Retailleau veut enlever le droit du sol par référendum - 08/09
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:01OuverteRéponse directe
Que propose ce soir Bruno Retailleau ?
- 0:22FerméeRéponse directe
Renoncer au droit du sol ?
- 1:51RelanceRéponse directe
Comment vous faites pour réformer la constitution ?
- 3:05OuverteRéponse directe
Il y a une proposition ce soir de Bruno Retailleau pour devenir français : droit du sol ou droit du sang ?
- 3:20FerméeRéponse partielle
Que vous naissez en France, vous n'avez plus la possibilité de devenir français ?
- 5:11OuverteRéponse directe
Est-ce que le Rassemblement National pourra faire ça de façon prioritaire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:19PrésentateurFait
« renoncer au droit du sol »
- 2:05Invité politiqueFait
« Il faut de la volonté politique. »
- 4:50Invité politiqueFait
« un référendum sur l'immigration, et notamment, dans ce texte, la suppression du droit du sol. »
- 4:53Invité politiqueFait
« Mais il y a plein de pays, plein de démocraties, où en fait, vous héritez de vos parents, votre nationalité. »
- 5:28Invité politiqueChiffre
« quand 50% »
- 5:35Invité politiqueFait
« quand vous avez 50%, par exemple, dans les tribunaux administratifs, du contentieux, c'est le contentieux des étrangers. »
- 5:47Invité politiqueFait
« On sait très bien à quel point l'immigration, aujourd'hui, cette immigration à contrôler, pèse aujourd'hui, sans compter le coût sur la sécurité lié aussi à cette immigration. »
- 8:29Invité politiqueFait
« le premier point, c'est qu'on a aujourd'hui un parti qui est républicain qui défend le référendum après que Nicolas Sarkozy, et j'étais le premier déçu, s'est assis tout bêtement sur le résultat du référendum. »
Temps de parole
- Intervenant53 %
- ?14 %
- Bruno Retailleau13 %
- Locuteur non identifié9 %
- Locuteur non identifié 25 %
- Présentateur4 %
- Présentateur 22 %
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Les politiques, ça ne marche pas. Attends, Lisa, Lisa, Lisa, Lisa, Lisa, que propose ce soir Bruno Retailleau
?
Bruno Retailleau, M. Brisson. Dit ce soir, je prends cet engagement que ce seront les Français qui enfin définiront la politique migratoire avec des idées très très fortes que les juges n'accepteraient pas si on ne passe pas par le référendum et par le peuple, par exemple de renoncer au droit du sol.
Renoncer au droit du sol ? Si les Français le décident. Si ça, c'est pas parler à la droite ? C'est revenir à la Vème République.
C
'est-à
-dire
qu'aujourd'hui on s'aperçoit, c'était un peu dans votre débat de tout à l'heure, M. Jardin qui le disait, que le Parlement décide et puis le Conseil constitutionnel dit souvent des choses très différentes. Et moi j'ai beaucoup de collègues aujourd'hui et ça me pose un vrai problème. Qui lorsqu'ils préparent leurs amendements, lorsqu'ils préparent la fabrique de la loi, se disent comment le Conseil constitutionnel va réagir. Ce n'est pas le Conseil constitutionnel dans l'esprit de la Vème République qui fait la loi. Donc cela veut dire qu'il n
'y
a rien au-dessus du peuple souverain. Et que la Vème République, c'est le peuple souverain, et ça a été ça le
grand rapport du Gérald De Gaulle.
Je n'ai pas dit ça, mais je dis qu'on est très loin de l'esprit de la Vème République que voulait Gérald De Gaulle, c'est-à-dire donner la parole au peuple. Donc ce que dit Bruno Rotaillot, c'est très simple. Quand le Président de la République estimera
qu
'une décision du Conseil constitutionnel est éloignée de ce que veut le peuple, il donnera la parole au peuple souverain, et le peuple souverain tranchera. Et le Conseil constitutionnel devra bien respecter
la parole du peuple souverain. Et donc on revient à... Le Conseil
constitutionnel ne sert plus à rien. Comme en 1958, il aura le rôle qu'il avait au départ. Il a largement élargi le périmètre de son action, revenons à
cette constitution de
1958. Sans s'énerver.
Non, je ne m'énerve
rarement.
Je
parle
avec passion. J'adore quand il s'énerve,
il s'en s'énerver. C'est la passion qui emporte
le Pax Brisson. Il a
raison d'ailleurs. Non
mais il y a une chose qui est quand même très importante. Comment vous
faites pour réformer la constitution, afin de faire ce que vous voulez faire ?
C'est-à
-dire de passer l'obstacle du Conseil
constitutionnel. Excusez-moi, il n'y a pas besoin aujourd'hui, un
Président de la République qui verrait qu'une loi n'a pas passé le Conseil constitutionnel, n'a pas besoin qu'on modifie la constitution pour lui donner le pouvoir de le faire. Il faut de la volonté politique. À
minuit,
à minuit,
M.
Beningé, on ne
va
peut-être pas s'enfermer entre l'article 11 et l'article 89 de la constitution. À minuit,
vos
téléspectateurs ne méritent pas cela. Il me semble que dans un excellent journal qui s'appelle Le Figaro, M. Retailleau a largement expliqué comment on pourra réviser la constitution pour permettre au peuple français, sur des sujets très précis...
Oui, mais ce n'est pas fait comme ça de réviser la constitution. C'est difficile. Dans
un référendum d'un président de la République élu, on peut penser que dans les premières semaines, il aura la légitimité pour assurer cette révision de la constitution. Et tout cela, c'est des phénomènes très concrets. Ce n
'est
pas un débat constitutionnel de spécialistes. Un certain nombre de choses qui empoisonnent la vie de nos concitoyens, un certain nombre d'attentes de nos concitoyens, ne trouveront un règlement
que
si on modifie les règles du jeu, tel que si on fait en sorte que la volonté du peuple trouve une
concrétisation
politique. Attendez, il y
a
une proposition ce soir de Bruno Retailleau, il l'égrène depuis un bout de temps, pour devenir français,
il
y
a
le droit du sol ou le droit du sang. Lui dit on arrête le droit du sol. On revient sur le droit du sol ? Complètement ? Terminé ? C
'est
-à
-dire
que vous naissez en France, vous n'avez plus la possibilité de
devenir français ? Dans tous
les cas, le moins qu'on puisse dire, c'est que le droit du sol a largement été utilisé pour des fins qui n'étaient pas celles pour lesquelles il avait été créé à l'origine. Il y a quand même aujourd'hui des situations politiques. Vous savez, il faut quand même aussi écouter les français. Il faut aussi écouter le peuple. Moi, je veux très bien qu
'on
s'enferme dans un état de droit qu'on considéderait comme immuable. Moi, j'entends, je suis en train actuellement sur un autre sujet, de co-présider, d'animer une commission d'enquête du Sénat sur un drame qui est celui des violences sexuelles dans le secteur périscolaire. Et qu'est-ce que je vois ? Je vois des juges, je vois des procureurs qui me disent procédure, droit et procédure. Et qu'est-ce que je vois en face ? Je vois des parents qui sont dans la souffrance. Et moi, je me dis que de temps en temps, il faut aussi écouter le peuple. Parce qu'à force de donner ce sentiment que le peuple n'est pas écouté, un, on s'éloigne de la Constitution de la Vème République, deux, on permet à M.
Ménager aujourd'hui d'apprendre
le droit du sol. Le droit du sol ne vous répond pas. Le droit du parti triomphant. Comment ménager ? Et donc sur
le droit du sol, s'il n'est pas immuable, cela peut bouger. Il n'a pas toujours existé dans notre histoire. L'état de droit n'est pas immuable. Et s'il faut faire bouger les choses pour entendre les français, pour entendre leur détresse, pour leur donner des solutions à ce qu'ils demandent, faisons évoluer
les choses. Non, non,
non, Yves, là-dessus, vous êtes d'accord, on va ménager
?
Mais oui, enfin, je veux dire, nous, on le propose depuis des années. Le référendum de M. Retailleau, tant mieux, vous voyez, on se retrouve, tant mieux s'il propose exactement ce que l'on développe depuis des années, c'est-à
-dire
un référendum sur l'immigration, et notamment, dans ce texte, la suppression du droit du sol. Mais il y a plein de pays, plein de démocraties, où en fait, vous héritez de vos parents, votre nationalité. Mais, soyons clairs, si vous demandez la nationalité, vous pourrez être naturalisé. C'est-à
-dire
que la naturalisation existera
encore,
comme tout un tas de personnes qui sont devenues
français sans même avoir... Est-ce que le rassemblement
national, comme Bruno Retailleau, pourra faire ça de façon prioritaire, à l'heure où la priorité pour les français, si on en croit les sondages, c'est le pouvoir d'achat, c'est le prix de l'essence ?
– Monsieur Très, vous savez très bien le poids de l'immigration
sur le modèle social, sur le logement, quand 50
%... – Mais commencez par réviser la Constitution
! – Oui, mais il faudra le faire, parce que quand vous avez 50%, par exemple, dans les tribunaux administratifs, du contentieux, c'est le contentieux des étrangers. Quand vous savez le poids que pèse l'immigration sur notre modèle social, sur le logement, c'est pas moi qui le dis, c'est l'Office, c'est M. Lesquy qui n
'est
pas du Rassemblement national. On sait très bien à quel point l'immigration, aujourd'hui, cette immigration à contrôler, pèse aujourd'hui, sans compter le coût sur la sécurité lié aussi à cette immigration. –
En vous entendant, M. Ménager, j'ai l'impression d'entendre des mots que Bruno Retailleau a déjà prononcés. C'est vrai que le discours qui vient d'être tenu, vous ne pouvez pas dire que ça vous choque. Il a plutôt des conceptions de l'immigration, de la lutte contre l'immigration, qui sont très similaires.
–
Ce sont celles des Français.
– Non, non, mais… – C'est celles
de la majorité
nationale. – J'en viens à la question, M. le Sénateur. – Pas de tous les Français, M. le Sénateur. – Ah, pas de tous les Français, s'il vous plaît, je reviens à ma question, M. le Sénateur, s'il vous plaît. – Oui, je vous en prie,
madame, pardon.
–
Je vous en prie. Vous avez dit qu'il n
'y
avait pas de concordance possible avec les héritiers du macronisme. Qu'est-ce qui, aujourd'hui, au moins sur ce sujet, vous différencie du Rassemblement national ? Est-ce que vous n'avez pas peur à un moment que les Français préfèrent, selon l'expression consacrée à la copie ? Quelle est votre différence avec
le Rassemblement national aujourd'hui ? –
Sans me tromper, je suis certainement le plus ancien autour de cette table, sur ce plateau.
Moi,
je cours après Charles Pasqua et ce qu'a été le RPR.
Je
cours après une droite qui a osé s'assumer et qui, peut-être le jour où on ne s
'est
plus assumée, a laissé un large espace à l'extrême droite. Moi, je cours après mon histoire, qui est celle d'un jeune militant que j'ai pu être, qui s'est engagé à l'époque du RPR, où ce type de discours était largement assumé avec des personnalités de la force, de caractère de Charles Pasqua. Voilà, moi, mon histoire. –
Mais l'ancien RPR, est-ce que ce n'est pas le RN aujourd
'hui
? – L'histoire est quand même un peu différente. Moi, je n'ai jamais eu de proximité avec
Mme le RPR. – Je vous parle de programme, évidemment. – Et par
rapport au programme d'aujourd'hui et pour revenir à 2026, moi, je suis heureux de voir que M. Ménagère est tout à fait satisfait des propos de M. Retailleau. Mais je pense que Bruno Retailleau, sur ce sujet, a mis en place, à travers un excellent article, une excellente interview dans le Figaro, a mis en place un mécanisme qui va permettre
que
notre Constitution retrouve ce qui était son souffle et sa force en
1936. – Mais
pas de la même manière.
Pas de la même
manière. Sinon, les propos de Bruno Retailleau n'auraient pas entraîné l'émotion qu'il y
a
pu y avoir et un certain nombre d'interventions, de réactions, comme celle de la présidente de l'Assemblée nationale.
– Quelle
différence, M. Brice
? – Mais sur la nécessité d'une
réforme de la Constitution qui n'est pas liée à l'immigration, ce n
'est
pas un référendum sur l'immigration, c'est un référendum pour redonner la parole.
– Est-ce que vous connaissez le mot ? – Moi, j'ai la réponse. – J'ai
la réponse à madame. Je veux dire, il y a deux éléments.
C
'est-à
-dire
que le premier point, c'est qu'on a aujourd'hui un parti qui est républicain qui défend le référendum après que Nicolas Sarkozy, et j'étais le premier déçu, s'est assis tout bêtement sur le résultat du référendum.
– Mais qu'il avait aussi créé, qu'il a aussi fondé. Excusez-moi, c'est le général de
Gaulle qui a rétabli le référendum dans ce pays. Et
le général de Gaulle
ne pouvait pas être suspect de la moindre amitié avec les forces dont vous
êtes les héritants. – Vous répondez, vous cherchez à déchouer l'attention sur le référendum. – Je voudrais, on m'a aménagé. – Et le deuxième
point,
c'est que Bruno Retailleau peut
se détacher du macronisme alors qu
'il a été dans un gouvernement avec
à sa droite
des gens d'horizon et
des
gens de naissance. – Non, mais moi, mon souci, c
'est M. Bruno Retailleau, est-ce qu'on peut se faire entendre pour remonter, je dirais, dans les sondages, continuer sa progression et continuer sa campagne, à faire campagne sur la réforme de la Constitution quand la concentration des Français, quand l'intérêt des Français est polarisé sur le pouvoir d'achat.
–
Vous avez raison. – Ça me paraît quand
même assez compliqué. –
C
'est un sujet majeur. Ce qu'il faut qu'on dise clairement français, c'est qu'on peut lancer des slogans, on peut faire des promesses. Il
y
a certains candidats qui sont excellents pour cela. Si on ne change pas la clé, si on ne change pas les règles, ces promesses…
– C'est difficile à expliquer. – C'est difficile à expliquer.
– Donc cela veut dire que pour lutter contre les narcotrafiques, pour lutter contre l'insécurité qu'il peut y avoir au bas des immeubles…
– L'immigration illégale.
– Pour lutter contre l'immigration illégale, il est nécessaire de redonner du pouvoir au peuple et aux politiques parce que dans l'état actuel de nos institutions, on n'y arrivera pas. Et ça, les Français peuvent le comprendre si on leur montre bien que ça les concerne dans leur vie quotidienne. Vous savez, c'est très simple. Avant de jouer un match de rugby, il faut connaître les règles. Les règles actuelles, elles entraînent un véritable blocage de nos institutions et donc de l'action publique. Mais les Français se rendent bien compte que le pouvoir public est dans l'impuissance. Eh bien, il faut qu'on lève cette impuissance et ça passe par un déverrouillage de nos règles. D'Oléans,
Bruno Retailleau