Les Partis Pris : "S. Lecornu, ‘Oui, il fallait lâcher’", "Carburants, la crise est-elle finie ?"...
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:31Fait
« Il faut entendre et comprendre. Écoutez, la colère des jeunes ne vient pas de nulle part. Nul ne peut être indifférent aux angoisses qu'ils expriment. »
- 4:15Fait
« Il a détaillé qu'il a lancé une feuille de route sur plusieurs revendications, notamment les conditions d'enseignement, les locaux, les rythmes scolaires et parcours sup. »
- 5:33Promesse
« Il a annoncé que cette ouverture du dialogue, elle allait commencer et qu'elle allait durer même la semaine prochaine dans les lycées. »
- 6:58Fait
« Le ministre de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur successivement nous donne aucune mesure concrète. »
- 9:05Promesse
« Le prix de l'essence va baisser, le prix du diesel va baisser. »
- 10:25Chiffre
« La baisse devrait porter sur le lit de diesel et devrait être comprise entre 12 et 18 centimes d'euros par litre. »
- 10:25Chiffre
« 10 millions de barils de diesel sur le marché. »
- 14:37Fait
« La France emprunte désormais plus cher que la Grèce, l'Italie, l'Espagne et le Portugal. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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On va accueillir à monsieur Almanie dans dans un instant. Routel Crief, vous resterez avec nous. Pascal PRI également. Merci à vous monsieur le député de la porte. Et on accueille David Tujadas qui va avant vos parties prix Amnous Rout et et Pascal et bien animer une grande confrontation dont on a eu un un avant-goût de Frances de Frances qui s'opposent deux Frances qui s'opposent sur cette question lycéenne qui remue le pays. à ceux hein qui épousent [musique] les revendications lycéennes qui s'émeuvent de la réponse policière et puis il y a ceux qui expriment leur ralbol ralbol de voir ces ces ces lycées flambés à Touva ici et là et à Nant en particulier. David que peut-on attendre de cette grande confrontation ce soir ? Oui, bonsoir à tous. C'est vrai, il y a
une France qui dit non. Clairement, il y a une France [musique] qui dit non, qui condamne pour qui la violence n'est pas acceptable en démocratie. Puis il y en a une qui pas forcément qui approuve mais en tout cas qui peut comprendre et qui peut relativiser cette violence. Et c'est vrai que elle ne se parle pas ces deux France et même elles ont tendance de plus en plus à s'éloigner, à s'opposer, se détester. Et bien ce soir, elles seront face-àface. Elles seront là à l'image des deux figures de cette jeunesse qui émerge depuis ces derniers jours. Vous avez à droite ici qui est devenu alors en 3 jours qui a émergé comme une des têtes d'affiche de ce mouvement lycéen. Puis ils avaient Louise à gauche qui elle alors en quelques heures est devenue la
porte-parole de cette France qui dit non justement. Donc ils seront face-à face. Il y aura beaucoup d'autres personnes évidemment avec eux. Il y aura des enseignants, il y aura des policiers, euh des magistrats, des mamans parce que la question de l'autorité parentale sera posé et puis plus globalement la question de l'autorité tout court. Il y aura aussi des intellectuels qui s'opposeront. Voilà ces deux Frances qui on l'espère se parleront et qui sait pourront peut-être se convaincre. C'est le principe de la grande confrontation. Et bien oui, merci beaucoup David Pujadas. He c'est dans moins d'une heure he sur LCI la grande confrontation et peut-être derrière vous dis très justement un terrain d'entente qui pourrait émerger et au fond quelque chose que de l'ordre du du compromis se
réconcilié. Qui sait ? Mais avant avant ça et bien et c'est ce qui sera dit sur votre plateau. Disons-nous les choses. Disons-nous les choses elles seront dites ce soir. C'est c'est dans moins d'une heure sur LCI la grande confrontation émission exceptionnelle présentée et animée par David Pujadas. Il est l'heure à présent des parties prix. les parties prix et ce celui de Routel Crif en particulier ce soir. Vous nous le dites Route, il fallait absolument que le premier ministre s'exprime. Oui. Alors, il fallait qu'il s'exprime et qu'il l'a fait. En revanche, lâcher, c'est pas vraiment le mot parce qu'en fait ce qui s'est passé, c'est qu'on a eu une sorte d'inflexion dans le discours de Sébastien le Cornu qui dans
mais moi je suis sûr qu'un certain nombre de lycéens ce soir sont absolument pas satisfaits de ce qu'ils ont entendu puisqu'il y a aucune annonce concrète. Il les a annoncé pour la fin octobre et pour le débat budgétaire du 12 novembre. Mais bon, il faut rappeler quand même que d'abord pour reculer ou lâcher, il aurait fallu qu'il y ait quelque chose de très concret. Or, c'est tout à fait c'est pas du tout comme le projet de vaquet comme le le CPE, le contrat premier emploi contre laquelle les se pas quelque chose à retirer et donc disons qu'il y a des revendications multiples qui sont de court, moyen et long terme. Et donc c'est beaucoup plus compliqué de de répondre ou en tout cas de reculer ou d'avoir l'air de donner satisfaction. Ce qui moi m'a m'a frappé
quand même, c'est que il y a une inflexion dans le ton après avoir été très vigoureux le premier min contre par exemple à la fille et les casseurs. On va écouter tout de suite Sébastien Lecornu. Il a dit il faut entendre et comprendre. Écoutez, la colère des jeunes ne vient pas de nulle part. Nul ne peut être indifférent aux angoisses qu'ils expriment. Malgré ces angoisses, nous leur demandons pourtant de choisir leur orientation et de regarder l'avenir avec confiance. Et la responsabilité du gouvernement et de l'ensemble des formations politiques doit être de rétablir cette confiance. Et cela commence évidemment et déjà par les écouter. Voilà. Donc il y a une manière de dire
je parle pas seulement des violences, je parle pas seulement des casseurs, je parle des revendications lycéennes et c'est important que ce soit le premier ministre qui le dise ce soir. Alors il a détaillé qu'il a lancé une feuille de route sur plusieurs revendications, notamment les conditions d'enseignement, les locaux, les rythmes scolaires et parcours sup. Je vous rappelle en quelques mots que les lycéens euh les syndicats lycéens ont proposé 10 mesures, ont demandé 10 mesures d'urgence dont un plan d'investissement pour la rénovation des établissements, un recrutement massif de personnel pour arriver à un ratio euh de personnel de santé, d'orientation, une refonte des rythmes scolaires et universitaires avec la garantie d' 1h30 de pause à l'heure
du déjeuner et la fin de toute sélection à l'entrée de l'université ou en master grâce à la à la création de 150000 places supplémentaires. dans l'enseignement supérieur. Et le coût total de ces 10 mesures d'urgence chiffré par les syndical eux-mêmes, c'est 10 milliards d'euros. Alors, ce soir, le premier ministre a répondu sur le problème budgétaire. Il a rappelé que le budget de l'éducation nationale c'est 64 milliards et qu'il y aurait 1 milliard d'eux de plus qui serait alloué pas seulement aux revendications lycéen mais un ensemble de mesures. Voilà ça donc on aura il y aura pas les 10 milliards et il y aura pas les 1 milliard 2 seulement sur les revendications. En revanche, ce qui ressort quand même, c'est que après la mobilisation aussi d'hier, 250000
personnes dans les dans les rues, il y a une volonté d'écouter, y compris ceux qui ne sont pas dans la rue ou ceux qui sont pas des casseurs bien sûr. Et donc il y a cette demi-journée de dialogue qui a été qui est organisé dans les lycées et le premier ministre malgré la réaction assez colérique de des syndicats de proviseur qui ont jugé la mesure improvisée, il a annoncé que cette ouverture du dialogue, elle allait commencer et qu'elle allait durer même la semaine prochaine dans les lycées et que surtout la plateforme qui avait été créée sur laquelle il y a eu beaucoup de laisie, c'est vrai, beaucoup de deanement oui. il a dit qu'elle avait déjà reçu 40000 contributions et que c'est à partir de ces 40000 contributions, mais il y en aura sans doute d'autres, qu'il allait pour faire
les première proposition et et et que il y aurait donc une discussion euh budgétaire. Alors, juste pour vous donner une petite idée, cet après-midi, le ministre euh de l'éducation recevait les lycéens. Je vous propose d'écouter ce que avait dit avant déjà le Premier ministre, un des représentants syndicaux. Il y en a marre que le ministre de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur successivement nous donne aucune mesure concrète. Il y en a marre. Les lycéens, les lycéennes, les étudiants, les étudiantes attendent des réponses concrètes. Alors oui, bien évidemment là, je tiens à m'adresser aux étudiants, aux étudiantes, aux lycéens et lycéennes de rester mobilisé dès demain parce que oui, le rapport de force est de notre côté. Ne lâchez rien,
ils vont finir par céder. Bon voilà, voyez le ton c'était avant l'intervention de Sébastien Lecornu. Je pense pas que le ton aura changé de façon claire après cette intervention. En revanche, il y a aussi eu une inflexion sur le maintien de l'ordre puisque ce matin le ministre de l'intérieur a annoncé qu'il demandait de ne plus utiliser les grenades de désencerclement à l'origine notamment d'un très grave accident à Lance. Le Premier ministre a aussi une phrase importante en disant "Les forces de l'ordre n'ont pas pour mission d'affronter les lycéens. Ils ont pour mission de protéger les personnes, de protéger les bâtiments et de euh et il leur a apporté son soutien. Alors moi ce qui me frappe c'est queil y a eu cette réunion hier à l'Élysée avec les le premier ministre et les principaux
ministres et apparemment le président Macron a insister quand même sur les fait que les méthodes utilisées jusqu'à présent étaient peut-être pas euh les meilleures. Il aurait fait remarquer justement qu'il fallait écouter les revendications des lycéens et sortir par le dialogue notamment sur des sujets comme l'absent des professeurs et les rythmes scolaires et le mise à l'intérieur d'une certaine façon l'a reconnu aujourd'hui. Il a aussi rappelé, c'est normal, c'est son devoir et c'est aussi Morux comme ministre de l'intérieur la nécessité de veiller être aussi évidemment dans l'empathie hein vis-à-vis de de de jeunes qui qui manifestent et surtout euh évidemment d'être dans la proportionnalité dans les interventions. Bon voilà, donc euh bon, ça m'a rappelé
euh comment euh en l'occurrence un autre président était intervenu dans plusieurs manifestations et c'était en 86 et en 90 c'était le président Méran. lui aussi il avait pris parti en quelque sorte pour évid ce qui pour les pour les étudiants. Alors, il y a une journée de grève demain euh à l'appel des syndicats d'enseignants et on l'entendu des des étudiants. Il faut espérer qu'elle se passe le mieux possible parce que si le désordre s'installe maintenant, les partis et les syndicats ne pourront plus faire endosser la responsabilité au pouvoir puisqueaujourd'hui il y a une feuille de route qui est donnée par le premier ministre et normalement il faut aussi qu'elle soit accompagnée par une ouverture de dialogue. Moi, j'aurais j'aurais cru qu'il aurait il aurait pas
été plus mal que le Premier ministre reçoive tous les syndicats à Matignon, lycéen et discute avec eux et donne y compris ce qu'il a dit aujourd'hui d'une certaine façon mais peut-être en face à face. Allez, peut-être que monsieur le Cor nous écoute et que vous allez lui donner une bonne idée. Pascal Perry, c'est à vous parce que le Premier ministre a également fait des annonces, grosses annonces. Le prix de l'essence pourrait baisser pour les Français. La crise est-elle terminée ? Alors oui, le prix de l'essence va baisser, le prix du diesel va baisser. Non, la crise n'est pas tout à fait terminée. Pourquoi ? Commençons par les éléments de marché. D'abord, le baril est toujours relativement haut. Il est à 101 dollars. Je précise néanmoins, je vous le disais tout à l'heure, que la
ressource est accessible. Les pétroliers n'ont pas de difficulté à trouver de la matière première. Ensuite, il faut la raffiner. Et c'est bien d'ailleurs le problème aujourd'hui, c'est qu'il y a un goulot d'étranglement au niveau du raffinage. C'est qu'il manque des raffineries. Pourquoi ? Et bien parce que on ne peut plus compter sur la Russie. Nous n'avons plus non plus l'intégralité des capacités de raffinage des pays du golf dont l'Arabie Saoudite. Les exportations chinoises de produits raffinés parce qu'il y a des raffineries également en Chine ont été limitées. Donc vous avez un phénomène de marché là, un goulot d'étranglement et c'est plus le raffinage que le prix du baril lui-même qui détermine le prix finalé par le consommateur. C'est la raison
pour laquelle le Premier ministre, et je crois qu'il faut revenir sur les éléments annoncés aujourd'hui par Sébastien Lecornu, a pris un certain nombre de disposition, annoncer des dispositions dont par exemple la libération de 10 millions de barils de diesel. Donc c'est bien un produit raffiné hein dont on parle. 10 millions de barils de diesel sur le marché avec un process de veille de l'administration. vous explique pourquoi. Parce que euh la baisse devrait porter sur le lit de diesel et devrait être comprise entre 12 et 18 centimes d'euros par litre. Ça peut faire jusqu'à pratiquement 11 € si on est au plafond sur un plein de 60 L. Pourquoi est-ce que il faut mobiliser l'administration et notamment la
direction de la concurrence de la répression des fraudes ? Bah parce qu'il faut s'assurer évidemment que l'avantage prix sera rendu à la pompe, au consommateur et qu'il y a pas entre-temps des passagers clandestins qui vont se saisir du du profit. Alors, pourquoi est-ce qu'il fallait prendre ces initiatives ? Vous allez voir que si on tire le fil, la question du prix de l'essence, elle est absolument déterminante parce que la crise des carburants, elle entretient un stress politique et un stress budgétaire de l'économie française. Elle est en train de se répandre, elle se diffuse. Euh, il faut voter un budget, il faudra voter un budget. Donc elle a des conséquences budgétaires et elle joue notamment, c'est un des éléments qui joue sur, c'est pas le seul, prix d'énergie,
risque inflationniste, incertitude politique, impasse budgétaire. Ça joue sur quoi ? Ça joue sur les taux les taux d'emprunt des obligations françaises. Et donc ça complique la tâche du gouvernement, un gouvernement minoritaire à l'Assemblée nationale qui va devoir faire pratiquement l'impossible. Je donne cette indication. Le taux français à 10 ans qui est une espèce de juge de paix est aujourd'hui à 4,85 %. Il était à 4,75 hier et nous avons 1,35 points de pourcentage de différence avec l'Allemagne, ce qui commence à être relativement sérieux. Il y a sur le marché secondaire des rumeurs qui circulent qui sont là aussi inquiétantes. Ces rumeurs disent en particulier que ceux qui détiennent la dette française chercheraiit à s'en
débarrasser. Deuxème élément, une rumeur et une information. La couverture des banques françaises augmente. C'est la conséquence logique d'ailleurs de la dégradation de la dette française. Attendons demain Guillaume. Je vous donne rendez-vous demain. Pourquoi ? Parce que vous savez qu'on lève de la dette deux fois par mois. C'est le 1er jeudi de mémoire le 3e jeudi mois l'agence France Trésor va s'adresser au marché. Si l'offre française rencontre une demande abondante, le dernier appelé sergi trois fois, il y avait trois fois d'offre pour la demande, et bien le risque de crise financière aura été momentanément écarté, mais je dis bien momentanément. Merci à vous Pascal Perry, ça tombe bien Mousalmani, c'est à votre tour, votre parti prix parce que
pendant ce temps-là et bien le monde nous observe. Oui, le monde nous observe. Alors, je peux pas m'empêcher de revenir sur une leçon de démocratie et qui est absolument ahurissante que nous avons reçu de teran. Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Ismaël Bagay, a condamné la répression des lycéens français par force de l'ordre et exigé, c'est pas une blague, le respect de leurs droits fondamentaux surtout, rajoute-t-il très sérieusement, de la part d'un pays qui se dit si attaché au droits de l'homme et ça me rend malade. On parle bien de la monarchie qui depuis 2022 tue des centaines de milliers de manifestants jeunes et moins jeunes et en pend par dizaines quotidiennement et qui vient s'inquiéter pour nos enfants. nous pourrions en rire, on on devra il
faut le faire, mais il faut aussi se demander comment nous pouvons offrir à la République islamique d'Iran de quoi venir nous faire cette leçon déplacée. Donc je ne vais pas revenir sur les lycées parce que le monde ne regarde pas seulement nos lycées qui flambent, elle regarde aussi nos d'intérêts. Elle semble davantage l'inquiété. À New York, le Wall Street Journal fait de la France, je cite l'épicentre de la débaque obligataire mondiale. Chez Axios média américain en ligne, on rappelle que l'écart entre français et allemands a atteint vendredi son plus haut niveau depuis la crise de la dette et que la banque Macari a intitulé sa note sur la France accrochez-vous are the French toast. Les Français sont-ils cuits ? L'économiste Robin Brooks semble avoir tranché, je cite, la France et le
symptôme la BCE et la maladie. Autrement dit, nous sommes l'enfant gâté d'une banque centrale qui finit toujours par payer. À Londres, dit économiste titre sur des marchés qui, je cite, fesse la France pour son irresponsabilité budgétaire. Et chez Bloomberg, on rappelle qu'il y a de bonnes raisons de voir la France comme le maillon faible de l'Europe. Ce n'est pas fini. Le plus criel vient du sud à Athène. La presse grecque constate avec une certaine gourmandise que la France emprunte désormais plus cher que la Grèce, l'Italie, l'Espagne et le Portugal. Avec une dette à 119 % du PIB du jamais vu depuis 80 ans. Dans un grand quotidien économique grec, l'ancien chef économiste de la Deutsch Bank, Thomas Meer, explique que le Baby Boomers
espère financer 50 50 ans d'inactivité avec 35 ans de travail et prédit que l'Europe va devenir, je cite, une maison de retraite pour retraiter pauvre. Et ça continue comme ça. Dans les pays émergents, on est plus inquiet, on s'inquiète de l'économie stagnante, de la dette, de la colère, de la rue. Évidemment, de la presse sub-saharienne, la presse africaine sub-saharienne, on rigole. On dit "Bon, on nous a donné des leçons et maintenant vous en êtes là." Euh quelque part, il y a un espèce de retour en disant "Et nous voulaz Macron voulait effacer notre dette et puis il a rien fait et puis maintenant vous allez faire quoi ?" Et ça continue comme ça. Et donc, est-ce que la France est encore fréquentable ? Oui, malgré les rires et les colibés, personne n'imagine notre
faille demain, ni les agences de cotation, ni les marchés. Et la BCU va évidemment venir à la rescousse. Mais le monde fréquente désormais la France comme il fréquenterait un aristocrate runé. L'invitation au château est toujours acceptée avec plaisir. Les moulures sont toujours admirées mais par contre les fissures du plafond se voient de plus en plus et rappelle à nos invités qu'il faut éviter de prêter l'argent à un Aristo ruiné. Et c'est peut-être le plus déprimant dans cette image que nous revoyons au monde, c'est d'être le pays qui dépense le plus en Europe et pardon mais d'être incapable de chauffer correctement nos écoles de la République. Et rappelez-vous, il y a pas si longtemps, la presse adoré international nous titier sur notre absence d'amabilité. Et ben aujourd'hui,
la seule chose qui l'intéresse, c'est de savoir si on est solvable ou pas. Merci à vous, Anus Chelmanie. Merci également à vous Rutel Crief.