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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 20 février 2026 52 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Xavier Dupont de Ligonnès est-il encore vivant ? - C à Vous l’intégrale - 20/02/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi autoriser la marche en hommage à Q.Deranque malgré les risques de violences ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    L'interdire aurait rendu la situation encore plus inflammable ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    On peut craindre le pire demain à Lyon ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    J.Bardella recommande de ne pas se rendre à ce rassemblement. Pourquoi ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Que cherche J.-L.Mélenchon avec cette stratégie ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que cette affaire n'est pas un piège pour le PS ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:30L.NunezFait
    « Je suis le garant de la sécurité mais aussi de la liberté d'expression. Je ne demande pas l'interdiction de cette manifestation. Elle sera encadrée pour éviter tout trouble à l'ordre public. »
  • 4:30Y.GooszChiffre
    « Entre 2000 et 3000 manifestants sont attendus, certains de la mouvance ultradroite. »
  • 5:30Y.GooszFait
    « En 2016, pour rendre hommage à C.Méric, mort sous les coups de l'ultradroite, les choses avaient dérapé à Paris. »
  • 7:00C.CornudetFait
    « Le pouvoir ne peut pas se mettre en situation de faiblesse et de ne pas être suivi. »
  • 8:30P.PerrineauFait
    « Lyon a l'habitude, hélas, des violences entre l'ultradroite et l'ultragauche. »
  • 10:00E.MacronFait
    « En l'espèce, c'est un mouvement d'action violente lié à l'extrême gauche. La justice doit passer. »
  • 11:30C.CornudetFait
    « Il y a un ennemi commun, qui est quand même le RN. Ca pose la question de qui est le plus dangereux. »
  • 13:00P.PerrineauFait
    « Il y aura un effet Quentin. Les Français sont choqués par cette violence effrayante. »
  • 15:30A.GenevardFait
    « Nous n'avons plus aucun cas de dermatose nodulaire. Il n'y a plus aucun cas de dermatose en France. »
  • 25:30G.GallouxChiffre
    « Il a téléchargé 47 photos d'une femme qu'il a beaucoup aimée. »
  • 28:30G.GallouxFait
    « Il écrit : "Je penserai bien à toi là-bas. Pas le droit de te dire où, mais tu y es passé avec moi." »
  • 32:00M.VassalFait
    « Mes valeurs, elles n'ont jamais changé. C'est le mérite, le travail, la famille, la patrie. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - M.Bouhafsi: Bonsoir.

Bienvenue. On est ensemble jusqu'à 21h pour toute l'actualité de ce vendredi 20 février. Bonsoir à toute l'équipe.

A la une de l'actualité, Lyon craint des affrontements. Demain, la manifestation en hommage à Q.Deranque aura bien lieu. - L.Nunez: Je suis le garant de la sécurité mais aussi de la liberté d'expression.

Je ne demande pas l'interdiction de cette manifestation. Elle sera encadrée pour éviter tout trouble à l'ordre public. - M.Bouhafsi: Votre édito? - Y.Goosz: La marche à Lyon restera-t-elle pacifique?

Le RN ne souhaite pas y participer. LFI et le maire écologiste de Lyon réclament son interdiction. Un équilibre très précaire entre liberté d'expression et trouble à l'ordre public. - M.Bouhafsi: On en parle avec l'éditorialiste des "Echos", C.Cornudet, et le politologue P.Perrineau.

Amandine, les crues continuent dans le Maine-et-Loire. Le préfet ordonne l'évacuation de toute une commune. - On a des couettes pour les lits...

On a à manger et puis du manger pour les bêtes, du linge. - A.Bégot: Il ne pleut plus mais Vigicrues prévient Que ça peut durer au-delà du week-end. - M.Bouhafsi: Paul, vous serez en immersion avec ceux qui font l'actualité.

Vous nous emmenez ce soir dans les coulisses du Salon de l'agriculture qui ouvre demain. - Beaucoup de regrets de ne pas avoir les vaches. Mais les éleveurs bovins sont présents.

On pourra aller à leur rencontre. - C'est un étalon de 150 kg. Il ne faut pas avoir peur. - P.Larrouturou: Je vous emmène en immersion Dans les coulisses du tout premier Salon de l'agriculture interdit aux vaches. - M.Bouhafsi: Et vous avez connu des péripéties aujourd'hui? - P.Larrouturou: Avec l'étalon! - M.Bouhafsi: Eglantine, vos recommandations culturelles? - E.Eméyé: Je vais vous proposer un spectacle qui prouve qu'on peut tous être différents et parvenir à créer une belle harmonie tous ensemble. - M.Bouhafsi: Et bonsoir, Diane!

On se retrouvera en fin d'émission pour terminer en apothéose. Vous êtes déjà à côté de notre cheffe. - D.Segard: Elle va nous préparer le péché mignon d'E.Semoun. - A.Auvray: Absolument.

Je l'ai revisité à ma façon, avec une fricassée de tomates, des poivrons confits... - D.Segard: Ca a l'air super!

Je vais prendre une assiette maintenant... - M.Bouhafsi: On se retrouve tout à l'heure, après 20h.

Avant ça, fallait-il ou non autoriser la marche en hommage à Q.Deranque prévue demain à Lyon? Un rassemblement qui fait craindre des débordements, voire même des affrontements au maire écologiste de la ville, qui a demandé son interdiction.

L.Nunez et la préfecture du Rhône ne l'ont pas suivie. Divergences politiques, polémique nationale et Lyon craint le pire. - Lyon pourrait être le théâtre de violences demain. - Un week-end sous haute tension. - Les suites de la mort de Q.Deranque, frappé à mort à Lyon. - Une marche prévue demain.

Le maire de la ville demande son interdiction. - Entre 2000 et 3000 manifestants sont attendus, certains de la mouvance ultradroite. - La crainte que des militants d'ultragauche manifestent simultanément. - Je comprends que les gens aient peur. - Tout peut arriver. - M.Bouhafsi: C.Cornudet et P.Perrineau sont nos invités.

Bonsoir, Pascal. Bonsoir, Cécile. Merci à vous d'avoir accepté notre invitation.

Avant de vous donner la parole, on a plein de sujets d'actualité à vous proposer, l'Edito de Y.Goosz. Ce sera donc une journée à haut risque demain à Lyon avec cette marche en hommage à Q.Deranque, tabassé à mort il y a 8 jours par des militants de l'ultragauche.

Une manifestation autorisée malgré les risques. Bonne ou mauvaise décision? - Y.Goosz: Ca peut surprendre.

La famille n'a pas demandé cette marche. La plupart des formations politiques s'y opposent, à commencer par le maire écologiste de Lyon, G.Doucet. ...

Ce que défend aussi le coordinateur de LFI, M.Bompard, ou même O.Faure, au PS. ...

A l'autre extrémité, J.Bardella demande à ses troupes de ne pas venir. - J.Bardella: Liberté est donnée aux Français et aux citoyens qui souhaitent s'y rendre d'y participer, mais j'ai appelé le RN à la prudence, à partir du moment où nous n'avons pas d'information sur les organisateurs de cet événement. - Y.Goosz: Le RN veut faire la démonstration par contraste avec LFI et la Jeune Garde qu'il n'a plus de lien avec l'ultradroite et ses brebis galeuses. - M.Bouhafsi: Réticences, inquiétudes...

Pourtant le ministère de l'Intérieur donne son feu vert. Pourquoi? - Y.Goosz: Parce que cette manifestation est déclarée en bonne et due forme en préfecture.

Le parcours sera très encadré. Une marche organisée par une militante anti-avortement, elle-même compagne d'un militant néofasciste. Mais pas d'interdiction pour autant.

Voici ce que dit L.Nunez. ... - M.Bouhafsi: Son prédécesseur, G.Darmanin, était-il sur la même ligne? - Y.Goosz: Non.

En mai 2023, des néonazis défilent dans Paris et le ministre entend sévir. - G.Darmanin: J'ai donné comme instruction au préfet de police que tout militant ultradroite ou d'extrême droite qui déposera des manifestations, les préfets prendront des interdictions.

Nous laisserons les tribunaux juger pour savoir si la jurisprudence permettra de tenir ces manifestations. - Y.Goosz: Mais en Etat de droit, ministres et préfets ne sont pas tout-puissants.

Le droit de manifester est garanti par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen et par la Convention européenne des droits de l'homme. - Le principe, c'est l'autorisation. Pour organiser une manifestation, il convient de déposer une déclaration auprès de l'autorité de police, en l'espèce la préfecture de Lyon.

C'est seulement dans l'hypothèse où cette manifestation présenterait un risque de trouble à l'ordre public que le préfet pourrait l'interdire. Mais l'interdiction, c'est l'exception. - M.Bouhafsi: Pourquoi c'est très important, ce que dit cette juriste? - Y.Goosz: C'est toute la force d'âme de notre République, plus forte que ses ennemis et ceux qui voudraient la renverser dans les urnes ou par la violence.

La Ve République laisse s'exprimer ceux-là même qui prônent l'intolérance. Ca peut être utile aussi à nos services de renseignement de voir cette mouvance défiler à visage découvert, pour mieux s'en protéger à l'avenir. - M.Bouhafsi: Mais si ça dégénère? - Y.Goosz: C'est le risque.

En 2016, pour rendre hommage à C.Méric, mort sous les coups de l'ultradroite, les choses avaient dérapé à Paris. - Un rassemblement a tourné à l'affrontement avec la police autour du canal Saint-Martin.

Les manifestants commémoraient le 3e anniversaire de la mort de C.Méric, ce jeune homme frappé à mort par des skinheads. Ils ont scandé des slogans antipoliciers. - Y.Goosz: A Lyon, demain, ce n'est pas tant la marche à laquelle participeront les nostalgiques de Pétain qui est redoutée que ce qui pourrait se passer une fois le cortège dispersé.

Le risque de bataille rangée est réel, un cycle sans fin où les haines fascistes et antifascistes ne font plus qu'une, dans une violence qui tue. - M.Bouhafsi: P.Perrineau, vous êtes politologue.

Vous venez de publier "Inventaire des peurs françaises". C.Cornudet, vous êtes éditorialiste aux "Echos".

Le maire de Lyon ne voulait pas de cette marche. A-t-on eu raison de ne pas l'interdire? - C.Cornudet: Je pense qu'il y a une autre raison que celle évoquée par Y.Goosz.

Ca explique la différence en ce qu'avait décidé G.Darmanin et L.Nunez.

Le pouvoir ne peut pas se mettre en situation de faiblesse et de ne pas être suivi. S'il interdit la manifestation et que, malgré tout, il y a des manifestants, c'est un péril pour l'image du pouvoir et pour le non contrôle de ce qui va se passer. Ils ont sans doute eu des informations que quoi qu'il arrive, compte tenu du climat, il y avait une forte volonté de revanche de la part de l'extrême droite.

C'est un rassemblement d'extrême droite qui va avoir lieu, même européen. Il valait mieux l'autoriser pour mieux espérer le contrôler, plutôt que des manifestations sauvages où ça aurait pu partir dans tous les sens. D'autant que les renseignements ont des éléments comme quoi des éléments d'extrême gauche vont, sans autorisation, essayer de manifester et de se rapprocher de ce cortège.

Si on avait laissé les 2 camps sans contrôle dans la ville, c'était sans doute pire. Ils ont choisi le moindre mal. - M.Bouhafsi: L'interdire aurait rendu la situation encore plus inflammable? - P.Perrineau: Oui, je crois.

Si vous pratiquez des régimes d'exception...

Ce que disait cette juriste était très intéressant. Le principe, c'est la liberté de manifester. Nous sommes dans une démocratie pluraliste républicaine.

Je sais que les choses vont mal, que les Français sont en bisbille avec le régime politique, mais il faut que cette démocratie avec ses règles, ses principes, continue. Demain, la situation sera difficile. - M.Bouhafsi: On peut craindre le pire demain à Lyon? - P.Perrineau: On peut craindre des violences, surtout que Lyon a l'habitude, hélas, des violences entre l'ultradroite et l'ultragauche.

C'est un des terrains privilégiés en France, depuis de nombreuses années, de l'affrontement entre ces 2 sensibilités, qui sont d'ailleurs assez peu sensibles. On peut craindre...

Mais si, par exemple, le pouvoir avait décidé d'interdire, je suis sûr qu'il y aurait eu une manifestation d'extrême droite. Surtout que cette extrême droite va se dire qu'on ne peut pas l'empêcher d'honorer la mémoire d'un des siens, qui a été massacré sur le pavé lyonnais. Même si la famille de Q.Deranque appelle au calme, dit qu'elle ne veut pas que la mort de Quentin soit récupérée politiquement, qu'ils ne participeront pas, ils ne disent pas non plus qu'il aurait fallu interdire cette manifestation.

Je crois que c'est la bonne décision qui a été prise, en espérant que l'ordre public se donnera les moyens de maintenir à distance les manifestants de l'ultradroite. qui chercheront à se rapprocher et qui viendront, eux, de l'ultragauche. - M.Bouhafsi: On peut saluer la dignité de la famille de Q.Deranque, qui a rappelé qu'elle voulait que ce rassemblement se fasse sans violence et sans expression politique.

J.Bardella, le président du RN, a recommandé de ne pas se rendre à ce rassemblement ni d'y associer son parti. Il s'agit d'abord de protéger l'image du RN et de continuer l'opération de dédiabolisation? - C.Cornudet: C'est incroyable, ce qui se passe pour le RN en ce moment.

Il n'a pas besoin de faire grand chose. L'autodiabolisation de LFI le dédiabolise du même coup, quand on met en parallèle les 2 images. Il est dans le beau rôle de dire qu'il ne va pas s'associer à ces violents là, d'autant que s'il y a des débordements, il pourrait être jugé coresponsable des choses.

Il ne dit pas grand-chose. Il a laissé du temps avant de s'exprimer. Mais toute la défense, le refus de J.-L.Mélenchon de prendre ses distances avec la Jeune Garde, le sert. - Y.Goosz: Il y a eu la semaine dernière un hommage spontané à la Sorbonne.

Le RN y était, mais avec pour consigne de partir au moindre début de violences. - M.Bouhafsi: C'est d'autant plus important que les municipales approchent, pour le RN. - P.Perrineau: Bien sûr.

Ces élections sont très importantes. Les forces vont pouvoir se juger, et pas simplement dans des sondages d'intentions de vote mais dans la réalité des grandes métropoles et des 35 000 communes françaises. C'est le premier brevet de responsabilité sur le terrain que le RN va tenter de mettre en avant, avec la prise, si possible, de grandes villes.

Pour l'instant, il ne contrôle que Perpignan. Mais regardez ce qui se passe à Marseille, à Toulon, à Menton, dans le nord de la France...

Et à Nice, bien sûr! - M.Bouhafsi: Il y aura un effet Quentin, aux municipales?

On se souvient avant l'élection présidentielle de 2002 de ce qui s'était passé... - P.Perrineau: Il y aura un effet Quentin.

Les Français sont choqués par cette violence effrayante qui a abouti à la mort d'un jeune homme. D'autre part, ils ont peur, on le voit dans les enquêtes. Ils se disent que ça va déjà très mal.

Ils l'ont vu au travers de l'épisode budgétaire interminable. Et ils se disent qu'en plus de ça, si ça va plus loin, c'est la guerre civile. Il y a ce champ délétère, cette peur légitime de l'affrontement direct dans la rue qui est présent.

C'est quelque part entretenu par les ambiguïtés du patron de LFI, qui dit: "Je persiste et je signe!" - M.Bouhafsi: J.-L.Mélenchon maintient.

Il dit qu'il garde son soutien au député R.Arnault. Il se dit quoi?

Que cette stratégie peut être gagnante électoralement, à terme? - C.Cornudet: Je pense, oui.

Son tempérament, quand il est attaqué, c'est de répliquer et de ne jamais concéder une erreur, jamais! Mais il faut faire attention. Le fait de le cibler systématiquement, paradoxalement, peut le servir à la fin.

On est dans un climat populiste, en France, de rejet des politiques et des élites. Comme le dit Pascal, ceux qui le détestent le détesteront encore plus. Mais pour ceux qui l'aiment, ça peut consolider son socle à moyen terme pour la présidentielle.

Ca ne va pas forcément le disqualifier. Une partie de la population est totalement en colère qu'elle se reconnaît dans cet extrémisme-là. - A.Bégot: Se pose aussi la question des alliés de LFI.

On pense déjà au second tour des municipales. - Y.Goosz: A condition que LFI reconnaisse et condamne la violence définitivement. - A.Bégot: Est-ce que cette affaire n'est pas un piège pour le PS? - P.Perrineau: C'est un piège pour beaucoup de partis, en particulier pour la gauche.

Historiquement, elle a toujours été empêtrée dans un rapport difficile à la violence, quand elle vient de son camp au sens large, c'est-à-dire la violence de la gauche de la gauche. Il y a toujours une difficulté...

Mitterrand, ce n'était pas n'importe qui dans la gauche, Mais il a par exemple refusé d'extrader les terroristes italiens qui avaient tué sur le territoire italien pour les renvoyer devant la cour italienne. Et Mitterrand était tout sauf quelqu'un qui était complaisant avec l'extrême gauche. En dépit de cela, on voit très bien...

O.Faure et les Verts continuent dans la même veine. Ils ont des difficultés à condamner... - A.Bégot: Mais pourquoi? - P.Perrineau: Parce qu'ils ont une vision très unitaire de la gauche.

Il n'y a pas d'ennemis à gauche. Pendant longtemps, tous les appareils de gauche ont vécu avec ça. Mais ils sont en train de découvrir qu'il y a une gauche qui leur pose problème - C.Cornudet: Il y a un ennemi commun, qui est quand même le RN.

Ca pose la question de qui est le plus dangereux. Le PS et la gauche sont construits sur la lutte anti-RN, antifasciste. Donc, trop critiquer et prendre de distance avec J.-L.Mélenchon, c'est donner le sentiment qu'on réhabilite le RN.

C'est un piège incroyable Pour qu'ils n'aillent pas dans les extrêmes. - M.Bouhafsi: Mais que cherche J.-L.Mélenchon?

On lui prête cette petite phrase: "A la fin, il ne restera que le RN et nous". Ca peut avoir des conséquences dramatiques dans la rue. - C.Cornudet: Il fait le calcul que la seule façon d'accéder au pouvoir est de se retrouver face au RN, et si le RN gagne, il y aura un 3e tour dans la rue qui lui permettra de déstabiliser.

A tous les coups, il gagne face au RN. Et le RN aussi veut être en face de J.-L.Mélenchon, parce que c'est aussi sa meilleure façon de gagner.

C'est un piège qui est en train de se construire. Si vous attaquez trop LFI, c'est le RN...

Tout le centre, le PS et tous les macronistes sont piégés. La droite, peut-être un peu moins car elle cible uniquement LFI en disant que ça va permettre de faciliter l'union des droites plus tard. Mais pour le centre et la gauche, c'est un énorme piège.

Ils voudraient avoir la même distance pour les 2. - M.Bouhafsi: Dans tout ça, on ne parle pas d'E.Philippe, de G.Attal, B.Retailleau, de tous les candidats du centre droit ou de droite. - P.Perrineau: Parce que dans cette mâchoire infernale, entre LFI et le RN, peu a peu, surtout quand ça se polarise comme ça...

Ca va se polariser dans la rue demain aussi. Quelle est la capacité des modérés, du bloc central, de l'espace commun, du cercle de la raison à exister? Ce n'est pas simple.

Or, c'est la question essentielle pour la prochaine présidentielle. - C.Cornudet: G.Attal et E.Philippe ont été en faveur du front républicain.

Ils étaient prêts à voter LFI pour faire barrage au RN. Aujourd'hui, on ne les entend pas car ils sont gênés. - E.Eméyé: E.Macron l'a évoqué, pendant son voyage en Inde. - E.Macron: En l'espèce, c'est un mouvement d'action violente lié à l'extrême gauche.

La justice doit passer. Les responsables politiques qui ont quelques accointances politiques que ce soit doivent prendre leurs responsabilités. Il y a de l'autre côté, à l'extrême droite, également des mouvements violents.

Ils doivent être combattus et continuer d'être éradiqués. Mais n'entrons pas dans un face-à-face. - E.Eméyé: Est-ce que ce message révèle une inquiétude de la part d'E.Macron, que la prochaine présidentielle soit dans un climat de violence? - C.Cornudet: Dans un climat de violence, dans un étau en place pour le macronisme.

Il essaie de cibler LFI sans oublier que dans l'histoire de France, le RN est autrement plus violent. Mais on a 2 histoires différentes. Le RN, dans l'histoire, a été violent.

Il y a eu beaucoup de morts. Mais là, c'est l'actualité d'aujourd'hui qui fait que LFI est pointé du doigt. Faire une hiérarchie entre les 2 est très difficile.

C'est pour ça qu'il renvoie un peu la balle à G.Meloni, juste après cette intervention. Elle, elle a fait partie des Jeunesses mussoliniennes.

Il sait bien qu'elle n'a pas voulu attaquer la France ni même se vanter qu'en Italie, la paix civile était plus importante, mais il se précipite là-dessus pour montrer qu'il n'est pas complètement dupe. Il pointe la responsabilité de l'ultragauche et de LFI dans la mort de Quentin, mais il n'oublie pas le RN. Il essaie de trouver un juste milieu. - Y.Goosz: G.Meloni commente ce qui se passe chez nous.

L'administration Trump aussi a réagi en dénonçant la violence de l'extrême gauche en France. Est-ce que c'est une aubaine pour les dirigeants populistes à l'étranger d'exploiter cette situation politique française avant 2027? - C.Cornudet: Ca ressemble un peu à la C.Kirk, cette histoire.

Il y a un nationaliste qui est tué par l'extrême gauche et du coup, tous les nationalistes et populistes en profitent pour pointer l'extrême gauche et relancer le débat. Nous-mêmes, on ne parle que de ça. Ce piège, on est forcés de l'alimenter, nous aussi. - M.Bouhafsi: Vous restez avec nous jusqu'à 20h.

Je vais devoir libérer C.Cornudet qui dois écrire son édito pour "Les Echos". Quel plaisir de vous lire chaque jour, C.Cornudet!

Merci à vous. Tout de suite, la story de P.Larrouturou. - C'est beaucoup de regrets de ne pas avoir des vaches.

Je pense à nos éleveurs bovins, mais ils sont présents. On va pouvoir aller à leur rencontre. Bêlement. - C'est un étalon. - Il paraît impétueux... - 150 kg, il ne faut pas avoir peur. - P.Larrouturou: Je vous emmène en immersion au 72e Salon de l'agriculture.

Il n'ouvre que demain pour 10 jours mais j'ai pu y passer toute la journée pour partager avec vous les coulisses. Je suis tombé en arrivant sur ces 2 très beaux étalons. Combien de temps? - P.Larrouturou: Il a voyagé? - 4 heures. - C'est notre première fois à Paris.

Eux aussi, c'est la première fois. - P.Larrouturou: Merci du sourire et bienvenue à Paris.

Profitez bien! Ah, merde! Ce qu'il y a sous mon pied n'est pas de la bouse de vache, c'est du crottin de cheval.

Pour la première fois depuis la création du salon en 1964, les vaches sont totalement interdites. - J'ai un peu la boule au ventre. - C'est triste.

On regrette que les animaux ne soient pas là. La promotion du métier va être compliquée. - La vache, c'est une égérie. - Je suis désorienté.

Ca fait plus de 20 ans que je viens au salon. La vache va me manquer. - P.Larrouturou: Les vaches interdites à cause de l'épidémie de dermatose nodulaire.

La ministre de l'Agriculture a dit que globalement, tout allait bien. - A.Genevard: Nous n'avons plus aucun cas de dermatose nodulaire.

Il n'y a plus aucun cas de dermatose en France. - Pour les éleveurs, qu'est-ce que ça veut dire? - A.Genevard: Qu'on reprend une vie normale. - Moi qui suis éleveur et qui produis des reproductrices, je n'ai aucune commande.

Il ne faut pas dire que c'est fini. - P.Larrouturou: Nous avons rendez-vous maintenant avec le patron du salon. - On est dans le coeur du réacteur.

C'est tout l'aspect protocole du salon. Nous allons accueillir la ministre de l'Agriculture cet après-midi. Nous sommes en train de regarder le parcours de déambulation.

On va partir en direction des brebis corses...

Et demain, c'est le président de la République. C'est le grand rush? - Oui, jusqu'au dernier moment. - Il n'y a pas de vaches mais on essaiera de faire venir les éleveurs avec une animation ovine. - André, comment tu vas? - P.Larrouturou: André, c'est l'éleveur de celle qui devait être la vache égérie du salon.

Vous auriez adoré cette vache martiniquaise. Mais elle n'est pas là. - Nous sommes particulièrement déçus.

Biguine ne sera pas là, mais elle est avec nous en photo. On va essayer de faire la danse de la Biguine. - P.Larrouturou: C'est quoi? - Cette danseuse chaloupée qu'on a en Martinique et qui unit les coeurs. - P.Larrouturou: Pas de vaches, mais il y aura des chats, des chiens, des lapins, des béliers, des cochons, des chevaux, des ânes...

Les organisateurs espèrent une visite sereine avec tous ces animaux et le président de la République demain. Leur mot est "convivialité". - De la convivialité et un peu d'éléments festifs...

C'est bien Que les agriculteurs puissent se retrouver au salon. - P.Larrouturou: Les 2 principaux syndicats ont dit qu'ils voulaient placer le salon sous le signe de la convivialité...

Ca devrait bien se passer? - On va le voir. C'est important aussi d'exprimer les difficultés. - P.Larrouturou: Les 500 vaches ne seront pas là mais il y aura 3500 animaux, de la bonne nourriture venue de toute la France et de quoi boire.

Je vous recommande le voyage porte de Versailles! - M.Bouhafsi: Il faut quand même dire que vous avez été agressé, non? - P.Larrouturou: Oui, j'ai perdu une caméra. - M.Bouhafsi: Je vous rappelle qu'on ne passe pas derrière des chevaux!

C'est une affaire criminelle qui passionne les Français depuis 15 ans. Le 21 avril 2011, les corps d'Agnès Dupont de Ligonnès et de ses 4 enfants sont découverts sous la terrasse de la maison familiale. Le père, Xavier, disparaît sans laisser de traces et devient l'homme le plus recherché de France. - Une découverte macabre à Nantes. - Une information qui terrifie autant qu'elle intrigue.

Que s'est-il passé dans cette maison de Nantes où 5 corps ont été découverts hier? - L'autopsie révèle qu'ils ont été drogués et abattus par balle 2 semaines plus tôt. Seul le père est introuvable. - L'homme semble avoir tout orchestré. - C'est la dernière image de X.Dupont de Ligonnès.

Il retire de l'argent à un distributeur automatique. Le lendemain, on retrouvera sa voiture abandonnée sur le parking de cet hôtel de Roquebrune-sur-Argens, dans le Var. Dupont de Ligonnès est-il mort ou vivant?

A ce jour, le mystère reste entier. - M.Bouhafsi: Vous êtes l'ancien cyber-enquêteur de la police judiciaire.

Vous avez participé à la traque numérique de X.Dupont de Ligonnès. Pour publier ce livre: "Xavier Dupont de Ligonnès: un flic au coeur de l'affaire".

Vous êtes le 1er policier impliqué dans l'enquête à prendre la plume pour raconter de l'intérieur cette affaire hors norme et partager votre conviction: X.Dupont de Ligonnès aurait tout mis en scène et serait toujours vivant. On va revenir sur ces révélations.

Votre mission depuis l'affaire, en tant qu'enquêteur, c'est de retracer la route de X.Dupont de Ligonnès, de reconstituer son activité numérique? - G.Galloux: Oui.

En 2011, j'ai pas été saisi tout de suite de l'enquête. J'étais de permanence à Nanterre. Il s'est trouvé que mes collègues de Nantes ont dû être embêtés pour décortiquer tous les sites catholiques sur lesquels il postait.

J'ai dû m'y coller. C'était pas un cadeau de lire tous ces messages et essayer de découvrir si X.Dupont de Ligonnès y postait un message, puisqu'il avait posté un message le 8 avril, dans la semaine qui a suivi les meurtres présumés. - M.Bouhafsi: C'est le 1er élément qui vous intrigue.

C'est X.Dupont de Ligonnès est un membre actif de certains sites catholiques. Il s'y connecte presque chaque jour, parfois de façon très furtive.

Chaque connexion vous donne l'impression de vous rapprocher, mais sans jamais avoir la possibilité de le rattraper. Il avait une longueur d'avance? - G.Galloux: Oui.

Mais ces connexions sont devenues suspectes. Il a posté un message le 8 avril. On a supposé, de par ces connexions, qui étaient infimes chaque soir, qu'il pouvait attendre une réponse.

Aurait-il eu un complice? On s'est très souvent focalisés sur ce message et ses connexions. - M.Bouhafsi: Vous identifiez un déplacement intrigant, la nuit du 30 au 31 mars à Saint-Nazaire, à plusieurs centaines de kilomètres de Nantes.

Il y a eu un téléphone coupé entre 1h du matin et midi. Selon vous, ce n'est pas un simple détour, mais un moment-clé dans la préparation de la fuite? - G.Galloux: Ce qui est intrigant...

Je suis retourné sur le terrain et j'ai retracé tout le parcours de X.Dupont de Ligonnès. J'ai découvert qu'il avait réservé une nuit d'hôtel à Saint-Nazaire, à une cinquantaine de kilomètres de chez lui.

Il est rentré à Nantes cette semaine-là. Pourquoi réserver une chambre d'hôtel? - M.Bouhafsi: C'était une fausse piste? - G.Galloux: On suit X.Dupont de Ligonnès.

Ce soir-là, il va au stand de tir avec son ami. Ils passent la soirée ensemble. C'est le moment précis où il coupe son téléphone, quand il rentre chez lui.

Quand on coupe son téléphone, c'est qu'on n'a pas envie de savoir où on est. Les enquêteurs cherchent quand le téléphone ressurgit sur le réseau. Il ne va ressurgir que le lendemain, au milieu de la Bretagne. - M.Bouhafsi: Il a fait quoi? - G.Galloux: A-t-il dormi chez lui ou à l'hôtel?

Je ne sais pas. La chambre a été réservée pour 4 personnes. Il n'y avait pas de chambres disponibles?

Je ne sais pas qui a dormi dans cette chambre. Le lendemain, quand son téléphone ressurgit sur les réseaux...

En fin de journée, il rentre chez lui. Pour la 1re fois, il annonce à une amie proche: "On va partir aux Etats-Unis. C'est imminent.

On attend la confirmation. Cette confirmation est super importante, on va l'avoir plus tard. - A.Bégot: Dans tous ces messages que vous scannez, vous vous apercevez qu'il a téléchargé tout un tas de photos souvenirs qu'il a demandées à plusieurs de ses proches de façon assez urgente.

Qu'est-ce que ça veut dire? - G.Galloux: C'est quelque chose que j'avais pas capté, à l'époque.

J'étais chargé de l'enquête uniquement numérique. Aujourd'hui, en pouvant dézoomer sur l'enquête et en lisant ce que j'ai pu lire dessus, j'ai perdu le fil... - A.Bégot: Il a demandé aux proches des photos. - G.Galloux: J'ai interrogé des dizaines de personnes de son entourage.

Sans que je leur demande, tout le monde m'a dit qu'il leur avait demandé des photos. Quand j'ai écrit mon livre, c'était "Xavier", "Xavier Dupont de Ligonnès"...

Ca a fait des répétitions. X.Dupont de Ligonnès reste un homme.

Je l'appelle "Xavier". - A.Bégot: C'était pour faire un album, ces photos? - G.Galloux: Pourquoi un homme qui part se suicider se constituerait un album photo?

J'ai eu accès à tous ses serveurs. J'ai observé seconde par seconde, minute par minute, ce qu'il faisait. Quand vous avez accès à ses données informatiques, vous pouvez le suivre à la seconde.

J'ai déterminé qu'il supprimait l'ensemble de ses données personnelles. A l'époque, on n'avait pas ce qu'on avait aujourd'hui. Lui maîtrisait tout ça, à l'époque.

Il stockait déjà toutes ses données personnelles sur ses serveurs Web. J'arrive à déterminer qu'il a téléchargé 47 photos d'une femme qu'il a beaucoup aimée. Par contre, il supprime tout.

C'est la 1re fois que j'ai capté qu'il se constituait un album photo. Je me suis dit qu'il s'était créé un cloud. - M.Bouhafsi: Vous découvrez un document que X.Dupont de Ligonnès pensait avoir effacé.

C'était destiné à son ancienne maîtresse. Il se dit ruiné, au fond du trou. Il lui demande de l'argent.

Il évoque l'idée de "foutre le feu" à sa maison. Il semble Créer l'alibi d'un suicide. On va le retrouver le 15 avril 2011.

Il retire de l'argent à un distributeur. On retrouve sa voiture. Il a voulu laisser des traces de lui? - G.Galloux: Aujourd'hui, j'analyse ça.

J'ai travaillé sur la cavale. Roquebrune-sur-Argens ne faisait pas partie de la cavale. On ne savait pas qu'il était passé par là.

X.Dupont de Ligonnès lui-même nous donne cette piste. En allant au distributeur avec sa carte, c'est lui qui nous dit qu'il était là.

On ne sait toujours pas où est l'hôtel. Pourquoi retourne-t-il garer sa voiture à l'hôtel qu'il a quitté le matin? Il voulait qu'on trouve cet hôtel.

Il y avait toutes les vidéos qu'on a pu exploiter dans l'hôtel. C'est une mise en scène. C'est dans le but de nous faire découvrir cette lettre, "Ma Catherine".

Du 14 au 15 avril, un message part de l'hôtel jusqu'à un de ses amis. Son ami va voir...

Il va trouver la lettre qui explique ce qui serait arrivé... - M.Bouhafsi: La grande révélation, c'est que vous argumentez la piste de la fuite aux Etats-Unis.

Dans une lettre adressée à un ami, il écrit: "Je penserai bien à toi là-bas. Pas le droit de te dire où, mais tu y es passé avec moi." Cet indice renvoie à une destination américaine vers le Texas.

L'ami est décédé d'un cancer. - G.Galloux: J'ai rencontré plusieurs fois cet ami.

Michel et Xavier étaient comme 2 frères. Il faut se remettre dans le contexte...

Si X.Dupont de Ligonnès est l'auteur des faits, il est présumé innocent....

J'ai toujours pensé qu'il y a du vrai et du faux dans ses lettres. A ce moment-là, je ne pense pas qu'il ment complètement. Mon travail était de discerner le vrai du faux.

Quand Xavier lui dit: "C'est là-bas qu'on était tous les 2 en novembre 90..." Il a le culot de dire: "Indice à creuser." Maintenant, je me demande où ils étaient en 1990? - M.Bouhafsi: Ils étaient où? - G.Galloux: Je ne peux pas vous le dire.

Je vais aller voir précisément. - M.Bouhafsi: Vous allez partir...

Vous êtes suivi d'une caméra de télévision pour un documentaire. Vous vous apprêtez à partir aux Etats-Unis pour tenter de retrouver la trace de X.Dupont de Ligonnès? - G.Galloux: J'aurais déjà dû revenir.

Il y a eu un contretemps. - M.Bouhafsi: Pour vous, X.Dupont de Ligonnès n'est pas mort? - G.Galloux: Je ne peux pas affirmer. - M.Bouhafsi: Il ne s'est pas suicidé, à l'époque? - G.Galloux: Je ne pense pas qu'il se soit suicidé.

Depuis 15 ans, on aurait retrouvé son corps, s'il s'était suicidé. - M.Bouhafsi: Vous avez retrouvé un restaurateur qui affirme l'avoir reconnu.

Vous faites le lien avec l'aéroport de Nice, où il avait souvent pris un Nice-New York. Que répondez-vous à ceux qui critiquent votre livre, qui peuvent dire que c'était il y a 15 ans? Même si vous faites partie de la police judiciaire, on pourrait penser que vous voulez surfer sur le business X.Dupont de Ligonnès. - G.Galloux: J'ai jamais écrit mon livre pour surfer sur un business quelconque.

Je ne voulais plus jamais entendre parler de cette affaire. Elle m'est revenue au hasard d'un livre: "Comment j'ai retrouvé Xavier Dupont de Ligonnès". J'avais un carton à la maison avec tous les livres que je n'avais pas lus.

Je me suis replongé comme ça dans l'affaire. C'est mon épouse qui voulait écrire un livre sur notre histoire familiale. Au fur et à mesure, j'ai poursuivi le livre.

Il n'y a aucune idée de faire du fric avec cette affaire. - M.Bouhafsi: Vous terminez par cette phrase: "See you later." - G.Galloux: Il y a un double sens.

C'est moi qui m'adresse à Xavier. "A bientôt." - M.Bouhafsi: Vous êtes l'un des premiers à avoir enquêté sur X.Dupont de Ligonnès.

Votre livre, "Xavier Dupont de Ligonnès: un flic au coeur de l'affaire" est à retrouver. Tout de suite, le 5/5 d'A.Bégot.

Il ne pleut plus ce soir, mais la situation reste préoccupante sur le front des inondations. - A.Bégot: Ca va durer au moins tout le week-end, prévient Vigicrues. 3 départements sont toujours en alerte rouge: la Charente-Maritime, la Loire-Atlantique et le Maine-et-Loire où le préfet a ordonné ce matin l'évacuation de toute une commune, Cheffes-sur-Sarthe, un peu plus de 1000 habitants.

Tous ont été priés de quitter leur domicile avant ce soir. Ils ont été évacués en barque et en kayak. - On a le manger, du linge... - Là, c'est le minimum.

Les papiers, les médicaments, pour l'urgence. Je ne peux pas les évacuer. On sait quand on part, mais on ne sait pas quand ils vont nous donner l'autorisation de revenir. - A.Bégot: Situation toujours difficile à quelques kilomètres de là, à Angers, où la Maine a dépassé les niveaux de crue des années précédentes.

La situation reste compliquée sur les routes. A Saumur, le niveau de la Loire continue de monter. On circule désormais en kayak dans le parking de ce supermarché.

C'est compliqué aussi à Saintes, en Charente-Maritime. Ca fait une semaine que les habitants ont les pieds dans l'eau. 1300 maisons sont toujours inondées.

Par endroits, on ne peut même plus marcher sur ces planches, qui ont été posées pour permettre la circulation. A Paris, le niveau de la Seine reste très haut. Pas de commune mesure avec ce qui se passe dans l'Ouest.

Les joggeurs s'adaptent. - M.Bouhafsi: C'est Y.Goosz, qui galère pour monter.

Il ne faut pas faire ça. On est à 3 semaines du 1er tour des municipales. A Marseille, une phrase agite la campagne. - E.Eméyé: La candidate divers droite a dit ceci lors d'un débat. - Mes valeurs, elles n'ont jamais changé.

C'est le mérite, le travail, la famille, la patrie. C'est l'humanité... - Vous vous rendez compte de ce que vous venez de dire?

Je crois que vous avez dit "travail, famille, patrie". C'est le slogan de monsieur Pétain. - C'est mon slogan et mes valeurs. - Cette ville peut basculer très rapidement aux mains du RN.

Je mettrai toute ma force pour que ça ne se passe pas. Cette ville a besoin d'être rassemblée. Elle a besoin d'unité, pas d'invectives. - A.Bégot: Une heure après la fin de ce débat, M.Vassal est revenue sur ses propos. ...

On retiendra cette passe d'armes entre le candidat FN et celui de la France insoumise autour du passe que veut mettre en place sur les plages le candidat du RN. Un passe "anti-RN". - Je ne supporte pas que des Marseillais et des Marseillaises ne puissent plus aller dans les plages de Marseille.

Ils payent des impôts pour ça. Ils sont chez eux et ne peuvent plus aller dans leurs propres plages. C'est insupportable.

J'essaie de corriger ça. J'essaie de rassembler comme je peux, de faire en sorte que les plages soient ouvertes à tous. Je ne veux pas de racaille sur les plages, mais je ne veux pas des plages réservées aux riches.

Je ne veux pas faire payer les plages. Le compromis, c'est ma plage, famille, minots, seniors. - S.Delogu: Il n'y a pas de différence entre les personnes, peu importe leur couleur de peau, leur statut social...

C'est prouver votre incompétence que de mettre en avant cela. - A.Bégot: Vous découvrirez l'ensemble des candidats qui se présentent à Marseille. - M.Vassal a peur de se retrouver face à moi sur un plateau. - A.Bégot: Ca peut laisser des traces, cette formule d'hier soir? - P.Perrineau: C'est un signe d'une M.Vassal qui a du mal à exister dans cette mâchoire dont nous parlions tout à l'heure.

Marseille est un miroir grossissant. LFI est implantée, avec la personnalité tonitruante de S.Delogu.

Si le RN s'emparait de Marseille, le soir du 1er tour, on ne parlerait que de ça. La droite modérée a beaucoup de mal à exister. Il y a un mélange de maladresse et de signaux envoyés à la droite extrême, qui fait un peu la course en tête, derrière B.Payan, en se disant...

On se dit qu'au 2d tour, on pourra exister de manière plus glorieuse. - M.Bouhafsi: Le prince Andrew est rentré chez lui. - A.Bégot: Il a regagné son domicile et la police a poursuivi ses perquisitions.

Son arrestation dans le cadre de l'affaire Epstein faisait la une de tous les journaux là-bas. "Il transpire maintenant", titre le "Sun", faisant référence à cette interview. - A.Bégot: Cette arrestation a suscité de très nombreuses réactions dans le monde. "Traîtrise", a dit D.Trump. - M.Bouhafsi: Un cambriolage complètement raté en Italie. - A.Bégot: Ces voleurs pensaient avoir fait le casse du siècle en s'attaquant au domicile d'un journaliste.

Ils mettent la main sur une boîte. Ils pensaient que c'était une boîte à bijoux. Maigre butin: ce sont les calculs rénaux du propriétaire. ... - M.Bouhafsi: C'est le casse du siècle.

Aux JO de Milan-Cortina, encore une nouvelle médaille pour les Français. - A.Bégot: La 20e médaille.

On peut dire merci à Q.Fillon Maillet, qui décroche le bronze à la mass start, l'épreuve reine du biathlon. - C'est bon!

Allez, Quentin! - C'est un TGV. Il est parti! - A.Bégot: Ca fait plaisir.

C'est sa 9e médaille olympique, un record pour un athlète français. Certains ont encore du mal à dire son nom. - Allez, France! - Allez, filet mignon! - A.Bégot: Je voulais vous montrer ce qu'ont fait les 3 derniers de la course.

Une course dans la course. Ils se sont attendus et ont fini tous les 3 par un sprint. - Je pense qu'ils vont nous faire... - Un petit sprint pour le spectacle.

Rires. - M.Bouhafsi: Du cinéma, avec le retour d'un film d'animation culte de mon enfance. - A.Bégot: "Toy Story 5".

Ce film sortira le 19 juin en France. - Il y a un colis pour toi. - Merci! - Bonjour!

Jouons ensemble! - C'est l'extinction! Ca recommence! - Le temps d'écran est terminé. - Il faut que je te parle.

Avec les jouets, on a passé tout l'été à l'aider à se faire des amis. Toi, tu veux tout gâcher. - J'écoute toujours tout. - Je suis venu le plus vite possible. - A.Bégot: On y retrouve Woody, le cow-boy, qui vieillit.

Regardez ce plan furtif. Quand il enlève son chapeau, il lui manque quelques cheveux. Le temps passe.

Vous savez quand est sorti le 1er "Toy Story"? - M.Bouhafsi: 96!

J'avais laissé la porte de chez moi ouverte pour aller chercher le DVD. Merci.