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Conférence de presseFrédérick Moulin· 3 octobre 2026 47 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSécuritéTravail & emploiSolidarités & famille

Blocage des lycées: itw Renouveau lycéen & Les Lycéens! après leur rencontre avec Edouard Geffray

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 69 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:39OuverteRéponse partielle

    Dialogue retrouvé mais est-ce que vous avez eu les réponses concrètes que vous recherchiez ?

  • 1:58RelanceÉludée

    Cette plateforme de concertation vous satisfait-elle ?

  • 3:19RelanceRéponse partielle

    Est-ce que cette plateforme peut apaiser la colère des lycéens ?

  • 3:55OuverteRéponse directe

    Quelle est la première mesure prioritaire selon vous ?

  • 5:55OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui pourrait arrêter cette mobilisation ?

  • 7:19FerméeRéponse partielle

    Allez-vous participer à la manifestation de mardi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:37Promesse
    « aujourd'hui on a réussi à obtenir au moins cet engagement là de monsieur le ministre qui est très important »
  • 3:55Fait
    « nous tenons à dire que les lycéens n'ont pas à subir ces violences-là, que il y a une doctrine au moment du maintien de l'ordre qui est problématique et qui est systémique dans la police. »
  • 5:55Promesse
    « Monsieur le ministre s'est engagé à nous recevoir en fin de semaine prochaine. »
  • 6:35Chiffre
    « On parle de 10% des heures qui ne sont pas remplacées. C'est 19% des heures qui ne sont pas remplacées dans les 10% des lycées qui sont le plus concernés par le non remplacement. »
  • 11:08Nathanaël CombarieuFait
    « le ministre a pris plusieurs engagements à nos côtés »
  • 11:41Nathanaël CombarieuFait
    « il nous semblait évident qu'il fallait avoir un engagement clair au niveau du bâti scolaire »
  • 23:57Fait
    « Des moyens humains et financiers matériels. Je pense aux bâtis scolaires et autrement des moyens humains. »
  • 24:40Promesse
    « Monsieur le ministre compte nous recevoir de nouveau d'ici la fin de semaine prochaine »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Nous allons au ministère de l'éducation nationale, écouter les porte-paroles lycéens qui sortent du bureau du ministre. de des pouvoirs publics. Euh lors de notre discussion, on a pu échanger sur évidemment la situation actuelle. Euh je pense tous les trois qu'on peut aisément affirmer euh et arrêtez-moi aussi évidemment si je me trompe que il y a désormais en plus du mouvement lycéen actuel euh des violences des violences urbaines. Et nous euh je pense aussi qu'on se dé- cela qu'on se désolidarise pardon complètement de ces violences urbaines qui Mais c'est des violences urbaines précisons c'est des violences urbaines qui sont pas commises par des lycéens et en tout cas pas des lycéens qui euh euh désirent s'engager et qui désirent défendre un modèle de lycée que eux

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elles et eux souhaiteraient. Euh c'est des violences qui sont commises par des personnes tierces euh que euh les lycéennes et les lycéens autour des blocus ne connaissent pas et dont le mouvement lycéen euh et la mobilisation lycéenne se désolidarise pleinement. Voilà. Nous on pense que ce sont avant tout euh des gens qui ne sont pas là pour porter nos revendications. Euh donc euh on se désolidarise complètement de tous les actes de violence que nous condamnons euh à titre personnel pour nos deux organisations complètement. Dialogue retrouvé mais est-ce que vous avez eu les réponses concrètement que vous recherchiez indépendamment du dialogue renoué avec le ? Si je peux me permettre de répondre notamment au titre de mon organisation les lycéens, je dirais que nous avons eu

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un certain nombre de réponses euh qu'on a apporté un certain nombre de revendications sur la santé mentale pardon. Sur la santé mentale euh sur les temps scolaires, sur le bâti scolaire euh que le ministre nous a répondu qu'il allait faire un travail de fond, qu'il allait mener une consultation nationale. Euh mais on n'a pas eu d'engagement concret. Et euh c'est vrai que nous euh à à ce titre-là sur le fait qu'on n'a pas eu d'engagement concret euh de la part du ministre, euh on est un petit peu déçu euh et on en attendait peut-être un petit peu plus euh de sa part. Mais je pense que euh on doit mener maintenant un travail de fond euh auprès du ministère euh et en même temps euh poursuivre euh la mobilisation dans les lycées euh afin de continuer à avoir

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un rapport de force c'est comme ça que marche un un conflit social afin d'obtenir des des revendications des mesures. Donc la mobilisation va être Aujourd'hui aujourd'hui nous ce que nous pouvons en tout cas aisément affirmer et si aujourd'hui vous nous écoutez nous c'est parce que nous sommes en tout cas censés représenter la communauté lycéenne. Monsieur le ministre nous a dit qu'il y allait avoir un rapport un rapport pardon un un une étude sur le fond du rôle de la représentation lycéenne pour avoir une évolution complète de son fonctionnement. Aujourd'hui on voit bien que les choses ne se font pas comme il faut que la représentation lycéenne n'est pas forcément efficace que voilà lorsque l'on remonte certaines choses certaines revendications depuis

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plusieurs mois plusieurs années ça ne fonctionne pas. Donc aujourd'hui on a réussi à obtenir au moins cet engagement là de monsieur le ministre qui est très important et qui nous concerne et qui je pense concerne également tous les lycéens puisque aujourd'hui on leur propose par justement cette cette consultation de pouvoir se concerter pour obtenir un dialogue beaucoup plus beaucoup plus comment beaucoup plus facile beaucoup plus beaucoup plus serein et qui va mener à des actions dialogue efficace. Donc cette plateforme de concertation qui sera lancée à partir de lundi est-ce que c'est de nature à potentiellement vous satisfaire ou en tout cas apaiser la colère des ? Non non cette cette plateforme elle ne elle ne elle ne nous elle ne nous suffit pas. Cette plateforme elle va pouvoir

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nous permettre de faire des remontées de terrain que ça soit du sud du sud pardon du nord ou de l'ouest ou de l'est de la France à travers tout le territoire. Cette plateforme elle va nous permettre de pouvoir voir ce que concrètement les lycéens peuvent nous dire. Après nous ne sommes pas dupes nous savons que évidemment une majorité de lycéens ne va pas répondre que enfin ou du moins ne va pas utiliser cette plateforme. Nous ce que nous attendons évidemment c'est que les les lycéens continuent à nous à nous solliciter. Nous avons besoin absolument que les lycéens continuent à nous faire part de de leurs revendications. Aujourd'hui on a encore des problématiques on a des scènes de violence qui sont absolument abjectes et aussi je pense que nous pouvons faire

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passer un message aux lycéens, il serait de de d'être responsable, de ne pas se se lier à ces à ces mouvements qui sont violents et qui desservent complètement notre cause tout en donnant raison aujourd'hui à ceux qui qui tentent de nous décrédibiliser. Je me permets de rajouter quelque chose notamment sur les violences d'ordre policière, celles qui sont commises au nom de la République et du maintien de l'ordre. Nous tenons à dire que les lycéens n'ont pas à subir ces violences-là, que il y a une doctrine au moment du maintien de l'ordre qui est problématique et qui est systémique dans la police. Et nous la dénonçons fortement au même titre que les violences qui sont commises par des personnes tierces au sein du mouvement lycéen. Et donc voilà sur les violences.

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Sur la mobilisation en tant que telle, nous appelons à la poursuivre pour que il y ait toujours ce rapport de force qui nous permette à terme d'obtenir des engagements concrets de la part du ministre. La poursuite c'est de l'amplifier ou c'est Nous ce que nous appelons c'est nous appelons Tout simplement est-ce que les lycéens soient responsables, soient responsables sur leurs actions. Nous nous n'appelons pas une mobilisation plus forte. Ce que nous par contre nous demandons c'est voilà, aux lycéens d'être d'être raisonnés sur leurs actions. Oui, vous pouvez en effet bloquer votre lycée si vous sentez que évidemment vous n'êtes toujours pas entendus. Essayez évidemment de faire remonter les informations, sollicitez-nous, échangeons ensemble. Et puis j'en profite aussi pour tendre une main

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à tous les hommes et responsables les hommes et les femmes pardon et responsables politiques. Nous nous sommes disponibles pour échanger sur sur la situation. Justement, nous avons besoin d'avoir des relais pour pour pouvoir échanger sur la suite de nos de nos actions et de revendications lycéennes. Donc si je peux adresser un message clair aux lycéens, soyez soyez intelligents, ne donnez encore une fois pas raison à ceux qui souhaitent instrumentaliser et décrédibiliser notre cause. Soyez pacifiques, revendiquez évidemment nos nos causes et soyez porteurs de sens à vos actions et et à vos actes. Qu'est-ce que quelqu'un que pourrait vous faire arrêter cette mobilisation ? Je sais pas. Des engagements clairs, nous nous en avons reçu déjà des premiers mais ce que nous attendons

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c'est des actions. Monsieur le ministre s'est engagé à nous recevoir en fin de semaine prochaine. Donc nous attendons déjà cette prochaine rencontre pour pour pouvoir acter acter la suite. Ensuite je pense que nous représentons évidemment nos associations Renouveau Lycéen et les lycéens. Donc évidemment on va se réunir en interne par organisation et ensuite on va continuer évidemment de d'échanger tous ensemble pour pouvoir acter la suite la suite des événements. La priorité [raclement de gorge] pour vous, la première mesure vraiment celle qu'il faut tout de suite en priorité mettre en œuvre ce serait ? Des moyens humains et financiers matériels. Je pense aux bâtis scolaires et autrement des moyens humains. Il y a des certains nombres d'heures qui ne sont pas remplacées. On parle de 10 %

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des heures qui ne sont pas remplacées. C'est 19 % des heures qui ne sont pas remplacées dans les 10 % des lycées qui sont le plus concernés par le non remplacement. Alors que dans l'autre des cils celui qui est le moins concerné par les problèmes de non remplacement c'est 6 % et il y a donc des inégalités en plus. Et je rajouterai aussi que on n'a pas une prise complète sur la mobilisation qui est en cours dans le sens où les lycéennes et les lycéens ont raison de se mobiliser spontanément face à ce qui euh leur semble injuste. Et on voudrait dire aux lycéennes et aux lycéens que on est fier nous d'appartenir à cette génération, une génération qui est capable de se mobiliser pour ses droits. Et pour finir pour finir ce que pour pour finir nous ce que nous

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aimerons vraiment dire et puis pour rebondir sur ce qu'a dit lui sur le bâti scolaire, j'en profite aussi pour tendre la main à tous les à toutes les régions, tous les conseils régionaux. Les lycées sont avant tout une compétence de la région. Discutons ensemble, ayons un dialogue qui est constructif parce que aujourd'hui voilà, c'est aujourd'hui je vous rappelle que la mobilisation lycéenne a commencé à Créteil au lycée Saint-Exupéry. Il y avait en effet un problème au niveau du bâti scolaire. On a eu une séquence qui je pense a été très marquante au niveau lycée au lycée Paul Eluard pardon à Saint-Denis. Et voilà, c'était encore une fois un problème de bâti scolaire. Allez-vous participer à la manifestation de mardi ? Je sais pas, il faut qu'on acte ça en

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interne avant de prendre quelconque décision. Pour le moment, nous nous attendons de voir nous attendons de voir le retour des lycéens pour pouvoir échanger avec eux et avoir des remontées de terrain sur sur cette discussion. Nous notre objectif, c'est pas d'avoir notre petite séquence. L'objectif, c'est encore une fois de porter les revendications des lycéens et sans leur retour, on peut pas acter quelque chose. Sinon, on n'aurait aucun intérêt à être là devant vous aujourd'hui. Et vous, même ? Euh sur au titre de mon association personnelle, les lycéens enfin de la nôtre, je dirais que on doit poursuivre la mobilisation par quelques moyens que ça passe. Et donc ? Donc mardi, si on poursuit la mobilisation, effectivement, il y aura les manifestations du 6

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octobre auxquelles on compte participer mais de façon plus générale, on veut faire passer le message que les lycéennes et les lycéens défendent. Ils doivent continuer à bloquer les ? Ils doivent continuer sans violence s'ils sentent s'ils se sentent pas écoutés. Moi, je pense qu'aujourd'hui s'ils sentent que le dialogue n'est pas rétabli, s'ils sentent que le dialogue est encore rompu, potentiellement encore une fois sans violence, ce qui est le plus important parce que et on l'a on en a échangé avec monsieur le ministre qui d'ailleurs a aussi pris pris position et nous a affirmé qu'il prendra contact avec ces les autres ministres du gouvernement pour justement échanger au niveau de la situation actuelle des violences urbaines qu'on peut constater et qui

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sont qui qui ont lieu en parallèle des mouvements des mouvements lycéens. Je suis désolé, du côté Renouveau Lycéen, on va devoir vous laisser. Alors, tout à l'heure, on a vu une image d'un jeune homme sur le perron du ministère de l'éducation nationale. On va la voir, on le voit là avec son t-shirt et ben ce jeune homme, il est sur ce plateau. Bonsoir Nathanaël Compagny, vous êtes le du conseil d'administration. ? Combari. Combari. Vous êtes président du conseil d'administration de Renouveau Lycéen. Il y a un conseil d'administration à Renouveau ? Bien sûr. Comme dans une entreprise du CAC ? Bonsoir, merci pour pour l'invitation. Oui, il y a un conseil d'administration pour Renouveau Lycéen. Euh bon, j'ai cru comprendre que vous vous estimiez que du coup les

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lycéens, on était un petit peu moins structurés que que les étudiants. Ah non, j'ai pas non, j'ai dit simplement que comment dire votre mouvement, la manière dont il s'est agi de s'exprimer n'a pas voilà n'a n'a pas été n'a pas été vu n'a pas été anticipé par le gouvernement. Ce qui ne va mais peut-être justement par son côté assez spontané tel qu'il s'est exprimé à Créteil il y a une dizaine de jours. Comment ça s'est passé avec le ministre qui donc vous a ? Ben écoutez, c'était c'était très intéressant. On est arrivés à 13h30, on a pu rencontrer du coup directement le ministre. Initialement, on avait une séquence qui était prévue en entrevue qui était prévue avec monsieur le ministre uniquement avec mon association qui est Renouveau Renouveau Lycéen. Nous avons

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commencé à dialoguer avec le ministre et puis voilà, j'ai clairement demandé au ministre monsieur le ministre, faites venir s'il vous plaît les autres associations lycéennes notamment les lycéens et le syndicat lycéen l'USL, l'Union Syndicale Lycéenne. En leur disant "Mettez-nous autour d'une même table. Nous portons aujourd'hui les revendications des revendications. Nous avons évidemment des points de divergence. C'est c'est évident, nous sommes des entités différentes. Aujourd'hui par contre, nous avons des points de convergence qui sont les revendications lycéennes." Le ministre vous a annoncé la création d'une plateforme de revendications pour faire remonter les demandes du terrain, ça vous a ? Je ce que je peux dire aujourd'hui, c'est que le ministre a pris plusieurs

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engagements à nos côtés. Dans un premier temps, nous s'il y avait un sujet qui nous déjà bien hein. C'est manifestement ça l'a pas convaincu mais il le dit pas comme ça. Non, c'est pas que je suis pas convaincu, c'est que le ministre a pris de premiers engagements. Déjà, je peux d'ores et déjà dire qu'on doit le rencontrer en fin de fin de semaine prochaine après mercredi prochain pour qu'il ait justement le temps d'échanger avec ses autres collègues du gouvernement. Alors, sur les engagements dans un premier temps, nous il nous semblait évident qu'il fallait avoir un engagement clair au niveau du bâti scolaire. On l'a vu, cette mobilisation, elle a commencé à Créteil, au lycée Saint-Exupéry, qui avait justement différentes problématiques au niveau de

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son bâti scolaire et évidemment sur sur le manque de de personnel. À côté, on a eu évidemment en début de de semaine de cette semaine et de semaine dernière, voilà, une séquence très marquée au lycée Paul Éluard à Saint-Denis. Et justement, le lycée Paul Éluard qui est, je pense, un des lycées qui portent la symbolisation auquel on a vu Bali Bagayoko. Exactement. C'est un lycée qui depuis 2023 a des des demandes très particulières aussi au sujet de son bâti scolaire. C'était un sujet qu'on ne pouvait pas éviter vis-à-vis du vous voulez des lycées mieux construits, des toits qui arrêtent de s'effondrer, que les radiateurs qu'il fasse pas trop chaud l'été et pas trop froid l'hiver. Quand vous parlez de bâti scolaire, ça veut dire quoi ? Ce qu'on demande aujourd'hui, le bâti

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scolaire, qu'est-ce que c'est ? Ce sont les murs des lycées. Voilà, avoir des lycées qui sont comment plus dignes tout simplement pour pour nous accueillir, avoir des justement un bâti qui est adapté aux conditions climatiques et météorologiques actuelles. Il nous a dit qu'il était évidemment d'accord avec nous, que c'était une revendication que lui entendait, que c'est une revendication forcément sur plusieurs années, je veux dire on ne fait pas en 10 minutes. le cas de Paul Éluard, ça fait depuis 2023 qu'ils en parlent. Maintenant nous, il y a un constat qu'on avait dressé et le ministre l'a évidemment reconnu. Le ministre avait une une comment une attitude face à nous d'écoute. Il avait envie de comprendre voilà pourquoi le un tel mouvement lycéen. Avant avant de

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continuer, moi je souhaite vraiment distinguer deux choses très importantes, le mouvement lycéen en cours et toutes les violences et les émeutes en fonction de comment on peut les les qualifier urbaines qu'il y a en cours. Je pense qu'il est très important de distinguer les deux, ce sont deux mouvements différents. Le ministre, il avait envie de comprendre justement ce qui motivait aujourd'hui les lycéens à aller justement faire des blocus, porter des revendications. Voilà, il nous a écouté et il nous semblait inévitable de lui parler justement du bâti scolaire typiquement. Sur les violences justement, c'est clair, vous vous en désolidarisez extrêmement clairement, comment les ? Qui sont ces le le le jeune homme arrêté à Belfort est un lycéen de 17 ans du lycée en ? Qui sont

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ces c'est pas vous, vous le dites clairement, qui sont ces lycéens violents, d'où viennent-ils, comment vous expliquez-vous leur ? Moi ce que je pense aujourd'hui, c'est que voilà, on a des lycéens qui portent des revendications et en effet à contrario, d'autres lycéens qui sont pas là forcément pour porter des revendications qui sont communes à la cause lycéenne, qui sont là pour nous nous nous nous nous aider de faire avancer la qualité de notre quotidien et nos conditions d'études. Mais comment vous ? Comment je l'explique, ? Bah pourquoi c'est qui sont ces qui sont ces lycéens ? Nous ce qu'on peut dire, c'est que par exemple, si je reprends le le le l'exemple du lycée Paul Eluard à Saint-Denis, voilà, nous on avait des des membres de Renouveau Lycéen qui sont scolarisés

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et qui nous disaient que voilà, les les les la mobilisation a commencé à dégénérer à partir du moment où des jeunes qui sont étudiants par exemple à la faculté Paris Des éléments extérieurs. Des éléments extérieurs par exemple, des jeunes qui sont étudiants à la faculté Paris 8 sont arrivés et voilà, ils étaient pas là du tout pour porter la cause lycéenne. Ce n'est pas pour vous contredire, mais Noémie Schulz qui était sur ce plateau il y a un instant nous disait que sur les 2000 interpellations d'hier, la grande majorité, effectivement à rebours de ce qu'on entend parfois et ce que beaucoup d'autres gens que vous disent, à rebours de ça, la grande majorité étaient des mineurs et des lycéens. Bien sûr. Après je pense que voilà, il y a des lycéens qui sont pas du tout

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concernés ou pour qui les problèmes de bâti scolaire, les problèmes de manque de professeurs, les problèmes de temps scolaire, d'adaptation de nos emplois du temps, même s'ils vivent tous les jours, c'est très loin d'être leurs revendications et leurs problèmes aujourd'hui. Donc nous on le regrette parce que on pense que c'est important de voilà, que chaque lycéen ait conscience de la chance qu'il a. On parle aussi beaucoup des revendications qu'on a, mais on est aussi très reconnaissant d'avoir des actions qui ont réussi, des que notre que nos revendications aient été ont été écoutées pardon. Donc moi je pense que voilà, il y a des lycéens aussi qui sont encore une fois pas là pour porter les mêmes revendications que nous qu'on ne caractérise pas de lycéens qui sont mobilisés à nos côtés.

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Ça va ? Ça va continuer. là, on est vendredi soir, weekend. Lundi, vous allez en cours ou vous bloquez votre ? Moi à titre personnel, je suis plus je suis plus lycéen, c'est ce que j'ai expliqué sur d'autres d'autres d'autres plateaux. Je suis étudiant mais puisque la représentation lycéenne et c'est un sujet qu'on a abordé avec monsieur le ministre de calendrier n'a pas encore été réélu, je suis encore représentant des lycéens. Alors ça continue lundi ou pas le mouvement selon ? Écoutez, moi je je j'appelle tous les lycéens aujourd'hui à prendre leurs responsabilités. S'ils décident et je peux le comprendre aujourd'hui de bloquer leurs lycées, qu'ils le fassent dans la responsabilité. Moi j'ai vu de magnifiques scènes aujourd'hui et depuis d'ailleurs le début de la semaine et des

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mobilisations de lycéens qui sont de lycéens qui qui bloquent leurs lycées mais qui restent pacifiques, des lycéens qui sont ouverts au dialogue, des lycéens d'ailleurs qui n'ont pas d'ambiguïté et ne font pas d'amalgame quand il faut aller discuter avec des jeunes qui sont là uniquement pour être violents. J'ai vu une scène, je sais pas si vous l'avez vu, une vidéo à 9h de une de la majorité des lycéens qui faisaient un blocus, qui bloquaient leurs lycées lorsque des jeunes sont arrivés, peut-être aussi donc des lycéens mais qui n'étaient pas là pour porter leurs revendications. Lorsque ces jeunes-là sont arrivés pour justement avoir un comportement qui était violent, ces jeunes qui eux étaient complètement pacifiques leur ont demandé de partir jusqu'à les entourer pour les pousser

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finalement et aller plus loin, voilà. Donc moi je trouve que ce sont des belles scènes et qu'il faut pas non plus négliger tous les lycées, tous les lycéens qui aujourd'hui s'engagent pacifiquement et dans la non-violence. Henri, je sentais que vous vouliez poser une question. Non non, je me demandais justement sur puisque la la question de l'organisation lycéenne a été a été abordée, justement quelle est quelle est la réponse par rapport à ? Parce que par exemple, c'est vrai que dans tout ce qui s'exprime enfin qu'on voit faire dans les devants les lycées, participer à participer aux différents blocages. C'est vrai que tout le monde ne sera pas forcément euh entendu. Et par exemple, la la la la proposition de faire une vaste plateforme, on a déjà vu ça par le

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passé, bien évidemment. On l'avait vu à la suite du mouvement des des des gilets jaunes, où ça avait été euh un grand débat national avec à la fois des des des plateformes à la fois orales et écrites. Et puis pour finir, tout cela avait été euh abandonné, enfin, laissé en déshérence dans des placards On l'a vu également sur des choses plus euh comment dire plus précises, comme par exemple la au moment de la convention climat, il y avait également eu cette espèce de dialogue. Est-ce que ça pour vous, c'est une garantie ou pas que cette fois les lycéens euh en dehors de ceux qui, comme vous, rencontrent La façon dont vous le La façon dont vous le présentez, il va dire non, hein. Bah, [rires] si si Soit soit entendu. Est-ce que ça c'est Est-ce qu'il y a une confiance dans un tel ?

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Moi, je pense que aujourd'hui, le ministre a pris du temps. Il nous a a reçu, voilà. C'est tout ce que nous avions demandé en même temps, donc on est très content d'avoir d'avoir euh eu le ministre en face de nous cet après-midi. Euh, parmi les les les engagements, pardon, qu'il a pris euh en parallèle du bâti scolaire, il en a pris deux autres. En effet, que cette grande consultation lycéenne euh soit menée très prochainement et qu'on ait les résultats aussi très rapidement. Euh, et en parallèle de ça, il a pris un autre engagement qui est euh et qui est un engagement d'ailleurs et des une revendication que les lycéens portent d'ailleurs depuis euh je pense aujourd'hui, euh ça fait 3 ans à moi titre personnel que je suis élu lycéen et euh depuis euh au moment où je suis

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rentré, pardon, euh en classe de seconde, on portait déjà cette revendication-là, qui est la refonte complète de la démocratie lycéenne. Ça veut dire ? Aujourd'hui, la démocratie lycéenne, ça commence des délégués de classe, donc euh voilà, un délégué de classe très classique, je pense que vous connaissez. Ensuite, on passe à l'échelle déjà de mon temps. Ouais, je je suppose. c'est dire. [rires] J'ai bien aussi. C'est dire. Ensuite, l'échelle du dessus, si je peux le présenter comme ça, c'est au sein directement du lycée, qui est le CVL le conseil de vie lycéenne. Ah ça j'avais pas ça. Peut-être qu'à l'époque il y en avait pas mais aujourd'hui c'est d'actualité et ensuite il y a le CAV le conseil académique à la vie lycéenne à l'échelle d'une région si vous préférez et le CNVL

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le conseil national à la vie lycéenne. Alors Henri il est Henri est perdu il avait pas ça non plus ça non. J'étais délégué de classe. Moi aussi. Moi aussi. Aujourd'hui ce qu'on remarque c'est que la structuration et l'écoute que les lycéens peuvent formuler dans toute cette démocratie lycéenne et la représentation lycéenne derrière aussi évidemment qui l'incarne n'est plus à la hauteur et ne fonctionne plus concrètement et n'a plus de réalité elle n'est plus adaptée en fait à la façon dont les jeunes s'expriment. Bâtisse. Vous parliez d'engagement tout à l'heure pris par le ministre en terme de bâti mais est-ce que il a pris d'autres engagements concernant vos autres revendications notamment moi je pense aux moyens humains et les profs en fait. On prend fort remplacement.

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Le remplacement des professeurs et puis des recrutements de professeurs pour combler la pénurie. C'est un sujet qu'on a évidemment évoqué avec lui et puis on peut pas passer à côté de ce sujet-là avoir le manque de profs qu'on constate. mais est-ce qu'il a pris des engagements à ce ? Aujourd'hui le ministre nous a dit que voilà lui son objectif c'était d'ouvrir le dialogue. Il attend beaucoup de notre de notre prochain échange qui aura lieu en fin de semaine prochaine. Il aussi se garde le temps pour pouvoir consulter ses autres collègues du gouvernement. Voilà il était dans une du budget dont celui du budget évidemment. Je pense que monsieur le ministre je pense que monsieur le ministre a une réelle envie de pouvoir soutenir les lycéens. Il avait une posture où il

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voilà monsieur le ministre voulait comprendre les revendications des lycéens voulait comprendre pourquoi on on en est arrivé à voir de telles images aujourd'hui dans la rue un jeune voilà qui qui est cagoulé qui se fait arrêter des des images de la police face à à d'autres lycéens qui semblent qui semblent protester. Il avait une une une posture d'écoute donc il a aussi envie évidemment de consulter ses autres collègues pour pouvoir adapter potentiellement la copie la copie budgétaire qui a été dévoilée il y a L'actualité c'est cette rencontre avec le ministre. Racontez-nous un peu les les coulisses. Est-ce que déjà vous avez eu le sentiment d'avoir un interlocuteur qui écoute les revendications des des jeunes ? Oui oui bien sûr. Donc du coup on a rencontré monsieur le ministre à partir

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de 13h30. Initialement nous avions 1h de prévu avec lui et puis je pense que vous avez bien compris qu'on est resté beaucoup plus longtemps. La première au début on devait être reçu association et syndicat suite à la suite. Donc voilà nous on avait de 13h30 à 14h30 et puis très rapidement on a dit à monsieur le ministre monsieur le ministre vous ne pouvez pas nous rencontrer sans les autres syndicats lycéens, les autres associations lycéennes. On doit pouvoir échanger tous ensemble franchement en étant libre de parole ensemble autour d'une même table et c'est les images que vous voyez d'ailleurs à l'écran. Comment ça s'est ? Est-ce que vous avez d'abord c'est important la hiérarchisation dans dans les journées que nous nous traversons commencer par les des revendications de ce mouvement

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qui a commencé dans un lycée de Créteil où il vous a interrogé sur les ? Monsieur le ministre au début débuter tout simplement nous a interrogé sur la situation actuelle. Il voulait savoir en fait il nous a tout simplement posé la question euh qu'en avons-nous fait pour arriver ? Je pense que monsieur le ministre est dans une posture actuellement où il a du mal à saisir et à voir pourquoi tant de violence sur certaines scènes. On pourrait y revenir tout à l'heure. Mais voilà je pense qu'il était avant tout dans une posture il était avant tout d'ailleurs dans une posture d'écoute où il voulait apprendre de nous et de nos pères lycéens. Ces violences elles se déroulaient en fait exactement pendant toute la journée pendant que vous vous voyez le ministre. Vous personnellement on va

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venir bien évidemment à ce que vous attendez. D'ailleurs ce soir si je comprends bien vous appelez à renouveler ce mouvement mardi hein déjà. Ça ne doit pas s'arrêter ce mouvement des lycéens pour vous. Ce que ma position elle est très claire. Ma position est j'appelle tous les lycéens aujourd'hui à prendre leurs responsabilités. Euh je comprends votre colère, je comprends votre vos revendications sans aucun quoi ça ? Je je je comprends pas. De comprendre la colère des ? des lycéens, c'est d'arrêter le mouvement ou de le ? Non, je demande quand j'appelle à la responsabilité des lycéens aujourd'hui, c'est je demande aux lycéens d'être responsables et de faire attention à leurs actions. Moi, je pense et je pense que c'est la question que vous allez me poser par la suite, qu'on a en ce moment

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deux mouvements et deux choses qu'il faut bien distinguer. On a évidemment un mouvement lycéen qui peut se caractériser par des blocus dont je peux vous parler aisément, des blocus qui se déroulent dans le calme, sans aucun acte de violence, avec des lycéens qui sont là avant tout pour porter des revendications. Et on a évidemment et on le voit là sur ces images qui sont franchement désolantes, des moments de et une toute une séquence de violence urbaine qu'on peut même caractériser peut-être d'émeutes urbaines qui desservent complètement notre cause due à l'amalgame qu'on peut y faire. vous vous distinguez bien les choses, vous condamnez les violences, on vous entend très clairement. Je rappelle que vous représentez le renouveau lycéen sur ce plateau. Vous lui avez parlé

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essentiellement de ? Des ? La vétusté de certains bâtiments, du manque de professeurs, de l'absence de Parcoursup. Quelle est la la priorité pour l'organisation que vous représentez ? Tous tous les sujets que vous venez d'évoquer, on en a parlé à monsieur le ministre. Voilà, on a eu un long temps d'échange avec lui, on a pu échanger sur l'ensemble des sujets. Euh nous, monsieur le ministre a a émis hier en tout cas trois engagements concrets, si ce n'est plus. Déjà dans un premier temps, monsieur le ministre compte nous recevoir de nouveau d'ici la fin de semaine prochaine, après mercredi pour être plus précis car il se laisse le temps de de pouvoir échanger avec ses autres collègues du gouvernement, notamment de ce que je comprends pour pouvoir potentiellement adapter la copie budgétaire

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à avec nos revendications. Monsieur le ministre a également pris comme comme comme engagement, et c'est quelque chose qui me tient particulièrement à cœur et qui est aussi d'ailleurs au cœur et qui est qui a fait germer comment l'esprit de mobilisation lycéenne, c'est tout un tout un point sur le bâti scolaire. Hmm hmm. Aujourd'hui, on a un bâti scolaire qui est vieillissant. Les mobilisations lycéennes, elles ont commencé à Créteil au lycée Saint-Exupéry. Elles se sont poursuivies et ça a été très médiatisé dû à une séquence politique que que les médias ont beaucoup commenté au lycée Paul Éluard à Saint-Denis qui eux aussi depuis 2023 alertent sur l'état de leur de leur bâti scolaire, pardon. Et voilà, nous on a des témoignages tous les jours de jeunes qui disent que en effet, le

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bâti scolaire est une problématique très importante. est important, c'est que votre mouvement, il arrive en plein débat budgétaire. Est-ce qu'il s'est engagé le ministre sur des ? On sait que il va s'exprimer, on va suivre en direct, mais est-ce que vous partez avec du ? Parce que d'autres de vos euh collègues lycéens, représentants syndicaux disent "Il y a rien de concret." Mais j'ai l'impression que vous n'êtes pas exactement sur cette ligne. Hmm hmm. Moi, je pense qu'il faut nuancer. Aujourd'hui, et je le dis d'ailleurs sans sans aucun problème, euh donc euh oui, en effet, nous étions trois, euh deux associations et un syndicat à être reçus. Euh on partage évidemment des points de convergence, notamment sur les revendications lycéennes. Et on a aussi des points de

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divergences. Moi, je suis reconnaissant aujourd'hui d'avoir été face à un ministre qui voilà, avait une posture d'écoute et qui voulait sincèrement apprendre et euh comprendre la situation de notre point de vue. Alors, vous restez avec nous. Il va vous revoir. Euh il y a des des sujets, des dossiers importants, les moyens, la vétusté, euh la question des effectifs, c'est évidemment un problème central qui touche énormément de de lycées. Et vous distinguez les choses, évidemment, vous restez avec nous parce qu'on va l'écouter. Bien sûr. Et euh et vous réagirez euh après. On comprend que vous appelez à la responsabilité, ça veut dire pas forcément arrêter le mouvement, mais pas forcément le le reprendre de la manière dont il a il s'est déroulé. Vous restez

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avec nous. Je voudrais qu'on parle des violences. Je salue Antoine Oberdorff. Merci d'être là, Antoine, journaliste politique à l'Opinion, en charge du du suivi euh des gauches. Qui euh est dans la ? Euh qui passe à ? C'est toute la question euh qu'on se pose euh ce soir. Noémie Schulz, l'image du jour, elle vient de Beryl Ford. On va la revoir. Elle est elle est très dure. Regarde. ! On est que du sale, !

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On va faire des scènes de violence extrême, un policier au sol, lynché, roué de coups. Que sait-on ce soir, Laurent ? Parle d'une d'une image insoutenable, d'une rare violence. Le policier volontairement ciblé, dit le ministre de l'Intérieur, hospitalisé et son état son état n'est plus n'est plus inquiétant. Qui fait ? Est-ce qu'on sait, ? Alors, on ne sait pas encore précisément puisqu'il y a eu une interpellation pour le moment d'un jeune qui semble avoir participé faire partie il semble avoir fait partie de de ce groupe et lui, on sait que c'est un lycéen de 17 ans qui n'a pas d'antécédents judiciaires, qu'il reconnaît avoir participé avoir fait partie du groupe mais qui conteste avoir porté des coups à ce policier. Une

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enquête a été ouverte, une enquête pour tentative de meurtre sur personne dépositaire de l'autorité publique, des faits criminels qui mobilisent beaucoup d'enquêteurs qui ont à leur disposition des vidéos, celles-ci mais d'autres également pour tenter d'identifier les autres personnes qui participent à ce lynchage. Vous l'avez dit, les mots d'ailleurs employés par le procureur de la République de Belfort étaient également très très durs. Il a parlé de sauvagerie puisque ce policier qui était en civil mais qui était très clairement identifié comme policier puisqu'il était en train d'interpeller un jeune qui venait de qui tentait de mettre le feu à des à des objets. Donc il a été vraiment pris pour cible parce que parce que policier. Il a été On l'a fait tomber au sol, on lui a

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donné des coups dans dans la tête. Donc voilà, je ne peux pas vous dire précisément qui sont ces autres ces autres agresseurs mais ce que nous disent les procureurs avec lesquels on peut échanger, il y a de très nombreuses interpellations ces derniers jours. Hier, près de 2000 personnes ont été interpellées et le ministre de la Justice a communiqué hier soir sur le nombre de garde à vue depuis lundi, on était à plus de 1700 gardes à vue. Essentiellement des ? Exactement, de très nombreux mineurs, beaucoup de lycéens, donc ça veut dire des élèves des établissements devant lesquels ils sont interpellés et le procureur de la République de Belfort disait tout à l'heure "Des jeunes qui pour la plupart n'ont pas de casier judiciaire, n'ont pas d'antécédents, participent presque

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pour la première fois à des manifestations et ne mesurent pas la gravité des actes ni la gravité du contexte des mouvements auxquels ils ils participent, des mouvements qui sont très peu encadrés, on l'a compris et on l'a observé." Oui, la question c'est de savoir si la police est clairement prise pour cible. Pour la porte-parole de la police nationale, pas de doute, c'est une cible. On va voir une autre image parce que c'est pas évidemment c'est Belfort qui qui est la plus choquante véritablement mais mais sur les réseaux sociaux et c'est authentifié par France Télé bien évidemment. Regardez, c'était hier une jeune policière poursuivie par par des jeunes, on est à Paris. Elle est

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projetée au sol, vous allez voir. Voilà et et elle est elle est frappée. Bonsoir Linda Kebab, je vais je vais vous donner la la parole chers chroniqueurs mais on est avec la secrétaire nationale du du syndicat de police Unité A, priorité au direct, le ministre de l'éducation nationale.

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Deux types d'éléments. Le premier c'est le bilan de la journée du point de vue de l'éducation nationale en terme de de perturbation établissement et puis le second c'est le fruit d'une journée entière de travail, en réalité de plusieurs jours de travail en terme de dialogue social avec les organisations syndicales de personnel, avec les associations de parents d'élèves avec les associations lycéennes et avec les élus lycéens euh du Conseil national de la vie lycéenne puisque je les ai tous rencontrés euh depuis euh ce matin jusque à l'instant. D'abord, s'agissant du bilan, euh nous en sommes donc à cette heure à 735 établissements qui ont été euh perturbés d'une manière ou d'une autre sur la journée, euh c'est-à-dire à peu près 30 % de moins qu'hier.

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Euh et globalement euh nous avons euh également eu moins de violences euh contre les personnels, puisque aujourd'hui euh trois personnes ont malheureusement été blessées contre euh 31 hier. Euh il n'en reste pas moins, vous l'avez vu d'ailleurs dans certains cas, qu'il y a eu des actes d'une extrême violence, encore, malheureusement, dirigés contre l'institution scolaire et contre ses personnels. La première chose que je voudrais faire, c'est vraiment témoigner de ma reconnaissance et de mon admiration pour les chefs d'établissement, pour les équipes de vie scolaire qui sont euh tous les jours j'allais dire au premier rang pour protéger leur établissement et leurs élèves et qui font honneur au service public. Je pense au proviseur euh du lycée Mandela à Nantes qui hier avec son

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équipe a évacué les 160 internes qui étaient à ce moment-là dans le bâtiment alors que des jeunes incendiaient l'entrée. Euh je pense à toutes celles et à tous ceux qui euh aujourd'hui encore euh ont dû faire face à des violences inacceptables. Elles sont en baisse et contre les lycées, j'en suis évidemment euh euh euh je ne peux en être que euh j'allais dire rassuré ou en tout cas moins triste qu'hier. Elles existent encore et elles sont inadmissibles. Euh je l'ai dit, mais en démocratie, il y a pas d'alternative au dialogue. Nous sommes dans un État de droit. Et ce qui est en train de se passer, je l'ai dit également, mais c'est une forme de confiscation par la violence du mouvement lycéen et des revendications des lycéens, dont d'ailleurs plus grand monde ne parle actuellement.

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Donc ce que j'ai souhaité faire justement, c'est permettre à ces revendications de pouvoir s'exprimer dans un cadre organisé et démocratique. C'est pour ça que j'ai rencontré les différents euh différentes différents acteurs de la communauté éducative parce que nous formons une communauté. Et dans une communauté, vous avez des personnels, vous avez des parents et vous avez des élèves. Et il faut que les trois puissent être j'allais dire pleinement associés à la discussion. Des différents travaux qui ressortent de la journée. Il y a un certain nombre de revendications qui clairement peuvent être j'allais dire un peu cristallisées euh euh par les lycéens. Alors, il y a des inquiétudes et puis il y a des il y a des demandes j'allais dire plus précises. Sur les demandes qui relèvent du strict

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champ de l'éducation nationale. On observe d'abord, et ça c'est assez net quand même parce que tous s'en ont parlé cet après-midi, que la démocratie scolaire n'est pas assez fonctionnelle. Pour ne pas dire qu'elle est dysfonctionnelle. Autrement dit, nous avons des lycéens qui sont souvent consultés, qui ne sont pas toujours entendus. Et ça, il faut arrêter avec ça parce que si vous asso si vous consultez les gens sans jamais les associer, évidemment au bout d'un moment, ils ont l'impression d'avoir été consultés pour rien. Premier élément donc de de de de constat et de et de revendication. Deuxième élément, euh ça porte bien sûr sur les conditions j'allais dire globales d'apprentissage. Il y a des enjeux qui sont revenus sur le bâti scolaire sur lequel les régions

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investissent énormément, mais qui néanmoins sont revenus, notamment à la lumière de la canicule de cet été. Il y a des enjeux autour des classes euh qui dans certains cas sont surchargées au lycée. Il y a des enjeux également autour de euh du remplacement des professeurs. Et puis dernier gros sujet également qui a été évoqué, c'est bien sûr le sujet des rythmes scolaires aussi bien à l'échelle de la semaine avec des lycéens qui vous le savez ont parfois des des calendriers j'allais dire un petit peu chahutés ou très étendus dans la journée. Et puis au niveau aussi de l'année puisque les élèves considèrent que le rythme scolaire à l'échelle de l'année reste très lourd. Par rapport à tout ça, il y a évidemment des choses qu'on peut traiter j'allais dire de manière

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assez rapide, d'autres qui nécessitent une action un peu plus longue. La première chose que j'engage dès ce soir et dans les jours qui viennent, c'est d'abord son ce travail sur la démocratie scolaire. Pour faire en sorte que les les élus lycéens puissent être entendus non seulement dans les instances consultatives, les conseils de vie lycéenne, les conseils académiques de vie lycéenne, le conseil national de vie lycéenne, mais de manière, j'allais dire, plus intégrée à nos travaux, mais également dans les instances qui ont une vocation, j'allais dire, plus décisionnelle. Je pense notamment au conseil d'administration. Et que dans ces instances, et c'est un sujet auquel je tiens, les lycéens professionnels puissent avoir une représentation à due proportion de leur

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poids. Parce que ce qu'on observe, c'est qu'ils représentent un lycéen sur trois, mais qui sont très faiblement représentés aussi bien au niveau national, au Conseil supérieur de l'éducation, que dans les autres instances. Donc, nous allons avoir ce travail sur les instances. Et je voudrais dire ce soir aux lycéens que au cours des prochaines semaines, ce travail leur permettra d'être pleinement et effectivement entendus, euh écoutés et compris. Euh le deuxième sujet, c'est que euh on ne peut pas accepter objectivement, et notamment sur des classes à examen comme la première et la terminale, que des professeurs euh ne soient pas remplacés. Euh c'est pas leur faute s'ils sont absents, mais c'est notre responsabilité de les remplacer. On peut pas accepter qu'on ait des

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professeurs qui puissent ne pas être remplacés pendant 3 mois, 4 mois, alors que c'est une classe à examen. Donc, dès le début de la semaine prochaine, on va lancer un plan d'action avec l'ensemble des recteurs, que je vais voir d'ailleurs à cette fin, de manière à ce que les remplacements puissent être euh sensiblement accélérés et qu'ils soient évidemment priorisés sur les classes à examen pour que nos élèves ne soient pas pénalisés pendant les années où ils se préparent aux examens et à fortiori avec la perspective derrière euh de la poursuite d'études supérieures ou de l'insertion professionnelle. Ça, c'est donc le deuxième élément que je souhaitais euh euh partager euh avec vous. Le troisième élément, c'est que euh nous avons évidemment euh besoin également d'avoir un travail sur

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les rythmes scolaires. Ce travail a déjà été éclairé par la convention citoyenne. La suite, il faut être très clair. Euh, je vais engager le travail j'allais dire de de fond, le travail technique, qui nécessite de pas seulement de évidemment de penser par rapport aux lycéens d'abord, mais aussi de penser tout ce qu'il y a autour. Et ça veut dire qu'il faut qu'on travaille collectivement sur les transports, sur euh euh l'organisation du temps de vie des lycéens. En revanche, et je préfère le dire tout de suite, je ne serai pas en mesure, parce que je respecte le débat démocratique, de prendre une décision applicable à la rentrée 27. Je préparerai le sujet, je le travaillerai de manière concertée avec les lycéens, comme avec les professeurs, comme avec les parents.

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Mais compte tenu des échéances qui doivent intervenir au mois de mai, euh, c'est évidemment dans le cadre d'un débat démocratique complet et dans l'élection présidentielle que les décisions et les orientations politiques ont vocation à être prises et détaillées. Je ne me vois pas, si vous voulez, prendre des décisions majeures dans ce domaine et puis euh j'allais dire éteindre la la la lumière en partant et et et dire au suivant euh au fait j'ai pris ces décisions-là. C'est trop important, ça ça implique trop la société, l'économie, les familles et cetera, pour prendre une décision définitive à ce stade. Mais en tout cas, je lance les travaux de manière parfaitement là aussi transparente et démocratique pour faire en sorte que les choses puissent euh déboucher.

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Euh, et puis tout dernier point, parce que c'est important, euh et qu'on en a très peu parlé, nous avons un projet de loi de finances euh actuellement sur la table qui va bien sûr être débattu, enrichi et cetera, mais qui doit nous permettre de répondre aussi à une partie de demande, en tout cas d'initier ou d'amorcer une réponse à une partie des demandes des lycéens. Euh, ce projet de loi de finances permettra de réduire le nombre d'élèves par classe aussi bien dans le premier degré que dans le second degré, donc au collège et au lycée, et singulièrement au lycée, puisqu'on sait que c'est là qu'il y a encore, j'allais dire, une une démographie qui est plus abondante qu'au collège ou que à l'école. Et ce projet de loi de finances aussi euh permettra d'em- de recruter, de

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créer 300 postes supplémentaires d'infirmiers et d'infirmières scolaires, de psychologues de l'Éducation nationale, d'assistantes et assistants sociaux. Je dis déjà depuis l'année dernière et je l'ai déjà fait l'année dernière qu'il faut euh euh renforcer considérablement le le nombre de personnels de santé et sociaux. Il faut poursuivre d'ailleurs cette trajectoire sur plusieurs années parce qu'en réalité, le vivier disponible n'est pas si étendu que ça. Là aussi, on pourrait faire des promesses en disant euh il y aura 10000 recrutements, on ne saurait pas les recruter parce qu'ils n'existent pas. Mais en revanche, si nous avons cette vision consolidée annuelle de se dire enfin pluriannuelle consistant à se dire que chaque année nous recrutons 300 ou 400 personnes de plus dans ces

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secteurs-là, nous serons capables de les recruter et nous améliorerons la prise en charge de la santé physique et psychique de nos élèves, ce qui est un sujet qui est aussi beaucoup revenu aujourd'hui dans leur bouche. Donc ce ce cette trajectoire-là est initiée à la fois en réduction du nombre d'élèves par classe et en renforcement du médico-social, 1,2 milliards supplémentaires pour l'objet d'éducation nationale l'année prochaine. Les différents points que je mentionne ont sont donc initiés dès ce soir et à partir de lundi pour certains d'entre eux. Nous aurons aussi évidemment un travail avec les régions qui euh portent le sujet bâti scolaire et qui le portent avec engagement sans parfois que les élèves en aient véritablement pleinement conscience et là aussi, ça veut dire

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qu'il vaut mieux les associer à ces décisions et et à l'information. Mais aujourd'hui vraiment, je le redis lycéennes et lycéens au nom de tous ceux qui euh travaillent pour vous, du 1200000 personnels qui euh se lèvent tous les matins et qui n'ont qu'une volonté, c'est de vous permettre de progresser, de vous épanouir, de grandir et de devenir un citoyen, je peux vous dire que vous êtes écoutés, que vous êtes entendus, que vous êtes aussi crus dans vos angoisses, dans vos inquiétudes et dans vos demandes, dans vos espoirs aussi. Vous êtes crus, vous êtes écoutés et nous avons désormais un cadre de dialogue structuré, organisé, pérenne avec un travail et un planning qui permettra de répondre à une grande partie, je l'espère, de vos demandes. Merci. Avant même de vous avoir entendu, les

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syndicats étudiants et lycéens ont dit qu'ils poursuivaient le mouvement voire l'amplifieraient. C'est c'est j'allais dire c'est un droit républicain. C'est une liberté fondamentale de pouvoir manifester et cetera. Dans le respect bien sûr du cadre légal. En respectant aussi ceux qui ne souhaitent pas manifester et ceux qui veulent aller en cours. Important et aussi un droit à l'instruction qui est aussi fondamentale que la liberté de manifestation. Mais [grognement] dans ce cadre-là, évidemment, je respecte les prises de parole d'autant plus que par définition, tout ne peut pas être fait en quelques secondes. Et donc nous avons des lycéens qui peut-être souhaitent voir j'allais dire effectivement les travaux s'engager mais les travaux sont d'ores et déjà et donc

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je veux aussi rassurer nos élèves. Euh c'est pas une manœuvre dilatoire. Euh ce que je suis en train de faire, c'est pas de dire rendez-vous dans 6 mois ou dans 1 an. C'est très concret, c'est maintenant. Et par ailleurs, ils auront l'occasion, la possibilité dès lundi soir, au-delà de leurs représentants que donc je reçois désormais régulièrement, ils ont la possibilité dès lundi soir sur une plateforme en ligne de répondre à deux questions très simples et sans oui ou non, de répondre eux-mêmes, d'écrire quelque chose sur quelles sont vos difficultés, quelles sont vos attentes. Tous les élèves de France. À titre individuel ou à titre collectif pour le faire. Tout cela sera analysé, travaillé à l'échelle des établissements, des académies et du pays durant une restitution

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nationale dans le courant du mois de novembre, structurée là aussi, organisée pour résoudre toutes les questions dont je n'ai pas parlé aujourd'hui mais qui appellent là aussi des réponses structurées et organisées. Mais ils seront entendus, ils seront lus, ils seront crus. Vous avez donné le bilan de la journée, est-ce que des collèges sont également euh dans euh ces chiffres et si oui, ? Alors il y a effectivement des collèges qui sont concernés notamment lorsqu'il y a des cités scolaires ou lorsque les collèges sont à proximité immédiate des lycées. Donc si vous me permettez l'expression, c'est plutôt par débordement si je puis dire que par engagement des collégiens. Euh il y a une il y a une petite centaine de collèges qui aujourd'hui ont été concernés euh par ces phénomènes.

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Et on les inclut dans les chiffres que vous nous ? On les inclut dans les 700 et quelques que je vous indique 735 que je vous indiquais tout à l'heure, tout à fait. Est-ce que vous pouvez nous dire combien d'établissements seront à nouveau en présentiel ? Alors, [grognement] à à 7h, je n'ai pas les chiffres. Euh, j'ai indiqué avec la même, j'allais dire, ligne qu'hier aux chefs d'établissement que euh lorsque euh l'état du bâtiment ne permet plus d'accueillir les élèves parce qu'il a été dégradé par des voyous, notamment quand les sécurités incendie ont été détruites, ou lorsque les atteintes dirigées sciemment contre les personnels ne permettent plus d'assurer non plus la sécurité des personnels, ils avaient la possibilité, évidemment, euh de fermer leur établissement et de passer en

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présentiel. Mais on n'a pas encore les chiffres à 7h. Est-ce que vous prévoyez mardi apparemment ce sera une grosse journée de fermer les établissements de manière ? Et deuxième question, où est-ce que vous prévoyez trouver les ? Vous avez dit que vous allez voir avec les recteurs les enseignants remplaçants puisqu'aujourd'hui les recteurs n'arrivent pas à les trouver. Alors, on a on a Alors, pardon, deux questions totalement différentes. Donc, euh, pour mardi, euh, on va on va évidemment euh clarifier les choses, j'allais dire, d'ici euh d'ici lundi. Donc, là aussi, on va prendre les choses sereinement. Euh, j'espère euh les les les manifestations, les mouvements de mardi seront bien des manifestations qui respecteront les droits des lycéens et donc ils ne seront

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pas euh reprises, contaminées, confisquées ou prises en otage par des gens qui n'ont absolument rien à régler avec les lycéens et qui se contrefichent de l'intérêt des lycéens. Parce que quand même, on a des lycéens qui ont au départ porté des revendications et qui les portent d'ailleurs aujourd'hui à travers leurs représentants autour de euh la qualité euh de leur de leurs conditions d'apprentissage ou autour de euh des heures de cours dont ils ont besoin. J'observe qu'aujourd'hui le comportement destructeur de certains individus aboutit pour un certain nombre de nos de nos lycéens au résultat exactement inverse à celui de leurs revendications. C'est-à-dire qu'on est obligé on est obligé de fermer certains établissements. Euh, on est obligé de de de Enfin, des élèves qui sont qui se

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trouvent privés de cours. Euh et c'est c'est exactement l'inverse de ce qu'ils souhaitaient. Et donc vraiment j'en appelle là aussi au calme et à l'apaisement. Nous vivons dans un état de droit, dans un pays démocratique. Il y a des libertés fondamentales, la liberté de manifester, la liberté de ne pas manifester, le droit à l'instruction, le droit d'aller en cours. Et c'est la conciliation de ces libertés qui fait que nous formons une société. Donc j'espère que mardi il y aura pas de débordement d'aucune sorte et encore moins contre le service public de l'éducation. Euh s'agissant de votre deuxième question, euh c'est-à-dire sur les sur les professeurs. Bon. On a deux sujets. On a un sujet de vivier et on a un sujet d'organisation, c'est-à-dire de rapidité de la réponse

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administrative une fois qu'on a le vivier. La première chose c'est que euh nous sommes dans une Et voilà donc pour l'essentiel de ce point presse. Alors Nathanaël euh Combarieu, j'ai j'ai vu que vous preniez des notes, euh que vous étiez très attentif. Ça vous donne envie d'y retourner mardi ou ? Oui, je pense représenter le rôle nouveau au lycéen. C'est exact. Euh oui, je plutôt en fin de semaine puisque mardi, mais non, moi honnêtement quand je je prenais des notes parce que j'en je voulais écouter attentivement ce que disait monsieur le ministre parce que c'est la première fois aussi qu'il s'exprime en public après après les échanges successifs qu'il a eu avec avec les personnes qu'il a rencontrées dont dont moi et et la différente les différentes représentations lycéennes. Honnêtement

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y est ou ? Bah honnêtement, moi je pense que oui. Ce que ce que le ministre dit aujourd'hui, c'est les revendications qu'on a tenues euh avec lui, c'est ce qu'il nous disait, il y a pas de de de de contre-discours. Euh voilà, maintenant, je pense que le ministre dites il n'y a pas eu tromperie sur la march- marchandise, mais si, dites-moi si je me trompe, hein. J'ai plutôt l'impression que vous faites partie des réformistes dans cette affaire, des constructifs. Est-ce que vous pensez que vos camarades, notamment l'Union Syndicale Lycéenne, seront euh sur le même ton que ? Je sais pas, j'attends de voir s'exprimer Riyad, j'ai pas eu le temps de regarder, hein, pour être 100 % franc avec vous, les différents plateaux qu'il a fait. Euh Riyad d'ailleurs et les autres représentants de l'USL

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évidemment. Bien sûr. Maintenant, moi ce que je pense c'est que évidemment et c'est pour ça que j'appelle encore une fois les lycéens à être responsables et à réfléchir sur leurs actions et à ne pas avoir de de de d'actes violents envers les personnels éducatifs, des policiers et cetera. Maintenant, moi s'il y a une seule chose que je que je constate, c'est que voilà, on a maintenant une écoute et un dialogue qui a été restitué et qui est de nouveau lié entre nous et le ministère. Donc j'espère que ce dialogue va va se poursuivre pour qu'on puisse continuer à échanger sur les situations. Nathanaël Combarie. Certains Certains lycéens représentés par d'autres organisations n'ont pas attendu en fait la fin de de ce point presse pour estimer qu'il y avait de quoi déjà retourner

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dans la rue mardi prochain avec des des syndicats nationaux hein qui se joindront notamment la CGT à cette manifestation pour pour les lycées.