DIRECT : Edition spéciale sur la visite de Sebastien Lecornu
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 36 %Attaque 34 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:12OuverteRéponse directe
Est-ce que cette délégation est la plus importante jamais envoyée à Mayotte ?
- 2:54RelanceÉludée
Cette visite vous rassure-t-elle sur la lutte contre l'immigration clandestine ?
- 6:58OuverteRéponse directe
Quels sont les résultats concrets de l'augmentation des moyens depuis 2017 ?
- 8:22RelanceRéponse partielle
Ces annonces sont-elles vraiment nouvelles ou juste un rappel des lois existantes ?
- 9:07OuverteRéponse directe
Pourquoi le ministre des Affaires étrangères n'est-il pas présent ?
- 11:21OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce qui pourrait vous rassurer malgré ces moyens annoncés ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 14:43Fait
« Les effets des 4 milliards d'euros promis pour cette reconstruction ne sont pas encore ressentis par tous. »
- 16:10Fait
« Dans le primaire, les écoles sont en rotation. Chaque enfant a droit à l'école de la République seulement une demi-journée sur 24h. »
- 16:53Said sououfFait
« L'immigration africaine que nous maîtrisons rien du tout parce que même la France n'a pas la capacité de la maîtriser au niveau national pour renvoyer des Algériens en Algérie. »
- 1:16:52Chiffre
« 4 milliards d'euros d'investissement jusqu'en 2031 sont fléchés pour la reconstruction et 674 millions sont déjà inscrits au budget en cours »
- 1:17:36Chiffre
« 54 millions d'euros seulement ont été dépensés soit à peine 12 % des promesses de financement »
- 1:27:35Fait
« Cette loi a suscité une immense un immense espoir pour les Mauré »
- 1:29:03Fait
« L'immigration, c'est vraiment le cancer qui empêche ce territoire d'avancer »
- 1:32:43Fait
« Le département et région a pris ses responsabilité en prenant la décision, les dispositions afin d'assurer la continuité de services maritimes dès le 1er septembre 2026 »
- 1:34:12Fait
« Nous souhaitons également disposer des moyens nécessaires pour conduire efficacement notre développement à travers les fonds européen »
- 1:35:42Sébastien LecornuChiffre
« Quand je suis venu à Mayotte avant 2017, il y avait moitié moins de policiers et de gendarmes sur l'archipel »
- 1:39:32Sébastien LecornuFait
« Est-ce que je viens vous annoncer une loi dans les semaines qui viendront ? La réponse est non »
- 1:40:14Sébastien LecornuFait
« Nous allons assumer une militarisation plus forte de la lutte entre l'immigration clandestine »
- 1:42:18Sébastien LecornuChiffre
« J'ai demandé au ministre de développer un bonus malus sur l'aide publique au développement pour ces pays. 300 millions d'euros »
- 1:48:10Sébastien LecornuPromesse
« Je signerai moi-même la déclaration d'utilité publique foncière avant la fin de cette année »
- 1:50:07Sébastien LecornuFait
« Soit vous souhaitez une société portuaire et je prends le décret dans les semaines qui viennent »
- 1:50:07Fait
« On peut pas dire il y a un nouvel aéroport, qu'est-ce qu'on fait de l'ancien ? »
- 1:50:46Fait
« Soit vous souhaitez une société portuaire et je prends le décret dans les semaines qui viennent »
- 1:52:12Fait
« Il y a la question des logements, il y a la question de la prison, il y a la question de l'hôpital »
- 1:53:29Chiffre
« 3800 entreprises qui créent de l'emploi »
- 1:55:35Fait
« Cette volonté de militariser la lutte contre l'immigration clandestine avec plus de solutions technologiques de détection »
- 1:59:49Fait
« J'ai pas eu des entreprises qui me disent que l'État ne paye pas sur la facture impayée »
- 2:01:16Fait
« Il y avait un arrêté interdisant de faire des nouvelles routes sur Mayotte »
- 2:03:29Fait
« On n'a pas du tout entendu parler du fameux établissement pour la reconstruction »
- 2:10:31Fait
« Aujourd'hui il faut mutualiser tout cela et comme il a dit il faut changer de méthode »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
faire le point sur les principaux défis de Mayotte, la reconstruction évidemment après Shido, la lutte contre l'immigration à clandestine, la rentrée scolaire, l'accès aux soins et les grands projets d'infrastructure. Une visite évidemment très attendue alors que les élus, les acteurs économiques et la société civile réclament surtout des mesures concrètes et un calendrier clair. Nous allons suivre en direct une partie de cette visite, notamment cet après-midi, la rencontre avec les élus du département. Et pour analyser les enjeux de ce déplacement exceptionnel, nous recevons aujourd'hui monsieur Saidisouf, notre analyste politique. Bonsoir Saidouf. Bonsoir.
Raphaël Cann aussi qu'on ne présente plus est avec nous. Bonjour Raphaël. Bonjour Alda. Bonjour à tous. Safina Soua, la présidente du collectif des citoyens de Mayotte. Bonjour madame Soua. Bonjour Alta. Bonjour à tous. Et monsieur Fardine Mohamed le président du groupement patronal de Mayotte pour le volet économique. Merci. Merci. Alors évidemment cette arrivée très attendue, elle a été annoncée depuis plusieurs semaines déjà, mais on avait absolument rien sur le programme.
Alors déjà, je vous propose de regarder en image l'arrivée de l'avion et jusqu'à aujourd'hui, on ne savait pas quels étaient les ministres qui étaient avec le premier ministre Sébastien Lecnu qui était qui serait avec lui. et on l'a découvert justement à la descente de l'avion qu'il y avait cinq ministres. Saïd sououf. Est-ce que c'est c'est la première fois qu'on a une aussi forte délégation à Mayotte aussi importante ? Non, c'est la deuxième fois puisque on se rappelle lorsque François Baot est venu, c'était également le même nombre de ministres qui étaient le même nombre. Oui. Raphael.
C'était même plus qui a actuellement ministres présents sur le sur le territoire alors que lors de la venue du premier ministre François peu après chez il y avait c ministres du coup les les six ministres qui sont là actuellement étant Édouard Jeffrey ministre de l'éducation nationale Stéphanie Riste de la santé Naï Mouchou outreemire Catherine Vrin pour les armées Laurent Unièz pour l'intérieur et Monique Barbu ministre de la transition écologique. Alors le gouvernement on voit qui sort les grands moyens pour cette visite.
premier déplacement évidemment on va dire c'est une institution c'est une tradition la lutte contre l'immigration avec cette visite de la base naval on a les images avec nous est-ce qu'on on on les a voilà au niveau de la base navale c'était juste après l'arrivée évidemment cette première séquence à chaque fois qu'on a des visites c'est directement lié à l'immigration clandestine les premières séquences est-ce que ça vous rassure ça fin non pas du tout ça ne me rassure pas parce qu'en fait c'est vrai que on pourquoi déjà nous cacher qui vient dans notre département parce que ça nous permet à nous aussi de nous préparer. Pourquoi est-ce que on nous le on nous le cache ?
Et puis deuxièmement, c'est que on est tous servi en dernier en fait et en fin de mandat en plus. Donc pourquoi est-ce que ça n'a pas été fait depuis le temps que nous réclamons effectivement qu'il y ait des des discussions des échanges alors sur des questions très importantes pour l'avenue de Mayotte ? Donc c'est vrai que l'mication clandestine occupe une grande partie, une grande marge de tous les sujets. Mais c'est vrai que c'est c'est très dommage. Et puis est-ce que c'est parce que c'est un vent positif pour comment une élection présidentielle qui arrive ?
Moi la question que je me pose aujourd'hui, j'aimerais bien quand même y croire que ils veulent faire quelque chose d'important mais pourquoi maintenant ? Voilà. Alors bah, on aura peut-être la réponse au cours de cette édition spéciale, mais je vous je vous propose d'abord de d'écouter les premiers mots du Premier ministre justement à la sortie de la base navale. Il est suivi du des de monsieur Nunz, le ministre de l'intérieur qui l'accompagne. On écoute ça. Je pense quand même qu'on a deux légègres inflexions. Si on dit qu'il faut s'adapter à l'adversaire, il y a deux légères inflexions qu'il faut assumer à mon avis dès maintenant à droit constant.
La première, c'est avec la bienveillance de Catherine Vrin et de ses équipes pour avoir commencé ce travail en amont, c'est d'assumer une militarisation plus importante de la protection de la souveraineté de l'archipel. Je suis très clair sur le sujet, les forces de sécurité intérieure doivent continuer de faire un travail de sécurité intérieure, interception, prise en charge évidemment des étrangers en situation irrégulière, mais enfin on voit bien qu'on a un énorme problème d'angle mort autour de l'archipel. Shidone évidemment n'a pas aidé à cela. Il nous a fait perdre du retard par rapport aux objectifs que nous étions donnés compris lorsque j'étais jeune ministre des outemères.
Mais on voit bien quand même que que ça soit sur l'ilon Samborau sur la capacité de détection de radar là il faut qu'on passe la seconde. Et donc c'est ce qu'on va décider là ensemble dans quelques instants. C'est une militarisation plus importante des approches de souveraineté un recours au haut du spectre des hautes technologies que la loi de programmation militaire que les lois de programmation militaire nous ont donné. C'est des choses qu'on utiliserait peut-être dans d'autres circonstances mais qu'on va décider de mettre en place ici.
Drone, autant le drone tactique pour les intercepteurs que des drones de longue portée qui permettent d'avoir de la longueur d'avance sur évidemment les départs. Ballon stationnaires avec différents capteurs, usage de l'intelligence artificielle. On est enfin capable, on avit parlé de muraille jadis, on est enfin capable de commencer à la à la à la dessiner parce qu'évidemment les technologies d'une part mais aussi les crédits qu'on a injecté dans les forces armées nous permettent d'avoir une approche de souveraineté. Je rappelle quand même que en 2017, il y avait quatre intercepteurs pour faire de la liquin lutte contre l'immigration clandestine.
Là aujourd'hui, on est à 9 cette année et on finira autour de 13 ou 14 en 2028. Je veux bien qu'on dise tout ce qu'on veut mais enfin à quoi ça ressemblait en avant 2017 parfois on se pose quand même un peu la question. Donc ça c'est évidemment la première inflexion, c'est assumer un continuum ministère des armées, ministère de l'intérieur qui soit beaucoup plus robuste en respectant le rôle de chacun mais avec une militarisation plus importante.
Et je pense que la symbolique pour celles et ceux qui connaissent bien Mayotte, le fait que l'on mette un détachement de la Légion étrangère à mon général en permanence sur l'î de S Boraau avec des capacités de radar, des capacités optiques c'estàd d'assumer un poste avancé de souveraineté va évidemment changer un tout petit peu là-dedans.
L'autre inflexion, c'est à mon aval, c'est-à-dire qu'il faut quand même qu'on ait une politique qui soit beaucoup plus cohérente entre les ministères de Laamont, c'està-dire des pays de départ jusqu'à l'Aval, c'est-à-dire ici même une fois que l'étranger en situation irrégulaire a pu rentrer sur le territoire si malgré tout on n' pas réussi à l'intercepter en un amont.
Alors, vous venez d'entendre un peu ces propos de Sébastien Lecnu en plein dans son intervention durant sa visite au sein de la base navale où il était avec tout l'état majeur justement en charge de la lutte contre l'immigration au clandestine et vous l'avez vu juste à côté de lui, il y avait Laurent Nunes, le ministre de l'intérieur. On écoute aussi cet extrait mais nous avons obtenu le réel résultat. Le préfet l'a rappelé, on est à 16500 enfin un peu plus de 16 16500 éloignements depuis le le début de l'année. C'est une augmentation importante, éloignement forcé bien sûr, augmentation importante par rapport à à l'an passé. En 2025, c'était déjà 23000 éloignements sur toute l'année.
On était déjà à plus 21 %. Ce travail évidemment on va on va on va le poursuivre et dire et vous avez également eu raison de le rappeler monsieur le premier c'est que depuis 2017 les moyens qui ont été affectés à Mayot qui ont été affectés à ce qu'on appelle la lique la lutte contre l'immigration clandestine n'ont cessé d'augmenter n'ont cessé d'augmenter. Je je veux redire que pour la police nationale pour la police nationale c'est + 50 % d'effectif hein depuis 2017 pour la gendarmerie c'est plus 64 % et nous allons poursuivre cette action. Alors, vous venez d'entendre ces propos, des annonces qui sont faites. Est-ce qu'il y a vraiment des du nouveau dans ces annonces ?
Raphaël Cann finalement, c'est un peu le le rappel de ce qui est prévu dans la loi de programmation militaire qui a été votée récemment avec effectivement ce qu'évoquait monsieur Sébastien le Cornu, une expérimentation notamment de de drone, de ballons dans la lutte contre l'immigration clandestine. Après, on se le rappelle, c'est pas la première fois qu'on entend cette promesse de la part d'un d'un gouvernement. Euh Gérald Darmanin, alors ministre de l'intérieur, avait déjà évoqué le fameux rideau de fer maritime qui reposait alors déjà sur des radar. Alors certes à l'époque avec moins d'évocation de de moyens aériens. Il parle aussi d'intelligence artificielle.
Voilà, c'est effectivement cette nouveauté euh UNIA, un ballon stationnaire euh euh ses drones tactiques et ces drones de longue portée. Après reste à savoir effectivement à quelle échéance ces solutions vont être déployées à Mayot puisque dans la loi de programmation militaire, il est avant tout question d'une expérimentation et moins voilà d'une d'une programmation qui détaillerait leur déploiement avec diverses échéances sur le sur le territoire. Sausouf, on voit cette délégation qui arrive. L'État, le gouvernement veut montrer quand même qu'il arrive en force aujourd'hui. C'est quand même à quelques mois de de cette des présidentielles.
En effet, toutefois, il y a un bémol dans ce dispositif qui est qui est présenté. Euh on n'a pas vu le ministre des affaires étrangères et et des affaires européennes. Or, on se rappelle l'échec des différents plans précédents euh est dû à l'absence de de coordination ou d'entente avec les pays d'origine de ces de ces de de de l'essentiel de ces migrants. On a vu la crise qui était née avec le président comorien qui refusait de récupérer ses ses ressortissants. ce qui a fait capoter le wbouchou et et les les autres plans qui qui ont suivi. Donc là effectivement, on a tous déploiement qui est annoncé, c'est une bonne chose.
C'est sans doute beaucoup plus efficace que dans le passé mais une fois qu'on aura intercepté, une fois qu'on aura pris est-ce que dans les pays d'accueil euh comment les pays d'origine et donc les pays de de renvoi, est-ce que il y aura pas une autre réaction du même type que ce qu'on a connu dans le passé ? Alors on va on va continuer sur cette séquence. immigration qui représente évidemment l'une l'un des plus importants moments de cette visite. Mais d'abord, j'aimerais qu'on aille sur le terrain en direct depuis la place Zakamadi. Nathalie Andrea Timeva, notre journaliste sur place qui doit justement voir dans quelques instants.
On attend Sébastien Lecnu du de votre côté, comment est l'ambiance sur place ? Est-ce que il y a du monde ? Il y a des élus à vos côtés ? Bonjour Alda. Alors le premier ministre ne va pas tarder à arriver ici sur la place Zakiamadi justement pour l'accueil des républicains qui sera suivi du dépôt d'une gerbe donc effectuée par Sébastien Lecorne lui-même. Il vient d'ailleurs donc comme vous l'avez exprimé tout juste de terminer sa première visite qui s'est déroulée sur la base navale de de petite terre. Alors, comme vous pouvez le voir derrière moi, euh justement l'espace se remplit petit à petit.
un dispositif de sécurité militaire et euh et policier, pardon, a été euh largement déployé pour l'occasion et euh donc il y a même une circulation euh assez euh assez euh limitée. Euh pour l'instant, quelques parlementaires et élus euh sont déjà présents. La cérémonie va démarrer d'ici 15h45 donc avec la délégation ministérielle composée entre autres de Laurent Nunz ministre de l'intérieur, Naimachu donc ministre des outresemes ou encore Catherine Vautrin ministre des armées et des anciens combattants. Merci à vous Nathalie Andréeva.
vous on vous retrouvera dans quelques instants peut-être pour assister à l'arrivée en direct du Premier ministre et de toute la délégation ministériel mais on continue justement sur cet aspect immigration. Alors Safina Soua, qu'est-ce qui pourrait être dit qui pourrait qui peut vous rassurer euh malgré tout ce qu'on a vu aujourd'hui par rapport à à tout ce dispositif ? Raphael Khent de dire c'est des moyens effectivement qui avaient déjà été annoncés. Là, on reprend. Euh, écoutez, euh il y a il y a rien de nouveau. En fait, moi ce qui me ce qui me chifonne un peu, c'est effectivement j'ai écouté euh le discours de euh de monsieur le Cornu, j'ai écouté aussi monsieur Nunes.
Euh finalement, euh on parle des reconduites à la frontière, on parle des des intercepteurs depuis 2017 euh qui montent mais qui ne donnent pas de résultat parce qu'on renvoie des gens le soir et le lendemain matin ces gens-là sont là, ils se renforc de plus qu'est-ce qui pourrait être dit qui vous rassurerait justement ? des opérations comme bouchou et que ces opérations là aent jusqu'à jusqu'à son terme. Bah justement de ce que je comprends c'est c'est ce qui est annoncé. Il y a une opération Raphael Can qui est prévu effectivement le R ministre a annoncé qu'une nouvelle opération type Kinga type May Pastel type Wambouchu allait à nouveau être réalisé l'année prochaine.
Enfin en tout cas il y avait une volonté de de poursuivre l'organisation d'opération d'ampleur chaque année. Mon problème c'est que on a on avait quand même espoir quand Bouchou avait commencé. Vous vous rappelez, on a mobilisé toute l'île de Mayotte et tous les Maoré pour soutenir cette opération et qu'on a on espérait que qu'elle aille jusqu'au bout pour changer un petit peu aussi l'opinion publique aussi français pour ceux qui étaient à l'origine de l'opération. Malheureusement, ce sont eux-mêmes qui n'ont pas suivi d'Arman.
il était seul face à à cette opération et qui n'a pas abouti parce que vous vous rappelez aussi que euh il y a eu à un moment donné euh euh les le syndicat de la magistrature qui a qui a arrêté cette opération et qui n'a pas abouti, qui n'a pas suivi. Donc, on a le regret de voir tous les camions, tous les matériels, tous les moyens, tous le dispositif qui était venu ici pour repartir, reprendre le bateau pour pour partir. Donc ça nous a quand même tristé là. Kingya effectivement, c'est une très bonne opération. les de tr mois qui ont commencé, nous on on était quand même un peu sceptique au début mais quand on a vu les résultats, on pensait que c'est quand quelque chose qui allait rester.
Finalement, il y a du positif. Il a du positif, il faut le dire, il faut le reconnaître, mais il faut quelque chose de permanent, pas de ponctuel. Voilà, avec la situation de Mayotte que nous suivons, que nous que nous subissons, que nous connaissons, nous on voudrait pas effectivement que ça devienne du séuta espagnol et de l'impadusa italienne. Donc Mayotte est c'est une petite île. Donc je pense qu'à un moment donné, c'est une très bonne initiative que des ministres sont arrivés arrivent aujourd'hui. Malheureusement c'est un peu tard parce queils seront plus au pouvoir il y a dans dans 6 mois. C'est ça la réalité. Hm hm.
Et euh justement c'est l'occasion aussi de nous interroger sur les enjeux de cette visite euh ministérielle. Cinq ministres à Mayotte, éducation, santé, oui, Raphaël Ken si six ministres pardon. santé. Tout ça pour parler de la reconstruction du territoire. Je vous propose de regarder ce sujet signé à Kim Ali Saï. Reconstruire Mayotte, c'est la préoccupation majeure de la population ici. Avant le passage du dévastateur Cyclon Shido, il y a 1 an et demi, Mayotte était déjà qualifié de plus jeunes et de plus pauvres départements de France. La catastrophe naturelle de décembre 2024 a accentué cette pauvreté.
L'espérance pour des lendemains meilleurs est mise à mal par une reconstruction annoncée mais qui tarde à venir. Les effets des 4 milliards d'euros promis pour cette reconstruction ne sont pas encore ressentis par tous. Des travaux qui ont été faits, qui ont été avancés par les communes, très nombreuses communes n'ont pas encore aujourd'hui remboursées. Euh les demandes déposées pour poursuivre la reconstruction, toujours pas encore de réponse pour la plupart, ce qui fait que ben malheureusement oui, euh les choses n'avancent pas. Mayotte, comme d'autres départements français de l'Atlantique est confronté à une grave crise de l'eau.
La population vit au rythme des coupure de distribution de la précieuse denrée. Coupures qui peuvent atteindre les 72 heures avec des risques sanitaires importants. Mayotte est un désert médical. Les services de soins y sont saturés et les infrastructures promises en la matière tardent à sortir de terre. Retard des équipements publics également dans l'éducation. Dans le primaire, les écoles sont en rotation. Chaque enfant a droit à l'école de la République seulement une demi-journée sur 24h. De nombreux établissements sont surpeuplés d'élèves et 15000 enfants en âge d'être scolarisés ne vont pas à l'école. Un ter pour la délinquence et la violence.
On ne pourra pas parler de développement sérieux dans ce territoire s'il y a pas de sécurité. L'immigration illégale met à mal à toutes les politiques publiques et comme si tous ces mots ne suffisaient pas, Mayotte peine a trouvé sa place dans son environnement régional immédiat. Ici, la majorité de la population estime que la diplomatie française dans l'Oséen Indien n'est pas en sa faveur. La commission de l'océan Indien, les jeux des îles, autant de sujets de discordre entre les élus locaux et le gouvernement. Alors Saidisf, les enjeux sont là, sont posés.
L'immigration évidemment, on a vu Édouard Philippe qui est arrivé, ça a été le premier, on va dire, à tirer dans le tas avec ses mesures extrêmement droitières comme certains le disent. Vous pensez qu'on peut s'attendre à une à des mesures qui vont encore plus loin que ce qui se fait actuellement au niveau de du gouvernement ?
à tout dépend de la réaction de de la droite euh le péniste, enfin de Marine Le Pen puisque en réalité ce qu'on constate là euh c'est une arrivée en force du gouvernement pour essayer d'apporter des éléments de réponse à des problématiques soulevées depuis l'échelle nationale et et pour répondre aussi à la première visite de Édouard Philippe, j'imagine parce que ça fait beaucoup de bruit notamment notamment notamment puisque ça a commencé par Marine Le Penouard Philippe est venu sur le territoire à à renchérir Paris depuis la métropole de suivre la cadence, il est à prévoir que d'autres derrière puisse à nouveau arriver renforcer encore une fois appuyer là où ça fait mal qui est donc c'est un peu ce que certains dénoncent ici, c'est-à-dire qu'on utilise Mayotte pour faire la bagarre un peu d'un point de vue politique par rapport à ces ces présidentiels.
En même temps, Maillot est devenue française, elle est devenue département elle est devenue département français. elle est censé partager les mêmes enjeux que la nation de courtiser effectivement parce que on sait très bien qu'il y a des enjeux politiques euh comment qui qui arrivent.
Euh moi ce que je voudrais effectivement rappeler ici, c'est surtout que quand on sait que là on est sur un sujet euh euh hyper important pour la population maoraise euh et que il y a des ministres qui arrivent, je note que le ministre des affaires étrangères n'est pas n'est pas présent alors que le contexte actuel entre les comor n'est toujours pas réglé et que les Maoré attendent vraiment bien sûr que cette question puisse être enfin une bonne fois pour toutes être réglé avec là avec le le l'espoir que nous avons peut-être ces ministres qui sont qui sont là N'oublions pas que l'immigration actuelle qui pose problème avec tout état de tentacul H.
C'est l'immigration africaine que nous maîtrisons rien du tout parce que même la France n'a pas la capacité de la maîtriser au niveau national pour renvoyer des Algériens en Algérie. Vous comprenez ? Vous avez des pays euh étrangers qui ne vont jamais accepter de reprendre ces gens-là. Donc ça c'est encore un autre problème qui va qui va vous réagir.
Alors c'est vrai que justement là où Sébastien Cornueux et son gouvernement essayent d'insister euh sur l'action de l'État en matière de lutte contre l'immigration clandestine, Edward Philippe lui était pas forcément dans une posture où il dénonçait euh on va dire l'absence d'action de l'État mais demandait plutôt des mesures correctives peut-être des mesures supplémentaires pour aller plus loin. Après, c'est difficile de dénoncer l'action de l'État.
il était prem mais en revanche lui ce qui a plutôt euh ce qui ce sur quoi il a plutôt accès ses propositions en proposant de suspendre euh le droit d'asile à Mayotte ou de mettre en place un centre de retour en Afrique, c'est plutôt effectivement de répondre à la problématique de l'immigration venue des des grands lacs où effectivement actuellement il y a par exemple le Burundi, la Somalie et la Tanzanie qui sont trois pays où la France n'a pas avec lesquels la France n'a pas d'accord pour renvoyer les étrangers qui seraient déb d'une d'une demande d'asile.
Il y a un accord qui a été signé récemment avec le le Rwanda mais c'est effectivement la grande problématique à à Mayotte, c'est la les capacités d'expulsion des déboutes du droit d'asile. La direction territoriale de la police nationale lorsqu'elle été auditionnée par le Sénat sur cette question avait notamment évoqué le chiffre que 57 % des migrants expulsables venus d'Afrique des Grands Lacs ne le pouvaient pas l'être.
faute d'accord avec leur pays d' cette histoire de de cette histoire de de tout cette histoire de hub de de retour de centre de retour qui effectivement toute ce pourquoi l'Union européenne a adopté ce nouveau règlement et mis en place cette mesure qui revanche a été écartée par Emmanuel on n pas vraiment pris le temps d'expliquer vraiment au Maoré c'est quoi un centre de retour c'est un dispositif qui est tout nouveau même au niveau des des pays qui qui vont les plus loin sur l'immigration c'est-à-dire qui sont très droitiers comme les États-Unis et cetera Disou, c'est quoi un centre de retour exactement ?
Alors le le le premier à vouloir expérimenter ce dispositif, c'est l'Italie qui souhaitait dans un pays tiers, c'estàd hors Union européenne à trouver un accord avec un pays voisin pour installer un peu comme les États-Unis l'ont fait avec Guantanamo, la triste la la triste prison de Guantanamo. C'est pas pareil Guantano, c'était pour les prisonniers politiques.
Il s'agit il s'agirait de créer des centres de rintention dans un pays voisin de de l'Union européenne, donc en l'espèce dans le cas de Mayotte, un pays euh de la du continent africain de de l'Afrique de l'Est qui accepterait le renvoi dans un centre là-bas de tous les les déboutés du droit d'asile, de tous les les illégaux qui qui seraient euh euh comment on appelle ça ? intercepté par la Est-ce que ça veut dire que même des comoriens pourraient être envoyés là-bas ? Plus ou moins plus ou moins parce que les Comoriens font c'est l'Afrique aussi c'est ils font par le gouvernement refuse de les accueillir. Ça veut dire que on on peut envoyer les comoriens là-bas dans ce cas-là.
Et donc c'est à partir de ces de ces installations que les uns et les autres feraient valoir leur droits à obtenir ou pas le autorisations de venir s'installer ou de transiter par maillotte selon qu'ils aient droit à l'asile ou pas, selon qu'il soit régul le régulisme ou pas. Et puis il faut il faut délocaliser aussi ce cette histoire de de euh de de donner euh le droit d'asile effectivement euh à ceux qui arrivent parce que si on le laisse sur le territoire Maoré, ça ne résoudra jamais le problème.
Il faut effectivement le mettre ou le placer dans l'un de ces pays comme peut-être Édouard Philippe peut-être le préconisera, mais nous c'est de dire celui qui veut arriver, qui veut aller en France, il doit d'abord faire l'objet d'une demande ou d'un dépôt dans son pays dans dans son pays soit d'origine ou dans le pays dans lequel effectivement on a centralisé ces dossiers notamment ici à Mayot. ceux qui veulent venir en France ici à Mayotte et bien ils doivent aller soit par exemple au Kenya ou au Rwanda pour faire leur demande là-bas ou au Comor par exemple.
Ça permettrait à ceux qui sont ici, on leur dise "Ben écoutez, vous devez d'abord rentrer, faire votre dossier et ensuite on étudiera votre cas." Mais on peut pas effectivement arriver dans un pays comme celui-ci et puis ensuite dire "Bah oui, mais moi je suis droit d'asile." C'est c'est la loi actuellement. C'est la loi effectivement. Donc il faut changer la loi. J'aimerais avoir une réaction euh Fardine Moï. Évidemment, vous vous suivez ça un peu avec un peu de recul vous, groupement patronal. Mais est-ce que c'est des questions qui vous euh qui vous préoccupent vous à l'immigration au niveau euh du des entreprises ?
parce que vous employez quand même aussi beaucoup de personnes qui sont en situation régulières enfin normalement. Et vous dites aussi que vous rencontrez aussi des difficultés. Il y a il s'agit aussi d'une main d'œuvre ces ces personnes. Alors je vais essayer d'être prudent. Hm hm. Oui. C'est c'est c'est la partie politique, immigration et cetera. Je laisse à à ceux qui maîtrisent le dossier. Moi, tout ce que je constate, c'est que euh quand il y a une loi euh qui est mise en place, ben nous tous nous devons la respecter. Et quand on on a des chefs d'entreprise, par exemple qui euh embauchent, que ça soit des salariés en situation régulière avec des titres de séjour, ça c'est la loi.
Donc les entreprises les embauchent, que ça soit des CDD, que ça soit des CDI, ils sont dans une situation régulière et que après le renouvellement ça pose des problèmes, voire même ça met en difficulté le dysfonctionnement de l'entreprise et cetera, voire même il y a des euh salariés qui se retrouvent euh non renouvelés et licenciés et qui saisissent aussi le conseil de prix d'homme. Vous voyez un peu la difficulté que les entreprises rencontrent.
Je prends aussi les centres de formation à ma tout le monde sait que beaucoup de domaines on a à ce public là qu'on le veille ou non ça c'est la loi et nous tous amenés à respecter mais quand on on a des stagiaires qui intègrent un centre de formation qui à la fin se retrouve non renouvelé ben ça aussi c'est la rentabilité de l'entreprise qui est concernée et là on a aussi des salariés qui sont en apprentissage qui sont concernés. Là, j'entends le ministre de l'éducation euh qui est sur le territoire.
D'ailleurs, la dernière fois quand on a eu Édouard Philippe qui est euh candidat aux élections présidentielles, mais nous on lui disait c'est que le problème c'est que vous avez des entrées au niveau du gouvernement et il reconnaît he qu'il a des entrées. Donc où on lui disait ben le problématique c'est que il faut agir maintenant parce que j'entends bien les mesures de demain mais en terme économique nous sommes à l'agonie quasiment. Euh la situation est catastrophique, donc il faut euh des réactions urgentes. Excusez-moi de vous interrompre. Euh on m'informe que euh du côté euh de la place Zakiam, les choses bougent.
On attend d'ici euh quelques instants l'arrivée euh du Premier ministre et de sa délégation. On a les images en direct sur sur place. Euh le premier ministre qui se rend sur place pour faire un hommage euh au un hommage républicain suivi d'honneur militaire avec un dépôt de gerbe. Euh c'était euh un peu la partie institutionnelle euh de toute cette visite. Euh vous voyez ces images, les la classe politique locale est déjà bien présente euh avant de de remonter vers le département. Ce sera le premier justement rendez-vous euh qu'ils vont avoir sur le terrain, la première euh visite sur le terrain au niveau de la Grande Terre.
Oui, l'image n'est pas non plus dénuée euh d'impact après ce point euh à la base navale sur justement cette volonté de militariser euh la lutte contre l'immigration clandestine. Effectivement, le fait ensuite d'enchaîner avec une séquence dépôt de gerbe en présence des forces militaires, je voyais les voilà les couleurs keki du 5e régiment étranger aussi visuellement ça renvoie aussi une image de la présence de l'État à Mayot, de la présence des forces de l'ordre et également de la présence de l'armée notamment via le le 5e régiment étranger.
C'est aussi un moment euh comment dire euh important parce que de plus en plus on a des attaques euh étrangères, des des des attaques dans la que ce soit dans la campagne électorale, des attaques dans la l'intégrité du territoire. Euh on a certains élus qui disaient même qu'ils veulent maintenant qu'il y ait des sanctions vis-à-vis des des Comoriens binationaux euh qui remettraient en cause l'appartenance de Mayotte à la France. On a vu récemment, il y avait euh cette journaliste russe de RTV, Richard Today, qui a été expulsé.
Est-ce qu'on peut s'attendre aussi à des mesures comme ça justement de la part de l'État français vis-à-vis de de binationaux et justement une un durcissement par rapport au discours ? En tout cas, ce serait souhaitable pour la quiétude de du territoire parce que effectivement, il y a une grosse brèche dans ce dans ce cadre-là et euh parfois la population a du mal à comprendre la je dirais la la passivité de du pouvoir régalien face à à cette situation. Tout en sachant une chose, Alda et pendant que vous parlez, on voit les images de le cornu qui arrive sur la place Zaki Akiamadi pour faire un peu le tour des des des forces militaires en présence.
Vous pouvez continuer justement par rapport à cette au jour d'aujourd'hui, on on sent une espèce de crispation euh autour de cette question migratoire qui est instrumentalisée au-delà même du cadre franco-français. il est instrumentalisé dans les pays voisins, en particulier les comores, porte d'entrée principale de cette de cette migration où entre les tenants du pouvoir et le oppositions, l'intelligencia, les associations diverses et variés de la société civile se crispe. Autour de Oui, c'est devenu aussi un instrument de déstabilisation. On a vu qu'ils étaient dans des rassemblements indépendantistes justement par rapport à Mayot.
C'était en Corse d'ailleurs avec des Et il y a eu aussi une tentative pour pour venir fêter la l'indépendance des Comor juste à côté de cette place d'Akia Mad qui a été refusé par Heureusement par le préfet.
le préfet il a refusé parce que il sait il connaît effectivement ces sujetsl ce sont quand même des sujets très très sensibles et cette montée en puissance effectivement de d'indépendantiste comorien qui se font passer par pour des maoré alors qu'ils ne le sont pas du tout et encore une fois c'est parce que ils détiennent un titre euh comment de de passeport français ce sont les binationaux que ce sont les premiers qui sont qui qui qui détiennent effectivement cette cette manipulation pour dire que Mayotte est est moyenne et alors que le lendemain matin ils vont arriver chez nous pour demander demander effectivement est-ce qu'on on renouvelle les papiers de leurs enfants scolarisés ici ou soigner leurs enfants.
On n'est pas contre pour ça. Mais à un moment donné, il faut que la France soit ferme pour dire au com au com tout simplement que Mayotte est française parce que si à chaque fois ce sont les Mauris qui le disent, on se fait passer pour des pour des ridicules. Enfin donc à un moment donné effectivement cette image que moi je vois là aujourd'hui hm hm cette cérémonie républicaine c'est aussi une manière d'ffirmerir la souveraineté français tout à fait mais ça n'est pas suffisant il faut aussi qu'il y ait un un comment un dialogue fort vis-à-vis de l'état comorien qui réclame Mayotte matin midi et soir. Donc ça suffit.
Il il y a un sursaut côté comorien parce qu'on a le sentiment là-bas d'avoir comment de perdre un peu la main sur ce dossier-là. à partir des conventions qui ont été signées entre Mayotte et les États-voisins euh que sont la Tanzanie, le Mozambique et euh et le Kenya et cette histoire de centre de retour, ça va, j'imagine ça va encore plus aggraver la colère. ça fait énormément débat par les Tik y compris le les mesures préconisées par Édouard Philippe ont donné lieu à une explosion inattendue de dans la classe politique commorienne et dans le débat public comenque oui Raphaë Can Oui.
C'était pour revenir à votre question initiale et dans la mesure où la personne est binationnelle, si elle a la nationalité française, il serait quand même très difficile de la sanctionner pour une prise de de position puisque ce serait du délit d'opinion, ce qui irait à l'encontre du principe constitutionnel de et ben un étranger, on peut effectivement l'expulser du territoire au motif de troublur ordre public ou en l'occurrence pour cette éditorialiste qui avait été accusée d'érence au profit de la de la Russie On est quand même sur un contexte assez différent mais à nouveau elle n'a pas été sanctionnée pour pour ses opinions.
expulsé du territoire pour ces pour ses opinions qui avait eu un précédent avec Kemyba qui a été déchu de la nationalité quand même. C'est pas c'est pas rien parce que justement il a il a il jouait contre la France en tout cas selon le gouvernement. Il existe dans l'arsenal répressif français des possibilités de de gérer ce genre de cas. Ça reste quand même des des des cas extrêmes euh où il faut démontrer qu'effectivement la l'intéressé à a jouer contre l'intérêt supérieur de la de de la nation. La, il me semble que la règle c'est juste de ne pas créer d'apatride tant qu' à partir du moment où la personne est binationale, il y a pas de de risque qu'elle soit patride. Oui.
Nous avec le contexte maoré que nous avons depuis déjà plusieurs années en disant à notre cher pays la France que nous sommes en guerre. Ça veut dire que Mayotte a toujours été revendiqué par les com. Ça ça n'a jamais ça s'est jamais arrêté et ça va toujours continuer et à chaque fois qu'on joue avec ça en disant "Oui, mais bon, ça c'est une petite affaire de rien du tout." Mais nous on sait au plus profond de nous que c'est ça c'est le danger et ça c'est un rappel qu'il faut que la France soit encore beaucoup plus vigilant quand vous donnez des papiers à des gens étrangers qui vous vous donnez des droits.
Vous ouvrez effectivement comme comme il a dit des brèches et quand vous regardez attentivement que ces brèches là devient un danger pour votre propre population et ben ça devrait quand même alerter encore plus souvent pour la régularisation massive de ceux qu'on régularise le matin et que le soir ils redeviennent vos ennemis puisque nous avons nos étudiants qui bloquent qui n'arrivent pas à suivre, nous avons évidemment l'éducation qui doit qui doit suivre on les aide et ça c'est le sens du du de la générosité du pays. Mais à un moment donné quand cela met en danger la souveraineté du pays-là et bien il faudra peut-être regarder au niveau de la loi s'il faut pas changer safina Soua.
Est-ce que vous le collectif vous avez on vous a vous êtes convié à une rencontre avec cette délégation ? Il y a une rencontre qui est prévue justement pour parler avec eux ? Alors il y a une rencontre avec le premier ministre euh mais je ne sais pas s'il y aura d'autres ministres à côté de lui mais il n'empêche que c'est quand même lui qui qui est qui qui est à la tête de cette délégation. Donc pour nous, ça me semble important de pouvoir échanger sur ces questions là parce que encore une fois, il suffit pas d'avoir effectivement des missions de 24 heur de 2 jours pour connaître la situation réelle sur le terrain pour nos territoires et pour pouvoir la maîtriser et trouver des solutions.
Il faut changer cette méthode de dire on envoie des missionnaires pendant de 3 jours et après nous à Paris on va décider pour ce qui est bien pour Mayotte et après c'est fini. Non, il faut réellement euh des un plan qui est qui est préparé avec les Moré parce que ce sont eux qui connaissent leur territoire, pas forcément moi. Nous avons des élus. Donc forcément quelque part il faut changer. Mais là, vous êtes aussi un peu en position de force. Là, on va dire que là, on est dans une séquence séduction du gouvernement à quelques mois des des présidentiels. Euh, est-ce que vous justement vous dites c'est le moment ou jamais de de de présenter des des mesures, de demander des choses ?
Vous serez entendu ? Par exemple, on a vu Édard Philippe qui est qui est venu la semaine dernière qui annoncé ce centre de retour qui annoncé la suspension du droit du sol. Il aller beaucoup plus loin que le que le gouvernement actuel. Est-ce que vous allez pousser en ce sens ? Oui, on pousse et on doit continuer à pousser. D'ailleurs, on doit aller encore beaucoup plus loin. On a demandé, on va demander. C'est vrai que le plan de Do Philippe n'est pas mauvais. Il est il est très bien. Sauf que on va peut-être le demander ça. S'il l'a tenu aujourd'hui, c'est parce que il vient ce plan vient bien de quelque part.
Donc nous qui sommes ici par moment aussi, on est obligé de discuter avec eux ceux qui viennent. Donc peut-être que c'est à partir de ce moment-là qu'ils ont compris queil faut changer quelque chose. Ensuite ceux qui viennent ici, c'est c'est ce que je leur dis. Quand vous venez comme ça, c'est important de discuter avec les politiques d'une part, mais aussi la population civile d'autre part, notamment nous parce que nous maîtrisons le sujet aussi. Et quand vous avez des plans comme bouchou, comme Kingya, c'est bien mais il y a quelque chose qui manque. Voilà. Et on va pas le le dire en public, mais je sais que euh par moment ils entendent ce que moi je dis.
Ils entendent, ils écoutent ce que la les collectifs, la population civile disent. Malheureusement il ils le il ils font semblant effectivement de ne pas l'entendre, mais ils sait qu'il l'entendent. Donc si cette fois-ci il ils sont venus en masse, c'est parce que ils ont quand même entendu quand on bloque la préfure par exemple, c'est le cœur du débat. Qui sont venus en masse parce que vous avez bloqué ou parce que Philippe est venu ? Alors, il y a deux choses que moi je note. Ils sont venus en masse parce que il faut faire barrage à Marie Le Pen. Moi, je le sais. Ils sont venus en masse parce que effectivement ils ont échoué. Il il ils nous avaient promis deux mandats successifs.
Enfin, je veux dire depuis 2017 où nous sommes toujours sur le terrain, nous le collectif. Donc, à un moment donné, ils se rendent quand même compte qu'il y a quelque chose qui a loupé. On va passer aux élus parce que juste après cette séquence qu'on voit sur la place d'Akamadi, le Premier ministre va se rendre au niveau du département et les attentes aussi à ce niveau-là sont très importantes pour la classe politique. On écoute déjà cet extrait de Benissa Ousen c'était dans le journal d'hier soir. J'en attends beaucoup de cette de cette visite. Aujourd'hui, qu'est-ce qui se passe ? C'est que les collectivités sont difficulté et il faut donner réellement les moyens aux collectivités.
Les projets existent, ils sont dans des cartons. Maintenant, les collectivités n'ont pas les moyens de décaisser rapidement pour permettre de lancer toute toutes les chantiers. Le budget certes a été voté, mais comme il a dit le maire de Bandaboi, le l'argent n'est pas dans la caisse des des collectivités. Donc j'attends la première chose que j'attends de cette visite là parce que ce n'est pas que le premier ministre, c'est cinq ministres qui viennent ici, c'est d'abord qu'on donne les vrais moyens au l'activité de lancer les chantiers notamment de reconstruction scolaire mais pas que ça. La reconstruction c'est résoudre le problème des rotations scolaires.
La reconstruction c'est le chantier de l'eau. La reconstruction c'est les problèmes de sécurité sur ce territoire. Donc nous ce que nous attendons aujourd'hui que réellement on donne les moyens aux collectivités pour la mise en chantier de l'ensemble des opérations. Et on part directement au niveau du conseil départemental l'Assemblée de Mayotte où nous on retrouve Hakim Ali Saïd. Bonjour Hakim. Alors tout est prêt pour cette rencontre entre le premier ministre et les élus du département. ici avec cette grande question. Où est l'argent de la reconstruction ? Les 4 milliards annoncés pour être utilisés dans ce grand projet de refaire Mayotte jusqu'en 2031.
Euh les débats vont avoir lieu tout à l'heure au sein de l'assemblée territoriale. On attend l'arrivée du premier ministre d'un instant à l'autre. il est en train de quitter euh euh la place de l'ancienne place du marché de de Mamutzu. Donc il on parlera surtout surtout surtout argent de l'argent pour les collectivités qui ont beaucoup beaucoup de difficultés par les temps qui courent. Ils attendent déjà des remboursements, vous l'avez entendu tout à l'heure. Ils veulent encore plus de moyens pour pouvoir engager plus de travaux pour l'école, pour l'eau, pour la sécurité dans leur commune de la vidéosurveillance.
Euh ce débat de la sécurité qui va également s'inviter ici, la thématique de l'immigration qui sera une grande thématique également de la campagne électorale. À chacun sa solution qui n'a pas été proposée dans les années passées mais qui arrive. On parle beaucoup euh des pays d'Afrique avec le bonus malus que vous avez entendu ce matin, un centre d'accueil des migrants à rivant de Mayotte annoncé par Édouard Philippe. Autant de sujets donc des thématiques qui pour lesquelles les élus de Mayotte espèrent avoir des réponses de la part du chef du gouvernement tout à l'heure. Merci à vous Hakim. On se retrouvera justement dès prévenez-nous dès que le premier ministre arrive de votre côté.
Said sououf. Euh est-ce que vraiment il va y avoir des réponses pour ces élus qui attendent beaucoup, qui attendent de l'argent même si des réponses se sont apportées. Je note moi au passage, je je j'insiste là-dessus.
Nous sommes nous avons une fenêtre de 6 mois qui nous dit puisque nous ne sommes pas madame météo donc nous ignorons qui sortira des urnes la début d'année prochaine si c'est un président de la République issu de cette mouvance là on peut espérer que ce dispositif soit plus ou moins maintenu mais imaginez-vous si c'est le camp inattendu qui arrive on prend l'exam gauche si c'est et les filles qui arrivent On connaît les idées des filles par rapport à cette problématique de l'immigration. Si c'est Marine Le Pen, on connaît ce son opinion par rapport à ça qui nous garantit au jour d'aujourd'hui que tout ce dispositif qui est qui qui est annoncé là tiendra le cours dans 6 mois.
et pour la reconstruction. Je je rappelle que dans son courrier au maire, euh Sébastien Lecnu justement parlait de de de méthodologie pour aller rapidement vers des résultats. Il parlait notamment de sécuriser en en jouant sur la loi de programmation budgétaire qui arrive très vite. Euh sécuriser ces c'estes les financements de tous ces projets. Est-ce que on peut pas justement espérer quelque chose de de cette échéance assez rapide qui a annoncé ? Bah, dans le courrier en tout cas qui a adressé Sébastien le Cornu au maire avant de de venir, on peut y voir une forme de maintendue. Euh il avait commencé en disant qu'effectivement il allait avoir besoin des des maires.
Il avait évoqué euh le fait qu'effectivement sur les à peu près 650 millions d'euros qui avaient été bloqués dans le budget, seul 12 % avaient été dépensés, soit 54 millions d'euros. Mais dans son discours, il y a un peu une volonté de dire voilà euh balle au centre, on admet on a euh effectivement des procédure administrative trop longue et que ça provoque ce retard.
Du côté des municipalités, eux dénoncent le fait que l'État ne délivre pas l'argent et il évoque aussi un ensemble de facteurs qui ralentissent cette reconstruction, le manque d'ingénierie dans les collectivités par exle pour monter des demandes de financement, les difficultés pour monter les dossiers et il y a notamment cette main tendue dans le courrier qui est la possibilité que l'État reprenne la maîtrise d'ouvrage des collectivités sur certains chantiers.
Par exemple, la fondation prévoit cette possibilité pour le bâtis scolaire dans le premier degré et il y avait trois communes qui ont déjà euh en tout cas déléguer à le PRDM euh le la construction de la maîtrise d'ouvrage sur les écoles. Alors, on va y revenir mais d'abord, j'aimerais écouter cette réaction parce que on a l'impression qu'il y a une espèce de de ping-pong. Chacun se renvoie la balle concernant les difficultés à cette euh reconstruction des élus qui disent que ils ne reçoivent pas l'argent. le gouvernement qui annonce qu'il y a des blocages localement. Donc du coup, d'où vient le problème ? On a demandé à Chibabana ce qu'elle en pensait.
On écoute la réaction de la députée de Mayotte. Ben, monsieur le premier ministre a fait le diagnostic de lui-même sur l'inertie de son gouvernement sur la situation de Mayotte. Moi, je me pose la question en 6 mois qui lui reste, lui et la présidence Macron, je je me demande qu'est-ce qu'il vient nous dire. Moi, je suis préoccupée parce que nous voulons des actes concrets. Je lui ai envoyé un dossier de 15 priorités thématiques. La santé, la question de l'eau, c'est une urgence de sécurité civile, les écoles, l'éducation, la sécurité civile, les risques naturels, c'est un vrai sujet pour notre département. Le Parlement a sorti euh un rapport en 2024 sur les risques naturels en notre M.
Mayotte est complètement dedans. C'est une véritable politique publique que l'État doit prendre en main pour l'avenir de ce territoire, de cette petite île. Donc aujourd'hui, l'heure n'est plus aux promesses. Moi, je veux des réponses concrètes à savoir la sortie de terre de tous les projets qui sont dans le plan quinquenal 2026-2031. en urgence que toutes les infrastructures notifiées affichées dans ce plan Quinquenal soit sorti de terre puisque il dit lui-même que l'argent est là dans le courrier adressé au maire. Donc si l'argent est là, on attend quoi pour développer Mayotte ?
Euh Fardine Mohamed, vous venez d'écouter ses réactions, différentes réactions avant avant cette fameuse séquence avec les élus. Il sera beaucoup question de la reconstruction, des blocages financiers. Euh vous pensez vraiment qu'on va réussir à à avancer sur cette question ? Elle elle l'a dit en Bamana 6 mois, c'est faisable pour vous ?
Alors nous ce qu'on ce que nous constatons malheureusement dans tout ça parce que on avait fait un première approche en discutant avec les services de l'État parce qu'on savait que sur Mayotte l'État gérait seul ces financements là et on est arrivé justement à cette procédure de de de très très difficile pour les collectivités et après on s'est rendu compte aussi que les collectivités même les élus eux-mêmes ce qu'on déplore sur le territoire c'est que eux-mêmes ils ils arrivent pas à travailler et à porter des sujets face au service de l'État.
Voir même quand on voit les élus d'ICOT, les élus municipaux, les élus du département région, on a l'impression que c'est un peu de l'anarchie déjà internaut. Et finalement, qui subit dans tout ça, c'est toujours les entreprises qui euh subissent fortement. Donc quand on regarde cette histoire de euh facture impayée, ça fait longtemps qu'on a crié que euh l'urgence euh Shida est passé. Les communes ont quand même demandé aux entreprises de travailler et elles ont travaillé. Et maintenant qu'elles ont travaillé et ben le minimum c'est de les payer. Donc on est dans un territoire, regardez les ministres sont venus sept c'est ça hein sont venus comp. Exactement.
C'est une belle délégation H et on a l'impression que le monde économique euh est écarté. Bon, j'ai appris euh euh avant de venir ici qu'on sera reçu par le conseil. C'est déjà pas mal demain, tant mieux. Mais vous avez vu hein, une telle délégation et on a l'impression que l'économie ne représente rien sur le territoire de Mayot. Je je précise hein pour ceux qui nous entendent, vous rendez compte, nous euh le monde économique, les organisations patronales, je prends même à euh le le conseil le président euh du département région. Encun moment, il y a eu des discussions sincères pour comment on construit ce territoire. Vous voyez ?
Donc on reproche au service de l'État mais nous-même c'est pour ça que dans dans cette reconstruction c'est on est dans une gouvernance quadré partie partagée concerté donc utilisons tous les léviers pour qu'enfin euh cette construction soit au profit des entreprises qui sont sur le télé sur sur le sur le direct justement vous voyez en ce moment même Sébastien Lecornu qui est en train de de d'achever la cérémonie en hommage euh qui avait lieu sur la place d'Akamadi. Le temps de parler un peu aux acteurs qui sont sur place.
Là, on voit par exemple le président de l'université de Mayotte, il salue un peu tout le monde avant de se diriger vers le département euh pour cette fameuse séquence dédiée à la reconstruction et pour s'adresser aux élus du département. Et il y a deux séquences politiques qui ont été bien dissociées. Une avec le département et une avec les maires. Ce sera demain en fin de de de visite. Pourquoi avoir selon vous avoir euh dissocié les maires et les élus du département région ? Euh probablement aussi parce que ce ne sont pas forcément les mêmes compétences, donc les mêmes thématiques qui vont être abordées selon le type de de collectivité.
donc avec le département euh qui a notamment certains enjeux comme la reprise du port de Longonie sous la forme d'établissement public à partir septembre euh par rapport aux maires qui eux par exemple via les syndicats intercommunaux ont aussi la gestion des des déchets ou la gestion de de l'eau ça et également des écoles. D'ailleurs, je pour rebondir aussi sur ce que disait monsieur Mohamed, c'est que finalement cette problématique, ce débat entre est-ce que l'État délivre de l'argent, est-ce que les collectivités mobilisent l'argent délivré, il faut rappeler aussi que c'est pas un débat qui est né avec le conchédo mais qui est antérieur.
Par exemple, sur la question des écoles, la chambre des comptes avait fait un rapport sur la situation des écoles primaires à Mayotte et avait relevé que il y a plus de 200 millions d'euros qui ont été fléchés par l'État entre 2019 et 2024 pour la construction d'écoles à Mayotte. et que seulement la moitié de cette enveloppe avait été euh mobilisée par les par les élus. Dans ce rapport, euh les sages pointaient le fait que en tout cas l'argent était à disposition. Ce qui a manqué aussi c'était euh la réalisation de ces projets euh par les les collectivités euh les collectivités locales.
Bah parmi les les freins, il y avait c ces histoires de fonciers notamment, mais là on est sur la reconstruction d'écoles, c'est-à-dire que il y a pas de de question de foncier, c'est juste réparer des toits, remettre le mobilier scolaire quand même. Est-ce qu'est-ce qui peut bloquer à ce niveau-là ?
On peut reprendre l'exemple des débats de la bisbil entre la préfecture à l'époque incarnée par François X Bieville et le maire de Mamouzu sur les fonds d'urgence pour la construction qui devaiit notamment servir à la réhabilitation des écoles, à réhabilitation de l'écarage public où euh le maire de Mamutzu avait pris la presse et la population à partie en disant euh voilà on n toujours pas les fonds dédiés pour la pour la reconstruction euh les fonds du du fond d'urgence tandis que la préfecture elle avait expliqué que ces fonds n'avaient pas été livrés parce que les dossiers étaient jugés trop bancal ou ou sujet à ou en tout cas sujet voilà à retoage et à réexamen et que donc il y avait ces deux versions qui s'étaient opposé à cette période oui à Safina Soua le collectif c'est pas que l'immigration vous la question des écoles aussi vous préoccupe ce sujet nous l'avons suivi parce que nous avons nos enfants qui doivent effectivement reprendre [grognement] le chemin de l'école juste après Chido et que vous voyez effectivement après parce que nous étions quand même c'est comme si on avait vécu une station de guerre.
Donc on dit aux maires aux élus, reconstruisons vite, reprenons un petit peu le chemin de la reconstruction pour que nos enfants puissent reprendre à l'école et et l'État va prendre en charge donc la garantie et l'était là et après on nous dit ben oui mais nous on n pas payé parce que vous devez nous justifier tel tel travaux que vous avez fait pour telle telle telle école et puis après il y a eu cette polémique où on a accusé effectivement les maires d'avoir effectivement enfin bref je n'ai pas envie de de rentrer dedans mais par contre pour ce qui nous concerne nous aussi en tant que population c'est que nous-même nousi on n'a pas été accompagné aussi pour la question de l'eau quand le chino est passé.
Juste un instant, on va aller juste sur le direct, vous voyez peut-être sur les images le premier ministre qui est en train de de quitter la place Zakia Mad, il se dirige vers le département avec toute la délégation qui le suivent et on voit aussi quelques élus qui étaient sur place qui remontent avec lui vers ce département. C'est euh je sais pas si euh c'est on dirait Benissa justement euh qui est juste devant lui. Euh euh donc l'occasion d'aborder ces thématiques dont il est question.
Oui, ça fin celui-là vous disiez par Oui, je disais que la question sur la question de l'eau par exemple, c'est un sujet quand même qui est banal où depuis des [raclement de gorge] années ou des mois même nous sommes sur ça, on voit que la reconstruction devait démarrer. Donc maintenant paradoxalement, il y a l'usine de salement qui a été arrêtée par une association qui a attaqué ce projet en justice depuis la métropole. Donc ça, on met on met de côté et ensuite la population n'a pas été accompagnée pour que on puisse s'équiper de tout ce qui est cyberne euh d'eau dans nos maisons.
Parce que quand euh effectivement les coupures d'eau arrivent, qu'au moins au moins on puisse avoir de de quoi à pouvoir tenir pendant les quelques jours. Euh quand on on voit les factures d'eau de plus en plus puisque on nous coupe l'eau, on peut poser la question que l'eau n'est pas forcément de bonne qualité et même quand on dit même il y a des coupures d'eau et bien on a reçoit des factures de plus en plus dures cher. Et ça c'est des problématiques qu'on entend quasiment jamais. À chaque fois c'est ça se concentre sur l'usine de dessement comme si c'était la la seule solution. l'usine de dessement, on entend pas l'histoire des des facturations abusives.
En tout cas, c'est c'est assez rare quand il y a ce genre de visite. Ah oui, bon effectivement, je peux le comprendre aussi effectivement parce que c'est quand même des sujets qui qui qui passent lorsqu'on a on échange, mais ce sont quand même des sujets importantes où l'État donne verse de l'argent à 26 minim pour que nous population nous puissions en bénéficier. Malheureusement, on est en train de nous de nous fermer encore les les nous serrer effectivement encore notre patron en disant vous payez et à suite si vous payz pas on vous faire.
Ce sont quand même des sujets très importants parce que si on n pas d'eau, on ne peut pas continuer à travailler, on ne peut pas continuer à à enseigner. On on voit le Cornu, Sébastien Lecnu euh au niveau euh des démarches vers le département. Euh il se dirige vers le l'hémicycle avec euh finalement il y a on voit qu'il y avait effectivement des élus même du département qui étaient en bas avec lui et qui remontent euh vers le département pour continuer au niveau des échanges. On voit des des maires aussi sur sur place. Finalement, il y en aura peut-être quelques-uns dans cet hémicycle qui va être vraiment bondé, hein.
C'est euh euh Oui, monsieur Fard, peut-être juste pour apporter certaines éclairages hein, pour ceux qui nous regardent, euh j'ai vu hein le président du CD qui disait en terme de financement en tout cas dans son discour qu'ils ont l'argent euh pour payer les entreprises. [raclement de gorge] Euh je confirme aussi que euh suite à l'article euh pour dénoncer justement les factures impayées, le DAF du département nous a appelé en disant "On a les sous mais c'est aux entreprises de se faire connaître." Donc là aussi je profite à à tous les adhérents voir même à toutes les entreprises qui ne sont pas payées par le département.
Vous l'avez entendu hein, il a dit publiquement qu'ils ont peut-être de problématiques pour financer certains projets qui sont dans des carton. Ça c'est ce qu'on a retenu. [grognement] Mais euh pour tous euh les chantiers qui sont réalisés en tout cas, ils ont le financement. Donc c'est ça, c'est au niveau du département.
En tout cas euh euh la plupart de de revendications ou en tout cas d'alertes concernant ces factures impayées, c'est beaucoup plus les collectivités en fait euh municipales qui sont vraiment concernées et euh ça ça s'est dur après euh le passage de euh Chido parce que comme ça a été dit beaucoup d'entre avir les les la voiture du premier ministre arrivé sur le département Ali Saï et là-bas justement il va nous faire vivre aussi ces instants que vous verrez en direct aussi.
pour écouter un peu les débats, les échanges entre le ministre et euh nos élus, le préfet euh euh qui arrive aussi euh monsieur le cornu euh vous pouvez aussi commenter hein, c'est euh Benissa euh avec euh en tout cas c'est vrai que on voit revenir sur la table le vieux débat sur l'ingénierie qui fait défaut la la capacité des collectivités locales à pouvoir assumer pleinement le le comment la réalisation de tel ou tel chantier. Et on dans ce cadre là, le département cherche absolument à se distinguer des des petites collectivités en disant nous si on a les moyens, on sait faire, on pourra on pourra faire.
et euh à contrairement aux collectivités euh le le plus petite qui elle en partie admett savoir-faire et euh les grandes comme Mamouzu qui dit "Non, non, un instant juste au niveau des images, Sébastien Lecornu qui euh qui se dirige vers avec le président du département, il va se rendre vers les étages. On voit Naimau à l'arrière sur la sur la droite. Merci he la ministre de l'outre et il se dirige vers les les bureaux euh du président du département il me semble he c'est bien cela hein. Oui oui tout à fait. Donc probablement un entretien avant de se rendre vers l'hémicycle euh ce sera avec le préfet qui [toux] les [raclement de gorge] suit.
il va pouvoir montrer ses nouveaux bureaux qui ont été inaugurés avec Édouard Philippe. Décidément, c'est une séquence classique dans le protocole hein. Quand quand [grognement] on reçoit quand une collectivité reçoit euh je dirais une une personnalité de cette importance là, il y a toujours une petite séquence de change entre le le l'autre et l'invité pour préparer la séquence publique qui qui suivra après. Mais de de ce que j'ai compris, il y a déjà [raclement de gorge] eu des des émissaires qui avaient été envoyés en amont pour discuter d'abord avec les différents les différentsement protocol. Oui, oui, oui.
Mais je veux dire par là que ça a été préparé aussi ces ces échanges théoriquement depuis un moment, depuis le mois de juin où la visite du premier ministre avait été euh annoncé, euh les deux les deux mondes sont supposées à avoir échangé, avoir travaillé, avoir s'être mis d'accord sur un certain nombre de dossiers prioritaires. C'est vrai que on voit Akim Ali Saï finalement Oui. qui est euh qui est sur place là. Par contre dans l'hémicycle, nous euh on n'est pas convié. Euh euh c'est déjà c'est l'une des des euh des nouveautés de ces visites ministérielles.
pour la première fois la la télé locale n'a pas le droit c'est c'est c'est le somum d'une d'une procédure qui date depuis plusieurs plusieurs mois plusieurs années où euh on écarte la presse locale de certaines séquences, on on interdit la prise d'image mais là ce coup-ci c'est la première fois qu'on atteint un tel degré. Oui, là c'est c'est les images du pool, je rappelle juste c'est le pool média qui vient euh depuis l'hexagone avec accompagné euh de du ministre. Mais est-ce que cela cela est normal d'après vous ? Je sais pas. Moi ce que je je souhaiterais vraiment savoir, qu'est-ce qui va se décider ?
Bon, je sais que ils sont déjà en train de de préparer effectivement euh comment euh l'audience à l'Assemblée, mais il y a quand même des sujets qui sont qui que les Maurés attendent. Euh et à mon avis tout ce jour maintenant, c'est-à-dire que là ils sont un petit peu de côté et après ce qui va être publié, ce qui va être dit en public euh ça c'est peut-être autre chose. Euh mais la question se pose réellement.
Pourquoi est-ce qu'on on entend effectivement quand on a des délégations ou même des euh des euh des ministres qui viennent, souvent on ne dit pas tout où il y a une partie euh des sujets qui ne sont pas abordés en public parce que c'est peut-être polémique où les gens ne vont pas forcément euh comment apprécier. Euh ils ont quand même de une appréhension de de nous alors que nous sommes les premiers concernés. C'està-dire que ils viennent pour nous. Moi c'est c'est c'est c'est cette cette histoire me me ronge un peu parfois. Pourquoi est-ce qu'on se méfie de la population qui est là, qui vous a tant tendu la main, qui a tant demandé à ce que vous veniez les écouter ?
On voit on voit on voit ces images sur son sens. Je me rappelle de l'arrivée du ministre Valsen au maillot tellement mal. Hm hm. Donc on était tous en communion, que ça soit les élus, la population, le monde économique pour dire que ça va mal et quand on arrive au CD, on appelle d'abord les élus pour un briefing et quand on arrive à l'hémy que certaines décisions sont déjà prises, on se pose la question finalement des conclusions, on applaudit et cetera et une fois que la délégation est partie, après on se rend compte que rien n'a changé. Donc en fait, c'est ça en fait qu'on dit que euh à Mayotte, ce qui manque aussi c'est des transparences.
C'est euh aujourd'hui qu'est-ce qui coûte à toutes les mairies ? Nous, on a convié la prip en charge de la collectivité en lui disant il faut absolument qu'on soit transparent, qu'on sache combien euh les collectivités doit vos entreprises. Parce que quand on interroge par exemple la FMBTP, rien que la FMBTP a euh a a annoncé à peu près plus de 120 millions, c'est énorme comme chantier qui sont fait des factures qui sont pas payées. Vous rendez compte ? Et là, on n pas encore appelé toutes les entreprises du territoire. Nous, on a une réunion qu'on a prévu vendredi où on demande à toutes les entreprises qui sont pas payées parce que là aussi, on voudrait des preuves.
Vous voyez, les entreprises ont du mal à amener les preuves parce que quand ils sont identifiés, là aussi, ils ont peur de certaines conséquences. Donc, on peut faire l'inverse. C'est-à-dire que aux collectivités aujourd'hui par les chorus pro, les factures sont arrivées et ben qu'on sache réellement sur quel stade. Et à partir de là peut-être parce que euh la situation [rires] maillot c'est quoi ? En fait, on a une un statut qu on a l'impression que ça bouge mais euh c'est un peu contraste. Les entreprises disent on a des commandes.
Même hier, j'ai entendu le président du CD qui disait "Certaines entreprises ne veulent plus travailler avec nous." et ben s'ils veulent plus travailler avec nous, c'est que il y a problème de paiement, il faut le reconnaître. Oui. Et en même temps, il alors on continue voir un peu la l'hémicycle qui est en train de se remplir [raclement de gorge] avec les élus de l'assemblée. On voit madame Aranchia Babana, la députée qui est juste devant. Euh et je rappelle juste que lorsque le premier ministre et les différents ministres vont intervenir, nous allons écouter et suivre justement les échanges pendant toute cette période là.
On va laisser vivre un peu la séquence pour que les Mauris puissent voir à euh à l'instanté tout ce qui se passe et écouter aussi euh les la nature des échanges entre les ministres et les élus locaux. Oui, Raphael. En tout cas, ce à quoi on peut s'attendre dans ce discours, c'est ce qui avait été évoqué déjà aussi par le Premier ministre dans son courrier. C'est un un changement de méthode où il annonce voilà cette volonté d'identifier les points de de blocage et de faire des des points réguliers sur l'avancée de ces problèmes, du règlement de ces problèmes. Il est annoncé qu'un qu'un comité interministériel se réunirait régulièrement pour faire le point sur ces chantiers. Hm hm.
Alors, on peut s'interroger sur finalement en quoi ce comité interministériel sera différent du comité de suivi de la loi pour la fondation qui a été déjà mise en place et qui a déjà pour rôle de suivre l'avancée de la reconstruction de de Mayotte.
Sachant que euh de nombreux élus notamment au sein du comité de suivi et on pense notamment au sénateur de Marwali avait reproché à plusieurs ministères d'avoir manqué de de transparence, d'avoir manqué d'éléments sur où ils en sont du déploiement de la loi pour la fondation, du déploiement de ces différents chantiers où il avait notamment fait récemment un document avec un bilan d'étape par ministère en saluant le fait notamment par exle que le le ministère de l'enseignement supérieur ou des armées avait donné des éléments plutôt précis.
Mais de nombreux autres ministères n'avaient envoyé aucun élément de où ils ont été en tout cas des chantiers dont ils ont la charge dans le cadre de reconstruction de Mayotte et de l'application de la loi pour la fondation. Alors les images on voit le sénateur monsieur Saidomar Wali avec c'est Estelle Youssoufa de dos il me semble qui est là avec [grognement] Mousa aussi.
Ça [raclement de gorge] fait ça fait le même effet que quand le président de la République devait venir pour la 2ème fois après Chidot parce que la première fois c'était encore pendant le sinistre mais après une deuxième fois c'était pour faire le bilan effectivement de la reconstruction et ça ça avait un petit peu euh donné une un espoir pour dire finalement là il vient pour nous annoncer des choses, pour nous apporter quelque chose et c'était on était tous enthousiasmés autour de Exactement. On attendait, on avait hâte de savoir ce qu'il va nous dire, ce qu'il va nous apporter. Et puis finalement euh bon et là on arrive en fin de mandat. Exactement.
Il part, il va Madagascar et hop, on se fait effectivement ramé par la diplomatie francoorienne et on se dit "Mais en fait qu'est-ce qui s'est passé ? Mais il est venu nous dire quoi ? Il est venu faire quoi ?" Donc finalement là ça fait le même effet. Bon, on espère quand même que cette fois-ci ils vont pas et puis il faut savoir aussi que monsieur Leonou, il est discret, il connaît le territoire. mieux que beaucoup de c de de ces ministres là. Il y est venu plusieurs fois, il a dormi ici plusieurs fois donc il connaît. Ce n'est pas quelqu'un qui ne connaît pas ou qui qui est novice ou ou qui enfin arrive pour la première fois.
Non, contrairement à beaucoup d'entre eux qui connaissent pas du tout le territoire. Donc lui il connaît. Donc c'est pour cela que peut-être demain, moi je lui poserai la question effectivement réellement qu'est-ce que vous êtes venu effectivement nous annoncer, nous dire concrètement ? Voilà parce que il y a la question de l'éducation. Le collectif ne parle pas que de l'immigration. l'éducation nous concerne parce que tant qu'on n pas réfléchi ce qu'on veut réellement faire de notre université, on les bénit pour que former nos futurs cadres dirigeants, médecins et ce sont des sujets importants que nous devons soulever avec lui demain également.
Oui, Raphael parce que effectivement ça a toujours été un peu le grand problème à Mayotte, c'est on ne manque pas de de planannuel, on manque pas de de diagnostic, on manque pas de de proposition de plan d'action. Euh la problématique, ça a toujours été la concrétisation, la réalisation de de ces plans. Euh est-ce que tous les éléments dépressés en plan haut ont été euh appliqué ? Euh est-ce que où on en est euh de l'application de la loi pour euh pour la fondation ?
Et par exemple l'exemple qui est un peu l'image dépinale d'une promesse qui ne voit pas le jour, c'est celle de la deuxème prison euh où Géraldmanin était censé revenir en juillet et annoncer quel site serait retenu pour la deuxème prison. Euh on a appris notamment euh de par Said Marwali que en fait les terrains qui avaient retenu pour ça euh n'appartenaient pas au département. Donc retour à la case départ et à la recherche de terrain. Mais en tout cas c'est depuis 2022 une partie du terrain appartenait au département l'autre partie était privée. En tout cas pourquoi c'est c'est impossible d'acquérir ces terrains ? C'est c'est quand même étonnant.
Il y a il y a des il y a des mesures pour récupérer des du foncier si surtout pour un projet de cette importance là. Oui. Donc oui, en tout cas ça fait quand même depuis 2022 4 ans plus tard, on a toujours pas l'emplacement ne serait-ce que l'emplacement de cette seconde prison.
Euh il est à noter quand même que h dans le courrier euh que Sébastien Lecournu a envoyé au maire il y a il y a quelques jours, il précise quelque chose d'extrêmement important euh à savoir que c'est c'est au Maoré de construire cette refondation ce qui est un changement extrêmement important à la fois dans la psyché maorise celle des élus mais également dans la relation entre le gouvernement central à Paris et la et le et le territoire où habituellement tout le monde se reposait sur le fait que c'est à l'état de faire, c'est à puisque c'est l'État qui détient les les les leviers financiers, c'est à elle de donner la cadence.
Là pour l'instant, il dit on a on a on est prêt à donner les moyens mais cette reconstruction c'est avant tout votre affaire. C'est à vous Maoré parce que à chaque fois effectivement on a tendance à attendre que ça vienne de Paris. C'est que c'est Paris qui doit décider et que c'est Paris qui doit revérifier et que c'est Paris qui doit donner effectivement le temps et et à chaque fois on se on on se fait rattraper par ce piège là.
Donc et nous collectif notre notre rôle aussi de dire à à la population aux Maoré aux entreprises que c'est à nous de concer notre notre territoire quand je vois effectivement qu'on a mis à nos dispositions et général qui est là pour la construction alors que en 2018 euh quand on s'est soulevé contrez je termine juste contre l'immigration et l'insécurité on aurait aimé qu'on nous laisse le général qui était là à l'époque monsieur Lambert Lucas que pour justement nous venir en aide et que combattre cette insécurité Aujourd'hui, moi l'image qui m'a qui m'a frappé en passant en venant ici, c'est de voir autant de policiers, autant de gendarmes pour justement mettre euh comment à dos les ceux qui sont là, les syndicalistes, ceux qui sont là pour dire "Non, vous approchez pas de nos délégations parce que finalement euh on vient pour vous mais on veut pas vous voir.
On préfère plutôt une image où il y a pas assez de de voilà de d'acharnement où les gens revendiquent." Donc et là, j'apprends effectivement que Rivu a été encore une fois il est mis en garde à vue et queon a encore poussé les syndicalistes alors que ce sont qui éta en train de manifester oui, ce sont ces ces pouvoirs là qu'on a besoin. Il faut que les syndicats puissent avoir cette liberté de s'exprimer, de dire les choses et de dénoncer. Nous devons accompagner ces entreprises qui sont sur le terrain pour concernant l'avenue de Mayotte. Donc si l'État effectivement qui est au-dessus de tout euh minimise effectivement la réaction, il faut qu' qu'il soit contredit.
L'État doit accepter d'être contredit juste pour euh rebondir par rapport à ce que ce qu'il avait dit. Et quand je prends par exemple l'établissement euh de reconstruction publique, hein, le monde économique n'est pas dedans. Au moins pour demander la transparence, les suivis, les bilans. Parce qu'en fait à Mayotte, on découvre plus tard comme là que on a dépensé que 50 minutes alors que ça fait quasiment plus de 1 an et demi qu'on est là en train de crier. Si je prends par exemple le comité de suivi où présidé par Tani à un moment donné, il y avait Salamaramia qui était nommé avec un un décret et cetera, ben là aussi le monde économique n'est pas dedans.
Donc comment est-ce qu'on peut euh demander certaines transparences si on écarte euh certaines institutions quand même qui sont qui sont quand même représentatives ? Je je quand vous parlez de de du comité interministériel là aussi malheureusement nous quand il s'agit de consultation des débats et cetera, on est consulté en permanence. La dernière fois c'était Édouard Philippe, toutes les délégations qui arrivent à Mayotte, on mobilise les organisations inter professionnelles qui sont le patronat, il y a pas que le groupement et les autres et cetera. Et au final, on a l'impression de rabâcher, de sortir les mêmes choses, les mêmes choses, les mêmes choses.
À un moment même, quand on demande ce qu'on est en train de discuter là, pour une fois, faites-nous au moins euh envoyez-nous les rapports qu' que telle date, on a discuté telle chose et cetera et même là aussi c'est silence radio.
Donc c'est pour ça que il faut vraiment que c'est que c'est ce que dénonce entre autres Said Marwali avec beaucoup de beaucoup de force en disant on participe à une multitude de réunions, il n'en soit rien, on nous donne pas les moyens de réclamer la le respect des des calendriers ou le respect des des Çawali justement qui a qui a publié très récemment un peu un son un bilan justement de tous les ministères qui lui avaient répondu et sur les 16 il me semble qu'il y en avait moins de la moitié qui lui avaient envoyé un bilan de ce qu'ils avaient en terme de de d'avancement sur la refondation de Mayotte et parmi les bons élèves, il y avait la ministre de la transition, ministère de la transition écologique étonnamment finalement c'est peut-être l'une des raisons pour lesquelles pour Mais il faut pas oublier que le ministère de la transition écologique c'est ceux qui ont contribué à ramasser tous les déchets post chido.
Il ils ont joué un énorme rôle sur cette ils ont un autre rôle à jouer parce qu'il va falloir roboiser maillotte. Il y a il y a plusieurs programmes en cours déjà de de reboisement. Il y a il me semble avoir déjà entendu c fameuse opération qui consistait à ramener des des des des noix de coco qui sont déjà là qui sont déjà en train de pousser que mais ça va ça va pas c'est l'initiative privée associative plusieurs initiatives il y a une première qui était d'ordre institutionnel qui n'aboutira jamais parce que apparemment les les noix de coco en question ont été transportées dans des conditions de ce qui ven de Polynésie ceux qui venaient de Polynésie française.
Vous constaterez qu'on ne dit pas un mot là-dessus parce qu'en réalité toute la cargaison a finit à la poubelle. les noix ne sont pas non n ne sont pas utilisables. La cargaison indienne. La cargaison indienne, elle vient d'initiative euh privée associative et celle-là fonctionne et c'est celle que euh que je parle et moi je fais partie effectivement de de de de [raclement de gorge] euh de ce groupement agricole et que bientôt on aura on espère que que ça va aboutir. Et les financements, vous avez été aidés par le ministère ? C'est vraiment propre moyen.
Alors moi je suis pas vraiment au cœur du du sujet mais moi je je suis adhérente donc forcément j'ai quand même euh fait ma part mais je voilà je ne sais pas si on a eu on a été aidé ou pas. Euh alors une précision sur ce sur ce ce cas précis. Beaucoup d'agriculteurs disent qu'en fait euh il était pas forcément nécessaire de faire venir de la ressource de l'extérieur parce qu'en réalité Shida ayant tout mis au sol. Exact.
Ça va partir on fait repousser tout un tas de de grosses quantités de je C'est vrai qu'il faut pas c'est pour ça qu'il faut pas il faut pas oublier cette filière agricole parce que après Chido, il y a eu quand même des réunions qui ont qui ont suivi pour justement trouver la la solution pour pouvoir reboiser l'île en terme de cocotrait. Moi, j'avais soulevé de faire j'avais soulevé cette question de faire attention de ne pas forcément introduire des variétés qui viennent de l'extérieur. Donc, on maîtrise pas forcément comment ça va ça va.
Mais mais j'avais compris que la l'avantage de faire venir ces ces variétés là, c'était des des variétés à croissance rapide pour permettre d'ouff qui qui ont une très bonne capacité de euh comment de production. Mais euh il faut savoir là vous parler de l'importation indienne parce que celle de Polynésie, elle avait la particularité de correspondre au de qu'on avait avant effectivement et ça ne ça n'aurait pas été une mauvaise chose. Malheureusement, on les a pas. Mais la la le roboisement de de Mayotte et ça c'est un sujet qui me qui me qui me qui m'embête tellement parce que après le le cycloncho, nous avons la main d'œuf.
Nous sommes prêts, les associations, les agriculteurs, tout le monde est prêt. Quand il y a eu effectivement la Fondation de France qui avait je sais pas combien de millions d'euros qui étaiit destiné à nous aider nous population, mais bon après il y a eu quand même des dossiers mais moi je ne vois pas en masse effectivement ce rebasement qui commence qui doit débuter. Alors mais c'est étonnant habituellement les Mauré n'attendent pas surtout les les Maurés qui ont qui sont proches de la terre, ils attendent pas des des aides de l'État pour replanter.
Il y en a beaucoup d'ailleurs qui ont déjà commencé à replanter des des des Mais dans tous les cas, il faut des moyens, il faut des moyens financiers parce que quand même de tout le territoire qui est concerné plus les opérations là, il s'agit de toute la de tout le territoire qui est à replanter. C'est un projet d'envergure. C'est pas où moi je vais m'occuper de ma parcelle ou lui va s'occuper parce que même ça on a quand même des dépenses à faire. Mais c'est c'est des projets d'envergure euh territorial où on va se projeter sur ça pour pouvoir reboiser. Mais pour reboiser, il faut empêcher la déforestation.
Et c'est extrêmement Et c'est extrêmement important lorsqu'on parle de la de la rareté de l'eau sur le territoire, on sait au combien le les forêts jouent un rôle dans la la comment la nappe fréatique parce la la pluie viométrie parce que c'est cette forêt qui permet de à ce que la pluie tombe. Et quand on on parle de la refondation avec le projet de l'aéroport à à Buyuni, moi je reviens aussi à ça, à sensibiliser les gens en disant attention euh Bouuni notre grenier alimentaire et et que c'est le peu de forêt que nous avons parce que nous nous sommes une petite île.
Donc si on détruit qui va qui va qui va être mais aussi on va voir justement où est-ce qu'on en est au niveau de la reconstruction du territoire avec ce sujet. Et cette visite évidemment intervient un an après l'adoption de la loi pour la refondation de Mayotte. Alors que reste-t-il des promesses faites au Maoré ? Regardez ce reportage signé Hakim Ali Saï et Youssouf Ahed Matir. La reconstruction de Mayotte est trop lente. Sébastien Lecnu, le chef du gouvernement le reconnaît publiquement 1 an et demi après le passage du dévastateur cyclone Shido. 4 milliards d'euros d'investissement jusqu'en 2031 sont fléchés pour la reconstruction et 674 millions sont déjà inscrits au budget en cours.
Le budget 2026. problème à cette date 54 millions d'euros seulement ont été dépensés soit à peine 12 % des promesses de financement. Peut-être que l'argent il est là mais il n'est pas dans les caisses de la commune. Des travaux qui ont été faits qui ont été avancés par les communes. Très nombreuses communes n'ont pas encore aujourd'hui été remboursées. Euh les demandes déposées pour poursuivre la reconstruction toujours pas encore de réponses pour la plupart ce qui fait que ben malheureusement oui les choses n'avancent pas.
Pour expliquer le retard dans l'exécution budgétaire de la reconstruction de Mayotte, le gouvernement évoque le vote tardif du budget 2026, des procédures trop longues, un désordre foncier à Mayotte et une faiblesse de l'ingénierie. Si la fonction publique à Mayotte ne sert à rien, il faut nous le dire. Mais c'est la fonction publique à la préfecture dans les services de l'État comme dans la fonction publique locale. À un moment, on peut pas se cacher derrière son petit doigt et nous dire "On ne sait pas dépenser." Ben sinon, on sait pas collecter l'impôt, on sait pas faire des lois de programmation et puis en fait la signature de l'État ne vaut rien.
Ce cette dépense de 56 millions qui est une poussière par rapport aux besoins de Mayotte, c'est un scandale. moins d'annonces, plus d'exécution car les urgences sont connues. Nous voulons voir des chantiers sortir de terre et changer concrètement la vie des Maoré. En plus des dégâts causés par le cyclone, la population de Mayotte est confrontée à une difficile réalité avec notamment la problématique de l'eau, de l'insécurité et celle de l'école. Autant de sujets sur lesquels les maoré attendent des réponses concrètes du gouvernement. des réponses concrètes à 6 mois des présidentiels.
On se répète peut-être mais est-ce que c'est encore possible de faire quelque chose sur cette reconstruction avant un changement peut-être de gouvernement ? Les bases seront jetées indéiablement suite à cette à cette visite. Maintenant, c'est savoir est-ce que les élus seront suffisamment forts pour maintenir cette cadence changement ou pas de gouvernement euh ou en tout cas de tendances politiques ? ou est-ce que euh ils ne pourront pas euh euh être de comment on appelle ça ? Euh de concert pour pouvoir exiger le maintien de ce qui a été acquis là euh lorsqu'on changera de gouvernement.
C'est c'est peut-être là justement que vient nous aider euh le le RPD, c'est-à-dire assurer cette continuité, même s'il y a un changement au niveau du de toute façon euh là, il y aura pas de de nouvelles annonces à à attendre de cette venue puisque l'objectif enfin de cette visite de cette délégation puisqueobjectif annoncé c'était de faire un point sur euh les chantiers, les projets qui sont qui sont en cours.
Par exemple, sur la question de l'eau, euh il y a le chantier de l'usine de salement, le chantier de 3è retenue collinaire, le chantier euh de la 7e campagne de forage, plus un ensemble d'opérations comme la réparation des des fuites qui sont compris dans un plan haut plusannuel et donc en matière par exemple d'accès à l'eau, il y aura pas forcément de nouvelles annonces qui viendront se rajouter à ce plan plus annuel déjà en cours depuis plusieurs années. Mais en revanche, chacun de question maintenant, c'est est-ce que ce plan va pouvoir être tenu jusqu'au bout ? Est-ce qu'il va pouvoir être réalisé ?
Et euh tout comme l'ensemble des engagements pris dans le cadre de la loi de la loi de refondation, euh les mesures sont là, les promesses sont là. Maintenant, la grande question, l'enjeu, c'est de réussir à les réaliser et donc comme l'évoque Sébastien Cornu dans son courrier, identifier les les points de blocage et les lever, que ce soit de la responsabilité de l'État, que ce soit la responsabilité des des collectivités. Mais en tout cas, le message que faire passer le gouvernement avec cette visite, c'est un peu bon euh qu'importe la faute, il faut il faut qu'on avance.
Et il y a notamment vous évoquez le PRDM effectivement cette proposition de reprendre la maîtrise d'ouvrage des collectivités comme ça a été le cas à Wangani Bandré Dembéeni pour le bâtis scolaire et comme c'est le cas à Mamutzu Dembeni et Kongu avec les opérations d'intérêt national dont la résorption de l'habitat informel où pareil il y a ces opérations d'intérêt national où l'État reprend la main notamment sur certaines démarches administratives pour lutter contre l'habitat informel alors Je jette je jette un coup d'œil justement au niveau des images du côté du département parce qu'on on essaie d'être taqué dès que le ministre sort de cet entretien à Wi avec le premier ministre de cet entretien à WiLot, on sera directement en live en direct avec le département.
Mais d'abord on essaie de rejoindre Hakim Ali Saï qui est sur place. Hakim Ali Saï. Ah on me dit qu'il est il est déjà dans l'hémicycle. Ben, on essaiera de retenter une connexion peut-être après au moment peut-être où le ministre arrive dans les les lieux. Euh oui, Fardine Mohamed Alda si vous permettez en ce moment on a quand même un chantier de Caribus. Ah, excusez-moi, je vais vous interrompre, je vais vous interrompre parce que on a de nouveau Hakim. Il est Hakim. Alors, actuellement le le l'hémicycle est plutôt rempli. Qui est sur place ? Et comment est l'ambiance sur place au niveau des élus ? On voit beaucoup d'échanges.
Est-ce qu'il y a beaucoup de de vous avez pu avoir quelques anecdotes peut-être quelques quelques indiscrétions sur place ? ambiance très très studieuse. Euh des mes ont été conviés par le président de région département quoi pour euh participer à cette rencontre avec euh le chef du gouvernement et les ministres qui l'accompagnent. Pour l'instant, le Sébastien Lecornu est toujours dans le bureau euh du président pour un entretien préalable, en amont de cette rencontre ici au sein de l'Assemblée départementale. Les visages sont un peu tendus parce que euh beaucoup attendent attendent beaucoup beaucoup de réponses, beaucoup de solutions au problèmes de Mayotte.
Alors tout à l'heure, on a beaucoup parlé de l'eau, on a parlé des écoles, on a parlé d'immigration, mais il y a également un autre sujet qui concerne la région, qui concerne la place de Mayotte dans sa région. Nous sommes à pratiquement 1 an des jeux des îles de l'océan Indien prévu normalement dans l'Union des Comors. Et c'est un sujet qui va venir également sur la table ici. Euh les élus de Mayotte vont demander à la France de à travers son premier ministre de se positionner sur cette problématique qui inquiète les Maoré, qui inquiète certains sportifs, qui inquiètent surtout les élus.
Et puis il y aura également cette question sur la place de Mayotte dans la commission de l'occas dans un petit instant. Je pense que le chef du gouvernement va rentrer ici à l'hémissique deunes Bamana pour cet échange qui pour laquelle il y a pas de duré déterminé au final. Merci Hakim Ali Hakim Ali Saïd. Euh je précise que ces échanges vous pourrez les suivre en direct sur nos antennes. Euh vous pourrez suivre tout toute la nature. Ah on voit l'arrivée. Est-ce que c'est l'arrivée de Les gens se lèvent ? Oui, je vois la les gens se lèvent. Ça bouge. Ah, c'est c'est bien lui qui arrive au sein de l'hémicycle, le premier ministre qui s'installe euh devancé par Benissa.
Euh oui, on voit sur ces images l'arrivée du ministre du premier ministre Sébastien Lecnu devant l'assemblée de Mayotte, le préfet Naima et Naima Muchu, la ministre des outresemères. Euh euh ministre édouard ministre de l'éducation Stéphanie Rist Monique Barbu ministre de la transition écologique transition écologique rist de de la santé et je ne vois pas Laurent Nunz ni Catherine ni Catherine Votre ministre des armées et ministre de l'intérieur peut-être qu'ils sont sur le côté euh ou alors peut-être qu'ils sont sur une autre séquence des rencontres parce que des rencontres aussi sont prévues un peu à côté avec les autres interlocuteurs.
Cette première journée d'ailleurs a été assez assez assez brève he la matinée, on a eu qu'une qu'une séquence qui a été programmée. Le gros de la journée, c'était justement cet après-midi avec cette discussion avec les élu. On a un peu le sentiment que cette réunion effectivement enfin cette visite a été organisée certaines précipitations puisque effectivement vu le nombre de ministres, on peut s'étonner qu'il y a assez peu de séquences assez peu de rencontres de rendez-vous dans ce programme de jour. On a le sentiment que qu'ils se sont accordés sur certains sujets qu'une fois sur sur place d'où toute la matinée prise à à travailler avant les séquences publiques.
On va écouter un peu les échanges. On va écouter justement chers collègues et département et messieurs présidents des interesames et messieurs protocole respecté soyez les bienvenus carb ici chez nous. Permettez-moi tout d'abord de vous dire combien nous sommes honorés et reconnaissants de vous accueillir aujourd'hui à Mayot dans cette émission. Monsieur le premier ministre, la présence à vos côtés de cinq ministres donne à cette visite une portée tout à fait exceptionnelle. Elle témoigne de l'attention particulière manifestée par le gouvernement à notre territoire et la volonté de l'État d'appréhender dans leur globalité les défis auquels Mayot est confront.
Nous voulons y voir un signe fort de considération pour les marises et les maroais, mais aussi un signal d'engagement de la République. Une terre mobilisation ministérielle semble être à la hauteur des enjeux de notre territoire et des attentes nombreuses et légitimes de notre population. Nous vous en remercions sincèrement. Mesdames, messieurs les ministres, votre visite à Mayot intervient 1 an et demi après le drame de cyclochido et 1 an après l'adoption de la loi de programmation pour la refondation de maillot. Sachez que cette loi a suscité une immense un immense espoir pour les Mauré.
Elle a porté la promesse d'un changement structurel, d'un rattrapage attendu depuis trop longtemps et d'une mobilisation exceptionnelle de la nation à hauteur de l'Es aujourd'hui cet espoir doit se traduire en acte. Mayot ne manque plus de diagnostic, ni de rapport ni d'études. Depuis plusieurs années, les élus, les acteurs économiques, les représentants de la société civile, les associations et l'ensemble de des forces vives du territoire ont pris le temps de réfléchir ensemble. Nous avons identifié les difficultés, nous avons formulé des propositions, nous avons construit une vision claire pour l'avenir de ce qui marque désormais, ce sont des décisions irréversibles.
Ce sont les financements sanctuarisés. Ce sont les calendriers. Il faut passer d'une succession de mesures à une véritable programmation pluranière de l'État pour Mayot. Monsieur le premier ministre à Mayotte, vous le savez tout est prioritaire mais si je devais hiérarch hiérarchiser, je parlerai à prier un en premier de sécurité et de maîtrise de flux migratoire. La pression migratoire exceptionnelle connaît Mayotte exerce des conséquences directes à notre système scolaire, à nos structure de santé, à nos services sociaux, sur le logement, sur l'accès à l'eau, sur la cohésion sociale et sur la sécurité des habitants.
L'immigration, c'est vraiment le cancer qui empêche ce territoire d'avancer. Mayor a besoin d'une présence renforcée et permanente de l'État régal. Dans cette perspective, les éliment le démantellement dans les meilleurs délis du cas de migrant de Tsunu. Cette situation ne peut plus durir. Au-delà des difficultés humaines qu'elle relève, elle constitue un symbole des limites atteintes par nos territoires face à une pression migratoire que les collectivités locales ne peuvent plus gérer seulement. Cette question appelle une réponse urgente du pouvoir public. Monsieur le premier ministre, cette pression migratoire a également un coût considérable pour nos connectivités.
Depuis plusieurs années, le département région assume des charges extraordinaires qui dépassent largement le cadre des compétences légales. De ces compétences légales. Les dépenses liées à la protection de l'enfance, à la protection maternelle et infantile, aux actions sociales, à la prise en charge des publics les plus vulnérables progress progresse continuellement. Ces charges ne résultent ni champ politique local, ni d'une mauvaise gestion. Elle résulte d'une situation exceptionnelle que la République toute entière doit assumer. Pourtant, malgré cette côté collectivité a fait sa part. Les recommandations de la chambre régionale de compte sont mises en œuvre.
Nos obligations sont respectées, notre programmation financière est maîtrise. Nous demandons aujourd'hui que la situation financière de collectivité soit pleinement prise en compte. Nous demandons que les dépasses supportés au nom de la solidarité nationale soit compensés à leur juste niveau. Nous demandons la signature d'un contrat d'engagement 2027-202 et la clarification définitive des engagements réciproc entre l'État et notre collectivité. Monsieur le premier ministre, je ne peux pas parler de gros enjeux de Mayotte sans parler de problématique de l'eau. La crise que nous connaissons marque profondément les maores et les maorées.
Elle affecte les familles, les entreprises, les établissements scolaires, le structure de santé, les services publics. Nous avons besoin d'investissement pérel d'une stratégie à long terme permettant de sécuriser durablement l'approvisionnement en de maillot. Par ailleurs, Mayot le territoire est le territoire le plus jeune de France. Cette jeunesse représente notre plus grande richesse mais aussi notre plus grande responsabilité collective. La construction et la rénovation des établissements scolaires avancent encore trop lentement au regard de la croissance démographique que connaît notre territoire. et la situation s'est davantage compliquée après le cycle de chido.
Vous l'avez vous-même reconnu à travers votre courrier à nous demander une accélération significative des projets en cours. Monsieur le premier ministre le développement économique de Mayotte passe également par des infrastructures stratégiques. Je pense naturellement au corps de Longboni qui n'est pas une infrastructure parmi d'autres. Elle constitue la principale porte d'entrée du territoire. Elle assure l'approvisionnement de notre population et conditionne notre développement économique. Le département et région a pris ses responsabilité en prenant la décision, les dispositions afin d'assurer la continuité de services maritimes dès le 1er septembre 2026.
Mais nous attendons désormais de l'État une vision claire sur la transformation en grand port maritime. Nous demandons un calendrier précis. la communication de l'udit réalisé et des engagements financiers à la hauteur des investissements nécessaires. Nous demandons également que les élus de Mayotte conservent toute leur place dans la gouvernance de cet établissement stratégique. Je passe également à l'aéroport de May. Le président de la République, monsieur Emmanuel Macron, a pris devant les mau l'engagement de lancer ce projet structurant avant la fin de son mandat. Nous demandons aujourd'hui la concrétisation de cet engagement avec la poste de la première prière dans les délis annoncés.
Au-delà du symbole, l'aéroport constitue une nécessité stratégique majeure pour le désenclavement de Mayot, son développement économique, son attractivité, son intégration dans son environnement régional. Monsieur le premier ministre, [raclement de gorge] l'avenir passe aussi par le numérique. Notre collectivité a engagé le déploiement de la fibre optique sur l'ensemble du territoire. Nous demandons désormais que les financements prévus soient effectivement mobilisés afin que Mariotte bénéficie du même accompagnement que les autres territoires de la République. L'égalité numérique ne doit pas s'arrêter aux frontières de l'éan.
Nous souhaitons également disposer des moyens nécessaires pour conduire efficacement notre développement à travers les fonds européen. May doit pouvoir participer pleinement à la définition, à la gouvernance des programmes européens pour la période 2028-2024. Personne ne connaît mieux les besoins de notre territoire que celles et ceux qui y vivent. Monsieur le premier ministre, au fond toutes nos demandes convergent vers une exigence. Les Mauré ne demandent pas un traitement de faveur. Nous demandons tout simplement l'égalité républ républicaine et que la République soit à la hauteur de ces actes. Je vous remercie.
[applaudissements]
Monsieur le président, mon cher Bénissa. heureux de vous retrouver ici quelques années. Enfin, c'est mon 4e déplacement à Mayotte, 3e déplacement ministériel. On se connaît bien pour avoir géré déjà un certain nombre de de crises et de dossiers ensemble. Et je n'oublie pas qu'avec votre équipe ici, les conseillers départementaux de l'ensemble des cantons de Mayotte il y a de cela quelques années, nous avions pris des décisions ensemble notamment lors des 10 ans de la départementalisation qui nous avait amené quand même quandme une décision importante qui était appelé des vœux des maorises et des maorées qui était le début d'une trajectoire claire de convergence sociale.
Nous l'avions décidé ensemble et le principe même d'une loi cadre pour Mayotte. Un petit peu de temps entre le moment où nous avons décidé et le moment où effectivement le parlement s'en est emparé, on a été voté. Enfin, on a déjà quelques habitudes de travail. Merci et si je peux me permettre à l'ensemble des collègues de conseill départementaux étant moi-même par ailleurs de vous remercier pour cet collège républicain un jour de fête en plus et donc d'avoir pris ce temps et d'accueil et aussi de de travail.
séance de travail maintenant et on reviendra demain dans une séance de travail particulière avec les march évidemment les parlementaires qui sont ici et qui nous accueillent les minis qui m'entourent vous avez également le ministre de l'intérieur et le ministre des armées qui sont actuellement encore sur petite terre sur justement une séquence dédiée à la une contre l'immigration clandestine et puis généralement les questions de sécurité mais j'en dirai un mot dans un instant et puis je veux remercier évidemment les équipes de la préfecture des équipes des collectivités locales qui ont monté ce ce ce déplacement officiel, plusieurs ministres, c'est quand même particulièrement lourd mais il semblait que c'était absolument indispensable de le faire.
Alors c'est indispensable de le faire parce que pour être compris parent découvrant l'imot ses difficultés, il m'avait pas échappé que beaucoup d'engagements ont été pris.
m'a [raclement de gorge] pas non plus échappé pour surveiller de près nos affaires budgétaires que l'argent était bien là mais que tout ça ne voulait rien dire pour nos compatriotes ici parce que les projets concrets, la reconstruction concrète des infrastructures publiques mais aussi d'ailleurs des logements parce que on n pas prononcé le mot assureur ou assurance mais on y reviendra il y a aussi un un enjeu évidemment de réponse du secteur privé tout ça prend beaucoup trop de temps depuis maintenant un an et demi et ça crée évidemment beaucoup de beaucoup de désespoirs que je mesure et c'est pour C'est pour ça que j'ai pris ma plume en écrivant au collègue maire et en vous adressant cette lettre de copie, monsieur le président, considérant qu'il fallait peut-être pas faire un déplacement ministériel comme d'habitude, c'està-dire avec un éème plan, les éèmes annonces, mais plutôt repartir de tout ce qui avait déjà été annoncé et en objectivant ce qui avait avancé parce que contrairement à ce que certains des magnes pe bien raconter à des fins électorales, des choses ont avancé, ça se voit sur certains critères mais la même honnêteté de nous amener à voir que un certain nombre de projets ou de dossiers ont fait du retard.
Partant de cette objectivation là, bah ça nous permet évidemment de commencer à nous mettre d'accord surtout à quelques jours des derniers arbitrages pour le projet de loot de finance pour l'année 2027 sur lequel vous êtes directement intéressé.
Et puis président comme moi, vous avez été élu déjà il y a quelques temps, mais on a toute une génération d'élus locaux municipaux qui viennent d'être élus ou réélu en mars dernier et ça c'est factuel, c'est la première année de leur mandat, de votre mandat pour un certain nombre d'entre vous et c'est maintenant qu'il faut répondre évidemment présent parce que on ne recommencera pas cette première année de mandat et soit le mandat municipal par droit, soit au contraire il est un peu gêné, entreux ou gâché et au quel cas évidemment il faut rentrer dans le dans le vif du sujet en tout cas pour permettre au bloc communal de répondre présent. Pourquoi je dis ça ?
Mais je vais d'abord avoir un petit détour pour les questions la galienne parce que vous allez de comprendre. Si je ne remets pas en cause des engagements de l'État qui ont été pris par mon gouvernement ou les gouvernements précédents, je vais peut-être vous faire des propositions d'inflexion dans la gouvernance de tout cela dans la manière de travailler. Parce que si ça n'avance pas, c'est qu'il y a forcément une raison. Mais parce que vous avez été précis et je veux l'être à mon tour sur la question de la lutte contre l'immigration. Moi, vous connaissez les contraintes du gouvernement actuel, n'avons pas de majorité, n'avons pas beaucoup de temps devant nous et non pas d'argent.
Je mieux vous dire que la situation est absolument idéale et confortable, mais elle nous autorise aussi paradoxalement à être plus exigeant et à prendre un certain nombre de risques. Est-ce que je viens vous annoncer une loi dans les semaines qui viendront ? La réponse est non. Est-ce qu'à droit constant et à loi constante sur le sujet migratoire, est-ce qu'on peut faire beaucoup mieux notamment dans notre organisation, notre capacité de faire ? La réponse est oui. Et c'est pour ça que je dis ceci au fond à court terme ce qui peut être fait de ce qui peut être envisagé en moyen et long terme. Je l'ai dit tout à l'heure mais je le redis devant vous pour répondre aussi à votre interpellation.
Je pense que nous allons pas je pense nous allons valider une continuité monsieur le président sur un point c'est le renforcement des moyens. Quand je suis venu à Mayotte avant 2017, il y avait moitié moins de policiers et de gendarmes sur l'archipel. Moitié moins aujourd'hui moitié plus. Est-ce que c'est suffisant ? La réponse est non. Est-ce que en face à cela la violence a augmenté ? La réponse est oui. Enfin la réalité c'est que notre organisation de sécurité intérieure, elle a profondément évolué. Et ça le ministre de l'intérieur est en train de expliquer actuellement petit terre. Mais on va continuer évidemment sur ces efforts. On va néanmoins faire deux infections.
La première, je l'avais initié quand j'étais ministre des armées et désormais les résultats sont là. Nous allons assumer une militarisation plus forte de la lutte entre l'immigration clandestine et dans le respect de notre souveraineté. On a trop d'angles morts autour de l'archicle. On a trop de difficultés de détection. Et paradoxalement, alors que nos [raclement de gorge] moyens en matière d'interception ont augmenté et vont continuer d'augmenter, c'est parfois les sujets purement de détection et de renseignement qui qui font encore défaut.
Je pas traiter tous les sujets parce que j'en ai déjà parlé tout à l'heure et je veux parler des autres sujets lié à la reconstruction et la relation entre l'État et le conseil départemental. Mais ce que nous allons assumer à très court terme, c'est d'employer de la haute technologie militaire, ballon statique de surveillance comme on le ferait sur des zones parfois de conflit difficiles pour faire du renseignement. Drone longue portée pour avoir une allonge de détection très en amont lorsqu'il y a un départ d'embarcation. Drone tactique, intelligence artificielle.
Les ministres sont en train de de détailler tout ça, mais on pouvait pas le faire avant et pour cause parce que les crédits militaires avaient tellement été abîmés dans les années 2000, chez de quoi je parle, que la remontée en puissance de notre appareil de défense a pris du temps et que seulement maintenant on peut enfin bénéficier du matériel et pouvoir évidemment l'injecter ici sur la souveraineté maritime de maillot. Ça vaut pour la terre, ça vaut notamment sur le centureau, ça vaut pour la mer et ça vaut évidemment pour les airs. L'autre inflexion, c'est au fond, on n' pas suffisamment décloisonné l'action de l'État entre les ministères.
J'étais des outresem, j'ai vu ça de près et on voit bien qu'on a un énorme enjeu sur les pays à mon pendant longtemps, le seul sujet était des migration qui venait des comors. On le voit bien, la question de l'Afrique des grands lacs devient particulièrement préoccupante parce que géopolitique compliqué, parce que réchauffement climatique, parce que phénomène sanitaire et donc là, je l'ai annoncé tout à l'heure, mais j'ai demandé au ministre de développer un bonus malus sur l'aide publique au développement pour ces pays.
300 millions d'euros, c'est considérable pour l'année dernière et tout simplement avec une règle simple, c'est que les pays qui nous aident en amont au départ des flux migratoire bah seront accompagnés davantage par la République française et les pays qui ne jouent pas le jeu, soit parce qu'ils n'ont pas pris d'engagement refusent d'en prendre, soit parce qu'ils prennent des engagements mais ne les tiennent pas, verront évidemment un malus important se faire. On précisera tout ça, mais c'était une demande ancienne d'un certain nombre d'élévision. Je regarde notamment notre ami sénateur Saïd. C'était une demande qui avait été faite par beaucoup.
Enfin, nous avançons sur ce sujet avec bon sens me semble-t-il. Et donc là aussi, on pourra y revenir. Je sais qu'au Sénat, il y avait eu des rapports et des recommandations qui avaient été faites sur ce point et donc je voulais ici évidemment vous dire que que nous le faisons et nous le faisons sans attendre. Maintenant, si je prends les autres sujets, bon clairement la reconstruction prend du retard. vous le savez mieux que moi. Il y a des raisons objectives, le désordre foncier, les questions de l'ingénierie, mais enfin on peut pas faire semblant de le découvrir. La question de l'ingénierie, on en parle depuis longtemps. Il y a des sujets politiques.
Bon, il y a un calendrier électoral municipal. Certains semblent oublier aussi, compris au parlement que c'est sûr quand on censure les gouvernements et que les budgets sont votés au mois de février, bah les crédits sont délégués au mois d'avril et donc à plusieurs reprises, malheureusement en tout cas par deux fois les années budgétaires ont commencé au printemps. Ça évidemment ça n'aide pas dans la manière dont les projets sont exécutés. Enfin, ça suffit pas non plus comme explication et je reste persuadé et c'est ma première proposition que je vous fais, c'est de revoir la gouvernance de la construction. Et là, on y reviendra demain avec les maires. Vous avez un nouveau préfet.
Euh, j'annoncerai demain au maire un renforcement important de l'équipe préfectorale et de l'État local pour justement amener de l'ingénierie à la disposition du territoire, pas que des collectivités d'ailleurs, mais aussi des partenaires privés et de votre collectivité président ou des différents syndicats qui sont concernés. Mais au fond, je veux qu'on reparte sur une gouvernance, conseil départemental, mairie, préfecture et on le voit bien là.
Je sais pas pourquoi d'ailleurs pour être complètement honnête mais j'ai le sentiment que les maires ont été trop contournés dans l'organisation initiale de la gouvernance y compris d'ailleurs dans la loi et dans la rédaction de la loi qui a été votée par les parlementaires. Donc ça c'est évidemment la première chose que je mets sur la table parce que dans le rétexte retour d'expérience que nous sommes en train de d'avoir, on voit bien que les maires ne puent pas la place qu'il méritent dans cette reconstruction. La deuxième des choses, c'est évidemment traiter les problèmes techniques tels que nous avons évoqués. On a aussi un sujet, je le disais, sur les assurances.
Alors, il se trouve que nous avons été confrontés à des incendies très graves comme vous le savez dans l'hexagone notamment en Gironde. C'est aussi un défi que nous avons par ailleurs. La ministre de l'environnement est avec nous. On le voit bien que sur un certain nombre de risques climatiques, les assureurs doivent davantage répondre présent. Vous allez me dire beaucoup de nos compatriotes ici ne sont pas assurés. Ça c'est encore un autre problème. Mais même chez les personnes assurées, on a encore trop de difficultés. Donc ça c'est aussi un sujet que je veux mettre sur la table demain parce que on doit pouvoir s'en sortir et c'est la poule et l'œuf là on perd trop de temps.
Tout le monde se renvoie l'ascenseur ou la balle et on voit bien que ça rend fout évidemment les personnes qui sont concernées. La troisième des choses, ce déplacement en méthode change un tout petit peu la donne puisque j'ai déjà annoncé que je reviendrai. Et pour moi, je veux vraiment maintenant un comité mensuel qui permet d'avoir une transparence totale sur les crédits engagés.
s'havitera aussi de raconter n'importe quoi sur le sujet, sur les projets sur lesquels on a contractualisé, sur lesquels on s'est dit c'est ce qu'il faut sortir soit par les autorisation d'urbanisme, soit par les premières pierres, soit par la livraison parce qu'en fait ce qui intéresse quand même vraiment nos compatriotes, c'est de savoir quand est-ce qu'une école ou un logement est reconstruit. Nos affaires de fonciers, nos affaires de permis de construire, nos affaires d'autorisation d'engagement, nos affaires de crédit de paiement. Déjà, c'est pas clair, même pour ceux qui prétendent connaître les dossiers parfois ils ont du mal à voilà. Donc là pour la population, tout ça est compliqué.
Donc ça, on y reviendra longuement demain aussi en région de travail avec les maires et les ministres concernés. Mais je veux désormais une publication mensuelle. Je l'ai dit, l'ensemble des élus. Vous serez invité à un premier comité de pilotage à Matignon avec l'ensemble des ministres en marge du congrès des maires ce qui nous permettra d'avoir déjà un point d'étape et d'objectiver les freins pour une fois plus éviter parfois d'entendre des choses qui sont fausses sur le sujet. Au-delà de la transparence, je suis prêt aussi à ce qu'on évolue clairement sur ce qu'on appelle la maîtrise d'ouvrage. Qui prend quoi, qui prend la responsabilité de quoi ?
Et c'est là où je veux pour l'État pivoter. C'est pas que l'État qui met de l'argent mais si l'État doit prendre la maîtrise d'ouvrage de projet parce que les élus le décident. Je reste un élu local moi-même et ça faut que ça soit clair. Et ça se trouve chaque commune aura une position qui sera peut-être différente. Peut-être que pour le conseil départemental ça sera un projet ou un autre. Ça vaut aussi pour les syndicats.
Et clairement, j'ouvre cette question là pour un débat, je le tranche pas moi-même, pour un débat pour d'une part, monsieur le ministre de l'éducation nationale, les écoles qu'elles soient maternelles, primaire et évidemment le secondaire sur lequel il y a déjà de la maîtrise d'ouvrage assurée par l'État, mais aussi pour la question de l'eau. Sujet délicat, sensible mais je suis élu local donc je fais quand même attention à ne pas dire n'importe quoi. Il y a une gouvernance locale de l'eau, il y a des élus qui président des syndicats qui sont dedans.
Mais pour la première fois, au regard de la gravité de la situation, si l'État doit prendre une responsabilité nouvelle, on en a discuté avec la ministre ce midi en rayon de travail, même temporaire, nous sommes prêts à le faire. Mais j'insiste, nous le ferons qu'à la demande évidemment des élus concernés, mais on peut pas se renvoyer la balle sans cendre. Et donc nous avec les équipes d'ingénieurs et cetera, on est prêt à évidemment faire un bouget important sur le sujet parce que vous le savez tous, les décision du tribunal administratif sont attendues dans quelques semaines. Vous avez des projets de court terme, des projets de moyen terme, des projets de long terme.
Mais là aussi, il faut le clarifier qui fait quoi, qui prend la responsabilité de quoi et après on l'assume tous ensemble devant la population avec la transparence évidemment que cela nécessite. Autre point et merci président de l'avoir dit, il faut que l'État montre l'exemple. Bon, certains projets sont connus, je vais prendre un certain nombre de décisions qui vont rendre les grands projets structurants pour le territoire dont l'État est maître d'ouvrage irréversible avant la fin du quinquena. Ces dossiers sont connus, vous les avez pas tous cités.
Évidemment, la question de l'aéroport, nouvel aéroport, vous savez qu'un premier décret a été pris en avril de cette année pour le catégoriser en or, c'est la la taille des aéroports les plus importants. Ça c'était évidemment clé. En ce moment même, vous le savez sans doute, les premiers marchés publics sont lancés. Ça pareil, ça parle pas au grand public mais enfin nous on est des élus. Donc on sait quand même que quand les marchés sont lancés, c'est qu'on commence vraiment à y mettre de l'argent sur la table. Et surtout je signerai moi-même la déclaration d'utilité publique foncière avant la fin de cette année.
Ça veut dire que en fin d'année 2026, avant le début de l'année prochaine, la déclaration et vous connaissez la conduite des projets. Une fois que la DUP foncière est signée, ça rend évidemment le projet complètement concret. et ça permet de le déclencher avec vous élus départementaux et avec les élus municipaux de petite terre, je souhaite aussi qu'on ouvre le sujet de l'avenir de l'aéroport actuel. On peut pas dire il y a un nouvel aéroport, qu'est-ce qu'on fait de l'ancien ? Quel projet peut être mené ? Donc ça aussi il faudra évidemment y revenir sur évidemment l'autorité des élus concernés et évidemment de l'État. appelé sur le port de longue là aussi sujet bien connu.
Je crois que dans les quelques jours qui viennent la gouvernance va changer. Alors question précise président, réponse précise. Soit vous souhaitez une société portuaire et je prends le décret dans les semaines qui viennent parce que c'est du réglementaire et je le fais et ça je veux que l'Assemblée délibérant à un moment donné dise à l'état ce que vous souhaitez. Soit vous souhaitez un grand port maritime, l'État, le gouvernement vous dira oui, mais il faut une toute petite loi parce que comme vous le savez, un grand port, il faut une toute petite loi du Parlement et on peut le cas échéant l'injecter peut-être en janvier ou en février.
Les deux d'ailleurs pouvant se combiner mais là aussi la décision sur le le le grand port maritime avec ses différents statuts, on peut aussi éclairer l'Assemblée et et les parlementaires évidemment des avantages et les inconvénients des deux modèles. Et je veux que cette question soit définitivement derrière nous d'ici à la fin du quinquenar parce que ça fait trop longtemps qu'on en parle.
Il y a la question des logements, il y a la question de la prison, il y a la question de l'hôpital madame le ministre de la santé, mais je crois que vous y reviendrai donc je ne veux pas présenter les choses, mais là aussi des décisions notamment d'expropriation et de clarification du foncier pour le deuxème hôpital vont être prises dans les toutes prochaines semaines. Enfin, dernier point, pardon d'être long, mais c'est pour ça que je j'introduit le déplacement de manière un peu plus originale. Il y a une vie économique à Mayotte qui mérite d'être souten d'entrepreneurs, d'agriculteurs sur différentes filières.
Vous m'avez saisi pour un certain nombre d'entre vous sur la nécessité d'avoir une mesure d'accompagnement particulière qui continue en 2027. Et donc nous inscrirons dans la loi de finance pour l'année prochaine et dans la loi de financement pour la sécurité sociale, monsieur le président, la reconduite du dispositif CICE et un alignement l'ODÉOM qui permettra aux 3000 entreprises de taille d'ailleurs différentes he en fonction de leurs activités d'avoir un soutien important pour continuer aussi à à ce qui a une vie économique qui soi des acteurs de la reconstruction. On peut pas dire que la puissance publique, locale ou étatique soit les seuls acteurs de la reconstruction.
Il est évident que l'activité économique florissante permet de le faire et donc l'ensemble des alignements, des allégègements de charge, la ministre des outresemères Mamou remercie parce que elle a fait un boulot important sur le sujet portera ça au parlement mais ça sera dans le texte initial du gouvernement et je sais que le monde patronal en tout cas nous l'a l'a demandé et je voulais le clarifier parce que ça donne de la confiance et la confiance permet d'avancer. Plein de sujets sont oubliés dans mon propos. C'est pas volontaire. Je ne lis pas de papier donc je je vous réponds en improvisant un peu. Enfin en improvisant pas complètement mais en tout cas en le faisant sans filer.
En tout cas, prenez ce déplacement pour ce qu'il est. Nous ne sommes candidats à rien si ce n'est au fait que la parole de l'État soit tenue avec des difficultés qu'il convient d'objectiver, sans démagogie et en même temps en mettant de la clarification comme n'importe quel élu local le ferait dans sa collectivité avec bon sens. honnêteté sens de l'intérêt général. Merci en tout cas du fond du cœur pour votre accueil chaleureux et républicain ici ce soir.
[applaudissements]
public les personnalités publiques et économiques. Surtout vous Mohamed Fardine, vous avez écouté un peu première réaction par rapport à ce qu'il a dit concernant le secteur économique. Alors moi je retiens [rires] la reconduction du CCE, c'est une bonne chose au lieu que ça s'arrête fin 2026 donc ça va être reconduit. Exactement. Et euh j'ai j'ai retenu 3800 entreprises qui créent de l'emploi. H 3800.
Donc ça veut dire que on n'exclura personne sur la loi euh l'ODÉum [toux][raclement de gorge] parce que euh si on retenait que sur les moins de 10 salariés, voire même certains secteurs commerce, voire même l'adapter à la Guyane, et ben il y aurait toujours des entreprises qui seraient exclues. pour moi ce sera un signal fort qu'on donnera aux entreprises et euh on entendra que demain aussi nous confirme que les 3800 et toutes les entreprises qui vont créer de l'emploi [raclement de gorge] et ben seront pleinement sur ce dispositif de Raphaël Raphaël Cann, vous avez suivi de manière approfondi un peu tout ce qu'il nous disait.
Qu'est-ce qu'on peut retenir justement de ces alors pour rebondir sur ce que disait monsieur Fardin Mohamed ? Effectivement donc il y a cette question du CCE qui va être prolongé et deodéum qui sont donc deux dispositifs d'allègement des charges des charges sociales. L'un des grands messages de ce discours qui était déjà celui qui était un peu annoncé dans son son courrier au aux élus cette volonté de remettre tous les points de blocage sur la table avec cette formule qui employé en disant mais finalement pos la question qui prend quoi et en disant voilà si l'État doit reprendre la maîtrise d'ouvrage de certains chantiers il le fera.
Il a pris notamment l'exemple de la question de l'eau en disant voilà si l'État doit prendre sa responsabilité, il le fera. Sans donner plus de de détails concrètement sur àquel le chantier il fait euh il fait référence. Euh sur la lutte contre l'immigration clandestine, il a rappelé les deux éléments qu'il avait évoqué euh plutôt dans la journée, c'est-à-dire cette volonté de militariser la lutte contre l'immigration clandestine avec plus de solutions technologiques de détection. Euh une volonté de décloisonner les actions entre ministères.
Il a notamment évoqué la question de la diplomatie de du coup de l'accueil des migrants de de l'Afrique des grands Lacs avec ce système de bonus malus sur l'aide au développement pour les pour les pays concernés. Il a répondu aussi également une question de Banis concernant le port de Longonie qui avait interrogé directement le premier ministre en lui demandant "On reprend la gestion du port de Longonie sous la forme d'un établissement public mais on a besoin de savoir quand est-ce que l'État reprendra la main sur ce port en en faisant un grand port maritime." So à quoi le premier ministre a laissé deux options.
Soit mettre en place une société portuaire avec un décret pris dans les prochaines semaines. effectivement mettre en place un grand port maritime avec une loi qui arriverait au Parlement d'ici d'ici janvier ou un mix de ces de ces deux solutions.
de premier ministre qui a également aussi voilà rappelé un peu en opposition peut-être à la venue d'or Philippe, nous ne sommes candidats à rien et a notamment annoncé cette volonté de de changer de méthode avec donc on en sait un peu plus sur ce fameux comité mensuel qui se réunira tous les tous les mois pour faire le point sur fondation qui réunira donc état département et maire donc tous les tous les él locaux on peut se poser la question de et les parlementaires puisque du coup ça créerait un peu deux comités de suivi d'un côté ce comité avec les locaux.
Cornu d'ailleurs a pas manqué de rappeler plusieurs fois qu'il en était lui-même un et que du coup il comprenait aussi leur leur problématique.
et d'utre côté le comité de suivi pour la refondation qui est lui composé de deux parlementaires comme par exemple les nos trois parlementaires qu'on avait dans dans la salle donc en chez Stusoufa et Said Marwali il me semble pas avoir vu un ch tout à fait et il ne semblait pas avoir vu T Mohamed Soli qui a pourtant été ministre ministre de sur une autre séquence mais justement vous oui vous et pour répondre à la question tout à l'heure on a eu la réponse d'ailleurs effectivement Catherine Vin et Laurent Nèz eux sont restés en petite terre pour approfondir lors de rencontre avec les les agents la question de la lutte contre l'immigration clandestine.
Alors un deuxième comité de suivi Saidisouf, je je note de de deux choses là dans la foulée de ce que dit euh Raphaël. La première, c'est il conditionne la participation ou la reprise par l'État de certaines missions à au fait qu'il y ait une demande expresse des collectivités concernées. Ça c'est le premier. C'est pas déjà le cas. Non non, il l'a reprécisé. L'État est susceptible de de de d'accompagner de reprendre euh certaines missions à condition que les collectivités enfassent la demande. Hm hm. Deuxème c'est mis sous tutel d'une certaine manière. Oui. C'estàd on vous met sous tutelle mais c'est vous qui demandez qu'on vous mette sous tout. Décidément. Oui.
Et et et puis ensuite s'agissant de ce de ce comité de suivi et il faut constater une chose le le le premier il est quasiment vide hein. L'essentiel des parlementaires maor qui on été qui étaiit dedans ont claqué la porte. C'est le cas de Said Mawali. C'est le cas d'un Shibabana. C'est le cas euh de de déjà ça ça veut dire ça ne fonctionne pas déjà la méthode. Hm.
Donc là, ils ont décidé d'élargir avec peut-être d'autres interlocuteurs, les élus peut-être ma vous avez entendu parler des mairesou et on parlait aussi euh pour revenir aussi pour compléter sur la la question de la méthode, il y a eu aussi ce message de dire sur les chantiers dont l'État a la maîtrise d'ouvrage, l'État montrera l'exemple. Et donc le message qu'on peut un peu retenir, c'est dire voilà l'État va essayer de mener du mieux possible et de bien gérer ses ses chantiers. Et si les autres chantiers menés par les collectivités sont pas bien menés, bah c'est pas la faute de l'état. De toute façon, on leura proposé de reprendre la maîtrise d'ouvrage.
Je reconnaisse que même eux ils ont des difficultés fardines. Mohamed, j'aimerais savoir vous vous êtes entrepreneur, vous vous est-ce que vraiment l'État arrive à suivre au niveau des de ces chantiers ? Dites-nous vraiment la réalité. Alors moi la réalité, disons les choses, j'ai pas eu des entreprises qui me disent que l'État ne paye pas sur la facture impayée, hein. Bon, après, s'il y en a, c'est l'occasion de le dire. Si ça se dit pas, on peut pas porter le sujet. En général, les gens disent que l'État est bien perd. Par contre, ce qui est reconnu, c'est que les procédures sont longs.
C'est-à-dire que le temps d'étude de Mayotte, hm hm quasiment les gens meurent pour voir la fiabilité du projet. Donc les temps sont tellement longs pour faire des études et les études une fois que ça aboutit, on refait d'autres d'études et cetera et cetera. Donc quels sont les chantiers justement aujourd'hui les gros chantiers. de la reconstruction qui sont gérés par l'État. Il y a évidemment les les tous les établissements du second degré. Euh mais est-ce que il y a il y a d'autres gros chantiers gérés par l'État ? La seconde prison, le deuxème hôpital. Mais il y a rien par rapport à la reconstruction à part les peut-être refaire les bâtiments de la préfecture euh l'hôpital.
Non, c'est pas l'état d'hôpital. Je prends d'administration de l'État. J'étais quand même sidéré. J'étais quand même sidéré. Si vous permettez, quand il y a eu euh le séminaire sur la mobilité de transport à Mayotte, quand on découvre que sur le territoire, il y avait un arrêté interdisant de faire des nouvelles routes sur Mayotte. Ah, vous imaginez ? Hm. À l'époque, il date d'ent celui-là ? justement à l'époque et ben j'en sais rien mais à l'époque euh pour limiter euh soit-disant que la population achète des véhicules et qu'on arrive à des embouteillages, on s'était dit ben en ne faisant pas des routes sur Mayotte et ben ça éviterait aux gens d'acheter des un arrêté préfectoral ou pas.
En tout cas euh nous on demande qu'on qu'on ait ça parce que quand ils ont parlé de contournement de Mamouzu, quand ils ont parlé de contournement de compagnie, il y avait [grognement] même le projet téléphérique et cetera et la question était posée est-ce que c'est pas en contradiction de cet arrêté ? Donc ceux qui nous entendent ben on aimerait bien parce que il faut lever les freins et ben si ça fait partie des freins et ben levons-le. Autre contradiction dans dans dans il y a une vingtaine d'années quand vous demandez un permis de construire euh c'est laad qui qui qui délivrait le le permis. On vous assurait deux emplacements de garage devant votre maison. Exactement.
Entre-temps, les choses ont changé. Les intercommunalités exigent maintenant pour accorder un permis de conétre. Autrement, on vous on vous on vous donne pas la on vous délivre pas la droit commun qui veut que heureusement vu tous les gens qui perturbent la cir doit prévoir de place de stationnement dont sa propriété. il n'en demeure pas moins qu'il en résulte un désordre absolu parce que pour pas lier à cela, pour palier cela, il aurait fallu que les communes prévoient en palliatif des emplacements euh de garage quelque part.
Or vous, il vous suffit d'aller dans une dans une agglomération quelconque pour voir la quantité de véhicules qui sont euh qui sont alligués en début de soirée ou tôt le matin. Faute de place, pire encore. Il vous suffit d'avoir un établissement public quelque part, une mairie, une administration quelconque pour voir que toutes les toutes les les quartiers et les rues avoisinantes sont bondés en journée. On s'éloigne un peu. On s'éloigne un peu. Euh j'aimerais qu'on revienne sur euh euh les difficultés de cette refondation. On n'a pas du tout entendu parler du fameux établissement pour la reconstruction. On nous parle qu'il y a un comité de suivi et cetera.
Est-ce qu'il y a à un moment donné justement il y aura un bilan de cet établissement au cours de de cette Vous pensez qu'il y aura peut-être l'occas à un moment donné une rencontre avec ces Bah effectivement après il est assez peu mis en avant en tout cas dans ce déplacement et pour la communication permistérielle. vraiment après on se voit sur son activité, il a déjà lui repris la main sur des des chantiers faut pas oublier qu'il remplace les pommes. Donc en fait, il s'inscrit aussi dans la continuité de les femmes et des chantiers qui étaient précédemment portés par les femmes.
Même si effectivement c'est un outil qui a été beaucoup fanté, beaucoup mis en avant au moment de l'adoption de rapport à la fondation et lors des premiers déplacements qui l'ont suivi. Effectivement, on il en est moins question actuellement. C'est peut-être lié au fait que les parlementaires ont aussi claqué la porte. Alors, c'est cet établissement public foncier dont on parle les femmes, effectivement, ils avaient dit qu'ils allaient le remplacer par une autre établissement public foncier.
Sauf que là effectivement avec l'occurrence en en en travaillant avec le CUF qui allait continuer la régularisation foncière de la population euh nous on constate effectivement que bon il a effectivement évoqué que il va y avoir effectivement ces travaux qui vont se poursuivre mais le le le en changeant aussi la direction ou la la tête de de cette instition là la CUF aujourd'hui on a encore un autre problème parce que ils ont voulu changer euh la direction et aujourd'hui on voit encore une fois que les gens qui sont là ne maîtrisent pas non plus euh le sujet.
Voilà, concrètement l'établissement public de refondation euh pour l'instant a plutôt été dirigé depuis Paris que que depuis le territoire. Donc s'il y a changement de ça va être dans la suite de cette de cette visite. Bon, alors par rapport à au reste des par rapport au discours aussi qu'on qu'on vient d'entendre, Benissa aussi s'est exprimé. Euh est-ce est-ce qu'il euh vraiment finalement euh qu'est-ce qu'il a dit de de de Marquan finalement ? Alors euh Ben of Sic a notamment euh appelé dans la continuité aussi de nombreux élus à désormais voilà traduire ses plans en action, de traduire euh ses euh voilà de de mettre en branle du coup ses plans d'action.
Il a listé un peu un ensemble de difficultés euh le port, euh l'eau, euh le financement et collectivité, la jeunesse avec la construction et la rénovation des établissements scolaires. Il a aussi évoqué le démantellement du camp de de Tsunzu où réside à peu près un millier de migrants d'Afrique des Grands Lacs dont certains sont demandeurs d'asile. sujet qui n'a pas été repris par Sébastien Lecnu qui est assez qui est assez évité par le le gouvernement. C'est notamment l'une des chevaux de bataille dans Sheramana de demander le démantellement de de ce corps de de Tsunzu.
La problématique pour l'État, c'est l'absence de de solution, c'est-à-dire ne pas pouvoir expulser des gens qui sont demandeurs d'asile ou alors qui sont ressortissants de pays où il n'y a pas d'accord de reconduction et en même temps la possibilité de créer une autre structure pour les prendre en charge sur le sur le territoire. C'estàd des d'accord mais pour les métro ensuite c'est un peu la place pour le gouvernement sur ce sur ce dossier ça fin on se rappelle justement de du mouvement qui avait eu lieu il y a un un ou 2 ans justement par rapport au camp de migrants de de Cavani.
Finalement le problème s'est déplacé a été déplacé effectivement il y a pas finalement est-ce que le problème c'est qu'il y a pas de solution ? Non il y a pas de solution. Je sais pas s'il y a pas de solution ou il y a c'est seulement une volonté politique de réellement trouver un moyen d'empêcher les gens de rentrer ici de manière illégal. Euh le président de la le président du conseil départemental a parlé du coût effectivement de cette immigration parce que il y a la protection de l'enfance. Souvent on sait bien que ce sont des enfants qui sont à l'érence ou qui n'ont pas des parents français.
Effectivement, de plus en plus, on voit des des jeunes migrants originaires d'Afrique continentale qui sont récupérés par le département euh finalement qui doit prendre cette garantie là au détriment de nous population. Donc en fait l'urgence de l'État ou même de du de nos gouvernants, ceux qui nous gouvernent, c'est même plus nous les Français, c'est plutôt ceux qui sont là et qui qui doivent absolument être protégés. Et ce compte de Tsunzu, moi je m'attendais à l'entendre effectivement le le le Premier ministre l'évoqué. Je l'ai pas entendu euh euh dans ses mots.
Je ne sais pas est-ce que ça a été fait exprès pour ne pas Et il n'y a pas non plus de visite du camp officiel du camp de Tundu durant. Bah finalement ce que ce que Philippe a fait a largement suffi euh puisque les médias l'ont l'ont couvert. Donc forcément il sait ce que c'est. il a il a Édouard Philippe, il a été mais justement donc euh euh et et moi ce qui m' ce qui m'interpelle surtout, c'est de de voir de la manière dont le Premier ministre effectivement s'exprime aussi. On c'est comme si on a effectivement des élus qui ne sont pas forcément responsables et il faut que lui il soit là pour leur dire écoutez je prends les choses en main. Vous voulez dire quoi ?
C'està dire qu'il a un temps trop paternaliste sur Oui, visiblement, c'est comme si on avait des des des enfants ou des adolescents auquels aussi une bonne posture pour s'en sortir hein par rapport au responsabilité. Nous savons très bien que les deux sont responsables de cette situation, le gouvernement actuel mais aussi le président du du département. Dans c'est qu'il y a dans l'intitude du gouvernement une volonté de renvoyer chacun devant sa responsabilité. Le premier ministre a dit l'ordre sur son discours, on peut pas perpétuellement se renvoyer la balle.
Euh il y avait aussi quelque chose qui est qui avait aussi changé euh par exemple le lors du dernier lors de l'annonce euh du durcissement des tourneaux. Euh habituellement, c'était la préfecture qui communiquait sur le durcissement des des tourneaux, sur ce genre de lors des mesures des décisions qui étaient prise lors des comités de suivi de la de la ressource en eau. Et euh depuis l'arrivée du nouveau pressé euh du nouveau préfet Frédéric Poiseau, c'était l'une des premières fois où en revanche c'était au syndicat des eau, au syndicat intercommunal des eaux de Mayotte de communiquer sur ce durcissement des des taux.
Mais de ce qu'on comprenait, c'était l'ancienne mandature qui ne voulait pas venir communiquer là-dessus. Là ça a changé après quelle était la volonté des des parce que on a une on a effectivement un rendez-vous qui est déjà calé avec Nema la semaine prochaine je pense c'est le 3 et bien il y a quand même une nouvelle façon de de dialoguer de de trouver des solutions. Je dis pas que ils vont y réussir mais avec Bioville qui qui était là c'est c'est c'était autre chose. Là celui qui est là monsieur Poiseau, je pense que il a quand même déjà les sujets de Mayotte, il les maîtrise depuis là-bas.
Euh il il connait une différence Oui, mais vraiment une différence euh de de d'opinion aussi de considération avec les enjeu euh et puis la tâche qu'il a. Je ne dis pas qu'il va tout euh comment dirais-je réussir mais néanmoins il a une autre vision de la chose de la situation parce aussi ses pouvoirs ont été étendus. Il a aussi euh maintenant il gère aussi une grande partie des des administrations euh de l'État sur le territoire notamment toute la partie communication.
Pouir on été renforcés pour qu'il puisse peut-être avoir une souplesse et puis d'intervenir quand c'est urgent parce que n'oublions pas que c'est le c'est c'est le préfet qui a déjà un autre pouvoir c'est lui dués de comment euh il représente aussi le comment on appelle ça ? ministre le gouvernement les gouvernement les gouvernements exactement exactement et et donc aujourd'hui il sait il sait le préfet Poison que personne n'est crédible voilà l'état n'est pas crédible et moi je lui dis parce que je lui ai déjà dit l'état n'est pas crédible le département n'est pas crédible peut-être peut-être aussi la socié civile populations ne sont pas crédibles.
Donc aujourd'hui il faut mutualiser tout cela et comme il a dit il faut changer de méthode. Alors on va on va faire un dernier tour de table avant de de rendre l'antenne. J'aimerais d'abord commencer par vous Fardine Moed. Vous êtes optimiste par rapport à ce que vous avez entendu. Finalement, certaines de vos de vos de vos demandes de ont été entendu visiblement.
Alors, optimiste madame euh quand on a des mesures, on est forcément satisfait mais le quotidien nous euh le message que nous souhaitons tous passer euh déjà pour bénéficier euh de crédit d'impôt, il faut quand même être bénéficiaire derrière euh voilà pour que ça a un effet parce que le crédit d'impôt c'est ça permet justement de relancer l'emploi, relancer le développement et quand on a un territoire qui est en stat du CO, ben forcément euh [grognement] le bénéfice n'y est pas. Bon, après tout ça c'est des mesures incitatives. Maintenant, si euh je je parlais [raclement de gorge] vite fait du chantier actuel, tout le monde sait que l'embouteillage actuel euh paralyse l'île. Pourquoi ?
Parce que les chantiers se font dans la journée. Pourquoi ? Il y aura d'ailleurs une séquence sur les transports de Exactement. Pourquoi ne pas le soir ? Parce que il y a pas de de budget. Donc là aussi, vous voyez donc moi j'attendais quand j'ai vu le discours du président du département hier, on sentait vraiment un discours euh d'un homme qui allait au combat aujourd'hui. Vous voyez finalement c'est pas ce que l'impression que vous avez eu tout à l'heure. Faut pas oublier aussi que pour la refondation, il faut pas oublier que le président de de la refondation en question c'est aussi un élu Maoré, c'est monsieur Tani Mohamed Swali et que visiblement on ne le voit pas du tout.
Donc ça sil faut le soulever parce qu'on peut pas chaque fois dire l'état l'état l'état mais nous en tant que lui c'est pour ça que dit nous aussi on term une petite note de positif selon moi c'est que il se dégage de tout ça une volonté assumée de part et d'autre de construire une nouvelle relation entre les collectivités maes et le gouvernement et c'est peut-être la porte ouverte Raphael K vous avez une minute pour nous dire un peu ce qui à quoi s'attend pour demain peut-être rapidement sur cette visite et ben en tout cas pour sur le programme de demain, il va y avoir la visite du centre hospital de Mayotte avec la présentation du circuit de pré en charge des patients en cas d'arrivée du virus ébola à Mayotte.
Va y avoir une prentation de opération de renouvellement urbain à Ca des écoliers du du secteur, une grande réunion avec les maires de Mayot sur la reconstruction euh et puis ensuite un point presse voilà pour conclure un peu clore ce ce rendez-vous. Et je terminerai juste avec un dernier point qu'on a pas mentionné euh lors de ce discours qui a été un peu posé là, c'est la question de une fois qu'on a construit un nouvel aéroportant, qu'est-ce qu'on fait de l'ancien ? Il l'a posé la question, il a posé la question. Non, je pose ça là, vous en faites ce que vous voulez.
Alors, vous l'aurez compris, il reste encore énormément de questions euh sans réponse pour cette [rires] visite d'ailleurs qui qui se [raclement de gorge] poursuit demain euh dans la journée euh demain et euh nous serons encore présents avec vous, ma première, nos antennes télé, radio et réseaux sociaux pour vous faire vivre euh ces moments dans nos journaux et dans nos différentes éditions. Et bien, je vous dis merci de nous avoir suivi et à très bientôt. Au revoir.