«Vous avez RUINÉ notre pays» : Chenu fracasse l'Assemblée
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:47Invité politiqueChiffre
« Vous avez démoli notre croissance, une productivité en chute, 100 usines fermes alors que 70 en fermaient en 2017 par an. »
- 9:47Invité politiqueFait
« En 2025, le groupe Rassemblement National, avec le rapport d'Alexandre Loubet, est venu confirmer nos orientations en matière de réindustrialisation. »
- 9:47Invité politiquePromesse
« Moins d'impôts de production, des simplifications normatives, un patriotisme économique. »
- 9:47Invité politiquePromesse
« Transport, agriculture productive et durable, rénovation des bâtiments et des logements, remplacement de votre coûteux dispositif et malpensé MaPrimeRénov'. »
- 9:47Invité politiquePromesse
« Énergie décarbonée à bas coût, là aussi portée par le nucléaire, évidemment, mais aussi l'hydroélectricité, mais aussi la géothermie et sortie définitive du charbon. »
Temps de parole
- Sébastien Chenu100 %
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Quelle est longue, longue, longue cette agonie de la Macronie finissante. Qu'il est long le calvaire des Français, si patients devant ceux qui ont ruiné le pays, si impatients de passer à autre chose, de vous voir plier bagage. Il y a mille raisons de vous censurer en réalité. Vos manquements, vos scandales, vos mensonges, vos renoncements. Mille raisons de vous censurer, mais celles qui aujourd'hui sont présentées par le groupe écologiste masquent à la fois leur nullité et leur inutilité, sans pour autant offrir la perspective d'une véritable alternance. Vous avez tout abîmé. Vous avez ruiné notre pays. Sa dette est abyssale, son déficit endémique.
Vous avez démoli notre croissance, une productivité en chute, 100 usines fermes alors que 70 en fermaient en 2017 par an. Un coup de l'énergie qui a explosé, conséquence de votre imprudence nucléaire et de cette dépendance. Une impérience au gaz importé, une surenchère de normes à rendre jaloux un pays communiste. Vous avez abîmé ce qui était nos zones de force, l'agriculture sacrifiée par le Mercosur, l'éducation nationale abandonnée. Vous avez ouvert la France à tous les vents, une immigration de peuplements incontrôlés, des milliards déversés au bout du monde.
Vous avez abandonné les Français à leur sort, devant la pompe à essence, face aux insécurités partout dans le pays, face aux atteintes à la laïcité, face aux violences, face aux violences à la laïcité, face aux violences à la laïcité, face à l'antisémitisme le plus crasse. Vous n'avez rien préparé, rien prévu, rien vu venir. Ni la chute démographique, ni le bouleversement de l'intelligence artificielle, ni le tsunami blanc du narcotrafic, ni les bouleversements climatiques. Notre pays est devenu celui des comités théodules, des comités de suivi, de pilotage, de contrôle, des agences coûteuses dans lesquelles vous recasez vos copains.
Plus rien ne fonctionne vraiment, les Français se débrouillent, tout ce que vous touchez se transforme en plomb. Vous avez réduit notre puissance à un hexagone. Alors oui, il y a mille raisons de vous censurer, d'espérer et de préparer votre départ. Votre action publique n'est plus que celle du commentaire, il n'y a plus de ministres, il y a des influenceurs. Vous vous cachez derrière les minutes de silence et les bougies. Et vous avez raison, taisez-vous. Plus personne ne croit ni n'attend rien de vous. Dans ce naufrage, dans cet immense gâchis, vous avez surnagé, vous avez surnagé.
Armés de deux bouées, de deux flotteurs, déjà à demi dégonflés, les équipes LR du si sincère Laurent Wauquiez, désormais soutien d'Edouard Philippe, incarnant parfaitement la phrase de Talleyrand, la trahison n'est qu'une question de date, c'est celle de juillet 2026, le concernant. Pauvres électeurs LR, abandonnés et humiliés, moqués par leurs propres dirigeants. Et puis les équipes socialistes, accoquinées au parti passionnément antisémite, désormais cornaquées par M. Glucksmann. Vous savez, c'est celui que ma concierge prend pour un journaliste, que les journalistes prennent pour un philosophe, et que les philosophes prennent pour ma concierge.
Voilà l'attelage qui soutient et organise le pouvoir dans notre pays. Vous vous gargarisez de formules toutes faites et creuses, vous êtes, on vous entend toujours dire ça, vous êtes en responsabilité. Tel le feu Edgar Morin, vous enfoncez toutes les portes ouvertes, avec la réalité qui est celle-ci, vous n'assumez en réalité jamais rien. Par naïveté, ignorance, lâcheté, incompétence ou idéologie, la faute est toujours celle des autres. Tel un Premier ministre fuyant, rasant les murs, l'accident dont il est parti prenant, vous n'êtes jamais responsable de rien.
Ici même, c'est le ministre de l'Intérieur, il est parti, c'est bien dommage, qui se carapate au moment de pouvoir faire voter une loi contre le mariage entre un citoyen français et un OQTF. Hier, un ancien Premier ministre, fier de son naufrage, qu'il vantera devant les télévisions, devant un parterre de ces incapables qui ont ruiné la France avec lui. Et puis, un autre Premier ministre, il y en a tant eu, qui, en homme libre, ne débat aux rencontres économiques d'ex qu'avec des gens qui pensent comme lui, l'entre-soi en permanence, en ce serait cru, sur France Télévisions. Mais le plus condamnable en réalité, au-delà de votre action, c'est d'avoir probablement désespéré les Français.
Vous faites douter, le peuple le plus politique du monde. Vous n'oublierez pas que c'est lorsqu'on va au bout du désespoir, lorsqu'on va tout au bout du désespoir, qu'on rencontre l'espérance. C'est ce que disait Bernanos. Et bien cette espérance, ce sera l'alternance de 2027. Pas une motion de censure de circonstance émanant au cœur de juillet d'un groupe en échec sur tous ses dogmes. La décroissance, les aides-feu, le nucléaire, les retenues d'eau, et enfin la clim, tous les dogmes des écologistes et de l'extrême-gauche écologiste s'écroulent et les yeux s'ouvrent sur les retards considérables qu'ils ont fait prendre au pays.
Il aura donc fallu une canicule en juin pour réveiller un groupe davantage obsédé par le burkini, par le droit à la paresse, que les solutions concrètes pour protéger les Français. Une calicule pour réveiller les écolos avant qu'ils ne partent évidemment dans 15 jours prendre leur quartier d'été sur l'île de Ré ou réfugier dans leur villa climatisée, c'est-à-dire celle qu'ils interdisent aux autres. Cette canicule qui les réveille donc, elle empêche de dormir les Français. Voilà donc les écologistes décidés à censurer le gouvernement parce que vexés d'avoir été démasqués, des vexés qu'on les découvre si inutiles au bien commun. D'autres tragiques événements les auront laissés de marbre.
Les crimes pédocriminels, l'effondrement de la justice ne provoquent pas les mêmes émotions, pas les mêmes réactions chez les Verts. Chez les Verts, il n'y a plus d'avantage la température qui monte dehors que celle qui monte dans la braguette de Monsieur Cohn-Bendit lorsqu'il parle des enfants. Vos marottes punitives, vos obsessions n'ont qu'un objet, vous voulez être le camp du bien, vous voulez être du bon côté. Les Français crèvent de chaud, mais votre obsession c'est de flinguer Total, de flinguer CNews. Les Français réclament la climatisation, votre obsession c'est l'islamophobie, le néocolonialisme, le patriarcat, l'écriture inclusive, le canon français.
Vous êtes mobilisés pour légaliser les drogues, pour le droit de vote des étrangers, et de l'autre côté, les Français ont toujours chaud. Vous voilà donc, nouveau Don Quichotte, adversaire de la clim. Vous n'êtes pas adversaire de l'islamisme, vous n'êtes pas adversaire du terrorisme, pas de la fraude, pas de l'homophobie au Sénégal ou dans vos rangs à Sainte-Foy, pas adversaire des violences conjugales, on comprend pourquoi, pas adversaire du naufrage du périscolaire à Paris, vous êtes adversaire de la clim. Comme toujours, comme toujours avec vous, c'est par le petit bout de la lorgnette que vous regardez les choses. La clim n'est qu'un outil, la clim n'est qu'un outil.
L'enjeu c'est évidemment le dérèglement climatique. Mais c'est aussi celui d'une société qui doit accompagner les plus fragiles, une société qui doit se poser la question et la réponse du vieillissement et du grand âge. Ce débat, il pose mille questions. Et ce n'est pas une motion de censure évidemment, qui nous permettra d'y répondre. Vous manquez là encore ce rendez-vous. Entre une coalition d'incapables et des censeurs dépassés par les enjeux, c'est notre pays qui trinque. Ces dernières heures, des Français, c'est bien triste, se battent, s'insultent pour se procurer de quoi se protéger. La question, c'est celle du modèle, pas celle de l'outil.
Mais pour construire un modèle, pour construire un programme, il faut une volonté, il faut une vision, il faut un capitaine. Le moins que l'on puisse dire, Monsieur le Premier Ministre, c'est qu'en matière d'écologie, vous n'avez pas coché les cartes. On pourrait même penser que celle de l'écologie est désespérément vide, comme en témoigne d'ailleurs le Fonds Vert, qui avait été totalement voté en étant totalement décalé par rapport aux besoins. Un ministre aux abonnés absents, encore une fois, où est-elle passée ? J'aurais été content de faire sa connaissance.
Un discours stupéfiant dans la droite ligne du mépris macroniste, une défaillance absolue, une manque de proposition qui laisse tout à fait pantois. La place de Madame Barbu n'est évidemment pas au gouvernement. Visiblement, elle l'a compris, elle n'est déjà plus là. Comme nous vous invitons depuis si longtemps à traiter deux impératifs, la lutte contre les causes et s'adapter aux effets. Cette double exigence, elle est évidemment à l'opposé de l'écologie punitive que j'ai décrite, et Marine Le Pen l'avait dit, la transition ne réussira que si elle n'est pas imposée contre les Français, mais si elle les entraîne avec raison et méthode.
La France ne pourra pas atténuer seules les effets du réchauffement climatique. La France, notre pays, ne représente en effet qu'un pour cent des émissions mondiales de gaz à effet de serre. C'est donc en réduisant les importations, en relocalisant les activités économiques et en réindustrialisant le pays que nous contribuerons efficacement à cet objectif. L'inverse du gaspillage de 100 milliards d'euros en 20 ans sur la décarbonation dans notre énergie, alors même que celle-ci l'était déjà pratiquement intégralement.
Alors, après que vous n'ayez eu de cesse d'imaginer et d'appliquer toujours plus de taxes punitives, Jordan Bardella vous rappelait d'ailleurs que le Rassemblement National a toujours proposé l'instauration de la taxe carbone aux frontières de l'Union Européenne sur toutes les importations que le marché commun pouvait produire. Eh bien, en 2025, le groupe Rassemblement National, avec le rapport d'Alexandre Loubet, est venu confirmer nos orientations en matière de réindustrialisation. Moins d'impôts de production, des simplifications normatives, un patriotisme économique. Toute transition impose du pragmatisme, et non des interdictions sans solution.
Transport, agriculture productive et durable, rénovation des bâtiments et des logements, remplacement de votre coûteux dispositif et malpensé MaPrimeRénov', nous nous allons proposer un dispositif simplifié. Énergie décarbonée à bas coût, là aussi portée par le nucléaire, évidemment, mais aussi l'hydroélectricité, mais aussi la géothermie et sortie définitive du charbon. Notre proposition a pour but de protéger les Français, de protéger leur vie et leur économie en protégeant notre planète. L'un avec l'autre. De tout cela, il aurait fallu débattre. De tout cela, il aurait fallu vous emparer. Vous avez eu 10 ans pour le faire.
Évidemment, au moment où les incendies ravagent le Sud et où on pense aux professionnels qui combattent ces incendies, au moment où une nouvelle canicule s'annonce, vous êtes dépassés, vous êtes pris au dépourvu. Et on vous entend ici, j'entendais encore dans quelques médias, nous dire « Oui, mais vous, vous n'étiez pas d'accord avec les propositions ou les analyses du GIEC. Mais est-ce qu'il vaut mieux des élus qui débattent des propositions du GIEC ou des élus qui sont, comme vous, totalement acquis à ces propositions mais qui ne font rien ? » Sur ce sujet-là, comme sur tous les autres, les Français vont vous juger. Les Français vous jugeront et ils vous jugeront durement.
On le sait, la raison, le jugement viennent lentement. Alors que les préjugés accourent en foule, écrivait Rousseau. Il nous reste quelques mois pour qu'on puisse nous débarrasser de ces préjugés. Il nous reste quelques mois pour débarrasser les Français de la Macronie.
Sébastien Chenu