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InterviewFrance Inter (sur YouTube)· 8 mai 2021 21 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesTravail & emploiSanté

Amélie de Montchalin défend la stratégie du "dépassement politique pour réunir les bonnes volontés"

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:40OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'exécutif a demandé à ses ministres d'aller représenter les couleurs de La République en marche sur le terrain ?

  • 2:43RelanceRéponse directe

    Est-ce que l'exécutif vous a incité à aller sur le terrain, à vous présenter ?

  • 3:36OuverteRéponse directe

    Si vous êtes élu au Conseil Régional, qu'est-ce que vous choisirez ? Restez au gouvernement ou alors allez siéger au Conseil Régional ?

  • 3:55RelanceRéponse directe

    Vous ferez les deux, vraiment ? Vous n'aurez pas de suppléant ?

  • 8:25OuverteRéponse directe

    Cette lenteur, on la supprime comment ?

  • 8:35RelanceRéponse directe

    Expliquez-nous précisément. Qu'est-ce qu'un maire aura de façon plus rapide qu'auparavant ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:29Invité politiqueFait
    « Le dépassement politique, c'est-à-dire ? Réunir les bonnes volontés. »
  • 5:07PrésentateurChiffre
    « On a aujourd'hui près de 1800 maisons de santé dans notre pays. »
  • 5:10PrésentateurFait
    « Le sujet du remboursement à 100% des lunettes et des prothèses auditives. »
  • 6:52PrésentateurChiffre
    « 500 000 Français ont déjà été sur le site du gouvernement pour voir ces résultats. »
  • 11:38PrésentateurChiffre
    « On va réenvoyer 2500 fonctionnaires dans les départements. »
  • 12:03PrésentateurChiffre
    « Dès 2022, pour les fonctionnaires de l'État, c'est 15 euros par mois sur la feuille de paye pour payer sa complémentaire santé. »
  • 12:41PrésentateurChiffre
    « Pour une aide soignante, c'est 300 euros de plus par mois. Ça ajoute la prime d'activité qui avait été de 100 euros par mois en plus au moment de la crise des Gilets jaunes. »
  • 12:48PrésentateurChiffre
    « La taxe d'habitation qu'on a supprimée pour 23 millions de foyers. »
  • 15:02PrésentateurFait
    « Nous sommes le pays d'Europe qui a le plus soutenu ses entreprises, ses artisans, qui a le plus investi dans l'activité partielle. »
  • 16:27PrésentateurFait
    « Une entreprise qui investit 50 millions d'euros, qui fait revenir des États-Unis une production qui en était partie depuis des décennies. »
  • 18:57PrésentateurChiffre
    « 30 milliards d'euros pour former les Français, pour la compétence, pour l'éducation, pour préparer les emplois demain. »
  • 19:02PrésentateurChiffre
    « 30 milliards d'euros pour produire, avoir une industrie, avoir des emplois qui soient compétitifs, innovants. »
  • 19:43PrésentateurChiffre
    « On a ouvert 74 classes préparatoires dans les universités d'Agen à Valenciennes. »

Temps de parole

  • Présentateur70 %
  • Amélie de Montchalin18 %
  • ?8 %
  • Présentateur 23 %

≈ 58,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

France Inter,

0:01
Locuteur

Éric

0:03
Présentateur

Delvaux,

0:03
Locuteur

le

0:05
Amélie de Montchalin

6-9 du week-end.

0:07
Locuteur

Bonjour

0:08
Amélie de Montchalin

Amélie de Montchalin, ministre de la Transformation et de la Fonction Publique.

0:13
Locuteur

L

0:14
Amélie de Montchalin

'actualité ce matin, c'est votre collègue du gouvernement, Éric Dupond-Moretti, qui va aller épauler un autre collègue du gouvernement, Laurent Pitraszewski, dans les Hauts

0:24
Locuteur

-de

0:24
Amélie de Montchalin

-Seine. D'autres ministres

0:25
Locuteur

sont

0:25
Amélie de Montchalin

des Hauts

0:26
Locuteur

-de

0:26
Amélie de Montchalin

-France, bien sûr des Hauts-de-France.

0:28
Présentateur

Dans les Hauts

0:28
Locuteur

-de

0:28
Présentateur

-Seine, c'est Laurent Saint-Martin.

0:29
Amélie de Montchalin

Absolument.

0:30
Locuteur

Et

0:30
Présentateur

une équipe de choc autour

0:32
Locuteur

de lui en ministre de

0:34
Amélie de Montchalin

France. On a bien entendu la réaction de Xavier Bertrand d'ailleurs. D'autres ministres sont candidats aux régionales, vous-même dans l'Essonne. Est-ce que l'exécutif a demandé à ses ministres d'aller représenter les couleurs de La République en marche sur le terrain

0:46
Locuteur

? Est

0:47
Amélie de Montchalin

-ce qu'on vous a incité à y aller ?

0:49
Présentateur

D'abord, il faut qu

0:50
Locuteur

'on

0:50
Présentateur

regarde le moment politique dans lequel on est.

0:52
Locuteur

On

0:52
Présentateur

est au sortir d'une crise sanitaire qu'il nous faut encore vraiment regarder de face. Économiquement, socialement.

1:02
Locuteur

On

1:02
Présentateur

est à un moment où on a des oppositions

1:04
Locuteur

qui,

1:05
Présentateur

parfois sur le terrain, considèrent que le meilleur programme, c'est de s'opposer à l'État en bloc.

1:11
Locuteur

Nous

1:11
Présentateur

avons, nous, à faire tomber les masques.

1:13
Locuteur

Nous

1:13
Présentateur

avons à remettre des vérités, des faits. Rappeler aux Français que nous avons besoin que les collectivités, les régions, l'État travaillent ensemble pour eux.

1:23
Locuteur

Et

1:24
Présentateur

donc, la raison pour laquelle nous sommes un certain nombre de députés, Laurent Saint-Martin de France, de ministres, c'est vrai, à s'engager dans ces élections départementales et régionales, c'est pour que dans le débat qui vient, nous parlions de projets, nous parlions de faits,

1:38
Locuteur

nous

1:39
Présentateur

parlions de ce que nous avons à faire pour les Français.

1:41
Locuteur

Nous

1:41
Présentateur

ne pouvons pas laisser

1:42
Locuteur

l

1:43
Présentateur

'extrême droite, par habitude, et beaucoup d'autres, parce que manifestement Marine Le Pen a contaminé les esprits, conduire un débat qui soit un débat d'invective, qui soit un débat de vérités alternatives. On se croirait

1:56
Locuteur

sous

1:57
Présentateur

l'ère Trump.

1:58
Locuteur

D

1:58
Présentateur

'autres lui en battent le poids. Je vois que Xavier Bertrand, manifestement, est bien parti pour tenir cette ligne-là. Du Trump à la française, avec des invectives, avec que du négatif, avec une

2:07
Locuteur

ligne

2:07
Présentateur

politique qui consiste à dire « mon projet, c'est de me battre contre l'État

2:10
Locuteur

». Les

2:11
Présentateur

Français, où qu'ils vivent, ne peuvent pas

2:14
Locuteur

vivre

2:15
Présentateur

dans un pays

2:15
Locuteur

où

2:16
Présentateur

on leur propose que des négations, des oppositions stériles. Nous avons besoin de reparler des

2:21
Locuteur

faits, des

2:23
Présentateur

actions, des projets. Et donc nous le faisons en vérité,

2:26
Locuteur

nous

2:26
Présentateur

nous engageons et nous tenons ce que nous appelons le dépassement politique.

2:29
Amélie de Montchalin

Le dépassement politique,

2:30
Locuteur

c'est-à-dire ? Réunir

2:31
Présentateur

les bonnes volontés. Ceux et celles qui veulent parler

2:34
Locuteur

d

2:35
Présentateur

'emploi, d'apprentissage, de transport, de formation, d'orientation de la jeunesse, nous travaillons avec eux.

2:41
Locuteur

Ma question était, est-ce que

2:43
Amélie de Montchalin

l'exécutif vous a incité à aller sur le terrain, à

2:46
Locuteur

vous présenter ? On est toujours

2:47
Présentateur

incité à défendre ce qu'on fait, on est toujours incité à aller porter les vérités. C'est le sens même de ce qu'Emmanuel Macron a proposé depuis 2017.

2:58
Locuteur

Il

2:59
Présentateur

a dit « je ne serai pas dans l'idéologie

3:01
Locuteur

». Nous

3:02
Présentateur

serons là pour transformer la vie quotidienne, transformer la France avec des objectifs concrets. Les promesses ont été faites, les objectifs ont été affichés. Et maintenant, nous accélérons et jusqu'à la dernière minute, jusqu'au dernier quart d'heure, nous serons en train de nous occuper, de faire, d'être dans l'action. Et donc oui, nous sommes toujours incités.

3:22
Locuteur

J'ai été élu

3:23
Présentateur

député de l'Essonne en 2017. Depuis, je n'ai jamais arrêté

3:26
Locuteur

d

3:27
Présentateur

'être à la manœuvre de l'action.

3:29
Locuteur

Pas

3:30
Présentateur

du pour, du contre, de l'opposition

3:33
Locuteur

bête

3:34
Présentateur

et méchante parfois.

3:35
Locuteur

Amélie Montchalin,

3:36
Amélie de Montchalin

si vous êtes élu au Conseil Régional, qu'est-ce que vous choisirez ? Restez au gouvernement ou alors allez siéger au Conseil Régional ?

3:43
Présentateur

On peut toujours être Conseil Régional et évidemment membre du gouvernement. Conseil Régional, c'est un

3:49
Locuteur

poste,

3:50
Présentateur

si on n'en prend pas des responsabilités exécutives, c'est une assemblée qui démocratiquement vote.

3:55
Locuteur

Donc

3:55
Amélie de Montchalin

vous ferez les deux, vraiment ? Vous n'aurez pas de suppléant ? Au

3:58
Présentateur

Conseil Régional, vous avez d'ailleurs un certain nombre déjà de ministres, de députés qui sont aussi conseils régionaux. Le non-cumul, c'est les fonctions exécutives, évidemment.

4:05
Locuteur

Bien sûr, ce n'est pas une question de cumul, c'est une

4:06
Amélie de Montchalin

question de calendrier et

4:08
Locuteur

de disponibilité. Je pense

4:09
Présentateur

qu'on a tout inféré à recréer ce lien entre l'État, les collectivités, parce que nous travaillons main dans la main. Nous sommes solidaires des résultats,

4:17
Locuteur

le

4:17
Présentateur

baromètre des résultats que nous avons publiés. On va en parler dans un

4:20
Locuteur

instant. Abelie Monchalin,

4:22
Présentateur

la demande d'efficacité de l'État est particulièrement accrue avec la Covid. Vous êtes presque astreint à un besoin d'excellence. Et quand vous parlez des résultats, d'ailleurs, on peut aller trouver des preuves concrètes sur gouvernement.fr. C'est ça, pour voir quelles sont les actions du

4:42
Locuteur

gouvernement. Depuis

4:42
Présentateur

le mois de janvier, on a fait quelque chose d'assez inédit en Europe, probablement dans le monde, mais en tout cas en France.

4:48
Locuteur

C

4:49
Présentateur

'est de permettre aux Français, en transparence, dans chaque département, département par département, sur le site du gouvernement,

4:55
Locuteur

de

4:55
Présentateur

voir les résultats de l'action publique.

4:57
Locuteur

Sur

4:58
Présentateur

des sujets extrêmement concrets, sur lesquels ils savent que depuis 2017, nous sommes très engagés.

5:03
Locuteur

Le

5:03
Présentateur

sujet de l'apprentissage, le sujet des maisons de santé. On a aujourd'hui près de 1800 maisons de santé dans notre pays. Le sujet du remboursement à 100% des lunettes et des prothèses auditives. Le sujet du renouvellement du parc automobile, de la rénovation énergétique des bâtiments. Bref, nos combats prioritaires.

5:21
Locuteur

Et

5:22
Présentateur

c'est inédit parce que ça permet de remettre dans le débat

5:24
Locuteur

la

5:26
Présentateur

réalité.

5:27
Locuteur

Et

5:27
Présentateur

ce que vous verrez sur ce baromètre, puisqu'il est département par département, c'est que si en moyenne, toutes les réformes prioritaires, il y

5:34
Locuteur

en

5:34
Présentateur

a 36 que vous pouvez suivre, progressent, il y a une très forte disparité territoriale. Nous avons, et il faut l'assumer, il faut le regarder en face, et c'est pour ça d'ailleurs que le président de

5:44
Locuteur

la

5:44
Présentateur

République va entamer un tour de France. Moi-même, depuis le mois de janvier, j'étais dans 15 départements différents. Eh bien, la situation sur chacune de ces réformes n'est pas la même si vous êtes dans les Ardennes, si vous êtes en Charence, j'étais hier dans le Var,

5:56
Locuteur

il

5:56
Présentateur

y

5:56
Locuteur

a

5:56
Présentateur

des réformes dans chaque département qui progressent très bien, et il faut qu

6:00
Locuteur

'on

6:00
Présentateur

puisse le valoriser.

6:01
Locuteur

Les

6:01
Présentateur

Français d'ailleurs le voient sur le terrain. Et dans chaque département, on a des sujets où on est plus, il faut le dire, en difficulté, où les choses avancent moins vite que nous le voudrions. Notre enjeu politique,

6:12
Locuteur

c

6:12
Présentateur

'est d'être les yeux grands ouverts, et de se dire, voilà, comment on accélère, comment on, dans chaque département, jusqu'à la dernière minute de notre responsabilité de 2022, et ensuite, les choses ne s'arrêtent pas un beau jour, parce que c'est une action qui se conduit dans le temps,

6:26
Locuteur

mais

6:27
Présentateur

le faire en transparence avec les Français, c'est un nouvel acte aussi démocratique.

6:31
Locuteur

Ça

6:31
Présentateur

permet de lutter contre cette forme de défiance. Beaucoup de Français se demandent à quoi ça sert de voter. La mise à transformation, ça veut dire quoi

6:37
Locuteur

?

6:38
Présentateur

Ça veut dire qu'on transforme les mots, les lois, les promesses, en résultats concrets, tangibles,

6:44
Locuteur

en

6:44
Présentateur

contrats, en maisons où on ne peut faire ces démarches de services publics, en transition écologique, en choses concrètes. 500 000 Français ont déjà été sur le site du gouvernement pour voir ces résultats. Moi,

6:56
Locuteur

j

6:56
Présentateur

'invite tous ceux qui nous écoutent ce matin

6:57
Locuteur

d

6:58
Présentateur

'être dans cette capacité de pouvoir juger par eux-mêmes.

7:01
Amélie de Montchalin

Ça s'appelle le baromètre des résultats

7:03
Locuteur

des politiques publics. Sur gouvernement

7:04
Amélie de Montchalin

.fr. Et

7:06
Présentateur

c'est notre philosophie politique, j'y reviens, c'est vraiment pour que d'un côté les masques tombent, qu'on puisse avoir un débat dans les élections qui soit un débat de réalité, qu'on puisse s'opposer sur des projets, qu'on puisse s'opposer sur comment

7:17
Locuteur

on ferait différemment.

7:19
Présentateur

Mais je crois que c'est très important

7:19
Locuteur

parce que c'est ça la politique. Mais sûrement, mais on ne va pas le dire

7:21
Amélie de Montchalin

deux fois non plus, on a très bien compris votre message. Juste sur le chef de l'État aussi qui va entamer dans cet esprit aussi de bilan et de perspective, un tour de France, notamment auprès des maires à partir du mois prochain. Il veut reprendre son bâton de pèlerin, dit-il, pour

7:37
Locuteur

inventer

7:39
Amélie de Montchalin

le deuxième temps de la relance. Dans les faits, ça veut dire quoi ?

7:42
Présentateur

Ça veut dire qu'on part de ce diagnostic département par département, on part du baromètre. On regarde dans chaque département avec les maires,

7:48
Locuteur

avec,

7:48
Présentateur

vous voyez, hier dans le Varge, il y avait aussi évidemment des élus régionaux, départementaux, des parlementaires, l'ensemble des acteurs du département. Hier, on a fait un point notamment sur les sujets agricoles. Vous aviez les représentants du monde agricole. On fait le point et on se dit, voilà, quelles sont encore les difficultés qu'on a devant nous ? Quels sont les freins, les blocages ? Comment on simplifie par la décision ? Et comment on associe les maires à nouveau ? Parce que l'État ne peut rien faire seul et les collectivités locales, les maires, les élus départementaux régionaux, on a besoin de travailler ensemble. On est solidaires des résultats.

8:17
Amélie de Montchalin

Quand Emmanuel Macron dit qu'il veut simplifier les liens entre l'État et le territoire, ça veut dire trop de lenteur à tous les étages ? Cette

8:24
Locuteur

lenteur, on la supprime comment ?

8:25
Présentateur

On la supprime en redonnant des marges de manœuvre à ceux qui décident. Ceux qui décident sur le terrain, qui doivent sentir que là où ils sont, s'ils ont la solution en face d'eux,

8:34
Locuteur

ils n'ont pas... Des marges

8:34
Amélie de Montchalin

de manœuvre.

8:35
Présentateur

Expliquez-nous précisément.

8:37
Locuteur

Ça veut dire quoi ? Qu'est-ce qu'un maire

8:38
Amélie de Montchalin

aura de façon plus rapide qu'auparavant ?

8:41
Présentateur

Aujourd'hui, on avait une culture qui faisait qu'on faisait remonter soit la capitale de région, soit à Paris. On demandait l'autorisation de faire. Et alors du coup, ça prend beaucoup de temps. Et puis parfois, l'autorisation, elle est prise dans un bureau très très loin du terrain. Notre enjeu avec le Premier ministre, depuis le mois de juillet, avec le Président,

8:59
Locuteur

c

8:59
Présentateur

'est de remettre la décision sur le terrain. C'est de réarmer nos territoires. C'est de renvoyer aussi des hauts fonctionnaires sur le terrain. Parce que si tout doit attendre que d'autres très très loin prennent des décisions, d'abord les décisions ne

9:10
Locuteur

sont

9:10
Présentateur

pas toujours des bonnes décisions, deuxièmement elles sont prises avec lenteur,

9:13
Locuteur

et

9:14
Présentateur

elles sont déconnectées des réalités.

9:15
Amélie de Montchalin

Ça c'est une petite tape en direction des préfets.

9:17
Locuteur

Pas du tout. Qui

9:17
Amélie de Montchalin

doivent retourner

9:18
Locuteur

sur le terrain.

9:19
Présentateur

C'est tout l'inverse. Les préfets, ils sont sur le terrain. C'est leur métier. C'est tout l'inverse. C

9:23
Locuteur

'est

9:23
Présentateur

comment on leur donne à eux,

9:24
Locuteur

le

9:24
Présentateur

fameux couple maire-préfet. On l'a appliqué sur la crise sanitaire. On a vocation à l'appliquer sur l'ensemble des politiques publiques. Justement, tout notre enjeu, c'est que ce soit cet état de proximité, grâce qu'ils soient en capacité de décider, d'avancer.

9:39
Locuteur

C

9:39
Présentateur

'est cette simplification de la responsabilité, c'est la simplification de la décision.

9:43
Locuteur

Un

9:43
Présentateur

système plus souple. Et donc forcément, c'est d'acter aussi la différenciation. La vie, vous voyez, hier dans le Var où j'étais, n'est pas la même que dans le Morbihan où j'étais il

9:52
Locuteur

y a

9:52
Présentateur

une semaine, n'est pas la même qu'en Seine-et-Marne ou dans les Ardennes. Si on se contraint, vous savez, avec ces jardins à la française, très bien organisés, où on dit que chacun doit faire exactement la même chose, le résultat on le voit dans le baromètre.

10:04
Locuteur

C

10:04
Présentateur

'est que ça fait des différences à la fin. Parce que le point de départ n'est pas le même. Parce que l'histoire n'est pas la même. Parce que les acteurs n

10:10
Locuteur

'ont

10:10
Présentateur

pas les mêmes moyens. Et donc on redonne, au contraire, à ces préfets, ces hommes et ces femmes extrêmement engagés, de terrain pragmatique, la possibilité de décider là où ils sont, avec les maires, dans un esprit collégial, collectif, ce qu'il doit être fait pour que ça avance.

10:25
Amélie de Montchalin

Vous entendez déjà les critiques du Tour de France, du chef de l'État à partir du mois prochain. Comment ne pas voir dans ce Tour de France, d'Emmanuel Macron, les prémices d'une campagne électorale ? Vous

10:34
Présentateur

savez, pendant des années, plusieurs quinquennats, un an avant l'élection présidentielle, tout le monde levait le crayon et attendait au fond que les élections arrivent. C'est tout l'inverse. Pour nous, c'est tout l'inverse. Ne pas justement être dans cette posture un peu irresponsable, politicienne, et au fond qui n'aide pas les Français.

10:49
Locuteur

C

10:50
Présentateur

'est-à

10:50
Locuteur

-dire

10:50
Présentateur

qu

10:50
Locuteur

'on

10:50
Présentateur

prend exactement les objectifs qu'on s'est fixés

10:53
Locuteur

et

10:53
Présentateur

pendant les douze prochains mois,

10:55
Locuteur

tous

10:55
Présentateur

les jours, toutes les heures...

10:57
Amélie de Montchalin

Vous ne

10:57
Locuteur

levez

10:57
Amélie de Montchalin

pas le crayon.

10:58
Présentateur

Nous ne lèverons pas le crayon, nous serons sur le terrain et nous irons chercher

11:01
Locuteur

les

11:02
Présentateur

résultats en simplifiant tout ce qui doit être, en prenant toutes les décisions pour qu'à la fin,

11:07
Locuteur

que

11:07
Présentateur

vous soyez en Ariège, en Ile-de-France, en Bretagne ou dans les Hauts-de-France, les résultats soient là.

11:13
Locuteur

Et qu'on

11:14
Présentateur

soit à nouveau

11:14
Locuteur

honnêtes.

11:15
Présentateur

Pour avoir des résultats, il faut aussi des moyens.

11:17
Locuteur

Et

11:17
Présentateur

là,

11:17
Locuteur

c'est à l

11:17
Présentateur

'État de donner finalement

11:19
Locuteur

à la fonction

11:20
Présentateur

publique les moyens de remplir sa mission. Le plan de relance accélère un certain nombre de politiques publiques et c'est très bien.

11:26
Locuteur

On

11:26
Présentateur

y met des moyens aussi différenciés. Vous savez, on travaille ce qu'on appelle la déconcentration. Comment les moyens, ils ne sont pas tous concentrés au même endroit et comment on les répartit mieux. Les moyens budgétaires, les moyens humains, moi en tant que ministre de la fonction publique.

11:38
Locuteur

On

11:38
Présentateur

va réenvoyer 2500 fonctionnaires dans les départements. Parce que si vous n'avez plus personne qui peut mettre en oeuvre ces politiques au plus près du terrain, forcément, c'est plus lent, c'est plus déconnecté.

11:48
Locuteur

Et

11:48
Présentateur

puis parfois, ça n'arrive pas. Notre enjeu, c'est aussi de soutenir les agents publics, très concrètement. Moi, je suis une ministre depuis le mois de juillet dernier qui très concrètement a regardé par exemple le sujet des bas salaires dans la fonction publique.

11:59
Locuteur

On

12:00
Présentateur

a avancé depuis le mois de juillet sur un engagement très fort que j'ai pris qui était d'assurer enfin

12:05
Locuteur

que

12:05
Présentateur

les agents publics voient leur mutuelle santé payée par leurs employeurs publics.

12:11
Locuteur

Ça

12:11
Présentateur

peut paraître étrange, mais l'ensemble du pays, les employeurs, contribuaient à hauteur de 50% sur les mutuelles santé. Dans la fonction publique, ce n

12:17
Locuteur

'était

12:17
Présentateur

pas le cas. Dès 2022, pour les fonctionnaires de l'État, c'est 15 euros par mois

12:21
Locuteur

sur

12:22
Présentateur

la feuille de paye pour payer sa complémentaire santé. Ça, c'est aussi de la reconnaissance. On a avancé sur le Ségur, pour les soignants, sur le Grenelle. Donc, on regarde les choses en face et on fait. Le

12:31
Amélie de Montchalin

Ségur de la santé, beaucoup d'infirmières restent toujours un petit peu sans leur faim, en estimant qu'elles n'ont pas

12:36
Locuteur

eu... Si vous

12:37
Présentateur

prenez pour une aide soignante, c'est 300 euros de plus par mois. Ça ajoute la prime d'activité qui avait été de 100 euros par mois en plus au moment de la crise des Gilets jaunes. C'est aussi la taxe d'habitation qu'on a supprimée pour 23 millions de foyers. Donc, le pouvoir d'achat, là aussi, on fait du concret.

12:53
Locuteur

Pour les agents

12:53
Présentateur

publics, c'était pour moi la mutuelle santé. C'était un enjeu très fort. C'était aussi de s'assurer, par exemple, il y

12:58
Locuteur

a

12:58
Présentateur

encore quelques semaines, qu'on n

13:00
Locuteur

'ait

13:00
Présentateur

pas d'agent des collectivités locales payés sous le SMIC.

13:02
Amélie de Montchalin

Amélie de Montchalin, baromètre contre baromètre, les Français jugent sévèrement le bilan des 4 premières années de gouvernance d'Emmanuel Macron. 62% des Français le qualifient de ce bilan de mauvais contre 38% qui le trouvent bon, baromètre mensuel Odoxa. Comment est-ce que vous expliquez

13:20
Locuteur

ce... Si

13:22
Amélie de Montchalin

on vous entend, il y a eu beaucoup de mesures et cependant, c'est toujours mal perçu, visiblement, ça ne passe pas. Il y a des trous dans la raquette, visiblement.

13:30
Locuteur

C

13:30
Présentateur

'est pour ça qu'on prend notre bâton de pèlerin. C'est pour ça qu'on veut remettre des faits. Après, chacun peut juger. On ne demande pas aux gens... On n'est pas dans une campagne publicitaire. Non, mais

13:38
Locuteur

à un moment donné, les Français votent. Non, mais Emmanuel

13:40
Amélie de Montchalin

Macron a été élu sur l'idée de rassembler les Français. On voit bien que ce n'est pas encore le cas. D'abord,

13:44
Présentateur

la première chose, c'est que nous avons aussi dans notre débat public encore beaucoup d'idées fausses. Je prends le sujet des impôts, j'y reviens. Beaucoup de Français, peut-être, si vous leur demandez, on va vous dire les impôts augmentés. Ils n'ont jamais autant baissé.

13:55
Locuteur

Mais

13:55
Présentateur

c'est à nous de montrer qu'est-ce qui se passait en 2017, qu'est-ce qui se passe aujourd'hui. Et c'est à nous de remettre à nouveau des faits et de la vérité.

14:03
Locuteur

Quand

14:03
Présentateur

vous avez un débat politique qui ne devient qu'un débat, au fond, assez stérile, vous avez par exemple Olivier Faure et Jean-Luc Mélenchon qui nous disent « Votre bilan, c'est le creusement des inégalités

14:12
Locuteur

». Moi,

14:13
Présentateur

je leur réponds, écoutez, depuis quatre ans, qu

14:15
Locuteur

'est

14:15
Présentateur

-ce qu'on a fait ? On a pris les inégalités à la racine. On a dédoublé les classes en CP et C1 parce qu'on sait que c'est déjà là que les inégalités se construisent.

14:23
Locuteur

On

14:23
Présentateur

a regardé les inégalités territoriales pour que dans les villes rurales, on puisse réinvestir pour recréer des emplois. On a regardé les inégalités de destin. On a un plan, par exemple, sur l'égalité des chances dans la fonction publique qui est inédit.

14:35
Amélie de Montchalin

Non, mais vous

14:35
Locuteur

faites forcément un bon

14:37
Amélie de Montchalin

bilan de la présidence Macron. Mais cependant, ce que dit ce sondage, c'est qu'Emmanuel Macron apparaît toujours comme

14:41
Locuteur

handicapé

14:43
Amélie de Montchalin

par son costume de président des riches

14:45
Locuteur

à

14:47
Amélie de Montchalin

l'heure des bilans.

14:47
Locuteur

Est

14:47
Amélie de Montchalin

-ce que la suppression de l'ISF, par exemple, n

14:49
Locuteur

'est

14:49
Amélie de Montchalin

pas le sparadrap qui colle aux chaussures d'un président toujours en marche

14:54
Présentateur

? Moi, je vois un président qui a été un président dans la crise, qui a assumé pleinement le quoi qu'il en coûte. Nous sommes le pays d'Europe

15:00
Locuteur

qui

15:01
Présentateur

a le plus soutenu ses entreprises, ses artisans, qui a le plus investi dans l'activité partielle. Je vois un président qui a investi dans le pouvoir d'achat. J'y reviens. La prime d'activité, les grandes mesures qu'on a pu prendre sur cette taxe d'habitation qui était un impôt très bizarre

15:15
Locuteur

puisqu

15:16
Présentateur

'il dépendait de votre lieu de résidence et pas de votre revenu. Donc,

15:19
Locuteur

ça

15:19
Présentateur

veut dire que les critiques

15:20
Locuteur

sont

15:20
Présentateur

caricaturales vis-à-vis

15:21
Locuteur

de lui,

15:22
Présentateur

de la droite

15:23
Locuteur

à l

15:24
Présentateur

'extrême-gauche ?

15:24
Locuteur

D'abord,

15:24
Présentateur

ce que je dis, c'est qu'il y a évidemment, dans notre débat public, j'y reviens, l'extrême-droite a contaminé les esprits. Avant, on avait Marine Le Pen qui nous avait habitués à critiquer tout,

15:34
Locuteur

tout

15:34
Présentateur

le temps, en agitant des peurs et en n'ayant jamais aucune proposition. Manifestement, qu'on soit maintenant de droite ou de gauche, tout le monde fait la même chose. C'est Trumpien, c'est les invectives, c'est creux,

15:46
Locuteur

c

15:46
Présentateur

'est assez, en fait, ça détruit la démocratie. Que nous ayons des projets différents,

15:51
Locuteur

que

15:52
Présentateur

nous ayons des priorités différentes, que le débat puisse être alimenté en ce sens, évidemment, c'est normal, mais remettons des faits. Et donc, notre combat, là, dans les mois qui viennent, c'est

16:02
Locuteur

de

16:02
Présentateur

montrer aux Français ce qui se passait, ce qui se passe, d'ailleurs, quand vous échangez avec eux,

16:07
Locuteur

sur

16:07
Présentateur

la base de ces données, ils ne

16:10
Locuteur

vous

16:10
Présentateur

disent pas qu'on est dans le faux. D'ailleurs, ces données, ce ne

16:13
Locuteur

sont

16:13
Présentateur

pas des données en milliards, en millions. Vous me parlez de réforme fiscale,

16:17
Locuteur

mais

16:18
Présentateur

la bonne nouvelle, c'est que nous avons enfin de la relocalisation industrielle. Le plan de relance vient accompagner, vous voyez encore, et j'étais hier dans le Var, une entreprise qui investit 50 millions d'euros, qui fait revenir des Etats-Unis une production qui en était partie depuis des décennies.

16:32
Locuteur

Donc, nous avons travaillé sur

16:33
Présentateur

la création d

16:35
Locuteur

'emplois, on vous entend bien présenter pour

16:37
Présentateur

les Français.

16:38
Locuteur

Cette transformation. Un bilan

16:39
Amélie de Montchalin

positif, forcément, vous présentez un bilan positif et vous êtes dans votre rôle de la gouvernance Macron. Moi, je voudrais revenir sur

16:46
Locuteur

les

16:46
Amélie de Montchalin

promesses ou les sparadraps qui restent parce que c'est là que ça va se jouer aussi pour vous. Il y a 4 ans, le 7 mai 2017, jour pour jour pratiquement, c'était son premier discours de président Emmanuel Macron. Il avait dit qu'il ferait tout pour que les Français n'aient plus aucune raison de voter pour les extrêmes. Vous venez de parler de Marine Le Pen, 4 ans après, jour pour jour, Marine Le Pen,

17:04
Locuteur

elle

17:05
Amélie de Montchalin

apparaît toujours dans les sondages comme étant qualifiée pour le second tour de la présidentielle, pourquoi pas même en tête du dernier tour.

17:14
Locuteur

Qu

17:15
Amélie de Montchalin

'est-ce qui n'a pas fonctionné dans la stratégie du chef de l'État qui voulait éviter aux Français d'aller voter Marine Le Pen ?

17:21
Présentateur

Je vous le redis, nous devons redonner confiance aux Français que voter a des conséquences.

17:26
Locuteur

Les

17:26
Présentateur

extrêmes, Marine Le Pen et d'autres, ce qui, je vous dis, adnime des idées qui sont des idées creuses. prospèrent parce que depuis des décennies, derrière les promesses, ils ne voyaient pas les résultats. Pourquoi les Français se lèveraient-ils

17:40
Locuteur

un

17:41
Présentateur

beau dimanche

17:42
Locuteur

du

17:42
Présentateur

printemps 2021 ou 2022 s'ils ont l'impression qu'avec leur bulletin de vote,

17:46
Locuteur

il

17:46
Présentateur

ne se passera rien pour eux là où ils sont ? C'est notre obsession depuis 4 ans, c'est ce qu'on appelle le dernier kilomètre,

17:51
Locuteur

que

17:52
Présentateur

chaque politique rentre dans chaque village, dans chaque appartement, dans chaque quartier, dans chaque commune de France. Ce combat-là, on ne le lâchera pas. Mais

18:00
Locuteur

Emmanuel Macron, depuis

18:01
Présentateur

4 ans,

18:03
Locuteur

est

18:03
Présentateur

-ce qu'il a changé, est-ce qu'il a évolué, est-ce qu'il s'est rendu compte qu'il avait déçu les Français d'abord, mais qu'il essaye de changer la...

18:11
Locuteur

D'abord,

18:11
Présentateur

il y a 40% des Français qui considèrent que ce que nous faisons va dans le bon sens. Pour ces 40% de la Français, je peux vous dire qu

18:17
Locuteur

'on

18:17
Présentateur

va continuer.

18:18
Locuteur

Pour

18:19
Présentateur

les autres,

18:19
Locuteur

on

18:19
Présentateur

va aussi, et c'est là aussi le changement politique, considérer que nous travaillons avec tout le monde, nous travaillons avec toutes les collectivités, nous n

18:26
Locuteur

'avons

18:26
Présentateur

pas fait le choix de dire « Ah ben tel maire, il n

18:28
Locuteur

'est

18:28
Présentateur

pas de notre couleur politique, on ne

18:30
Locuteur

va

18:30
Présentateur

pas s'occuper... » Ce n

18:31
Locuteur

'est

18:31
Présentateur

pas de lui qu

18:31
Locuteur

'on

18:31
Présentateur

s'occupe à la fin. Ceux qui font ce genre de choses dans les régions d'ailleurs font la partition, ils séparent les Français qu'ils aident et que ce n'est pas notre ligne. Alors

18:39
Locuteur

il reste un an à Emmanuel Macron. Un an, un an pour convaincre Amélie de Montchalin. Nous avons à

18:44
Présentateur

utiliser pleinement le plan de relance, nous avons à investir notre ambition.

18:47
Amélie de Montchalin

Mais elle est d

18:48
Locuteur

'ailleurs le plan

18:48
Amélie de Montchalin

de relance des 100 milliards.

18:52
Locuteur

C

18:52
Amélie de Montchalin

'était

18:54
Locuteur

de

18:54
Présentateur

protéger chacun technologiques. 30 milliards d'euros pour former les Français, pour la compétence, pour l'éducation, pour préparer les emplois demain. Et 30 milliards d'euros pour produire, avoir une industrie, avoir des emplois qui soient compétitifs, innovants, que nous restions un pays qui ne dépend pas du reste du monde, qui a de la croissance et qui peut permettre à chacun d'avoir un avenir.

19:15
Amélie de Montchalin

Donc

19:15
Locuteur

un an pour

19:16
Amélie de Montchalin

convaincre, quelle est la réforme chez vous, Amélie de Montchalin, que vous aimeriez mettre en avant ? En un an. Quelle est la réforme qui va revenir ou

19:23
Locuteur

qui

19:23
Amélie de Montchalin

va être mise sur pied ? Je vous

19:24
Présentateur

dis, la réforme qui est à venir ?

19:26
Amélie de Montchalin

Oui, à venir.

19:27
Présentateur

Moi, vous savez, je travaille en ce moment sur cette réforme de la haute fonction publique. C'est une réforme d'efficacité. Comment on redonne d'abord des gages à ceux qui travaillent

19:35
Locuteur

au

19:36
Présentateur

service de l'intérêt général pour que leur carrière soit des carrières intéressantes

19:40
Locuteur

et des perspectives ?

19:42
Amélie de Montchalin

En supprimant l'ENA,

19:42
Locuteur

donc ? En

19:43
Présentateur

faisant la formation continue, en allant chercher, vous savez, des jeunes méritants, talentueux, boursiers dans tout le pays. On a ouvert 74 classes préparatoires dans les universités d'Agen à Valenciennes parce que je ne veux plus entendre dans mon pays des jeunes qui disent servir son pays, j'en rêve, mais ce n'est pas pour moi parce que je ne suis pas née dans la bonne famille, parce que je ne

20:02
Locuteur

suis

20:02
Présentateur

pas dans un bon village.

20:03
Locuteur

Vous

20:03
Amélie de Montchalin

avez entendu

20:03
Locuteur

les critiques. Il a fallu 50

20:05
Amélie de Montchalin

ans pour valider l'ENA au niveau international pour la France et là,

20:10
Locuteur

il

20:10
Amélie de Montchalin

va falloir autant de temps pour valoriser cet institut du

20:12
Locuteur

service public. L'institut

20:13
Présentateur

du service public, il va recruter des jeunes de tous les horizons parce qu'ils auront envie de servir leur pays qui seront méritants et talentueux. Cet institut du service public, il va former en continu nos fonctionnaires parce que dans un monde où on a la révolution écologique, la révolution numérique, défendre nos valeurs républicaines, qu'on puisse se former tout au long de sa vie.

Et cette réforme, je reviens, les bonnes compétences au bon endroit, c'est pour que tout ce que je viens de vous dire que nous portons puisse être appuyé sur chaque territoire, dans chaque département par les hommes et les femmes qui déjà aujourd'hui très engagés n'attendent que de nous, qu'on leur donne les moyens d'agir et que les Français voient les résultats.

20:46
Amélie de Montchalin

Parole de Amélie de Montchalin ce matin sur France Inter. Merci beaucoup, ministre chargée de la transformation et de la fonction. Toutes les deux, public.