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InterviewFrance Inter — L'invité de 6h20 (sur Site radio)· 13 juin 2017 8 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Danielle Simonnet : "Ne laissez pas les pleins pouvoirs à M.Macron"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:32OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'à votre connaissance, il y a des tractations entre les insoumis et le parti socialiste ?

  • 2:09RelanceRéponse partielle

    Sauf qu'entre-temps, par rapport à la présidentielle, vous avez donc un peu changé de tactique, changé de stratégie pour le second tour.

  • 2:52FerméeRéponse directe

    Donc, à vous entendre ce matin, c'est très clair, dans une circonscription, entre un candidat En Marche et un candidat Front National, vous ne voulez pas du Front National ?

  • 3:10OuverteRéponse partielle

    Sur le plan national, pourquoi la France Insoumise n'a pas bénéficié dimanche dernier de la dynamique insufflée par Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle ?

  • 4:18OuverteRéponse directe

    À ce même micro, nous recevions hier le directeur du Cevipov qui disait « Le problème de la France insoumise, c'est peut-être un problème d'incarnation sur le terrain » parce qu'il ne peut pas y avoir 577 candidats comme Jean-Luc Mélenchon. Or, à la présidentielle, il y avait un candidat bien identifié. Est-ce que vous, sur le terrain, c'est peut-être quelque chose auquel vous vous êtes confronté ?

  • 6:14OuverteRéponse directe

    Sur le pouvoir unique, le tout-pouvoir et le problème de représentativité que vous exposiez à l'instant, la proportionnelle intégrale, c'est une des solutions ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:42Invité politiqueFait
    « nous sommes en total désaccord avec la violence sociale de Macron, puisqu'il va s'engager ni plus ni moins qu'à casser le code du travail »
  • 0:53Invité politiqueFait
    « il va nous imposer le CETA, qui va remettre en cause des normes sociales et environnementales »
  • 1:23Invité politiqueChiffre
    « près de plus de 70%, 75%, 75% pardon, circonscriptions auront des candidats France Insoumise au second tour »
  • 3:25Invité politiqueChiffre
    « une formation aussi jeune que la nôtre, nous faisons quasiment presque le double de voix que le score du Front de Gauche en 2012 »
  • 3:43Invité politiqueChiffre
    « M. Macron va avoir une majorité écrasante au Parlement, alors qu'il ne représente finalement que 15% des inscrits de l'électorat »
  • 7:02Invité politiqueFait
    « Ce qui est ingérable, c'est de faire sans le peuple »
  • 7:09Invité politiquePromesse
    « nous pensons qu'il faudrait en finir avec la monarchie présidentielle, mais qu'il faudrait aussi instaurer un référendum révocatoire »

Temps de parole

  • Danielle Simonnet75 %
  • Présentateur17 %
  • Présentateur 28 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

France Inter, Catherine Boulet, Éric Delvaux, le 5-7. Votre invité ce matin, Éric Delvaux, c'est Daniel Simonnet, porte-parole de la France insoumise et candidate dans la sixième circonscription de Paris. Oui, la France insoumise qui a limité la casse dimanche avec plus de 11% des voix. Bonjour Daniel Simonnet. Bonjour. A Marseille, Jean-Luc Mélenchon va pouvoir profiter de quelques voix socialistes puisque la suppléante de Patrick Menouchi, Nassera Benmarnia, appelle à voter Mélenchon. Est-ce qu'à votre connaissance, il y a des tractations entre les insoumis et le parti socialiste ?

0:36
Danielle Simonnet

Non, il n'y a pas de tractations. De notre point de vue, en tous les cas, la démarche, elle est simple, elle est claire, elle est politique. Donc, nous sommes en total désaccord avec la violence sociale de Macron, puisqu'il va s'engager ni plus ni moins qu'à casser le code du travail, donc à remettre en cause près d'un siècle d'acquis, de droits acquis, conquis par les salariés, pour notamment faire prévaloir le contrat, l'accord d'entreprise sur les accords de branche et organiser la baisse des salaires. Il va nous imposer le CETA, qui va remettre en cause des normes sociales et environnementales. Donc, c'est quand même des choses extrêmement graves.

Donc, nous allons évidemment soutenir l'ensemble des candidats France Insoumise. Nous sommes dans une situation où près de plus de 70%, 75%, 75% pardon, circonscriptions auront des candidats France Insoumise au second tour. Nous soutiendrons également les candidats communistes ou frondeurs qui sont au deuxième tour. Vous savez, dans ces situations-là, c'est extrêmement important pour nous que toutes celles et ceux qui se sont engagés hier à s'opposer à la politique gouvernementale et par exemple avait soutenu l'émotion de censure à la politique gouvernementale contre la loi travail, eh bien, puissent être soutenues.

Nous sommes sur de la politique et de la clarté et de la cohérence comme hier.

2:09
Présentateur

Oui, sauf qu'entre-temps, par rapport à la présidentielle, vous avez donc un peu changé de tactique, changé de stratégie pour le second tour.

2:16
Danielle Simonnet

Non, ce n'est pas du tout la même situation. À la présidentielle, on est dans une situation très claire, pas une voie contre le Front National. Nous avons toujours et nous serons toujours des femmes et des hommes qui luttons contre l'extrême droite. D'ailleurs, on regrette d'avoir bien souvent été seul, parce qu'avant le premier tour, nous étions bien seuls à mener des campagnes argumentées contre l'extrême droite. Et je vois que tous les donneurs de leçons au lendemain du deuxième tour, eh bien, dès qu'arrivaient les élections législatives, ils ont totalement oublié la problématique de l'extrême droite. Il n'y avait plus d'argumentaire et de mobilisation contre l'extrême droite.

2:52
Présentateur

Donc, à vous entendre ce matin, c'est très clair, dans une séconscription, entre un candidat En Marche et un candidat Front National, vous ne voulez pas du Front National ?

3:00
Danielle Simonnet

Entre un candidat En Marche et un candidat du Front National, il est évident que nous continuons à dire pas une voie pour le Front National, nous sommes des opposants au Front National.

3:10
Présentateur

Sur le plan national, pourquoi la France Insoumise n'a pas bénéficié dimanche dernier de la dynamique insufflée par Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle ?

3:17
Danielle Simonnet

Nous sommes une force nouvelle et nous avons bénéficié d'une dynamique. Regardez les résultats que nous faisons. Nous sommes fiers. Une formation aussi jeune que la nôtre, nous faisons quasiment presque le double de voix que le score du Front de Gauche en 2012.

3:33
Présentateur

Oui, mais vous êtes un peu en deçà de ce que vous espériez durant la campagne présidentielle, probablement.

3:37
Danielle Simonnet

Nous sommes bien évidemment en deçà de la présidentielle parce qu'on est dans un contexte d'abstention énorme, inouï. Vous vous rendez compte que M. Macron va avoir une majorité écrasante au Parlement, alors qu'il ne représente finalement que 15% des inscrits de l'électorat. Ça veut dire qu'il n'y a aucune adhésion pour sa politique qu'il va nous imposer et qu'on est dans une crise démocratique majeure qui a été un axe central de notre campagne présidentielle et législative, qui est d'en finir avec la monarchie présidentielle. Parce que c'est bien de nos institutions que découle cette situation-là.

Il faut en finir avec ce système de monarchie présidentielle qui a des conséquences totalement antidémocratiques.

4:18
Présentateur

À ce même micro, nous recevions hier le directeur du Cevipov qui disait « Le problème de la France insoumise, c'est peut-être un problème d'incarnation sur le terrain » parce qu'il ne peut pas y avoir 577 candidats comme Jean-Luc Mélenchon. Or, à la présidentielle, il y avait un candidat bien identifié. Est-ce que vous, sur le terrain, c'est peut-être quelque chose auquel vous vous êtes confronté ? C'est-à-dire qu'on ne vous identifie pas bien en tant que candidat de la France insoumise ?

4:41
Danielle Simonnet

À la différence du mouvement En Marche, on a des candidats et des candidats qui sont l'expression de toute forme d'insoumission. Quand vous avez des candidats qui sont des syndicalistes, des lanceurs d'alerte, des femmes et des hommes qui sont ancrés dans des combats qui parlent à beaucoup d'autres citoyens concitoyennes, vous êtes dans une situation complètement différente. des candidats d'En Marche qui ont été recrutés par en haut, qui sont tous issus de formations 4-sup-plus, énormément de représentants des lobbies qui ont été nommés par un cabinet de recrutement. Où en même temps, on a vraiment le sentiment que vous mettriez une chèvre, elle serait élue de la même manière.

Excusez-moi, parce qu'on est dans une déferlante macromania. En Marche, on vendit aussi des présidents d'associations et des gens de la société civile. Aujourd'hui, on a un problème sur tous les face-à-face que nous avons avec les candidats d'En Marche. Nous leur proposons des débats. Parce que justement, ce qui a pesé aussi dans cette campagne législative, c'est l'absence totale de débats. Les candidats En Marche, pour l'instant, refusent de débattre avec les candidats de la France insoumise. Donc je renouvelle la demande auprès des médias qu'ils organisent ces confrontations.

Parce que pour que les citoyens et les citoyens puissent choisir, éclairer leur choix, il va bien falloir qu'on réalise et qu'on comprenne qu'il y a un vide sidéral. Il y a un vide sidéral bien souvent chez les candidats qui, à part être dans une macromania et dans un discours libéral globalisant, n'ont pas de réponse concrète sur l'ensemble des attentes des Françaises et des Français.

6:14
Présentateur

Sur le pouvoir unique, le tout-pouvoir et le problème de représentativité que vous exposiez à l'instant, la proportionnelle intégrale, c'est une des solutions ?

6:24
Danielle Simonnet

Vous voyez bien la différence entre une proportionnelle qui aurait permis une vraie diversité, une vraie représentation des citoyennes et des citoyens dans leur vote, et là, une situation complètement inouïe, où avec à peine 15% des Françaises et des Français, on va avoir la quasi-totalité de la représentation nationale pour la même information politique.

6:46
Présentateur

Sauf que la 4ème République avait aussi choisi la proportionnelle intégrale et que c'est devenu un gouvernement ingérable ?

6:54
Danielle Simonnet

Oui, mais écoutez, la situation là va être ingérable. Ce qui est ingérable, c'est de faire sans le peuple. Voilà. Ce qui est ingérable, c'est de faire sans le peuple et de le mépriser. Nous, nous pensons non seulement qu'il faudrait de la proportionnelle, nous pensons qu'il faudrait en finir avec la monarchie présidentielle, mais qu'il faudrait aussi instaurer un référendum révocatoire, que la solution, c'est toujours le peuple. C'est toujours le peuple in fine et le respect de sa souveraineté qui peut permettre d'apporter les réponses de satisfaction d'intérêt général. C'est ça, le fondement même de notre engagement politique.

7:27
Présentateur

Daniel Simonnet, membre du Parti de Gauche et donc porte-parole de la France insoumise.

7:31
Danielle Simonnet

Oui, l'opposition écologiste et citoyenne, la première force d'opposition écologiste et citoyenne, et moi, je voudrais dire, allez les gens, dimanche prochain, il faut absolument aller voter. Vous ne laissez pas les pleins pouvoirs à M. Macron.

7:45
Présentateur

Bon, écoutez, c'est dit sur France Inter ce matin. Merci et bonne journée.