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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 31 janvier 2025 10 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesBudget & impôtsRetraitesEnvironnement & énergie

Jean-Philippe Tanguy : "Le gouvernement Bayrou essaye de nous entuber !" (RTL)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 73 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:02OuverteRéponse directe

    M. Bayrou est un vieux renard, c'est vous qui l'avez dit il y a quelques jours, c'est un compliment que vous lui avez fait là ou pas ?

  • 1:47RelanceRéponse partielle

    Mais du coup, vous allez faire quoi avec ce budget que vous qualifiez de vicieux ? Vous allez vous y opposer ? Vous allez faire tomber le gouvernement ? C'est quoi votre ligne là ?

  • 2:55ComplaisanteRéponse partielle

    On est à la moitié de la commission mixte paritaire à peu près, vous y retournez tout à l'heure avec les 13 autres parlementaires à partir de 8h30, je me dis, il n'est pas emballé par le budget, et je ne serais pas étonné qu'ils votent la censure. Est-ce que je vais trop loin ou pas ?

  • 3:07OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a des lignes rouges encore ?

  • 3:53RelanceRéponse partielle

    Ça veut dire, pardon, c'est important ce que vous dites, ça veut dire que si cet article 4, qui a été voté par la majorité de la CMP hier, est dans le projet de loi de finances qui sortira de cette CMP, vous censurerez le gouvernement ?

  • 4:17RelanceÉludée

    Pardon, mais votre réponse n'est pas très claire.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:18Invité politiqueFait
    « le budget qu'a fait M. Bayrou est beaucoup plus malin, vicieux, selon le regard qu'on a »
  • 0:24Invité politiqueFait
    « il a effacé toutes les aspérités »
  • 0:28Invité politiqueFait
    « Je l'ai parlé d'un ectoplasme, c'est un peu fantomatique »
  • 1:21Invité politiqueChiffre
    « on est à 3 milliards d'euros qu'on a versés aux collectivités territoriales »
  • 3:29Invité politiqueChiffre
    « si cet article passe, ça veut dire, dans la décennie qui vient, une augmentation du prix de l'électricité pour les entreprises, pour les ménages, encore de 10% »
  • 6:22Invité politiqueChiffre
    « Là, on a 8 milliards de coûts de la dette en plus »
  • 7:29Invité politiqueChiffre
    « Marine Le Pen a obtenu la fin de la taxe de 3 milliards sur l'électricité »
  • 7:32Invité politiqueFait
    « elle a obtenu la désindexation des retraites »

Temps de parole

  • Jean-Philippe Tanguy82 %
  • Présentateur18 %

7,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour et bienvenue sur RTL, Jean-Philippe Tanguy. Bonjour M. Soto. M. Bayrou est un vieux renard, c'est vous qui l'avez dit il y a quelques jours, c'est un compliment que vous lui avez fait là ou pas ?

0:08
Jean-Philippe Tanguy

Oui, dans la tradition française, dire que quelqu'un est un renard, c'est à la fois un compliment et avec un peu de malice. C'est-à-dire que moi je veux reconnaître et aussi alerter au passage les Françaises et les Français que le budget qu'a fait M. Bayrou est beaucoup plus malin, vicieux, selon le regard qu'on a, parce qu'il a effacé toutes les aspérités. Vicieux ? Oui, il a effacé toutes les aspérités. Je l'ai parlé d'un ectoplasme, c'est un peu fantomatique. Donc on a quelque chose qui est très mauvais, tout le monde sait qu'il est mauvais, il hante le Parlement, mais on ne sait pas trop quelle forme il a.

Il n'y a pas d'impôts très élevés qui pourraient faire peur aux gens, il n'y a pas de mesures de coupe qui pourraient effrayer par exemple les fonctionnaires. C'est un but de l'épau pour rien et pour fâcher personne ? Exactement, enfin pour rien, qui pèse lourd quand même, parce que pour par exemple 1 euro d'économie, vous avez 9 euros d'impôts en plus. Mais c'est tellement dispersé dans des mini-taxes, des mini-contributions, que c'est très difficile pour les parlementaires d'alerter, surtout quand vous avez le parti socialiste qui trahit tous ses engagements électoraux pour des chèques aux collectivités territoriales pour préparer les municipales.

Parce que moi je le dis ça quand même depuis presque un mois, hier j'ai assisté à un carnet de chèques, et pour les régions, et pour les départements, et pour la mobilité, et pour les communes, et pour les intercos, tac tac, des centaines de millions d'euros, je crois qu'en tout on est à 3 milliards d'euros qu'on a versés aux collectivités territoriales, pas les petites communes rurales, je vous le dis tout de suite, les métropoles, les régions, pour préparer les municipales, les socialistes, pour acheter les clientèles. Parce que quand on me dit, oui on a 50 millions pour les enseignants, c'est très bien, j'ai pris les 50 millions pour les enseignants.

Mais 50 millions pour les enseignants, ça cache 3 milliards pour les collectivités territoriales, et comme par hasard, je n'ai pas vu le PS en faire état hier à la conférence de presse.

1:47
Présentateur

Mais du coup, vous allez faire quoi avec ce budget que vous qualifiez de vicieux ? Vous allez vous y opposer ? Vous allez faire tomber le gouvernement ? C'est quoi votre ligne là ?

1:55
Jean-Philippe Tanguy

Écoutez, on proposera avec mes collègues de la commission finance une analyse de ce budget, Marine Le Pen et Jordan Bardella. Vous venez de la faire l'analyse, pardon ? Oui, mais après, il faut faire l'équilibre pour ce que ça coûte pour la France, de ne pas avoir de budget. La censure du budget, ce n'est pas un gadget, ce n'est pas une anecdote. Mais c'est une hypothèse, est-ce que c'est une hypothèse pour le Rassemblement National ce matin ? Ça a toujours été une hypothèse. Moi, les commentateurs, comment dire, et une fois plus, les entourages de M. Béroud, comme l'entourage de M.

Barnier, qui ne comprend pas que le Rassemblement National ne met jamais rien sur la table au hasard, qu'on fait ce qu'on dit et on dit ce qu'on fait, là, ça me rappelle quand même un peu ce qui s'était passé au moment du projet de loi de finances de la Sécurité Sociale avec M. Barnier, où l'entourage de M. Barnier... C'était mal terminé, c'était mal terminé par la chute de M. Barnier. Ce qu'on disait n'avait pas beaucoup d'importance, qui courait encore derrière les socialistes, et puis c'est le Rassemblement National qui a décidé, à l'époque, de censurer, puisqu'il y avait notamment un manque de sérieux sur les retraités et une indexation des retraites.

2:55
Présentateur

Là, je vous écoute, et je me dis, on est à la moitié de la commission mixte paritaire à peu près, vous y retournez tout à l'heure avec les 13 autres parlementaires à partir de 8h30, je me dis, il n'est pas emballé par le budget, et je ne serais pas étonné qu'ils votent la censure. Est-ce que je vais trop loin ou pas ?

3:07
Jean-Philippe Tanguy

Est-ce qu'il y a des lignes rouges encore ? Il y a toujours eu des lignes rouges, par exemple. Parce que, aussi, vous savez, il y a des lignes rouges qui ne sont pas dans l'actualité. Et ça, ce n'est pas de ma faute. Par exemple, l'enjeu du nucléaire. Alors, je suis désolé, c'est un peu technique, mais vous avez, dans ce budget, le sort de l'électricité nucléaire pour les 10 prochaines années. C'est l'article 4. Avec l'article 4, et moi, j'alerte les gens, j'ai fait mes petits calculs, pour moi, si cet article passe, ça veut dire, dans la décennie qui vient, une augmentation du prix de l'électricité pour les entreprises, pour les ménages, encore de 10%.

Sauf que cet article 4, il a été voté hier, on est d'accord par la série ? Malheureusement, il a été voté hier. D'ailleurs, à part le Rassemblement National, personne n'a alerté là-dessus. Les Républicains, qui depuis des années, disaient, oui, c'est très grave, le marché de l'électricité pour les entreprises, on perd des industries, ils ne sont pas mouchetés, ils n'ont pas dit un mot sur cette dérive.

3:53
Présentateur

Ça veut dire, pardon, c'est important ce que vous dites, ça veut dire que si cet article 4, qui a été voté par la majorité de la CMP hier, est dans le projet de loi de finances qui sortira de cette CMP, vous censurerez le gouvernement ?

4:05
Jean-Philippe Tanguy

Pour moi, c'est un élément très difficile et très dur-bloquant, et donc je solliciterai, enfin j'alerterai, évidemment mon groupe, sur la gravité de cette mesure, mais je pense que mon groupe le sait déjà, on en avait déjà parlé.

4:15
Présentateur

Pardon, mais votre réponse n'est pas très claire.

4:17
Jean-Philippe Tanguy

Mais parce que ce n'est pas moi qui décide.

4:18
Présentateur

Mais votre conviction à vous, c'est vous qui, vous êtes le monsieur économique.

4:21
Jean-Philippe Tanguy

Moi, ma conviction, c'est que la France ne pourra pas se remettre d'une prolongation de ce dispositif européen, et du fait, si vous voulez, c'est comme si l'Arabie Saoudite perdait le contrôle de ses puits de pétrole. Donc votre conviction, c'est que si... La France perd le contrôle de son parc nucléaire.

4:34
Présentateur

Votre conviction, c'est que si cet article figure dans le budget, comme c'est le cas ce matin, comme ça a été voté hier par la CMP, en tout cas adopté, vous dites, il faudra censurer le gouvernement.

4:43
Jean-Philippe Tanguy

Moi, je pense que c'est un élément de gravité qui devrait nous mener à refuser ce budget, surtout, et là, je m'adresse quand même au gouvernement Bérou, où notre demande, non seulement, c'est zéro euro de dépense publique, mais c'est pour protéger l'économie française. On ne demande pas de chèque, nous. Moi, je pense que cet article 4 devrait sortir du budget et faire lieu d'une discussion parlementaire, ce qu'on appelle ad hoc, c'est-à-dire une loi uniquement sur cela.

5:05
Présentateur

Vous êtes très ferme dans la démonstration,

5:06
Jean-Philippe Tanguy

mais pas dans la conclusion. Parce que moi, j'appartiens à un groupe. Moi, je ne me prends pas pour une diva, je ne fais pas l'appui et le beau temps, je ne prends pas mes collègues au dépourvu, j'alerte, avec le mandat, évidemment, que m'avait donné Jordan Bardella et Marine Le Pen, sur la gravité de cet article. Vous pouvez reprendre les séances du précédent PLF. Le gouvernement avait plus ou moins compris qu'il fallait le retirer. Je regrette que le gouvernement de M. Bérou ait essayé de nous entuber en présentant ça comme quelque chose de naturel, alors que c'est quelque chose de très grave.

5:35
Présentateur

Pardon, vous avez dit depuis le début,

5:37
Jean-Philippe Tanguy

que j'alerte le gouvernement de Bérou.

5:38
Présentateur

Jean-Philippe Tanguy, vous avez dit, le budget est vicieux, il est ectoplasmique. M. Bérou essaye de nous entuber.

5:46
Jean-Philippe Tanguy

Oui, mais c'est une situation très compliquée, mais en même temps... Et pourquoi vous n'allez pas au bout ? Pourquoi vous faites du en même temps, vous aussi ? Parce qu'à la fin, M. Soto, on va arriver en février, et la France n'a pas de budget. Donc vous allez avaler la couleuve ? Non, ce n'est pas la couleuve, M. Soto, c'est que c'est très facile de dire, si vous voulez, sur des plateaux, il n'y a qu'à faucon. Moi, je vous dis, il y a des sujets extrêmement graves dans ce budget, mais dans la balance, toute décision rationnelle, c'est une décision de balance. Il y a aussi la nécessité d'avoir un budget pour nos entreprises.

Il y a l'indexation du barème de l'impôt sur le revenu qui est quand même dans la balance. Il y a des enjeux d'inquiétude. Il y a les marchés financiers. Là, on a 8 milliards de coûts de la dette en plus bon, ce n'est pas à cause de la censure, mais ça pourrait s'aggraver si ça durait. Voilà, la vie, c'est une balance. On ne peut pas dire que c'est une balance, c'est dire qu'il y a des lignes rouges. C'est aussi un appel. Mais non, il y a des lignes rouges, mais il y a aussi un effet de balancier. C'est trop facile de dire, oui, en voyant tout valser, il peut falloir le faire. Pardon, quand j'explique à mes enfants, Jean-Philippe Tanguy, pardon.

Mais la politique, ce n'est pas juste des effets de manche.

6:49
Présentateur

C'est vous qui utilisez le mot ligne. Moi, quand j'explique à mes enfants, il y a une ligne rouge, je leur dis ça, c'est interdit. C'est interdit, il ne faut pas le faire. Si vous dites, c'est interdit, mais tu peux le faire quand même parce que, voilà, ils ne comprennent rien. Et là, les Français, ils ne comprennent rien.

7:01
Jean-Philippe Tanguy

On n'est pas des enfants. Et la ligne rouge, là, je vous ai dit avant, il n'y a plus les grandes lignes rouges, parce que Marine Le Pen a obtenu qu'elles n'existent plus, qu'il y avait dans le précédent budget. C'est comme ça que j'ai commencé. C'est pour ça que c'est compliqué pour mobiliser aussi l'opinion publique et les Françaises et les Français sur ce budget. Avant, il y avait des lignes rouges, effectivement, claires. La désindexation des retraites, le déremboursement des médicaments, 3 milliards de... 25 minutes, vous m'avez dit, il y avait une ligne rouge sur l'article 4, ou l'enjeu la berlue. Tout ça, on l'a obtenu.

Marine Le Pen a obtenu la fin de la taxe de 3 milliards sur l'électricité, elle a obtenu la désindexation des retraites, l'indexation, pardon, des retraites, et elle a obtenu le remboursement des médicaments. Ça, c'était des lignes rouges évidentes pour les Français. Là, je vous alerte, et j'alerte nos compatriotes, sur des choses qui sont plus difficiles à mettre dans le débat public. Moi, je trouve que je vous disais, c'est assez courageux de la part du Rassemblement National, de dire, attention, vous avez des mesures très techniques, et on vous alerte là-dessus, les socialistes, eux, ils pensent qu'à leur pomme et qu'à leur chéquier pour les collectivités territoriales.

Moi, je trouve qu'on est quand même beaucoup plus responsables que nos adversaires sur ce sujet-là encore. Bon, quand c'est flou, il y a un loup, disait Martine Aubry. Il y a un gros loup, oui, d'à 5,4% de déficit, mais ça fait 50 ans qu'il y a un gros loup dans la pièce.

8:08
Présentateur

Hier, ici même, le patron du MEDEF, Patrick Martin, disait, ceux qui peuvent partir, partent, et ils ont raison. Il réagissait aux propos de Bernard Arnault. Il disait, ils ont raison de délocaliser, en quelque sorte. On a l'impression que la notion de patriotisme économique n'est plus du tout à la mode.

8:21
Jean-Philippe Tanguy

Oui, mais ça...

8:22
Présentateur

Ça vous choque ou pas ?

8:22
Jean-Philippe Tanguy

Oui, ça me choque, parce qu'il faut dénoncer ce qui se passe pour les entreprises. Bon, le MEDEF et toute la clique de représentation a toujours soutenu Macron. Ils ont toujours fait barrage au Rassemblement National. Il y a une candidate et un candidat qui ont toujours soutenu la production en France. C'est Marine Le Pen et c'est Jordan Bardella. Donc, tout ce petit monde, au lieu d'appeler nos entreprises à délocaliser, aurait dû prendre leurs responsabilités et appeler à nous soutenir. Notre programme a été très clair. Maintenant, ils pleurnichent sur les conséquences des causes qu'ils ont provoquées.

Moi, j'appelle au contraire les entrepreneurs à se battre à nos côtés pour défendre la production en France, pour défendre leurs salariés et leurs compétences qui, eux aussi, se lèvent le matin comme eux pour faire la richesse de la France. Il faut être solidaire. Jean-Philippe Tanguy. Il ne faut pas... Je sais que les entrepreneurs qui sont restés en France,

9:06
Présentateur

ils sont patrioteux parce que ça fait des années qu'ils auraient pu se tirer. D'autres petites questions pour finir avec une réponse rapide parce que ça doit être clair. Normalement, il y a une autre campagne qui approche, c'est celle des municipales. Elles auront lieu l'an prochain. Marion Maréchal a fait part de son intérêt pour la mairie de Paris. Est-ce qu'elle pourrait être, oui ou non, la candidate du Rassemblement National ?

9:19
Jean-Philippe Tanguy

Écoutez, nous, on a un candidat à Paris, c'est Thierry Mariani. Donc, ça ne sera pas Marion Maréchal ? On peut toujours avoir des accords, mais moi, c'est Thierry Mariani que je soutiens et que le Rassemblement National soutient.

9:27
Présentateur

Voilà qui est clair. Merci beaucoup Jean-Philippe Tanguy d'être venu sur RTL.