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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 6 février 2026 26 minContradictoireActualité / polémiqueSantéAgriculture & alimentationInstitutions & électionsEurope & international

Fin de vie : faut-il un référendum ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'avec cette légalisation du suicide assisté ou de l'euthanasie, on acterait dans la loi que certaines vies valent plus que d'autres ?

  • 4:00FerméeRéponse directe

    Est-ce que les Français confrontés à des situations de fin de vie pourront demander l'aide à mourir d'ici l'été ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Comment vivez-vous ce timing politique avec un texte rejeté par le Sénat ?

  • 12:00RelanceRéponse partielle

    Est-ce que vous reconnaissez qu'il y a eu des dérives dans les pays ayant légalisé l'aide à mourir ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous craignez que ce texte ouvre la voie à des dérives comme au Canada ?

  • 21:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi recommencer ce combat politique pour la réintroduction des néonicotinoïdes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Danielle SimonetChiffre
    « On aimerait bien. On est tellement en retard. Il faut savoir que ça fait déjà très longtemps en fait hein que l'opinion publique est majoritairement favorable à ce qu'il puisse y avoir une aide à mourir dans des conditions extrêmement cadrées. »
  • 8:00Olivier PacoChiffre
    « Il y a une vingtaine de départements français où les soins palliatifs, c'est pas qu'ils ne sont pas développés, c'est qu'ils n'existent pas. »
  • 10:00Olivier PacoFait
    « C'est une profonde rupture civilisationnelle et je pense qu'on n'insiste pas assez là-dessus. »
  • 13:00Danielle SimonetFait
    « On voit s'il y a un blocage entre les deux chambres du Parlement et au final un débat philosophique, pourquoi pas laisser les Français le trancher. »
  • 29:00Olivier PacoChiffre
    « On a des enfants qui sont particulièrement à risque parce qu'on va le trouver dans plein d'alimentation, les farines, les céréales et on a près d'un tiers des moins de 3 ans qui ont déjà dépassé le seuil tolérable. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour à tous, très heureux de vous retrouver pour ce nouveau numéro de Parlement Hebdo, l'émission qui vous fait revivre les morts de la semaine au Parlement. Et comme chaque semaine, nous vous proposons un débat entre un député et un sénateur. Aujourd'hui, une députée Danielle Simonet.

Bonjour. Député du groupe écologiste et social de Paris. Vous débattez avec Olivier Paco Bonjour.

Bonjour. Sénateur [musique] les républicains de loises à la une semaine la proposition de loi sur la fin de vie qui fait son retour à l'Assemblée nationale une semaine après son rejet par les sénateurs. Les députés ont à nouveau voté l'autorisation de demander une aide à mourir sous certaines conditions.

Un autre texte est de retour, l'explosive proposition de loi du plomb. Le sénateur LR a déposé un nouveau texte pour réintroduire deux molécules dans certaines filières agricoles. La loi du plomb qui avait suscité la colère de nombreux citoyens qui avait signé une pétition l'été dernier contre cette loi.

Mais d'abord la question de la fin de vie qui est donc de retour à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale Marion Becker. Le texte porté par le député Olivier Falorni est de retour à l'Assemblée en 2e lecture après son rejet par les sénateurs la semaine dernière. Ils avaient auparavant détricoté le texte.

Les députés ont de nouveau validé le droit à mourir malgré quelques réticents. Qu'avec cette légalisation finalement du suicide assisté de l'euthanasie, est-ce qu'on acterait dans la loi que certaines vies valent plus que d'autres ? Que derriez-nous d'ailleurs de notre conception de la valeur d'une vie ?

Un examen au parcours tumultueux pour cette loi sur la fin de vie. D'abord interrompu par la dissolution en 2024, puis en 2025, François Baerou, alors premier ministre, avait scindé le texte en deux. L'un so palliatifs, l'autre sur le droit à mourir, sans jamais citer le mot sucide assister ou euthanasie.

La loi est adoptée en première lecture en mai 2025. Il y a des jours dont on sait queon ne les oubliera jamais. Je n'oublierai jamais cette journée.

Merci à tous. Le dispositif créé est très encadré. Pour bénéficier du droit à mourir, il faut remplir cinq conditions : être [musique] majeur, être français, être atteint d'une affection grave et incurable qui engage le pronostic vital en phase avancée ou terminale.

Présenter une souffrance physique ou psychologique constante qui est soit réfractaire au traitement, soit insupportable. Enfin, être apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée. Un texte solide, cohérent et équilibré pour son rapporteur.

Il espère son adoption à l'Assemblée le 24 février, mais le Sénat risque à nouveau de bloquer, obligeant à une dernière lecture. Dans ces conditions, les délais pourront-ils être tenus pour une adoption de la loi avant l'été ? Justement, une question pour vous Daniel Simonet.

C'est la deuxième fois que les députés votent l'autorisation de d'avoir un droit à mourir sous certaines conditions. Est-ce que les Français confrontés à des situations de fin de vie et qui voudront demander l'aide à mourir pourront le faire d'ici l'été ? Bien, on aimerait bien.

On est tellement en retard. Il faut savoir que ça fait déjà très longtemps en fait hein que l'opinion publique est majoritairement favorable à ce qu'il puisse y avoir une aide à mourir dans des conditions extrêmement cadrées mais qu'on puisse bénéficier de cette ultime liberté si on souhaite en user hein. C'est un nouveau droit, une liberté euh qui n'impose rien à personne.

Et si on estime qu'on est face à une affection grave et incurable avec des douleurs réfractaires à tout traitement et qu'on estime finalement que il vaut mieux éteindre la lumière, et bien il faut qu'on puisse bénéficier de ce droit-là. Beaucoup de pays déjà l'ont fait autour de nous. La France est en retard euh et on a eu pour autant, je trouve, des débats relativement apaisés à l'Assemblée nationale.

Ça a été un texte où on a montré qu'il était possible de réfléchir sur un sujet pour autant extrêmement délicat, compliqué, qui touche à des convictions intimes, fortes. Mais justement, c'est un texte qui garante enfin garant de de la laïcité. C'est-à-dire que chacun avec ce droit, ce nouveau droit instauré peut décider d'en user ou pas.

Donc j'espère que d'ici l'été, on va pouvoir enfin adopter définitivement le texte. Olivier Paco, comment est-ce que vous vivez ce timing politique ? Le texte qui revient à l'Assemblée seulement une semaine après son rejet par le Sénat.

C'est vrai qu'on a vu des parcours législatifs un petit peu plus longs et donc il y a une volonté de la part notamment de l'exécutif mais aussi de la tête de du législatif à l'Assemblée d'aller très vite. La présidente de l'Assemblée nationale qui a parlé aussi de l' dit façon très claire. Elle a dit de façon très claire.

Vous savez que moi je suis beaucoup plus réservé sur ce texte. D'abord parce qu'il y a Oui. comme la majorité du Sénat.

D'abord parce qu'il y a la problématique des soins palliatifs qu'on n pas abordé malheureusement. Or nous si nous sommes en retard c'est aussi en matière de soins palliatifs. Il y a une vingtaine de départements français où les soins palliatifs, c'est pas qu'ils ne sont pas développés, c'est qu'ils n'existent pas.

Donc la première des choses, c'est développer les soins palliatifs. Surtout quand on sait que là où ils existent et là où des gens sont pris en charge, leur demande éventuelle de d'adieux volontaire est beaucoup plus rare. Il se réduit quasiment de 90 %.

Après, il faut être très clair pourquoi je fais partie des gens qui sont réservés sur ce texte, même si j'entends bien que dans la souffrance, certains puissent avoir envie de partir et certains des proches puissent encourager cela. Il y a la loi Léonetti déjà qui permet ce départ. Alors, peut-être pas de façon assez franche selon vous, mais surtout il faut bien être clair, c'est une profonde rupture civilisationnelle et je pense qu'on n'insiste pas assez là-dessus.

Notre civilisation, elle est née autour du soin. Le premier acte civilisateur dans l'histoire de l'humanité, il remonte au paléolitique. C'est l'anthropologue états-unienne Margarette Med qui l'a parfaitement démontré.

C'est le premier soin qui a été donné, on l'a découvert avec un fémur qui avait été cassé, qui a été réparé parce que lorsque un homme était blessé, il mourait automatiquement. Et lorsque donc un homme préhistorique a aidé un autre homme à survivre, la civilisation a progressé. Toute notre civilisation, c'est le progrès, c'est le soin, c'est plus de vie.

Et là, on veut non pas organiser la fin de vie, mais institutionnaliser la possibilité de donner la mort. Est-ce que vous entendez les réserves du sénateur comme d'autres députés aussi sur un texte qui va changer de façon irréversible la législation française en permettant aux médecins de de donner la mort plutôt ? Je partage le fait qu'il faut absolument mettre plus de moyens sur les soins palliatifs.

Ça, il y a pas de souci là-dessus. Et d'ailleurs, je ne comprends pas que vous soyez à ce moment-là pas plus impliqué avec votre groupe pour exiger d'autres politiques en matière budgétaire sur la sécurité sociale, sur notre système de santé parce que la problématique des soins palliatifs est étroitement liée au fait qu'on donne pas les moyens à notre hôpital de pouvoir exercer pleinement ses missions. Mais ensuite, c'est une question d'ultime liberté.

Alors, ce qui est assez paradoxal, vous savez, parce que moi je porte plein de combats comme vous sur plein de sujets différents et je pense que c'est le seul sujet sur lequel je suis résolument convaincu qu'il faut absolument permettre d'accorder ce droit et en même temps, je souhaite que les conditions de l'existence fassent que nous soyons très peu nombreux à avoir besoin d'en user. Et pour moi, c'est vraiment voilà cette ultime liberté que chacune et chacun en conscience doit pouvoir euh bénéficier de ce droit à l'aide à mourir. si s'il souhaite.

Après vraiment c'est tout un processus hein, c'est des conditions extrêmement strictes et ce droit-là ne le retire à personne et je pense qu'il est grand temps qu'enfin le législateur légifère alors que le peuple nous attend là-dessus depuis très longtemps et y compris dans tous les milieux sociaux et y compris parmi les croyants et c'est ça qui est très intéressant et et pourquoi pas le référendum. On voit s'il y a un blocage entre les deux chambres du Parlement et au final un débat philosophique, pourquoi pas laisser les Français le trancher. Ça ne me gênerait pas, même si euh ça peut effectivement les les référendum peuvent des fois déraper, c'est-à-dire que la question initiale peut passer derrière.

Mais je pense que sur ce type de problématique, c'estd les lois bioéthiques en général, vous connaissez la fameuse phrase de Montesc, il faut légiférer d'une loi tremblante sur d'une main tremblante. Tout à fait. Là, je pense sincèrement que c'est un problème qui est tellement qui peut toucher toutes les familles un jour ou l'autre avec le vieillissement de la population.

Moi, ça ne me gênerait pas que la population soit saisie, que les Français soient saisis. Oui. Un référendum.

Oui, pourquoi pas ? C'est ça. Mais mais mais Emmanuel Macron ne fera pas un référendum sur ce thème-là.

Euh enfin on va pas se raconter l'histoire. Le référendum je trouve on n pas utilisé le référendum quand sur les retraites l'exécutif a décidé d'aller à l'encontre de la démocratie parlementaire par coup de 493, à l'encontre des syndicats, à l'encontre de la vie de la population. Bon, je je je crois pas qu'il ira au référendum non plus sur ce sujet-là, mais on serait très surpris du résultat parce que je peux vous dire que l'écrasante majorité de la population est favorable à l'octroit de ce droit pour avoir fait des réunions.

Je salue le le travail fait par les associations notamment l'association ADMD qui fait un travail remarquable là-dessus mais il faudrait pas que la question soit brouillée par ailleurs par le Ralbol anti Macron qui fait que sil suffit que ce soit lui qui lance le le le référendum pour que peut-être des gens soient soi soient intéressés à donner une réponse à toutes les toutes les grandes religions sont sont contre y compris les boudes mais pas les croyants. C'est ça qui est étonnant, c'est que quand on a auditionné il y a déjà 2 ans de ça parce que quand même on est n depuis plus 2 ans sur ce texte, les autorités religieuses ont été auditionnées et donc toutes sont contre hein vraiment de toutes les toutes les les trois religions monothéistes parce que la vie c'est sacrée. Et par contre justement ce qui est intéressant c'est que les sondages parmi les croyants et même les croyants pratiquants des religions des trois religions monothéistes sont néanmoins majoritairement favorables.

Ils ont beaucoup évolué les sondages. Ils ont beaucoup évolué mais pas notre classe politique c'est ça le problème. Mais qu'est-ce que vous répondez à l'argument que 75 % des Français plébisciteraient dans les sondages ?

é dit en séance au sénat une aide avec alors ces fameux 75 % c'est des sondages qui datent d'il y a 2 ans et le dernier sondage qui concerne cette problématique c'est celui de la fondapul il me semble il aboutissait pas du tout à ces résultats-là moi personnellement dans les gens que je côtoie ou que j'ai pu interroger à ce sujet notamment ceux qui travaillent dans le monde médical ils y sont beaucoup plus opposés beaucoup plus opposés alors ça dépend totalement on a aussi plein de médecins qui sont favorables et donc donc franchement non c'est Moi je pense franchement que de se baser sur d'éventuels sondages d'avant-hier ou d'il y a 2 an qu'on a ce débat dans la société, ça fait 20 ans qu'on a ce débat, 20 ans que la population est majoritairement favorable et que par contre la classe politique n'assume pas de prendre ses responsabilités. Je le répète, c'est un veut dire que les politiques, ils doivent suivre les sondages si on suit votre raisonnement. J'y suis totalement défend.

Ce que je veux dire c'est que enfin enfin on a le débat à l'Assemblée nationale et au Sénat alors que ça fait 20 ans qu'on aurait dû l'avir parce qu'à partir du moment où il y a un sujet qui préoccupe autant la population, la moindre des choses c'est que la la représentation nationale se fasse le devoir d'en délibérer. Alors certains craignent notamment parmi les soignants que cette loi puisse ouvrir la voie à de possibles dérives comme ça par exemple était le cas dans au Canada où finalement on a mis des conditions strictes au départ et que ça s'est élargi. Est-ce que vous craignez que ce soit la même chose en France avec cette loi ou vous pensez que le législateur toutes les craintes toutes les craintes dans la vie sont bonnes conseillères pourrait d'autant plus vigilant exigeant ?

Je vais vous dire la première des choses à faire c'est de pas mettre un centim moins dans l'hôpital public et au contraire augmenter les moyens de l'hôpital public augmenter les moyens des soins palliatifs mais également augmenter l'ensemble des moyens dans l'espace dans dans le service public soit le moins en tension possible pour que par ailleurs la place des usagers et de la démocratie dans la dans l'hôpital public entre les agents de la santé et les citoyens soient les plus fortes. Pourquoi ? Est-ce que vous reconnaissez qu'il y a eu des dérives dans ces pays ?

Vous l'avez vu aussi, c'est ces dérives où on met des critères très très stricts au départ comme là dans cette proposition de loi et et au fil des années, on voit que ces critère saute vous dire il y a ça c'est pas des dérives, c'est la décision des législateurs de faire évoluer le cadre. C'est pas une dérive. Je vais vous dire une chose pardon Olivier Paco, moi je veux bien répondre quand même parce que je pense effectivement qu'un des risques, c'est que les gardes-de fous, il y a des gardes-de fous qui sont proposés dans le texte Fernny.

Sauf que dans certains pays, il y avait des gardes fou et progressivement les associations qui veulent aller plus loin parviennent via des biais législatifs à ronger éroder ces gardes-deus. Le pire exemple, vous avez parlé du cath dans la discussion, les gardes de fous, la force délibérante estime que les garde de fous ne sont pas les bons. AC une proposition de loi qui a été déposée il y a pas si longtemps que ça, non pas au Canada mais au Pays-Bas pour permettre à tout adulte d'au moins 74 ans de solliciter une aide à mourir sans conditions médicales.

Alors, ce n'est pas voté mais c'est un bon exemple malheureusement du fait que on peut la jar de Pandore est ouverte. la soutiennent. Est-ce qu'il y a des beaucoup de parlementaires qui soutiennent ?

Non. Bon alors écoutez, parlons de choses sérieuses. Ce que je dis c'est pas sérieux.

C'est la vérité. C'est ce qui se passe au Pays-Bas et c'est un pays qui était en avance sur nous. Vous avez dit nous sommes en retard dans cette législation.

Et ben s'il faut cavaler après ceux qui veulent encore plus d'institutionnalisation de mort, je suis opposé. Vous léglateurs, vous ne cavalez pas avec les ceux qui veulent encore plus de de désir de mort comme le dit. vous avez mis suffisamment de garanties.

Comprenons bien le choix des thèmes désir de mort. Personne n'a le désir de mort. Enfin, je veux dire, c'est c'est monstrueux.

Euh, on a un cadre législatif aujourd'hui qui est finalement le laisser mourir. Qui est le laisser mourir. Bon, à s'endormir.

Non, non, mais laissez-moi. C'est le laisser mourir. C'est le laisser mourir.

C'està-dire c'est la sédation profonde et continue jusqu'au décès. Voilà, on arrête l'alimentation, on arrête par la loi cl néolque. On arrête l'alimentation, on arrête l'hydratation.

Voilà, on peut mettre sous sous antidouleur et ça peut être rapide comme ça peut être très long. On a des témoignages qui meurtent de faim et de soif quelque part. Exactement.

On peut mourir de faim et de soif. Et donc pour l'ensemble de sa famille, de ses proches, on peut souhaiter ne pas leur ne pas vouloir euh cette fin-là euh pour ses proches comme pour soi-même. Là, on est face à un choix personnel.

Est-ce que l'on souhaite pouvoir dire "Ben moi, je préférais être maître, choisir le jour, l'heure euh quand vraiment je ne pourrais plus. Donc cette discussion là, elle est importante. Il faut pas la caricaturer.

Faut pas la caricaturer. Et on a aussi plein de cas vraiment délicats, douloureux. Et donc il faut faire attention à ne pas jeter des anathèmes sur ceux qui est qu'il faut faire progresser notre société, permettre ce droit-là.

Il y a énormément de souffrances derrière et personne n'obligera qui que ce soit à user ce droit. On va passer au deuxième thème dans cette émission. Le sénateur LR Lurent Duplomb qui a donc déposé un nouveau texte cette semaine.

L'idée est de réintroduire deux molécules classées parmi les néonicotinoïde. Le Conseil constitutionnel avait retoqué cette partie de la loi du plomb l'été dernier le récit de Fabien Reer. Laurent Duplomb persiste et signe un nouveau texte pour réintroduire certains pesticides de la famille des néonicotinoïdes dans notre agriculture.

Cet été, le Conseil constitutionnel avait partiellement censuré la première et controversée loi du plomb, en particulier une réautorisation de l'acétamide, une molécule interdite en France mais autorisée ailleurs en Europe. On est dans une hypocrisie bien française qui consiste à ne pas vouloir regarder la réalité en face de filières qui vont disparaître et de continuer à manger des produits qui ne seront plus produits en France mais qui seront produits à l'autre bout de la planète ou de l'autre côté de la frontière en Europe. Cette deuxième mouture rédigée surmesure pour répondre aux critères dictés par le Conseil constitutionnel précise les modalités d'application de ces molécules durée d'autorisation et culture concernée.

Pour les opposants à la loi du plomb, ces dérogations sur les néonicotinoïdes bloquent l'avènement de solutions alternatives et représente un danger pour notre santé. C'est quand même faire fu de toute la science. Alors qu'aujourd'hui tous les scientifiques, les le les sachants, le monde médical nous dit il faut absolument pas réintroduire ces produits qui sont dangereux dans la santé qui donc je comprends pas pourquoi on s'acharne à réintroduire ces produits-là.

Hasard ou non du calendrier, le dépôt de ce nouveau texte coïncide avec un débat prévu la semaine prochaine à l'Assemblée nationale sur la première loi du plomb après qu'une pétition qui demandait son rejet avait recueilli plus de 2 millions de signatures. Alors Olivier Paco, c'est le retour de la louette du plomb. Nouvelle version, celle retoquée en partie par le Conseil constitutionnel l'été dernier.

Pourquoi recommencer ce combat politique pour la réintroduction de ces substances controversées ? parce que l'agriculture française est en danger. Alors, la loi du plomb comptait beaucoup d'articles.

Il y en a un qui a été effectivement retoqué par le Conseil constitutionnel, non pas sur le fond mais sur la forme. C'est le fameux article 2 qui concernait notamment l'utilisation de ce produit phyosanitaire, l'acétamide. Donc et euh cette cet ami pride qui est utilisée partout en Europe et qui est utilisé notamment sur quatre productions.

Les betteraves, pommes, noisettes, cerisulture un petit peu. Or dans toutes ces productions, la France qui jadis était leader, ben aujourd'hui elle est effectivement et même au niveau global, la France qui est encore la première puissance agricole européenne ne cesse de reculer. Un chiffre très important, 2005, la France avait un excédent agricole commercial de 12 milliards d'euros. 2005 aujourd'hui, 20 ans plus tard, nous sommes en déficit agricole commercial d'à peu près 500 millions d'euros alors que l'Europe globalement qui était déficitaire il y a 20 ans est excédentaire. les euh Espagnols sont en train de nous rattraper et de nous dépasser.

Les Italiens, les Polonais nous courent après notamment à cause de deux chose, problématique de coût du travail et problématique de norme. Et là, il s'agit simplement de donner à nos agriculteurs les mêmes armes que leurs concurrents. Sachant que pour reprendre ce que disait monsieur Tissau, quand même toute l'Europe et notamment l'Agence européenne sanitaire permettent l'utilisation de ces produits et que en même temps qu'en France on faisait signer la fameuse pétition, ben il faut savoir que l'ACTA mipride, on augmentait l'Europe.

Quand je dis l'Europe, c'est pas seulement la Commission, c'est le Parlement européen permettait de multiplier par 20 le taux d'acétamide dans les résidus de miel, par exemple. Daniel Simonet va vous répondre. Est-ce que vous entendez les arguments du sénateur qui dit que l'agriculture française est en danger et partout en Europe, cette substance là, cette amis est autorisée ?

Qu'est-ce que vous répondez au sénateur ? Vous avez des personnes autour de vous qui sont atteintes du cancer. Vous connaissez des paysans qui sont atteints du cancer.

Vous savez la réalité la réalité de l'évolution du cancer en France ? Enfin, moi je suis en colère mais complète. Enfin, on est le pays qui a le plus de taux de cancer.

Depuis 90, le nombre de malades du cancer a doublé en France. Donc, les Européens ont rien compris. Les enfants, les les cancers des enfants ont explosé aussi.

On sait pertinemment toutes les études scientifiques que c'est dangereux, que ces produits sont dangereux pour la santé. très dangereux pour notre sujet qu'on va mettre sur la table à la niche du groupe écologiste et social prochain sera la question du canum également dans nos engrais on est en train de laisser crever bon nombre des nôtres pour une question de profitement à ce momentl qu'il faut faire campagne c'est pas contre nos agriculteurs. Vous vous trompez totalement de bat contur, je me bat contre vous.

Je me bats contre monsieur Duplomb. Je me bat contre ce gouvernement qui veut à la fois empoisonner nos agriculteurs, empoisonner la population. Les agriculteurs pour ne pas garantir.

Non non non. La FNSEA demande la FNSEA demande majorité des agriculteurs. Il y a une je ne vous ai pas coupé la parole.

Il y a une toute autre façon de faire de la politique pour protéger notre santé, la santé, la santé de nos agriculteurs, garantir une alimentation saine et bio, protéger l'environnement et surtout garantir un juste revenu de nos agriculteurs. Mais racontons pas de conneries sur la betterave. Sur la betterave, monsieur, sur la betterraave, moi ce que je lis, c'est que l'interdiction des néonicotinoïdes n'a pas fait chuter les rendements.

La betterraave française a au contraire gagné 6 % de production. D'accord. La fille noisette française, souvent cité en exemple par les défenseurs des néodicotides, affiche toujours des rendements supérieurs à ceux des concurrents italiens et turcs qui eux continuent à utiliser ces danger pour la santé.

Danger pour la santé Olivier Paco si vous entendez les craintes du consommateur. Moi je me mets à la place de tous mes amis agriculteurs. Mon suppléant est un agriculteur Pascal Verbec.

Bon, je me mets à leur place. Vous les faites passer pour des empoisonneurs. C'est une honte absolue.

Non, je vous fais passer vous nous les législateurs pour des empoisonneurs. Parole à monsieur PA, on va le laisser finir. Allez, c'est une honte absolue.

Ils prennent soin de leur territoire. Ils sont particulièrement attachés à la qualité de leurs produits. Vous dites la production de betterave, je suis dans un département sucrié.

Et bien elle a chuté quand justement il y avait des des prédateurs, des ravageurs, un puceron 2020 2024 c'est et qu'on n pas pu justement utiliser cette fameuse acétamipride. Quand il n'y a pas de de maladie, il y en a pas besoin mais à certains moments, il faut les produits phytosanitaires, c'est comme des médicaments, ni plus ni moins. Voilà.

Donc il faut faire confiance à nos agriculteurs, ne pas les traiter d'empoisonneur et surtout euh c'est eux qui sont empoisonnés par ailleurs. Certains tout à fait on sont malades, c'est vrai. Mais par votre système, ce que ce que ce que moi je ne comprends pas, c'est que vous voulez interdire ces produits, mais par contre je n'entends en aucun cas vouloir interdire l'importation de ces produits.

Prenons le cas du miel. Prenons le cas du miel. On j'avais une question à poser, excusez-moi s'oppose aux accords de libre échange parce qu'il permettent justement bien sa prier producteur de miel européen pas nous pose une question.

Vous savez quel est le premier producteur de miel en Europe aujourd'hui ? Non, allez-y. C'est la Slovénie.

Bon, qu'a demandé la Slovénie augment comme beaucoup de producteurs de miel augmenté la possibilité d'utiliser les la cétamip. Alors bon, ça n'a posé aucun problème à l'Union européenne et visiblement à vous d'ailleurs puisque vous n'êtes pas allé protester devant l'agence sanitaire européenne. Monsieur Paco, ouais, on a vu l'urodéputé Rima Hassan qualifier Laurent Duplomb d'orde.

C'était sur le réseau social X hier. Les LR ont annoncé lancer une procédure judiciaire pour lever son immunité parlementaire. Une réaction à ce tweet qu'on voit s'afficher sur l'écran.

Écoutez, Taleran disait tout ce qui est excessif est insignifiant, mais là c'est vrai quand même que c'est totalement indigne de la part d'une parlementaire. Alors bon, c'est Rima Hassan, on connaît sa capacité à déraper mais c'est vrai que sa famille politique, bon elle-même pourrait faire des excuses. Maintenant, moi je je connais personnellement Laurent Duplomb, c'est un parlementaire très courageux, efficace, qui travaille sur ses problématiques depuis très longtemps.

Il avait fait un rapport dès 2019 sur la compétitivité de la ferme France. Il a été à partir de l'été dernier menacé de mort et c'est reparti. Euh, on voudrait le le le faire brûler en place publique comme les sorcières au 16e siècle.

C'est une honte absolue et Rima Hassan et alors on va on va faire est entre guillemets le pire de ce que les opposants à la loi du plomb incarnent. Et une réaction Daniel Simonet par rapport à ce tweet de Rimassan, est-ce que c'est acceptable ? Écoutez, moi j'ai jamais aimé euh les insultes en politique.

C'est pas comme ça qu'on fait dans un débat, même si la colère, elle est totalement légitime, hein, parce qu'on est légitime pas les insul euh mais de toute façon, ça n'aide pas à mieux faire passer le propos, hein. Donc euh de toute façon, ça ne sert à rien. Et je pense qu'on est toujours plus convaincant en restant euh respectueux.

Mais mais pour autant, oui, c'est criminel que de laisser tous ces tous ces pesticides dans notre alimentation. Et c'est pour ça que sur la question du cum, on abordera ce sujet-là niche. Il faut savoir que c'est un problème qui est connu depuis très longtemps extrêmement grave et on a des enfants qui sont particulièrement à risque parce qu'on va le trouver dans plein d'alimentation, les farines, les céréales et on a près d'un tiers des moins de 3 ans qui ont déjà dépassé le seuil tolérable et il se passe rien.

Il faut légiférer principe de précaution alimentation et on protège de la même manière nos agriculteurs en de mot parce qu'on arrive au terme de cette émission. Alors, en deux mots, la nouvelle loi du plomb ne fait que répondre aux exigences du Conseil constitutionnel, ni plus ni moins. Et merci.

Merci beaucoup. C'est donc le mot de la fin. On se retrouve la semaine prochaine.

À bientôt.