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Conférence de presseFrance 24 (sur YouTube)· 6 juillet 2026 28 minActualité / polémiqueDéfenseInstitutions & électionsEurope & internationalSécurité

Emmanuel Macron en Syrie : pourquoi cette visite ? • FRANCE 24

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    « En novembre 2025, Donald Trump reçoit finalement Ahmad Al Shara à Washington et annonce la levée des sanctions américaines. »
  • 3:51Fait
    « Emmanuel Macron se rend en Syrie juste avant d'aller au sommet de l'OTAN qui se tient à Ankara en Turquie. »
  • 6:01Fait
    « il y a cette volonté de se placer comme stabilisateur et de miser sur la stabilisation. »
  • 18:01Fait
    « Israël parfois agit non pas dans l'intérêt général mais dans son propre intérêt. »
  • 22:59Fait
    « beaucoup ont dit c'est à nous de nous libérer et non pas aux Américains de venir nous bombarder. »

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Emmanuel Macron

20h30 à Paris alors que vous apercevez Richard Verli parce que c'est lui effectivement qui va nous accompagner avec Gautier Ribinski pour on va plus loin la suite de l'essentiel. Donc Richard Verli correspondant France Europe du quotidien Suisse Bli et Gotier Ribinski éditorialiste politique internationale de la rédaction. Emmanuel Macron est arrivé à Damas, la capitale syrienne 2 jours de visite au cours de laquelle le président français rencontrera le dirigeant syrien Ahed Al Chara, premier déplacement d'un chef d'état de l'Union européenne dans le pays depuis la chute de Bachar Alassad.

Une marée humaine àant, les Iraniens rendent hommage à Ali Ramene, l'ancien guide suprême tué par une frappe américano-israélienne dans les cortèges [musique] des slogans anti Donald Trump. Voilà, je te présente drapeau français et syrien cohabite à Damas, la capitale syrienne, où est en visite dès ce lundi Emmanuel Macron. La première dans le pays d'un président français en en 17 ans, la première aussi d'un chef d'état de l'Union européenne depuis que Bachar Al-Assad a été chassé du pouvoir en décembre 2024. C'est Marc Pop. Un mois à peine après la chute de Bachar Elassad, Paris est déjà aux avant-postes.

Le ministre des affaires étrangères rencontre à Damas le nouveau dirigeant syrien en compagnie de son homologue allemande, signe que la France cherche à faire de la Syrie un soutien dans la région pour lutter contre le terrorisme. Quelques jours plus tard, à Paris se tient la 3e conférence internationale pour la Syrie dirigée par Emmanuel Macron. Nous appelons à un cessé de feu sur l'ensemble du territoire syrien, y compris dans le nord et le nord-est comme à la fin des ingérences étrangères, y compris dans le sud.

L'objectif prioritaire cette sécurité, c'est faire en sorte que la Syrie ne soit pas ne redevienne pas une plateforme logistique pour les milices liées à l'Iran et qui participe de son agenda de déstabilisation régionale. Pour accompagner la transition syrienne, Emmanuel Macron fait également le pari d'inviter Ahmad Al Shara à l'Élysée en mai 2025 et ce malgré son passé de chef djihadiste. Dans la normalisation du nouveau pouvoir syrien, le président français se veut le moteur. Il contribue notamment à mettre le pied à l'étrier du dirigeant syrien sur la scène internationale.

L'intérêt de tous, y compris l'intérêt des Américains, est aujourd'hui de réfléchir et plutôt d'agir pour nous accompagner dans la levée des sanctions à l'égard du peuple syrien et de tarder au maximum pour le retrait de ces forces en Syrie parce que simplement la question sécuritaire demeure. Une stratégie payante. En novembre 2025, Donald Trump reçoit finalement Ahmad Al Shara à Washington et annonce la levée des sanctions américaines. Paris cherche aussi à protéger lesc de ses anciens alliés dans la lutte contre l'organisation État islamique. Après d'importantes tensions avec Damas, un accord a finalement été conclu pour leur intégration à l'État syrien.

Un accord sur le respect duquel Emmanuel Macron se veut très vigilant. L'Élysée aussi s'est voulu très vigilante Richard sur cette visite. Il y a eu très peu d'informations qui ont filtré puisque c'est la présidence syrienne qui l'a annoncé. Il n'y avait pas de confirmation, même pas de date évoqué et on ne sait d'ailleurs toujours pas le programme. Finalement, mon ça montre qu'à sécurité, ça reste encore un défi. Évidemment. Oui, incontestablement. Et puis il y a quand même, je dirais le calendrier qui est extrêmement symbolique. Emmanuel Macron se rend en Syrie juste avant d'aller au sommet de l'OTAN qui se tient à Ankara en Turquie.

Or la Turquie est le grand protecteur de Ahmed El Chara puisque c'est elle en quelque sorte qui a contribué à l'installer au pouvoir en armant sa milice rebelle. Donc on est dans un contexte géopolitique, vous ajoutez à ça le Liban sur lequel la France a un œil particulier et on connaît l'historique entre la Syrie et le Liban. vous regardez, vous vous dézoomez un peu plus et vous arrivez à l'Iran et à toute la question de la déflagration du golfe Persic. Donc, il est évident que c'est un voyage à haut risque. La question qu'on peut se poser, c'est qu'est-ce que Ahmed El Chara peut donner comme garantie ? Parce que la réalité, c'est qu'il peut cet ancien chef djihadiste promettre beaucoup.

Il a le soutien de Donald Trump qui voit en lui un homme fort. D'ailleurs, Donald Trump l'avait dit mais au-delà des promesses, quelle garantie peut-il donner ? On a bien vu qu'en terme, vous le disiez, c'était dit dans le reportage, de convulsion communautaire entre les Kurdes, les Arabes musulmans, les chrétiens, les Druses, et bien le gouvernement, son gouvernement s'est très vite trouvé dépassé voire peut-être instrumentalisé par des rangs plus fondamentalistes dans son sein. Gautier, quand Emmanuel Macron se rapproche ainsi, alors on a vu cette visite à l'Élysée, il y a ce déplacement à Damas quand il se rapproche ainsi d'Amenara. De fait, il réhabilite le pouvoir syrien.

Est-ce que c'est un pari risqué de la part du président français ? Ben, c'est une c'est une constante un peu de la diplomatie française parce que dans en ce qui concerne la Syrie, la France a soutenu les pouvoirs syriens au nom d'une stabilité qui lui paraissait essentielle. C'est comme ça que Hafez Assassad qui était quand même un despot, un tyran et avec des du sang sur les mains a été soutenu par la France. Bachar Al-Assad également et on avait même dit, vous allez voir, il est différent. Alors, il y a eu ce qu'on a appelé le printemps Damas qui a fait croire que mais il a continué à être soutenu après avoir démontré la nature réelle de son personnage et du régime.

Et aujourd'hui, il y a encore cette idée qu'il faut être premier pour pouvoir initier des choses et que d'une certaine manière, vous avez dit Richard a dit que Donald Trump le considérait comme un homme fort. Est-ce que ça suffit ? Manifestement pour un certain nombre de cercles du pouvoir français, oui, on fait le pari que la stabilité est amendable en quelque sorte. C'est-à-dire qu'une fois qu'il y a quelque chose de solide, on peut essayer de faire bouger le curseur. L'exemple de la Russie prouve exactement le contraire.

Mais là, en Syrie, il y a quelque chose de particulier, c'est que le printemps syrien, tel qu'il a été, euh a marqué aussi une grande difficulté pour la France ou d'autres puissances qui voulaient trouver la bonne organisation sur laquelle miser. Et ça c'était extrêmement euh extrêmement compliqué. Et donc il y a cette volonté de se placer comme stabilisateur et de miser sur la stabilisation. Écoutez, soyons franc, quand on a été djihadiste, j'allais pas dire qu'on l'est pour toujours, mais enfin, vous vous souvenez de ce qui avaient été les propos de Trump justement et même d'autres à propos des talibans à Kabou avant qu'il ne reviennent.

Trump avait dit "Nous avons trouvé des bons talibans et nous sommes d'accord pour que il y ait qu'on respecte le droit à l'éducation des petites filles et des femmes et cetera et cetera." La suite vous la connaissez Richard sur le fait de ces de ces gages finalement de de stabilité aussi de de réhabilitation donnée par Ahed Alchara. Ça veut dire que depuis décembre 2024 depuis qu'il est arrivé au pouvoir, il a su montrer pas de blanche si je puis dire pour être suffisamment crédible au vie de des dirigeants. Alors je crois que s'il y a une chose qui est acquise aujourd'hui c'est son talent diplomatique et politique. C'est incontestable. N'oublions pas quand même qu'il a un par un puissant.

C'est le Turc Erdogan qui, je le répète, reçoit le sommet de l'OTAN, qui lui aussi est considéré par Donald Trump comme un un de ces hommes forts à qui on peut faire confiance. Ça pèse mais ce qui est certain, c'est que Hamad Al Shara, je dirais il a très bien manœuvré sur deux terrains qui étaient pas simples. Le premier terrain, c'est il a laissé entendre que il allait réformer, qu'il ne se je dirais qu'il ne se transformerait pas en dictateur pur et simple, en dictateur islamiste pur et simple. Est-ce que c'est vrai ? Est-ce que c'est faux ? Pour l'instant, on n'en sait trop rien. Mais il maintient cette zone grise où on peut lui accorder ce qu'on appelle le bénéfice du doute.

Ça c'est la première chose. La deuxième chose, c'est qu'effectivement lorsqu'il y a eu notamment, je parlais de ces clashes communautaires avec les Druses, avec les chrétiens, il faut reconnaître que assez vite lui il est intervenu. Il est intervenu donc il a pris il a compris qu'il y avait urgence. Il est intervenu y compris contre certaines de ces troupes qui étaient directement engagées dans ses agressions, dans ses massacres. D'ailleurs, il y a même eu des massacre dans la région de l'attaquier qui était le fief de Bachar Elassad. Donc voilà, je pense qu'on peut le créditer de ces deux choses.

Il est réactif, il comprend l'urgence et deuxièmement, il sait maintenir une zone grise où on lui fait confiance. Mais il faut reconnaître que on n pas le choix. Oui, tout à fait. dans dans ce sens-là, ce qui est en train de créer Alara, c'est aussi un modèle.

Et c'est là qu'il y a quelque chose à la fois d'intéressant et peut-être d'inquiétant, c'est que ce qu'on a vu par le passé notamment avec Daesh dans la zone iraako-syrienne, c'était certes la volonté d'instaurer une structure dite étatique mais qui ne fonctionnait pas de fait parce que il n'y avait pas ce qu'il fallait parce qu'il n'y avait pas d'unité de commandement politique parce que il manquait des tas de choses donc il y avait simplement une fiction.

Alors que là, ce qu'essaie de faire Shara, c'est une un véritable bien sûr de reconstruire la Syrie de sorte que ça peut faire tache d'huile, ça peut faire école avec d'autres mouvements qui se diront tiens au fond la propagation en quelque sorte de l'islamisme passe par non pas forcément la guerre ou le le le combat ou le dhad mais cette manière de construire un état qui certes réussit sur un plan matériel et mais qui en même temps maintient la gangue maintient sous la gangue les citoyens et les les personnes de ce pays. Donc il faut il faut suivre en même temps non seulement l'activité d'Alcha mais aussi celle de ceux qui vont comprendre la Syrie comme un modèle à imiter.

Pourquoi d'après vous Richard le président français se tourne à ce point vers la Syrie. Pourquoi il vient l'Élysée dit ce soir qu'on vient prener une série libre plurielle respectueuse de chacune de ses composantes. On est dans le langage diplomatique. Emmanuel Macron, on le sait, il est très soucieux de la parole française de de faire comprendre au monde entier que la France a encore une parole indépendante, différente de celle des États-Unis.

Donc de ce point de vue, en faisant ce message démocratique à la Syrie, il diffère d'un Donald Trump qui lui dit "Si vous êtes un homme fort capable de gérer votre pays, ça me convient." Cela dit, quels sont les instruments dont dispose Emmanuel Macron pour s'assurer que ces paroles produiront des effets ? Aucun. Il faut bien le connaître. Non, je crois qu'il y a deux autres éléments. D'abord, il y a le Liban évidemment. Le Liban, c'est depuis le début depuis le début de la présidence Macron, le dossier international sur lequel euh Emmanuel Macron s'est absolument investi.

Et n'oublions pas qu'il y a maintenant une proposition sur la table, c'est celle d'une force franco-italienne euh dans le sud qui remplacerait la finule à expiration de son mandat en décembre. Pour ça, il faut des assurans, je dirais, de tous les groupes susceptibles de parasiter le déploiement de cette force. Et en Syrie, il y a pas mal de groupes de ce genre le passé la montré. Et puis il y a quand même un dossier, ne l'oublions pas, un dossier qui a été jugé par la justice, c'est le dossier la Farge. Rappelez-vous quand même les dirigeants de la Farge qui ont été condamnés. C'est un dossier qui se passe en Syrie.

C'est un dossier monsieur Alchara à l'époque était dans la rébellion islamique. On a accusé, on a d'ailleurs condamné les dirigeants de la Farge pour avoir financé l'islamisme. Je peux pas m'empêcher de penser qu'il y a encore quelques ramifications souterraines qu'il faudrait clarifier avec ce régime maintenant que Alchara est au pouvoir. Sur le Liban, Gautier, la la carte libanaise, c'est ce que vient jouer aussi Emmanuel Macron à Damas. Oui, parce qu'effectivement il y a cet attachement au Liban. Il y a aussi, vous le savez dans dans beaucoup de milieux de la droite française cet attachement aux chrétiens du Liban, hein.

Ça c'est quelque chose qui est fort, même si on connaît hein l'histoire notamment des phalanges libanaises, c'est pas forcément très reluisant. Mais donc cet attachement est là et puis par rapport à la Syrie, l'idée que si on recentre les efforts sur la Syrie et la vie de ses citoyens, et bien il pourrait y avoir une véritable saisure entre la Syrie et le Liban, c'est-à-dire au fond l'arrêt d'un d'un impérialisme syrien qui viendrait et qui fagocite depuis plusieurs décennies les choix difficiles euh parfois qu' un cas du du Liban et qui fagocite aussi qui nuit au Liban et donc à sa reconnaissance de souveraineté et cetera.

Donc là, il y a une carte à jouer en disant au fond nous on vous soutient, on soutient la nouvelle Syrie, mais de grâce enlever vos mains du Liban. Donc ça peut-être une carte à jouer de la sorte. Oui, il y a il y a Donald Trump, on évoquait évidemment son rôle. Donald Trump qui, on le rappelle, a aidé à à lever les sanctions contre la Syrie. Donald Trump dont euh il qui voudrait que aussi Ahmedel Chara joue précisément un rôle au Liban. Est-ce que la Syrie peut aider à ce fameux désarmement dubola dont on parle beaucoup et qui qui est une condition posée comme ça sur la table ?

Écoutez, dans le passé jusqu'à une date récente, l'armement iranien à destination du Esboll libanais passé par la Syrie. Donc tous les couloirs d'approvisionnement, j'allais dire toutes les structures de commandement passées par la Syrie. Donc il faut avoir l'assurance que tout ça va être démantelé. Euh or le dit et le président Al Chara peut le promettre, mais derrière tout ça, il y a aussi des questions d'argent, des questions d'allégance personnelle, de clan. Tout ça ne se résout pas d'un simple d'une [raclement de gorge] simple consigne présidentielle. En ce qui concerne Donald Trump, il a pour lui, le président américain la simplicité de ses arguments et de sa vision du monde.

Lui, il veut des hommes forts qui obéissent à l'Amérique. Un point, c'est tout. À partir du moment où Ameled Al Shara sera un homme fort qui obéit à l'Amérique et qui renonce à exporter son djihad, en tout cas soit vers les bases américaines, soit vers les États-Unis, parce que le reste Donald Trump n'est pas très attentif, ça lui convient. C'est quand même beaucoup plus simple de parler à des dirigeants comme Alchara ce type de langage que le langage, on va dire démocratique et vertu d'Emmanuel Macron.

Sauf que Gautier Ahmed Alara s'est vu s'est montré assez prudent finalement jusqu'ici parce que euh la Syrie a été assez discrète dans tous les dossiers qui occupent le Moyen-Orient actuellement. Mais justement parce que je pense qu'il est il est conscient du fait qu'il n'y a dans l'immédiat que des coups à prendre et que effectivement un développement de la Syrie et qui ne qui ne propagerait pas le djihad au sens où on l'entend traditionnellement mais qui justement servirait de référence à un certain nombre d'autres pays avec les mêmes tendances politiques accédant au pouvoir.

Et bien ça c'est finalement beaucoup plus intéressant he si vous cherchez des zones d'influence et qu'au fond vous arrivez à les bâtir par le modèle que vous représentez quel que soit ce modèle c'est à la fois plus facile et plus gratifiant que comme le fait Poutine pour récupérer sa zone d'influence il essaie de récupérer l'Ukraine si vous voulez là il y a une forme d'intelligence politique comme disait Richard tout à l'heure qui propulse le personnage d'ailleurs Oui.

hors hors champ de vision de Trump, ça c'est clair, si ce n'est l'exigence de l'homme fort au pouvoir, mais qui propulse Alara comme étant un personnage précisément capable de devenir, c'est-à-dire capable d'évoluer et qu'à partir de là, il faut être soi-même justement à même de bien finalement de de guider ce parcours pour que le personnage ne retombe pas dans ce qu'il était.

Mais là aussi, c'est vrai que les factions euh, regardez comment l'armée syrienne libre par exemple du du printemps syrien a été pas démantelé mais récupéré entre autres par la Turquie par des des phénomènes de transfert de fonds et cetera alors que cette armée syrienne libre avait donné le sentiment d'être au fond la le le le fleuron de cette de cette révolution. Donc c'est vrai que ces factions à la fois morcelé par les conflits de fonds de finances et par des conflits idéologiques. On va voir aussi comment ça se passe pour un aljarra lorsqu'il dira "Respectons les États-Unis". C'est pas du tout pas du tout certain que dans ces rangs on admettre ça.

Cette nouvelle série de d'Amed Shara qui a désormais aussi un ennemi commun avec Israël, l'Iran que Donald Trump là aussi tient un rapprochement entre Israël et la Syrie. Est-ce que Richard il peut compter sur un rapprochement avec Ahed Alchara pour venir normaliser ses relations entre la Syrie et Israël ? En tout cas, il veut s'assurer, je pense, du fait que Alara ne fera rien dérailler et acceptera de prendre un certain nombre de coûts d'Israël sans riposter. Parce que c'est quand même ça la réalité. Alara a pris des coûts. Les Israéliens ont pilonné des positions syriennes, ils ont détruit des bases syriennes. C'était des actes de guerre qui auraient justifié une riposte syrienne.

Et donc là, je pense que les États-Unis disent à Alchara, "Vous devez encaisser. Euh ne ripostez pas, nous en échange, on vous garantit quelque part votre poste et le maintien au gouvernement. Ça me semble être le deal. Maintenant, qu'est-ce qu'il y a dans la tête de Alchara vis-à-vis d'Israël ? Est-ce que en gros il y aurait du de la graine d'accord d'Abraham ? Euh à mon avis, c'est sans doute ce que pense Trump parce que Trump, il voudrait vendre ses accords d'Abraham à tout le monde. Il les il les a en bandoulière. Je crois quand même là pour le coup qu'on en est très loin. Ouais, on en est très loin. Gautier. Oui. Euh il y a il y a plusieurs choses.

Il y a le fait d'abord que euh on a bien vu par le passé comme aujourd'hui que Israël parfois agit non pas dans l'intérêt général mais dans son propre intérêt. C'est-à-dire que ça amène l'État hébreu à nouer parfois des alliances de circonstan avec j'allais dire les affreux. Donc qui il peut y avoir chez Israël cette tentation de d'adouber un homme parce qu'il représenterait une stabilité. Et quant à ce que disait Richard sur le fait de se mettre en retrait quand il y a des bombardements israéliens, c'est une vieille tradition syrienne pour d'autres raisons.

C'est que souvent le régime de Bachar Al-Assad par exemple ne disait rien quand il y avait des bombardements israéliens parce que c était trop infamant pour la direction de Damas de reconnaître que les Israéliens pouvaient bombarder comme ils le voulaient. On va parler de l'Iran avec ces centaines de milliers de personnes qui étaient rassemblées à Terran. La capitale iranienne pour rendre hommage aujourd'hui Ali Ramenet le 28 février de de frappes américanoisraéliennes. Les funérailles de l'ancien guide suprême qui se poursuivent donc on en est au 3e jour d'Obssec et ce en l'absence de son fils et successeur Mabaram Amenet. On fait le point avec notre correspondant àancivage Gazzi.

Écoutez, il y a une mobilisation énorme de la population pour participer à ces funérailles. Le courage a commencé donc à démarrer à 6h du matin sur la place Imam Hussein à l'est de Teran pour aller jusqu'à la place Azadi et ensuite continuer là entre les deux places il y a 12 à 13 km. Ensuite pour continuer sur une vingtaine de kilomètres encore. Donc un cortège particulièrement dense. Moi-même, j'ai dû passer à travers cette foule compacte sur 5 km pour atteindre la la place Azadi pour monter dans la tour d'Asadi pour faire des des des images. Et j'ai dû donc sur 5 km, j'ai dû au moins dire 4000 fois, excusez-moi, je suis journaliste pour me pour prendre la foule et avancer.

Ça m'a pris 2 heures pour faire ces 5 km pour vous donner une idée de de la de de cette foule compact qui était présente. Sinon, j'aurais dû mettre au moins 6 ou 7h et donc énormément de gens sont sont venus participer, des gens en pleur, des gens qui se frappaient la tête, la poitrine et et beaucoup. Donc reprenez avec force les les slogans pour demander vengeance pour demander que Donald Trump et et Benjaminou paye le prix de donc de de donc du sang du de l'ancien guide suprême iranien versé et donc avec beaucoup de drapeaux iraniens mais des drapeaux rouges qui représentent le martyre de l'imam Hussein qui est vénéré par les musulmans chiit qui a été tué dans la bataille de Karbala.

Richard, on en Sioch évoquait ses ses slogans antitrump. C'est aussi ces funérailles, une manière pour le régime de montrer les muscles, dire voilà les États-Unis, on est là et on et on est bien là. Et c'est une évidente démonstration de force et je dirais particulièrement aujourd'hui à Téran parce que si les chiffres avancés sont justes, des centaines de milliers de personnes, c'est quand même très significatif. Alors attention, il y a deux choses qu'il faut toujours répéter.

D'abord, tous ces gens sont pour une partie d'entre eux sans doute obligés de venir euh parce que ils sont surveillés par leurs voisins, par leur comité de quartier et s'ils n'y allaient pas, ils en subiraient des conséquences. Et puis il y a tout ce qui se passe hors champ, ce qu'on ne voit pas, ce que les caméras ne montrent pas. Et rappelons que la population iranienne s'est soulevée il y a encore quelques mois, elle en a payé le prix très durement. Mais néanmoins, de toute manière, ce type de régime fonctionne toujours comme ça, par des démonstrations de force avec des gens qui viennent très souvent forcés. Et bien là, qui aurait pensé ? Posons-nous la question.

Le 29 février, on apprend que Alié est tué, que son fils Mojaba, bon semble-t-il est blessé, on ne l'a toujours pas vu. C'est la grande question que la femme de Mtaba Raméney et la mère, c'est-à-dire l'épouse de Ali Rameney ont été tué également. Qui aurait pensé qu'il y aurait des funérailles nationales de cette ampleur ?

On pensait tous et c'est sans doute ce que pensait Donald Trump que le régime allait se disloquer et que peut-être on ne retrouverait même pas la dépouille d'Aliée et bien non c'est un régime qui tient qui est solide et qui le montre parce que là quand même au vu de l'affluence on peut parler d'un régime solide régime solide Gautier avec un Moi je t'abetis Richard le mentionna à l'instant toujours absent on l'a pas vu. Oui. Alors ça aussi sur la sur une forme de docilité de la population iranienne, c'est [grognement] assez remarquable entre guillemets. C'est-à-dire que on a toujours pas vu le chef et pourtant il continue d'être d'être non seulement adoubé mais aimé.

Et là, il y a quelque chose sur cette mobilisation actuelle qui est frappant, c'est j'allais dire le paradoxe. Le paradoxe, c'est que un certain nombre d'Iraniens ont souhaité l'aide américaine et souvenez-vous, Donald Trump avait dit "Tenez, bon, on arrive." Bon, les gens ont été payés de promesses qui n'ont pas été tenues. Mais d'un autre côté, beaucoup ont dit c'est à nous de nous libérer et non pas aux Américains de venir nous bombarder.

Et donc si vous voulez, comme rien n'a été réalisé dans le dans le dans ces deux cas de figure, il y a cette animosité vis-à-vis des Américain qui peut conduire et je suis d'accord avec Richard, il y a ceux qui viennent en service commandé, on est d'accord, mais qui peut conduire à une forme de ciment à nouveau face à une adversité qui n'est pas euh qui n'est pas monolitique. L'adversité, c'est certes le pouvoir, mais c'est aussi les autres qui n'ont pas rempli leur leur part de contrat. Vous savez très bien par exemple que le nucléaire aussi en Iran, peut-être moins maintenant mais pendant longtemps, a été un sujet de consensus.

C'est-à-dire que même des personnes qui étaient opposées au pouvoir disaient mais ça c'est une question non seulement de fierté nationale mais d'indépendance et donc on peut pas critiquer le régime des Mola pour cela.

Donc c'est ça aussi, c'est comme comme ch disait, il y a il y a eu ces massacres et il y a cette idée qu'au fond les Iraniens ne peuvent compter que sur eux-même vu la débandade de de de l'Ouest au fond, l'Occident et ça donne des effets momentanément paradoxaux, c'est-à-dire cette idée que finalement l'Iran doit faire face seul et que s'il faut pendant quelques temps donner le sentiment ou même l'incertitude de d'une fédération de quelque chose de sous Bien, il faut le faire et c'est particulièrement important dans ce moment où on voit que les négociations depuis de mois sont sur pause au enfin sur pause en tout cas elles ont abouti à pas grand-chose.

Alors c'est c'est difficile à dire pour les négociations puisqu'on comprend qu'il y a des comités techniques qui ont été constitués que ces comités continuent de travailler mais ce qui est important c'est que cette ces funérailles permettent au sein du pouvoir un certain nombre de clarifications. La clarification la plus nette, c'est quand on a vu Ahmad Vaidi, le chef des gardiens de la révolution, qui se cachait jusqu'à présent pour ne pas être tué par les Américains, qui sait même payer le luxe d'un Bf.

Je dis payer le luxe parce que ça peut même être une erreur sécuritaire importante parce que les Israéliens bien évidemment ont scanné tous les visages de ceux qui étaient autour de lui, tous les agents qu'il protégeaient. Et bien il le fait. Pour le faire, ça veut dire qu'il a vraiment le sentiment qu'il tient l'appareil. Et quand qui dit tient l'appareil, il tient aussi les négociateurs. Les négociateurs, c'est le président du Parlement. Vous savez qui a été interrompu récemment à la télévision, c'est le président PEC Giant et c'est le ministre des affaires étrangères.

On peut quand même considérer qu'aujourd'hui ceux qui ont le pouvoir, c'est ceux qui organisent ces funérailles et ses commémorations. Un mot peut-être Gottier très rapidement sur ces Oui. Non non, tout à fait. C'est c'est ce qu'on appelle en Angleterre le shadow cabinet. Iran, il avait aussi une double nomenclure qui était prête à prendre le relais. Sitôt un certain nombre d'eux étaient étaiit incapable ou dans dans l'empêchement tuer ou et cetera.

Et donc cette double oui cette cette copie du pouvoir prête à à prendre les rennes, c'est une copie qui est beaucoup plus favorable au gardiens de la révolution non seulement pour des raisons idéologiques, mais aussi parce que les gardiens de la révolution sont les plus gros percepteurs de la de l'argent public et que là aussi il y a un enjeu capital pour eux. Et n'oublions pas une chose quand même, c'est que tout ça n'est possible que grâce à Donald Trump. Parce que Donald Trump à tout moment, les Américains et les Israéliens contrôle toujours le ciel de l'Iran. À tout moment, il pourrait frapper. À tout moment, il pourrait, pardonnez-moi, dégommer un certain de ses dirigeants.

C'est plus difficile quand il y a une foule de cette importance. Mais Donald Trump l'a dit, vous savez, il a dit "Je les laisse faire parce que nous sommes, je sais pas s'il a dit, "Nous sommes sympas ou ils sont sympas, mais n'oublions pas que ça, c'est une cérémonie tolérée par les États-Unis. Merci beaucoup Richard Verli. Merci également à vous Gotier Rebins qui vous restez avec nous. On va plus loin, c'est fini mais l'essentiel ça continue dans un instant. On reviendra sur ces incendies qui touchent le sud de la France. Les Pyrénées orientales particulièrement plus de 4600 hectares ont déjà brûlé depuis samedi. À tout de suite.

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