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InterviewRMC — Apolline Matin (sur Podcast)· 31 août 2026 7 minAutoproduitActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesTransports

L'invité d'Apolline Matin : Prix des carburants, peut-on espérer une baisse des prix ? - 31/08

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Invité politiqueFait
    « J'ai tout à fait ça. »
  • 0:32Invité politiqueFait
    « Néanmoins, pour l'instant, la hausse est mesurée. On parle de 1,5%. »
  • 0:34Invité politiquePromesse
    « Mais il va falloir voir dans la journée quelle va être l'attitude des investisseurs. »
  • 0:49Locuteur 3Fait
    « Et c'est donc officiellement aujourd'hui que les aides aux carburants prennent fin. »
  • 2:25PrésentateurFait
    « Mais il faut bien rappeler que ce qu'on met dans notre voiture, ce n'est pas du pétrole, c'est des produits raffinés. »
  • 2:31PrésentateurFait
    « Et aujourd'hui, il y a quand même un écart considérable entre les prix du pétrole et les prix des produits raffinés qui est lié notamment à toutes les tensions sur le raffinage. »
  • 2:44Invité politiqueFait
    « C'est exactement ça. »
  • 2:53Invité politiqueFait
    « C'est-à-dire qu'on a l'habitude de se focaliser sur le cours du baril, mais en fait, il faut regarder le cours du gasoil à Rotterdam. »
  • 3:04Invité politiqueChiffre
    « Et ce gasoil a considérablement augmenté. Rappelez-vous, historiquement, on est plutôt à une différence en faveur du gasoil de moins 7 à moins 8 centimes. »
  • 4:07Invité politiquePromesse
    « Vu les sommets qu'on atteint, au bout d'un moment, il faudrait peut-être se poser la question. »
  • 4:26Locuteur 3Fait
    « Le patron de Total, Patrick Pouyanné, dit qu'il pourrait prolonger le plafonnement. »
  • 5:35Invité politiquePromesse
    « Je lui demanderai déjà, un, quelle sera l'étendue des aides à la pompe qui vont être faites. »
  • 5:56Invité politiqueFait
    « Il n'y a plus de sous. »
  • 6:02Invité politiqueChiffre
    « En gros, un litre vendu en moins, c'est un euro de taxe perdue. »

Temps de parole

  • Invité politique67 %
  • Locuteur 328 %
  • Présentateur6 %

≈ 1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité politique

Vous écoutez RMC.

0:03
Locuteur 3

Comme un air de déjà vu, le prix des carburants qui ne baisse pas et qui est toujours au plus haut. Plus de 2 euros le litre d'essence, 2,20 euros pour le litre de gasoil. Bonjour Francis Pousse. Bonjour. Vous êtes le président de la branche Station Service et Énergie Nouvelle chez Mobiliens. Vous êtes vous-même à la tête d'une station en banlieue du Mans. On a appris cette nuit de nouvelles frappes américaines en Iran. Il ne manquait plus que ça, j'ai envie de dire, non ?

0:28
Invité politique

J'ai tout à fait ça. Néanmoins, pour l'instant, la hausse est mesurée. On parle de 1,5%. Mais il va falloir voir dans la journée quelle va être l'attitude des investisseurs. Puisque ce sont les investisseurs qui poussent le produit vers le haut ou vers le bas. Mais ce n'est pas une bonne nouvelle à un moment où les carburants sont déjà trop chers.

0:49
Locuteur 3

Et c'est donc officiellement aujourd'hui que les aides aux carburants prennent fin. Je recevrai la ministre de l'énergie, Maude Bréjon, à 8h30 pour lui demander évidemment si les Français peuvent se projeter, se dire que ça va se poursuivre. Ces aides aussi, vraiment, ils vont être lâchés. Ils réagissent comment vos consommateurs, vos automobilistes, Francis Pousse ? Est-ce que les Français, ces six derniers mois, ont véritablement changé leurs habitudes ?

1:12
Invité politique

Alors un, il y a une certaine résignation. Mais oui, il y a un changement d'habitude. Puisqu'on voit bien dans les volumes globaux vendus en France qu'on baisse à peu près entre 3 et moins 5% chaque mois depuis la crise. C'est dû bien évidemment au prix du carburant. Donc on roule moins, techniquement.

1:33
Locuteur 3

Ça veut dire que les gens prennent moins leur voiture. On réussit à prendre moins leur voiture.

1:37
Invité politique

Oui, ils font du covoiturage, transport en commun. Mais je pense que l'essentiel de la baisse étant d'ailleurs sur le gazole et pas sur le sans-plomb. Il prouve que c'est essentiellement l'activité économique qui pâtit de ces prix. Puisque les consommateurs, véhicules particuliers, sont aujourd'hui équipés essentiellement de moteurs essence. La baisse est plus importante sur le gasoil. Et phénomène aussi marginal, mais qui joue sur la baisse de volume, c'est que des pays frontaliers sont moins chers. Et on se rend compte dans nos stations-services qui ont l'habitude d'accueillir des poids lourds étrangers que les baisses sont très importantes.

Tout simplement parce que les poids lourds font le plein à l'étranger.

2:17
Locuteur 3

Ils font le plein avant de passer la frontière. Emmanuel ?

2:20
Présentateur

Moi j'avais une question Francis, parce qu'on parle du pétrole évidemment. Mais il faut bien rappeler que ce qu'on met dans notre voiture, ce n'est pas du pétrole, c'est des produits raffinés. Et aujourd'hui, il y a quand même un écart considérable entre les prix du pétrole et les prix des produits raffinés qui est lié notamment à toutes les tensions sur le raffinage. Et ça, on ne voit pas comment ça pourrait se détendre à un horizon rapproché.

2:42
Invité politique

Francis Pouce. C'est exactement ça. C'est-à-dire qu'on a l'habitude de se focaliser sur le cours du baril. Mais en fait, il faut regarder le cours du gasoil à Rotterdam. Produit fini, on a pareil pour le cours du sans-plomb. Et ce gasoil a considérablement augmenté. Rappelez-vous, historiquement, on est plutôt à une différence en faveur du gasoil de moins 7 à moins 8 centimes. Aujourd'hui, c'est plutôt plus 15 voire plus 20. Et ça, c'est dû à la raréfaction du diesel sur le marché international.

Parce que, et ça s'est amplifié fin juin, début juillet, lorsque les Russes ont décidé d'arrêter d'exporter leur gasoil à destination d'autres pays que ceux de l'Europe, puisqu'on n'en apporte plus en Europe depuis déjà 3 ans. Mais ces pays qui sont privés de gasoil russe se retrouvent sur notre marché. Et c'est toujours pareil. C'est la loi de l'offre et la demande. Il y a une tension sur l'approvisionnement au gasoil. Je ne dis pas qu'on va en manquer. Mais forcément, ça fait monter les prix d'une manière importante. Et malheureusement, alors que cette cotation gasoil était en train de baisser depuis quelques jours, depuis ce matin, bien évidemment, elle remonte.

3:46
Locuteur 3

Donc c'est à la fois l'offre et la demande, mais c'est aussi une forme de spéculation quand même.

3:50
Invité politique

Ah oui, bien évidemment, il y a une forme de spéculation. Comme sur toutes les matières premières d'ailleurs. On l'a vu avec le blé au début de la guerre en Ukraine. Donc si on avait un prix mondial régulé, on ne serait certainement pas dans cette situation.

4:04
Locuteur 3

Vous seriez pour, Francis Pouce ?

4:07
Invité politique

Écoutez, vu les sommets qu'on atteint, au bout d'un moment, il faudrait peut-être se poser la question. Après arriver à faire un prix international des matières premières de manière générale, je pense que ça ne sera pas demain.

4:17
Locuteur 3

Non, ça ne sera pas demain, mais je poserai quand même la question à la ministre dans un instant. Le patron de Total, Patrick Pouyanné, dit qu'il pourrait prolonger le plafonnement. Dans les stations Total, c'est plafonné à 2 euros. Mais attention, seulement si la taxe qui devait être exceptionnelle sur les super profits n'était pas renouvelée. Total, il joue quand même avec le gouvernement, mais il joue aussi avec vous, les stations indépendantes. Non, il joue une forme de chantage.

4:43
Invité politique

Alors, la moitié de mes adhérents sont sous pavillon Total. Je sais bien, je sais bien. Mais pour les autres, effectivement, c'est un vrai problème, puisque aujourd'hui, le seul réseau intégré en France qui reste, c'est Total. Tous les autres, même avec une marque connue, par exemple Esso, n'appartiennent déjà plus depuis longtemps au pétrolier Esso. C'est un grossiste qui lui achète chez Esso, et qui n'a absolument pas les moyens de faire ses encadrements de prix. Donc oui, et on l'a vu dans nos sondages depuis le début de la guerre, les stations-services de notre réseau, qui ne sont pas Total Énergie, ont des baisses de volume de moins 20 à moins 40%.

Et ça va commencer à poser des problèmes, parce que là, ça dure.

5:22
Locuteur 3

Francis Cousse, justement, je reçois la ministre de l'Énergie et porte-parole du gouvernement, Maude Bréjean, à 8h30. Quelle question vous lui poseriez ?

5:28
Invité politique

Je lui demanderai déjà, un, quelle sera l'étendue des aides à la pompe qui vont être faites. Ne pas oublier que dans les professionnels qui ont besoin d'aide à la pompe, il en manque, comme par exemple chez nous, les auto-écoles et les entreprises de remorquage. Puisque c'est la moindre des choses, on ne pense pas à un instant qu'on va revenir à la situation de 2022 avec des remises à la pompe importantes. Vous le savez, il n'y a plus de sous. Et lorsque le gouvernement vend moins, comme c'est le cas en ce moment, de carburant, il faut savoir que pour le carburant, en gros, un litre vendu en moins, c'est un euro de taxe perdue. Alors que quand vous passez de 1,70 à 2,20, le gouvernement...

6:11
Locuteur 3

Donc ce que vous voulez dire, c'est qu'ils auraient eux-mêmes intérêt à relancer la consommation d'essence ?

6:17
Invité politique

Intérêt à relancer la consommation d'essence, oui, bien sûr. Mais ce n'est pas dans le spectre aujourd'hui. On mise tout sur les véhicules électriques qui sont certes nécessaires, mais ce n'est pas en six mois que l'intégralité de la population va pouvoir s'équiper en véhicules électriques.

6:31
Locuteur 3

Merci beaucoup, Francis Pouce, d'avoir répondu à nos questions ce matin. Je le disais, vous êtes vous-même à la tête, évidemment, de votre propre station d'essence, mais président de la branche station service et énergie nouvelle chez Mobiliance.