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Podcast / conversationhumanite-fr· 12 octobre 2026 73 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesBudget & impôtsInstitutions & électionsSolidarités & famille

Bruno Le Maire (ministre de Macron 7 ans) se prend pour un lanceur d'alerte

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 66 %Défensif 24 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 61 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:36RelanceÉludée

    Est-ce que ce n'est pas une manière de tenter de se dédouaner de sa responsabilité dans toute cette histoire ?

  • 2:42OuverteRéponse partielle

    Bruno Le Maire révèle qu'il a écrit deux lettres fin 2023 pour prévenir Macron que le budget était mauvais. Pourquoi n'a-t-il pas été écouté ?

  • 6:28OuverteRéponse directe

    Pourquoi le problème du déficit n'a-t-il été révélé qu'après les européennes ?

  • 7:53RelanceÉludée

    Bruno Le Maire a-t-il caché des informations au Parlement ?

  • 11:20OuverteRéponse partielle

    Pourquoi ne pas avoir taxé les riches pour combler le déficit ?

  • 28:15OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'il y a parfois des informations sur l'état des finances publiques qui sont cachées aux Français ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 9:09InvitéChiffre
    « La chute des recettes fiscales en 2023 a porté notre déficit à 5,5% au lieu des 4,9% attendus. »
  • 9:14InvitéChiffre
    « Les 10 milliards d'euros d'économies du décret d'annulation doivent être rigoureusement exécutés à l'euro près. »
  • 9:21InvitéChiffre
    « Nous devons enfin dégager 15 milliards d'économies supplémentaires en 2024. »
  • 28:36PrésentateurFait
    « Le lepénisme est un nouveau marxisme. »
  • 28:57InvitéFait
    « Je suis toujours celui qui leur a dit la vérité sur la nécessité de rétablir les comptes. »
  • 35:55InvitéFait
    « « Warning, alerte rouge, il y a une alerte sur les finances publiques » »
  • 37:40InvitéFait
    « j'entends parler de projet de loi de finances rectificatives, je n'en vois pas l'intérêt »
  • 37:59InvitéFait
    « La démission ne m'a jamais traversé l'esprit »
  • 38:04InvitéFait
    « J'aime le pouvoir »
  • 38:10InvitéFait
    « démissionner, c'est capituler »
  • 43:20InvitéChiffre
    « Bruno Le Maire et le président de la République ont procédé à 10 milliards d'euros de gel »
  • 43:43InvitéChiffre
    « les comptes ont dérapé de 42 milliards »
  • 44:19InvitéChiffre
    « l'État est allé jusqu'à prendre en charge près de la moitié des factures d'électricité, de gaz, ça a coûté 25 milliards d'euros par an »
  • 49:17PrésentateurChiffre
    « près de 10 millions de français vivent sous le seuil de pauvreté »
  • 49:22PrésentateurChiffre
    « 10% de la population l'année dernière a eu recours aux distributions alimentaires »
  • 57:45InvitéChiffre
    « il annonce même qu'il va très certainement falloir annuler 10 milliards d'euros supplémentaires par rapport au budget »
  • 1:00:10InvitéFait
    « nous pourrions être accusés d'insincérité »
  • 1:00:19InvitéFait
    « je demande notamment une loi de finances rectificative sinon on nous accusera d'insincérité »
  • 1:08:55PrésentateurFait
    « Bruno Le Maire avait informé Emmanuel Macron par une lettre sur l'état désastreux des finances publiques »
  • 1:09:56PrésentateurFait
    « nous avions déposé une motion de censure pour exiger une loi de finances rectificative en vain »

Temps de parole

  • Présentateur82 %
  • ?4 %
  • Invité3 %
  • Invité 23 %
  • Invité 33 %
  • Invité 42 %

≈ 29,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bruno Le Maire règle ses comptes avec la Macronie. Alors l'autre fois on a fait une émission,

0:04
Locuteur

on

0:04
Présentateur

parlait de Manuel Valls,

0:05
Locuteur

c

0:05
Présentateur

'était déjà Manuel Valls règle ses comptes avec la Macronie. Comme quoi il y

0:08
Locuteur

a

0:08
Présentateur

un pattern, dès qu'il y

0:09
Locuteur

a

0:09
Présentateur

des gens qui sont passés chez Macron, dans l'écurie Macron, et qui s'en éloignent, leur premier réflexe, le premier truc qu'ils font, c'est régler leur compte quoi, régler leur compte. Peut-être qu'au moins il

0:20
Locuteur

y a

0:20
Présentateur

un problème de l'ordre du structurel dans la Macronie. Et donc là c'est Bruno Le Maire cette fois-ci qui révèle qu'il avait écrit une lettre fin 2023, en fait il aurait même écrit deux lettres apparemment, fin 2023 pour prévenir Emmanuel Macron que leur budget en fait c'était de la merde quoi, que leur budget était pourri et que en fait les prévisions économiques, notamment les prévisions de croissance sur lesquelles ils tablaient pour faire le budget 2024, et bien elles étaient foireuses quoi, et qu

0:44
Locuteur

'il

0:44
Présentateur

y

0:44
Locuteur

aurait

0:44
Présentateur

moins de croissance que prévu et que du coup le déficit allait être beaucoup plus élevé que prévu. Et d'ailleurs c'est ce qui s'est passé, ce qui donne un peu raison à Bruno Le Maire même si on va détricoter un petit peu toute cette affaire, et effectivement à peu près au moment des européennes, à peu près au moment de la dissolution, le gouvernement s'était prononcé en disant ah oui effectivement là il

1:01
Locuteur

y a

1:01
Présentateur

un gros gros problème de déficit, et toute cette séquence budgétaire dans laquelle on est depuis la dissolution finalement à dire on a un problème de déficit, là c'est plus possible, il faut faire une crise d'austérité sans précédent, parce que là au niveau du budget, au niveau du déficit, c'est la merde, en fait ça a commencé à peu près à ce moment là.

Donc du coup c'est un événement qui est quand même assez majeur dans l'histoire très récente de la politique budgétaire en France, et donc du coup Bruno Le Maire revient, là il était assez dans l'air, faire des révélations sur cette lettre qu'il leur envoyait, il aurait alerté la Macronie qu'ils allaient droit dans le mur et il n'a pas été écouté par Macron, sauf que le problème c'est que quand même Bruno Le Maire a été ministre de l'économie pendant 7 ans, donc est

1:36
Locuteur

-ce

1:36
Présentateur

que ce serait pas une manière de tenter de se dédouaner de sa responsabilité dans toute cette histoire ? La question est posée, en tout cas c'est de ça qu'on va réfléchir aujourd'hui. Ouais c'est ça, en fait il a voulu se défaire d'une étiquette qui commence à le gratter un peu trop, c'est cette fameuse étiquette de l'homme aux mille milliards de dettes. Un milliard c'est mille fois un million, donc mille milliards c'est mille fois mille fois un million, c'est à peu près le nombre d'étoiles dans le système solaire. Petite précision, tu peux

1:59
Locuteur

en prendre. Vous voyez

2:00
Présentateur

à quel point Bruno coûte cher. Mais voilà, il n'a pas pu cette étiquette là qu'on peut lui mettre, du côté de

2:08
Locuteur

l

2:08
Présentateur

'opposition évidemment en particulier, mais aussi du côté de la Macronie, parce que la Macronie se sert aussi de Bruno Le Maire comme d'un paratonnerre si on veut,

2:18
Locuteur

pour essayer d'épargner Bouc

2:20
Présentateur

émissaire, pour essayer d'épargner Emmanuel Macron, mais aussi toute la responsabilité de toute la chaîne en fait,

2:26
Locuteur

de la

2:26
Présentateur

responsabilité collective de l'ensemble de la Macronie, de l'ensemble de ses projets, de ses budgets, etc. Et donc voilà, il part dans une espèce d'opération réhabilitation,

2:36
Locuteur

avec

2:37
Présentateur

l'aide de Cédan Lair qui le reçoit, et voilà, on va voir la séquence. Oui,

2:43
Locuteur

on a deux

2:43
Présentateur

extraits de Cédan Lair. C'est intéressant de voir à quel point ça fait l'actu, alors qu'Éric Coquerel était au courant, il en avait déjà parlé, enfin

2:51
Locuteur

il

2:51
Présentateur

y

2:51
Locuteur

avait

2:51
Présentateur

tout un ensemble

2:52
Locuteur

de... Éric Coquerel, député LFI

2:53
Présentateur

et président de la commission des finances depuis 2022. Oui, tu fais bien de replacer dans le contexte, c'est vrai que c'était à peu près connu, sauf que là, Bruno Le Maire a essayé de créer l'événement autour de cette question-là, pour se dédouaner.

3:05
Locuteur

Et

3:05
Présentateur

puis aussi, il faut dire que comme Manuel Valls, il doit ne pas avoir totalement avalé le précédent remaniement, parce qu'on le disait en tout début de l'émission, mais c'est le ministre le plus éphémère de la Ve République, il a duré un jour, tu disais

3:19
Locuteur

en moins 14 heures,

3:20
Présentateur

et donc forcément, il y

3:22
Locuteur

a

3:22
Présentateur

une volonté de régler ses comptes, de sauver son honneur, de sauver son égo, parce que ce qu'on ne dira jamais assez, c'est que la Macronie, même si c'est des coquilles vides politiques, c'est souvent d'immenses égaux qu'il faut sauver. Et puis en plus, on n

3:34
Locuteur

'est

3:34
Présentateur

pas loin de 2027, alors on ne sait jamais, on ne sait jamais si Bruno...

3:37
Locuteur

Bruno Le

3:38
Présentateur

Maire

3:38
Locuteur

avait des ambitions présidentielles. En

3:40
Présentateur

2017, il a participé à la primaire de la droite, il a perdu, il a fait 2%, donc il a bien perdu, il a fait à peu près le même score qu'Anne Hidalgo en 2022, finalement. Et donc vous vous en souvenez, c'est François Fillon, malgré les scandales, qui est devenu le candidat LR, donc il y

3:54
Locuteur

a

3:54
Présentateur

peut-être un univers parallèle, pas si éloigné d'une autre, où Bruno Le Maire aurait gagné la primaire, il n'aurait pas eu de scandale à la François Fillon, il

4:00
Locuteur

ne

4:00
Présentateur

saurait pas laisser la place à un Macron pour émerger, et peut-être il aurait pu être président de

4:04
Locuteur

la

4:04
Présentateur

République. En tout cas, une chose est sûre, c'est qu'il avait des ambitions présidentielles à un moment donné. C'est un homme d'ambition, et même il a un profil assez présidentiable, finalement, sur le papier, puisque vraiment c'est le technocrate classique, a été parachuté dans une circonscription, etc. Il a vraiment le profil pour être ministre, voire premier ministre, voire même peut-être président, effectivement pour un homme de cette carrure politique, finalement, et une carrure tout court, parce

4:25
Locuteur

qu

4:25
Présentateur

'il est assez grand, Bruno Le Maire, il faut laver son honneur, peut-être pour préparer la suite de sa carrière, mais un minima pour laver son honneur, et là c'est ce qu

4:32
Locuteur

'il

4:32
Présentateur

est en train d'essayer de faire, même si, bon, ne soyons pas dupes, la politique économique de Macron en tant que ministre de l'économie de Hollande, la politique économique de Macron en tant que président de la République et la politique économique de Bruno Le Maire, tout ça, c'est un petit peu pareil au final, donc, bon, tout ça,

4:47
Locuteur

ça

4:48
Présentateur

reste un petit peu de la guerre d'égo, c'est très politicien comme démarche, mais c'est intéressant, parce que ça peut nous permettre de revenir un petit peu et d'inscrire sur le temps long la politique budgétaire de Macron, et voir que toutes les discussions qu'on a actuellement sur le déficit, etc., etc., ça date pas d'hier, et tout ça s'inscrit dans une politique économique qui existe depuis au moins 2017 sous Macron, mais même, on peut remonter jusqu'à 2015-2016, à l'époque où il était ministre de l'économie. – C'est vrai. Du coup, on va regarder la fameuse séquence, parce que, vous l'avez peut-être vu,

5:16
Locuteur

mais

5:16
Présentateur

c'est, en gros, Bruno Le Maire est invité de Caroline Roux, elle le cuisine, même si, bon, c'est pas…

5:22
Locuteur

– Je crois

5:22
Présentateur

que la séquence entière dure 50 minutes, c'est une interview

5:25
Locuteur

un peu fleuve, c'est un thinkerview, le bordel. –

5:28
Présentateur

C'est ça. Et donc, on va voir, il explique un petit peu tout ça. C'est assez, comment dire, pas drôle, mais en tout cas,

5:36
Locuteur

c

5:36
Présentateur

'est un peu cynique de le voir un peu comme un lanceur d'alerte.

5:38
Locuteur

On a un

5:39
Présentateur

peu l'impression de regarder un complément d'enquête avec Bruno Le Maire qui arrive avec les documents. Donc, vous allez voir, je pense que c'est hyper intéressant à analyser comme séquence en termes de communication politique.

5:48
Locuteur

–

5:48
Présentateur

Tout à fait. Alors, juste avant de voir la petite interview de Bruno Le Maire Facecam, d'ailleurs, très beau travail de la direction de la photographie, je ne

5:55
Locuteur

sais

5:55
Présentateur

pas qu'il bosse assez dans l'air, mais l'image est très, très belle. Voilà. Bruno Le Maire mise en valeur, c'est très bien. Mais avant, on va regarder… C'est toujours « C'est dans l'air » qui avait fait un genre de petit résumé de ce qui s

6:04
Locuteur

'est

6:04
Présentateur

passé. Donc, avant de voir la justification de notre cher Bruno, on va regarder déjà le petit résumé. On va essayer de ne pas faire pause toutes les 10 secondes parce que ça dure quand même un peu 3 minutes 54. On ne fera pause vraiment que si on a quelque chose d'important à dire.

6:16
Locuteur

Voilà.

6:16
Présentateur

D'ailleurs, la souris au milieu, n'hésite pas si jamais tu vas en dire.

6:19
Locuteur

– Bruno

6:20
Invité

Le Maire est convoqué une première fois par le Sénat, le 30 mai 2024. –

6:25
Locuteur

Nous

6:25
Invité

arrivons au tâche de l'édition,

6:26
Locuteur

donc… –

6:28
Présentateur

Alors, juste pour replacer dans le contexte, là, on parle du budget 2024. Donc,

6:31
Locuteur

c

6:31
Présentateur

'est des fins… En gros, le budget, on le fait à la fin de l'année pour l'année suivante. Donc, la fameuse lettre qu'il a envoyée, c'était fin 2023 par rapport au budget 2024. Ensuite, ça a été mis sous le tapis, tout ce dérapage budgétaire. Et c'est après les européennes seulement – et la question des européennes joue évidemment là-dedans – après les européennes seulement que le problème a ressurgi, le problème du déficit, le dérapage budgétaire. Et donc, c'est pour ça que là, on est mi-2024 et que la commission d'enquête n

6:54
Locuteur

'a

6:54
Présentateur

été que mi-2024.

6:55
Locuteur

Voilà.

6:56
Présentateur

Je vais vous replacer un peu en termes de temporalité, quoi, que ce soit clair.

6:59
Invité

–

6:59
Locuteur

Les

6:59
Invité

accusations qui ont pu être formulées

7:01
Locuteur

comme

7:02
Invité

quoi j'aurais délibérément

7:03
Locuteur

dissimulé

7:05
Invité

au Parlement des informations qui étaient à ma disposition

7:07
Locuteur

sont

7:09
Invité

graves, infondées.

7:11
Locuteur

–

7:11
Invité

Vous aviez pourtant des documents de votre administration

7:15
Locuteur

qui

7:15
Invité

vous invitaient, non seulement une grande prudence, parce que c'est pas l'épaisseur du trait, 35 milliards. C'est pas l'épaisseur du trait. –

7:22
Locuteur

À

7:24
Invité

cet instant, le ministre jure encore que la situation est sous contrôle.

7:29
Locuteur

–

7:29
Invité

Toutes les décisions nécessaires ont été prises en temps utile

7:32
Locuteur

pour

7:33
Invité

corriger les conséquences

7:35
Locuteur

de

7:36
Invité

recettes fiscales moins élevées que prévues.

7:39
Locuteur

–

7:39
Invité

Il y

7:40
Locuteur

a

7:40
Invité

eu objectivement un exercice de dissimulation.

7:43
Locuteur

On

7:44
Invité

ne nous dit pas tout.

7:45
Locuteur

Sauf

7:46
Invité

qu'à la fin,

7:47
Locuteur

qu

7:48
Invité

'est-ce qu'il se passe ? C'est les Français qui payent.

7:53
Locuteur

– Ce

7:53
Invité

que Bruno Le Maire n'a pas dit ce jour-là au sénateur, c'est qu'il a déjà informé en secret le président de la République du dérapage incontrôlé des finances publiques.

8:08
Locuteur

– Il l'écrit

8:09
Invité

dans une lettre du 6 avril 2024 que nous dévoilons en exclusivité.

8:15
Locuteur

Son

8:16
Invité

contenu est explosif.

8:18
Locuteur

–

8:20
Invité

Secret, 6 avril 2024.

8:22
Locuteur

– Je suis obligé de couper parce que

8:23
Présentateur

c'est quand même marrant avec la mise en scène assez spectaculaire de ses dans l'air, la musique, c

8:29
Locuteur

'est

8:29
Présentateur

très bien produit par ailleurs. Mais c'est vraiment en mode la lettre ultra secrète du

8:33
Locuteur

lanceur

8:35
Présentateur

d'alerte Bruno Le Maire. On

8:35
Locuteur

a

8:35
Présentateur

l'impression qu'on parle de Wikileaks et de Julien Assange, alors qu'on parle de ce bon vieux Bruno Le Maire qui était ministre de l'économie pendant 7 ans. Je trouve ça assez formidable. – Je n

8:44
Locuteur

'ai pas

8:44
Présentateur

compris pourquoi le fond de billet, la note de Bercy… –

8:48
Locuteur

Ce n'est pas le

8:48
Présentateur

filigrane pour dire que

8:49
Locuteur

c

8:49
Présentateur

'est un courrier officiel de

8:50
Locuteur

Bercy ? – Je ne sais pas, c'est un billet de 20 ans. – Ou du gouvernement

8:51
Présentateur

?

8:52
Locuteur

– Ah

8:53
Présentateur

oui, non, c'est un billet de 20 ? – Je ne

8:54
Locuteur

sais

8:54
Présentateur

pas, c'est le rhabillage.

8:58
Locuteur

–

8:58
Invité

Secret,

8:59
Locuteur

6

9:00
Invité

avril 2024, note pour le président de la République.

9:04
Locuteur

La

9:04
Invité

chute des recettes fiscales en 2023 a porté notre déficit à 5,5% au lieu des 4,9% attendus.

9:13
Locuteur

Les

9:14
Invité

10 milliards d'euros d'économies du décret d'annulation doivent être rigoureusement exécutés à l'euro près.

9:20
Locuteur

–

9:21
Invité

Nous devons enfin dégager 15 milliards d'économies supplémentaires en 2024.

9:26
Locuteur

–

9:28
Invité

Bruno Le Maire, en gros, ce qu

9:30
Locuteur

'il

9:30
Invité

dit dans cette lettre, c'est « la situation est hors de contrôle ». Donc il valide le fait que ce qu'il a dit le 18 février à la télévision, on va quand même y arriver en gelant 10 milliards de crédits. Le 6 avril, il sait que ça ne marche pas, ce n

9:45
Locuteur

'est

9:45
Invité

pas suffisant.

9:48
Présentateur

– Bruno Le Maire, si je me souviens bien, il avait dit « on fait 10 milliards maintenant, mais il

9:52
Locuteur

va

9:52
Présentateur

falloir y aller encore plus par la suite ». Déjà à l'époque, il l'avait un peu dit.

9:55
Locuteur

–

9:55
Présentateur

Oui, c'était ça. – Donc au final, ça va, Bruno Le Maire s'en sert.

9:59
Locuteur

«

9:59
Présentateur

Good guy Le Maire ». Je sais qu'à ce moment-là, il avait commencé à se prononcer, mais c'était plus en tant que comme politique, en tant que ministre de l'économie. C'était un peu son avis personnel. Mais lui, il commençait déjà à dire « à l'État-providence, ça va être fini en fait, notre modèle social est intenable ». Il l'a dit à demi-mot, il

10:13
Locuteur

va

10:13
Présentateur

falloir commencer à privatiser un peu la sécu, parce que là, ce n

10:15
Locuteur

'est

10:15
Présentateur

pas possible en termes de déficit.

10:16
Locuteur

–

10:16
Présentateur

Oui,

10:17
Locuteur

oui,

10:17
Présentateur

c'est ça. – L'homme

10:18
Locuteur

de

10:18
Présentateur

droite, Bruno Le Maire, a été relativement plus sincère que certains autres déjà à ce moment-là. En vrai, l'honnêteté intellectuelle me pousse à le dire.

10:24
Locuteur

–

10:24
Présentateur

Mais en tout cas, c'est clair qu'il a lancé une vague d'austérité à venir ensuite.

10:27
Locuteur

C

10:27
Présentateur

'est

10:27
Locuteur

ce

10:27
Présentateur

que tu sais. – Après, François Bayrou, bien plus tard, a voulu se montrer comme le garant du « sérieux », entre guillemets,

10:34
Locuteur

«

10:34
Présentateur

budgétaire », avec tous les guillemets possibles et imaginables. Mais voilà, il ne voulait pas se contenter que de 10 milliards. Donc, en fait, le témoignage de la personne que je ne connais pas est

10:44
Locuteur

tronqué.

10:45
Présentateur

Elle oublie cet élément-là qui est assez important aussi. – Bon, après, on

10:47
Locuteur

ne

10:47
Présentateur

dit pas ça juste pour défendre

10:48
Locuteur

Bruno

10:48
Présentateur

Le Maire, mais c'est vraiment pour essayer de bien rappeler l'histoire dans son intégralité, parce que là, on remonte un peu en arrière. Puis c'est des trucs, je sais que la politique budgétaire, certains,

10:55
Locuteur

ça

10:55
Présentateur

vous souple peut-être un petit peu, ou en tout cas, c'est un petit peu technique. Donc là, voilà, il

10:59
Locuteur

y

10:59
Présentateur

a eu le budget 2024, mais au début 2024, il y

11:02
Locuteur

a

11:02
Présentateur

eu un projet de loi de financement rectificatif qui a dit « on va rééconomiser 10 milliards parce que là, le compte

11:06
Locuteur

n

11:06
Présentateur

'y est pas ». Et le but, ça serait de rééconomiser encore plus de milliards par la suite. Et ça, on en parlera après. Mais d'ailleurs, c'est tout le

11:12
Locuteur

temps

11:12
Présentateur

la même solution pour combler le déficit, réduire les dépenses alors qu'ils auraient très bien pu taxer les riches à hauteur de 10 milliards. C'est hors de propos pour toute cette petite bande-là. Et ça,

11:20
Locuteur

on

11:20
Présentateur

en parlera un petit peu plus après, je pense.

11:33
Locuteur

Nous

11:33
Invité

risquons de nous faire accuser de cacher notre copie et des économies douloureuses pour le lendemain des élections européennes.

11:41
Locuteur

Le

11:41
Invité

flou sur le calendrier et la nature des économies nécessaires sera mis à notre débit. Il entretiendra le soupçon sur nos intentions. Nous ouvrirons immédiatement un contentieux avec toutes les oppositions qui feront bloc contre nous et nous accuseront d'insincérité.

11:58
Locuteur

L

11:59
Présentateur

'avenir lui a donné raison. L'avenir lui a donné raison parce que là, on le verra après. Mais que ce soit le RN ou la gauche, la gauche sauf le PS. Effectivement, ils sont un petit peu accusés d'insincérité. A raison, j'ai envie de dire. Mais c'est là qu'on voit toute l'expérience, je dirais, de Bruno Le Maire aussi. C

12:16
Locuteur

'est

12:16
Présentateur

un vieux loulat politique. On ne peut pas imaginer qu'il rédige cette lettre sans se dire qu'il se couvre aussi pour les mois et les années à venir.

12:24
Locuteur

Il sait

12:24
Présentateur

très bien qu'il a cette carte de joker un petit peu à dégainer en se disant, je vois bien que ça va déraper dans tous les cas. Emmanuel Macron est dans le déni parce que les élections européennes arrivent. Il n'imagine pas qu'il y aura une dissolution après. Mais malgré tout, on sent bien qu'il se couvre aussi. Parce que là, il y a ces propos-là. Donc, en fait, on va ouvrir un compte en cieux. On va le retenir contre nous. Ça va être notre bilan, etc. Et il a une autre phrase que j'ai notée. Oui, il dit toute stratégie d'évitement, il voit l'échec. Il dit ça aussi dans cette lettre. Donc, en fait, il y

12:55
Locuteur

a

12:55
Présentateur

aussi la volonté de se montrer comme... Regardez, je suis encore une fois un lanceur d'alerte. Moi-même, je n'en ai eu conscience. Je l'ai su. Je n'avais pas le pouvoir suffisant. Donc, pourquoi pas me donner plus de pouvoir à l'avenir, notamment par une présidentielle, pour renouer avec le sérieux, entre guillemets, encore une fois, budgétaire. Donc, c'est une manœuvre politique, je dirais, de Bruno Le Maire qui est complètement réfléchie à l'époque où il l'écrit, mais aussi maintenant où il la partage. Sachant que ce n

13:19
Locuteur

'est

13:19
Présentateur

pas le seul, en réalité, à avoir commencé à lancer l'alerte. Par exemple, il y

13:22
Locuteur

a

13:22
Présentateur

le Haut Conseil aux Finances Publiques, dont c'est littéralement le métier d'écrire un rapport pour juger du réalisme des prévisions du gouvernement. C'est littéralement le but du Haut Conseil aux Finances Publiques. D'ailleurs, j'ai un ami qui travaille pour le Haut Conseil des Finances Publiques avec qui j'ai discuté de tout ça. Juste avant la révélation de cette lettre-là, il m'en a reparlé. Il m

13:38
Locuteur

'en

13:38
Présentateur

avait reparlé de cette histoire-là. Moi, je voulais plus parler du budget, la taxe Zuckman avec lui, etc. Mais direct, il m'a reparlé du truc de 2024, qui était en mode genre, voilà, tu te souviens de cette histoire ? Nous, typiquement, on avait alarmé. Et Pierre Moscovici, à peu près alarmé de la même manière que Bruno Le Maire, le Haut Conseil aux Finances Publiques a fait un rapport qui disait « Bon, bah, a priori, il y aura plus de déficit et moins de croissance que prévu. » Et on en parlera aussi après. Éric Coquerel, le président de la Commission des Finances à l'époque, disait la même chose. Et même Jean-Philippe Tanguy, je ne

14:04
Locuteur

sais

14:04
Présentateur

pas si je vais faire l'imitation, si ça part tout seul, je la ferai. Mais même Jean-Philippe Tanguy avait alerté en disant «

14:09
Locuteur

En

14:09
Présentateur

2024, ça va mal finir, en 2023, ça va mal finir cette histoire, vous nous avez menti, vous faites n'importe quoi. » Donc, en vérité, c'était un secret de polichinelle dans le milieu. Donc là, que ce soit Bruno Le Maire, ministre de l'économie de l'époque, qui a lancé l'alerte. Vous étiez 4 ou 5 à lancer l'alerte. Et même quand on était de gauche et qu

14:24
Locuteur

'on

14:24
Présentateur

suivait ça un petit peu de loin, il y avait des articles dans la presse de gauche qui en parlaient déjà. Donc, Bruno Le Maire, tu es bien mignon. Soutien extrêmement critique au fait que tu t'en prends à la Macronie, mais bon, reste à ta place quand même. 7 ans à Bercy, voilà. Petit rappel.

14:42
Locuteur

On

14:42
Présentateur

parle de Jean-Philippe Tanguy et Bruno Le Maire. Donc, pour ceux qui suivent ma chaîne depuis longtemps, effectivement, là, je suis dans mon élément. C'est parfait.

14:48
Invité

Nous sommes quand même deux mois avant les élections européennes. Il y

14:52
Locuteur

a

14:52
Invité

un risque constitutionnel que les oppositions, les députés, accusent le gouvernement d'avoir caché sa copie. Je le mets entre guillemets. Caché sa copie. Il lui dit de toute manière, la situation, elle va éclater au grand jour. Bruno Le Maire conclut avec ces quelques mots écrits à la main, comme une dernière mise en garde au président. Notre intérêt politique est de garder l'esprit d'audace et de courage qui est à marque de fabrique.

15:24
Locuteur

Toute

15:25
Invité

stratégie d'évitement est vouée à l'échec avec ma fidèle amitié, Bruno Le Maire.

15:30
Locuteur

L

15:31
Présentateur

'esprit d'audace et de courage.

15:35
Invité

Malgré la

15:35
Locuteur

vertice...

15:36
Présentateur

Ça,

15:36
Locuteur

c

15:36
Présentateur

'est un conseil des ministres, du coup. On voit Emmanuel Macron qui est juste là, Bruno Le Maire, fidèle bras droit. Là, on voit Elisabeth Borne. Donc, c'était au moment du gouvernement Attal

15:44
Locuteur

? Ou

15:44
Présentateur

le sud avant ? Je ne me souviens plus,

15:45
Locuteur

là,

15:46
Présentateur

du coup. Si, c'était le gouvernement Attal à partir de 2023. Bonne question. Si, c'était le gouvernement Attal. J'en suis quasiment sûr.

15:53
Locuteur

Parce

15:53
Présentateur

que, justement, je sais qu'après l'affaire Naël, il y a Gabriel Attal qui a été nommé jusqu'à la dissolution, du coup. Donc, c'était le gouvernement Attal. Conseil des ministres de cette époque. Souvenirs, souvenirs. Bon,

16:01
Locuteur

il

16:01
Présentateur

y

16:01
Locuteur

a

16:01
Présentateur

des... Voilà. Là, c'est Sébastien Lecornu, il me semble. Ben ouais, je

16:04
Locuteur non identifié

crois.

16:05
Présentateur

Donc, Sébastien Lecornu, Elisabeth Borne. Il y en a deux, trois qui sont encore là au gouvernement.

16:10
Locuteur

Ça

16:10
Présentateur

rappelle les souvenirs, mais ça rappelle aussi le présent.

16:14
Invité

Le président Macron n'a jamais

16:16
Locuteur

suivi les

16:16
Invité

recommandations de son ministre.

16:21
Locuteur

OK.

16:23
Présentateur

Emmanuel Macron n'a jamais suivi les recommandations de son ministre. Non, il n

16:26
Locuteur

'a

16:26
Présentateur

pas non plus suivi les recommandations dues aux conseils, aux finances publiques, ni d'importe qui, en fait. Macron a décidé d'en faire qu'à sa tête. Donc, la question qui se pose, effectivement, c'est...

16:33
Locuteur

Est

16:34
Présentateur

-ce qu'il voulait faire ça pour cacher son mauvais bilan par rapport aux européennes

16:39
Locuteur

?

16:39
Présentateur

Ben,

16:41
Locuteur

clairement,

16:41
Présentateur

oui. Je pense que l'échéance rapprochée des élections européennes a fait que... En tout cas, a fait le jeu, disons, de l'inaction. Il ne fallait pas forcément trop bouger. Il ne fallait pas non plus montrer clairement qu'un dérapage allait arriver. Après, ce qui a renforcé ce dérapage-là, c'est évidemment l'instabilité politique aussi, qui a été provoquée par la dissolution ensuite. Mais c'est vrai qu'à ce moment-là, oui, en tout cas, il

17:06
Locuteur

y a

17:06
Présentateur

une volonté d'Emmanuel Macron de mettre ça un peu sous le tapis. On le traitera un petit peu plus tard. D'autant que tout le crédit, je mets encore une fois plein de guillemets, vraiment, j'utilise les guillemets très souvent, mais tout le crédit politique d'Emmanuel Macron, en particulier à droite, c'est de se montrer un petit peu comme le père de l'austérité et donc d'une responsabilité d'un salaire budgétaire,

17:26
Locuteur

etc. Qui

17:27
Présentateur

assume l'impopularité

17:27
Locuteur

auprès

17:28
Présentateur

des Français, si c'est pour sauver l'économie. C'est ça. Donc là, de voir qu'il y

17:31
Locuteur

a

17:31
Présentateur

un dérapage, alors que ces troupes sont censasses en train de montrer, en particulier la gauche, comme le camp qui veut cramer la caisse. Je crois que c'était une expression qui avait été utilisée, je ne sais plus par quel député, je ne sais plus. Mais du coup, il y

17:45
Locuteur

aurait

17:45
Présentateur

une contradiction, évidemment, alors qu'on était juste avant les élections européennes et le RN était déjà donné largement en favori.

17:53
Locuteur

La

17:53
Présentateur

gauche était en pleine désunion. La gauche était peut-être le plus désunie

18:02
Locuteur

de

18:02
Présentateur

l'histoire récente, parce que c'était le moment où vraiment que ça se tapait sur la gueule. Pour les européennes, il y avait zéro union. En plus, ce n'était pas très, très longtemps après le 7 octobre. Du

18:14
Locuteur

coup,

18:14
Présentateur

les procès en antisémitisme par rapport à LFI, il y avait aussi un max, sachant qu'en plus, c

18:19
Locuteur

'était

18:19
Présentateur

les européennes. Donc, ça parlait un petit peu plus d'international que d'habitude. Donc, c'était peut-être les moments où ça s

18:23
Locuteur

'est

18:23
Présentateur

plus envoyé

18:24
Locuteur

de

18:25
Présentateur

fion, quoi,

18:26
Locuteur

les différents

18:26
Présentateur

partis de la gauche européennes. C'est pour ça que Macron s'est dit, si je dissous, il n

18:30
Locuteur

'y

18:30
Présentateur

aura plus de gauche. Je remplace la gauche par le RN, mais peut

18:33
Locuteur

-être

18:33
Présentateur

que

18:33
Locuteur

je

18:33
Présentateur

peux aller grappiller une majorité absolue. Et en plus, du coup, je ne

18:37
Locuteur

sais

18:37
Présentateur

pas, c'est peut-être une manière de noyer le poisson aussi par rapport à ce fameux déficit budgétaire. En tout cas, ça n'a pas marché. Et Macron, vraiment, move très, très pourri parce qu'il y

18:44
Locuteur

a

18:44
Présentateur

un gros problème de déficit. Il décide de dissoudre l'Assemblée nationale à ce moment-là.

18:47
Locuteur

Et

18:47
Présentateur

du coup, après, il n

18:48
Locuteur

'y a

18:48
Présentateur

plus de majorité du tout. Avant, il avait plus ou moins une majorité absolue, lui plus LR. Et si c'était pour faire une cure d'austérité, il aurait pu se mettre d'accord. Mais là, on arrive à un point où, du coup,

18:58
Locuteur

c

18:58
Présentateur

'est ultra difficile de faire passer un budget. Ce n'est pas possible, alors que même qu'il aurait dû prévoir, normalement, selon ses propres plans, une bonne cure d'austérité qu'il aurait présenté comme être responsable. Et du coup, il s

19:07
Locuteur

'est

19:07
Présentateur

vraiment tiré une balle dans le pied comme un con, Macron, quoi. On

19:09
Locuteur

est d'accord. C

19:09
Présentateur

'est ça. Juste avant les Européennes, au moment où ils dissimulent, du coup, ces résultats,

19:15
Locuteur

il

19:15
Présentateur

faut aussi rappeler que Raphaël Guzman est en pleine augmentation et qui est le principal concurrent de la Macronie sur le centre, comment

19:23
Locuteur

on

19:23
Présentateur

peut appeler ça ?

19:24
Locuteur

En

19:24
Présentateur

tout cas, le

19:25
Locuteur

bloc bourgeois. Voilà, le

19:26
Présentateur

bloc bourgeois, le couloir libéral, appelez-le comme vous voulez. Mais il y a aussi ça. Il y

19:31
Locuteur

a

19:31
Présentateur

aussi cette concurrence qui est en train de se mettre en place pour Emmanuel Macron. Et donc, il y a une volonté dans cette course politique de se préserver, en tout cas, en économisant des bad buzz. C'est sûr, c'est sûr. On en parlera un petit peu après, parce que là, on parle vraiment, on remet un petit peu les choses dans leur contexte pour qu'on comprenne un petit peu de quoi on parle, parce qu'il y

19:54
Locuteur

a

19:54
Présentateur

déjà un petit bout de temps. Et après, du coup, on essaiera de parler plus en quoi c'est représentatif de la politique économique et budgétaire que mène la Macronie depuis le début. Mais ce que je te propose, avant de parler un petit peu de ça, c'est de regarder ce fameux... Alors, c'est un extrait. Normalement,

20:07
Locuteur

je

20:07
Présentateur

crois que c'est quasiment... L'émission de C'est dans l'air dure 50 minutes. L'interview est assez longue, mais là, on a pris les 3 minutes où, du coup, Bruno Le Maire décide de régler ses comptes avec Macron et de dire « Ah ben non, c'est pas ma faute de tout ça ». Donc, on va un petit peu aller observer ses arguments. Et puis, on va essayer aussi d

20:22
Locuteur

'un

20:22
Présentateur

petit peu les détricoter, tout simplement. Et voir que, de toute manière, tout ça, c'est un peu du flan, parce que la politique économique proposée par Bruno Le Maire, proposée par Macron, proposée par à peu près tout le monde dans ce bloc-là, c'est exactement la même. Et que, justement, ce dérapage budgétaire, cette mauvaise croissance, est justement le symptôme de l'inefficacité de la politique budgétaire et économique des macronistes. Et ça, il se garde bien de le dire, Bruno Le Maire. Et c'est du coup de ça dont on va essayer de parler juste après.

20:46
Invité

On est la France. Bercy, c'est quand même une énorme machine qui marche bien.

20:50
Présentateur

Bercy, c'est le ministère d'Économie et Finances, comme le bâtiment est à Bercy. On appelle ça Bercy.

20:55
Invité

Comment on peut découvrir que les recettes fiscales de 2024 sont inférieures de 42 milliards d'euros ? Comment

21:02
Locuteur

on en

21:02
Invité

arrive à une situation comme celle-ci ?

21:04
Locuteur

Ça veut dire que

21:05
Invité

Bercy, ça ne marche plus ? J'aimerais

21:07
Locuteur

avoir

21:08
Invité

une réponse à vous apporter et apporter aux Français. Vous ne

21:11
Locuteur

l

21:11
Invité

'avez pas ? Je ne l'ai pas.

21:12
Locuteur

Moi,

21:12
Présentateur

je l'ai. J'ai deux éléments de réponse. J'ai deux éléments de réponse. Je coupe au bout de 20 secondes, on s'en fiche. Hop là ! J'ai deux éléments de réponse. Premièrement, la politique de l'offre de Macron ne fonctionne pas. En gros, comment ils étaient censés un petit peu combler le budget ? C'est quoi l'idée de la politique budgétaire de Macron ? C'est de se dire, on va faire une politique pro-business, faire une politique de cadeau fiscaux aux entreprises. On pense par exemple aux fameux 211 milliards par an d'aides aux entreprises, la fameuse commission d'enquête sénatoriale de Fabien Guay, qu

21:39
Locuteur

'on

21:39
Présentateur

salue d'ailleurs, directeur de l'IMA. Et donc voilà, c'est la politique de Macron. On gave d'argent public les entreprises, et en particulier les grosses entreprises plus que les petites, en se disant, bon bah super, ils payent moins d'impôts, ils ont des aides, du coup ils vont pouvoir créer de

21:54
Locuteur

l

21:54
Présentateur

'emploi. C'est le but, c'est vraiment l'idée. L'idée c'est créer de l'emploi pour faire baisser le chômage. Qui dit emploi

21:58
Locuteur

créé,

21:59
Présentateur

dit plus de consommation populaire. Parce que du coup des gens qui étaient par exemple, je sais pas, au RSA, au chômage, ou en tout cas sans emploi, ils vont passer de pas une thune pour vivre à un salaire. Et donc du coup, je sais pas, imaginons qu'ils gagnent 2000 euros net par mois. Tu gagnes 2000 euros net par mois, tu parles un tout petit peu. Mais quand tu parles du RSA à 2000 balles net par mois, tu dépenses quasiment tout ce que t'as logiquement. Et qui dit consommation,

22:19
Locuteur

dit

22:19
Présentateur

TVA qui rentre. Donc ça veut dire qu'en fait, faire ces cadeaux aux entreprises, ces cadeaux fiscaux aux entreprises, sont censés créer de l'emploi. Le fait que ça crée de l'emploi, ça crée de la consommation populaire. La consommation populaire crée de la TVA qui rentre dans les caisses de l'Etat. Et la consommation populaire augmente le PIB et crée de la croissance finalement. Et étant donné que le déficit se calcule en point de PIB, et bien à déficit égal en valeur absolue, disons qu'il

22:40
Locuteur

y a

22:40
Présentateur

juste pas 100 milliards de déficit sur une année, si le PIB est plus élevé, et bien ça veut dire que le déficit est plus faible. Et c'est comme ça qu'on calcule à l'échelle de

22:47
Locuteur

l

22:47
Présentateur

'Union Européenne, etc. Et donc il y a à la fois ça, ça fait rentrer de la TVA, ça crée de la croissance, donc ça fait baisser le déficit.

22:53
Locuteur

Problème,

22:54
Présentateur

quand on fait des cadeaux fiscaux aux grandes entreprises, bah ils créent pas d'emploi et ils gardent la thune pour eux. En gros, voilà. C'est aussi simple que ça en fait. Ils partent du principe, qui est un peu ce principe de ruissellement, ce principe de premier de cordée, comme disait Emmanuel Macron. Mais en fait ça marche pas. Et ça fait 7 ans, ça fait plus de 7 ans qu

23:08
Locuteur

'on

23:08
Présentateur

le voit, parce que déjà c'était la doctrine économique sous François Hollande. Macron était déjà ministre de l'économie à cette époque-là. Et on voit que quand on fait des cadeaux fiscaux aux grandes entreprises, au lieu de créer de l'emploi, elle se barre avec la caisse. Et il

23:20
Locuteur

n'y

23:20
Présentateur

a jamais autant de dividendes qui ont été versées, il n

23:22
Locuteur

'y a

23:22
Présentateur

jamais eu autant d'inégalités, il n

23:23
Locuteur

'y a

23:23
Présentateur

jamais eu autant de bénéfices chez les multinationales, quoi. Et donc du coup, c'est l'aveu de leur échec économique, tout simplement. Et donc ils vont pas dire, bon, notre politique budgétaire c

23:32
Locuteur

'est

23:32
Présentateur

de la merde, du coup on va changer de politique budgétaire. Vaut mieux mettre sous le tapis leurs échecs et leurs erreurs, pour après revenir à un moment opportun et dire, on n'a pas fait assez d'austérité, il y

23:40
Locuteur

a

23:40
Présentateur

un problème de dépense publique, les retraites et les soins et l'école, ça coûte trop cher, quoi. Non mais c'est exactement ça, et c'est la lecture qu'on devrait tous en faire, lecture économique et lecture politique, parce qu'évidemment les deux se rejoignent. C'est le produit de choix idéologiques, tu

23:56
Locuteur

parlais de la

23:57
Présentateur

politique de l'offre, et le contraste m'interpelle entre ce que tu viens de dire,

24:03
Locuteur

qui

24:03
Présentateur

est dans le juste, et Caroline Roux, qui elle, préfère dire, mais Berthi ça marche pas. Enfin, vraiment c'est la dépolitisation absolue

24:10
Locuteur

du sujet,

24:11
Présentateur

alors que c'est pas la question,

24:12
Locuteur

en

24:12
Présentateur

fait. La question c'est, quels choix ont été faits, à partir de quelles doctrines, de quelle idéologie, de quelle vision

24:17
Locuteur

du

24:17
Présentateur

monde, et quelles conséquences ça a pu amener. Plutôt que ça, on se dit, mais le jouet est cassé ? Non, c'est pas ça. Vous seriez pas un peu incapable, Berthi ? Qu'est

24:25
Locuteur

-ce

24:25
Présentateur

qui s'est passé ? Vous avez eu un problème sur vos fiches Excel, vous avez mal rempli vos formules sur Excel. Non,

24:29
Locuteur

c

24:29
Présentateur

'est pas une histoire d'être incapable, c'est une vision politique, un projet politique, qu'ils ont porté. Il se trouve que ça marche très très bien pour les milliardaires,

24:36
Locuteur

ça

24:36
Présentateur

marche très très bien pour les multinationales. D'ailleurs, le Medef a salué le bilan de Bruno Le Maire à sa sortie. Après 7 ans,

24:42
Locuteur

c

24:42
Présentateur

'était Patrick Martin, président du Medef, donc le Medef, c'est le syndicat patronal par excellence, c

24:46
Locuteur

'est

24:46
Présentateur

le plus gros syndicat patronal, et on parle pas des petites entreprises, c'est les patrons patrons, quoi, vraiment. A vraiment, chaleureusement remercier Bruno Le Maire pour son action. Donc en fait, c'est pas que leur politique marche pas. Ça marche pour le Medef, ça marche pour les multinationales, ça marche pour les grandes entreprises, ça marche pour les multimillionnaires et les milliardaires, quoi. Tout simplement. Donc c'est pas un aveu d'échec de leur politique par rapport à la majorité des Français et par rapport aux déficits. Mais en vérité, leur politique budgétaire et économique marche très bien pour les milliardaires, quoi. Et bon, évidemment qu

25:15
Locuteur

'il

25:15
Présentateur

va pas dire ça Bruno Le Maire, évidemment qu

25:16
Locuteur

'il

25:16
Présentateur

va pas le dire, mais bon, soyons un petit peu honnêtes, c'est ça, quoi. Et donc en gros, ils étaient trop optimistes, ils pensaient que, oh, les grandes entreprises, de bon cœur allaient créer de l'emploi, ils créent de la relance, alors que non, le principe d'une entreprise, toute entreprise, c'est de faire du pognon, si t'as l'occasion de maximiser tes bénéfices, tu maximises tes bénéfices, si c'est directement Bruno Le Maire qui arrive et qui t'offre 3 milliards d'aides aux entreprises, ben tu les gardes pour toi et tu te barres avec la caisse. C'est normal, ce sont des entreprises, il n'y a aucune raison pour qu'elles agissent pas comme ça, quoi. Complètement. Et c

25:42
Locuteur

'est

25:42
Présentateur

vrai que si on écoute les macronistes, on a l'impression que ça réussit, parce qu'en fait, ils mettent en place leur politique, c'est une politique qui repose sur une idéologie, et ils vont te dire, oui, mais on a créé des emplois. Sauf qu'en fait, quand le chômage a baissé, par exemple, mais quand on regarde la nature des emplois,

25:56
Locuteur

c'est des

25:57
Présentateur

emplois plus précaires, il y a un grand nombre d'emplois créés, alors que

26:01
Locuteur

c

26:01
Présentateur

'est de l'intérêt, mais ça ne dépasse pas deux semaines le plus souvent. Après, ils vont te dire, oui, mais regardez, le pays vit un moment de vitalité exceptionnelle, on n

26:08
Locuteur

'a

26:08
Présentateur

jamais eu autant de création d'entreprise. Sauf qu'en fait, c

26:10
Locuteur

'est

26:10
Présentateur

des auto-entrepreneurs qui créent leur activité, mais qui ne se rémunèrent pas plus de 500 euros par mois en moyenne. Ça,

26:16
Locuteur

ce

26:16
Présentateur

n

26:16
Locuteur

'est

26:16
Présentateur

pas nous qui sortons ces chiffres du chapeau. Il y

26:19
Locuteur

a

26:19
Présentateur

tout un ensemble de rapports qui le documentent. Et puis enfin, comme tu le dis, les riches sont plus riches. Les grandes entreprises échappent de plus en plus à l'impôt. Sur ce volet-là, il faut rappeler la suppression de l'ISF et la suppression de ce qu'on appelait le PFU. Je ne

26:38
Locuteur

sais

26:38
Présentateur

plus exactement ce qu'il y a derrière ces lettres, mais le principe, c'est un bouclier fiscal qui permet d'exonérer une part du revenu du capital. Donc en fait, c'est ça le bilan.

26:49
Locuteur

On a mis en place de la

26:49
Présentateur

flat

26:50
Locuteur

tax.

26:50
Présentateur

Dès le début,

26:51
Locuteur

c

26:51
Présentateur

'était une politique budgétaire très pro-business et au service même pas des riches, mais des ultra-riches. Et dans le lot, on pourrait aussi parler de la suppression de la taxe sur les super-dividendes. Et qui était à l'origine ? C'est Bruno Le Maire. On le

27:07
Locuteur

rappelle,

27:07
Présentateur

il ne sait pas ce que c'est qu'un super-profit. Mais oui, c'est la veu d'échec de leur politique. Il y

27:12
Locuteur

a

27:12
Présentateur

un autre argument qui a été avancé, mais on en parlera peut-être un peu plus tout à l'heure. Notamment Éric Coquerel, président de la commission des finances, d'avancer, c'était de dire que, en gros,

27:19
Locuteur

il

27:19
Présentateur

regardait ce qui s'est passé en 2022-2023. Il disait, oh, c'est bien, il y

27:22
Locuteur

a

27:22
Présentateur

de la croissance, c'est super. Mais il va continuer à y

27:24
Locuteur

avoir

27:24
Présentateur

de la croissance. Alors que

27:25
Locuteur

c

27:25
Présentateur

'était juste la sortie du Covid. Il y

27:26
Locuteur

a

27:26
Présentateur

eu un immense ralentissement de

27:28
Locuteur

l

27:28
Présentateur

'activité économique en 2020 et même aussi en 2021, surtout en 2020, pendant le Covid. Donc les années juste après le Covid, évidemment, la croissance est repartie en haute parce qu'on sortait du creux de la vague. Donc en 2022-2023, il y avait une belle croissance, très très bien. Mais ce n'était pas grâce à la politique budgétaire de Le Maire. Pas du tout. C'était pour des raisons qui étaient vraiment extérieures à la politique du gouvernement. Et donc ils se sont dit,

27:49
Locuteur

bon,

27:49
Présentateur

ça va continuer comme ça et puis ça va porter nos fruits. Notre politique de l'offre, ça n

27:52
Locuteur

'a

27:52
Présentateur

pas continué comme ça parce que vous ne sortiez plus du Covid, c'était derrière. Et leur politique de l'offre, elle ne marche pas. Et c'est de la merde. Donc bon, qu'est

27:58
Locuteur

-ce

27:58
Présentateur

que je te dise ? Qu

27:59
Locuteur

'est-ce que

27:59
Présentateur

je

27:59
Locuteur

veux

27:59
Présentateur

que je te dise,

28:00
Locuteur

Bruno Le Maire

28:00
Présentateur

?

28:02
Locuteur

Allez,

28:02
Présentateur

on peut mater la suite.

28:03
Locuteur

Il

28:04
Présentateur

n

28:04
Locuteur

'a

28:04
Présentateur

pas encore sorti sa punchline.

28:06
Invité

Je reconnais

28:07
Locuteur

avec

28:07
Invité

beaucoup d'humilité,

28:09
Locuteur

nous

28:09
Invité

nous sommes plantés sur les recettes.

28:12
Locuteur

Et

28:12
Invité

plantés big time.

28:13
Locuteur

Très

28:14
Invité

sincèrement, encore une fois, avec la sincérité que vous avez aujourd'hui, est-ce qu'il y a parfois

28:18
Locuteur

des

28:19
Invité

informations sur l'état des finances publiques qui sont cachées aux Français ? Mais on ne ment pas aux Français. Je n'ai jamais menti aux Français.

28:27
Présentateur

Alors moi, j'ai un mensonge de Bruno Le Maire. Une fois, il a dit, c'est une phrase qu'il a vraiment prononcée à l'Assemblée nationale. Je la ressors tout le temps. Ceux qui me regardent souvent, vous allez deviner de quoi je parle. Il a quand même sorti cette phrase qui est hallucinante.

28:36
Locuteur

Il

28:36
Présentateur

a dit, le lepénisme est un nouveau marxisme. Donc déjà, j

28:39
Locuteur

'ai

28:39
Présentateur

un mensonge. Une fois, Bruno Le Maire a menti, il a dit, le lepénisme est un nouveau marxisme. Moi,

28:44
Locuteur

j

28:44
Présentateur

'appelle ça un mensonge. Il a dit, nous ne mentons pas aux Français. Bon,

28:47
Locuteur

ben,

28:48
Présentateur

contre-exemple. Objection.

28:51
Locuteur

Je

28:51
Invité

suis toujours celui qui leur a dit la vérité sur la nécessité de rétablir les comptes. Celui qui a fait le 20h de TF1 pour annoncer de manière très impopulaire que la situation des finances publiques exigeait qu'on renonce à l'allègement des factures d'électricité. C'est qui ? C'est qui celui qui a affronté l'impopularité ? C'est qui celui qui a pris des décisions

29:10
Locuteur

en décision ? C'est Emmanuel Macron

29:12
Invité

qui a assumé l'impopularité.

29:13
Locuteur

Ce n'est pas le

29:13
Invité

ministre des Finances.

29:14
Locuteur

Il y a une très bonne

29:14
Invité

expression française. Il n'y a pas pire sourd que ceux qui ne veulent pas entendre.

29:19
Locuteur

On

29:20
Invité

reprend le fil de la discussion.

29:21
Locuteur

C

29:21
Présentateur

'est un peu intéressant parce que là, c'est ce qu

29:23
Locuteur

'on

29:23
Présentateur

disait tout à l'heure. Macron et les autres. Mais c'est

29:26
Locuteur

là

29:26
Présentateur

qu'on voit que Bruno Le Maire et Macron, c'est précisément la même chose. C'est toujours la même stratégie de dire « Oh là là, on a un problème de dérapage budgétaire. On a un problème de déficit qui explose. Ça va être impopulaire, mais j'assume l'impopularité parce qu'il faut remettre la France sur les rails de l'orthodoxie budgétaire et de l'équilibre. »

29:42
Locuteur

Et

29:42
Présentateur

en vrai, Macron, il dit exactement la même chose. Bruno Le Maire dit exactement la même chose. C'est toujours pareil avec la droite, puisque là, on parle clairement de la droite. Il vient de la droite LR, Bruno Le Maire.

29:50
Locuteur

C

29:50
Présentateur

'est se dire « Non, je suis impopulaire, mais j'assume parce que ces comptes français ne comprennent rien à l'économie de toute manière. Faites-moi confiance. » Alors que je tiens à le rappeler, Bruno Le Maire n'a aucune formation en économie whatsoever. Il a fait un bac L. Après, il a fait une prépa Hippocagne-Cagne à Henri IV, si je n

30:07
Locuteur

'ai

30:07
Présentateur

pas de bêtises, ou à Louis Legrand. Ensuite, il a fait l'ENS en lettres modernes et à la base, il était parti pour faire une thèse sur Marcel Proust. Mais après, il a décidé de faire carrière en politique.

30:17
Locuteur

Il

30:17
Présentateur

a passé le concours de l'ENA, brillamment, un profil de haut fonctionnaire. Après, il a été travailler, je ne

30:24
Locuteur

sais

30:24
Présentateur

plus quel cabinet, mais il a été très vite dans le cabinet de Dominique de Villepin à l'époque. Dominique de Villepin, qui a un peu une hype dernièrement. Ne jamais oublier que Dominique de Villepin est le mentor et la personne qui a formé politiquement Bruno Le Maire. Bruno Le Maire était presque plus ou moins l'héritier de Villepin à un moment donné. Du coup, après, il a été dans les ministères, mais pas les ministères de l'économie, par ailleurs.

30:41
Locuteur

Il

30:41
Présentateur

a été dans des ministères affaires étrangères, pas mal. Ensuite, il s

30:44
Locuteur

'est

30:44
Présentateur

fait parachuter dans la circonscription de Debré. Dans l'heure. Dans l'heure, exactement. Dans le 27.

30:51
Locuteur

Et

30:51
Présentateur

puis après, il a décidé, après, il a essayé d'avoir des ambitions présidentielles au sein des Républicains. Ça n

30:56
Locuteur

'a

30:56
Présentateur

pas marché. Il s

30:57
Locuteur

'est

30:57
Présentateur

rallié à Macron en tant que ministre de l'économie. Mais je veux

30:58
Locuteur

dire,

30:59
Présentateur

il n'a pas de connaissances en économie. Il n

31:00
Locuteur

'a

31:00
Présentateur

pas une espèce de vision économique personnelle qu'il aimerait bien amener dans la Macronie. C'était un exécutant. C'était vraiment un exécutant, finalement, dans la Macronie. Donc là, qu'il soit là à dire « Non, mais moi, moi, j'ai toujours dit la vérité aux Français, même quand c'était impopulaire. » Premièrement, c'est un peu faux. Deuxièmement, Macron dit précisément la même chose. Troisièmement, il n'y a aucune différence en termes de doctrine économique entre Bruno Le Maire et Macron.

Notamment par le fait que Bruno Le Maire est un random technocrate qui a fait qu'appliquer la politique d'austérité, la politique de l'offre, la politique néolibérale, qui existait déjà avant lui, parce que Macron était le prédécesseur de Bruno Le Maire, c'est Macron en tant que ministre de l'économie. Et puis voilà. Et même sous François Hollande, c'était déjà la politique qu'on appliquait. Donc ils se contentent d'appliquer la politique de l'extrême-centre, la politique qu'à peu près tout le monde en Europe fait. Et après, ils disent « Non, mais moi, je dis la vérité aux Français, je suis impopulaire. » Il n

31:47
Locuteur

'y

31:47
Présentateur

a aucune différence entre Bruno Le Maire sur les questions économiques par rapport à tous leurs homologues de tous les pays d'Europe où c'est tous des néolibéraux qui font tous la même politique. La seule différence entre la France et les autres pays, c'est qu'on est dans une tradition plus sociale-démocrate, on a un État qui est plus central en économie, c'est tout. Mais après, Bruno Le Maire, il ne

32:03
Locuteur

fait

32:03
Présentateur

qu'appliquer la même formule qu'on applique depuis 15 ans et pas qu'en France. Je tenais à le rappeler, je suis un peu spécialiste de Bruno

32:09
Locuteur

Le Maire, je connais

32:09
Présentateur

toute sa life par cœur. Je pense que c'est important de le rappeler

32:12
Locuteur

aussi.

32:12
Présentateur

Chacun ses passions.

32:14
Locuteur

J'adore le

32:14
Présentateur

foot,

32:14
Locuteur

toi

32:14
Présentateur

t'adores Bruno Le Maire. Pour ajouter sur Bruno Le Maire, tu parles de son absence de compétence en économie. C'est vrai que ça n'empêche pas du tout d'assumer certaines responsabilités.

32:25
Locuteur

Notamment,

32:25
Présentateur

j'ai vu que Faubourg dans le tchat nous soufflait qu'il avait été ministre de l'agriculture. C'est vrai.

32:29
Locuteur

Et

32:29
Présentateur

il y

32:29
Locuteur

a

32:29
Présentateur

cette séquence que je me suis rappelé grâce à ta vidéo sur

32:33
Locuteur

Bruno Le Maire. D

32:34
Présentateur

'ailleurs, allez

32:34
Locuteur

voir sur la

32:35
Présentateur

chaîne de Ribot.

32:36
Locuteur

Chaîne principale.

32:36
Présentateur

Voilà, et qui est vachement bien pour le coup. Et il y a cette séquence-là où tu

32:40
Locuteur

as

32:40
Présentateur

Bruno Le Maire, c'est au Grand Journal, je crois.

32:42
Locuteur

Il

32:42
Présentateur

est

32:42
Locuteur

face à

32:44
Présentateur

Ariane Massenet qui lui dit c'est combien un hectare ? Et il dit un hectare,

32:48
Locuteur

c

32:48
Présentateur

'est un hectare. Non, non, mais c'est combien ? Et donc à côté,

32:50
Locuteur

tu as

32:50
Présentateur

un mec qui lui dit c'est 100 mètres sur 100 mètres. Il fait, oui, mais ça fait combien s'en mettre sur

32:53
Locuteur

100 mètres. 100 fois 100.

32:54
Présentateur

Alors, c'est le nombre de zéros. Donc,

32:56
Locuteur

c

32:56
Présentateur

'est juste la question d'un hectare. Évidemment, ce n

33:00
Locuteur

'est

33:00
Présentateur

pas ça qui fait qu'on va être un bon ou un mauvais ministre de l'agriculture. Mais là, ça montre à quel point il s'est mis dans un costume par opportunisme, enfin dans différents costumes.

33:09
Locuteur

Parce que comme tu

33:10
Présentateur

dis, il a été secrétaire d'État sous Sarkozy aux affaires européennes, je crois, aux affaires étrangères, je ne sais plus exactement. Ensuite, à

33:15
Locuteur

l'agriculture. Il a bossé aux

33:16
Présentateur

affaires étrangères avec

33:17
Locuteur

deux bips. Ça, c

33:17
Présentateur

'est clair et bien. Mais à chaque fois, il y

33:19
Locuteur

a

33:19
Présentateur

tout un ensemble de gaffes qui rappellent quand même à quel point ce

33:24
Locuteur

n

33:24
Présentateur

'est pas forcément l'homme de la situation. Et un dernier point aussi sur son opportunisme. Parce que tu parlais du moment de 2017 justement où en fait, entre Fillon et Macron, juste avant Fillon, il promet de ne pas soutenir de candidat au deuxième tour. Finalement, quelques jours après, il soutient Fillon. Donc déjà, premier retournement de veste. Et puis ensuite, après avoir dit que Macron est d'étonnable sans projet, sans conviction, il va voir Macron. Donc en fait, on voit que c'est quelqu'un qui n'a pas forcément les compétences pour occuper les fonctions qu'il occupe. Mais par opportunisme, il est prêt à accepter tous les retournements de veste.

C'est très macroniste et on comprend qu'il ait rejoint ce camp-là. Mais voilà, ça dit aussi quelque chose de l'ADN de Bruno Le Maire. De

34:04
Locuteur

l

34:04
Présentateur

'ADN de Bruno Le Maire. Et au final, Bruno Le Maire, ce n

34:05
Locuteur

'est

34:05
Présentateur

pas du tout une exception. Dès Bruno Le Maire, tu secoues un arbre au cabinet de l'Elysée, il y

34:11
Locuteur

en

34:11
Présentateur

a dix qui tombent. Comme on dit.

34:17
Locuteur

l

34:17
Présentateur

'interchangeabilité, attention j'utilise un mot un peu compliqué, l'interchangeabilité des différents ministres et le fonctionnement de la Vème République. Les gens ne sont pas là pour leur expertise, les gens sont globalement interchangeables, ils ont des petites mains dans leur cabinet, à Bercy, enfin à Bercy pour le ministère de l'Économie, qui bossent. Alors si je ne

34:31
Locuteur

dis

34:31
Présentateur

pas ça pour dire que c

34:31
Locuteur

'est

34:31
Présentateur

l'État profond qui gouverne dans ce pays, ce n

34:33
Locuteur

'est

34:33
Présentateur

pas du tout ce que je veux dire. Mais en gros, la politique économique typiquement elle est impulsée par le président, point. Et après souvent, le ministre de l'Économie, en gros c'est un exécutant plus-plus qui a plein de petites mains qui bossent pour lui. Donc c'est pour ça que tout ce cercle avec Bruno Le Maire le lanceur d'alerte,

34:46
Locuteur

tout

34:46
Présentateur

ça c'est un peu du flanc. Mais c'est rigolo, je trouve ça quand même assez divertissant de voir Bruno Le Maire dans ce rôle. Bruno Assange, presque quasiment, le budget LX. Personnellement, en tant qu'observateur de la vie politique, je me régale. Après moi je note qu'il se renouvelle parce qu'il y

35:00
Locuteur

avait

35:00
Présentateur

Bruno Demande, maintenant il y a Bruno Lance L'Alerte,

35:02
Locuteur

moi

35:02
Présentateur

j

35:03
Locuteur

'ai

35:03
Présentateur

hâte de l'épisode 3. Et si le Premier ministre NFP c'était lui finalement ? Peut-être. Maintenant qu'il critique la Macronie. Si De Villepin n

35:14
Locuteur

'est

35:14
Présentateur

pas dispo et Alain Djamel. C'est ça, exactement.

35:18
Locuteur

On va

35:18
Invité

venir au 6 avril 2024.

35:20
Présentateur

Ok, 6 avril 2024,

35:22
Locuteur

c

35:23
Présentateur

'était où ? C'était avant les européennes du coup, juste avant les européennes. Pleine campagne. C'était pendant la campagne

35:27
Locuteur

les

35:27
Présentateur

européennes. Sachant qu'après il y

35:28
Locuteur

a eu

35:28
Présentateur

la dissolution,

35:29
Locuteur

c

35:29
Présentateur

'était fin juin.

35:29
Locuteur

C

35:29
Présentateur

'était vers le...

35:30
Locuteur

C

35:30
Présentateur

'était le 9 juin les européennes, donc c'est le 9 juin la dissolution, c'est ça.

35:34
Locuteur

Oui, c

35:34
Présentateur

'est ça. Oui,

35:37
Locuteur

c

35:37
Présentateur

'est

35:37
Locuteur

ça. Ah oui, la dissolution c'est le soir des européennes. Le deuxième tour de la

35:39
Présentateur

législative c

35:40
Locuteur

'est

35:40
Présentateur

le

35:40
Locuteur

7

35:40
Présentateur

juillet. C'est ça, c'est ça. Donc là,

35:41
Locuteur

c

35:41
Présentateur

'est juste avant le résultat des européennes du coup. Donc c'est au moment où on commençait à en parler et ce fameux secret mal gardé du déficit commençait à

35:49
Locuteur

être

35:50
Présentateur

révélé au grand jour.

35:51
Invité

Vous vous souvenez de

35:52
Locuteur

ce

35:52
Invité

que vous avez fait le 6 avril 2024 ? Vous écrivez au chef de l'État pour lui dire « Warning, alerte rouge, il y a une alerte sur les finances publiques ». Pourquoi est-ce que vous le faites par courrier, par lettre, avec cette mention secret ?

36:05
Locuteur

C

36:06
Invité

'est une discussion qu'on ne peut pas avoir au Conseil des ministres

36:08
Locuteur

? Non,

36:09
Invité

le Conseil des ministres c'est un lieu où on ne discute pas.

36:13
Locuteur

Bon.

36:14
Invité

C'est un lieu où on ne discute pas. C'est un lieu où on fait passer des parafeurs, on fait passer des nominations. Mais comme il n

36:20
Locuteur

'y a

36:20
Invité

pas de secret dans le Conseil des ministres et que dès que vous dites quelque chose ça se retrouve dans le canard enchaîné, il vaut mieux se taire.

36:26
Présentateur

Pourquoi ? J'allais me dire super marrant de cette séquence. D'abord, il a décidé de dénoncer le système. Là,

36:32
Locuteur

on

36:32
Présentateur

n'est même pas sur du lanceur d'alerte. Il a décidé vraiment de dénoncer le système, de dénoncer la Vème République. Là, c'est Juan Branco. Oui, c'est ça. On

36:37
Locuteur

va faire mélange entre Juan

36:38
Présentateur

Branco et Julian Assange. Ah, c'est quand ? Après,

36:40
Locuteur

si

36:40
Présentateur

je n'avais pas regardé, je l'avais gardé au chaud. C'est... OK, d'accord. Ça montre bien aussi l'état d'élitement de la Macronie. On se retrouve avec le plus éminent représentant du canal historique de la Macronie qui arrive et qui dit qu'on conseille des ministres, c'est juste qu'on ne fait passer des papelards, on les signe. Il faut bien fermer sa gueule parce qu'il y

36:56
Locuteur

a

36:56
Présentateur

des mouchards qui vont tout aller dénoncer au canard enchaîné. Ah ouais, on en est là. On en est là dans la Macronie. Ah, OK. Très bien. Un

37:03
Locuteur

punk.

37:04
Présentateur

J'écris.

37:05
Invité

La dégradation à grande vitesse de la dette de la France risque d'exploser

37:08
Locuteur

à la France. C'est grave, il faut

37:09
Invité

écrire. Quand vous avez beaucoup discuté, que vous avez à plusieurs reprises en Conseil des ministres dit qu'il fallait réagir, qu'il fallait que les ministres soutiennent et que vous voyez tout autour de la table

37:20
Locuteur

des

37:20
Invité

sourires narquois,

37:21
Locuteur

du

37:22
Invité

genre cause toujours,

37:23
Locuteur

à

37:23
Invité

un moment donné, vous prenez votre plume.

37:26
Locuteur

Parce

37:26
Invité

que c'est votre responsabilité de ministre des Finances. Deux jours après,

37:30
Locuteur

le 8 avril, le chef des... Il

37:31
Invité

aurait dû le publier

37:32
Présentateur

dans le journal L'Aurore en vérité parce qu'il y

37:33
Locuteur

avait

37:33
Présentateur

l

37:33
Locuteur

'air

37:33
Présentateur

d'accuser très très fort.

37:35
Locuteur

Il

37:35
Invité

y

37:35
Locuteur

a

37:35
Invité

participé à une réunion des présidents des groupes de la majorité qui se tient tous les lundis à l'Elysée et il dit j'entends parler de projet de loi de finances rectificatives, je n'en vois pas l'intérêt. Bruno Le Maire, quand vous entendez ça, pourquoi vous ne dites pas très bien merci, je m'en vais. Je prends mes responsabilités et je démissionne. Oui, bonne question. J'ai une fois encore très sincère avec vous.

37:58
Locuteur

C

37:58
Invité

'est pas con. La démission ne m'a jamais traversé l'esprit.

38:02
Locuteur

Pour

38:02
Invité

une raison très simple. J'aime le pouvoir. Voilà,

38:05
Locuteur

oui. Il va le dire, il va le dire. C

38:07
Invité

'est que démissionner, c'est capituler.

38:11
Locuteur

Et

38:12
Invité

que ça faisait des mois que j'avançais pas à pas.

38:15
Locuteur

Avec

38:16
Invité

des petites victoires, des défaites aussi,

38:19
Locuteur

mais

38:19
Invité

des petites victoires pour le rétablissement des comptes publics.

38:22
Locuteur

Oui,

38:22
Invité

il a fallu convaincre tout le monde. Oui, on a reçu des coups de poignard dans le dos de personnes qui disaient oui,

38:27
Locuteur

il

38:27
Invité

faut rétablir les comptes mais qui allaient faire une émission pour annoncer des dépenses supplémentaires. Oui, les oppositions

38:32
Locuteur

étaient opposées

38:35
Invité

à ce rétablissement des comptes. Mais il y avait des petites victoires. Et je considère qu'il vaut mieux combattre

38:43
Locuteur

que

38:43
Invité

se résigner.

38:45
Présentateur

OK, donc pour lui, démissionner, ça ne

38:47
Locuteur

peut

38:47
Présentateur

pas être rentré dans un rapport de force, ça ne

38:49
Locuteur

peut

38:49
Présentateur

pas être la manière la plus efficace de dénoncer les magouilles d'un gouvernement. Il en demande non, non,

38:53
Locuteur

non.

38:53
Présentateur

Moi, je préfère faire les petits pas dans la bonne direction plutôt que renverser la table. Ce qui lui fait un peu comment ? Avec le Parti Socialiste, par ailleurs. Mais c'est vrai qu'on aurait pu jouer à Bruno Devin... Enfin, devine Bruno plutôt. Oui. Et moi, je pensais qu'il allait dire oui, mais bon, je suis dévoué aux Français. Évidemment, je ne vais pas abandonner ce poste, d'autant qu'on entend beaucoup de moi, etc. Mais il préfère avoir cette espèce de champ lexical presque martial. Enfin, en tout cas, on retrouve une espèce de fibre

39:20
Locuteur

gaullienne,

39:22
Présentateur

on va dire. Enfin, il

39:23
Locuteur

y

39:23
Présentateur

a un peu

39:23
Locuteur

ce côté-là.

39:24
Présentateur

Je ne déserterai pas. Je suis sur

39:26
Locuteur

le champ de

39:26
Présentateur

bataille et puis j'ai une mission. Je dois la mener à terme, etc.

39:30
Locuteur

Qui

39:30
Présentateur

est assez risible, mais pour le coup, qui est en cohérence entre guillemets avec ce que je disais tout à l'heure sur ses ambitions potentiellement présidentielles.

39:36
Locuteur

Il

39:36
Présentateur

y a encore une fois la volonté de se montrer comme quelqu'un qui ne ment pas aux Français, il l'a dit, qui n'abandonne pas même dans la tourmente,

39:43
Locuteur

même face

39:45
Présentateur

à l'adversité.

39:46
Locuteur

Et

39:46
Présentateur

même quand, autour de lui, il n

39:47
Locuteur

'y

39:47
Présentateur

a que des sourires marquois alors qu'il hurle dans le silence entre les parafeurs. Enfin, du coup, il y

39:53
Locuteur

a

39:53
Présentateur

tout ce storytelling-là qu'il essaie d'imposer. Est

39:55
Locuteur

-ce

39:55
Présentateur

qu'il prendra dans l'opinion ?

39:56
Locuteur

J

39:56
Présentateur

'en sais rien. J'imagine pas. Mais en tout cas, il est vraiment dans cette comédia délarte. C'est fascinant à regarder et à analyser en termes de communication politique.

40:06
Locuteur

Après,

40:06
Présentateur

je sais pas si ça portera ses fruits. Enfin, il y

40:08
Locuteur

a

40:08
Présentateur

un côté un peu daté.

40:08
Locuteur

Je

40:08
Présentateur

suis

40:08
Locuteur

pas sûr.

40:09
Présentateur

Je suis pas sûr que ça porte ses fruits. Après, ceci étant dit, effectivement, il

40:12
Locuteur

a

40:12
Présentateur

une responsabilité gigantesque dans tout ça parce que c'est l'homme aux mille milliards de dettes comme tu le disais tout à l'heure. Sept ans à Bercy. Mais si on part du principe que sous Macron, le ministre de l'économie n'est qu'un simple exécutant, un pauvre gratte-papier qui se fait qu'exécuter les ordres qui viennent d'en haut, bon, à ce moment-là, si on admet ça, ça voudrait dire qu'on peut lui reconnaître une certaine sincérité. Effectivement. Moi, je n'étais qu'un rouage dans cette machine. Mais à ce moment-là, il devrait dire le vrai responsable, c'est Macron, qu'il vienne le chercher, quoi, s'il était sincère. Macron démission. Ouais, Macron démission. Macron

40:38
Locuteur

explosion, ça j'attends pas qu'il dise Macron explosion. Ah, peut-être. Alain Duhamel, on l'a

40:42
Présentateur

bien

40:42
Locuteur

vu

40:42
Présentateur

tout à l'heure, dit bravo à Mediapart pour ce vrai travail de journalisme. On peut très bien avoir Bruno Le Maire qui appelle à la démission d'Emmanuel Macron. On serait plus à ça après, en réalité. Bah, Edouard Philippe avait annoncé, enfin, avait demandé une présidentielle anticipée, enfin, à

40:55
Locuteur

la

40:55
Présentateur

programmer. Donc, ce serait pas impossible. Mais c'est vrai que le vrai courage de Bruno Le Maire, ce serait ça. Alors après, est

41:01
Locuteur

-ce

41:01
Présentateur

qu'il est encore lié par une amitié, par une fidélité ? Parce que c'est vrai que dans le courrier qu'il a écrit, qu'il a adressé à Emmanuel Macron et à la fin, donc, il termine à la main et il met ma fidèle amitié, enfin,

41:13
Locuteur

un truc du genre. Amitié sincère.

41:14
Présentateur

Amitié sincère, voilà. Donc, est-ce qu'il est lié par ce lien-là ? Je sais pas, je connais pas assez la nature de la relation entre Bruno Le Maire et Emmanuel Macron.

41:23
Locuteur

J'ai

41:23
Présentateur

bien étudié, mais je saurais

41:23
Locuteur

pas dire ça.

41:24
Présentateur

Il

41:25
Locuteur

y a

41:25
Présentateur

des choses qui restent secrètes dans

41:26
Locuteur

la

41:26
Présentateur

formation confidentielle. C'est ça. C

41:28
Locuteur

'est

41:28
Présentateur

son petit jardin secret. Mais voilà, c'est la question qu'on peut se poser. Pourquoi il pousse pas le curseur à ce point-là ? D'autant qu'en face, il

41:35
Locuteur

y a

41:35
Présentateur

des macronistes qui sont prêts, pour le coup, à mordre Bruno Le Maire au mollet pour défendre Emmanuel Macron. Eh oui. Comme par exemple, Maude Brejon. Alors là, quand même, on voit

41:43
Locuteur

qu

41:44
Présentateur

'il y

41:44
Locuteur

a

41:44
Présentateur

un pattern qui se répète. Il

41:45
Locuteur

y

41:45
Présentateur

a les anciens macronistes qui sont tous d'accord pour chier sur Macron. Et les macronistes qui sont encore dans le gouvernement sont tous d'accord pour défendre Macron. Donc moi, ça m'étonnerait pas qu'ici un an, Maude Brejon elle fasse une Bruno Le Maire finalement. Alors que là, elle est en train de défendre Macron. Donc on va vraiment... Encore une fois, ça en dit beaucoup sur la nature profonde de ce que c'est que la macronie et sur le niveau d'effondrement de ce camp politique qui est totalement en train de se briser. Et tout à

42:06
Locuteur

l

42:06
Présentateur

'heure, tu disais peut-être qu'il prépare des ambitions prévisentielles ou à minima, en tout cas, une reconversion politique pour l'après-Macron. En vrai, on en parle à chaque fois.

42:13
Locuteur

Je

42:13
Présentateur

crois que

42:13
Locuteur

c

42:13
Présentateur

'est la quatrième émission.

42:14
Locuteur

Je

42:14
Présentateur

crois que dans chaque émission qu'on a fait, on a toujours dit on sent que ça prépare l'après-Macron dans le bloc central. Donc là, Bruno Le Maire, ça peut s'inscrire là-dedans. Mais même Maude Brejon qui là est encore une des dernières fidèles au président de la République, finalement, elle, il

42:28
Locuteur

y a

42:28
Présentateur

un moment donné, je pense qu'elle va finir par préparer l'après-Macron. D

42:30
Locuteur

'ailleurs,

42:30
Présentateur

il

42:30
Locuteur

y a

42:30
Présentateur

un point commun entre Maude Brejon et Bruno Le Maire,

42:32
Locuteur

c

42:32
Présentateur

'est que les deux viennent de LR, ils sont de ces macronistes issus de LR. Donc peut-être que d'ici deux ans, quand la Macronie aura fini de péricliter, ils vont se retrouver dans le même parti à nouveau, bras-dessus-bras-dessous, à vouloir privatiser la sécurité sociale. Oui, très clairement. Donc, regardons sa réaction,

42:48
Locuteur

mais

42:48
Présentateur

voilà, bon, là, ça ne

42:49
Locuteur

va

42:49
Présentateur

pas forcément être la plus intéressante, mais elle dit le contraire de Bruno Le Maire.

42:51
Locuteur

Elle

42:51
Présentateur

dit non, dans sept ans, qui se renvoie la patate chaude pour dire non, on a menti, non, on n

43:01
Locuteur

'a

43:01
Présentateur

pas menti. Tout ça, c'est ridicule, mais tout ça est quand même divertissant.

43:04
Locuteur

On

43:04
Présentateur

l

43:04
Locuteur

'a

43:04
Présentateur

déjà dit.

43:05
Locuteur

Stop

43:06
Invité

à toutes les polémiques et je reprendrai la phrase qu'elle

43:09
Locuteur

a dit.

43:09
Présentateur

Donc, porte-parole du gouvernement. bonjour.

43:11
Invité

Celle de Pierre Moscovici. Il n'y avait pas de volonté de tromper. Dès mars 2024, Bruno Le Maire et le président de la République ont procédé à 10 milliards d'euros de gel.

43:22
Locuteur

Je

43:23
Invité

m'en souviens très bien, j'étais parlementaire. ça a beaucoup créé de débats, ça a suscité des mécontentements. On l'a fait et on l'a fait avant l'élection européenne, alors même que c'était impopulaire. Bruno Le Maire dit dans

43:38
Locuteur

cet entretien

43:38
Invité

je voulais aller beaucoup plus loin, il y avait encore 15 milliards à trouver. On ne m'a pas écouté. Résultat, les comptes ont dérapé de 42 milliards. J'écoutais le débat avant de venir en plateau. D'où viennent ces dépenses ? Ces dépenses, elles viennent notamment de la crise du Covid. Je rappelle qu'on a nationalisé le salaire des Français.

43:54
Présentateur

Nationaliser le salaire des Français ? C'est presque communiste que de faire ça. Nationaliser le salaire des Français ? Ok, d'accord. On est passé sous régime de capitalisme d'État comme en Chine. Le temps du Covid, je tiens à vous le rappeler, ce n

44:06
Locuteur

'est

44:06
Présentateur

pas tout à fait ce qui s'est passé. 2020,

44:08
Invité

on n

44:08
Locuteur

'est

44:08
Invité

plus dans le Covid. La mémoire courte.

44:11
Locuteur

Et

44:11
Invité

ensuite, de la crise de l'énergie où l'État est allé jusqu'à prendre en charge près de la moitié des factures d'électricité, de gaz, ça a coûté 25 milliards d'euros par an. Donc, cet argent a été utilisé pour protéger les Français parce que la première mission du Président de la République, c'est de protéger les Français.

44:30
Locuteur

Ok.

44:30
Présentateur

Alors, tu as quelque chose à dire ? Très, très rapidement, parce que je vois que sur le chat, Asmechand dit la guerre en Ukraine. Mais c'est vrai que ça me rappelle toutes les cartes magiques de la Macronie. C'est-à

44:41
Locuteur

-dire

44:41
Présentateur

que les cartes magiques de la Macronie,

44:42
Locuteur

tu

44:42
Présentateur

as soit le Covid, donc ça,

44:44
Locuteur

c

44:44
Présentateur

'est la première, évidemment. La deuxième, c'est la guerre en Ukraine. Et troisième, c'est la crise énergétique. Donc, à chaque fois, et ça rappelle Sarkozy aussi avec la crise économique,

44:52
Locuteur

à chaque fois,

44:54
Présentateur

c'est le contexte international,

44:55
Locuteur

c

44:55
Présentateur

'est le

44:55
Locuteur

contexte géopolitique, c'est le contexte économique. Oui, c'est ça.

44:57
Présentateur

Mais on a fait ce qu'on a pu. On a fait ce qu

44:59
Locuteur

'on

44:59
Présentateur

a pu. Donc, voilà, je voulais

45:00
Locuteur

réagir. Moi,

45:01
Présentateur

ce sur quoi je voulais réagir,

45:03
Locuteur

c

45:03
Présentateur

'est que ça ne parle que de dépenses, toujours. À chaque fois, c'est, oh non, il nous manque 10 milliards, on a 10 milliards de déficit en trop, vite, coupons les dépenses publiques.

45:10
Locuteur

C

45:10
Présentateur

'est toujours le but, c'est couper les dépenses publiques, couper les dépenses publiques, alors que Macron a baissé les recettes, a supprimé tout un tas d'impôts, c'est ce qu'on disait, fait tout un tas d'exonérations d'impôts et de cotisations sociales aux grandes entreprises. Sur ces fameux 211 milliards dont on parlait tout à l'heure, pourquoi ne pas aller chercher les 10 milliards là-dessus ? Pourquoi arrêter de prêter des milliards à des multinationales qui font des bénéfices records ? C'est impensable pour eux. Et s'il

45:30
Locuteur

y a

45:30
Présentateur

un point commun entre Maude Brejon, Emmanuel Macron, Bruno Le Maire et tous ceux dont on va parler ici, sauf, on verra après, c'est qu

45:37
Locuteur

'ils

45:38
Présentateur

ne voient des ajustements budgétaires. Quand ils doivent ajuster un peu au dernier moment, vite, on doit les trouver 10 milliards quelque part, c'est toujours sur la réduction de la dépense publique et jamais sur autre chose, jamais sur l'augmentation de la fiscalité. Alors que bon, c'est ce qu

45:50
Locuteur

'on

45:50
Présentateur

disait tout à l'heure, leur politique ne marche pas, cette politique de l'offre n'a pas les effets escomptés, c'est pour ça que la croissance stagne, c'est pour ça que la création d'emplois est beaucoup moins,

46:01
Locuteur

par

46:02
Présentateur

rapport à leurs prévisions,

46:03
Locuteur

se

46:03
Présentateur

fait beaucoup moins et souvent des métiers, que ce soit de

46:04
Locuteur

l

46:04
Présentateur

'apprentissage, des travails uberisés ou ce genre de choses, ça ne fonctionne pas et ça,

46:09
Locuteur

ils

46:09
Présentateur

ne reviennent jamais là-dessus. Ils

46:11
Locuteur

ne

46:11
Présentateur

réfléchissent qu'en termes de dépenses, comme si la seule manière d'agir sur les finances de la France était baisser les dépenses alors que tu peux aussi augmenter les R7 ou tu peux aussi, sinon tout simplement, avoir une politique à même de créer de

46:22
Locuteur

l

46:22
Présentateur

'activité économique dans le pays, pas uniquement par rapport à des ajustements budgétaires mais qui seraient à même de sur le long terme justement assainir un petit peu les finances publiques en relançant la machine économique. Et ça, jamais de la vie, ils vont commencer à l'évoquer.

Alors ils se renvoient tous la balle en disant non c'est pas de ma faute, non c'est de la faute à l'autre, c'est de votre faute à vous tous parce que votre politique économique ne marche pas et vous voulez répondre à des problèmes que vous avez vous-même créés uniquement par la réduction de la dépense publique alors que c'est un des leviers que vous pouvez utiliser mais c'est pas le plus évident surtout dans notre économie où on a la sécurité sociale, l'école publique, l'hôpital public et ce genre de choses.

46:54
Locuteur

Mais

46:55
Présentateur

complètement et surtout l'État-providence. Ouais et puis ce que tu dis sur les recettes, il y a des possibilités de recettes à aller chercher. D'ailleurs la commission des finances présidée par Eric Coquerel depuis un certain nombre de mois propose des alternatives chiffrées parce que c

47:09
Locuteur

'est

47:09
Présentateur

vrai que c'est aussi un des arguments de la Macronie c'est de dire en fait vous nous parlez des recettes mais allez-y faites une proposition constructive etc. Il y a un travail très concret qui est effectué par Eric Coquerel et pas seulement par tous les parlementaires de gauche et aussi par l'IOT par les indépendants plutôt centristes autour de Charles de Gourson.

Donc il y a des leviers à aller activer et plutôt que ça on se réfugie absolument dans une politique austéritaire qui fait comme première victime les services publics encore une fois parce que c'est aussi ça le bilan de la Macronie c'est étouffer couper absolument dans la dépense publique pour étouffer les services publics et donc pour réduire les possibilités d'accéder à des services minimums pour les plus précaires en particulier. Oui parce que les services publics qui profitent le plus des services publics en France il y

47:59
Locuteur

a

47:59
Présentateur

un truc quasiment enfin c'est linéaire plus on est pauvre plus on bénéficie plus on a une utilité à utiliser les services publics quand t'es milliardaire tu t'en fous des services publics tu peux faire tout par le privé la retraite par répartition tu t'en fous parce que de toute façon t'as des milliards de côté la question ne se pose même pas tu mets tes enfants dans l'école la plus chère de France pour préparer leur avenir tu peux y aller t'as pas besoin des services publics plus t'es riche moins t'as besoin des services publics donc c'est vrai c'est ce qu'on a déjà dit dans cette émission les premiers à trinquer en cas de réduction des dépenses publiques c'est les plus pauvres et parfois dans le détail c'est aussi le milieu associatif le milieu culturel tout un tas de choses et typiquement le milieu associatif et il y

48:33
Locuteur

a

48:33
Présentateur

un tissu associatif qui est au service des français les plus précaires et pas au service des français les plus riches c'est ça donc derrière tout ça derrière toute leur politique de l'offre en fait se cache une politique de classe au bénéfice

48:44
Locuteur

de

48:45
Présentateur

la classe bourgeoise voilà le terme est lâché face aux prolétariens relire Marx non mais c'est complètement ça c'est une politique de classe c'est une politique de casse aussi pour la joie à la rue fin on va faire des petites rimes comme ça mais j'essaie de concurrencer tes imitations attends faut le faire

48:58
Locuteur

avec la voix

48:59
Présentateur

tromblottante ça sera parfait c'est ça et en butant sur les mots non mais il y a cette il y a cette politique là donc en fait on étouffe les services publics donc c'est le bout de la chaîne et tu le disais sur le fait que les plus précaires les plus pauvres sont les premiers bénéficiaires de ces services publics il faut aussi dire que le bilan de la Macronie c'est aussi une explosion de la pauvreté aujourd'hui près de 10 millions de français vivent sous le seuil de pauvreté et il y

49:20
Locuteur

a

49:20
Présentateur

une autre statistique qui est aussi alarmante c'est que 10% de la population l'année dernière a eu recours aux distributions alimentaires donc enfin tout ça est à mettre aussi en relation quand on fait le bilan de la Macronie pour reprendre un petit peu l'ampleur de la classe globale de la politique menée depuis 2017 tout à fait alors je vois quelqu'un qui dit les riches ont la sécu aussi oui mais les riches en profitent moins si t'es très très riche tu vas donner beaucoup entre guillemets à la sécu parce que tes cotisations ça va faire quand même une bonne partie de ton salaire qui part en cotisation et c'est très bien je le précise mais voilà tu donnes plus que tu récupères comme c'est mutualisé c'est le principe de la solidarité nationale et de la solidarité intergénérationnelle dans le cas de la réforme des retraites donc effectivement si t'es très très riche tu gagnes beaucoup d'argent tu vas donner beaucoup entre guillemets bon il te reste beaucoup mais tu vas quand même donner beaucoup à la sécurité sociale pour au final en profiter un petit peu moins c'est le principe de mutualiser finalement donc oui les riches aussi ont la sécu et de toute façon la sécu c'est censé être universel c'est censé être pour les plus pauvres pour les plus riches et c'est comme ça c'est très bien que ce soit comme ça mais force est de constater que plus t'es riche moins t'as intérêt à profiter de cette sécurité sociale pour revenir là dessus mais c'est vrai effectivement c'est aussi pour les riches la sécu et même si on généralise la sécurité sociale on parle de la sécurité sociale de l'alimentation par exemple en ce moment il y

50:30
Locuteur

a

50:30
Présentateur

des débats qui commencent à merger là dessus ça sera aussi pour les riches voilà c'est le principe de l'universalité de la sécurité sociale c'est comme ça et on ne peut pas effectivement revenir sur ces principes là

50:41
Locuteur

tout

50:42
Présentateur

à fait

50:42
Locuteur

pour

50:43
Présentateur

les plus riches alors plus on est riche moins on en profite ça ne veut pas dire qu

50:47
Locuteur

'on

50:47
Présentateur

n'en profite pas et qu

50:47
Locuteur

'on

50:47
Présentateur

n

50:47
Locuteur

'y

50:47
Présentateur

a pas accès par ailleurs avant de passer à la suite justement là on va passer après à Eric Coquret le président de la commission des finances là t'en parlais juste avant mais j'aimerais bien regarder quand même cet extrait d'Elisabeth Borne parce

50:57
Locuteur

qu

50:57
Présentateur

'il

50:57
Locuteur

y a

50:57
Présentateur

Maude Brejon qui est monté à la rescousse pas de Bruno Le Maire mais du gouvernement actuel Elisabeth Borne aussi alors que franchement le binôme Elisabeth Borne Bruno Le Maire name a more iconic duo I'll wait j'ai envie de dire alors c'est vraiment c'est les deux parmi les représentants les plus historiques de la Macronie dans tout ce qu'on n'aime pas on va dire quoi donc là Elisabeth Borne qui dit oh non Bruno Le Maire il dit de la merde bon c'est tout ça il est vraiment ridicule donc on va regarder ça

51:22
Locuteur

elle est bien

51:23
Présentateur

bronzée pour

51:23
Locuteur

un mois de novembre

51:24
Présentateur

d'ailleurs qu'est-ce qu

51:25
Locuteur

'il

51:25
Présentateur

y

51:25
Locuteur

a

51:25
Présentateur

? elle est bien bronzée pour un mois de novembre d'ailleurs c'est vrai

51:27
Locuteur

un

51:27
Invité

super point de soleil à côté du ministère de l'éducation Bruno Le Maire encore lui décidément il vous prend notamment à partie vous n'êtes pas la seule c'est vous le président de

51:37
Locuteur

la

51:37
Invité

publique sur cette note d'avril 2024 qu'il a envoyée on est donc juste avant les européennes et Bruno Le Maire dit j'ai sonné l'alarme et on n'a pas réagi il vous cite il est sympathique Bruno non mais je pense qu'il peut se rappeler que moi j'ai quitté Matignon le 8 janvier 2024 donc je n'étais plus première ministre j'avais un successeur Gabriel Attal pourquoi ?

52:00
Présentateur

le budget 2024 il a été voté fin 2023 on le sait là on est en plein dans les discussions budgétaires pour le budget 2026 on n'est pas en 2026 donc elle était encore totalement première ministre c'est elle qui a fait passer le 49-3 sur le budget et les lettres de Bruno Le Maire datent de fin 2023 si je ne

52:14
Locuteur

dis

52:14
Présentateur

pas de bêtises donc là dessus elle est vraiment en

52:16
Locuteur

train

52:16
Présentateur

de botter en touche en disant ah non moi j'étais plus là à ce moment là bah oui comment ça émerge c'est plus là qu

52:22
Locuteur

'est-ce qui se passe

52:23
Présentateur

Weldorge Weldorge là qu'est-ce que

52:28
Locuteur

tu

52:28
Présentateur

nous fais là c'est endormi sur le clavier tu t'es endormi sur le clavier est-ce que quelqu'un peut juste time out Weldorge qui a un problème technique après je le vois souvent merci je le vois souvent Weldorge c'est pas un troll ou quoi que ce soit mais là il y

52:37
Locuteur

a

52:37
Présentateur

eu un problème sur le chat donc voilà Elisabeth Band qui dit un peu n'importe quoi

52:43
Locuteur

quoi

52:43
Invité

vous cite-t-il ah bah je ne sais pas il faut lui demander je ne sais pas vous avez une idée quand même non non mais je pense que écoutez c'est à lui c'est à lui de s'expliquer je crois qu'il doit manifestement se mélanger dans le calendrier mais

52:56
Locuteur

les

52:57
Invité

faits sont là en avril 2024 je n'étais plus premier ministre Bruno

53:01
Locuteur

bon

53:02
Présentateur

bah j'ai répondu à son argument de toute manière oui bah t'étais premier ministre au moment où le budget a été voté quoi oui puis la question c'est pas qui est premier ministre au moment de la lettre quoi enfin comme tu dis c'était au moment du budget à Talé il arrive juste après il fait sur des garçons de politique générale à la mi-janvier donc enfin c'est pas contestable donc elle est gentille Elisabeth mais elle se trompe dans son calendrier aussi

53:19
Locuteur

oui

53:19
Présentateur

voilà exactement tout le monde se trompe dans le calendrier finalement tout ça est assez pathétique mais divertissant ça fait 40 fois qu'on le dit mais je

53:25
Locuteur

sais pas quoi et d'ailleurs on

53:27
Présentateur

notera aussi la petite balle perdue pour Atal parce qu'elle renvoie le truc vers Atal et c'est intéressant parce qu

53:32
Locuteur

'il

53:32
Présentateur

y

53:32
Locuteur

a

53:32
Présentateur

un peu un ping-pong en ce moment enfin c'est vraiment du côté de la macronie entre Atal et Borne enfin on aime bien s'envoyer des petites balles Atal récemment a fait une sortie en disant que Elisabeth Borne avait défait tout ce qu'il avait voulu faire au ministère de l'éducation nationale là t'as Elisabeth Borne qui à plusieurs reprises met des petits tirs à Atal et là en gros dit attendez attendez vous parlez de ce dérapage moi j'étais plus là c'était Gabriel Atal

53:54
Locuteur

donc c'est une

53:55
Présentateur

façon aussi encore une fois de poursuivre ce duel à la distance palpitant on attend la réaction de Gabriel Atal qui peut-être va dire bah non le budget a été voté la

54:02
Locuteur

dernière fois

54:03
Présentateur

j

54:03
Locuteur

'ai

54:03
Présentateur

hâte de voir la suite celui qui dit qui est exactement alors du coup on a vu un peu la réaction des macronistes il n

54:10
Locuteur

'y a

54:10
Présentateur

pas grand chose à commenter à part de dire que tout ça est assez ridicule par contre du

54:13
Locuteur

coup

54:13
Présentateur

ce qui est peut

54:13
Locuteur

-être

54:13
Présentateur

plus intéressant c'est de voir la réaction d'Eric Coquerel qui à la fois représente la commission des finances il était président de la commission des finances fin 2023 quand le budget a été voté il fait partie des personnes qui ont alerté etc etc donc c'est pas le seul parce qu'il

54:25
Locuteur

y a

54:25
Présentateur

aussi Pierre Moscovici le haut conseil aux finances publiques Bruno Le Maire du coup vraisemblablement

54:31
Locuteur

et

54:32
Présentateur

après d'autres même ORN certains ont commencé à jaser déjà à ce moment-là comme Jean-Philippe Tanguy dont on parlait tout à l'heure mais voilà il va parler en tant que président de la commission des finances mais aussi en tant que représentant de la gauche française et qui connaît bien toutes les questions budgétaires et économiques et donc là on va voir que le son de cloche c'est un petit peu différent et c'est un peu moins se passer la patate chaude ce qui est normal cela dit parce qu

54:49
Locuteur

'il

54:49
Présentateur

n'était pas au gouvernement à ce moment-là mais voilà donc écoutons ce qu'a dit Bruno

54:53
Locuteur

Coquerel

54:54
Présentateur

Eric Coquerel président de la commission des finances d'ailleurs il est toujours président de la commission des finances malgré la dissolution et tout ça il y est resté

55:03
Locuteur

ce

55:03
Présentateur

qui lui permet d'avoir une posture un peu différente sur BFM TV et j'ai remarqué j'ai réacté déjà à toutes ces interviews lundi je crois que c'était ouais c'était lundi Eric Coquerel souvent il est interrogé en tant que président de la commission des finances et du coup il se fait un petit peu moins chier dessus par les présentateurs que le gauchiste moyen ou le LFiste moyen à la télé c'est assez intéressant c'est vrai et puis en plus il bénéficie de comment dire d'une espèce de légitimité parce qu'il a formé un duo un petit peu avec Charles de Courson qui est député Eliott donc indépendant plutôt centriste et donc Charles de Courson était son rapporteur général au budget dans la commission des finances c'est ça ouais et donc en fait le fait que Coquerel arrive à travailler avec quelqu'un qui par les médias mainstream disons est vu comme modéré

55:46
Locuteur

ça

55:46
Présentateur

a aussi joué dans

55:48
Locuteur

cette espèce

55:48
Présentateur

de droit ou en tout cas de légitimité à minima

55:51
Locuteur

de normalisation voilà

55:53
Présentateur

alors après il faut noter que Charles de Courson a perdu son poste au profit de Philippe Juvin qui est LR on va voir comment ça va se passer entre les deux mais

56:00
Locuteur

c'est vrai

56:00
Présentateur

que t'as raison c'est le seul insoumis presque qui bénéficie de ça il y avait un moment il y avait Aurélie Trouvé aussi quand elle était présente de

56:06
Locuteur

la

56:06
Présentateur

commission des affaires économiques et bon maintenant c'est un peu moins le cas et étrangement quand Clémence Guettet est sur les plateaux on ne

56:12
Locuteur

l'appelle

56:12
Présentateur

pas vice-présidente de l'Assemblée Nationale là par contre

56:16
Locuteur

on

56:16
Présentateur

la diabolise un peu plus

56:18
Locuteur

après ouais après

56:19
Présentateur

raison

56:20
Locuteur

je

56:20
Présentateur

sais pas peut-être un fonds de misogynie aussi

56:22
Locuteur

voilà je

56:23
Présentateur

sais pas je sais pas t'as dit le mot

56:26
Invité

je voudrais te dire une chose il y a eu cette lettre mais il y

56:28
Locuteur

en

56:28
Invité

a une autre qui est passée plus inaperçue

56:30
Présentateur

deuxième révélation alerte exclusive il y avait une deuxième lettre de Bruno Le Maire je crois pas que c'est Bruno Le Maire il me semble qu

56:36
Locuteur

'il

56:36
Présentateur

a parlé de Moscovici mais je suis pas sûr Moscovici qui était haut commissaire je sais plus quoi je me souviens plus il était à la cour des comptes en

56:43
Locuteur

gros il était le chef de la cour des comptes

56:45
Présentateur

sachant que le fameux haut conseil aux finances publiques dont je parlais qui justement doit juger la crédibilité des scénarios du gouvernement c'est littéralement son rôle son métier en faisant un rapport qui est public par ailleurs et qui était raccord avec ce que dit Coquerel ici ce qu'a dit Bruno Le Maire ça dépend de la cour des comptes le haut conseil aux finances publiques donc Pierre Moscovici en tant que président il me semble chef de la cour des comptes à cette époque là effectivement logiquement il aurait donné l'alerte aussi comme le président de la commission des finances et comme le ministre de l'économie donc encore une fois c'était vraiment un secret de polichinelle quoi sachant que le rapport du haut conseil aux finances publiques est public donc même n'importe qui pouvait la regarder et c'était écrit noir sur blanc attention vos prévisions elles sont un peu pourries quoi

57:24
Invité

quelle ? et une lettre qu'il a écrit en novembre 2023 excusez-moi je me remémore

57:30
Locuteur

les mots oui donc avant

57:31
Invité

à Elisabeth Borne juste avant qu'Elisabeth Borne annonce un 49-3 sur le budget de l'Etat

57:36
Locuteur

bah

57:36
Présentateur

alors Elisabeth Borne alors Babette qu'est-ce qu'elle nous fait là ? elle a dit non non ce n

57:39
Invité

'était pas moi bon bah ok c

57:40
Locuteur

'est

57:40
Invité

d'accord et dans cette lettre

57:43
Locuteur

il

57:44
Invité

dit la même chose il annonce même qu'il va très certainement falloir annuler 10 milliards d'euros supplémentaires par rapport au budget qu'on était en train ce

57:53
Locuteur

qu'ils ont fait du coup on était en train de

57:54
Invité

discuter à ce moment là dès le mois de janvier ou février et il n

57:59
Locuteur

'y a

57:59
Invité

pas eu un mot d'Elisabeth Borne dans cette présentation de son budget à l'Assemblée donc elle avait connaissance de cette

58:05
Locuteur

lettre

58:05
Invité

elle

58:05
Locuteur

avait

58:05
Invité

connaissance

58:05
Locuteur

de cette lettre elle avait

58:06
Invité

connaissance de cette alerte tout comme ensuite Emmanuel Macron et Gabriel Attal qui était le nouveau Premier ministre avaient connaissance de ces alertes réitérées par Bruno Le Maire est-ce que vous considérez que le fait que ça n

58:17
Locuteur

'ait

58:17
Invité

eu aucune conséquence qu'en effet ça n'ait été ni mentionné par les uns ni mentionné par les autres qu'il n'y ait pas eu ce projet de loi rectificative qui aurait donc assumé en quelque sorte cette dérive est-ce que vous estimez certains disent c'est

58:32
Locuteur

j

58:32
Présentateur

'ai une hésitation il n

58:34
Locuteur

'y a

58:34
Présentateur

pas eu de projet de loi de finances rectificatives donc les 10 milliards c'était quoi c'était des ordonnances quelque chose comme ça si si c'était un il y en a eu un avant les européennes ou alors j'ai décroché j'ai peut-être lu le chat j'ai mal compris ce qu

58:43
Locuteur

'ils

58:43
Présentateur

ont dit

58:44
Locuteur

parce qu

58:44
Présentateur

'il

58:45
Locuteur

y

58:45
Présentateur

a

58:45
Locuteur

eu ces 10

58:46
Présentateur

milliards d'économies ils n'ont pas été débattis de gel je t'avoue que c'est plus très frais dans mes souvenirs ou alors je ne

58:53
Locuteur

sais

58:53
Présentateur

pas ils ont fait un 49.3 instantanément si quelqu'un a l'info dans le chat parce

58:57
Locuteur

que

58:57
Présentateur

pour moi c'était un projet de loi de finances rectificatives ces fameux 10 milliards d'économies début 2024 qui correspond à la lettre de Bruno Le Maire etc etc mais du coup ça correspond bon je vais retourner un peu en arrière peut

59:07
Locuteur

-être

59:07
Présentateur

que j

59:07
Locuteur

'ai

59:07
Présentateur

mal entendu je suis fatigué j'en ai mis 5h cette nuit je suis à deux doigts du burn-out pardon décret c'était par décret ok donc c'était pas un PLFR ou un PLFR qui est passé par décret bon

59:16
Locuteur

je sais pas

59:17
Présentateur

ah oui le maire a appelé à un projet de loi rectificative

59:19
Locuteur

ok c'est ça

59:20
Présentateur

il

59:20
Locuteur

n'y a

59:20
Présentateur

pas eu lieu à la place ils l

59:21
Locuteur

'ont

59:21
Présentateur

passé en décret sans débat du coup ce qui est encore une fois une caractéristique de la Macronie de ne pas débattre passer outre l'Assemblée Nationale et passer en force voilà encore une fois à travers toute cette séquence de un peu de retour en arrière on voit au final la nature profonde de la Macronie à tous les niveaux

59:38
Locuteur

qui

59:38
Invité

aurait donc assumé en quelque sorte cette

59:41
Locuteur

dérive

59:41
Invité

est-ce que

59:42
Locuteur

vous

59:43
Invité

estimez certains disent c'est une forme de mensonge clairement ça veut

59:48
Locuteur

dire

59:48
Invité

qu'il

59:48
Locuteur

y a

59:48
Invité

un mensonge d

59:49
Locuteur

'État

59:49
Invité

oui il y a une omission d'État donc c'est pas vu la situation c'est-à-dire empêcher finalement l'Assemblée de discuter d'une situation concrète réelle dès 2023 bien évidemment il y a en partie on peut me dire que rétrospectivement ça veut dire que le budget qui était présenté était insincère je ne

1:00:07
Locuteur

sais

1:00:07
Invité

pas si vous vous rappelez mais il

1:00:09
Locuteur

le dit

1:00:09
Invité

dans la lettre noir sur blanc voilà ce qu'il écrit notamment nous pourrions être accusés d'insincérité bien sûr il l'écrit à Emmanuel Macron il dit monsieur le Président je demande notamment une loi de finances rectificative sinon on nous accusera d'insincérité bien sûr donc du coup je peux le faire aujourd'hui puisqu'il l'expliquait mais il faut se rappeler qu'à ce moment-là Pierre Moscovici pour le haut commissaire des finances publiques n'avait pas parlé d'insincérité

1:00:35
Locuteur

pour

1:00:36
Présentateur

le haut commissaire pour le haut conseil des finances publiques il s

1:00:38
Locuteur

'est

1:00:38
Présentateur

trompé non ? il existe le haut commissaire des finances publiques

1:00:40
Locuteur

?

1:00:41
Présentateur

il a dit pour le haut bon bref peu importe

1:00:44
Locuteur

l

1:00:44
Invité

'insincérité parce que c'est un peu l'arme nucléaire si vous parlez d'insincérité ça veut dire que constitutionnellement il faut arrêter ce qu'il est en train de se passer mais avait dit que pour lui c'était pas très crédible ce qu'on nous proposait donc il y a eu des alertes il ne

1:00:56
Locuteur

faut

1:00:56
Invité

pas faire comme si on a entendu après le gouvernement nous dire mais non on ne pouvait pas savoir il y

1:01:02
Locuteur

a

1:01:02
Invité

eu des alertes en tous les sens le ministre l'économie c'est ce qu'on apprend lui-même à alerter la première ministre à alerter le président de

1:01:09
Locuteur

la

1:01:09
Invité

république et rien n'a été suivi des

1:01:10
Locuteur

faits

1:01:11
Présentateur

et oui effectivement on continue

1:01:14
Locuteur

c'est un tas d

1:01:14
Présentateur

'exemple parce que là c

1:01:15
Locuteur

'est

1:01:16
Présentateur

un Eric Coquerel fait comment dire mais une petite

1:01:20
Locuteur

petite

1:01:21
Présentateur

pique quand même à Pauline de Malherbe en disant ben voilà du coup je peux le dire parce que Bruno Le Maire l'a dit ben oui ça fait des mois et des mois et des mois qu'Eric Coquerel comme toute la gauche parle de de mensonges aux français d'omissions d'irresponsabilité etc personne n'a voulu entendre

1:01:37
Locuteur

maintenant

1:01:38
Présentateur

que c

1:01:38
Locuteur

'est

1:01:38
Présentateur

Bruno Le Maire qui arrive avec un courrier marqué secret là ça y est on l'entend mais c'est dommage parce que ça fait bien longtemps qu'on aurait pu réagir notamment en cherchant des recettes comme tu le disais dans tous les cas limite je me dis s'ils n'ont pas c'est quoi le pire pour la France là tout de suite alors après là c'est politique il n

1:01:54
Locuteur

'y a

1:01:54
Présentateur

pas de réponse mais bon comme nous ici on est de gauche on va quand même y répondre à cette question c'est quoi le pire pour la France creuser augmenter le déficit de quelques 0,5% alors que c'était pas prévu ou casser les services

1:02:04
Locuteur

publics

1:02:06
Présentateur

la question se pose s'ils avaient vraiment réagi leur réaction ça aurait été quoi ?

1:02:09
Locuteur

ça

1:02:09
Présentateur

aurait été de faire une cure d'austérité comme ils essayent de nous faire passer justement depuis la dissolution ils n'y arrivent pas trop parce qu

1:02:13
Locuteur

'ils

1:02:13
Présentateur

n

1:02:13
Locuteur

'ont

1:02:13
Présentateur

pas la majorité je veux dire il

1:02:15
Locuteur

y a

1:02:15
Présentateur

un côté où bon si au final le lanceur d'alerte Bruno Le Maire avait été entendu ils auraient fait quoi ? ils auraient économisé 40 milliards sur le dos de l'école publique de l'hôpital public du remboursement des soins et de la retraite par répartition quoi donc est-ce que ça aurait été vraiment une bonne chose au final que Macron ait préféré ait mis ça sous le tapis et qu'ils aient préféré creuser un petit peu le déficit plutôt que casser nos services publics est-ce que c'est vraiment une si mauvaise nouvelle que

1:02:35
Locuteur

ça quelque part ? on peut voir ça comme ça aussi

1:02:37
Présentateur

c'est clair c'est vrai que si on se dit que dans tous les cas ils n

1:02:40
Locuteur

'auront

1:02:40
Présentateur

pas cherché de recettes

1:02:41
Locuteur

qu

1:02:42
Présentateur

'ils ne vont pas imposer les plus riches qu'ils ne vont pas taxer les dividendes de capital en général

1:02:48
Locuteur

oui

1:02:48
Présentateur

forcément il vaut mieux il vaut mieux encore qu'ils aient mis ça sous le tapis c'est mon avis en tout

1:02:52
Locuteur

cas mais oui

1:02:53
Présentateur

je pense que tu as malheureusement raison parce que évidemment Emmanuel Macron jusqu'à la fin de son mandat refusera absolument toute possibilité d'aller chercher des recettes et surtout qu'en plus ce serait aussi ses déjugés parce qu'il a supprimé l'ISF par exemple c'est juste une mesure symbole mais ça fait partie aussi de sa politique globale et donc forcément oui c'est l'austérité que l'austérité toujours l'austérité et on n'aurait pas eu autre chose on n'aurait pas autre chose parce que comme tu viens de dire ça serait un aveu d'échec de sa politique alors en vérité le fait qu'il n'y

1:03:21
Locuteur

ait

1:03:21
Présentateur

pas assez de croissance et qu'il déficite tout ce qui s'est passé en 2024 leur mauvaise prévision est déjà un aveu d'échec de sa politique mais au lieu d'acter cet échec pour tenter une autre politique économique premièrement le déni puis après quand c'est plus du déni c'est dire ah oui on va aller encore plus loin dans cette politique si on arrive à le faire assez fort cette fois-ci ça marchera donc encore une fois tout ça est extrêmement révélateur de ce que c'est que la Macronie et de

1:03:43
Locuteur

ce

1:03:43
Présentateur

que c'est que la Macronie depuis 2017 sachant qu'à un moment donné leur politique semblait avoir plus ou moins porté un petit peu ses fruits parce qu'il y

1:03:49
Locuteur

a

1:03:49
Présentateur

quand même eu sous Bruno Le Maire du coup c'était quoi la deuxième ou troisième année avant le Covid une année où le déficit avait été contenu mais ça a été à court terme ça a été contenu mais après comme leur politique ça a

1:03:59
Locuteur

été

1:03:59
Présentateur

contenu parce qu'ils ont vraiment raboté dans les dépenses et ce genre de choses donc ça a marché une année où on est passé sous les 3% de points de PIB en déficit annuel il

1:04:06
Locuteur

y

1:04:06
Présentateur

a eu une année où ça l'a fait chez Macron mais de toute façon c'était du très court terme parce que les effets économiques qu

1:04:11
Locuteur

'on

1:04:11
Présentateur

crée sur l'économie réelle de sa politique n'ont pas créé de cercle vertueux à même de relancer la machine économique etc. donc ça je veux dire même s'ils ont contenu le déficit pendant un an ou deux

1:04:21
Locuteur

dans

1:04:22
Présentateur

tous les cas c'est sur le temps long qu'on peut juger d'une politique économique c'est pas évident de penser l'économie sur le temps long dans un monde hyper financiarisé comme le nôtre mais c'est comme ça qu

1:04:29
Locuteur

'on

1:04:29
Présentateur

le fait et logiquement voilà justement on a 10 ans de Macron là on peut commencer à réfléchir un tout petit peu en termes de temps long et sur le temps long sa politique de l'offre sa politique pro-business sa politique néolibérale tout ce que vous voulez d'austérité est un échec et c

1:04:40
Locuteur

'est

1:04:40
Présentateur

justement précisément ce que cette séquence montre et puis tout dépend aussi sur quel indicateur à partir de quel indicateur on juge une réussite ou pas d'une politique économique parce que si on se contente uniquement de certains indicateurs comme le taux de chômage la croissance le taux d'inflation je ne sais quoi le déficit on peut on peut attribuer une réussite à une politique qui casse en fait qui crée une casse sociale absolue c'est

1:05:04
Locuteur

à

1:05:04
Présentateur

dire que c'est à

1:05:05
Locuteur

dire

1:05:05
Présentateur

qu'aujourd'hui c'est un peu ce que je disais tout à l'heure mais la Macronie se targue de bons résultats enfin en tout cas s'est targuée à certains moments de bons résultats sauf qu

1:05:11
Locuteur

'il

1:05:11
Présentateur

n

1:05:12
Locuteur

'y a

1:05:12
Présentateur

jamais autant de pauvres il n

1:05:13
Locuteur

'y a

1:05:13
Présentateur

jamais autant de mal logés il n

1:05:14
Locuteur

'y

1:05:14
Présentateur

a jamais autant de précaires donc enfin voilà tout ça est à mettre en perspective et c'est vrai que juger de la réussite ou pas d'une politique économique c'est quelque chose d'immunement complexe et c'est aussi pour ça que bien souvent la Macronie arrive à tordre certains indicateurs pour dire vous voyez on réussit mais sauf que c'est plus compliqué que ça

1:05:31
Locuteur

évidemment

1:05:31
Présentateur

il y

1:05:32
Locuteur

a

1:05:32
Présentateur

de la politique derrière ça c'est pas t'arrives avec une vérité absolue ça dépend de ton prisme de lecture politique un libéral pourrait très bien dire non je suis très satisfait regardez ça marche là où un communiste pourrait dire il n

1:05:42
Locuteur

'y a

1:05:42
Présentateur

rien qui va il y a de la politique derrière donc il faut arrêter de dire comme quoi il y a des indicateurs précis et c'est comme ça et c'est pas autrement il n

1:05:50
Locuteur

'y a

1:05:50
Présentateur

pas enfin c'est pas comment dire il n

1:05:52
Locuteur

'y a

1:05:52
Présentateur

pas qu'une seule manière d'apprécier la situation et ça pareil c'est une des grandes caractéristiques pardon caractéristiques de la Macronie mais en fait une des grandes caractéristiques de ce qu'on appelle souvent l'extrême centre j'ai vu quelqu'un en parler tout à

1:06:02
Locuteur

l

1:06:02
Présentateur

'heure dans le chat parler de Margaret Thatcher qui disait c

1:06:08
Locuteur

'est comme

1:06:08
Présentateur

ça et c'est pas autrement c'est nous qui avons compris les règles en fait c'est nous même qu'on définit les règles entre guillemets et puis les autres vous savez pas de quoi vous parlez quoi et donc pareil à travers toute cette histoire on ressent cet aspect là l'aspect extrême centre zérisno alternatif Tina voilà exactement chez la Macronie alors je voulais juste j'ai un petit message avant de passer à la toute fin là on va parler vite fait du communiqué de Marine Le Pen parce qu

1:06:28
Locuteur

'il n

1:06:28
Présentateur

'y a pas grand chose à dire dessus là quand je disais tout à l'heure Macron en gros ce qu'il dit c'est ah ça marche pas notre politique économique du coup on doit aller plus loin c'est pour ça que ça marche pas quelqu'un a répondu alors il y

1:06:38
Locuteur

a

1:06:38
Présentateur

un petit capa mais je trouve que c

1:06:39
Locuteur

'est

1:06:39
Présentateur

intéressant Longoste a répondu remember le communisme marche pas car on a pas été assez loin dans le communisme alors comme quoi oui effectivement il y

1:06:45
Locuteur

a

1:06:45
Présentateur

plein de communistes qui diraient ça qui diraient non non c'était pas du vrai communisme si on faisait le vrai communisme ça marcherait mais alors là où je suis pas d'accord avec toi

1:06:51
Locuteur

c'est que c

1:06:52
Présentateur

'est pas comparable et moi j'ai des exemples de tout petits bouts de communisme qui fonctionnent alors qu'on a pas été très très loin comme par exemple la sécurité sociale dont on parle de plus tout à l'heure la sécurité sociale c'est mutualiser la richesse créée par les travailleurs dans un grand pot commun et pour le redistribuer dans une forme de solidarité intergénérationnelle et internationale qui assure un niveau de vie minimum pour tous y compris les plus pauvres des travailleurs donc ça c'est un communisme qui a pas été si loin que ça c'est un tout petit bout c'est une petite croquette de communisme dans la brioche France une pépite de communisme dans la brioche France

1:07:24
Locuteur

bon

1:07:25
Présentateur

l'analogie vaut ce qu'elle vaut mais on voit que ça peut marcher donc non je suis pas d'accord avec toi Longos même si t'avais mis un capa peut-être que c

1:07:30
Locuteur

'est

1:07:30
Présentateur

un peu pour rigoler mais voilà je veux dire c'est quoi un petit bout d'austérité qui marche montrez-moi en un un petit bout d'austérité qui fonctionne moi j

1:07:37
Locuteur

'ai

1:07:37
Présentateur

un exemple de petit bout de communisme qui fonctionne ça s'appelle la sécu et puis il

1:07:41
Locuteur

y

1:07:41
Présentateur

a des petits bouts aussi dans les municipalités parce qu'il

1:07:43
Locuteur

y a

1:07:43
Présentateur

du communisme municipal qui vient encore mutuelle municipale notamment qui se crée il y a tout un ensemble d'initiatives donc là pour le coup oui je te rejoins sur la pépite communiste dans la brioche France mais je crois qu'il est mis c'est

1:07:55
Locuteur

pour

1:07:55
Présentateur

ça qu'on a faim comme ça on parle de brioche c'est ça oui j'avoue on a encore largement dépassé quasiment une heure c'est aussi les problématiques il

1:08:03
Locuteur

est presque

1:08:03
Présentateur

deux heures je parle de midi oui on est d'accord c'est plutôt que cet argument pété on le connait depuis longtemps à gauche oui voilà je vois ce que tu veux dire on est d'accord on

1:08:10
Locuteur

est

1:08:10
Présentateur

tous communistes ici évidemment on a l'humanité finalement ok bah pour terminer je te propose de lire la déclaration de Marine Le Pen le tweet de Marine Le Pen ce qui n

1:08:20
Locuteur

'est

1:08:20
Présentateur

pas hyper intéressant moi je voulais retrouver un extrait de Jean-Philippe Tanguy qui parle tout ça parce que c'est le monsieur budget du RN j'ai retrouvé que des extraits d'il y a longtemps où il alertait déjà bon on en

1:08:27
Locuteur

a

1:08:27
Présentateur

déjà parlé en fait tout le monde était d'accord pour dire qu'il allait y avoir plus de déficit que prévu c'était effectivement un secret de polichinelle mais voyons ce que Marine Le Pen avant de dire pour voir un petit peu la posture que peut avoir l'autre opposition à Macron l'autre opposition à Macron pas de gauche mais d'extrême droite du coup en vérité il propose des solutions économiques qui sont beaucoup plus proches de Macron en vérité c'est quasiment les mêmes en termes de politique budgétaire ce qu'il propose mais voyons voir les éléments de langage de Marine Le Pen donc je vais lire tout ça le tweet est un peu long

1:08:55
Locuteur

la

1:08:55
Présentateur

confirmation que Bruno Le Maire avait informé Emmanuel Macron par une lettre sur l'état désastreux des finances publiques alors que lui-même et l'ensemble du gouvernement en parallèle mentait aux français montre bien à quel point notre démocratie est malade le rassemblement national avait au contraire dit la vérité aux français et dénoncé publiquement ces mensonges organisés pour couvrir des dérapages insensés du déficit public donc quand il dit ça voilà la réponse à Jean-Philippe Tanguy qui lui aussi aurait alerté en réalité c'est ce qu

1:09:21
Locuteur

'on

1:09:21
Présentateur

disait tout à l'heure que ce soit Pierre Moscovici Eric Coquerel Jean-Philippe Tanguy tout le monde à peu près alerté en réalité ou Bruno Le Maire lui-même je veux dire on a tout le champ politique un technocrate à travers Moscovici le centre libéral du bloc bourgeois à travers Bruno Le Maire l'extrême droite nationaliste à travers Jean-Philippe Tanguy et la gauche la vraie gauche entre guillemets à travers le président de la commission des finances Eric Coquerel donc je veux dire normalement dire voilà on avait dit la vérité bah oui mais tout le monde avait dit la vérité à ce compte là

1:09:50
Locuteur

le

1:09:50
Présentateur

3 juillet 2024 alors que nos alertes et demandes de correction du budget restaient sans réponse du gouvernement pendant des mois nous avions déposé une motion de censure pour exiger une loi de finances rectificative en vain

1:10:01
Locuteur

nous

1:10:01
Présentateur

l'avions clairement annoncé le maquillage des comptes publics à quelques mois seulement des élections de 2024 devait nécessairement mener à une véritable purge fiscale et sociale imposée par la Macronie aux contribuables nous y sommes ces mensonges ont évidemment porté atteinte à la sincérité des élections européennes de 2024 mais pourquoi il dit ça vous avez gagné les européennes de 2024 le RN donc ça veut dire quoi ça veut dire ah on nous a volé l'élection avec ces histoires bah vous pouvez pas dire ça bon bref pire encore quand Emmanuel Macron dissout l'assemblée nationale il agit en parfaite conscience de l'état désastreux des comptes publics il en dit mot à l'image de tout un système politico-médiatique qui cache la vérité aux français pour faire barrage au RN donc tout ça c'est pour faire barrage au RN alors que moi la question que j'aimerais bien poser à Marine Le Pen et aussi à Jean-Philippe Tanguy c'est qu'est-ce que vous proposez concrètement comme politique économique et budgétaire qui pourra avoir des résultats différents de celles de Macron et de Hollande avant lui quoi surtout qu'elle parle de purge fiscale et sociale du coup qui serait la conséquence de ce maquillage sauf qu'en fait le RN on le voit dans les différents votes autour du budget enfin des différents budgets porte à chaque fois une politique austéritaire similaire en fait à la Macronie à la différence que la politique du RN fait en particulier comme victime au delà des plus pauvres aussi les minorités

1:11:15
Locuteur

et

1:11:15
Présentateur

les structures enfin tous les dispositifs qui peuvent venir

1:11:18
Locuteur

à l'aide

1:11:19
Présentateur

par

1:11:19
Locuteur

exemple la

1:11:20
Présentateur

suppression de

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l

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Présentateur

'AME qui propose qu'une mesure économique qu'une mesure budgétaire parce que eux ils disent c'est pour économiser un petit milliard et ça typiquement ils ont du sang sur les mains s'ils le font clairement du sang de personnes du sang de migrants sur les mains du sang d'exilés d'étrangers de personnes qui

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n'ont

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pas de nationalité française donc des personnes déjà qui sont les plus fragiles sur le territoire français complètement et du coup c

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Locuteur

'est plutôt

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Présentateur

cocasse le mot n

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Locuteur

'est

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Présentateur

pas bien choisi mais en tout cas de l'entendre parler de regarder vous avez créé une purge sociale et fiscale alors qu'en fait c'est évidemment leur projet qui s'ils avaient été retenus leur projet

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au RN

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Présentateur

qui aurait provoqué ça et puis en fait on retrouve toute

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Locuteur

la

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Présentateur

ligne du RN permanente à se montrer du côté de la démocratie du côté du français et le tout avec un immense complot anti-RN bien sûr

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Locuteur

et oui ça c'est

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Présentateur

pour empêcher le RN d'accéder au pouvoir ils reviennent là dessus en boucle mais

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rien

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de nouveau on leur a volé les élections les européennes c'était faussé alors même qu

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Locuteur

'ils

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les ont gagnées les médias ils font que chier sur le RN toute la journée

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Locuteur

puis

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Présentateur

c'est un disque rayé et puis en plus on se souvient que tout à

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Locuteur

l

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Présentateur

'heure je parlais des travaux de la commission des finances qui a créé une sorte de budget alternatif avec des possibilités de recettes

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Locuteur

c'est

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Présentateur

ça

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Locuteur

ils l'ont

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fait sur différents budgets le RN n'a jamais soutenu ces possibilités de recettes et puis on en parlait déjà la semaine dernière et la semaine précédente mais sur la possibilité d'aller taxer les plus riches le RN est systématiquement en contre notamment sur la taxe du Kman donc en fait s

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Locuteur

'ils veulent faire

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des petites mesurettes symboliques ce qui leur fait un autre point commun avec la Macronique c'est ça donc en fait c'est assez ridicule de voir le RN et Marine Le Pen là se montrer comme garante de l'ordre des finances publiques etc et de l'ordre fiscal

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et

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social alors que c'est évidemment tout le contraire

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c'est

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ça

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Sous

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-titrage

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ST' 501