne la ligne le fil rouge disons de la candidature de
d
'hors philippe pardon on sait pas très bien où il situe ce que c'est il veut incarner le macronisme sans macron où est ce que c'est il va incarner une nouvelle offre à droite c'est quoi le l'identité de sa candidature ses candidatures il
veut incarner ce qu'il est lui ce qu'il fait depuis toujours ce qu'il a fait au havre
mais comme premier
ministre c'est à dire c'est à dire un candidat et un futur chef d'état responsable solide et sérieux mais
je veux dire
que dans la vie politique actuelle fait de populisme et de réponses simplistes ça fait du bien
donc c'est le candidat
du rassemblement ce sera le candidat du rassemblement
mais
du rassemblement quand parce que on parle de trous d'air en fait il ya plusieurs candidats qui sont un peu dans un mouchoir de poche désormais il fait plus la course en tête gérald darmanin gabriel attal notamment ça veut dire quoi on attend quoi que les sondages ce soient les preuves de vérité en septembre au contraire faut se dire faut s'organiser puisque tout le monde est dans ce mouchoir de poche pour pour une primaire et si oui de qui à qui je pense
qu'il ya plusieurs temporalités on est dans la on est dans la période des ambitions personnelles
comme
toujours d
'abord des élections présidentielles gabriel
attal qui va se déclarer candidat
c'est l'ambition personnelle gérald
darmanin dit que c'est du narcissisme vous dites pareil
où
j'aurais tendance à dire pareil oui
j
'aurais tendance à dire pareil
mais je
sais pas j'aurais tendance à dire pareil pour moi moi ce qui m'importe c'est que demain nous n'ayons qu'un seul candidat même pas deux même pas deux on n'a pas le luxe d'avoir deux candidats il faut un candidat celui qui a la capacité à rassembler tous les autres et ce qui n
'est
pas une mince à faire jamais donc
une primaire ce serait une bonne idée et d'où
à où je ne
sais pas
sur la mécanique je sais pas un mois de tranchée c
'est pas un mois de tranchée on verra mais
attendez avant cela peut-être parlons de fonds et de projets
ceux qui se
déclareront candidats auront j'espère des idées un projet pour le pays une vision c'est là dessus que
ça va jouer on voit
la gauche qui s'organise d
'une
certaine manière elle a mis sur les rails une primaire qui aura lié à la rentrée prochaine oui avec toutes les polémiques qui
vont avec c
'est
que c
'est long d'organiser une primaire donc vous quel est votre positionnement est ce que vous vous dites mais si tout le monde est au coude à coude c'est peut-être la bonne solution édouard philippe
aujourd
'hui est le candidat naturel de mon parti pas
dans les jeux de
votre parti oui
je vous
ai dit ce que je pensais des sondages
c'est pas le candidat naturel du bloc central
je vous ai dit
je vous ai dit ce que je pensais aujourd'hui des sondages et chaque chose en son temps laissons passer les élections municipales avançons ensuite projet contre projet et nous verrons bien où cela nous mène
à
la fin des fins il peut y avoir qu'un
candidat
oui non est ce qu'une une primaire de sarah knafo à gabriel attal comme le suggère laurent wauquiez c
'est
une bonne idée
à
laquelle pourrait participer édouard philippe par
exemple alors je
ne me prononce pas sur la primaire et encore moins sur la primaire de sarah knafo
on
se
braque
sur des éléments de forme et on escamote toujours le fond
on va y venir c'est la question d'après le fond la
méthode ça compte c'est très politique vous
le savez comme nous
parce que le fond peut déterminer la méthode
vous
comprenez si un projet qui émerge qui est un projet de solution qui sur le terrain parle aux français les choses se feront plus naturellement si c'est une guerre d'égo et une guerre d'ambition personnelle ça va faire mal
parlant du projet un instant ça fait des mois même des années qu'édouard philippe promet un projet je cite massif après les municipales on y est presque là dans un mois et demi s'il est réélu au havre il sera radical à ce point son projet vous étiez un temps en charge du pôle id je crois du parti horizon ce que vous pouvez nous donner un exemple de mesures massives radicales que présenterait edouard philippe
tout
ça viendra en son
temps
vous vouliez parler
vous
imaginez bien que si je vous parle aujourd'hui programme présidentiel je serai un peu à côté de
l
'actualité je suis là comme ministre je me suis mis en retrait du porte-parole à d'horizon
même si
je
réponds aimablement à vos questions sur
horizon mais ce n'est pas à moi de dévoiler le programme mais certainement pas dans cette temporalité moi moi le rôle qui est le mien aujourd'hui c'est le budget c'est la stabilité et ensuite des élections municipales
et
vous verrez que
tout
viendra
à
point juste un exemple concret de réponse massive les retraites on se souvient d'édouard philippe qui voulait aller jusqu'à pourquoi pas 67 ans est ce qui va garder cette ligne là
c
'est édouard philippe
qui vous le dira nous aurons
le
temps nous aurons
le temps
nous aurons le temps d'en discuter c'est tout à fait anachronique de parler de ça maintenant
alors
avant la présidentielle on l'a dit à les municipales en mars en jeu majeur là encore pour horizon qui est avant tout un parti de maire et enjeu ultra politique pour vous horizon à paris vous avez décidé de présenter votre propre candidat pierre-yves bournazel face à rachida dati et le moins qu
'on
puisse dire c'est que ça ne plaît pas du tout à la toujours ministre de la culture qui était assise à votre place il
ya
seulement deux semaines
moi il faudra interroger edouard philippe qui veut rassembler pour 2027 la droite et le centre pourquoi perdre bien sûr pourquoi il met un candidat pour faire gagner la gauche
il veut faire perdre rachida dati à paris edouard
philippe
non évidemment enfin c'est
ce que dit rachida
oui
j'ai bien entendu ce qu'avait dit mac ma collègue et ami rachida je vais pas commenter les petites phrases des uns et des autres non mais parce que sinon on va pas s'en sortir ce que je peux vous dire c'est que
moi
j'appelle les candidats à parler de
fonds
à reparler de fonds pour les parisiens la propreté la saleté le logement et des tas de sujets de discussion à chaque fois qu'on a été divisé on a fait passer la gauche je l'ai dit à la fois pierre yves et rachida vous
avez parlé
je l'ai
deux candidats de la droite
et du
centre
oui mais je vous dire je les connais ils ont deux projets deux histoires de style assez différent et moi je dis que maintenant il faut se projeter sur la suite
on a encore un peu de
temps on a encore un peu de temps pour s'organiser il faut qu
'on
se
mette en situation de gagner
c'est pas le second tour donc clairement vous dites faudra être finalement pragmatique vous préférez la droite à la gauche j'imagine est ce que ça veut dire que pierre yves bournazel ne devrait pas se maintenir si jamais il était au second tour face à rachida dati pour ne pas la faire
je
ne préempte pas le second tour je ne préempte rien de ce qui va se passer dans le cadre de ces élections je dis simplement que
le
rassemblement de la droite et du centre est indispensable si nous voulons gagner donc
ça veut dire qu'Edouard Philippe devra prendre son téléphone pour
dire Pierre-Yves
Bournazel faut
débrancher nous
avons un
peu de temps pour nous organiser encore on va d'abord attendre de voir ce que seront les résultats mais moi je souhaite effectivement que dans le temps on puisse se parler c'est ce que j'ai dit aux candidats et moi c'est ce que je continue que vous
dites
aux parisiennes qui veulent voter à droite que l'alternance est plus et mieux incarné par prix qui arrive bournazel ou par rachida dati vous
parlez
d
'eux
pourquoi pourquoi une deux candidatures
je
dis que le candidat le candidat de mon parti c'est pierre yves bournazel
et
je connais aussi très bien rachida dati et donc je vois bien qu'elle sera l'enjeu si nous voulons gagner
le
rassemblement
mais c'est tout ce qui va falloir que Pierre-Yves Bournazel entendre
raison parce qu'aujourd'hui que ce soit hors micro ou même publiquement Pierre-Yves Bournazel il est très clair il n'y aura pas de ralliement
rachida dati chacun
il va pour gagner aujourd'hui et
c'est normal mais chacun il va pour
gagner aujourd'hui et c'est bien normal et chaque chose en son temps et nous continuons discuter après le premier tour en fonction des résultats je ne fais pas de politique fiction je ne préenterai aucun résultat mais
comment vous expliquer quand même que dans votre camp je pense notamment à des ministres de premier plan je pense à Gérald Darmanin je pense aussi à Benjamin Haddad pourquoi ils ne soutiennent pas Pierre-Yves Bournazel mais ils soutiennent rachida dati il faut leur poser la question ça veut dire qu'elle fait peur rachida dati qu'il vaut mieux être avec elle que contre elle
non
non non je pense pas Gérald Darmanin connaît rachida dati depuis longtemps par exemple donc c'est plutôt à eux qu'il faut poser la question moi
je vous dis en tout cas à mon niveau
à mon niveau je vous dis comment je vois les choses et je suis transparente puisque j'en ai parlé à la fois à Pierre-Yves et à la fois à rachida
et
ils vous disent quoi alors
racontez
nous
ils
prennent acte ils sont attentifs en
tout
cas
mais ils sont prêts à faire un pas l'un vers l'autre parce qu'aujourd'hui y compris au niveau personnel on a lu les propos
de Pierre-Yves Bournazel dans son livre tout le monde a ça dans
un coin de sa tête et
c'est le moment qu'on puisse dire c'est qu'ils ne passeront
pas leurs vacances ensemble les deux donc ça va pas être évident le rassemblement
enfin
le rassemblement c'est jamais facile
en général un
mot d'actualité avant de passer à la suite on l'a évoqué en début d'émission il y a eu de larges manifestations de policiers hier aussi un peu partout en France notamment à Paris dans une vingtaine de villes en tout à l'appel du syndicat Alliance marqué à droite qui appelait à des manifestations citoyennes et parmi les revendications dans le cadre de l'amélioration de leurs conditions de travail il y a cette proposition de loi pour instaurer une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre est-ce que vous y êtes favorable
alors
d'abord je voudrais dire tout mon soutien si vous le permettez aux policiers aux policières
ils
exercent un métier de plus en plus dur et de plus en plus exposé et je veux leur dire que nous sommes à la tâche et au travail et le ministre de l'intérieur a dit lui-même il travaille tous les jours tous les jours pour améliorer le quotidien des policiers et évidemment le fait de voir des hommes et des femmes qui portent l'uniforme des cendres dans la rue ça doit nous contraindre et nous obliger à écouter ce qui se passe sur
les manifestations
d'hier ça vous a pas dérangé politiquement qu'une grande partie des figures d'extrême droite je pense à Marion Maréchal Sarah Knafo Nicolas
Dupont
-Aignan et d'autres Thierry Mariani aussi étaient tous ensemble en tête de cortège
hier à Paris
des personnalités qui sont là un jour par an qui manifestent leur soutien aux policiers
un jour par an ça veut dire quoi que la police
est à l'extrême droite aujourd'hui
? Non
mais Laurent
Nunez
le fait tous les jours le fait tous les jours sa place n
'était
pas dans le cortège me semble-t-il
en
revanche sa place c'est à son bureau il travaille tous les jours pour augmenter les budgets en 2026 il a non seulement sanctuarisé le budget ministère de l'intérieur mais il a obtenu 106 millions d'euros supplémentaires 1000 créations d'emplois en ce moment même il travaille à un plan d'investigation à simplifier les procédures pénales c'est du concret et au texte dont vous avez fait mention tout à l'heure
et la
présomption
légitime
défense alors vous y êtes favorable je
suis favorable à
avoir la discussion bien sûr mais
oui pourquoi il ne doit pas
y avoir de sujet tabou il y travaille
et
donc le moment venu nous en discuterons pour savoir quelle forme cela peut prendre dans le respect de l'état de droit
Naïma Mouchou vous êtes l'invité de questions politiques donc et on va tenter de mieux vous connaître aujourd'hui
question
politique
sur
france inter et celle qui dévoile nos invités c'est vous alix bouillaguet notre spécialiste des biographies et des archives
les
chers collègues s'il vous plaît
s
'il vous plaît
les
chers collègues vous perdez vous perdez vous même du temps s'il vous plaît
les
chers collègues j'ai bien compris que vous n'étiez pas d'accord
merci
je vous remercie
nous sommes le 31 octobre 2024 vous êtes alors vice présidente de l'assemblée nationale on vous vient de vous entendre donc au perchoir en train d'essayer de ramener le calme preuve quand même de votre caractère bien trempé vous vous êtes payé luxe de refuser sous michel barnier le portefeuille de l'égalité femmes hommes pas mes sujets dites vous à l'époque nouveau refus quand il envisage de vous mettre sur bruno retaillot à l'intérieur en charge de la citoyenneté je ne suis pas l'arabe de service c'est ce que vous auriez répliqué selon libération est ce que c'est ça votre hantise c'est à dire devenir finalement le porte-drapeau d'une communauté être assigné
oui
alors j'ai un parcours et une histoire dont je ne peux pas me défaire dont je ne veux pas me défaire d'ailleurs je suis très à l'aise avec qui je suis et j'ai cette capacité peut-être à porter une voix un peu différente et donc maintenant je vais m'en servir compte tenu de ce que je vois de ce que j'entends autour de moi la manière dont la france insoumise en particulier instrumentalise les sujets que vous avez évoqué autour de l'identité
tour
de des communautés alors là j'ai décidé de prendre mes responsabilités clairement vous vous
parlez donc de votre parcours vous avez 44 ans vous êtes fille d'immigrés marocains illettrés vous le revendiquez en ces termes un dans un message sur x arrivé en france en 1961 26 ans à chlème de banlieue benjamin d'une famille de six enfants des études de droit à sergi pontoise puis à sas à paris vous devenez avocat de 2010 à 2017 spécialisé en droit de la presse et en droit des affaires est ce que vous pensez qu'un parcours comme le vôtre c'est toujours possible en france en 2026 je
dis que oui
voyez
contrairement à l'atmosphère ou à ce que d'autres peuvent dire je dis que oui
parce
que vous venez de me citer mais il ya des tas d'autres exemples aujourd'hui de réussite on parle beaucoup de ce qui ne va pas moi j'ai envie de dire qu'on est aussi dans un beau et grand pays qui permet ces parcours de la mer de la méritocratie alors bien sûr il faut faire un peu d'efforts on n
'a
rien sans rien c'est vrai mais quand même entre les dispositifs d'accompagnement la qualité de
l
'école publique quand même même s'il ya des difficultés bien évidemment il y a la possibilité pour chacun de trouver sa place
les
difficultés il faut les régler évidemment et c'est ce qu'on essaye de faire chacun à son niveau responsable de l'exécutif les parlementaires en votant la loi mais la réalité c'est quand même que nous avons un pays qui donne donne les clés de l'émancipation et ça c'est important de le dire parce qu'on n'entend pas beaucoup dans les milieux populaires au sein des banlieues c'est quand même beaucoup beaucoup beaucoup la la politique de la victimisation que certains essayent de dérouler pour quelques voix
vous
avez aussi notre casquette vous avez été bénévole pour la l'icra pendant dix ans vous traitez de cas de diffamation discrimination d'incitation à la haine raciale en tant qu'avocate en 2014 vous assumez d'avoir fait condamner un homme pour une agression où il avait traité sa victime de sale blanc ce que vous appelez l'un des premiers cas de racisme anti blanc à l'époque ça avait créé une petite polémique et pas mal de récupération politique mais sur le fond est ce que vous dites aujourd'hui que oui il existe une forme de racisme anti blanc un ressentiment anti français en france ça
existe bien sûr que ça existe moi je l'ai vu j'ai été confronté vous l'avez dit je suis avocate de métier j'ai beaucoup plaidé à titre bénévole pour des cas anonymes n'en parle pas beaucoup mais c'est tous les jours et ça existe oui et donc le racisme anti blanc c'est quoi c'est la haine de l'autre
le
blanc le français le bactou à l'époque c'était l'injure c'était suivi d'agressions tout ça est très grave et ça existe et d'autres formes de racisme existent
et moi je connaissais des pleins je ne
sais pas et c'est qu'elle vienne et c
'est en quel plan
discriminé en france aujourd
'hui
des blancs qui subissent du racisme oui mais discriminé dans l'accès à l'emploi l'accès au logement ça existe ça
peut exister
vous
avez vous avez vous avez des français issus de la ruralité par exemple de la province qui montent à paris comme on dit ils sont aussi discriminés
les
ultramarins de compatriotes quand ils viennent dans l'hexagone ils subissent aussi la discrimination ils sont français etc etc oui les exemples existent et donc moi je ne hiérarchise je ne hiérarchise pas pardon les formes de haine et de racisme
je
les combats toutes toutes et je ne rentre pas dans ce débat bassin qui consiste à dire une communauté plutôt que l'autre bah c'est le début du racisme de faire ça
je
vais vous faire écouter jean luc mélenchon c'était la semaine dernière il était en meeting à toulouse
nous
avons besoin
d
'élections municipales qui puissent être une démonstration
du
niveau de conscience politique du peuple français dans sa diversité
de
la capacité de nos listes à incarner la nouvelle france
celle
du grand remplacement
celle
de la génération qui remplace l'autre parce que c'est comme ça depuis la nuit des temps
et
que c'est pas parce qu'il
ya
dit dingue dans un coin qui tout d'un coup en peur d'être remplacés par leurs enfants que nous devons partager leur peur
quand
vous entendez jean luc mélenchon donc en meeting employé cette expression grand remplacement pour décrire ce que devrait incarner la france insoumise c'est à dire une nouvelle france diverse et en renouvellement en détournant donc volontairement ce concept de grand remplacement qui est associé à l'extrême droite est ce que pour vous c'est un discours qui est discriminatoire
c
'est même pire que ça
c'est
même
pire que ça qui est besoin de davantage de représentativité qu'on parle diversité très bien c'est une chose je ne suis absolument pas défavorable mais quand j'entends parler de grands remplacements
ou
de nouvelle france quand même un vocabulaire particulier on emprunte aux pires obsessions identitaires quand on parle comme ça alors là pardon mais je suis choqué
je
suis attaché à la cohésion nationale compte tenu de qui je suis d'où je viens j'y suis attaché et donc je refuse je refuse qu'on instrumentalise ces questions je refuse qu'on mette les gens dans des cases qu'on parle de communauté et LFI à une grille racialiste et sur ces sujets
est ce que vous redoutez une campagne des municipales qui va se communautariser avec des listes communautaires est ce que vous pensez que ça va être au coeur de cette campagne
notamment dans mon département du val d'oise
il
ya des listes communautaires qui sont en train de s'organiser oui le danger est là c'est bien pour ça que j'en parle c'est bien pour ça que je dis qu'il faut que ce soit dans le débat public il faut que nous soyons nombreux à le dénoncer on ne peut pas continuer à entendre ce qu'on entend sans porter de contre discours et donc moi je n'accepte pas que monsieur mélenchon essaye de constituer la france voyant en bloc communautaire qui se regarde avec suspicion du matin au soir c'est le meilleur moyen de nous fracturer et
juste sur ce thème racisé utilisé par par les insoumis des candidats racisés ça vous choque mais oui ça
me choque
on
ne peut pas se définir qu'est ce que ça ne veut pas dire grand chose d'abord ça ne veut rien dire ça ne
veut
à peu près rien dire
pour eux c'est la diversité
pour eux c'est la diversité
oui
non mais très bien c'est oui mais voyez ce qu'ils en font des réunions anti blanc à l'issue des de la discrimination à l'envers sous prétexte de progressisme qui est du racisme faut entendre
que c'est pas une manière
pour la france insoumise de reprendre ce qui avait été unanimement repris en 98 la france black blamber est ce
que c'est pas une
autre façon de le dire
pas du tout le black blamber était positif c'était un élan positif pour la société là ce que fait monsieur mélenchon avec ses équipes avec ses avec avec notamment les députés insoumis à l'assemblée nationale c'est l'inverse c'est l'inverse c'est pas porté par le haut cette idée justement de cohésion nationale en se disant on est différent mais on fait communauté ensemble non non c'est vous êtes d'abord une couleur de peau un nom une origine avant d'être français enfin c'est scandaleux de porter ça auprès de gens dans les quartiers populaires qui déjà ont une forme de ressentiment parce que ils entendent ce qu'ils entendent parce qu'ils s'informent sur les réseaux sociaux et que tout le tout ça on le sait
très bien
et de manipuler donc je dis stop et moi je me battrai contre ça je refuse qu'on instrumentalise ces sujets nous sommes dans un pays qui permet de faire même si encore une fois il y a des choses qu'on peut certainement améliorer mais chacun peut trouver sa place dans la société
pour
conclure sur la france insoumise naïma mouchou votre collègue au gouvernement laurent panifous ministre des relations avec le parlement placé directement sous la toutelle de matignon d'ailleurs a déclaré lundi dernier sur lcp qu'en cas de risque de victoire du rn au municipal il était favorable à ce que le ps fasse alliance avec la france insoumise dans certaines villes il a raison ou pas
moi
je ne je ne donne aucun conseil dans ces cas là je viens je viens de vous décrire le danger à mes yeux de ce qu
'est
la france insoumise
je
viens de vous dire c'est le
ni ni ni lfi ni
rn
c'était ma campagne c'était ma campagne notamment aux dernières élections législatives ni
la france insoumise ni le rassemblement national
pas d'extrême
c'est une autre tradition dans cette émission naïma mouchou on va passer à la suite nous vous accordons une sorte de carte blanche pour parler d'un sujet qui vous tient à coeur et sur lequel on vous entend un peu moins souvent qu'est ce que vous avez choisi comme sujet aujourd'hui
j
'ai choisi le thème de la désinformation
alors allez-y on vous écoute
et
vous voyez bien d'ailleurs à l'occasion de cette interview je suis beaucoup revenu sur des vérités
qui
n'en était pas en essayant d'expliquer que parfois ce que peut dire la presse est pas tout à fait exact voire totalement à l'encontre de ce qu'est la vérité
on fait ce qu'on peut pour non mais bien sûr et
je comprends la difficulté qui est la vôtre c'est exactement la même chose dans le monde politique aujourd'hui
on
est on est passé dans une société qui est quand même beaucoup une société du mensonge de la manipulation de l'information
c
'est vrai que l'arrivée d'internet et des réseaux sociaux ça a été un grand bond
pour
le meilleur et pour le pire
le
meilleur c
'est
la liberté d'expression c'est le fait qu'on puisse accéder à la connaissance où ça va très vite mais le pire c'est ce à quoi on est en train d'assister
c
'est que vous avez aujourd'hui
alors
ça vient d'un peu d'un peu partout moi vous avez des individus parfois c
'est
de
l
'ingérence étrangère qui veulent venir manipuler les esprits pour essayer d'orienter les décisions moi j'ai porté un texte en 2017
à
l'assemblée nationale comme député qui a été adopté un an après sur la manipulation de l'information un texte qui visait à lutter contre les fake news
et
à l'époque
je
me souviens pas beaucoup de monde qui partageait le constat de ce danger et
vous trouvez qu'il ya moins de fake news sur les
réseaux sociaux aujourd'hui je trouve déjà et c'est une bonne nouvelle que tout le monde ne dit plus ce que j'ai entendu il
y a
quelques années c'est qu'il
n'y a
pas de sujet à l'époque il y avait des députés notamment des députés rassemblement national qui disait il n
'y a
pas de sujet il n
'y a
pas de désinformation ça n'existe pas et à l'inverse vous aviez les insoumis qui disait dit donc on va faire la police de la vérité c'est scandaleux non il faut encadrer ces sujets parce que c'est un sujet démocratique la démocratie c
'est
la confiance
si
vous minez la confiance
vous
amenez des régimes autoritaires
l'arcom le gendarme de l'audiovisuel dresse chaque année le bilan de cette loi de 2018 que vous avez porté que vous avez co rapporté même et le moins qu'on puisse dire c'est que le bilan est plus que contrasté je regardais tout à l'heure le dernier bilan de l'arcom il dénonce notamment le manque de transparence de plusieurs plateformes et pas des moindres tik tok et google notamment ce que comme certains vous le reprochait déjà en 2018 vous n'avez pas voté une loi pour rien
pas
du tout parce que d'abord c'est une loi qui visait d'abord dans le cadre des grands moments nationaux de scrutin
à
ce qu'on ait des élections transparentes donc élection présidentielle élection législative avec la possibilité de saisir un juge quand il y avait de fausses informations qui circulaient c'était principalement ça
après
le fait que les plateformes ne soient pas allés au bout au bout de leur transparence moi je suis d'accord avec vous et il faut qu'on continue d'y travailler emmanuel macron
veut y travailler il
veut
notamment interdit
à les réseaux sociaux avant 15 ans
et s'en prendre aux algorithmes qui diffusent beaucoup aussi de fake news en particulier sur les réseaux sociaux donc c'est bien la preuve que votre loi ne suffisait pas
non
parce que encore une fois ma loi ne réglait pas tout cette loi de 2018 dont personne ne voulait pardon à l'époque aujourd'hui elle est totalement inscrite dans le cadre légal c'est une loi qui permet de saisir un juge dans des élections et donc ça n
'a
rien à voir ça portait sur un mécanisme d'éducation aux médias vous avez parlé des réseaux sociaux et des jeunes et voilà les dispositifs qui ont été mis en place après d'autres lois sont venues compléter etc mais vous voyez qu'on a encore du chemin à faire
allez on avance il nous reste à peine 10 minutes dans cette émission et comme chaque semaine abel mestre décortique un sujet clé du débat présidentiel de l'an prochain et ce matin
abel c'est la question de la nouvelle calédonie qui est au coeur du portefeuille de la ministre des outre-mer
alors
comme on le disait tout à l'heure le 19 janvier a été signé à l'Elysée
un
nouveau document qui complétait l'accord de bougival de l'été de juillet pour la crée qui vise à créer un futur état de nouvelle calédonie inscrit dans la constitution mais le problème c'est que les indépendantistes du flnks n'ont pas signé ce document est
-ce
que c
'est
un échec
alors
j'aurais préféré que le flnks soit à la table des discussions ça c'est certain
et
j'ai tout fait pour qu'il soit à la table des discussions
quoi par exemple qu'est ce que comment vous avez été
totalement transparente avec toutes les forces politiques j'ai expliqué quel était le cadre
bougival
en demandant au flnks d'expliquer en quoi bougival ne les intéressait pas ce qui pouvait être amélioré travailler je dis que les sujets étaient ouverts
président
de
la
république a invité toutes les forces politiques à venir le 16 janvier à la discussion à minima au dialogue pour confronter les points de vue
le
flnks a fait le choix de ne pas venir
dire
que tout en appelant eux-mêmes à la discussion tout en appelant eux mêmes à des réponses urgentes parce que le territoire va mal
c
'est la politique de l'hsb
c'est un sujet
cet accord de toute sa force que le fait que le flnks ne soit pas signataire
alors d'abord d
'abord
pardon mais cinq forces politiques sur six de la nouvelle caladonie ont signé cet accord parmi lesquels des indépendantistes n'oublions pas les indépendantistes de l'unipalika qui ont été des fondateurs du flnks aussi qui sont des indépendantistes
donc
des indépendantistes des non indépendantistes des progressistes et des centristes ça n'est pas rien ça n'est pas rien je l'ai dit personne n
'a
le droit de veto sur l'avenir des calédoniens
le
territoire est en difficulté
c
'est la récession là bas les gens ont besoin d'emploi les gens ont besoin de perspectives alors qu'est ce qu'on va faire est ce qu'on va se croiser les bras je suis désolé je dis non
et
je dis en même temps que la peur la porte reste ouverte
justement le flnks dénonce un chantage économique de la part de la part de l'exécutif en clair l'aide l'aide au territoire contre la signature de cet accord qu'est ce que vous leur répondez
pas du tout pas du tout moi je vous parle de fait encore une fois je vous parle de vérité
c'est eux ce
qu'ils disent moi j'ai porté le
refus de
oui
j'ai porté comme ministre
des
amendements
pour
plusieurs centaines de millions d'euros
des
amendements de nature économique sur le nickel sur la jeunesse
au
moment de l'examen budgétaire nous étions au mois de décembre il n'y
avait
aucun accord qui avait été signé il vient d'être signé en janvier des amendements adoptés qu'on repris dans le projet de loi de finances il n
'y
avait pas de chantage l'argent était là pour que le territoire se redresse en dehors d'un accord politique en revanche moi ce que j'ai dit et que je redis c'est que on peut injecter tout l'argent du monde si vous n'avez pas de stabilité politique mais les investisseurs ils reviennent qu'à un quart voilà c
'est
ça la vérité
et
le flks doit l'entendre
et justement alors le flks doit l'entendre mais est
ce
que les loyalistes doivent pas l'entendre aussi parce que c'est aussi une partie du problème sur surplacer la radicalité d'une partie de des loyalistes donc qui veulent rester dans le cadre de la france jeudi pour les pour les auditeurs est ce que est ce que vous leur parlez ce que vous leur vous essayez de leur dire on fait redescendre la pression on essaye de de calmer le la situation
les
loyalistes comme les autres ont accepté de venir discuter
depuis
le début
ils
sont à la tête des discussions depuis le début et ils ont fait des concessions dans le cadre de l'accord de bougival dans l'intérêt général de la nouvelle calédonie
alors
donc il n
'y a
pas un sujet sur les
loyers
de sujet
il
n
'y a
pas de sujet ils ont signé ils ont permis eux mêmes à leur niveau la signature d'un accord global emportant un projet différent de celui des indépendantistes de l'unipalika ils ont fait un pas comme les autres
alors
un des objectifs c'est l'adoption d'un projet de loi constitutionnelle alors d'abord au sénat je fais un peu le rétro planning pour les auditeurs et les téléspectateurs au dès février puis à l'assemblée nationale en mars avril avant la réunion à versailles du congrès qui réunit députés sénateurs est ce que vu la division politique du parlement est ce que c'est faisable est ce que vous avez eu les socialistes pareil sur ce sujet
pour
voir un peu ce qu'ils pensent est ce qu'ils pourraient voter ce projet
vous
avez raison on est déjà dans l'étape d'après au moment de la signature nous étions déjà tous engagés dans l'étape d'après le processus parlementaire qui n'est pas simple en général
mais
qui n'est pas simple en particulier s'agissant de la nouvelle calédonie on est au travail moi j
'ai
demandé
au
président de l'assemblée nationale à la présidente de l'assemblée nationale au président du sénat de réunir les forces politiques calédonienne
dans
chacune des deux champs pour qu'elle puisse aller expliquer l'accord de bougival l'accord élisée ou dino le sens de cet accord pourquoi c'est important pour le territoire ça a été la première étape moi je suis en lien avec les présidents de groupe des deux chambres également je les vois régulièrement pour expliquer l'accord de bougival personne n'en parle tout le monde est encore une fois coincé sur la forme faut regarder ce qu'est cet accord ni par l'identité kanak identité calédonienne droit à l'autodétermination transfert de compétences régaliennes qui est un sujet quand même pour les indépendantistes
et
pour juste dernière question sur la nouvelle calédonie cette semaine la commission nationale consultative des droits de l'homme a rendu un rapport extrêmement sévère sur le maintien de l'ordre lors des émeutes de 2024 est ce que cette question là du maintien de l'ordre de aussi des réfections de la prison de camps est dont une partie date de l'époque du bagne est ce que tout ça aussi ne contribue pas à ne pas faire baisser la tension est ce que il ya un problème de maintien de l'ordre en nouvelle calédonie
la
calédonie est passé par un moment très difficile celui effectivement des émeutes du mois de mai 2024 et bien pour ça que je dis aujourd'hui qui n'est pas question de voir revenir la violence sur le territoire donc il n
'y a
pas un problème de maintien de l'ordre depuis lors depuis ce mois de mai vous avez une mobilisation exceptionnelle le
rapport dénoncé une répression
violente souvent disproportionnée à l'encontre des canaques je cite aussi pour que ce
soit bien précis
depuis lors vous avez une mobilisation exceptionnelle des forces de sécurité en calédonie le territoire a besoin besoin effectivement de sécurité et de sécurité visible c'est ce que nous faisons la violence ne sera jamais une méthode politique je le redis nous sommes ouverts à la discussion et je ne souhaite pas personne ne souhaite que la calédonie revivre ce qu'elle a
vécu naïma
et mouchou on arrive déjà ça passe vite aux deux dernières minutes deux dernières minutes de cette émission je vous propose un petit jeu très simple pour finir un vrai ou faux est ce que vous êtes prête
je
suis prête sébastien le cornu ferait un bon candidat à la présidentielle vrai ou faux
c'est
un joker
ah
bah non c
'est un joker
non mais vous commencez fort les
règles étaient fixés naïma
mouchou il n
'est
pas candidat vrai
ou faux c
'est d'être un candidat
il serait meilleur que édouard philippe à la pour la présidentielle ou pas vrai ou faux il n
'est
pas candidat s'il est réélu au lave et au havre édouard philippe sera quoi qu'il arrive je dis bien quoi qu'il arrive sur la ligne de départ du premier tour de la présidentielle
vrai bruno
retaillot fera bon premier ministre d'édouard
philippe
ça appartiendra aux présidents de la république le moment
venu
d'accord mais vrai ou faux à vos yeux ça
appartiendra
au président de la république
vous même vous ne serez jamais candidate à la présidentielle
à
7 heures
comme on
dit tous à 7 heures
en cas de second tour mélenchon rn puisqu'on connaît pas encore candidat en 2010 en 2027 vous vous abstiendrez vrai ou faux
c
'est une réflexion
victor
hugo est le plus illustre des français j'ai lu ça dans un
vrai oui
votre oeuvre préférée de victor hugo
tiens
assez toute l'oeuvre moi c'est c'est l'histoire de victor hugo
il n'y en a pas
une qui ressort plus que de victor hugo
deux
phrases par non non une oeuvre de victor hugo qui vous est
misérable alors mais mais c'est plutôt l'histoire
c'est plutôt l'histoire de victor hugo vous
êtes capable de citer des tirades entières des tontons flingueurs vrai ou faux
à
vrai mais je perds un peu la mémoire
une petite démonstration
non non non c
'est pas
possible allez on aurait
essayé ça vous fait un point commun avec et noir philippe merci beaucoup maïma mouchou d'avoir répondu à nos questions politiques merci aussi à vous et auditeurs téléspectateurs évidemment pour votre fidélité merci à lise bouillaguet et abel mestre qui m'a accompagné qui m'ont accompagné aujourd'hui merci aussi à rémi sulmon et fabienne le moelle pour la préparation quant à vous et bien je vous souhaite un très joyeux dimanche un très bon dimanche et bien sûr vive la politique