Bruno Le Maire (ministre de Macron 7 ans) se prend pour un lanceur d'alerte
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 66 %Défensif 24 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 61 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:36RelanceÉludée
Est-ce que ce n'est pas une manière de tenter de se dédouaner de sa responsabilité dans toute cette histoire ?
- 2:42OuverteRéponse partielle
Bruno Le Maire révèle qu'il a écrit deux lettres fin 2023 pour prévenir Macron que le budget était mauvais. Pourquoi n'a-t-il pas été écouté ?
- 6:28OuverteRéponse directe
Pourquoi le problème du déficit n'a-t-il été révélé qu'après les européennes ?
- 7:53RelanceÉludée
Bruno Le Maire a-t-il caché des informations au Parlement ?
- 11:20OuverteRéponse partielle
Pourquoi ne pas avoir taxé les riches pour combler le déficit ?
- 28:15OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il y a parfois des informations sur l'état des finances publiques qui sont cachées aux Français ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 9:09InvitéChiffre
« La chute des recettes fiscales en 2023 a porté notre déficit à 5,5% au lieu des 4,9% attendus. »
- 9:14InvitéChiffre
« Les 10 milliards d'euros d'économies du décret d'annulation doivent être rigoureusement exécutés à l'euro près. »
- 9:21InvitéChiffre
« Nous devons enfin dégager 15 milliards d'économies supplémentaires en 2024. »
- 28:36PrésentateurFait
« Le lepénisme est un nouveau marxisme. »
- 28:57InvitéFait
« Je suis toujours celui qui leur a dit la vérité sur la nécessité de rétablir les comptes. »
- 35:55InvitéFait
« « Warning, alerte rouge, il y a une alerte sur les finances publiques » »
- 37:40InvitéFait
« j'entends parler de projet de loi de finances rectificatives, je n'en vois pas l'intérêt »
- 37:59InvitéFait
« La démission ne m'a jamais traversé l'esprit »
- 38:04InvitéFait
« J'aime le pouvoir »
- 38:10InvitéFait
« démissionner, c'est capituler »
- 43:20InvitéChiffre
« Bruno Le Maire et le président de la République ont procédé à 10 milliards d'euros de gel »
- 43:43InvitéChiffre
« les comptes ont dérapé de 42 milliards »
- 44:19InvitéChiffre
« l'État est allé jusqu'à prendre en charge près de la moitié des factures d'électricité, de gaz, ça a coûté 25 milliards d'euros par an »
- 49:17PrésentateurChiffre
« près de 10 millions de français vivent sous le seuil de pauvreté »
- 49:22PrésentateurChiffre
« 10% de la population l'année dernière a eu recours aux distributions alimentaires »
- 57:45InvitéChiffre
« il annonce même qu'il va très certainement falloir annuler 10 milliards d'euros supplémentaires par rapport au budget »
- 1:00:10InvitéFait
« nous pourrions être accusés d'insincérité »
- 1:00:19InvitéFait
« je demande notamment une loi de finances rectificative sinon on nous accusera d'insincérité »
- 1:08:55PrésentateurFait
« Bruno Le Maire avait informé Emmanuel Macron par une lettre sur l'état désastreux des finances publiques »
- 1:09:56PrésentateurFait
« nous avions déposé une motion de censure pour exiger une loi de finances rectificative en vain »
Temps de parole
- Présentateur82 %
- ?4 %
- Invité3 %
- Invité 23 %
- Invité 33 %
- Invité 42 %
≈ 29,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bruno Le Maire règle ses comptes avec la Macronie. Alors l'autre fois on a fait une émission,
on
parlait de Manuel Valls,
c
'était déjà Manuel Valls règle ses comptes avec la Macronie. Comme quoi il y
a
un pattern, dès qu'il y
a
des gens qui sont passés chez Macron, dans l'écurie Macron, et qui s'en éloignent, leur premier réflexe, le premier truc qu'ils font, c'est régler leur compte quoi, régler leur compte. Peut-être qu'au moins il
y a
un problème de l'ordre du structurel dans la Macronie. Et donc là c'est Bruno Le Maire cette fois-ci qui révèle qu'il avait écrit une lettre fin 2023, en fait il aurait même écrit deux lettres apparemment, fin 2023 pour prévenir Emmanuel Macron que leur budget en fait c'était de la merde quoi, que leur budget était pourri et que en fait les prévisions économiques, notamment les prévisions de croissance sur lesquelles ils tablaient pour faire le budget 2024, et bien elles étaient foireuses quoi, et qu
'il
y
aurait
moins de croissance que prévu et que du coup le déficit allait être beaucoup plus élevé que prévu. Et d'ailleurs c'est ce qui s'est passé, ce qui donne un peu raison à Bruno Le Maire même si on va détricoter un petit peu toute cette affaire, et effectivement à peu près au moment des européennes, à peu près au moment de la dissolution, le gouvernement s'était prononcé en disant ah oui effectivement là il
y a
un gros gros problème de déficit, et toute cette séquence budgétaire dans laquelle on est depuis la dissolution finalement à dire on a un problème de déficit, là c'est plus possible, il faut faire une crise d'austérité sans précédent, parce que là au niveau du budget, au niveau du déficit, c'est la merde, en fait ça a commencé à peu près à ce moment là.
Donc du coup c'est un événement qui est quand même assez majeur dans l'histoire très récente de la politique budgétaire en France, et donc du coup Bruno Le Maire revient, là il était assez dans l'air, faire des révélations sur cette lettre qu'il leur envoyait, il aurait alerté la Macronie qu'ils allaient droit dans le mur et il n'a pas été écouté par Macron, sauf que le problème c'est que quand même Bruno Le Maire a été ministre de l'économie pendant 7 ans, donc est
-ce
que ce serait pas une manière de tenter de se dédouaner de sa responsabilité dans toute cette histoire ? La question est posée, en tout cas c'est de ça qu'on va réfléchir aujourd'hui. Ouais c'est ça, en fait il a voulu se défaire d'une étiquette qui commence à le gratter un peu trop, c'est cette fameuse étiquette de l'homme aux mille milliards de dettes. Un milliard c'est mille fois un million, donc mille milliards c'est mille fois mille fois un million, c'est à peu près le nombre d'étoiles dans le système solaire. Petite précision, tu peux
en prendre. Vous voyez
à quel point Bruno coûte cher. Mais voilà, il n'a pas pu cette étiquette là qu'on peut lui mettre, du côté de
l
'opposition évidemment en particulier, mais aussi du côté de la Macronie, parce que la Macronie se sert aussi de Bruno Le Maire comme d'un paratonnerre si on veut,
pour essayer d'épargner Bouc
émissaire, pour essayer d'épargner Emmanuel Macron, mais aussi toute la responsabilité de toute la chaîne en fait,
de la
responsabilité collective de l'ensemble de la Macronie, de l'ensemble de ses projets, de ses budgets, etc. Et donc voilà, il part dans une espèce d'opération réhabilitation,
avec
l'aide de Cédan Lair qui le reçoit, et voilà, on va voir la séquence. Oui,
on a deux
extraits de Cédan Lair. C'est intéressant de voir à quel point ça fait l'actu, alors qu'Éric Coquerel était au courant, il en avait déjà parlé, enfin
il
y
avait
tout un ensemble
de... Éric Coquerel, député LFI
et président de la commission des finances depuis 2022. Oui, tu fais bien de replacer dans le contexte, c'est vrai que c'était à peu près connu, sauf que là, Bruno Le Maire a essayé de créer l'événement autour de cette question-là, pour se dédouaner.
Et
puis aussi, il faut dire que comme Manuel Valls, il doit ne pas avoir totalement avalé le précédent remaniement, parce qu'on le disait en tout début de l'émission, mais c'est le ministre le plus éphémère de la Ve République, il a duré un jour, tu disais
en moins 14 heures,
et donc forcément, il y
a
une volonté de régler ses comptes, de sauver son honneur, de sauver son égo, parce que ce qu'on ne dira jamais assez, c'est que la Macronie, même si c'est des coquilles vides politiques, c'est souvent d'immenses égaux qu'il faut sauver. Et puis en plus, on n
'est
pas loin de 2027, alors on ne sait jamais, on ne sait jamais si Bruno...
Bruno Le
Maire
avait des ambitions présidentielles. En
2017, il a participé à la primaire de la droite, il a perdu, il a fait 2%, donc il a bien perdu, il a fait à peu près le même score qu'Anne Hidalgo en 2022, finalement. Et donc vous vous en souvenez, c'est François Fillon, malgré les scandales, qui est devenu le candidat LR, donc il y
a
peut-être un univers parallèle, pas si éloigné d'une autre, où Bruno Le Maire aurait gagné la primaire, il n'aurait pas eu de scandale à la François Fillon, il
ne
saurait pas laisser la place à un Macron pour émerger, et peut-être il aurait pu être président de
la
République. En tout cas, une chose est sûre, c'est qu'il avait des ambitions présidentielles à un moment donné. C'est un homme d'ambition, et même il a un profil assez présidentiable, finalement, sur le papier, puisque vraiment c'est le technocrate classique, a été parachuté dans une circonscription, etc. Il a vraiment le profil pour être ministre, voire premier ministre, voire même peut-être président, effectivement pour un homme de cette carrure politique, finalement, et une carrure tout court, parce
qu
'il est assez grand, Bruno Le Maire, il faut laver son honneur, peut-être pour préparer la suite de sa carrière, mais un minima pour laver son honneur, et là c'est ce qu
'il
est en train d'essayer de faire, même si, bon, ne soyons pas dupes, la politique économique de Macron en tant que ministre de l'économie de Hollande, la politique économique de Macron en tant que président de la République et la politique économique de Bruno Le Maire, tout ça, c'est un petit peu pareil au final, donc, bon, tout ça,
ça
reste un petit peu de la guerre d'égo, c'est très politicien comme démarche, mais c'est intéressant, parce que ça peut nous permettre de revenir un petit peu et d'inscrire sur le temps long la politique budgétaire de Macron, et voir que toutes les discussions qu'on a actuellement sur le déficit, etc., etc., ça date pas d'hier, et tout ça s'inscrit dans une politique économique qui existe depuis au moins 2017 sous Macron, mais même, on peut remonter jusqu'à 2015-2016, à l'époque où il était ministre de l'économie. – C'est vrai. Du coup, on va regarder la fameuse séquence, parce que, vous l'avez peut-être vu,
mais
c'est, en gros, Bruno Le Maire est invité de Caroline Roux, elle le cuisine, même si, bon, c'est pas…
– Je crois
que la séquence entière dure 50 minutes, c'est une interview
un peu fleuve, c'est un thinkerview, le bordel. –
C'est ça. Et donc, on va voir, il explique un petit peu tout ça. C'est assez, comment dire, pas drôle, mais en tout cas,
c
'est un peu cynique de le voir un peu comme un lanceur d'alerte.
On a un
peu l'impression de regarder un complément d'enquête avec Bruno Le Maire qui arrive avec les documents. Donc, vous allez voir, je pense que c'est hyper intéressant à analyser comme séquence en termes de communication politique.
–
Tout à fait. Alors, juste avant de voir la petite interview de Bruno Le Maire Facecam, d'ailleurs, très beau travail de la direction de la photographie, je ne
sais
pas qu'il bosse assez dans l'air, mais l'image est très, très belle. Voilà. Bruno Le Maire mise en valeur, c'est très bien. Mais avant, on va regarder… C'est toujours « C'est dans l'air » qui avait fait un genre de petit résumé de ce qui s
'est
passé. Donc, avant de voir la justification de notre cher Bruno, on va regarder déjà le petit résumé. On va essayer de ne pas faire pause toutes les 10 secondes parce que ça dure quand même un peu 3 minutes 54. On ne fera pause vraiment que si on a quelque chose d'important à dire.
Voilà.
D'ailleurs, la souris au milieu, n'hésite pas si jamais tu vas en dire.
– Bruno
Le Maire est convoqué une première fois par le Sénat, le 30 mai 2024. –
Nous
arrivons au tâche de l'édition,
donc… –
Alors, juste pour replacer dans le contexte, là, on parle du budget 2024. Donc,
c
'est des fins… En gros, le budget, on le fait à la fin de l'année pour l'année suivante. Donc, la fameuse lettre qu'il a envoyée, c'était fin 2023 par rapport au budget 2024. Ensuite, ça a été mis sous le tapis, tout ce dérapage budgétaire. Et c'est après les européennes seulement – et la question des européennes joue évidemment là-dedans – après les européennes seulement que le problème a ressurgi, le problème du déficit, le dérapage budgétaire. Et donc, c'est pour ça que là, on est mi-2024 et que la commission d'enquête n
'a
été que mi-2024.
Voilà.
Je vais vous replacer un peu en termes de temporalité, quoi, que ce soit clair.
–
Les
accusations qui ont pu être formulées
comme
quoi j'aurais délibérément
dissimulé
au Parlement des informations qui étaient à ma disposition
sont
graves, infondées.
–
Vous aviez pourtant des documents de votre administration
qui
vous invitaient, non seulement une grande prudence, parce que c'est pas l'épaisseur du trait, 35 milliards. C'est pas l'épaisseur du trait. –
À
cet instant, le ministre jure encore que la situation est sous contrôle.
–
Toutes les décisions nécessaires ont été prises en temps utile
pour
corriger les conséquences
de
recettes fiscales moins élevées que prévues.
–
Il y
a
eu objectivement un exercice de dissimulation.
On
ne nous dit pas tout.
Sauf
qu'à la fin,
qu
'est-ce qu'il se passe ? C'est les Français qui payent.
– Ce
que Bruno Le Maire n'a pas dit ce jour-là au sénateur, c'est qu'il a déjà informé en secret le président de la République du dérapage incontrôlé des finances publiques.
– Il l'écrit
dans une lettre du 6 avril 2024 que nous dévoilons en exclusivité.
Son
contenu est explosif.
–
Secret, 6 avril 2024.
– Je suis obligé de couper parce que
c'est quand même marrant avec la mise en scène assez spectaculaire de ses dans l'air, la musique, c
'est
très bien produit par ailleurs. Mais c'est vraiment en mode la lettre ultra secrète du
lanceur
d'alerte Bruno Le Maire. On
a
l'impression qu'on parle de Wikileaks et de Julien Assange, alors qu'on parle de ce bon vieux Bruno Le Maire qui était ministre de l'économie pendant 7 ans. Je trouve ça assez formidable. – Je n
'ai pas
compris pourquoi le fond de billet, la note de Bercy… –
Ce n'est pas le
filigrane pour dire que
c
'est un courrier officiel de
Bercy ? – Je ne sais pas, c'est un billet de 20 ans. – Ou du gouvernement
?
– Ah
oui, non, c'est un billet de 20 ? – Je ne
sais
pas, c'est le rhabillage.
–
Secret,
6
avril 2024, note pour le président de la République.
La
chute des recettes fiscales en 2023 a porté notre déficit à 5,5% au lieu des 4,9% attendus.
Les
10 milliards d'euros d'économies du décret d'annulation doivent être rigoureusement exécutés à l'euro près.
–
Nous devons enfin dégager 15 milliards d'économies supplémentaires en 2024.
–
Bruno Le Maire, en gros, ce qu
'il
dit dans cette lettre, c'est « la situation est hors de contrôle ». Donc il valide le fait que ce qu'il a dit le 18 février à la télévision, on va quand même y arriver en gelant 10 milliards de crédits. Le 6 avril, il sait que ça ne marche pas, ce n
'est
pas suffisant.
– Bruno Le Maire, si je me souviens bien, il avait dit « on fait 10 milliards maintenant, mais il
va
falloir y aller encore plus par la suite ». Déjà à l'époque, il l'avait un peu dit.
–
Oui, c'était ça. – Donc au final, ça va, Bruno Le Maire s'en sert.
«
Good guy Le Maire ». Je sais qu'à ce moment-là, il avait commencé à se prononcer, mais c'était plus en tant que comme politique, en tant que ministre de l'économie. C'était un peu son avis personnel. Mais lui, il commençait déjà à dire « à l'État-providence, ça va être fini en fait, notre modèle social est intenable ». Il l'a dit à demi-mot, il
va
falloir commencer à privatiser un peu la sécu, parce que là, ce n
'est
pas possible en termes de déficit.
–
Oui,
oui,
c'est ça. – L'homme
de
droite, Bruno Le Maire, a été relativement plus sincère que certains autres déjà à ce moment-là. En vrai, l'honnêteté intellectuelle me pousse à le dire.
–
Mais en tout cas, c'est clair qu'il a lancé une vague d'austérité à venir ensuite.
C
'est
ce
que tu sais. – Après, François Bayrou, bien plus tard, a voulu se montrer comme le garant du « sérieux », entre guillemets,
«
budgétaire », avec tous les guillemets possibles et imaginables. Mais voilà, il ne voulait pas se contenter que de 10 milliards. Donc, en fait, le témoignage de la personne que je ne connais pas est
tronqué.
Elle oublie cet élément-là qui est assez important aussi. – Bon, après, on
ne
dit pas ça juste pour défendre
Bruno
Le Maire, mais c'est vraiment pour essayer de bien rappeler l'histoire dans son intégralité, parce que là, on remonte un peu en arrière. Puis c'est des trucs, je sais que la politique budgétaire, certains,
ça
vous souple peut-être un petit peu, ou en tout cas, c'est un petit peu technique. Donc là, voilà, il
y
a eu le budget 2024, mais au début 2024, il y
a
eu un projet de loi de financement rectificatif qui a dit « on va rééconomiser 10 milliards parce que là, le compte
n
'y est pas ». Et le but, ça serait de rééconomiser encore plus de milliards par la suite. Et ça, on en parlera après. Mais d'ailleurs, c'est tout le
temps
la même solution pour combler le déficit, réduire les dépenses alors qu'ils auraient très bien pu taxer les riches à hauteur de 10 milliards. C'est hors de propos pour toute cette petite bande-là. Et ça,
on
en parlera un petit peu plus après, je pense.
Nous
risquons de nous faire accuser de cacher notre copie et des économies douloureuses pour le lendemain des élections européennes.
Le
flou sur le calendrier et la nature des économies nécessaires sera mis à notre débit. Il entretiendra le soupçon sur nos intentions. Nous ouvrirons immédiatement un contentieux avec toutes les oppositions qui feront bloc contre nous et nous accuseront d'insincérité.
L
'avenir lui a donné raison. L'avenir lui a donné raison parce que là, on le verra après. Mais que ce soit le RN ou la gauche, la gauche sauf le PS. Effectivement, ils sont un petit peu accusés d'insincérité. A raison, j'ai envie de dire. Mais c'est là qu'on voit toute l'expérience, je dirais, de Bruno Le Maire aussi. C
'est
un vieux loulat politique. On ne peut pas imaginer qu'il rédige cette lettre sans se dire qu'il se couvre aussi pour les mois et les années à venir.
Il sait
très bien qu'il a cette carte de joker un petit peu à dégainer en se disant, je vois bien que ça va déraper dans tous les cas. Emmanuel Macron est dans le déni parce que les élections européennes arrivent. Il n'imagine pas qu'il y aura une dissolution après. Mais malgré tout, on sent bien qu'il se couvre aussi. Parce que là, il y a ces propos-là. Donc, en fait, on va ouvrir un compte en cieux. On va le retenir contre nous. Ça va être notre bilan, etc. Et il a une autre phrase que j'ai notée. Oui, il dit toute stratégie d'évitement, il voit l'échec. Il dit ça aussi dans cette lettre. Donc, en fait, il y
a
aussi la volonté de se montrer comme... Regardez, je suis encore une fois un lanceur d'alerte. Moi-même, je n'en ai eu conscience. Je l'ai su. Je n'avais pas le pouvoir suffisant. Donc, pourquoi pas me donner plus de pouvoir à l'avenir, notamment par une présidentielle, pour renouer avec le sérieux, entre guillemets, encore une fois, budgétaire. Donc, c'est une manœuvre politique, je dirais, de Bruno Le Maire qui est complètement réfléchie à l'époque où il l'écrit, mais aussi maintenant où il la partage. Sachant que ce n
'est
pas le seul, en réalité, à avoir commencé à lancer l'alerte. Par exemple, il y
a
le Haut Conseil aux Finances Publiques, dont c'est littéralement le métier d'écrire un rapport pour juger du réalisme des prévisions du gouvernement. C'est littéralement le but du Haut Conseil aux Finances Publiques. D'ailleurs, j'ai un ami qui travaille pour le Haut Conseil des Finances Publiques avec qui j'ai discuté de tout ça. Juste avant la révélation de cette lettre-là, il m'en a reparlé. Il m
'en
avait reparlé de cette histoire-là. Moi, je voulais plus parler du budget, la taxe Zuckman avec lui, etc. Mais direct, il m'a reparlé du truc de 2024, qui était en mode genre, voilà, tu te souviens de cette histoire ? Nous, typiquement, on avait alarmé. Et Pierre Moscovici, à peu près alarmé de la même manière que Bruno Le Maire, le Haut Conseil aux Finances Publiques a fait un rapport qui disait « Bon, bah, a priori, il y aura plus de déficit et moins de croissance que prévu. » Et on en parlera aussi après. Éric Coquerel, le président de la Commission des Finances à l'époque, disait la même chose. Et même Jean-Philippe Tanguy, je ne
sais
pas si je vais faire l'imitation, si ça part tout seul, je la ferai. Mais même Jean-Philippe Tanguy avait alerté en disant «
En
2024, ça va mal finir, en 2023, ça va mal finir cette histoire, vous nous avez menti, vous faites n'importe quoi. » Donc, en vérité, c'était un secret de polichinelle dans le milieu. Donc là, que ce soit Bruno Le Maire, ministre de l'économie de l'époque, qui a lancé l'alerte. Vous étiez 4 ou 5 à lancer l'alerte. Et même quand on était de gauche et qu
'on
suivait ça un petit peu de loin, il y avait des articles dans la presse de gauche qui en parlaient déjà. Donc, Bruno Le Maire, tu es bien mignon. Soutien extrêmement critique au fait que tu t'en prends à la Macronie, mais bon, reste à ta place quand même. 7 ans à Bercy, voilà. Petit rappel.
On
parle de Jean-Philippe Tanguy et Bruno Le Maire. Donc, pour ceux qui suivent ma chaîne depuis longtemps, effectivement, là, je suis dans mon élément. C'est parfait.
Nous sommes quand même deux mois avant les élections européennes. Il y
a
un risque constitutionnel que les oppositions, les députés, accusent le gouvernement d'avoir caché sa copie. Je le mets entre guillemets. Caché sa copie. Il lui dit de toute manière, la situation, elle va éclater au grand jour. Bruno Le Maire conclut avec ces quelques mots écrits à la main, comme une dernière mise en garde au président. Notre intérêt politique est de garder l'esprit d'audace et de courage qui est à marque de fabrique.
Toute
stratégie d'évitement est vouée à l'échec avec ma fidèle amitié, Bruno Le Maire.
L
'esprit d'audace et de courage.
Malgré la
vertice...
Ça,
c
'est un conseil des ministres, du coup. On voit Emmanuel Macron qui est juste là, Bruno Le Maire, fidèle bras droit. Là, on voit Elisabeth Borne. Donc, c'était au moment du gouvernement Attal
? Ou
le sud avant ? Je ne me souviens plus,
là,
du coup. Si, c'était le gouvernement Attal à partir de 2023. Bonne question. Si, c'était le gouvernement Attal. J'en suis quasiment sûr.
Parce
que, justement, je sais qu'après l'affaire Naël, il y a Gabriel Attal qui a été nommé jusqu'à la dissolution, du coup. Donc, c'était le gouvernement Attal. Conseil des ministres de cette époque. Souvenirs, souvenirs. Bon,
il
y
a
des... Voilà. Là, c'est Sébastien Lecornu, il me semble. Ben ouais, je
crois.
Donc, Sébastien Lecornu, Elisabeth Borne. Il y en a deux, trois qui sont encore là au gouvernement.
Ça
rappelle les souvenirs, mais ça rappelle aussi le présent.
Le président Macron n'a jamais
suivi les
recommandations de son ministre.
OK.
Emmanuel Macron n'a jamais suivi les recommandations de son ministre. Non, il n
'a
pas non plus suivi les recommandations dues aux conseils, aux finances publiques, ni d'importe qui, en fait. Macron a décidé d'en faire qu'à sa tête. Donc, la question qui se pose, effectivement, c'est...
Est
-ce qu'il voulait faire ça pour cacher son mauvais bilan par rapport aux européennes
?
Ben,
clairement,
oui. Je pense que l'échéance rapprochée des élections européennes a fait que... En tout cas, a fait le jeu, disons, de l'inaction. Il ne fallait pas forcément trop bouger. Il ne fallait pas non plus montrer clairement qu'un dérapage allait arriver. Après, ce qui a renforcé ce dérapage-là, c'est évidemment l'instabilité politique aussi, qui a été provoquée par la dissolution ensuite. Mais c'est vrai qu'à ce moment-là, oui, en tout cas, il
y a
une volonté d'Emmanuel Macron de mettre ça un peu sous le tapis. On le traitera un petit peu plus tard. D'autant que tout le crédit, je mets encore une fois plein de guillemets, vraiment, j'utilise les guillemets très souvent, mais tout le crédit politique d'Emmanuel Macron, en particulier à droite, c'est de se montrer un petit peu comme le père de l'austérité et donc d'une responsabilité d'un salaire budgétaire,
etc. Qui
assume l'impopularité
auprès
des Français, si c'est pour sauver l'économie. C'est ça. Donc là, de voir qu'il y
a
un dérapage, alors que ces troupes sont censasses en train de montrer, en particulier la gauche, comme le camp qui veut cramer la caisse. Je crois que c'était une expression qui avait été utilisée, je ne sais plus par quel député, je ne sais plus. Mais du coup, il y
aurait
une contradiction, évidemment, alors qu'on était juste avant les élections européennes et le RN était déjà donné largement en favori.
La
gauche était en pleine désunion. La gauche était peut-être le plus désunie
de
l'histoire récente, parce que c'était le moment où vraiment que ça se tapait sur la gueule. Pour les européennes, il y avait zéro union. En plus, ce n'était pas très, très longtemps après le 7 octobre. Du
coup,
les procès en antisémitisme par rapport à LFI, il y avait aussi un max, sachant qu'en plus, c
'était
les européennes. Donc, ça parlait un petit peu plus d'international que d'habitude. Donc, c'était peut-être les moments où ça s
'est
plus envoyé
de
fion, quoi,
les différents
partis de la gauche européennes. C'est pour ça que Macron s'est dit, si je dissous, il n
'y
aura plus de gauche. Je remplace la gauche par le RN, mais peut
-être
que
je
peux aller grappiller une majorité absolue. Et en plus, du coup, je ne
sais
pas, c'est peut-être une manière de noyer le poisson aussi par rapport à ce fameux déficit budgétaire. En tout cas, ça n'a pas marché. Et Macron, vraiment, move très, très pourri parce qu'il y
a
un gros problème de déficit. Il décide de dissoudre l'Assemblée nationale à ce moment-là.
Et
du coup, après, il n
'y a
plus de majorité du tout. Avant, il avait plus ou moins une majorité absolue, lui plus LR. Et si c'était pour faire une cure d'austérité, il aurait pu se mettre d'accord. Mais là, on arrive à un point où, du coup,
c
'est ultra difficile de faire passer un budget. Ce n'est pas possible, alors que même qu'il aurait dû prévoir, normalement, selon ses propres plans, une bonne cure d'austérité qu'il aurait présenté comme être responsable. Et du coup, il s
'est
vraiment tiré une balle dans le pied comme un con, Macron, quoi. On
est d'accord. C
'est ça. Juste avant les Européennes, au moment où ils dissimulent, du coup, ces résultats,
il
faut aussi rappeler que Raphaël Guzman est en pleine augmentation et qui est le principal concurrent de la Macronie sur le centre, comment
on
peut appeler ça ?
En
tout cas, le
bloc bourgeois. Voilà, le
bloc bourgeois, le couloir libéral, appelez-le comme vous voulez. Mais il y a aussi ça. Il y
a
aussi cette concurrence qui est en train de se mettre en place pour Emmanuel Macron. Et donc, il y a une volonté dans cette course politique de se préserver, en tout cas, en économisant des bad buzz. C'est sûr, c'est sûr. On en parlera un petit peu après, parce que là, on parle vraiment, on remet un petit peu les choses dans leur contexte pour qu'on comprenne un petit peu de quoi on parle, parce qu'il y
a
déjà un petit bout de temps. Et après, du coup, on essaiera de parler plus en quoi c'est représentatif de la politique économique et budgétaire que mène la Macronie depuis le début. Mais ce que je te propose, avant de parler un petit peu de ça, c'est de regarder ce fameux... Alors, c'est un extrait. Normalement,
je
crois que c'est quasiment... L'émission de C'est dans l'air dure 50 minutes. L'interview est assez longue, mais là, on a pris les 3 minutes où, du coup, Bruno Le Maire décide de régler ses comptes avec Macron et de dire « Ah ben non, c'est pas ma faute de tout ça ». Donc, on va un petit peu aller observer ses arguments. Et puis, on va essayer aussi d
'un
petit peu les détricoter, tout simplement. Et voir que, de toute manière, tout ça, c'est un peu du flan, parce que la politique économique proposée par Bruno Le Maire, proposée par Macron, proposée par à peu près tout le monde dans ce bloc-là, c'est exactement la même. Et que, justement, ce dérapage budgétaire, cette mauvaise croissance, est justement le symptôme de l'inefficacité de la politique budgétaire et économique des macronistes. Et ça, il se garde bien de le dire, Bruno Le Maire. Et c'est du coup de ça dont on va essayer de parler juste après.
On est la France. Bercy, c'est quand même une énorme machine qui marche bien.
Bercy, c'est le ministère d'Économie et Finances, comme le bâtiment est à Bercy. On appelle ça Bercy.
Comment on peut découvrir que les recettes fiscales de 2024 sont inférieures de 42 milliards d'euros ? Comment
on en
arrive à une situation comme celle-ci ?
Ça veut dire que
Bercy, ça ne marche plus ? J'aimerais
avoir
une réponse à vous apporter et apporter aux Français. Vous ne
l
'avez pas ? Je ne l'ai pas.
Moi,
je l'ai. J'ai deux éléments de réponse. J'ai deux éléments de réponse. Je coupe au bout de 20 secondes, on s'en fiche. Hop là ! J'ai deux éléments de réponse. Premièrement, la politique de l'offre de Macron ne fonctionne pas. En gros, comment ils étaient censés un petit peu combler le budget ? C'est quoi l'idée de la politique budgétaire de Macron ? C'est de se dire, on va faire une politique pro-business, faire une politique de cadeau fiscaux aux entreprises. On pense par exemple aux fameux 211 milliards par an d'aides aux entreprises, la fameuse commission d'enquête sénatoriale de Fabien Guay, qu
'on
salue d'ailleurs, directeur de l'IMA. Et donc voilà, c'est la politique de Macron. On gave d'argent public les entreprises, et en particulier les grosses entreprises plus que les petites, en se disant, bon bah super, ils payent moins d'impôts, ils ont des aides, du coup ils vont pouvoir créer de
l
'emploi. C'est le but, c'est vraiment l'idée. L'idée c'est créer de l'emploi pour faire baisser le chômage. Qui dit emploi
créé,
dit plus de consommation populaire. Parce que du coup des gens qui étaient par exemple, je sais pas, au RSA, au chômage, ou en tout cas sans emploi, ils vont passer de pas une thune pour vivre à un salaire. Et donc du coup, je sais pas, imaginons qu'ils gagnent 2000 euros net par mois. Tu gagnes 2000 euros net par mois, tu parles un tout petit peu. Mais quand tu parles du RSA à 2000 balles net par mois, tu dépenses quasiment tout ce que t'as logiquement. Et qui dit consommation,
dit
TVA qui rentre. Donc ça veut dire qu'en fait, faire ces cadeaux aux entreprises, ces cadeaux fiscaux aux entreprises, sont censés créer de l'emploi. Le fait que ça crée de l'emploi, ça crée de la consommation populaire. La consommation populaire crée de la TVA qui rentre dans les caisses de l'Etat. Et la consommation populaire augmente le PIB et crée de la croissance finalement. Et étant donné que le déficit se calcule en point de PIB, et bien à déficit égal en valeur absolue, disons qu'il
y a
juste pas 100 milliards de déficit sur une année, si le PIB est plus élevé, et bien ça veut dire que le déficit est plus faible. Et c'est comme ça qu'on calcule à l'échelle de
l
'Union Européenne, etc. Et donc il y a à la fois ça, ça fait rentrer de la TVA, ça crée de la croissance, donc ça fait baisser le déficit.
Problème,
quand on fait des cadeaux fiscaux aux grandes entreprises, bah ils créent pas d'emploi et ils gardent la thune pour eux. En gros, voilà. C'est aussi simple que ça en fait. Ils partent du principe, qui est un peu ce principe de ruissellement, ce principe de premier de cordée, comme disait Emmanuel Macron. Mais en fait ça marche pas. Et ça fait 7 ans, ça fait plus de 7 ans qu
'on
le voit, parce que déjà c'était la doctrine économique sous François Hollande. Macron était déjà ministre de l'économie à cette époque-là. Et on voit que quand on fait des cadeaux fiscaux aux grandes entreprises, au lieu de créer de l'emploi, elle se barre avec la caisse. Et il
n'y
a jamais autant de dividendes qui ont été versées, il n
'y a
jamais eu autant d'inégalités, il n
'y a
jamais eu autant de bénéfices chez les multinationales, quoi. Et donc du coup, c'est l'aveu de leur échec économique, tout simplement. Et donc ils vont pas dire, bon, notre politique budgétaire c
'est
de la merde, du coup on va changer de politique budgétaire. Vaut mieux mettre sous le tapis leurs échecs et leurs erreurs, pour après revenir à un moment opportun et dire, on n'a pas fait assez d'austérité, il y
a
un problème de dépense publique, les retraites et les soins et l'école, ça coûte trop cher, quoi. Non mais c'est exactement ça, et c'est la lecture qu'on devrait tous en faire, lecture économique et lecture politique, parce qu'évidemment les deux se rejoignent. C'est le produit de choix idéologiques, tu
parlais de la
politique de l'offre, et le contraste m'interpelle entre ce que tu viens de dire,
qui
est dans le juste, et Caroline Roux, qui elle, préfère dire, mais Berthi ça marche pas. Enfin, vraiment c'est la dépolitisation absolue
du sujet,
alors que c'est pas la question,
en
fait. La question c'est, quels choix ont été faits, à partir de quelles doctrines, de quelle idéologie, de quelle vision
du
monde, et quelles conséquences ça a pu amener. Plutôt que ça, on se dit, mais le jouet est cassé ? Non, c'est pas ça. Vous seriez pas un peu incapable, Berthi ? Qu'est
-ce
qui s'est passé ? Vous avez eu un problème sur vos fiches Excel, vous avez mal rempli vos formules sur Excel. Non,
c
'est pas une histoire d'être incapable, c'est une vision politique, un projet politique, qu'ils ont porté. Il se trouve que ça marche très très bien pour les milliardaires,
ça
marche très très bien pour les multinationales. D'ailleurs, le Medef a salué le bilan de Bruno Le Maire à sa sortie. Après 7 ans,
c
'était Patrick Martin, président du Medef, donc le Medef, c'est le syndicat patronal par excellence, c
'est
le plus gros syndicat patronal, et on parle pas des petites entreprises, c'est les patrons patrons, quoi, vraiment. A vraiment, chaleureusement remercier Bruno Le Maire pour son action. Donc en fait, c'est pas que leur politique marche pas. Ça marche pour le Medef, ça marche pour les multinationales, ça marche pour les grandes entreprises, ça marche pour les multimillionnaires et les milliardaires, quoi. Tout simplement. Donc c'est pas un aveu d'échec de leur politique par rapport à la majorité des Français et par rapport aux déficits. Mais en vérité, leur politique budgétaire et économique marche très bien pour les milliardaires, quoi. Et bon, évidemment qu
'il
va pas dire ça Bruno Le Maire, évidemment qu
'il
va pas le dire, mais bon, soyons un petit peu honnêtes, c'est ça, quoi. Et donc en gros, ils étaient trop optimistes, ils pensaient que, oh, les grandes entreprises, de bon cœur allaient créer de l'emploi, ils créent de la relance, alors que non, le principe d'une entreprise, toute entreprise, c'est de faire du pognon, si t'as l'occasion de maximiser tes bénéfices, tu maximises tes bénéfices, si c'est directement Bruno Le Maire qui arrive et qui t'offre 3 milliards d'aides aux entreprises, ben tu les gardes pour toi et tu te barres avec la caisse. C'est normal, ce sont des entreprises, il n'y a aucune raison pour qu'elles agissent pas comme ça, quoi. Complètement. Et c
'est
vrai que si on écoute les macronistes, on a l'impression que ça réussit, parce qu'en fait, ils mettent en place leur politique, c'est une politique qui repose sur une idéologie, et ils vont te dire, oui, mais on a créé des emplois. Sauf qu'en fait, quand le chômage a baissé, par exemple, mais quand on regarde la nature des emplois,
c'est des
emplois plus précaires, il y a un grand nombre d'emplois créés, alors que
c
'est de l'intérêt, mais ça ne dépasse pas deux semaines le plus souvent. Après, ils vont te dire, oui, mais regardez, le pays vit un moment de vitalité exceptionnelle, on n
'a
jamais eu autant de création d'entreprise. Sauf qu'en fait, c
'est
des auto-entrepreneurs qui créent leur activité, mais qui ne se rémunèrent pas plus de 500 euros par mois en moyenne. Ça,
ce
n
'est
pas nous qui sortons ces chiffres du chapeau. Il y
a
tout un ensemble de rapports qui le documentent. Et puis enfin, comme tu le dis, les riches sont plus riches. Les grandes entreprises échappent de plus en plus à l'impôt. Sur ce volet-là, il faut rappeler la suppression de l'ISF et la suppression de ce qu'on appelait le PFU. Je ne
sais
plus exactement ce qu'il y a derrière ces lettres, mais le principe, c'est un bouclier fiscal qui permet d'exonérer une part du revenu du capital. Donc en fait, c'est ça le bilan.
On a mis en place de la
flat
tax.
Dès le début,
c
'était une politique budgétaire très pro-business et au service même pas des riches, mais des ultra-riches. Et dans le lot, on pourrait aussi parler de la suppression de la taxe sur les super-dividendes. Et qui était à l'origine ? C'est Bruno Le Maire. On le
rappelle,
il ne sait pas ce que c'est qu'un super-profit. Mais oui, c'est la veu d'échec de leur politique. Il y
a
un autre argument qui a été avancé, mais on en parlera peut-être un peu plus tout à l'heure. Notamment Éric Coquerel, président de la commission des finances, d'avancer, c'était de dire que, en gros,
il
regardait ce qui s'est passé en 2022-2023. Il disait, oh, c'est bien, il y
a
de la croissance, c'est super. Mais il va continuer à y
avoir
de la croissance. Alors que
c
'était juste la sortie du Covid. Il y
a
eu un immense ralentissement de
l
'activité économique en 2020 et même aussi en 2021, surtout en 2020, pendant le Covid. Donc les années juste après le Covid, évidemment, la croissance est repartie en haute parce qu'on sortait du creux de la vague. Donc en 2022-2023, il y avait une belle croissance, très très bien. Mais ce n'était pas grâce à la politique budgétaire de Le Maire. Pas du tout. C'était pour des raisons qui étaient vraiment extérieures à la politique du gouvernement. Et donc ils se sont dit,
bon,
ça va continuer comme ça et puis ça va porter nos fruits. Notre politique de l'offre, ça n
'a
pas continué comme ça parce que vous ne sortiez plus du Covid, c'était derrière. Et leur politique de l'offre, elle ne marche pas. Et c'est de la merde. Donc bon, qu'est
-ce
que je te dise ? Qu
'est-ce que
je
veux
que je te dise,
Bruno Le Maire
?
Allez,
on peut mater la suite.
Il
n
'a
pas encore sorti sa punchline.
Je reconnais
avec
beaucoup d'humilité,
nous
nous sommes plantés sur les recettes.
Et
plantés big time.
Très
sincèrement, encore une fois, avec la sincérité que vous avez aujourd'hui, est-ce qu'il y a parfois
des
informations sur l'état des finances publiques qui sont cachées aux Français ? Mais on ne ment pas aux Français. Je n'ai jamais menti aux Français.
Alors moi, j'ai un mensonge de Bruno Le Maire. Une fois, il a dit, c'est une phrase qu'il a vraiment prononcée à l'Assemblée nationale. Je la ressors tout le temps. Ceux qui me regardent souvent, vous allez deviner de quoi je parle. Il a quand même sorti cette phrase qui est hallucinante.
Il
a dit, le lepénisme est un nouveau marxisme. Donc déjà, j
'ai
un mensonge. Une fois, Bruno Le Maire a menti, il a dit, le lepénisme est un nouveau marxisme. Moi,
j
'appelle ça un mensonge. Il a dit, nous ne mentons pas aux Français. Bon,
ben,
contre-exemple. Objection.
Je
suis toujours celui qui leur a dit la vérité sur la nécessité de rétablir les comptes. Celui qui a fait le 20h de TF1 pour annoncer de manière très impopulaire que la situation des finances publiques exigeait qu'on renonce à l'allègement des factures d'électricité. C'est qui ? C'est qui celui qui a affronté l'impopularité ? C'est qui celui qui a pris des décisions
en décision ? C'est Emmanuel Macron
qui a assumé l'impopularité.
Ce n'est pas le
ministre des Finances.
Il y a une très bonne
expression française. Il n'y a pas pire sourd que ceux qui ne veulent pas entendre.
On
reprend le fil de la discussion.
C
'est un peu intéressant parce que là, c'est ce qu
'on
disait tout à l'heure. Macron et les autres. Mais c'est
là
qu'on voit que Bruno Le Maire et Macron, c'est précisément la même chose. C'est toujours la même stratégie de dire « Oh là là, on a un problème de dérapage budgétaire. On a un problème de déficit qui explose. Ça va être impopulaire, mais j'assume l'impopularité parce qu'il faut remettre la France sur les rails de l'orthodoxie budgétaire et de l'équilibre. »
Et
en vrai, Macron, il dit exactement la même chose. Bruno Le Maire dit exactement la même chose. C'est toujours pareil avec la droite, puisque là, on parle clairement de la droite. Il vient de la droite LR, Bruno Le Maire.
C
'est se dire « Non, je suis impopulaire, mais j'assume parce que ces comptes français ne comprennent rien à l'économie de toute manière. Faites-moi confiance. » Alors que je tiens à le rappeler, Bruno Le Maire n'a aucune formation en économie whatsoever. Il a fait un bac L. Après, il a fait une prépa Hippocagne-Cagne à Henri IV, si je n
'ai
pas de bêtises, ou à Louis Legrand. Ensuite, il a fait l'ENS en lettres modernes et à la base, il était parti pour faire une thèse sur Marcel Proust. Mais après, il a décidé de faire carrière en politique.
Il
a passé le concours de l'ENA, brillamment, un profil de haut fonctionnaire. Après, il a été travailler, je ne
sais
plus quel cabinet, mais il a été très vite dans le cabinet de Dominique de Villepin à l'époque. Dominique de Villepin, qui a un peu une hype dernièrement. Ne jamais oublier que Dominique de Villepin est le mentor et la personne qui a formé politiquement Bruno Le Maire. Bruno Le Maire était presque plus ou moins l'héritier de Villepin à un moment donné. Du coup, après, il a été dans les ministères, mais pas les ministères de l'économie, par ailleurs.
Il
a été dans des ministères affaires étrangères, pas mal. Ensuite, il s
'est
fait parachuter dans la circonscription de Debré. Dans l'heure. Dans l'heure, exactement. Dans le 27.
Et
puis après, il a décidé, après, il a essayé d'avoir des ambitions présidentielles au sein des Républicains. Ça n
'a
pas marché. Il s
'est
rallié à Macron en tant que ministre de l'économie. Mais je veux
dire,
il n'a pas de connaissances en économie. Il n
'a
pas une espèce de vision économique personnelle qu'il aimerait bien amener dans la Macronie. C'était un exécutant. C'était vraiment un exécutant, finalement, dans la Macronie. Donc là, qu'il soit là à dire « Non, mais moi, moi, j'ai toujours dit la vérité aux Français, même quand c'était impopulaire. » Premièrement, c'est un peu faux. Deuxièmement, Macron dit précisément la même chose. Troisièmement, il n'y a aucune différence en termes de doctrine économique entre Bruno Le Maire et Macron.
Notamment par le fait que Bruno Le Maire est un random technocrate qui a fait qu'appliquer la politique d'austérité, la politique de l'offre, la politique néolibérale, qui existait déjà avant lui, parce que Macron était le prédécesseur de Bruno Le Maire, c'est Macron en tant que ministre de l'économie. Et puis voilà. Et même sous François Hollande, c'était déjà la politique qu'on appliquait. Donc ils se contentent d'appliquer la politique de l'extrême-centre, la politique qu'à peu près tout le monde en Europe fait. Et après, ils disent « Non, mais moi, je dis la vérité aux Français, je suis impopulaire. » Il n
'y
a aucune différence entre Bruno Le Maire sur les questions économiques par rapport à tous leurs homologues de tous les pays d'Europe où c'est tous des néolibéraux qui font tous la même politique. La seule différence entre la France et les autres pays, c'est qu'on est dans une tradition plus sociale-démocrate, on a un État qui est plus central en économie, c'est tout. Mais après, Bruno Le Maire, il ne
fait
qu'appliquer la même formule qu'on applique depuis 15 ans et pas qu'en France. Je tenais à le rappeler, je suis un peu spécialiste de Bruno
Le Maire, je connais
toute sa life par cœur. Je pense que c'est important de le rappeler
aussi.
Chacun ses passions.
J'adore le
foot,
toi
t'adores Bruno Le Maire. Pour ajouter sur Bruno Le Maire, tu parles de son absence de compétence en économie. C'est vrai que ça n'empêche pas du tout d'assumer certaines responsabilités.
Notamment,
j'ai vu que Faubourg dans le tchat nous soufflait qu'il avait été ministre de l'agriculture. C'est vrai.
Et
il y
a
cette séquence que je me suis rappelé grâce à ta vidéo sur
Bruno Le Maire. D
'ailleurs, allez
voir sur la
chaîne de Ribot.
Chaîne principale.
Voilà, et qui est vachement bien pour le coup. Et il y a cette séquence-là où tu
as
Bruno Le Maire, c'est au Grand Journal, je crois.
Il
est
face à
Ariane Massenet qui lui dit c'est combien un hectare ? Et il dit un hectare,
c
'est un hectare. Non, non, mais c'est combien ? Et donc à côté,
tu as
un mec qui lui dit c'est 100 mètres sur 100 mètres. Il fait, oui, mais ça fait combien s'en mettre sur
100 mètres. 100 fois 100.
Alors, c'est le nombre de zéros. Donc,
c
'est juste la question d'un hectare. Évidemment, ce n
'est
pas ça qui fait qu'on va être un bon ou un mauvais ministre de l'agriculture. Mais là, ça montre à quel point il s'est mis dans un costume par opportunisme, enfin dans différents costumes.
Parce que comme tu
dis, il a été secrétaire d'État sous Sarkozy aux affaires européennes, je crois, aux affaires étrangères, je ne sais plus exactement. Ensuite, à
l'agriculture. Il a bossé aux
affaires étrangères avec
deux bips. Ça, c
'est clair et bien. Mais à chaque fois, il y
a
tout un ensemble de gaffes qui rappellent quand même à quel point ce
n
'est pas forcément l'homme de la situation. Et un dernier point aussi sur son opportunisme. Parce que tu parlais du moment de 2017 justement où en fait, entre Fillon et Macron, juste avant Fillon, il promet de ne pas soutenir de candidat au deuxième tour. Finalement, quelques jours après, il soutient Fillon. Donc déjà, premier retournement de veste. Et puis ensuite, après avoir dit que Macron est d'étonnable sans projet, sans conviction, il va voir Macron. Donc en fait, on voit que c'est quelqu'un qui n'a pas forcément les compétences pour occuper les fonctions qu'il occupe. Mais par opportunisme, il est prêt à accepter tous les retournements de veste.
C'est très macroniste et on comprend qu'il ait rejoint ce camp-là. Mais voilà, ça dit aussi quelque chose de l'ADN de Bruno Le Maire. De
l
'ADN de Bruno Le Maire. Et au final, Bruno Le Maire, ce n
'est
pas du tout une exception. Dès Bruno Le Maire, tu secoues un arbre au cabinet de l'Elysée, il y
en
a dix qui tombent. Comme on dit.
l
'interchangeabilité, attention j'utilise un mot un peu compliqué, l'interchangeabilité des différents ministres et le fonctionnement de la Vème République. Les gens ne sont pas là pour leur expertise, les gens sont globalement interchangeables, ils ont des petites mains dans leur cabinet, à Bercy, enfin à Bercy pour le ministère de l'Économie, qui bossent. Alors si je ne
dis
pas ça pour dire que c
'est
l'État profond qui gouverne dans ce pays, ce n
'est
pas du tout ce que je veux dire. Mais en gros, la politique économique typiquement elle est impulsée par le président, point. Et après souvent, le ministre de l'Économie, en gros c'est un exécutant plus-plus qui a plein de petites mains qui bossent pour lui. Donc c'est pour ça que tout ce cercle avec Bruno Le Maire le lanceur d'alerte,
tout
ça c'est un peu du flanc. Mais c'est rigolo, je trouve ça quand même assez divertissant de voir Bruno Le Maire dans ce rôle. Bruno Assange, presque quasiment, le budget LX. Personnellement, en tant qu'observateur de la vie politique, je me régale. Après moi je note qu'il se renouvelle parce qu'il y
avait
Bruno Demande, maintenant il y a Bruno Lance L'Alerte,
moi
j
'ai
hâte de l'épisode 3. Et si le Premier ministre NFP c'était lui finalement ? Peut-être. Maintenant qu'il critique la Macronie. Si De Villepin n
'est
pas dispo et Alain Djamel. C'est ça, exactement.
On va
venir au 6 avril 2024.
Ok, 6 avril 2024,
c
'était où ? C'était avant les européennes du coup, juste avant les européennes. Pleine campagne. C'était pendant la campagne
les
européennes. Sachant qu'après il y
a eu
la dissolution,
c
'était fin juin.
C
'était vers le...
C
'était le 9 juin les européennes, donc c'est le 9 juin la dissolution, c'est ça.
Oui, c
'est ça. Oui,
c
'est
ça. Ah oui, la dissolution c'est le soir des européennes. Le deuxième tour de la
législative c
'est
le
7
juillet. C'est ça, c'est ça. Donc là,
c
'est juste avant le résultat des européennes du coup. Donc c'est au moment où on commençait à en parler et ce fameux secret mal gardé du déficit commençait à
être
révélé au grand jour.
Vous vous souvenez de
ce
que vous avez fait le 6 avril 2024 ? Vous écrivez au chef de l'État pour lui dire « Warning, alerte rouge, il y a une alerte sur les finances publiques ». Pourquoi est-ce que vous le faites par courrier, par lettre, avec cette mention secret ?
C
'est une discussion qu'on ne peut pas avoir au Conseil des ministres
? Non,
le Conseil des ministres c'est un lieu où on ne discute pas.
Bon.
C'est un lieu où on ne discute pas. C'est un lieu où on fait passer des parafeurs, on fait passer des nominations. Mais comme il n
'y a
pas de secret dans le Conseil des ministres et que dès que vous dites quelque chose ça se retrouve dans le canard enchaîné, il vaut mieux se taire.
Pourquoi ? J'allais me dire super marrant de cette séquence. D'abord, il a décidé de dénoncer le système. Là,
on
n'est même pas sur du lanceur d'alerte. Il a décidé vraiment de dénoncer le système, de dénoncer la Vème République. Là, c'est Juan Branco. Oui, c'est ça. On
va faire mélange entre Juan
Branco et Julian Assange. Ah, c'est quand ? Après,
si
je n'avais pas regardé, je l'avais gardé au chaud. C'est... OK, d'accord. Ça montre bien aussi l'état d'élitement de la Macronie. On se retrouve avec le plus éminent représentant du canal historique de la Macronie qui arrive et qui dit qu'on conseille des ministres, c'est juste qu'on ne fait passer des papelards, on les signe. Il faut bien fermer sa gueule parce qu'il y
a
des mouchards qui vont tout aller dénoncer au canard enchaîné. Ah ouais, on en est là. On en est là dans la Macronie. Ah, OK. Très bien. Un
punk.
J'écris.
La dégradation à grande vitesse de la dette de la France risque d'exploser
à la France. C'est grave, il faut
écrire. Quand vous avez beaucoup discuté, que vous avez à plusieurs reprises en Conseil des ministres dit qu'il fallait réagir, qu'il fallait que les ministres soutiennent et que vous voyez tout autour de la table
des
sourires narquois,
du
genre cause toujours,
à
un moment donné, vous prenez votre plume.
Parce
que c'est votre responsabilité de ministre des Finances. Deux jours après,
le 8 avril, le chef des... Il
aurait dû le publier
dans le journal L'Aurore en vérité parce qu'il y
avait
l
'air
d'accuser très très fort.
Il
y
a
participé à une réunion des présidents des groupes de la majorité qui se tient tous les lundis à l'Elysée et il dit j'entends parler de projet de loi de finances rectificatives, je n'en vois pas l'intérêt. Bruno Le Maire, quand vous entendez ça, pourquoi vous ne dites pas très bien merci, je m'en vais. Je prends mes responsabilités et je démissionne. Oui, bonne question. J'ai une fois encore très sincère avec vous.
C
'est pas con. La démission ne m'a jamais traversé l'esprit.
Pour
une raison très simple. J'aime le pouvoir. Voilà,
oui. Il va le dire, il va le dire. C
'est que démissionner, c'est capituler.
Et
que ça faisait des mois que j'avançais pas à pas.
Avec
des petites victoires, des défaites aussi,
mais
des petites victoires pour le rétablissement des comptes publics.
Oui,
il a fallu convaincre tout le monde. Oui, on a reçu des coups de poignard dans le dos de personnes qui disaient oui,
il
faut rétablir les comptes mais qui allaient faire une émission pour annoncer des dépenses supplémentaires. Oui, les oppositions
étaient opposées
à ce rétablissement des comptes. Mais il y avait des petites victoires. Et je considère qu'il vaut mieux combattre
que
se résigner.
OK, donc pour lui, démissionner, ça ne
peut
pas être rentré dans un rapport de force, ça ne
peut
pas être la manière la plus efficace de dénoncer les magouilles d'un gouvernement. Il en demande non, non,
non.
Moi, je préfère faire les petits pas dans la bonne direction plutôt que renverser la table. Ce qui lui fait un peu comment ? Avec le Parti Socialiste, par ailleurs. Mais c'est vrai qu'on aurait pu jouer à Bruno Devin... Enfin, devine Bruno plutôt. Oui. Et moi, je pensais qu'il allait dire oui, mais bon, je suis dévoué aux Français. Évidemment, je ne vais pas abandonner ce poste, d'autant qu'on entend beaucoup de moi, etc. Mais il préfère avoir cette espèce de champ lexical presque martial. Enfin, en tout cas, on retrouve une espèce de fibre
gaullienne,
on va dire. Enfin, il
y
a un peu
ce côté-là.
Je ne déserterai pas. Je suis sur
le champ de
bataille et puis j'ai une mission. Je dois la mener à terme, etc.
Qui
est assez risible, mais pour le coup, qui est en cohérence entre guillemets avec ce que je disais tout à l'heure sur ses ambitions potentiellement présidentielles.
Il
y a encore une fois la volonté de se montrer comme quelqu'un qui ne ment pas aux Français, il l'a dit, qui n'abandonne pas même dans la tourmente,
même face
à l'adversité.
Et
même quand, autour de lui, il n
'y
a que des sourires marquois alors qu'il hurle dans le silence entre les parafeurs. Enfin, du coup, il y
a
tout ce storytelling-là qu'il essaie d'imposer. Est
-ce
qu'il prendra dans l'opinion ?
J
'en sais rien. J'imagine pas. Mais en tout cas, il est vraiment dans cette comédia délarte. C'est fascinant à regarder et à analyser en termes de communication politique.
Après,
je sais pas si ça portera ses fruits. Enfin, il y
a
un côté un peu daté.
Je
suis
pas sûr.
Je suis pas sûr que ça porte ses fruits. Après, ceci étant dit, effectivement, il
a
une responsabilité gigantesque dans tout ça parce que c'est l'homme aux mille milliards de dettes comme tu le disais tout à l'heure. Sept ans à Bercy. Mais si on part du principe que sous Macron, le ministre de l'économie n'est qu'un simple exécutant, un pauvre gratte-papier qui se fait qu'exécuter les ordres qui viennent d'en haut, bon, à ce moment-là, si on admet ça, ça voudrait dire qu'on peut lui reconnaître une certaine sincérité. Effectivement. Moi, je n'étais qu'un rouage dans cette machine. Mais à ce moment-là, il devrait dire le vrai responsable, c'est Macron, qu'il vienne le chercher, quoi, s'il était sincère. Macron démission. Ouais, Macron démission. Macron
explosion, ça j'attends pas qu'il dise Macron explosion. Ah, peut-être. Alain Duhamel, on l'a
bien
vu
tout à l'heure, dit bravo à Mediapart pour ce vrai travail de journalisme. On peut très bien avoir Bruno Le Maire qui appelle à la démission d'Emmanuel Macron. On serait plus à ça après, en réalité. Bah, Edouard Philippe avait annoncé, enfin, avait demandé une présidentielle anticipée, enfin, à
la
programmer. Donc, ce serait pas impossible. Mais c'est vrai que le vrai courage de Bruno Le Maire, ce serait ça. Alors après, est
-ce
qu'il est encore lié par une amitié, par une fidélité ? Parce que c'est vrai que dans le courrier qu'il a écrit, qu'il a adressé à Emmanuel Macron et à la fin, donc, il termine à la main et il met ma fidèle amitié, enfin,
un truc du genre. Amitié sincère.
Amitié sincère, voilà. Donc, est-ce qu'il est lié par ce lien-là ? Je sais pas, je connais pas assez la nature de la relation entre Bruno Le Maire et Emmanuel Macron.
J'ai
bien étudié, mais je saurais
pas dire ça.
Il
y a
des choses qui restent secrètes dans
la
formation confidentielle. C'est ça. C
'est
son petit jardin secret. Mais voilà, c'est la question qu'on peut se poser. Pourquoi il pousse pas le curseur à ce point-là ? D'autant qu'en face, il
y a
des macronistes qui sont prêts, pour le coup, à mordre Bruno Le Maire au mollet pour défendre Emmanuel Macron. Eh oui. Comme par exemple, Maude Brejon. Alors là, quand même, on voit
qu
'il y
a
un pattern qui se répète. Il
y
a les anciens macronistes qui sont tous d'accord pour chier sur Macron. Et les macronistes qui sont encore dans le gouvernement sont tous d'accord pour défendre Macron. Donc moi, ça m'étonnerait pas qu'ici un an, Maude Brejon elle fasse une Bruno Le Maire finalement. Alors que là, elle est en train de défendre Macron. Donc on va vraiment... Encore une fois, ça en dit beaucoup sur la nature profonde de ce que c'est que la macronie et sur le niveau d'effondrement de ce camp politique qui est totalement en train de se briser. Et tout à
l
'heure, tu disais peut-être qu'il prépare des ambitions prévisentielles ou à minima, en tout cas, une reconversion politique pour l'après-Macron. En vrai, on en parle à chaque fois.
Je
crois que
c
'est la quatrième émission.
Je
crois que dans chaque émission qu'on a fait, on a toujours dit on sent que ça prépare l'après-Macron dans le bloc central. Donc là, Bruno Le Maire, ça peut s'inscrire là-dedans. Mais même Maude Brejon qui là est encore une des dernières fidèles au président de la République, finalement, elle, il
y a
un moment donné, je pense qu'elle va finir par préparer l'après-Macron. D
'ailleurs,
il
y a
un point commun entre Maude Brejon et Bruno Le Maire,
c
'est que les deux viennent de LR, ils sont de ces macronistes issus de LR. Donc peut-être que d'ici deux ans, quand la Macronie aura fini de péricliter, ils vont se retrouver dans le même parti à nouveau, bras-dessus-bras-dessous, à vouloir privatiser la sécurité sociale. Oui, très clairement. Donc, regardons sa réaction,
mais
voilà, bon, là, ça ne
va
pas forcément être la plus intéressante, mais elle dit le contraire de Bruno Le Maire.
Elle
dit non, dans sept ans, qui se renvoie la patate chaude pour dire non, on a menti, non, on n
'a
pas menti. Tout ça, c'est ridicule, mais tout ça est quand même divertissant.
On
l
'a
déjà dit.
Stop
à toutes les polémiques et je reprendrai la phrase qu'elle
a dit.
Donc, porte-parole du gouvernement. bonjour.
Celle de Pierre Moscovici. Il n'y avait pas de volonté de tromper. Dès mars 2024, Bruno Le Maire et le président de la République ont procédé à 10 milliards d'euros de gel.
Je
m'en souviens très bien, j'étais parlementaire. ça a beaucoup créé de débats, ça a suscité des mécontentements. On l'a fait et on l'a fait avant l'élection européenne, alors même que c'était impopulaire. Bruno Le Maire dit dans
cet entretien
je voulais aller beaucoup plus loin, il y avait encore 15 milliards à trouver. On ne m'a pas écouté. Résultat, les comptes ont dérapé de 42 milliards. J'écoutais le débat avant de venir en plateau. D'où viennent ces dépenses ? Ces dépenses, elles viennent notamment de la crise du Covid. Je rappelle qu'on a nationalisé le salaire des Français.
Nationaliser le salaire des Français ? C'est presque communiste que de faire ça. Nationaliser le salaire des Français ? Ok, d'accord. On est passé sous régime de capitalisme d'État comme en Chine. Le temps du Covid, je tiens à vous le rappeler, ce n
'est
pas tout à fait ce qui s'est passé. 2020,
on n
'est
plus dans le Covid. La mémoire courte.
Et
ensuite, de la crise de l'énergie où l'État est allé jusqu'à prendre en charge près de la moitié des factures d'électricité, de gaz, ça a coûté 25 milliards d'euros par an. Donc, cet argent a été utilisé pour protéger les Français parce que la première mission du Président de la République, c'est de protéger les Français.
Ok.
Alors, tu as quelque chose à dire ? Très, très rapidement, parce que je vois que sur le chat, Asmechand dit la guerre en Ukraine. Mais c'est vrai que ça me rappelle toutes les cartes magiques de la Macronie. C'est-à
-dire
que les cartes magiques de la Macronie,
tu
as soit le Covid, donc ça,
c
'est la première, évidemment. La deuxième, c'est la guerre en Ukraine. Et troisième, c'est la crise énergétique. Donc, à chaque fois, et ça rappelle Sarkozy aussi avec la crise économique,
à chaque fois,
c'est le contexte international,
c
'est le
contexte géopolitique, c'est le contexte économique. Oui, c'est ça.
Mais on a fait ce qu'on a pu. On a fait ce qu
'on
a pu. Donc, voilà, je voulais
réagir. Moi,
ce sur quoi je voulais réagir,
c
'est que ça ne parle que de dépenses, toujours. À chaque fois, c'est, oh non, il nous manque 10 milliards, on a 10 milliards de déficit en trop, vite, coupons les dépenses publiques.
C
'est toujours le but, c'est couper les dépenses publiques, couper les dépenses publiques, alors que Macron a baissé les recettes, a supprimé tout un tas d'impôts, c'est ce qu'on disait, fait tout un tas d'exonérations d'impôts et de cotisations sociales aux grandes entreprises. Sur ces fameux 211 milliards dont on parlait tout à l'heure, pourquoi ne pas aller chercher les 10 milliards là-dessus ? Pourquoi arrêter de prêter des milliards à des multinationales qui font des bénéfices records ? C'est impensable pour eux. Et s'il
y a
un point commun entre Maude Brejon, Emmanuel Macron, Bruno Le Maire et tous ceux dont on va parler ici, sauf, on verra après, c'est qu
'ils
ne voient des ajustements budgétaires. Quand ils doivent ajuster un peu au dernier moment, vite, on doit les trouver 10 milliards quelque part, c'est toujours sur la réduction de la dépense publique et jamais sur autre chose, jamais sur l'augmentation de la fiscalité. Alors que bon, c'est ce qu
'on
disait tout à l'heure, leur politique ne marche pas, cette politique de l'offre n'a pas les effets escomptés, c'est pour ça que la croissance stagne, c'est pour ça que la création d'emplois est beaucoup moins,
par
rapport à leurs prévisions,
se
fait beaucoup moins et souvent des métiers, que ce soit de
l
'apprentissage, des travails uberisés ou ce genre de choses, ça ne fonctionne pas et ça,
ils
ne reviennent jamais là-dessus. Ils
ne
réfléchissent qu'en termes de dépenses, comme si la seule manière d'agir sur les finances de la France était baisser les dépenses alors que tu peux aussi augmenter les R7 ou tu peux aussi, sinon tout simplement, avoir une politique à même de créer de
l
'activité économique dans le pays, pas uniquement par rapport à des ajustements budgétaires mais qui seraient à même de sur le long terme justement assainir un petit peu les finances publiques en relançant la machine économique. Et ça, jamais de la vie, ils vont commencer à l'évoquer.
Alors ils se renvoient tous la balle en disant non c'est pas de ma faute, non c'est de la faute à l'autre, c'est de votre faute à vous tous parce que votre politique économique ne marche pas et vous voulez répondre à des problèmes que vous avez vous-même créés uniquement par la réduction de la dépense publique alors que c'est un des leviers que vous pouvez utiliser mais c'est pas le plus évident surtout dans notre économie où on a la sécurité sociale, l'école publique, l'hôpital public et ce genre de choses.
Mais
complètement et surtout l'État-providence. Ouais et puis ce que tu dis sur les recettes, il y a des possibilités de recettes à aller chercher. D'ailleurs la commission des finances présidée par Eric Coquerel depuis un certain nombre de mois propose des alternatives chiffrées parce que c
'est
vrai que c'est aussi un des arguments de la Macronie c'est de dire en fait vous nous parlez des recettes mais allez-y faites une proposition constructive etc. Il y a un travail très concret qui est effectué par Eric Coquerel et pas seulement par tous les parlementaires de gauche et aussi par l'IOT par les indépendants plutôt centristes autour de Charles de Gourson.
Donc il y a des leviers à aller activer et plutôt que ça on se réfugie absolument dans une politique austéritaire qui fait comme première victime les services publics encore une fois parce que c'est aussi ça le bilan de la Macronie c'est étouffer couper absolument dans la dépense publique pour étouffer les services publics et donc pour réduire les possibilités d'accéder à des services minimums pour les plus précaires en particulier. Oui parce que les services publics qui profitent le plus des services publics en France il y
a
un truc quasiment enfin c'est linéaire plus on est pauvre plus on bénéficie plus on a une utilité à utiliser les services publics quand t'es milliardaire tu t'en fous des services publics tu peux faire tout par le privé la retraite par répartition tu t'en fous parce que de toute façon t'as des milliards de côté la question ne se pose même pas tu mets tes enfants dans l'école la plus chère de France pour préparer leur avenir tu peux y aller t'as pas besoin des services publics plus t'es riche moins t'as besoin des services publics donc c'est vrai c'est ce qu'on a déjà dit dans cette émission les premiers à trinquer en cas de réduction des dépenses publiques c'est les plus pauvres et parfois dans le détail c'est aussi le milieu associatif le milieu culturel tout un tas de choses et typiquement le milieu associatif et il y
a
un tissu associatif qui est au service des français les plus précaires et pas au service des français les plus riches c'est ça donc derrière tout ça derrière toute leur politique de l'offre en fait se cache une politique de classe au bénéfice
de
la classe bourgeoise voilà le terme est lâché face aux prolétariens relire Marx non mais c'est complètement ça c'est une politique de classe c'est une politique de casse aussi pour la joie à la rue fin on va faire des petites rimes comme ça mais j'essaie de concurrencer tes imitations attends faut le faire
avec la voix
tromblottante ça sera parfait c'est ça et en butant sur les mots non mais il y a cette il y a cette politique là donc en fait on étouffe les services publics donc c'est le bout de la chaîne et tu le disais sur le fait que les plus précaires les plus pauvres sont les premiers bénéficiaires de ces services publics il faut aussi dire que le bilan de la Macronie c'est aussi une explosion de la pauvreté aujourd'hui près de 10 millions de français vivent sous le seuil de pauvreté et il y
a
une autre statistique qui est aussi alarmante c'est que 10% de la population l'année dernière a eu recours aux distributions alimentaires donc enfin tout ça est à mettre aussi en relation quand on fait le bilan de la Macronie pour reprendre un petit peu l'ampleur de la classe globale de la politique menée depuis 2017 tout à fait alors je vois quelqu'un qui dit les riches ont la sécu aussi oui mais les riches en profitent moins si t'es très très riche tu vas donner beaucoup entre guillemets à la sécu parce que tes cotisations ça va faire quand même une bonne partie de ton salaire qui part en cotisation et c'est très bien je le précise mais voilà tu donnes plus que tu récupères comme c'est mutualisé c'est le principe de la solidarité nationale et de la solidarité intergénérationnelle dans le cas de la réforme des retraites donc effectivement si t'es très très riche tu gagnes beaucoup d'argent tu vas donner beaucoup entre guillemets bon il te reste beaucoup mais tu vas quand même donner beaucoup à la sécurité sociale pour au final en profiter un petit peu moins c'est le principe de mutualiser finalement donc oui les riches aussi ont la sécu et de toute façon la sécu c'est censé être universel c'est censé être pour les plus pauvres pour les plus riches et c'est comme ça c'est très bien que ce soit comme ça mais force est de constater que plus t'es riche moins t'as intérêt à profiter de cette sécurité sociale pour revenir là dessus mais c'est vrai effectivement c'est aussi pour les riches la sécu et même si on généralise la sécurité sociale on parle de la sécurité sociale de l'alimentation par exemple en ce moment il y
a
des débats qui commencent à merger là dessus ça sera aussi pour les riches voilà c'est le principe de l'universalité de la sécurité sociale c'est comme ça et on ne peut pas effectivement revenir sur ces principes là
tout
à fait
pour
les plus riches alors plus on est riche moins on en profite ça ne veut pas dire qu
'on
n'en profite pas et qu
'on
n
'y
a pas accès par ailleurs avant de passer à la suite justement là on va passer après à Eric Coquret le président de la commission des finances là t'en parlais juste avant mais j'aimerais bien regarder quand même cet extrait d'Elisabeth Borne parce
qu
'il
y a
Maude Brejon qui est monté à la rescousse pas de Bruno Le Maire mais du gouvernement actuel Elisabeth Borne aussi alors que franchement le binôme Elisabeth Borne Bruno Le Maire name a more iconic duo I'll wait j'ai envie de dire alors c'est vraiment c'est les deux parmi les représentants les plus historiques de la Macronie dans tout ce qu'on n'aime pas on va dire quoi donc là Elisabeth Borne qui dit oh non Bruno Le Maire il dit de la merde bon c'est tout ça il est vraiment ridicule donc on va regarder ça
elle est bien
bronzée pour
un mois de novembre
d'ailleurs qu'est-ce qu
'il
y
a
? elle est bien bronzée pour un mois de novembre d'ailleurs c'est vrai
un
super point de soleil à côté du ministère de l'éducation Bruno Le Maire encore lui décidément il vous prend notamment à partie vous n'êtes pas la seule c'est vous le président de
la
publique sur cette note d'avril 2024 qu'il a envoyée on est donc juste avant les européennes et Bruno Le Maire dit j'ai sonné l'alarme et on n'a pas réagi il vous cite il est sympathique Bruno non mais je pense qu'il peut se rappeler que moi j'ai quitté Matignon le 8 janvier 2024 donc je n'étais plus première ministre j'avais un successeur Gabriel Attal pourquoi ?
le budget 2024 il a été voté fin 2023 on le sait là on est en plein dans les discussions budgétaires pour le budget 2026 on n'est pas en 2026 donc elle était encore totalement première ministre c'est elle qui a fait passer le 49-3 sur le budget et les lettres de Bruno Le Maire datent de fin 2023 si je ne
dis
pas de bêtises donc là dessus elle est vraiment en
train
de botter en touche en disant ah non moi j'étais plus là à ce moment là bah oui comment ça émerge c'est plus là qu
'est-ce qui se passe
Weldorge Weldorge là qu'est-ce que
tu
nous fais là c'est endormi sur le clavier tu t'es endormi sur le clavier est-ce que quelqu'un peut juste time out Weldorge qui a un problème technique après je le vois souvent merci je le vois souvent Weldorge c'est pas un troll ou quoi que ce soit mais là il y
a
eu un problème sur le chat donc voilà Elisabeth Band qui dit un peu n'importe quoi
quoi
vous cite-t-il ah bah je ne sais pas il faut lui demander je ne sais pas vous avez une idée quand même non non mais je pense que écoutez c'est à lui c'est à lui de s'expliquer je crois qu'il doit manifestement se mélanger dans le calendrier mais
les
faits sont là en avril 2024 je n'étais plus premier ministre Bruno
bon
bah j'ai répondu à son argument de toute manière oui bah t'étais premier ministre au moment où le budget a été voté quoi oui puis la question c'est pas qui est premier ministre au moment de la lettre quoi enfin comme tu dis c'était au moment du budget à Talé il arrive juste après il fait sur des garçons de politique générale à la mi-janvier donc enfin c'est pas contestable donc elle est gentille Elisabeth mais elle se trompe dans son calendrier aussi
oui
voilà exactement tout le monde se trompe dans le calendrier finalement tout ça est assez pathétique mais divertissant ça fait 40 fois qu'on le dit mais je
sais pas quoi et d'ailleurs on
notera aussi la petite balle perdue pour Atal parce qu'elle renvoie le truc vers Atal et c'est intéressant parce qu
'il
y
a
un peu un ping-pong en ce moment enfin c'est vraiment du côté de la macronie entre Atal et Borne enfin on aime bien s'envoyer des petites balles Atal récemment a fait une sortie en disant que Elisabeth Borne avait défait tout ce qu'il avait voulu faire au ministère de l'éducation nationale là t'as Elisabeth Borne qui à plusieurs reprises met des petits tirs à Atal et là en gros dit attendez attendez vous parlez de ce dérapage moi j'étais plus là c'était Gabriel Atal
donc c'est une
façon aussi encore une fois de poursuivre ce duel à la distance palpitant on attend la réaction de Gabriel Atal qui peut-être va dire bah non le budget a été voté la
dernière fois
j
'ai
hâte de voir la suite celui qui dit qui est exactement alors du coup on a vu un peu la réaction des macronistes il n
'y a
pas grand chose à commenter à part de dire que tout ça est assez ridicule par contre du
coup
ce qui est peut
-être
plus intéressant c'est de voir la réaction d'Eric Coquerel qui à la fois représente la commission des finances il était président de la commission des finances fin 2023 quand le budget a été voté il fait partie des personnes qui ont alerté etc etc donc c'est pas le seul parce qu'il
y a
aussi Pierre Moscovici le haut conseil aux finances publiques Bruno Le Maire du coup vraisemblablement
et
après d'autres même ORN certains ont commencé à jaser déjà à ce moment-là comme Jean-Philippe Tanguy dont on parlait tout à l'heure mais voilà il va parler en tant que président de la commission des finances mais aussi en tant que représentant de la gauche française et qui connaît bien toutes les questions budgétaires et économiques et donc là on va voir que le son de cloche c'est un petit peu différent et c'est un peu moins se passer la patate chaude ce qui est normal cela dit parce qu
'il
n'était pas au gouvernement à ce moment-là mais voilà donc écoutons ce qu'a dit Bruno
Coquerel
Eric Coquerel président de la commission des finances d'ailleurs il est toujours président de la commission des finances malgré la dissolution et tout ça il y est resté
ce
qui lui permet d'avoir une posture un peu différente sur BFM TV et j'ai remarqué j'ai réacté déjà à toutes ces interviews lundi je crois que c'était ouais c'était lundi Eric Coquerel souvent il est interrogé en tant que président de la commission des finances et du coup il se fait un petit peu moins chier dessus par les présentateurs que le gauchiste moyen ou le LFiste moyen à la télé c'est assez intéressant c'est vrai et puis en plus il bénéficie de comment dire d'une espèce de légitimité parce qu'il a formé un duo un petit peu avec Charles de Courson qui est député Eliott donc indépendant plutôt centriste et donc Charles de Courson était son rapporteur général au budget dans la commission des finances c'est ça ouais et donc en fait le fait que Coquerel arrive à travailler avec quelqu'un qui par les médias mainstream disons est vu comme modéré
ça
a aussi joué dans
cette espèce
de droit ou en tout cas de légitimité à minima
de normalisation voilà
alors après il faut noter que Charles de Courson a perdu son poste au profit de Philippe Juvin qui est LR on va voir comment ça va se passer entre les deux mais
c'est vrai
que t'as raison c'est le seul insoumis presque qui bénéficie de ça il y avait un moment il y avait Aurélie Trouvé aussi quand elle était présente de
la
commission des affaires économiques et bon maintenant c'est un peu moins le cas et étrangement quand Clémence Guettet est sur les plateaux on ne
l'appelle
pas vice-présidente de l'Assemblée Nationale là par contre
on
la diabolise un peu plus
après ouais après
raison
je
sais pas peut-être un fonds de misogynie aussi
voilà je
sais pas je sais pas t'as dit le mot
je voudrais te dire une chose il y a eu cette lettre mais il y
en
a une autre qui est passée plus inaperçue
deuxième révélation alerte exclusive il y avait une deuxième lettre de Bruno Le Maire je crois pas que c'est Bruno Le Maire il me semble qu
'il
a parlé de Moscovici mais je suis pas sûr Moscovici qui était haut commissaire je sais plus quoi je me souviens plus il était à la cour des comptes en
gros il était le chef de la cour des comptes
sachant que le fameux haut conseil aux finances publiques dont je parlais qui justement doit juger la crédibilité des scénarios du gouvernement c'est littéralement son rôle son métier en faisant un rapport qui est public par ailleurs et qui était raccord avec ce que dit Coquerel ici ce qu'a dit Bruno Le Maire ça dépend de la cour des comptes le haut conseil aux finances publiques donc Pierre Moscovici en tant que président il me semble chef de la cour des comptes à cette époque là effectivement logiquement il aurait donné l'alerte aussi comme le président de la commission des finances et comme le ministre de l'économie donc encore une fois c'était vraiment un secret de polichinelle quoi sachant que le rapport du haut conseil aux finances publiques est public donc même n'importe qui pouvait la regarder et c'était écrit noir sur blanc attention vos prévisions elles sont un peu pourries quoi
quelle ? et une lettre qu'il a écrit en novembre 2023 excusez-moi je me remémore
les mots oui donc avant
à Elisabeth Borne juste avant qu'Elisabeth Borne annonce un 49-3 sur le budget de l'Etat
bah
alors Elisabeth Borne alors Babette qu'est-ce qu'elle nous fait là ? elle a dit non non ce n
'était pas moi bon bah ok c
'est
d'accord et dans cette lettre
il
dit la même chose il annonce même qu'il va très certainement falloir annuler 10 milliards d'euros supplémentaires par rapport au budget qu'on était en train ce
qu'ils ont fait du coup on était en train de
discuter à ce moment là dès le mois de janvier ou février et il n
'y a
pas eu un mot d'Elisabeth Borne dans cette présentation de son budget à l'Assemblée donc elle avait connaissance de cette
lettre
elle
avait
connaissance
de cette lettre elle avait
connaissance de cette alerte tout comme ensuite Emmanuel Macron et Gabriel Attal qui était le nouveau Premier ministre avaient connaissance de ces alertes réitérées par Bruno Le Maire est-ce que vous considérez que le fait que ça n
'ait
eu aucune conséquence qu'en effet ça n'ait été ni mentionné par les uns ni mentionné par les autres qu'il n'y ait pas eu ce projet de loi rectificative qui aurait donc assumé en quelque sorte cette dérive est-ce que vous estimez certains disent c'est
j
'ai une hésitation il n
'y a
pas eu de projet de loi de finances rectificatives donc les 10 milliards c'était quoi c'était des ordonnances quelque chose comme ça si si c'était un il y en a eu un avant les européennes ou alors j'ai décroché j'ai peut-être lu le chat j'ai mal compris ce qu
'ils
ont dit
parce qu
'il
y
a
eu ces 10
milliards d'économies ils n'ont pas été débattis de gel je t'avoue que c'est plus très frais dans mes souvenirs ou alors je ne
sais
pas ils ont fait un 49.3 instantanément si quelqu'un a l'info dans le chat parce
que
pour moi c'était un projet de loi de finances rectificatives ces fameux 10 milliards d'économies début 2024 qui correspond à la lettre de Bruno Le Maire etc etc mais du coup ça correspond bon je vais retourner un peu en arrière peut
-être
que j
'ai
mal entendu je suis fatigué j'en ai mis 5h cette nuit je suis à deux doigts du burn-out pardon décret c'était par décret ok donc c'était pas un PLFR ou un PLFR qui est passé par décret bon
je sais pas
ah oui le maire a appelé à un projet de loi rectificative
ok c'est ça
il
n'y a
pas eu lieu à la place ils l
'ont
passé en décret sans débat du coup ce qui est encore une fois une caractéristique de la Macronie de ne pas débattre passer outre l'Assemblée Nationale et passer en force voilà encore une fois à travers toute cette séquence de un peu de retour en arrière on voit au final la nature profonde de la Macronie à tous les niveaux
qui
aurait donc assumé en quelque sorte cette
dérive
est-ce que
vous
estimez certains disent c'est une forme de mensonge clairement ça veut
dire
qu'il
y a
un mensonge d
'État
oui il y a une omission d'État donc c'est pas vu la situation c'est-à-dire empêcher finalement l'Assemblée de discuter d'une situation concrète réelle dès 2023 bien évidemment il y a en partie on peut me dire que rétrospectivement ça veut dire que le budget qui était présenté était insincère je ne
sais
pas si vous vous rappelez mais il
le dit
dans la lettre noir sur blanc voilà ce qu'il écrit notamment nous pourrions être accusés d'insincérité bien sûr il l'écrit à Emmanuel Macron il dit monsieur le Président je demande notamment une loi de finances rectificative sinon on nous accusera d'insincérité bien sûr donc du coup je peux le faire aujourd'hui puisqu'il l'expliquait mais il faut se rappeler qu'à ce moment-là Pierre Moscovici pour le haut commissaire des finances publiques n'avait pas parlé d'insincérité
pour
le haut commissaire pour le haut conseil des finances publiques il s
'est
trompé non ? il existe le haut commissaire des finances publiques
?
il a dit pour le haut bon bref peu importe
l
'insincérité parce que c'est un peu l'arme nucléaire si vous parlez d'insincérité ça veut dire que constitutionnellement il faut arrêter ce qu'il est en train de se passer mais avait dit que pour lui c'était pas très crédible ce qu'on nous proposait donc il y a eu des alertes il ne
faut
pas faire comme si on a entendu après le gouvernement nous dire mais non on ne pouvait pas savoir il y
a
eu des alertes en tous les sens le ministre l'économie c'est ce qu'on apprend lui-même à alerter la première ministre à alerter le président de
la
république et rien n'a été suivi des
faits
et oui effectivement on continue
c'est un tas d
'exemple parce que là c
'est
un Eric Coquerel fait comment dire mais une petite
petite
pique quand même à Pauline de Malherbe en disant ben voilà du coup je peux le dire parce que Bruno Le Maire l'a dit ben oui ça fait des mois et des mois et des mois qu'Eric Coquerel comme toute la gauche parle de de mensonges aux français d'omissions d'irresponsabilité etc personne n'a voulu entendre
maintenant
que c
'est
Bruno Le Maire qui arrive avec un courrier marqué secret là ça y est on l'entend mais c'est dommage parce que ça fait bien longtemps qu'on aurait pu réagir notamment en cherchant des recettes comme tu le disais dans tous les cas limite je me dis s'ils n'ont pas c'est quoi le pire pour la France là tout de suite alors après là c'est politique il n
'y a
pas de réponse mais bon comme nous ici on est de gauche on va quand même y répondre à cette question c'est quoi le pire pour la France creuser augmenter le déficit de quelques 0,5% alors que c'était pas prévu ou casser les services
publics
la question se pose s'ils avaient vraiment réagi leur réaction ça aurait été quoi ?
ça
aurait été de faire une cure d'austérité comme ils essayent de nous faire passer justement depuis la dissolution ils n'y arrivent pas trop parce qu
'ils
n
'ont
pas la majorité je veux dire il
y a
un côté où bon si au final le lanceur d'alerte Bruno Le Maire avait été entendu ils auraient fait quoi ? ils auraient économisé 40 milliards sur le dos de l'école publique de l'hôpital public du remboursement des soins et de la retraite par répartition quoi donc est-ce que ça aurait été vraiment une bonne chose au final que Macron ait préféré ait mis ça sous le tapis et qu'ils aient préféré creuser un petit peu le déficit plutôt que casser nos services publics est-ce que c'est vraiment une si mauvaise nouvelle que
ça quelque part ? on peut voir ça comme ça aussi
c'est clair c'est vrai que si on se dit que dans tous les cas ils n
'auront
pas cherché de recettes
qu
'ils ne vont pas imposer les plus riches qu'ils ne vont pas taxer les dividendes de capital en général
oui
forcément il vaut mieux il vaut mieux encore qu'ils aient mis ça sous le tapis c'est mon avis en tout
cas mais oui
je pense que tu as malheureusement raison parce que évidemment Emmanuel Macron jusqu'à la fin de son mandat refusera absolument toute possibilité d'aller chercher des recettes et surtout qu'en plus ce serait aussi ses déjugés parce qu'il a supprimé l'ISF par exemple c'est juste une mesure symbole mais ça fait partie aussi de sa politique globale et donc forcément oui c'est l'austérité que l'austérité toujours l'austérité et on n'aurait pas eu autre chose on n'aurait pas autre chose parce que comme tu viens de dire ça serait un aveu d'échec de sa politique alors en vérité le fait qu'il n'y
ait
pas assez de croissance et qu'il déficite tout ce qui s'est passé en 2024 leur mauvaise prévision est déjà un aveu d'échec de sa politique mais au lieu d'acter cet échec pour tenter une autre politique économique premièrement le déni puis après quand c'est plus du déni c'est dire ah oui on va aller encore plus loin dans cette politique si on arrive à le faire assez fort cette fois-ci ça marchera donc encore une fois tout ça est extrêmement révélateur de ce que c'est que la Macronie et de
ce
que c'est que la Macronie depuis 2017 sachant qu'à un moment donné leur politique semblait avoir plus ou moins porté un petit peu ses fruits parce qu'il y
a
quand même eu sous Bruno Le Maire du coup c'était quoi la deuxième ou troisième année avant le Covid une année où le déficit avait été contenu mais ça a été à court terme ça a été contenu mais après comme leur politique ça a
été
contenu parce qu'ils ont vraiment raboté dans les dépenses et ce genre de choses donc ça a marché une année où on est passé sous les 3% de points de PIB en déficit annuel il
y
a eu une année où ça l'a fait chez Macron mais de toute façon c'était du très court terme parce que les effets économiques qu
'on
crée sur l'économie réelle de sa politique n'ont pas créé de cercle vertueux à même de relancer la machine économique etc. donc ça je veux dire même s'ils ont contenu le déficit pendant un an ou deux
dans
tous les cas c'est sur le temps long qu'on peut juger d'une politique économique c'est pas évident de penser l'économie sur le temps long dans un monde hyper financiarisé comme le nôtre mais c'est comme ça qu
'on
le fait et logiquement voilà justement on a 10 ans de Macron là on peut commencer à réfléchir un tout petit peu en termes de temps long et sur le temps long sa politique de l'offre sa politique pro-business sa politique néolibérale tout ce que vous voulez d'austérité est un échec et c
'est
justement précisément ce que cette séquence montre et puis tout dépend aussi sur quel indicateur à partir de quel indicateur on juge une réussite ou pas d'une politique économique parce que si on se contente uniquement de certains indicateurs comme le taux de chômage la croissance le taux d'inflation je ne sais quoi le déficit on peut on peut attribuer une réussite à une politique qui casse en fait qui crée une casse sociale absolue c'est
à
dire que c'est à
dire
qu'aujourd'hui c'est un peu ce que je disais tout à l'heure mais la Macronie se targue de bons résultats enfin en tout cas s'est targuée à certains moments de bons résultats sauf qu
'il
n
'y a
jamais autant de pauvres il n
'y a
jamais autant de mal logés il n
'y
a jamais autant de précaires donc enfin voilà tout ça est à mettre en perspective et c'est vrai que juger de la réussite ou pas d'une politique économique c'est quelque chose d'immunement complexe et c'est aussi pour ça que bien souvent la Macronie arrive à tordre certains indicateurs pour dire vous voyez on réussit mais sauf que c'est plus compliqué que ça
évidemment
il y
a
de la politique derrière ça c'est pas t'arrives avec une vérité absolue ça dépend de ton prisme de lecture politique un libéral pourrait très bien dire non je suis très satisfait regardez ça marche là où un communiste pourrait dire il n
'y a
rien qui va il y a de la politique derrière donc il faut arrêter de dire comme quoi il y a des indicateurs précis et c'est comme ça et c'est pas autrement il n
'y a
pas enfin c'est pas comment dire il n
'y a
pas qu'une seule manière d'apprécier la situation et ça pareil c'est une des grandes caractéristiques pardon caractéristiques de la Macronie mais en fait une des grandes caractéristiques de ce qu'on appelle souvent l'extrême centre j'ai vu quelqu'un en parler tout à
l
'heure dans le chat parler de Margaret Thatcher qui disait c
'est comme
ça et c'est pas autrement c'est nous qui avons compris les règles en fait c'est nous même qu'on définit les règles entre guillemets et puis les autres vous savez pas de quoi vous parlez quoi et donc pareil à travers toute cette histoire on ressent cet aspect là l'aspect extrême centre zérisno alternatif Tina voilà exactement chez la Macronie alors je voulais juste j'ai un petit message avant de passer à la toute fin là on va parler vite fait du communiqué de Marine Le Pen parce qu
'il n
'y a pas grand chose à dire dessus là quand je disais tout à l'heure Macron en gros ce qu'il dit c'est ah ça marche pas notre politique économique du coup on doit aller plus loin c'est pour ça que ça marche pas quelqu'un a répondu alors il y
a
un petit capa mais je trouve que c
'est
intéressant Longoste a répondu remember le communisme marche pas car on a pas été assez loin dans le communisme alors comme quoi oui effectivement il y
a
plein de communistes qui diraient ça qui diraient non non c'était pas du vrai communisme si on faisait le vrai communisme ça marcherait mais alors là où je suis pas d'accord avec toi
c'est que c
'est pas comparable et moi j'ai des exemples de tout petits bouts de communisme qui fonctionnent alors qu'on a pas été très très loin comme par exemple la sécurité sociale dont on parle de plus tout à l'heure la sécurité sociale c'est mutualiser la richesse créée par les travailleurs dans un grand pot commun et pour le redistribuer dans une forme de solidarité intergénérationnelle et internationale qui assure un niveau de vie minimum pour tous y compris les plus pauvres des travailleurs donc ça c'est un communisme qui a pas été si loin que ça c'est un tout petit bout c'est une petite croquette de communisme dans la brioche France une pépite de communisme dans la brioche France
bon
l'analogie vaut ce qu'elle vaut mais on voit que ça peut marcher donc non je suis pas d'accord avec toi Longos même si t'avais mis un capa peut-être que c
'est
un peu pour rigoler mais voilà je veux dire c'est quoi un petit bout d'austérité qui marche montrez-moi en un un petit bout d'austérité qui fonctionne moi j
'ai
un exemple de petit bout de communisme qui fonctionne ça s'appelle la sécu et puis il
y
a des petits bouts aussi dans les municipalités parce qu'il
y a
du communisme municipal qui vient encore mutuelle municipale notamment qui se crée il y a tout un ensemble d'initiatives donc là pour le coup oui je te rejoins sur la pépite communiste dans la brioche France mais je crois qu'il est mis c'est
pour
ça qu'on a faim comme ça on parle de brioche c'est ça oui j'avoue on a encore largement dépassé quasiment une heure c'est aussi les problématiques il
est presque
deux heures je parle de midi oui on est d'accord c'est plutôt que cet argument pété on le connait depuis longtemps à gauche oui voilà je vois ce que tu veux dire on est d'accord on
est
tous communistes ici évidemment on a l'humanité finalement ok bah pour terminer je te propose de lire la déclaration de Marine Le Pen le tweet de Marine Le Pen ce qui n
'est
pas hyper intéressant moi je voulais retrouver un extrait de Jean-Philippe Tanguy qui parle tout ça parce que c'est le monsieur budget du RN j'ai retrouvé que des extraits d'il y a longtemps où il alertait déjà bon on en
a
déjà parlé en fait tout le monde était d'accord pour dire qu'il allait y avoir plus de déficit que prévu c'était effectivement un secret de polichinelle mais voyons ce que Marine Le Pen avant de dire pour voir un petit peu la posture que peut avoir l'autre opposition à Macron l'autre opposition à Macron pas de gauche mais d'extrême droite du coup en vérité il propose des solutions économiques qui sont beaucoup plus proches de Macron en vérité c'est quasiment les mêmes en termes de politique budgétaire ce qu'il propose mais voyons voir les éléments de langage de Marine Le Pen donc je vais lire tout ça le tweet est un peu long
la
confirmation que Bruno Le Maire avait informé Emmanuel Macron par une lettre sur l'état désastreux des finances publiques alors que lui-même et l'ensemble du gouvernement en parallèle mentait aux français montre bien à quel point notre démocratie est malade le rassemblement national avait au contraire dit la vérité aux français et dénoncé publiquement ces mensonges organisés pour couvrir des dérapages insensés du déficit public donc quand il dit ça voilà la réponse à Jean-Philippe Tanguy qui lui aussi aurait alerté en réalité c'est ce qu
'on
disait tout à l'heure que ce soit Pierre Moscovici Eric Coquerel Jean-Philippe Tanguy tout le monde à peu près alerté en réalité ou Bruno Le Maire lui-même je veux dire on a tout le champ politique un technocrate à travers Moscovici le centre libéral du bloc bourgeois à travers Bruno Le Maire l'extrême droite nationaliste à travers Jean-Philippe Tanguy et la gauche la vraie gauche entre guillemets à travers le président de la commission des finances Eric Coquerel donc je veux dire normalement dire voilà on avait dit la vérité bah oui mais tout le monde avait dit la vérité à ce compte là
le
3 juillet 2024 alors que nos alertes et demandes de correction du budget restaient sans réponse du gouvernement pendant des mois nous avions déposé une motion de censure pour exiger une loi de finances rectificative en vain
nous
l'avions clairement annoncé le maquillage des comptes publics à quelques mois seulement des élections de 2024 devait nécessairement mener à une véritable purge fiscale et sociale imposée par la Macronie aux contribuables nous y sommes ces mensonges ont évidemment porté atteinte à la sincérité des élections européennes de 2024 mais pourquoi il dit ça vous avez gagné les européennes de 2024 le RN donc ça veut dire quoi ça veut dire ah on nous a volé l'élection avec ces histoires bah vous pouvez pas dire ça bon bref pire encore quand Emmanuel Macron dissout l'assemblée nationale il agit en parfaite conscience de l'état désastreux des comptes publics il en dit mot à l'image de tout un système politico-médiatique qui cache la vérité aux français pour faire barrage au RN donc tout ça c'est pour faire barrage au RN alors que moi la question que j'aimerais bien poser à Marine Le Pen et aussi à Jean-Philippe Tanguy c'est qu'est-ce que vous proposez concrètement comme politique économique et budgétaire qui pourra avoir des résultats différents de celles de Macron et de Hollande avant lui quoi surtout qu'elle parle de purge fiscale et sociale du coup qui serait la conséquence de ce maquillage sauf qu'en fait le RN on le voit dans les différents votes autour du budget enfin des différents budgets porte à chaque fois une politique austéritaire similaire en fait à la Macronie à la différence que la politique du RN fait en particulier comme victime au delà des plus pauvres aussi les minorités
et
les structures enfin tous les dispositifs qui peuvent venir
à l'aide
par
exemple la
suppression de
l
'AME qui propose qu'une mesure économique qu'une mesure budgétaire parce que eux ils disent c'est pour économiser un petit milliard et ça typiquement ils ont du sang sur les mains s'ils le font clairement du sang de personnes du sang de migrants sur les mains du sang d'exilés d'étrangers de personnes qui
n'ont
pas de nationalité française donc des personnes déjà qui sont les plus fragiles sur le territoire français complètement et du coup c
'est plutôt
cocasse le mot n
'est
pas bien choisi mais en tout cas de l'entendre parler de regarder vous avez créé une purge sociale et fiscale alors qu'en fait c'est évidemment leur projet qui s'ils avaient été retenus leur projet
au RN
qui aurait provoqué ça et puis en fait on retrouve toute
la
ligne du RN permanente à se montrer du côté de la démocratie du côté du français et le tout avec un immense complot anti-RN bien sûr
et oui ça c'est
pour empêcher le RN d'accéder au pouvoir ils reviennent là dessus en boucle mais
rien
de nouveau on leur a volé les élections les européennes c'était faussé alors même qu
'ils
les ont gagnées les médias ils font que chier sur le RN toute la journée
puis
c'est un disque rayé et puis en plus on se souvient que tout à
l
'heure je parlais des travaux de la commission des finances qui a créé une sorte de budget alternatif avec des possibilités de recettes
c'est
ça
ils l'ont
fait sur différents budgets le RN n'a jamais soutenu ces possibilités de recettes et puis on en parlait déjà la semaine dernière et la semaine précédente mais sur la possibilité d'aller taxer les plus riches le RN est systématiquement en contre notamment sur la taxe du Kman donc en fait s
'ils veulent faire
des petites mesurettes symboliques ce qui leur fait un autre point commun avec la Macronique c'est ça donc en fait c'est assez ridicule de voir le RN et Marine Le Pen là se montrer comme garante de l'ordre des finances publiques etc et de l'ordre fiscal
et
social alors que c'est évidemment tout le contraire
c'est
ça
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ST' 501