Plus de référendums : une promesse intenable ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 60 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Quels sont les enjeux de ce congrès des sapeurs-pompiers ?
- 4:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que la loi votée au Parlement sur la lutte contre les incendies est suffisante ?
- 6:00OuverteRéponse partielle
L'élargissement du champ du référendum répond-il au malaise démocratique ?
- 7:00RelanceÉludée
Le référendum est-il l'idéal démocratique selon vous ?
- 8:00OuverteRéponse partielle
Y a-t-il une concurrence des légitimités entre référendum et Parlement ?
- 9:00OuverteRéponse directe
L'abaissement du seuil du RIP est-il une bonne chose ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:30Olivier RichefouFait
« il faut que ces plateformes communes de traitement d'appel promises par le Président de la République ce numéro unique se met en place »
- 4:30Olivier RichefouFait
« les enseignements ils vont surtout se traduire par des moyens matériels supplémentaires »
- 7:30Anne Charlène BinFait
« le référendum c'est une consultation du peuple pour dire oui ou non à une loi qui a déjà été discutée »
- 9:30Anne Charlène BinFait
« le référendum est souvent considéré comme l'idéal démocratique »
- 10:30Jean-Philippe de RosierChiffre
« aujourd'hui les conditions c'est un/ ce des parlementaires ça c'est ça peut être atteint relativement facilement en tout cas aisément 185 et 1/0e du corps électoral »
- 11:30Jean-Philippe de RosierChiffre
« il veut la baisser à 1 million »
- 12:30Jean-Philippe de RosierFait
« il y a deuxème élément dans ce RIP qui est que si on atteint les seuils il y a pas forcément de référendum »
- 13:30Jean-Philippe de RosierPromesse
« il faudrait le supprimer »
- 15:30Jean-Philippe de RosierChiffre
« nous avons fait 130 propositions articulé autour de 17 thèmes »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] la presse quotidienne régionale et les télévisions locales vous présent le club des territoires et avec nous pour ce club de constitutionnalist bonjourina merci beaucoup d'être dans ce club on est ravi de vous recevoir Jean-Philip de rosier de retour bonjour jeip de rosier merci également d'être là on va parler avec vous du discours d'Emmanuel Macron sur la institution il veulent notamment élargir le champ du référendum une réforme constitutionnelle peut-elle aboutir vous allez nous le dire et Audrey on parlera avec vous de décentralisation oui et puis de la forme d'autonomie de lacse qu'Emmanuel Macron a réévoqué hier ça a donné des idées à la Bretagne à l'Alsace la nouvelle Aquitaine et l'Occitanie on verra tout ça d'abord on regarde l'actualité dans nos [Musique] régions et l'info dans nos région c'est le Congrès des sapeurs pompiers de France qui s'ouvre aujourd'hui à Toulouse pour en parler on retrouve Olivier Richefou bonjour merci d'être avec nous président du département de la Mayenne vous êtes également président de la Conférence nationale des services d'incendie et de secours Olivier Richou quels sont les enjeux de ce congrès ce sont des enjeux extrêmement importants après la période sans doute plus calme cet été que celle de l'année précédente mais on voit bien que ces phénomènes climatiques vont avoir une influence importante sur nos concitoyens et donc sur les services de secours indescendi et n'oublions pas non plus que nouson a nous avons un deuxième phénomène qui nous impacte c'est cette désertification médicale qui amène sans doute une sollicitation supérieure et quotidienne auprès de nos sapurs pompiers justement il y a Géral haranin qui sera présent évidemment c'est le ministre de l'intérieur mais Aurélien Rousseau le ministre de la santé sera présent et et ça c'est beaucoup plus rare c'est un bon signal c'est très rare je je je pense même alors c'est le 129e congrès je n'ai pas épouché les archives des congrès précédents depuis autant d'années mais c'est sans doute une des premières fois qu'un ministre de la Santé et qu'un ministre de l'Intérieur seront ensemble à la même table un congrès des pompiers et j'y vois un signal de très grande qualité parce que nous connaissons tous cette cette gu guerre entre les blancs et les rouges il faut qu'elle cesse il faut que ces plateformes communes de traitement d'appel promises par le Président de la République ce numéro unique se met en place les réticences viennent de la santé il faut donc travailler ensemble dans intérêt de nos concitoyens il y a eu on s'en souvient des mégafeu à l'été 2022 l'été 2023 a été plus calme en tout cas moins catastrophique sur le front des incendies est-ce que ça veut dire qu'on a tiré les leçons de ces mégafeu en partie oui à chaque fois qu'il y a des grands événements les saort montpiier sont habitués à faire un fameux rétex mais les enseignements ils vont surtout se traduire par des moyens matériels supplémentaires le gouvernement a décidé d'accompagner les territo d'accompagner les départements d'accompagner les en mettant en vre ce qui s'est appelé les pactes capacitaires ça n'a pas produit encore d'effet puisque il faut le temps de construire les matériels qui vont ainsi être financés mais oui les les enseignements ont été tirés et je crois que nous serons encore mieux préparés la prochaine fois il y a eu un dernier mot Olivier rich il y a une loi qui a été voté au Parlement sur pour améliorer la prévention de la lutte dans la lutte contre les incendies est-ce que c'est suffisant ou est-ce qu'il y a des chantiers qui sont encore en cours il y a encore des chantiers en cours parce que vous savez dans dans notre belle organisation française nous votons des lois les députés les sénateurs votent des lois et je les en remercie mais il y a des décrets et et on voit bien que tous les décrets ne sont pas encore sortis et donc nous attendons avec impatience notamment un décret qui doit être signé par le ministre de la Santé peut-être le le fera-t-il demain ou samedi matin à l'occasion de sa présence qui est celui qui doit définir le la zone de défense dans laquelle nous devons expérimenter ces plateformes communes qui entre parenthèse existe déjà dans plus d'une vingtaine de départements mais il faut encore expérimenter alors expérimentons mais obtenons rapidement la signature de ce décret par exemple merci beaucoup merci Olivier richfou d'avoir été avec nous alors que souv ce congrès des sapeurs pompiers de France merci d'avoir été notre invité on va passer au débat de ce club on va parler du discours d'Emmanuel Macron sur la constitution avant d'en parler avec vous Anne Charlette Mina et Jean-Philippe de rosier on va voir ce qu'a dit le chef de l'État il souhaite notamment réformer la Constitution en ouvrant le champ du rférendum Flora sauvage élargir le champ du référendum c'est l'une des annonces faites par Emmanuel Macron lors d'un discours devant le Conseil constitutionnel mercredi il existe encore des domaines importants pour la vie de la nation qui échappent au champ de l'article 11 de notre Constitution le chef de l'État souhaite aussi simplifier la procédure du Rip le référendum d'initiative partagé qui n'a pas pu être appliqué ni contre la privatisation d'Aéroport de Paris ni contre la réforme des retraites car il est soumis à des conditions très strictes sa mise en œuvre doit être plus simple et les seuils permettant son usage comme peut-être ces procédures devraient dès lors être revu autre annonce Emmanuel Macron s'est prononcé en faveur de l'inscription de l'interruption volontaire de grossesse dans la Constitution faisant référence au désaccord au Parlement sur le sujet j'ai exprimé mon souhait le 8 mars dernier que nous puissions trouver un texte accordant les points de vue entre l'Assemblée nationale et le Sénat et permettant de convoquer un congrès à Versailles je souhaite que ce travail de rapprochement des points de vue reprenne pour aboutir dès que possible pour faire aboutir ces réformes il faudrait que le projet de loi constitutionnel soit adopté dans les mêmes termes par l'Assemblée nationale et le Sénat avant d'être soumis au vote des 35è des parlementaires réunis en congrès ù via un référendum devant les Français la manœuvre n'est pas gagnée en l'absence d'une majorité absolue à l'Assemblée nationale et d'un Sénat à majorité LR Anne Charlen bin on va commencer en parlant de cette élargissement du champ du référendum est-ce que ça va permettre de répondre au malaise démocratique selon vous c'est la grande question euh au fond le référendum c'est une consultation du peuple pour dire oui ou non à une loi qui a déjà été discutée la la question qui se pose c'est pas tant à mon avis le le champ des sujets mais l'utilisation véritable et effective de cet outil qui rappelons-le est un pouvoir propre du président donc c'est au président de décider quand il voudra soumettre un référendum au français donc souhaitons que l'élargissement de ces listes l'amène à élargir tout simplement son usage du référendum parce que faut pas croire que les deux vont de pair est-ce que ça aussi c'est une voix du changement démocratique en tout cas ce qu'on voit c'est que la confiance est rompu et que ça ce sont des des liens qui mettent souvent beaucoup de temps à se retisser oua et il va falloir plus qu'un élargissement du référendum pour retisser cette confiance j'en le champ du référendum est déjà large la politique économique sociale et environnementale on a déjà eu un référendum sur la politique économique sociale ou environnemental non je ne crois pas donc on peut l'élargir autant qu'on veut mais autant encore faut-il l'utiliser et précisément la confiance est rompue et et la confiance n'est pas seulement rompue des citoyens envers les pouvoirs publics et les institutions mais les pouvoirs publics leurs représentants n'ont plus confiance en les citoyens pour activer le référendum les seuls référenda qu'on a activé les principaux depuis le général de Gaulle c'est pour ratifier des traités internationaux on na pas toujours été bien avisé parce que pour s'exprimer sur un traité international il faut le lire il faut le comprendre il est souvent technique et on a vu ce que ça pouvait donner sur le traité constitutionnel européen avec le 29 mai 2005 le le le résultat n'était pas était clair évidemment le le rejet n'était pas celui espéré et attendu et avec des conséquences qui ont conduit à remettre en cause cette parole du peuple 2 ans plus tard avec la ratifation bah sans doute en tout cas ça y contribue largement ensuite le référendum est souvent considéré comme l'idéal démocratique non ce n'est pas l'alpha et l'oméga de la démocratie Charl bzina vient de dire que c'est soumettre un projet de loi qui a déjà été discuté je ne vois pas à quel moment est-ce qu'il est discuté précisément c'est un texte qui est directement soumis au peuple qui ne peut pas être discuté or on n'a jamais rien trouvé de mieux pour faire les lois que des parlementaire le le le débat législatif pour fabriquer la loi pour l'améliorer pour trouver les meilleures solutions c'est une vertu démocratique et euh par le référendum on se prive de cela il y a d'autres mécanismes qui permettent de faire participer les citoyens plutôt que le seul référendum Emmanuel Macron hier il a mis en garde cont contre une concurrence des légitimité entre le référendum et le vote du Parlement elle peut exister pour vous cette concurrence des légitimité euh la question c'est finalement de les articuler parce que des légitimités dans la démocratie il y en a forcément deux et il y en a forcément une seule à la source de tout c'est le peuple c'est justement le le pouvoir du peuple donc au fond la concurrence des légitimités moi je suis pas sûr que ce soit le le référendom qu'actionne ou qu' ou qui pose des problèmes avec ça ce qu'il ne faut pas oublier c'est que l'idée du référendum et ce que je voulais dire notamment avec cette cette issue de la discussion c'est que en fait le le référendum c'est une ratification c'est pas nécessairement une participation plus importante alors on a connu ces derniers temps différents mécanismes de consultation avec les conventions citoyennes et cetera mais là encore l'autre problème c'est qu'on le déconnecte de la décision donc au fond je crois que ce qui est nécessaire c'est de montrer tout simplement qu'un autre usage du pouvoir est possible et que le peuple peut être consulté entendu et aussi intéressé aux affaires publiques je suis pas nécess ement garanti que l'élargissement de ce champ l'élargissement des conditions du Rip soit les réponses que les Français attendent au problèmes en cours et on pourrait même avoir l'impression moi c'est c'est le sentiment que j'ai eu à l'issue du discours d'hier que ces réformes constitutionnelles qui étaient d'ailleurs toutes annoncées depuis assez longtemps sont un peu les réformes de la majorité relative c'est-à-dire que Emmanuel Macron doit chercher des accords avec la droite doit chercher des accords avec le Sénat doit chercher des accords avec les territoires et Infiné avec les Français mais ça n'a pas été forcément son objectif premier et donc on on voit bien que c'est des concessions qui ont été faites hier mais pas forcément une réforme d'ampleur comme on aurait pu l'ou on va revenir sur est-ce que cette promesse cette réforme d'ampleur peut être tenable pour finir sur le référendum il a également dit qu'il voulait simplifier le référendum d'initiative partagé en abaissant le seuil de citoyens nécessaire pour déclencher ce rip c'est une bonne chose Jean-Philippe deosier ce n'est pas une mauvaise chose parce que aujourd'hui les conditions c'est un/ ce des parlementaires ça c'est ça peut être atteint relativement facilement en tout cas aisément 185 et 1/0e du corps électoral ça c'est tout bonnement impible disons-le clairement ça veut dire aujourd'hui à peu près 5 millions d'électeurs les pétitions les plus populaires sur Internet où on agit par un simple clic atteignent tout juste 3 millions et encore ça se produit peut-être une fois le seul référendum d'initiative partagée qui avait vu le jour c'était sur Aéroport de Paris 2019-2020 il a franchi 1 million pour arriver à 11 bon c'était déjà un très beau score donc là justement il veut la baisser à 1 million il veut alors j'ai pas entendu de chiffre mais si vous avez l'information c'est c'est très bien effectivement 1 million c'est c'est un chiffre qui me paraît tout à fait raisonnable après il faut aussi voir le délai dans lequel est-ce que les signatures sont recueillies parce que si 100 million en 15 jours c'est pas 1 million en 2 ans hein et et là actuellement c'est 9 mois si on reste dans ce délai là effectivement 1 million c'est c'est tout à fait euh atteignable en revanche il y a deuxème élément dans ce RIP qui est que si on atteint les seuils il y a pas forcément de référendum parce que il y a la procédure parlementaire qui doit reprendre son cours et si les deux assemblées examinent le texte alors il y a pas de référend nont pas même pas l'obligation de l'adopter elles doivent l'examiner quit à le rejeter et dans ce cas-là il n'y a pas de référendum c'est seulement si elle ne l'examine pas dans les 6 mois qu'il y a référendum et je pense que donc c'est pas seulement un abaissement du seuil qu'il faut revoir je pense que ce vou là il faudrait le il faudrait le supprimer et je voudrais ajouter un mot sur la concurrence des légitimités bien sûr qu'elle peut exister mais elle existe d'autant plus quand on l'attise et précisément lorsque un élu direct du peuple a peu de considération peu de respect pour d'autres institutions qui sont aussi les élus du peuple ou en tout cas représentatifs de la nation vous aurez compris que je parle du Parlement là il y a des concurrence de légitimité et on peut parfaitement travailler en harmonie pour justement ne pas attiser ces concurrences pour rechercher la complémentarité et associer le peuple leurs institutions et les décideurs c'est ça le grand chantier le grand chantier à mon avis c'est en effet de de retrouver une voix sereine de dialogue entre les pouvoirs publics et le peuple précisément cet abaissement des conditions du Rip il faut le dire le le le rip résu d'une réforme constitutionnelle qui a ouvert un chantier presque euh intenable dès le départ donc il a été fait pour ne pas être utilisé il a plus ou moins été fait pour ne pas être utilisé alors est-ce que c'est une réforme constitutionnelle en 2 temps est-ce qu'on s'est dit qu'on allait y revenir il est temps d'y revenir et peut-être aussi de voilà de de moderniser un petit peu cet outil pour que le le le peuple ait envie d'y aller avec la concurrence des légitimités cette idée de dire qu'on ne pourra pas revenir sur une loi discuter ça aussi ça verrouille quand même beaucoup donc voilà il y a encore des pas à franchir est-ce que c'est risqué aujourd'hui politiquement de faire un référendum en France est-ce que on en parla un petit peu le peuple ne répond pas plus à celui qui pose la question qu'à la question posée alors tout dépend de ce que l'on recherche avec un référendum le général de Gaulle était assez Friant de rechercher justement cette adhésion populaire à travers la question c'était moins la question qui l'intéressait que la réponse qu'on allait lui donner personnellement donc si c'est ce type d'adhésion de de une forme de responsabilité politique qui est recherché on peut tout à fait considérer que le référendum est un bon outil évidemment le peuple va être tenté de répondre avec ses aspirations du moment avec ses grognes aussi du moment mais ça peut être aussi un des avantage de cet outil même si ça peut être en effet son risque et c'est pour ça aujourd'hui que le référendum est craint par les gouvernants donc élargir le champ il faut aussi en élargir l'usage surtout il un risque politique depuis 1969 tout référendum s'est traduit soit par un des inérêts total soit par un séisme et et et donc oui celui qui pose la question et et engage sa responsabilité notamment avec le précédent de 69 même s'il n'en tient pas compte Jacques Chirac en 2005 avec le nom au Traité constitutionnel européen N a enfin on a tiré les conséquences du nom c'estàd qu'il n'a pas ratifié évidemment mais il n'a pas démissionné il avait dit qu'il ne le ferait pas et il n'était pas tenu de le faire parce que précisément le référendum porte sur le texte et pas sur la personne il y a une façon de éviter cela c'est de poser plusieurs questions le même jour de faire un référendum multiple avec plusieurs textes qui sont soumis au peuple alors ça ne peut pas être des préférences hein c'est pas est que vous voulez qu'on aille plutôt dans telle direction plutôt dans telle direction c'est voici trois textes et vous est-ce que vous validez les trois de sur 3 un sur TR ce qui permet de dépersonnaliser un petit peu parce que précisément ce n'est que si on adhère à tout on rejette tout que là il y a la personnalisation alors il a pas parlé du référendum hier Emmanuel Macron audre il a aussi abordé des thèmes qui plent bien au cén oui en parlant de décentralisation j'ouvrirai le chantier d'une nouvelle étape de décentralisation ce sont ces mots il a précisé qu'il se concerterait avec les parties prenantes et les présidents des deux chambres du Parlement le chef de l'État qui n'a pas détaillé plus que ça mais qui confirme que son objectif c'est de permettre plus de clarté et d'efficacité dans les responsabilités alors le Sénat a un peu été échaudé hein sur ce sujet depuis le premier mandat d'Emmanuel Macron on se souvient de la loi tr DS qui traitait de la décentralisation les ambitions de la chambre haute avaient été très limitées on s'en souvient pour s'en prémunir les sénateurs ont fait 15 propositions transpartisanes portées par Gérard Larcher plus d'autonomie fiscale pour les communes des maires qui gardent la main sur le logement un meilleur statut de l'élu dans ces propositions il y avait aussi l'inscription de la différenciation dans la constitution et la rénovation du cadre constitutionnel des outres-mères sur ces points il semble que le Sénat a été entendu par le chef de de l'État voici ce qu'il a dit hier indivisible en effet ne signifie pas uniforme l'idéal républicain est assez fort pour accueillir les adaptations les spécificités les particularités l'unité de la France après tant de siècles de centralisation dont chacun aujourd'hui perçoit la limite et les impasses supportera cette répartition nouvelle des pouvoirs mieux je le crois profondément notre unité sera plus forte et à ce titre tout particulièrement l'ensemble de nos autres maire doivent pouvoir être mieux reconnus dans notre Constitution et si le consensus se dégage en ce sens donnez lieu aussi à des évolution du texte constitutionnel c'est pas tout Orian le chef de l'État a aussi déclaré c'était très attendu depuis sa visite à numea en juillet dernier que l'avenir de la Nouvelle-Calédonie nécessitera à coup sû une révision constitutionnelle avec un nouveau statut une promesse pour le début d'année prochaine il a aussi évoqué la Corse en confirmant l'ouverture d'une voie vers une forme d'autonomie dans la République avec une nuance tout de même cela ne se fera que si un consensus se dégage parmi les forces politiques du pays et on sait que le groupe LR au Sénat y est particulièrement réticent d'ailleurs le chef des LR au Sénat Bruno rotaillot a fait savoir qu'il était contre ouais on va commencer par là dire un mot de l'accord charlan Bezina est-ce que c'est une promesse tenable ou est-ce qu'Emmanuel Macron s'est engagé dans une voie périlleuse Emmanuel Macron s'est engagé dans une voie il a ouvert un peu la boîte de Pandor on l'a dit beaucoup de régions peuvent avoir le sentiment d'avoir des besoins d'autonomie néanmoins il a été prudent parce que l'autonomie ça n'est pas nécessairement l'indépendance et encore une fois l'autonomie qu'est-ce que c'est euh quel sera le champ de cette autonomie qu'est-ce qu'on va laisser de plus à la Corse qu'à un autre territoire ce sont des questions qui sont resté largement ouverte par le chef de l'État qui d'ailleurs en se rangeant derrière le consensus montre bien que on le sait la voie des révisions constitutionnelles étant très étroite euh prend quand même avec beaucoup de prudence la voix de cette évolution néanmoins c'est vrai que dès lors qu'on parle de l'autonomie d'un territoire alors avec la Corse il y a en effet une histoire il y a des choses qui ont permis à la Corse de se revendiquer aussi en terme de démocratie locale de sans cesse plus d'autonomie mais elle a déjà un statut particulier la Corse donc qu'est-ce qu'il faut inscrire de nouveau dans la Constitution pour faire évoluer le statut de ce territoire c'est ça la vraie question qu'il faut se poser est-ce que c'est de l'autonomie plus fiscale est-ce que c'est une autonomie de législation comme on le connaît pour l'outreem mais est-ce que ça se justifie vraiment par les particularités territoriales il y a beaucoup de questions qui sont en en chantier et sur lesquelles d'ailleurs le territoire lui-même a pas forcément toujours eu une position claire donc c'est c'est je pense que ça passera par beaucoup de consultations avant qu'on sache exactement ce que c'est que cette autonomie est- ce qu'elle promet aussi peut-être à d'autres régions savoir ce qu'on met derrière ce mot autonomie le chemin est encore long Jean-Philippe deosier oui probablement c'est souhaitable pour vous que l'autonomie de l'accord soit écoutez j'ai j'ai j'ai piloté depuis le mois de janvier dernier un groupe de réflexion sur l'évolution de la Constitution et des institutions qui s'appelle le greky nous avons remis les les conclusions présenté nos conclusions et nos propositions hier ici au Palais du Luxembourg eu nous avons fait 130 propositions articulé autour de 17 thèmes qui couvrent tous les champs constitutionnel le seul qu'on a laissé de côté c'est la Nouvelle-Calédonie parce que nous avons jugé que c'est un sujet politique avant d'être un sujet constitutionnel et nous ne faisons pas de de politique c'était un un groupe exclusivement composé d'universitaire mais nous avons couvert le champ des collectivités territoriales en revanche il y a des propositions que nous n'avons pas faites et parmi cellees-ci il y a la Corse nous n'avons pas proposé de constitutionaliser la Corse je peux pas vous dire que nous sommes tous contre mais je peux vous dire que personne n'a jugé bon de le mettre sur sur la table sans doute parce que la Constitution actuelle permet déjà des statuts particuliers ce dont bénéficie la Corse nous avons proposé également la différenciation entre collectivités territoriale de de même niveau nous avons proposé des évolutions du droit droit constiuel de l'outreem mais concernant la Corse je pense que on peut faire un certain nombre d'évolutions encore y compris vers l'autonomie dans le cadre de la Constitution actuelle et vous jugez que là il y a pas une question politique bien sûr que si également également mais c'est précisément parce que la Corse elle aussi en tant que telle est une question politique que nous n'avons pas visé et que nous sommes restés dans le cadre constitutionnel général pour faire des propositions plus plus général mais la question de constitutionnaliser la Corse aurait pu être présentée elle ne l' pas été encore une fois ça veut pas dire que nous sommes nous y sommes tous opposés mais le le le est-ce que il s'agit derrière l'autonomie de conférer un pouvoir législatif à la Corse cela en effet avec notre Constitution n'est pas possible mais c'est ouvrir un petit peu la boîte de Pandore et on l'a vu la Corse ça a été proposé ou insinué à l'égard de la Corse tout de suite la région Bretagne dit et moi puis nouvelle aquitenne va dire et moi et puis et cetera et puis la la la la la la con l'Alsace voilà donc on va en avoir partout et et ça va aboutir à des inégalités moi je je suis pas atile à ce qu'il y ait des sur le plan constitutionnel des adaptations en fonction des territoires mais à condition que l'on reste dans l'égalité républicaine rappelons bien que dans les états fédéraux où il y a précisément cette cette autonomie législative il y a une égalité entre les États fédérés pour veiller à ce que il y en a pas qui soit plus privilégié que d'autes aut qu'il y ait des déséquilibres fiscaux notamment entre les territoires qui remettent en cause cette égalité républicaine audelà de la Corse il a parlé de la décentralisation Emmanuel Macron d'une architecture territoriale à repenser ça devient inéluctable d'aller plus loin sur la voie de la décentralisation là encore est-ce que c'est vraiment la Constitution le bon vecteur ça n'est pas garanti d'autant que l'essentiel des des éléments de frustration on va dire de nos territoires sont financiers notamment parce que on a a déjà dans la Constitution un principe constitutionnel qu'on prive de sa nature qui est celui de l'autonomie financière et si vous ne donnez pas de financeces à des collectivités auxqueles vous donnez des pouvoirs constitutionnels en réalité vous ne leur donnez pas de pouvoir donc c'est ce que disent les élus qui a une remise en cause de ce principe constitution exactement donc je crois que aller plus loin sur ce terrain c'est aussi aller plus loin au niveau des moyens ce qui n'est pas forcément à mon avis nécessaire dans dans dans le cadre de la Constitution néanmoins aller plus loin dans la décentralisation en permettant de de régler les problèmes là où les problèmes émergent on l'a vu avec le coronavirus les les communes sont en première ligne je crois que c'est vraiment important de leur donner un gage de confiance et si ça doit passer par une inscription constitutionnelle pourquoi pas mais encore une fois là encore je crois qu'on a toujours utiliser la Constitution dans ce discours d'hier comme une espèce de réponse à des questions sociétales à des questions à des revendication locale territoriale et cetera mais la Constitution n'est pas forcément toujours le vecteur pour répondre euh à ces crises-l elles existent des réponses doivent lui être apportées mais ça n'est pas cette inscription dans le marbre constitutionnel qui règlera le problème bien au contraire elle peut accentuer encore les frustrations surtout au niveau local où voilà rappelons-le c'est avant tout de confiance et de moyens que nos collectivité ont besoin jeanf oui décentralisation ne doit pas arimer avec disparition de l'État il faut pas que la décentralisation soit un désengagement de l'État dans les territoires et et le nud gordien est financier et quand on décentralise on confèt transfèt une compétence aux collectivités territoriales il y a la compensation financière qui est prévue mais elle est prévue à l'instanté au moment mais financier mais est-ce qu'il y a pas aussi un problème de clarté des compétences de qui fait quoi a ça aussi mais le premier sujet est financier on on transfère les routes au département elles sont en bon état au moment où on transfère donc le financement des routes coûte un certain prix sauf que avec les années ce prix augmente pas seulement avec l'augmentation du prix près de la vie parce que il y a la véucité il y a l'entretien qu'il faut faire de plus en plus et et et cela n'est plus compensé par l'État et précisément parmi les propositions qui ont pu être faites au sein du greky de mon groupe et bien il y a celle qui doit tenir compte et ça doit être inscrit dans la Constitution tenir compte de l'évolution du coût de ces transferts pour que au fil des années l'état compense davantage si c'est nécessaire parce que précisément il y a ces augmentations un dernier mot parce qu'Emmanuel Macron a dit beaucoup a de chos on en a un peu parlé un référendum décentralisation IVG est-ce qu'il est en capacité politique de faire une réforme constitutionnelle d'ampleur pas sans ouvrir beaucoup sa majorité pas sans avoir des sujets très consensuels et ça n'est pas du tout le cas des propositions qu'il a fait hier donc c'est c'est c'est vrai que c'est beaucoup de mots pour à mon avis un engagement politique qui va être très risqué la la à mon avis le le le vrai problème des réformes constitutionnelles ça a souvent avant était le Sénat encore le mot problème est à prendre entre guillemets c'està direire que c'est vraiment un blocage une capacité de blocage qu'à le Sénat et dont il ususe à à l'envie on va dire et le Sénat est certes un allié de taille sur les questions de décentralisation sur les questions territorial parce qu'il les connaît de très près mais voilà je pense que le Sénat se méfie aussi des questions un peu artificielles et que donc il faudra le convaincre sur le fond avec le référendum sur l'immigration ça n'est pas sûr que ce soit la bonne manière de de lui parler donc là où on mettra d'accord le Sénat on mettra pas forcément d'accord l'Assemblée nationale et on le rappelle à part en passant directement par l'article 11 ce qui n'est même pas une loi de réforme constitutionnelle d'après ce que prévoit la Constitution on est obligé de mettre les deux assemblées dans les mêmes termes et le président a plusieurs fois rappelé si un consensus se dégage si une majorité est trouvée donc à l'heure actuelle la capacité politique c'est c'est quoi c'est c'est c'est positif parce que tout le monde va trouver quelque chose qui lui convient ou au contraire tout le monde va trouver une bonne raison de dire non je pense que c'est positif pour les LR à l'Assemblée nationale au moins sur cette question du référendum ça peut le référendum et quelque chose qui peut apparaître assez consensuel même si la représentation nationale peut y voir encore une fois cette concurrence et légitimité mais on ne l'espère pas euh ça sera plus tendantieux sur l'autonomie et encore une fois tout va être question de périmètre je pense que si on a une réforme constitutionnelle on aura beaucoup de débats beaucoup d'heures de débat très intéressantes parce que il faudra mettre tout le monde d'accord et ça ça n'est pas gagné et ça a pas marché dans le quinquena précédent Jean-Philippe deosier ça a échoué en 2019 estce que là ça a plus de chance de marcher je je suis assez sceptique vous savez j'ai j'ai j'ai j'ai bien écouté le discours du président de la République tant mieux que j'étais en face de lui au Conseil constitutionnel et dans l'arrière ban mais moi je l'ai trouvé extrêmement creux le discours était intéressant c'était un bel hommage à cette jeune dame qui est la constitution de la 5e République mais creux sur le plan des ambitions constitutionnel qu'a-t-il annoncé d'innouvant d'ambitieux la seule PE peut-être légère innovation nouveauté c'est que il a dit qu'il voulait aller plus loin sur l'IVG que il voudrait que le Congrès aboutisse ce qui veut dire qu'il est prêt à reprendre un projet de loi constitutionnel à à son compte je crois que c'est la première fois qu'il le dit aussi clairement mais mais sinon par jusqu'à présent cas on attend vous savez qu'en matière d'IVG il y a un délai donc bon il faut faire peut-être activer un petit peu les choses mais en tout cas sur le reste c'était des sujets qui ont été ressassés est-ce que ça peut aboutir peut-être que s'il y avait peu d'ambition c'est parce qu'il a conscience que les conditions politiques ne sont pas réunies pour que cela aboutisse toute révision constitutionnelle qui arrive à son terme et qui réussit est apportée à la gloire du chef de l'État parce que c'est lui qui l'a initié c'est lui qui l'pportter et vous avez parlé de 2019 de 2018 effectivement là il y a eu un échec moi je me souviens surtout de 2016 sous le Quinquela encore avec François Hollande Jean-Jacques urvoiss ministre de la Justice dit au Sénat on reprend votre texte et le Sénat dit non euh maintenant c'est trop tard même si vous reprenez votre texte et qu'on va au Congrès on ne le votera pas à suivre à suivre c'est on va continue en parler puisque c'est à la une de la presse régionale ce [Musique] matin et Audrey ce discours d'Emmanuel Macron devant le conseil concite ça fait la une de nos quotidiens régionaux oui est-ce que retiennent les Dernières Nouvelles d'Alsace c'est qu'Emmanuel Macron a adressé des pistes pour réviser la Constitution sans la révolutionner on l'a dit il veut étendre les sujets ouverts au référendum favoriser celui d'initiative partager tout changer pour ne rien changer juge même assez sévèrement le dauphinet libéré Corse Matin va plus loin en évoquant ces autres régions on en a parlé qui aimerait bien emboîter le pas de l'île de beauté je vous l'avais dit la Bretagne l'Alsace la nouvelle Aquitaine l'occcitanie en nouvelle Aquitaine le président socialiste Alain Rousset demande au moins plus de pouvoir normatif pour éviter le millefeuille tout le monde veut faire tout le monde veut tout faire pardon explique-t-il quand on ambitionne de faire une maison de santé pluridisciplinaire par exemple il faut être au moins se derrière le ruban donc il ironise le président qui rajoute nous sommes autorisés à nous occuper de la partie bâtiment mais pas juger assez intelligent pour le reste puisque par exemple pour l'enseignement ça nous échappe le modèle de décentralisation français pardon et pour moi de plus en plus humiliant ce matin il est aussi question de pauvreté et de pouvoir d'achat oui les Haut- de France qui grimpe sur la deuxè marche d'un triste podium nous annonce le Courrier Picard 2e région la plus pauvre de France M méropolitaine après la Corse plus d'un million d'habitants sont concernés en Bretagne c'est la demande de logements sociaux qui explose 30000 demandes supplémentaires qui ont été adressées aux organismes entre 2019 et 2023 96000 en tout et parmi les populations il y en a qui n'arrivent plus à se loger dans le privé Orian et qui se tourne vers le social et puis l'actualité n'est pas très réjouissante non plus en matière de pouvoir d'achat l'inflation alimentaire reste forte et le PDG de Système U nous prévient dans la Dépêche du Midi nous ne retrouverons pas les prix d'avant la guerre en Ukraine alors pour terminer sur une une note un peu plus positive et pas vous déprimer de grand matin je vous propose la montagne qui s'intéresse au girl power à ces femmes qui sont chefs d'entreprise avec en page intérieure un dessin de presse solide ce plafond de verre mais il ne pouvait pas nous résister plus longtemps et des portraits de femmes à retrouver dans le quotidien des femmes à la tête d'entreprise depuis plusieurs années Ophélie Fanton qui gère des agences d'assurance ellisabeth valado qui cogère une conserverie voilà c'est la note positif l'exemple inspirant et c'est à retrouver dans la montagne orienne c'est bien on termine sur du positif merci Audrey merci beaucoup merci Anne Charl beina d'avoir ét avec nous on é ravi de recevoir dans ce club merci Jean-Philippe de rosier d'être venu également merci à tous de nous avoir suivi à 18h vous avez rendez-v avec Thomas HUG pour sens public et nous on se retrouve demain notre invité ce sera niè Buzin qui publie son journal pendant la crise du covid merci à tous très bonne journée