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Podcast / conversationCNEWS (sur YouTube)· 28 août 2026 62 minComplaisantActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & internationalSécuritéInstitutions & élections

Face à Philippe de Villiers (Émission du 28/08/2026)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 27 %Attaque 60 %Défensif 13 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 56:10OuverteRéponse directe

    Pourquoi n'êtes-vous pas avec nous aujourd'hui ?

  • 57:29OuverteRéponse directe

    On vient de passer 1h sur vos débats passés. Vous avez eu raison peut-être trop tôt ?

  • 58:51OuverteRéponse directe

    Dans quel état est la France aujourd'hui ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:03Invité politiqueFait
    « Mais avant Mastrich frontière n'a pas de visa. Après Matri, il lui faut un visa. »
  • 4:46Invité politiqueFait
    « Je suis pour l'application des accords de Schengen négociés par le gouvernement de Jack Chirac et pour l'application du traité de Myrich qui nous permettra d'avoir des moyens supplémentaires de lutter contre l'immigration irrégulière en provenance de l'extérieur de la communauté. »
  • 5:24Invité politiqueFait
    « accord de Schengen libre circulation les frontières intérieures peuvent être franchies en tout lieux sans qu'un contrôle des personnes soit effectué c'est la fin des contrôles aux frontières »
  • 9:23Invité politiqueFait
    « Être français, c'est pas simplement euh et c'est sans doute le cœur de notre débat, un tampon de sous-préfecture et il me paraît impossible qu'on puisse continuer dans certains cas à être français, à devenir français sans le savoir et sans le vouloir. »
  • 16:41Invité politiqueFait
    « Non à cette constitution qui dessine un espace mondialisé sans limite géographique, sans frontière, sans protection, mais dans lequel virtuellement il y a déjà la Turquie. »
  • 17:22Invité politiqueFait
    « Moi, je suis pas prêt à à brader la France. »
  • 20:47Invité politiqueFait
    « toute l'idéologie de l'Europe de Bruxelles aujourd'hui, on le voit avec les déclarations des commissaires, c'est une Europe libre échangiste qui ne se protège plus et qui pousse toutes nos entreprises à crever ou à se délocaliser. »
  • 26:07Invité politiqueFait
    « l'euro qui devait nous apporter la croissance et puis le pouvoir d'une oligarchie à Bruxelles qui devait finalement rencontrer la confiance des peuples. »
  • 26:48Invité politiqueFait
    « On a besoin de racine, on a besoin de frontières, on a besoin de protection, on a besoin d'un univers d'un univers juridique stable. »
  • 38:46Invité politiqueFait
    « Je crois pas à l'égalité des des femmes et des hommes parce que je crois que les femmes nous sont supérieures d'abord parce qu'elles nous mettent au monde et ensuite statistiquement elles nous enterrent. »
  • 40:09Invité politiqueFait
    « la notion de quotat c'est l'idée sous-jacente que les femmes ne seraient pas capables par elles-mêmes, par leur propre mérite d'accéder au mandat public et aux responsabilités. »
  • 44:52Invité politiqueFait
    « il faut que les musulmans s'adaptent à la société française. Mais à quelle société française voulez-vous qu'il s'adapte ? »
  • 49:26Invité politiqueFait
    « Je veux qu'il le soit par le cœur. »
  • 59:32Invité politiqueFait
    « Uta, l'invasion migratoire. Schengen, ça marche pas. Quand on perd sa souveraineté, on perd le contrôle de sa population. »
  • 1:00:14Invité politiqueChiffre
    « On est au bord de la banque. »

Temps de parole

  • Philippe de Villiers100 %

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Philippe de Villiers

Il est 19h sur C News. Bonjour à tous et ravi de vous retrouver pour cette rentrée et une émission exceptionnelle au sens propre comme au sens figuré. Pendant une heure, nous allons nous replonger dans les plus grands moments politiques de ces 40 dernières années et les commenter à l'ône de l'actualité brûlante. Philippe Devilier, c'est plus grands débats, tout cela commenté par Mathieu Boccoté. Cher Mathieu, bonsoir. J'ai hâte, cher Mathieu Boccoté, de vous faire découvrir bien ces tournants politiques que nous avons vécu, des séquences qui datent des années 90, qui datent aussi des années 2000. C'est tournant politique avec des responsables qui restent encore en activité.

Certains qui aspirent à de grandes choses, très grandes choses à quelques mois de la présidentielle et on s'en s des gens qui en temps réel ont vu ce qui allait nous arriver et à l'époque on les traitait de paranoïque, de fou, de de déréglé et finalement ils avaient raison de temps en temps. Même souvent on voit cela dans un instant mais avant cela, c'est le point sur l'information avec Adrien Fontenu. Cher Adrien, ravi de vous retrouver. Ravi également Elliot, bonsoir à tous. La course contre la monte se poursuit au Népal pour tenter de retrouver des rescapés. 2 jours après la crue dévastatrice, [musique] le bilan est toujours plus lourd.

584 corps ont été extirpés dont 5 en Chine, près de 2500 personnes dont des centaines [musique] de touristes et d'étrangers sont toujours portés disparus. L'Union européenne va accorder une aide d'urgence de 2 millions d'euros. Emmanuel Macron attendu à Londres mercredi pour un déplacement sous le signe de la culture et du patrimoine. Le chef de l'État va inaugurer l'exposition de la tapisserie de Bailleux. Cette œuvre du 11e siècle décrivant la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066. Le prêt court jusqu'en juillet 2027. Emmanuel Macron aura aussi jeudi un premier échange approfondi avec le nouveau premier ministre britannique Andy Burnham.

Après un été de lutte contre les incendies, les sapeurs pompiers vont déposer un préavis de grève. Il s'étendra du 8 septembre au 20 octobre. Le but obtenir davantage de moyens et plus de recrutement. Les dates n'ont pas été choisies au hasard. Le 8 septembre sera remis le projet de loi de modernisation de la sécurité civile. Le 20 octobre sera votée la première partie du projet de loi de [musique] finance. Les pompiers veulent donc maintenir la pression entre ces deux dates. Un mot de sport est le tirage de la saison régulière de Ligue Europa, tirage relevé pour l'Olympique de Marseille qui affrontera le Bayern Levercusen et l'Olympiacos.

Même chose pour l'Olympique Lyonnais avec les Allemands de Leverkusen mais aussi la Real Sociedad. Enfin, le stade Renet tire un gros morceau avec la Juventus Turin. La Ligue Europa comme toutes les coupes d'Europe sont à suivre sur les antennes du groupe Canal. Et puis ce soir sur C News, Philippe Bouvard, l'ardre un hommage au journalistes et animateurs [musique] de radio décédé lundi à 96 ans. Ces obsèques se tiendront le 31 août à Cann. En attendant, ne ratez pas ce documentaire exceptionnel à 21h sur C News. Merci Adrien Fonten pour le point sur l'information.

Nous sommes ensemble jusqu'à 20h avec Mathieu Beau Côé et ensemble nous allons nous replonger dans les plus grands débats auquels a pu se confronter Philippe Devilier avec les plus hautes responsables les plus hauts responsables politiques français. Je pense à François Bairou, à François Hollande, Michel Bargnier et tout au long de cette émission au gré de thématiques qui font l'actualité du moment, nous allons nous replonger dans la grande histoire, l'histoire avec un grand H. L'un des effets majeurs de l'été, c'est la crise migratoire de Seouta.

Une vague qui a montré toutes les faiblesses de l'Europe, à protégé ses frontières et en son sein d'ailleurs des politiques comme en Espagne provoquant un appel d'air. Or, la question des frontières, des contrôles en frontières était au cœur des débats en 1992 avec le fameux référendum sur le traité de Mastrich. Et première séquence absolument passionnante, vous allez voir Philippe Deviler face à un certain Jacques Lang et Alain Jupé. 1992. un libyen qui entre en Sicile le 2 janvier 1993, c'est comme s'il était en France. Mais avant Mastrich frontière n'a pas de visa. Après Matri, il lui faut un visa. Il faut dire la vérité.

C'estàdire que à partir de du 2 janvier 1993, il se passera rien parce que 2 janvier 93 ma ne sera pas d'accord. Alors alors vous êtes en train de nous dire que Matrix s'appliquera pas plus tard [rires] mais pas du tout pas tout mélanger vraiment c'est vraiment [rires] de l'amalgame l'amalgame c'est malhonnête intellectuellement c'est malhonnête moralement que de mélanger tout et de tromper vous cherchez à tromper et à faire peur mais non parce que vous manipulez les textes, vous trompez vous dites des choses qui sont fausses.

Ce n'est pas acceptable que sur une affaire aussi grave vous puissiez jouer avec vous énerver monsieur Lang faut pas vous énerver Alain Jup nous a pas dit s'il était pour le démantellement au-delà des querelles juridiques tunique Schengen et cetera, s'il était pour le démantellement des contrôles aux frontières internes ou non.

Mais moi ce que je je ce que j'ai sous les yeux si je l'ai dit je peux vous répondre monsieur Bélier parce que je vais vous dire vous m'avez interpellé sur ce point je vais vous dire moi je suis pour l'application des accords de Schengen négociés par le gouvernement de Jack Chirac et pour l'application du traité de Myrich qui nous permettra d'avoir des moyens supplémentaires de lutter contre l'immigration irrégulière en provenance de l'extérieur de la communauté.

Le malheur c'est que les accords de Schengen que j'ai ici disent ceci accord de Schengen libre circulation les frontières intérieures peuvent être franchies en tout lieux sans qu'un contrôle des personnes soit effectué c'est la fin des contrôles aux frontières et la circulaire le le le projet de directive le projet de directive qui va être discuté par le conseil dans quelques jours dit ceci l'abolition de tous les contrôles, formalités procédure vérification examen inspection appeléci après contrôle contrô aux frontières intérieures à l'instard de l'absence des contrôles au frontières entre les régions à l'intérieur d'un marché national.

En d'autres termes, pour m'adresser aux téléspectateurs, vous prenez un quartier et puis on vous dit voilà, à partir de ce soir, on va boucler le quartier. Il y aura des îotiers en vélo moteur qui font le tour et qui contrôleront que vraiment les gens qui viennent sont des gens sans problème. Et puis vous et ben vous défaites vos serrures, il y a aucun problème. Et bien moi je dis ça n'est pas raisonnable quand on voit ce qui se passe en ce moment. Le problème de l'insécurité, le problème de la drogue est en vente libre sur le marché libre d'Amsterdam. Et bien avec les les trains transnationaux, il y aura même pas de contrôle dans les bagages.

La drogue est déjà aussi en vente quasiment libre parce que le gouvernement français ne fait pas son travail parce que le gouvernement français ne font pas son travail. Ne confondons pas tout. Vous adresser à monsieur Oui, mais je me suis déjà adressé à lui. Je vous je n'ai pas attendu votre invitation. Mais si, mais c'est c'est important madame parce que je crois qu'on est en train de tout mélanger. Si un certain nombre de choses sont en train de se passer aujourd'hui en France, ça n'est pas pour l'essentiel la faute de la Commission ou de l'Europe. 1992, ce qui est en train de se passer en France, ça n'est pas de la faute de la Commission et de l'Europe.

30 ans plus tard, est-ce qu'on peut en quelque sorte faire une chronique d'un fiasco annoncé ? Ah ben oui, c'est-à-dire que il suffit, moi ça me fascine dans les événements historiques, il suffit quelquefois de regarder les tendances lourdes que l'on peut deviner, regarder les textes, déployer les on pourrait dire on regarde le texte vier dans les circonstances, regarde le texte, voit les conséquences attendues et là se met en place contre lui le parti du déni avec deux voix, vous le noterez. D'un côté, Jack Lang figure aujourd'hui déchu. Enfin euh Jack Lang qui euh insulte Philippe de Villier en disant "Vous mentez ce que vous dites absolument insensé. Comment osez-vous ?

Comment osez-vous ? C'est la posture de l'indigné." Et Alain Jupé de son côté qui prend la pause de la rationalité technocratique qui dit "Vous n'êtes pas sérieux, vous le guignol de Vendé". Ce qu'on voit dans les faits, c'est que cette espèce d'alliance en cette tenaille d'un côté la gauche mondaine sermonneuse cléricale et de l'autre côté le centre droit technocratique se conjugait, converge pour empêcher une parole non pas prophétique quoi qu'on en dise mais une parole lucide simplement.

On regardait les textes, on voyait les conséquences de la chose et aujourd'hui quand on voyait ce qui se passait à ce T et par ailleurs quand on voit les vagues migratoires qui défilent sur l'Europe de plus en plus, ce que nous savons chaque fois c'est qu'il suffit de mettre les pieds quelque part en Europe pour pouvoir aller partout en Europe aisément aujourd'hui. Et ça, qu'est-ce qu'on voit quand on Vil le nomme à cette époque-là ? Donc il est possible de savoir ce qui arrivera. Le parti du déni, le parti de l'indignation, le parti de la technocratie dit circuler, il y a rien à voir.

30 ans plus tard, globalement les mêmes qui ont provoqué la catastrophe nous proposent de l'administrer au nom de leur sacrine compétence. On regarde ça, on peut en rire ou on peut pleurer, mais chose certaine, on peut se demander comment on fait encore confiance à ceux qui ont créé les conditions de la catastrophe et qui aujourd'hui nous disent avançons, faisons un peu vers l'avant. Autrefort, on est en 1994 et on va parler d'identité française. Est-ce que l'identité française est en danger ? C'est la grande question que vont se poser Harlem Désir, président de SOS racisme et Philippe Devilier.

Voyez là aussi cette séquence, c'était il y a donc 30 ans et on parlait déjà d'identité française. J'ai le souvenir d'un premier ministre François Bairou qui une fois arrivé à Matignon, c'est très récent, disait "Il va peut-être falloir qu'on se pose une question. Qu'est-ce qu'être français ? Être français, c'est pas simplement euh et c'est sans doute le cœur de notre débat, un tampon de sous-préfecture et il me paraît impossible qu'on puisse continuer dans certains cas à être français, à devenir français sans le savoir et sans le vouloir. D'abord, être français, c'est faire alliance avec un héritage spirituel dans lequel on puisse des modèles.

On fait alliance avec cet héritage soit parfait d'hérédité. Je suis français par filiation parce que mes parents sont français, soit par un acte de la volonté, mais pas comme un porteur de part d'une société anonyme, mais plutôt comme Edgar Morin qui dit et c'est magnifique, il dit "J'ai pleuré à Alésia, j'ai aimé ces héros, j'ai admiré ses ses victoires, je suis devenu français par un processus d'identification." Deuxièmement, être français, c'est parler français, c'est penser en français et puis enfin être français. Et c'est très important. C'est aussi important. C'est même plus important parfois selon les moments quand la France est menacée. Ce qu'on appelle alors la patrie.

La France est une idée morale, une idée nécessaire à la civilisation. L'identité de la France est-elle en danger ? La façon dont cette question et sa formulation, la façon dont elle est véhiculée par un certain nombre de gens, son contenu, ce qu'elle sous-entend est aujourd'hui relève aujourd'hui de l'utilisation d'une peur et d'un fantasme. Être français, c'est adhérer à des valeurs. Être français, c'est effectivement des idées. Être français, c'est adhérer à un contrat. un contrat qui implique des devoirs et des droits. C'est-être un peu l'héritier de ces valeurs qui depuis la Révolution française ont fait le tour du monde. Ces valeurs qui sont celles de la République.

Philippe de Villier n'a pas parlé de la République et je trouve ça assez singulier parce que la France c'est la République garante des libertés avec la laïcité, garante de l'égalité avec la citoyenneté, l'abolition des privilèges depuis la Révolution française, garante de la fraternité avec l'égalité sociale, la protection sociale. Alors moi je vais vous dire quelque chose. Je ne fais pas commencer la France en en 81 comme Jacques Lang quand on passe de de l'ombre à la lumière. Pas non plus pas non plus en 1789. Et je considère que les valeurs républicaines qui faisaient dire à Peggy la la mystique c'est quand on meurt pour la République, la politique c'est quand on envie.

C'est une phrase profonde, superbe et d'actualité. Et bien ces valeurs républicaines, ce sont les valeurs de la France. Parce qu'il y a pas, il y a eu des saisures, il y a eu des fractures, mais finalement on les retrouve ces valeurs de la France, les valeurs de la républica de la chose publique, on peut les énumérer en trois phrases. Les valeurs institutionnelles, la séparation des pouvoirs cherontes que il y aurait beaucoup à dire en ce moment sur la séparation du pouvoir judiciaire, la distinction du temporel et du spirituel, du religieux et du politique. C'est une vieille notion occidentale et en particulier française. Voilà pour les valeurs institutionnelles, valeurs civiques.

J'ai regardé moi le entre guillemets le catéchisme de Jules Ferry et il dit quatre choses. Il dit respect des familles. La famille, on en parle plus aujourd'hui. J'espère que ce soir on va en parler à propos de la démographie parce que l'identité française, elle est menacée parce que la France ne fait plus d'enfants. Et je ne vois pas comment on pourrait résoudre les problèmes de l'immigration s'il y a plus d'enfants français car ce sont les enfants français qui intègrent, qui assimilent les petits enfants.

d'ailleurs enchaîner si vous le souhaitez sur trè troisièmement toujours Jul Ferri valeurs républicaines enseigné dans l'instruction publique à l'école le l'enracinement du patriotisme dans l'histoire de France ça lui était très attaché et enfin la vénération de ce qu'il appelait la vénération des symboles c'est-à-dire la Marseillaise le drapeau et les modèles. Et puis enfin les valeurs morales. Il y a des il y a des lexicologues, des spécialistes des mots qui ont étudié les lettres envoyées par les soldats de 141 à toute leur famille en France pendant la guerre 1418. Et c'est tout à fait fascinant. Ils ont découvert qu'il y avait un seul mot qui revenait qui dominait tous les autres.

les les mobilisés de 141, les soldats français, les poilus qui étaient dans la tranchée, quelle que soit l'école, école catholique ou école publique, prononçait le même mot : "Papa, maman, je fais mon devoir, mon fils, tu fais ton devoir." C'est cette notion de devoir qui réconciliait tous les Français. C'estàd qu'il y avait une morale publique commune, il y avait une morale privée commune. Et bien ces valeurs-là, ce sont les valeurs de la France, de toute la France, de Jorè, de Barest, de la gauche, de la droite. Et elles sont au-dessus de nous ces valeurs. Et c'est pourquoi la France est un acte d'amour et c'est pourquoi la France a été inventée par la charité.

34 ans plus tard, Mathieu Bocôoté, à quelques mois de la présidentielle, au cœur de cette campagne présidentielle, il y aura un face-àface entre la France éternelle et la Nouvelle-Fance. Oui, parce que la Nouvelle-Fance ne sort pas de nulle part he faut bien comprendre dans le récit mélanchonniste, il y a une étape antérieure. C'est-à-dire il y a eu quand on voit monsieur Arlem Désir à l'époque, mais il parle comme tout on pourrait dire les les socialistes centristes vaguement républicains. La France ce n'est pas une patrie charnelle, ce n'est pas une histoire, ce n'est pas un peuple, ce n'est pas une culture, ce ne sont pas des coutumes, c'est pas une mémoire.

Ce sont des valeurs abstraites, des valeurs désincarnées, des valeurs universelles, des valeurs presque mondiales. De ce point de vue, pourquoi la France existe-t-elle si elle se confond avec l'humanité ? La France n'a pas de visage lorsqu'on l'entend parler. La France est une idée abstraite et terriblement desséchée. Alors, une fois qu'on a vidé la France ainsi, qu'on l'a réduit au vide, qu'on l'a réduit une forme de surface plane sans contenu, et ben la prochaine étape c'est la remplir de quelque chose de nouveau.

Et c'est à ce moment qu'on rencontre monsieur Mélenchon qui dit avec les populations venues d'ailleurs, et bien la France change de population, change de culture, change d'identité. Nouvelle-France dès lors, Nouvelle-France pourquoi ? Parce qu'après avoir fait le vide, on propose un nouveau plein. Et dans ce nouveau plein, évidemment, il y a des restes. Des restes, par exemple, ce que nous dit vil ici, c'est-à-dire les reste, c'est le peuple historique français, les vieux français ici depuis toujours et qui ne s'excusent pas d'exister et ceux qui sont assimilés à eux.

Alors là, la la France historique, la France éternelle, pour reprendre vos mots, c'est traité comme le résidu de l'humanité, le bois mort de l'humanité, ceux qui doivent dégager pour faire place nouvelle à la Nouvelle-Fance qui n'est que le point d'aboutissement de la France désincarnée. Et qu'est-ce qu'on voit à travers cela ? Encore une fois, Villier nous dit et il est pas le seul sur ça, faut le rappeler, il nous dit "La France c'est un peuple, c'est une réalité historique et charnelle et spirituelle.

Et si vous la videz de cette dimension à terme, elle mourra." Voilà pourquoi 30 quelques années plus tard, on a les mêmes angoues existentielles radicalisées parce qu'on a devant nous la mise en minorité démographique du peuple historique français. 19h15 sur C. Nous vivons pendant une heure les plus grands débats de Philippe Deviler et je vous le dis chers téléspectateurs, il n'y a rien de plus passionnant que de se plonger dans ces débats politiques de ces 30 ou 40 dernières années parce que ce qu'il s'est passé il y a 30 ans a une résonance sur l'actualité brûlante.

On avance, on a parlé de l'identité française, on y reviendra dans quelques instants, mais parmi les plus grands temps forts de notre histoire récente politique, il y a bien sûr 2005, le référendum pour la Constitution européenne, Philippe Deviler est l'un des artisans du nom. 3 jours avant le vote, France Télévision va organiser un immense débat avec les plus grands François Baou, Daniel Comedit, Michel Barnier et Philippe Devilier. Face à Michel Bargier, vous allez vivre un échange là aussi saisissant, passionnant. Regardez.

Non à cette constitution qui dessine un espace mondialisé sans limite géographique, sans frontière, sans protection, mais dans lequel virtuellement il y a déjà la Turquie. Et deuxièmement, non à cette constitution qui dessine un monstre bureaucratique qui sera dominé par des juges, des commissaires et des banquiers lointain et incontrôlables et dans lequel ce monstre bureaucratique et bien le peuple français perdra la liberté de ses choix fondamentaux à commencer par sa politique étrangère. Et donc je pense que il faut pas dire où c'est l'Europe, où c'est la France. Moi, je suis pas prêt à à brader la France.

Monsieur Bar, moi je n'accepte pas de recevoir des leçons de patriotisme de Philippe Devilier. Ah mais c'est pas une leçon. C'est un peu le temps que vous avez de donner des leçons. Moi, je n'accepte pas de telles leçons. Le choix n'est pas entre la France et l'Europe dimanche. La France et l'Europe vont ensemble depuis que Robert Schummann, Jean-Mayet et de Gaulle et tous ceux qui ont suivi ont engagé dans notre projet dans ce projet qui a tenu ses promesses de paix, de stabilité. La France vont ensemble avec l'Europe. Monsieur Devilier, le choix n'est pas là dimanche. Le choix, il est différent et moi je fais un choix différent.

Il est entre une Europe européenne indépendante qui sait ce qu'elle veut, qui a ses alliances et qui les respecte. L'alliance ce n'est pas l'allégance. Et entre une Europe indépendante européenne et une Europe sous influence. Et moi, depuis que j'ai vu, j'avais 14 ou 15 ans Philippe Deviler, j'étais au lycée Jean-Moulin d'Albertville, j'ai vu le général de Gaul et le chancelier adener se serrer la main. Je suis devenu gauliste et européen. Je n'ai pas changé. Et j'ai fait le choix d'une Europe européenne et indépendante, pas d'une Europe sous-influence. Pour être fort, pour être respecté, il faut être ensemble. J'ai ici euh est-ce que vous me permettez de le montrer ? Euh une carte du monde.

Oui, une carte du monde. Tout ce qui est en rouge correspond seulement à cinq pays. Cinq pays. Les États-Unis, la Russie, immense pays, la Chine, l'Inde, le Brésil. Ces pays-là, ils n'ont besoin de personne. Philippe Diler ils sont à eux seuls de grande puissance. Ils ont assez de population, de surface, de ressources pour être à la table des grandes puissances et nous nous sommes là. Est-ce que vous pensez qu'on va être à cette table là tout seul ? Mais vous raconter des histoires. Nous c'est le petit bleu. C'est ça. La France est en bleu. Vous auriez vous auriez pu la mettre encore plus petite. Non non, c'est la taille normale. C'est la taille normale. Elle est encore trop grosse.

C'est la taille normale de notre pays. Un tout petit confier. C'est la carte du monde. C'est comme ça ayez confiance dans votre pays, monsieur. Ayez confiance dans la capacité de notre pays avec les autres pays européens de compter et d'être à cette table où va s'organiser ou l'ordre ou le désordre du monde. L'Europe puissance, je fais du neu pour répondre à Michel Bernier. Pour que l'Europe soit une puissance, il faut qu'elle ait une première caractéristique, c'est qu'elle soit indépendante. Effectivement. Or, dans ce texte-là, article 41, il faut que la politique de sécurité, de défense commune soit compatible avec le temps.

Donc moi, ça me pose donc moi ça me pose, laissez-moi aller jusqu'au bout, ça me pose un problème majeur parce que au lieu d'avoir une Europe puissance de contrepoids, on a une Europe puissance supplétive. Attendez, attendez, je vous ai pas interrompu. Écoutez, finir, mais on est là pour un débat. Je vous répondra. Alors, allons-y. Donc, vous parlez, je vous réponds.

Deuxièmement, il faut une Europe qui soit européenne et je crois que une Europe qui change de continent et qui fait entrer la Turquie, c'est une erreur fondamentale, géostratégique parce que la Turquie n'est pas européenne, donc une Europe indépendante, une Europe européenne et troisièmement, vous avez cité le général de Gaulle et on peut citer le traité de Rome. Il faut une Europe qui soit protectrice de notre sécurité, de nos emplois.

Souvenez-vous la préférence communautaire, le marché commun, des mots qui ont disparu dans cette constitution puisque toute l'idéologie de l'Europe de Bruxelles aujourd'hui, on le voit avec les déclarations des commissaires, c'est une Europe libre échangiste qui ne se protège plus et qui pousse toutes nos entreprises à crever ou à se délocaliser. 3 jours plus tard, 29 mai 2005, le nom l'emporte à 55 %. C'est un séisme politique depuis plus jamais les Français ne seront sollicités par voie référendaire. D'autant que le nom en question qui a été éta été clair n'a pas été respecté par la classe politique.

Quelques années plus tard, on a décidé de s'asseoir sur le nom et d'imposer le traité de Lisbonne qui était l'équivalent de la constitution européenne. Donc ça nous a rappelé une chose, on ne consulte le peuple mais si on la réponse n'est pas la bonne, on s'en fiche, on le balait. Premier élément. Deuxième élément, ce qui est intéressant ici, c'est le rapport à l'Europe. Qu'est-ce qu'on voit avec cela ? c'est que l'Europe n'a jamais été à tout le moins depuis les années 90 n'a jamais été la mise en forme politique de la civilisation européenne. L'Europe a été le laboratoire du mondialisme.

L'Europe a été le laboratoire d'une civilisation nouvelle mondialisée utopiste à bien les égards qui sacrifiait les racines, qui sacrifiait les patries et qui voulait faire de de l'européen. On pourrait dire la l'avant-garde de l'homme universel. Mais le résultat de tout ça, qu'est-ce qu'on voit un jour ? C'est c'est une Europe qui a servi à de machine à broyer les patries, à broyer les nations, à broyer les peuples, à arracher leur racine, à censurer l'expression du désaccord peuples. Parce que quelle est l'autre histoire de c de ces 30 dernières années ? Les peuples n'ont jamais embrassé avec enthousiasme la construction européenne depuis 30 ans.

On leur a imposé en disant "C'est ça ou le retour des pires démons de l'histoire ? C'est ça où le retour de la deuxième guerre mondiale. C'est ça où vous devez quitter la vie politique. Et si vous n'embrassiez pas, si vous n'appudissiez pas la construction de l'Europe telle qu'on nous la proposait, et bien vous étiez présenté comme un une forme de petit déchet qui traînait dans la vie publique. Donc c'est intéressant cette séquence là parce que qu'est-ce qu'on voit l'Europe d'aujourd'hui ? C'est une machine à broyer comme jamais les identités nationales. Certains veulent la redresser ensuite mais le bilan des dernières décennies n'est pas aussi reluisant qu'on le dit.

Et si je peux me permettre, l'Europe gardienne de la paix, elle devrait être d'abord gardienne de ses frontières depuis 2015, au moins, avec la submersion migratoire organisée par madame Merkel et qui était légitimée par la classe politique européenne, mais l'Europe est incapable de garder ses propres frontières. Et là, on a ce tas. Et vous me faites la transition puisque on va basculer en 2013. à l'époque Philippe Devilier et député français au Parlement européen. Je dis pas député européen parce que je sais à quel point il ne supporte pas eurodéputé et députés européens. Donc ona, il est député français au Parlement européen.

2013, le président de la République s'appelle François Hollande, il est donc à Strasbourg et il va l'interpeller sur cette fracture qu'il y a entre le peuple européen et Bruxelles, la technocratie, le Parlement européen. Écoutez monsieur le président de la République, mes chers collègues, je vous demande de bien vouloir laisser s'exprimer la minorité dans cette enceinte qui peut-être représente sans doute représentera demain si ça n'est pas le cas aujourd'hui monsieur l'immense majorité des peuples à l'extérieur de cette enceinte. Monsieur le président, vous avez reçu les félicitations chaleureuse de monsieur Baroso, la commission de Bruxelles. Cela vous a satisfait, cela m'inquiète.

Vous avez eu un mot dans votre propos qui est juste. Vous craignez la défiance des peuples européens. Peut-être ce mot vous est-il inspiré par votre voisin ? qui a voté non en 2005 lors de la dernière consultation référendaire. Pour le reste, le compte de fait, pour reprendre une expression utilisée, il y a un instant continu. Monsieur le président, je voudrais vous dire solennellement et de façon respecteuse et cordiale votre rêve, votre rêve de la fusion des nations européennes par l'intégration. Le rêve des élites postnationales est un rêve qui s'est évanoui dans le cœur des peuples. Il s'est désintégré parce que il était tramé dans un tissu de mensonge.

Le mensonge de Schengen qui devait nous apporter la sécurité en abattant les frontières internes. Le mensonge d'une Europe sans protection douinière qui devait nous apporter la prospérité au courant des échanges. La fin de notre industrie est là, vous le savez et monsieur Mondbourg le déplore tous les jours. et puis aussi l'euro qui devait nous apporter la croissance et puis le pouvoir d'une oligarchie à Bruxelles qui devait finalement rencontrer la confiance des peuples. Aujourd'hui, les peuples s'éloignent. Il s'éloigne parce que partout c'est l'austérité, l'appauvrissement, le marasme et le sentiment d'un pouvoir de plus en plus lointain.

Alors, on ne résout pas un problème, monsieur le président, avec les modes de pensée qui l'ont engendré. Aujourd'hui, ce que nous attendons de vous, c'est que vous prononciez un mot tabou dans cette enceinte. un mot tabou dans le milieu confiné où se rencontrent les banquiers et les marchés, les milieux d'affaires et les grands profiteurs de la mondialisation sauvage chez et le mot référendum pour que les peuples puissent exprimer leur aspiration profonde. On a besoin de racine, on a besoin de frontières, on a besoin de protection, on a besoin d'un univers d'un univers juridique stable. On a besoin de ne pas perturber le droit de la filiation.

On a besoin que vous protégiez nos attachements vitaux. Monsieur le président, vous avez évoqué François Mitteran. Nous appartenons tous les deux à la génération qui a vu avec bonheur tomber le mur de Berlin. Prenez garde, monsieur le président, ne marchez pas trop sous le mur de Maastriche. Il pourrait s'effondrer sur vous. Oui, de toutes les séquences que nous allons voir cette dans cette heure, c'est la séquence qui est pour moi la plus importante. Alors, il y a un mot très important qui est prononcé par Philippe Devil là-dedans, c'est le mot protéger.

La fonction du politique, la fonction des institutions, la fonction des élites normalement c'est de protéger le peuple, d'assurer la protection de son identité, de sa sécurité, de sa prospérité, de ses libertés. Or, ce qu'il désigne et on peut être d'accord avec lui ici, c'est que les élites à la François Hollande et tant d'autres depuis plusieurs décennies se sont vu comme des rééducateurs. Le peuple selon eux était enfermé, entravés dans ses préjugés, dans un stock de croyances vieilli et usé.

Et dès lors qu'on fait ces élites qu'elles soient de centre gauche ou de centre droit, qui sont aujourd'hui qui convergent dans le bloc central et l'extrême centre, il faut rééduquer le peuple et plus le peuple exprime son désaccord, plus il faut le mater. Alors, comment on peut le mater ? D'abord, on le disait il y a un instant, en ne respectant pas le référendum lorsque les les gens ne votent pas comme on le souhaiterait. Ensuite, en censurant, et on est rendu plus tard aujourd'hui dans l'échelle de l'histoire, lorsque les peuples se sont mis à voter pour des partis jugés infréquentables, on a dit bah ce sont des partis qui sont hors l'arc républicain, ils sont extrêmes.

Et l'étape qui a suivi maintenant, on dit "Ces partis sont au service de l'étranger. Hier vous étiez un extrémiste, maintenant vous êtes un traître." Donc qu'est-ce qu'on voit à travers cela ? C'est le procès d'une caste. Et vous savez, en URSS, on parlait de la nomenclatura. Et ben je pense que ce terme s'applique aussi pour parler de ce que sont devenus les élites dues depuis 30 ans. Et je note par ailleurs que monsieur Hollande est toujours candidat à la présidence de la République si je ne me trompe pas. Pourquoi ne pas organiser un débat entre Hollande et Viller aujourd'hui ? Ça sera intéressant. Sans s'inscrire dans le processus de la primaire socialiste.

C'est ce qu'a dit François Holland. Oui. Parce qu'il croit, si j'ai bien compris, à sa vocation d'homme providentiel inattendu. Providentiel qui ne voit pas la fracture entre l'élite politique et les peuples européens. Et pourquoi je vous dis que cette séquence c'est un tournant ? On est en 2013, il y a un bro dans le parlement et Philippe Devillier dit "Laisser s'exprimer celui qui est peut-être minoritaire dans cette enceinte mais qui représentera demain l'immense majorité des peuples européens." 2013 c'était il y a 13 ans et aujourd'hui on a cette vague. Certains parlent de vagues populiste. Je me permets un mot là-dessus. Vous noterez que c'est [rires] toujours la peur du système.

Le système sait qu'il n'est pas majoritaire et qu'il y a pas d'adhésion populaire. Dès lors, il faut faire terre ceux qui parlent parce qu'il pourrait réveiller la colère des peuples. On les fait taire en espérant que les peuples s'endorment mais il arrive qu'ils se réveillent. On continue de parler de l'Europe. Et pourquoi ça a un écho sur l'actualité brûlante ? Parce que là, on va parler de géopolitique, on va parler du poids de l'Europe face aux grandes organisations et notamment l'OTAN. Et quel est le poids de la France notamment dans les conflits que nous sommes en train de vivre, que ça soit en Ukraine, au proche ou au Moyen-Orient ? On aurait pu parler également de l'Afrique.

Retour en 1999, les frappes de l'OTAN contre la Youoslavie avaient commencé la veille le 24 mars 1999 et le 25 mars, un certain François Baou intervient sur France 2 à propos de ses bombardements et il se retrouve face à Philippe Deviler dans le contexte géopolitique que l'on connaît. Cette déclaration, vous allez entendre dans un instant prend alors tout son sens. Ce déséquilibre de l'OTAN, les États-Unis tout puissantes Clinton qui parle en direct l'ambassadeur qu'on envoie à Milosevic, c'est monsieur Holbrook et puis le général qui commande tout ça, c'est le général américain. Ce que vous avez là, Philippe Deviler, gendarme plan, c'est ce que vous avez [raclement de gorge] cherché.

C'est ce pourquoi vous militez tous les jours, c'est-à-dire sérieux là, pas d'Europe, l'Europe la plus faible possible, l'Europe divisée en nation totalement autonomes les unes par rapport aux autres, un nationalisme exacerbé. Et tout cela nous conduit à cette espèce d'otane déséquilibrée, une puissance américaine et en face d'elle 18 autres nations et tas nations sans puissance. Tout le fond de mathèse que nous développerons tout au cours de cet entretien, il est simple. Si nous voulons rééquilibrer le monde, les États européens par rapport à l'Amérique ou bien la politique par rapport aux puissances financières internationales.

Si nous voulons rééquilibrer le monde, nous n'avons qu'un instrument, c'est de construire une Europe qui existe. Alors et de la construire, dernier point démocratiquement, car pour l'instant l'Europe, elle n'est pas démocratique. Peux répondre. Alors voyez, c'est très intéressant parce qu'on est en face d'une idéologie. La caractéristique de l'idéologie face d'une vision du monde. Non non, on est en vous avez vous avez une idéologie. La caractéristique d'une idéologie c'est que elle prononce des mots qui dans l'abstrait ont leur cohérence mais le malheur c'est que quand les mots s'envolent, ça va bien, mais quand ils atterrissent, ils s'écrasent.

Alors, je vais répondre à ce que vous venez de dire. Venez dire Attendez, attendez, attendez, je vous laiss je vous ai laissé parler. Vous avez 2h, moi j'ai 20 minutes avec vous, c'est un plaisir. [raclement de gorge] Laissez-moi aller jusqu'au bout. Je vous dire quand quand vous dites s'il y avait aujourd'hui une Europe, s'il y avait aujourd'hui une Europe unie, vous dites et bien on n'urait pas la situation qu'on a avec le gendarme planétaire américain. Vous avez un certain culot de me dire à moi que je suis responsable de cette situation. Oui.

Et vous avez un certain cul, je vais vous dire pourquoi c'est qu'en réalité euh depuis quelques années, soyons concret, si on veut faire une politique étrangère commune avec nos partenaires européens tels qu'ils sont, et bien regardez le spectacle quand Jacques Chirac a décidé de reprendre les essais nucléaires, qui s'y est opposé ? L'Allemagne, l'Italie, des pays européens les premiers. Quand on a essayé de s'occuper de l'Afrique, au moment même où les États-Unis faisaient la conférence du Potomac, États-Unis, Afrique, que faisaient nos partenaires, il diminuait le fond européen de développement à l'Afrique, contrairement au souhait de la France.

Quand on a appelé au secours pour le Rwanda pour une intervention humanitaire, où étaient nos partenaires ? Il n'existaient pas. Sur la banane dollar, qu'est-ce que fait l'Allemagne ? Elle soutient les États-Unis. Quand Clinton a frappé l'Irak sans autorisation du conseil de sécurité, qui qui l'a soutenu ? Monsieur le le la Grande-Bretagne et puis l'Allemagne qui a suivi. Et là, qu'est-ce qui se passe ? Nos partenaires, ils sont américanisés, ils sont McDonaldisés, pensent américain, il parlent américain et il y a la France.

Alors de grâce si on veut avoir une politique étrangère commune parce que moi je suis aussi européen que vous et je n'admets pas le terrorisme [rires] et jeadmets pas le terrorisme qui consiste à dire il y a d'un côté les nationalistes il y a de l'autre côté les les Européens. Moi, je ne veux pas que l'Europe soit une grande espérance dévoyée. Et ce que les gens voient ce soir, les Français, et ben ils voient justement cette Europe Serville, il voit cette Europe qui est derrière le gendarme planétaire, il il voit il voit des Français, des soldats français qu'on envoie là-bas comme des supplétifs. Alors, il faut que la France garde une capacité d'analyse et d'action.

Et et je dirais même alors je vais vous choquer que pour moi la pour la France, l'Europe c'est trop petit. Pourquoi ? Parce que les contrepoids l'hégémonie américaine aujourd'hui, l'hégémonie américaine qui est très grave, la France les trouve bien souvent ailleurs qu'en Europe, en Amérique latine, en Chine, en Russie, au Japon et naturellement dans la communauté francophone. Donc moi, je veux une France qui soit à l'aise en Europe et qui et qui entraîne ses partenaires pour que l'Europe soit européenne et non pas américaine. Et en même temps, la France est une puissance mondiale et moi je ne rougis pas de vous dire monsieur Baou vive la France.

pour Gérard Leclercit en second plan qui nous a quitté, je le rappelle, le 15 août 2023, notre ami Gérard Leclerc et qui écoutait attentivement ce débat. Il était derrière François Baou. Revenons justement sur cette séquence parce que cette saison aujourd'hui, elle s'ouvre dans un contexte géopolitique au plus que précaire, guerre en Ukraine, guerre en Iran. Et on voit euh là aussi la difficulté de faire porter de la voix de la France et de la voix de l'Europe. Ouais. D'autant que l'ambition d'une partie des élites françaises depuis une trentaine d'années, 35 ans environ, c'est quand même de dissoudre autant que possible la France dans l'Empire européen.

Alors, on comprend l'esprit, l'état d'esprit des promoteurs européistes pendant longtemps. Il disait "L'Europe sera l'instrument de la France. La France va très devenir une très grande puissance dans le monde en utilisant l'Europe comme levier. Mais c'est le contraire qui qui est arrivé en fait. Les nations en fait ont consenti unes après les autres à se soumettre au vaste empire européen. Et l'Empire européen plutôt que de projeter une puissance à travers le monde, c'est un paris que certains voulaient faire, l'empire européen utilise sa force et sa puissance pour mater ces nations intérieures. Et ça, j'y reviens parce que c'est fondamental.

Quand une nation vote mal en Europe, qu'est-ce qu'on fait ? L'Europe dit, faites attention. Si vous sortez des paramètres fixés par la commission, et bien vous serez sanctionné. Donc nous sommes devant un empire qui traite ces nations, qui traite ses peuples comme des provinces potentiellement rebelles qu'il faut mat régulièrement à la manière de choix ou de vendéin qu'il faudrait mat quelque sorte contre ceux qui s'opposent aux puissances despotiques des temps présents. Donc voyant cela, ce qui est intéressant, c'est de voir aussi le rapport à l'Europe. L'Europe pour monsieur Berou qui d'ailleurs est un fédéraliste tout à fait décomplexé ici. [rires] Il est sans gène complètement.

Aujourd'hui, il s'exprime avec plus de nuance, je crois. C'est c'est fascinant de voir tous ces personnages politiques qui parfois aspirent à à demain être candidat à la présidentielle. Je parle pas de monsieur Bayou mais on pensait oui mais façon c'est la formule c'est je n'exclus rien. Donc toutes ces personnes qui ces 10 30 ou 30 ou 40 dernières années ont participé aux grandes difficultés de la France reviennent en se disant mais ne vous inquiétez pas les Français ont la mémoire courte. Oui. Non, mais ça c'est fascinant parce que la capacité de provoquer l'amnésie des peuples est une des marques distinctives de la démocratie en phase terminale.

Et je note une chose, quand on parle de une forme d'intérêt européen, est-ce que c'est un intérêt qui se décide à Berlin, à Paris, euh à Rome, quand sais-je, à Stockholm, pourquoi pas ? Où se décide cet intérêt européen ? Est-ce qu'on comprend que Bruxelles ici, je le redis, n'est pas une manière de projeter, de propulser les nations européennes dans une forme de patriotisme, de civilisation. C'est une manière de dissoudre la civilisation européenne dans l'européisme. Mathieu, cette émission, elle est couphumain, je le dis au aux téléspectateurs de C News et je vous promets une surprise en fin d'émission. Je ne vous dis rien pour l'instant.

C'est une émission coupumain où se replonge dans l'histoire les plus grands débats de Philippe Deviler. En entrée, vous avez donc eu Mastrich. En plat de consistance, vous avez eu l'identité française et l'Europe. Revenons à un plat que vous appréciez, vous le sociologue. Tiens, on va parler de wisme parce que si aujourd'hui c'est au cœur de l'actualité, les prémises du walisme existaient déjà dans les années 90. On bascule il y a 30 ans. Philippe Deviler retrouve un certain Jacques Lang encore lui, il est question de la représentation des femmes dans la vie politique. Et en 96, l'idée c'est de parler des fameux quotas.

Et vous avez un certain Philippe de Villier qui est finalement l'un des premiers féministes qui va donner peut-être une leçon de féminisme non pas qu'à Jacques Lang mais peut-être à Sandrine Rousseau qui nous regarde et on la salue. Je crois pas à l'égalité des des femmes et des hommes parce que je crois que les femmes nous sont supérieures d'abord parce qu'elles nous mettent au monde et ensuite statistiquement elles nous enterrent. Ensuite, je crois comme Jacques Lang que c'est un véritable scandale de voir que la moitié du corps électoral ne soit pas finalement représenté.

Je crois que si les femmes étaient plus nombreuses à l'Assemblée nationale 1998, beaucoup de problèmes, le droit, le code du travail, la politique de la famille, la politique de l'école serait traité différemment. Al, vous êtes d'accord ? Alors, sous bénéficent, mais ce que je ne comprends pas, c'est la déduction que que vous faites, Jack Long pour aller à à cette idée des quotas. Alors, pourquoi ? euh parce que c'est une forme de mépris de de la femme. C'est-à-dire qu'en fait si par exemple je dis à Harlette Chabau, tiens, je vais vous demander d'être candidate pour le mouvement pour la France dans l'Orécher euh euh en 98, chacun langue va me faire la même proposition.

Et et alors je vous explique voilà vous avez c'est pas parce que vous avez du talent, c'est pas parce que vous êtes compétente, c'est pas c'est pas à cause de votre personnalité, mais voilà, il faut que je remplisse mon quota de femme. En d'autres termes, la notion de quotat c'est l'idée sous-jacente que les femmes ne seraient pas capables par elles-mêmes, par leur propre mérite d'accéder au mandat public et aux responsabilités. Et puis et puis cela suppose, cela sous-entend, cela amène une dérive de la société française.

Euh c'est la ce qu'on appelle aux États-Unis la discrimination positive et qui finalement transforme le peuple français en une sorte de justapposition de communauté ou de minorité sexuelle, ethnique, corporatiste ou autres. Et et ça ça je ne l'accepte pas parce que la France est une entité solidaire avec une communauté de destin et je m'étonne que Jacques Lang le grand pour profondeur du modèle américain nous propose d'importer en France le modèle du du politiquement incorrect. Et là Mathieu Becoté, on se dit mais est-ce qu'en 96 Philippe Deulier n'avait pas déjà vu et alerter l'idée du wisme ? En fait, le wisme, c'est l'expression fanatisée du progressisme issu des années 6070.

Moi, j'aime dire, le wisme qu'on a connu en 2020 2025, c'est le 1793 du politiquement correct. C'est le moment, c'est la c'est le moment où il vire à la terreur morale. Or, Villier ici à ce moment-là identifie quelque chose de fondamental. C'est la fragmentation, c'est la fin de l'individu et la fin de la nation. Donc l'individu ne compte plus pour lui-même. Vous devenez, comme disait F Kelcrot, un échantillon représentatif. Ensuite, la nation n'existe plus parce que la nation s'est vue comme le masque de la majorité qui écraserait les minorités. Dès lors, il faut voter pour les gens en les transformant en quota. Les individus sont transformés en chair à quota.

Bon, alors quand on est dans cette logique là, les quotas se multiplient. Donc, d'abord des quotas sexuels mais aussi des quotas ethniques. Et pourquoi ? Parce qu'on parle aujourd'hui par exemple de la diversité corporelle. C'est le grand sujet à la mode. Mais pourquoi pas des quotas de gros, des quotas de minces, des quotas de moyens et pourquoi pas des quotas de grands et des quotas de petits ?

puisqu'on nous parle aussi de la diversité esthétique aujourd'hui, des coton moches, des coton beaux parce qu'à partir du moment où vous créez des identités qui doivent être représentées en tant que tel parce que l'individu dans sa valeur n'existe plus, parce que la nation ne compte plus, vous êtes dans la production d'une fragmentation infinie du corps politique. Et ça, il faut le voir, ce n'est pas un mouvement naturel de la société, c'est une tendance idéologique qui a été portée par l'État et qui aujourd'hui est rendu très très loin dans la société française et en fait partout en Occident. Parlons d'un autre sujet à présent mais qui rejoint l'idée de cette offensive des dites minorités.

Pourquoi ? On va parler à présent de la France et du risque de communautarisme en France, de cette France qui s s'archipélise. Euh l'affaire du voile de Cy, c'est 1989, mais euh le politique tarde avant d'agir à tel point que c'est dans les années 2000 qu'il y a la loi euh contre le les ports religieux dans les écoles. C'est Rachid Addati Kilomè si je ne m'abuse c'est 2007 ou 2005 je crois. 2005, vous imaginez ? 89-2005 et pendant les années 90, il va y avoir tout un débat sur la question du voile. Philippe Deviler sera l'un des premiers dans les années 90 à être contre le port de signe ostentatoire dans l'espace public. En 94, il est alors candidat à la présidentielle.

Il va participer à à une émission qui s'appelle l'heure de vérité. Et là, c'est pas un débat avec un politique, mais c'est un débat avec une journaliste. Écoutez bien la manière dont elle va présenter Philippe Devilier et tourner finalement quelques témoignages qu'elle a pu avoir. C'est intimement lié à la question d'une société multiculturelle. J'ai rencontré hier des gens qui avaient voté pour vous aux élections européennes et qui m'ont dit "Mais je ne voterai pas pour lui à des élections législatives ni présidentielles parce que je ne suis pas du tout d'accord avec sa vision de la société française." Alors, j'aimerais qu'on y vienne un peu.

Premier point d'actualité récente, vous vous êtes prononcé contre le port du du voile des foulards islamiques à l'école et vous dites "Il faut que les il faut que les musulmans s'adaptent à la société française." Mais à quelle société française voulez-vous qu'il s'adapte ? Est-ce que c'est une société laïque sans crucifie, sans sans signe extérieur de chrétienté ou est-ce que c'est une société chrétienne ? [raclement de gorge] Si on si on vous suivait, on considérerait que les sapins de Noël sont des signes ostentatoires et qu'il faudrait les supprimer. Non, Christine Clair, c'est très simple. C'est très simple.

Je pense comme Charles Pasqua comme il l'a dit récemment il y a quelques heures [raclement de gorge] et comme François Baou dans sa circulaire qui est excellente encore qu'il ait plus désigné plus directement le voile islamique puisque c'est de lui qu'il s'agit que s'il doit y avoir un islam en France 4 millions de musulmans, cet islam doit respecter nos modes de vie, nos coutumes, notre tradition, y compris notre tradition judéo-chrétienne dont je ne rougis pas, qui fait partie du principe de de la laïcité. Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. C'est là la source du principe de laïcité. Qu'est-ce que ça veut dire la laïcité ? C'est pas le laïcisme.

Le laïcité, ça veut pas dire qu'on va interdire toute religion en France que pour pour un pour un catholique, un chrétien, un juif ou un musulman, ce serait une société totalitaire. La laïcité, ça veut dire la neutralité, ça veut dire la conciliation nécessaire et qui n'est pas facile entre la pratique de la foi et euh la la le nécessaire respect de nos institutions et de nos valeurs. Ça veut dire que on refuse une société multiculturelle en France. On refuse une société multiculturelle en France et j'entends aujourd'hui nombre d'éditorialistes, d'intellectuels, d'hommes politiques à dire une société multiculturelle est devenue et trop souvent une société multiconflictuelle.

Et ça on le dit depuis les années 70 et 80. Donc c'estàd ce qui nous arrive aujourd'hui en matière d'immigration, on pouvait le voir dès la fin des années 60 et 70 avec un minimum de perspicacité. Mais ceux qui ont vu ont été maudits. Ceux qui ont vu ont été frappés d'anathème. Ont frappés d'interdit. Ce qui est intéressant ici, c'est le on pourrait dire le scepticisme mondin de la journaliste. Une bonne journaliste par ailleurs à l'échelle de sa carrière mais c'est le journaliste dans les circonstances. Vous voulez qu'il s'intègre à quoi ? Bon franchement est-ce que est-ce que et là elle nous refait le coup de la France finalement qu'est-ce que ça voudrait dire ? Chacun a son identité.

L'un porte le voile, l'autre porte de telles espadri tel. Bon, vous voyez un peu l'idée mais il faut rappeler aussi la puissance de cette émission lors de vérité qui devrait revenir cette année. On connaît pas encore les dates qu'on salue et qu'on embrasse mais et c'est un tournant l'heure de vérité. Imaginez une personne à l'époque il y a pas euh cinq chaînes d'information euh de autant de possibilités dire j'ai rencontré des gens Mathieu Bocoté qui m'ont dit que vous étiez un excellent éditorialiste mais il y en a d'autres qui m'ont dit qu'il vous regarderaiit plus jamais cette saison. Ils ont arrêté de Bah ça vous scotch.

Il vous regarderait plus parce qu'il vous déteste parce que vous avez des propos qui sont euh outrageanges que sais-je ? Bah c'est quelque chose qui vous c'est la ça vous glace, ça vous scotch au sol. Oui. Mais moi ce que je vois là-dedans, ce qui est assez fascinant parce que la le grand pouvoir dans les médias, c'est celui qui pose la question. Or qu'est-ce qu'elle nous dit ? Elle tourne en ridicule madame Christine Claire l'inquiétude pour l'identité française. Elle oublie que la France était capable. Elle dit ceci par exemple l'arrière font les la mémoire chrétienne française, les racines chrétiennes et en même temps la laïcité.

Alors que les Français dans leur culture ont été capables et c'est une des forces de la France de conjuguer tout à la fois cette espèce de vieille identité catholique et cette aspiration à la laïcité. Voilà pourquoi on pourrait dire sans espirit de moquerie qu'on peut-être aujourd'hui catholiïque. Et ça de ce point de vue ce que nous dit Vilaère dit je suis catholi laïque et je pense que c'est la bonne formule. Il est possible tout à la fois d'admirer l'église du village et d'admirer l'école républicaine. Que je sache, Sardou a fait une chanson de cela.

Or, le pouvoir médiatique de l'époque qui est une forme de pouvoir clérical, qui est un pouvoir pseudoirituel, regarde en s'en moquant ce pauvre vilier qui dit "Hon instant, j'aimerais que mon pays ne disparaisse pas." Et ben, je suis persuadé qu'aujourd'hui madame Christine Claire, si on lui reposait la question, je dirais "Mais qu'est-ce que j'ai pu dire à l'époque ? Quelle sautige j'ai pu dire croyant être alors la plus subtile des mondaines Mais parce qu'il y avait cette machine politique et cette machine médiatique, difficile était d'intervenir et d'agir le plus rapidement possible pour lutter contre le communautarisme. Point qu'on arrive sur l'une des séquences les plus importantes.

On est en 2007 Philippe Deviller est face à Taric Ramadan. À l'époque Taric Ramadan est une star. Euh c'est une star adoubée par les médias, adoubée par les politiques. Vient la question de la nationalité française, du poids de l'islamisme à une période 2007. On est 2 ans après euh euh les émeutes. Euh il y a la question du communautarisme qui s'intègre et Philippe Devillier prend la plume dans cette période-là. Un livre qui va faire un scandale et qui s'appelle les mosquées de Risie. Regardez cet échange parce que là aussi Philippe Devillier a le courage de dire tout haut ce que beaucoup de politiques pensaient tout bas mais refusaient de dire bien évidemment.

Lorsque la lumière s'allumait face à Eric Ramadan. C'est la raison pour laquelle je suis pour un changement du droit de la nationalité. Mais attendez, je vous parle aujourd'h il y a une acquisition automatique et ben pour l'avenir. Ils sont français ou pas ? Il y a beaucoup de français qui sont français simplement par l'administration. Je veux qu'il le soit par le cœur. Permettez. Moi, j'ai aucune leçon à recevoir de vous. Je suis êre français, c'est accepter un héritage, une langue, un patrimoine, un projet commun. Vous prenez une anecdote pour analyser un phénomène qui est très très grave.

Aujourd'hui, les Français, ils sont français et il va falloir que vous l'acceptiez, que vous l'intégriez ceci dans votre esprit et dans votre politique. Et j'aimerais simplement dire, il dit simplement une chose, il dit simp c'est terminé. Les français veulent vous coloniser vous monsieur Ramadan, les ils sont français. Il Heureusement, il y a des Français qui ne l'accepteront pas mais c'est parce que vous êtes un islamiste. Vous êtes un islamiste. Vous êtes un islamiste habile. Mais les gens comme vous en face de vous, il y a des hommes politiques comme moi et il y a des gens très nombreux par le communautarisme islamique.

Nous nous voulons la République sur les principes de la citoyen et de l'unité. 2007, il était rares étaient ceux qui voulaient croiser le fer avec Tarik Ramadan et et lui dire ses quatre vérités. Alors, j'ai envie de surnommer Philippe Devilier ici Gandalf. C'estàd vous savez cette scène remarquable, vous ne passerez pas. C'est-à-dire dans les faits, nous sommes ici, il nous dit devant un homme qui exp qui qui est un islamiste, dit-il, mais qui exprime cet islamiste dans le langage des droits de l'homme et des valeurs républicaines.

Et ça, c'est la grande ruse qui nous a été imposée depuis plusieurs années, c'est que l'islamisme a été capable de progresser à la manière d'une série de revendications de droits individuels. Le droit à mon voile, le droit au walal, le droit à un espace public séparé si je le préfère pour les hommes ou pour les femmes. Mais ce que Villier nomme ici, c'est deux choses. Premier élément, c'est que l'islam n'arrive pas en France à la manière d'une série de préférences spirituelles, individuelles, mais comme une masse, comme une civilisation qui est porté à l'échelle de l'histoire par une logique de revanche et de conquête. Et l'autre élément, je l'ai dit, c'est l'élément de masse démographique.

Une personne, c'est rien, mais des millions de personnes qui n'adhèrent pas culturellement à un pays, qui ont la nationalité juridiquement sans y adhérer existentiellement, ça crée d'immenses problèmes et nous y sommes aujourd'hui. On n'est pas à la veille d'en sortir. Toute dernière séquence avant la surprise que je promets aux téléspectateurs et j'espère chers téléspectateurs que vous vivez cette émission comme nous de se replonger dans l'histoire. Les plus grands débats de Philippe Devillier, c'est aussi de se repluger dans notre histoire euh récente, l'histoire politique avec des débats qu'il y a pu y avoir il y a 20 30 ou 40 ans, mais qui ont une résonance aujourd'hui.

D'ailleurs, il y a un côté un peu désespérant à se dire "Mais c'est toujours les mêmes débats. Rien n'a bougé sur la question migratoire, les questions de sécurité, d'identité, d'économie, sur les questions de protection de nos industries. Allons-y justement, on va parler de la mondialisation de cette industrie sans frontière, de ces marchés ouverts. Philippe Deviler est face à une certaine Ellisabeth Guigou. Ellisabeth Guigou à l'époque, elle est conseillère régionale de Provence Alphazor, mais elle est surtout ancienne ministre des affaires européennes.

Elle est candidate aux élection européenne sur la liste de Michel Reocard et Philippe Devillier, lui député de Vendé et numéro 1 de la liste l'autre Europe parce qu'en 1994, il y en a certains qui voulaient ouvrir à tout vent et d'autres disaient "Bah non, justement faut protéger protéger nos industries." Madame Guou m'a interpellé, je voudrais quand même lui répondre avec des faits. Voyez avec des faits parce que tenez regardez ou je vois que vous ne négligez pas les gadget hein. Regardez regardez ces deux chaussures. Oui, elles sont jolies d'ailleurs. Avant après. Ça, elles sont comparables ces deux chaussures. Là, il y a une chaussure qui arrive de Chine. Oui.

Euh dans tous les toutes les grandes surfaces, tous les supermarchés en France. 5 francs 70. Ça c'est une chaussure de l'entreprise RAM 3000 salariés, une des plus belles entreprises européennes. Rien que le prix de la matière première 15 franc 70 prix de vente 47 francs à cause du la différence du coup de madre. Alors il y a deux solutions. Ou bien on fait l'Europe passoire c'estàd l'Europe actuelle. On continue. Et à ce momentlà, et à ce moment-là, comment voulez-vous que la chaussure Eram puisse lutter, bien qu'elle soit très performante contre la chaussure de Chine elle-même fabriquée par des femmes déportées dans un camp de travail à Shangï ?

Comment acceptet-t-on qu'il y ait des populations laborieuses qui soient exploitées et qui viennent faire concurrence à nos entreprises une concurrence structurelle ? Il s'agit pas de dumping. Moi je dis je dis que je dis ça c'est pas possible. On y reviendra tout à l'heure parce queouvertement pas d'accepter qu'on fabrique avec le travail des enfants. L'Europe n'est pas une passoire d'itelle. Ce qu'il se passe pour le textile en 94, l'alerte de Philippe Devilier se passe aujourd'hui pour l'agriculture, pour l'automobile et cetera et cetera.

Oui, ben on a l'impression que au terme en fait de la déconstruction européenne qui se présentait comme une construction européenne, l'Europe sera devenue le parc d'attraction universelle. l'Europe continent autrefois conquérant, l'Europe civilisation autrefois conquérante aujourd'hui presque vaincu chez elle, submergé chez elle, désindustrialisé chez elle, qui perd ses libertés chez elle. et bien ce qu' ce qui lui restera.

C'est une série de beaux décors à offrir pour le tourisme international, le tourisme mondialisé mais sa capacité de produire et s'inscrire dans l'histoire, elle s'est congédi elle-même ou plutôt ses élites l'ont congédié au nom de la scin mondialisation devant laquelle il pratique les génlexions. Mathieu Becoté, j'ai l'habitude de vous retrouver le samedi à 19h et pour la demain, nous reprenons les bonnes affaires. On ne change pas une équipe qui gagne. Le samedi à 19h, je vous retrouverai pour face à Mathieu Becoté. Et c'était un honneur et un plaisir de vous retrouver euh euh pour cette émission Les plus grands débats de Philippe Devilier.

Choses promises, choses du jeune surprise pour les téléspectateurs de ces news qui sont très nombreux et qui ont fait de notre émission depuis plus de 3 ans face à Philippe Devillier le rendez-vous peut-être le plus marquant de ces dernières années sur les chaînes d'information et sur les chaînes de télévision. Choses promise, choses du Philippe Deviler, bonsoir. Allô. Allô. Bonsoir. [rires] Bonsoir Mathieur. Bonsoir Philippe Devilier. Oui. Est-ce que vous m'entendez Philippe ? Oui, je vous entends bien. Alors, cher Philippe, on vient finalement de revivre les 40 dernières années politiques de débat que vous avez pu avoir.

Euh Philippe Devilier, alors déjà, la première question que tout le monde se pose, c'est pourquoi vous n'êtes pas avec nous aujourd'hui ? Ah euh pour une raison simple, c'est que j'ai passé un été studieux. Ah bon ? Et euh là, je viens de de remettre la plume dans le plumier et euh j'ai fini mon livre. Voilà, j'ai écrit un livre. Alors en fait deux années de suite, j'ai publié un livre en expliquant c'est le dernier. Bon [rires] et j'étais j'étais sincère dans le moment mais cette fois-ci je me suis dit je vais aller plus loin. Voilà en fait je vais dire ce que j'ai pas encore dit. et ça fait 350 pages et c'est une bombe atomique.

Bon ben déjà c'est une information donc pour le plus grand bonheur des téléspectateurs mais également de vos lecteurs qui sont très nombreux plus de 230000 si je ne m'abuse pour votre dernier livre. Il y a donc un un livre qui va paraître prochainement. Je le disais Philippe, on vient de passer 1 heure où on est revenu non pas sur nos dernières émissions, une sorte de meilleur moment de bestof de nos dernières émissions, mais des plus grands débats que vous avez pu avoir. Et le fil rouge, c'est que euh malheureusement Philippe Devilier, vous avez eu raison peut-être trop tôt. Alors, vous avez 40 ans d'avance. Bon, vous avez une semaine de retard pour la rentrée en revanche, hein.

Oui, [rires] mais on va se rattraper euh vendredi prochain [raclement de gorge] et parce que je continue à observer l'actualité, je me suis dit quand même que j'ai fait un un coup de vieux et et que j'espère que sur le plan intellectuel la machine continue à fonctionner. Et j'ai trouvé que cette émission était remarquable. Mathieu comme d'habitude est euh c'est vraiment la Nouvelle France pour moi Mathieu. C'est la vraie nouvelle France, c'est le Québec et c'est le seul sociologue que je comprenne extrêmement brillant. Et vous Elliot, je vous voyais avec votre bête belle cravate bleue. Je me disais que vous étiez vraiment talentueux. Ah bah c'est gentil.

et et je me réjoui beaucoup de venir parler de la France est en très grand danger. Vous dites que la France est en très grand danger. Philippe Devilier, il nous reste une petite minute avant qu'on se quitte pour cette émission et qu'on se retrouve donc c'est vous qui l'annoncez à l'instant qu'on se retrouve la semaine prochaine avec et on aura le plaisir de retrouver également Jafroid le jeûne. J'ai tendance à à vous poser cette question Philippe Devilier à chaque début de saison. Dans quel état est la France ? En une minute, est-ce que vous pourriez nous résumer dans quel état vous voyez la France aujourd'hui ? Ben, c'est simple, il de de reprendre ce qui s'est passé cet été.

Trois événements à forte portée symbolique. Le premier c'est Uta, l'invasion migratoire. Schengen, ça marche pas. Quand on perd sa souveraineté, on perd le contrôle de sa population, de ceux qui rentrent, de ceux qui sortent et donc on peut pas garantir la sécurité. Donc il y a plus d'état régalien. Deuxièmement, les incendies, pas de canader. Pourquoi ? Parce que on est fauché. Pourquoi ? Parce qu'en fait avec l'euro, l'euro c'est le l'oreiller que vous mettez sur le réveil pour ne pas entendre l'alarme. C'est pratique pour des politiciens qui veulent faire des déficits et on est au bord de la banque. Et enfin troisème événement pour moi tout aussi important, c'est les parcs saoudiens.

Pourquoi ? Ça veut dire qu'en fait on abandonne notre imaginaire. On l'a abandonné aux Américains avec le softper américain et on l'abandonne maintenant aux saoudiens qui pratiquent la Takia. Il nous annonce trois parcs. Vous savez euh comme le disait très bien euh Florence Berge Blackler, là où l'islam s'installe, [raclement de gorge] derrière il y a la charia. Là où l'islam nous nous propose le loisir, le loisir japonais, il y a quand même la petite idée qu'un jour ça sera le loisir islamique.

une folie de la part d'Emmanuel Macron que de donner l'occasion à l'Arabie Saoudite, là où se trouve Médine et la Mecque, de venir installer leur culture chez nous pour analyser notre histoire, la France. Et nous aurons l'occasion, nous aurons l'occasion, cher Philippe Devilier, d'en parler dès la semaine prochaine. Vous nous annoncez donc deux choses déjà, la publication d'un nouveau livre donc que vous avez pu écrire cet été et puis votre grand retour sur l'antenne de C News à partir de la semaine prochaine face à Philippe Deviler. Philippe Deviller, le grand retour vendredi prochain à 19h. Un grand merci Mathieu Boté. Plais. Rendez-vous demain pour face à Mathieu Boté. Au revoir Philippe.

Mathieu. Au revoir Iliot. À la semaine prochaine le retard à terreir bonhomme. Tu vas voir bonhomme. [rires] Allez, on se retrouve dans un instant pour leur des pro. à tout de suite.