[Audition Villepin nébuleuse Clearstream]
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Drôle de journée pour un premier ministre depuis 9h ce matin et à l'exception d'une brève pause déjeunée, Dominique de Villepin fait donc face au juges dans l'affaire des folistings de Clearstream. Il est entendu comme témoin, ce qui signifie qu'à ce stade, aucune charge ne pèse contre lui. Mais les magistrats, apparemment ont beaucoup de questions à lui poser.
Olivier Carof, Samuel Lumez. Des policiers en civil, des escortes à moto, d'autres dans une voiture suiveuse. Le dispositif est digne d'une visite officielle, mais c'est bien une convocation que répond le premier ministre.
À travers les vitres teintées, un photographe a pu surprendre un sourire. Dominique de Villepin se veut serein. Vers 14h pause déjeuner, Dominique de Villepin en profite pour retourner à Matignon.
Une petite heure puis direction le pôle financier. Pour la première fois dans l'histoire de la 5e République, un chef de gouvernement en exercice se rend chez les magistrats pour s'expliquer. Les juges qui l'ont convoqué en quête depuis plus de 2 ans.
Jean-Marie Dou Henry Ponce ont retracé tout l'itinéraire des listings de Clearstream trafiqué pour compromettre des personnalités dont Nicolas Sarkozi. Les documents authentiques, c'est un jeune auditeur financier, Florian Bourge qui les détonnait. Il a été mis en examen pour vol et abus de confiance car il n'avait pas le droit de les conserver.
Le journaliste Denis Robert lui en a reçu une copie. Il a été mis en examen pour recette. Un homme, un seul a récupéré ses listings authentiques.
C'est ima de laoude. Les juges le soupçonnent d'être le faux. lui ni avoir ajouté des noms, il est mis en examen pour faux, usage et dénonciation calomieuse.
Dernier personnage mis en examen pour les mêmes motifs, Jean-Louis Gergorin, c'est le dénonciateur, celui qui a envoyé les listings truqués à la justice. C'est précisément la relation entre Jean-Louis Gergorin, industriel de haut niveau et Dominique de Villepin, alors ministre des affaires étrangères qui est au cœur du dossier. Janvier 2004, Kedoret, bureau de Dominique de Ville.
Jean-Louis Gergorin est présent avec ses listings. Le ministre a convoqué un haut responsable des services spéciaux, le général Rondau. Pourquoi lui confie-il une enquête secrète dont lui seul doit connaître les résultats ?
Est-ce sur instruction de l'Élysée ? Longuement entendu par les juges comme témoins, le général Rondo assure que c'est bien ainsi que le ministre lui a présenté cette mission de vérification des listes. Autre question.
Quels sont les liens entre Dominique de Villepin et Imad Laou ? Le fausser présumé. Toujours selon le général Rondau, Imad Laoud a été brièvement arrêté par la police en mars 2004.
Dominique de Villepin se serait alors personnellement inquiété de cette interpellation. Une intervention tout à fait inhabituelle que le général a consigné dans ses carnets de notes. À travers ces questions, les juges veulent d'abord établir la date à laquelle Dominique de Villepin a su que les listings étaient faux.
Ensuite, qui a-t-il prévenu ? Personne au gouvernement ni à l'Élysée ne se souvient d'avoir été alerté. A-t-il eu entre les mains certains listings et à quelle date ?
Les magistrats veulent connaître chaque détail. Ce soir, l'audition du Premier ministre continue. Les deux juges ont l'habitude de les faire durer tard dans la nuit.
Face à eux, le témoin Dominique de Villepin doit répondre seul sans avocat. M.
Dominique de Villepin