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Conférence de presseLe Figaro (sur YouTube)· 12 octobre 2023 21 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileInstitutions & électionsSolidarités & famille

Conflit Hamas-Israël : ce qu'il faut retenir de l'allocution d'Emmanuel Macron

Au micro : Guillaume Tabard Source d'origine 2 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:29PrésentateurFait
    « Le Hamas est un mouvement terroriste. »
  • 2:04PrésentateurFait
    « Israël a le droit de se défendre en éliminant les groupes terroristes, dont le Hamas, par des actions ciblées, mais en préservant les populations civiles. »
  • 2:37PrésentateurChiffre
    « 13 de nos compatriotes sont morts lors de ces attaques. »
  • 2:53PrésentateurChiffre
    « 17 compatriotes, enfants et adultes, portés disparus et sans doute pour certains d'entre eux retenus en otage. »
  • 6:51PrésentateurChiffre
    « 10 000 policiers et gendarmes sont mobilisés et nos armées sont engagées dans le cadre de l'opération Sentinelle. »

Temps de parole

  • Présentateur52 %
  • Invité37 %
  • Invité 210 %

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Présentateur

de nourrissons, d'enfants, de femmes, d'hommes ont été pourchassés, enlevés, assassinés, pris en otage. Des massacres de kibbutz, des villages entiers décimés, une haine meurtrière aveugle, un déchaînement de cruauté absolue. Depuis 18 mois, le monde avait déjà connu le retour de la guerre en Europe, que ce soit en Ukraine ou contre l'Arménie. Mais cette violence contre le peuple israélien a sidéré toute une nation et le monde entier.

Je parle en notre nom à tous quand je dis que nous partageons le chagrin d'Israël, que nous pensons à la terreur éprouvée par les Israéliens, que nous pensons à ces familles qui savent qu'elles ont perdu un des leurs et à celles qui attendent des nouvelles d'un proche, que nous pensons à ce peuple encore dans l'épreuve et le deuil, que nous nous tenons à ses côtés. Nous, Français, nous savons dans notre chair ce qu'est cette douleur. Nous avons nous aussi pleuré des victimes, fauchées dans une fête, dans l'insouciance de la jeunesse, dans l'ordinaire d'une vie de famille. Nous savons dans notre chair que rien ne peut justifier le terrorisme. Il ne peut jamais y avoir de oui-mais.

La France condamne de la manière la plus ferme ces actes atroces. Et disons-le clairement, le Hamas est un mouvement terroriste. Le Hamas cherche avant tout la destruction et la mort du peuple d'Israël. Et agissant comme il le fait, il sait par ailleurs à quoi il expose de manière criminelle et cynique la population de Gaza. Ce n'est pas une guerre entre les Israéliens et les Palestiniens. C'est une guerre menée par des terroristes contre une nation, un pays, une société, des valeurs démocratiques. Nous avons assuré Israël et son peuple de notre solidarité sans faille et de notre soutien dans sa réponse légitime aux actes terroristes.

Israël a le droit de se défendre en éliminant les groupes terroristes, dont le Hamas, par des actions ciblées, mais en préservant les populations civiles, car c'est là le devoir des démocraties. Nous savons que la seule réponse au terrorisme, la seule possible, est toujours une réponse forte et juste. Forte parce que juste. Nous sommes aussi liés à Israël par la douleur du deuil. A cette heure, 13 de nos compatriotes sont morts lors de ces attaques. Jamais, depuis l'attentat de Nice en 2016, autant de Français n'avaient été assassinés par des terroristes. Et ce sont tous les Français qui, ce soir, les pleurent.

Comme nous nous inquiétons pour le sort de nos 17 compatriotes, enfants et adultes, portés disparus et sans doute pour certains d'entre eux retenus en otage. Je pense ce soir aux familles. Je veux leur dire que la France met tout en œuvre, aux côtés des autorités israéliennes et avec nos partenaires, pour les faire revenir sains et saufs dans leur foyer, car jamais la France n'abandonne ses enfants. Au-delà, je veux dire que nous ferons tout pour que ces otages, quelle que soit leur nationalité, soit libérée.

Nous sommes aussi pleinement mobilisés pour assurer l'information des familles sans nouvelles de leurs proches et pour garantir le rapatriement à tous ceux qui le souhaitent et le demandent et informer et secourir. Un premier vol affrété arrive ce soir à Paris. D'autres vols sont prévus dans les prochaines heures et les prochains jours. Et nous avons renforcé nos moyens pour épauler sur place les près de 200 000 Français qui vivent aujourd'hui en Israël. Nous sommes à vos côtés et continuerons de l'être. Je sais aussi que nombre d'entre vous s'inquiètent d'un engrenage tragique pour la région.

Je me suis entretenu à plusieurs reprises avec le président israélien, Isaac Herzog, avec son premier ministre, Benyamin Netanyahou. J'ai également longuement échangé avec les principaux dirigeants de la région, ceux de l'autorité palestinienne, de la Jordanie, de l'Egypte, du Liban, de l'Arabie saoudite, des Émirats arabes unis comme du Qatar. Avec nos principaux alliés européens et américains, nous partageons les mêmes priorités. Apporter un soutien ferme et complet à Israël, éviter toute extension du conflit aux pays voisins, notamment au Liban, et coordonner l'action humanitaire internationale. Nous ne pouvons pas nous résoudre à une guerre sans fin dans cette région.

La lutte contre le terrorisme ne peut remplacer la recherche de la paix. Et les conditions d'une paix durable sont connues. Ce sont des garanties indispensables pour la sécurité d'Israël et un État pour les Palestiniens. C'est la ligne que la France défend avec constance, qu'elle continue à défendre sans varier et qu'elle continuera de porter. Je le redis, la sécurité de l'État d'Israël, la lutte résolue pour l'éradication du terrorisme dans la région et le respect des aspirations légitimes de chacun forment pour nous un ensemble indissociable. Et ceux qui confondent la cause palestinienne et la justification du terrorisme commettent une faute morale, politique et stratégique.

Forte de sa clarté et de sa constance, la France a la responsabilité d'agir toujours pour la paix et le dialogue. Elle le fera. Mes chers compatriotes, cet événement est un séisme en Israël, au Proche-Orient et bien au-delà. Cette barbarie heurte profondément la conscience humaine universelle et elle touche plus particulièrement nos compatriotes de confession juive. Notre premier devoir est d'assurer leur sécurité et celle de tous nos concitoyens sur le sol national et de ne laisser prospérer aucune parole, aucun acte antisémite, aucune stigmatisation.

Je sais l'inquiétude, la peur parfois qu'il y a en ce moment même chez beaucoup d'entre vous, et je veux le redire ce soir, la République sera là pour vous protéger et elle sera impitoyable avec tous les porteurs de haine. Dès samedi, j'ai demandé au gouvernement de renforcer les mesures de protection des écoles, des lieux de culte et de culture. 582 d'entre eux ont vu leur sécurisation accrue. 10 000 policiers et gendarmes sont mobilisés et nos armées sont engagées dans le cadre de l'opération Sentinelle. Les procureurs ont reçu l'instruction de poursuivre avec la plus grande sévérité les actes antisémites et les apologies du terrorisme.

Nous sommes d'une vigilance absolue aussi face aux expressions de haine sur les réseaux sociaux et évidemment à la menace terroriste. Mais notre devoir dans ce moment que nous vivons est de rester unis comme nation et comme République. C'est ce bouclier de l'unité qui nous protégera de tous les débordements, de toutes les dérives, de toutes les haines. Souvenons-nous de toutes les graves crises que nous avons traversées ensemble. Souvenons-nous de la façon dont nous avons fait bloc chaque fois face au terrorisme.

Je sais, je le disais, la peur de nos compatriotes de confession juive, que cette résurgence là-bas de la violence antisémite soit le prétexte ici de paroles, d'injures, d'actes qui les viseraient. Et je mesure aussi l'inquiétude de nos compatriotes de confession musulmane que les amalgames l'emportent sur la raison. Nous combattons et combattrons toujours pour que nul sur notre sol n'ait peur. Ni suspicion, ni division entre nous ne doivent exister au sein de la nation. Gardons à l'esprit que l'antisémitisme a toujours été le prélude à d'autres formes de haine.

Un jour envers les juifs, le lendemain envers les chrétiens, puis les musulmans, puis toutes celles et ceux qui sont encore l'objet de haine en raison de leur culture, leur origine, leur genre. Ne menons pas chez nous des aventures idéologiques par imitation, par projection. N'ajoutons pas, par illusion ou par calcul, des fractures nationales aux fractures internationales. Et ne cédons rien face à toute forme de haine. Dans ce moment que nous vivons, mes chers compatriotes, nous devons condamner le terrorisme et défendre nos valeurs de fraternité et de laïcité.

C'est le sens même de la rencontre que j'ai initiée tout à l'heure avec l'ensemble des responsables de partis politiques représentés au Parlement et les présidents des trois chambres constitutionnelles. Ce fut un échange de respect, du pluralisme, de la diversité des opinions, mais surtout de concorde et d'unité. Cette unité républicaine est une force pour nous-mêmes, pour notre cohésion et pour pouvoir porter la voie singulière et universelle qu'est celle de la France. Je vous le demande ce soir, restons unis. Unis pour nous-mêmes, unis pour porter ensemble un message de paix et de sécurité pour le Proche-Orient.

C'est ainsi que nous serons à la hauteur de notre propre histoire, celle d'une république qui protège chacun et d'une nation qui défend l'idéal de paix. Je nous fais confiance pour cela. Vive la République. Vive la France.

10:11
Invité

Vous venez de l'entendre, Emmanuel Macron, qui s'est exprimé pendant une dizaine de minutes. On pouvait penser que ça allait être un peu plus long, cette prise de parole. Dix minutes. Qu'est-ce qu'on en retient, Guillaume Tabard, de ces dix minutes pendant lesquelles a parlé notre président de la République ? Alors, on en retient d'abord qu'il y a un message envoyé aux familles qui, ou bien ont perdu l'un des leurs, des familles françaises. Il y a eu 13 tués français pendant les massacres du Hamas et surtout 17 qui sont enlevées et dont on n'a aucune nouvelle et on imagine qu'elle peut être l'angoisse de ces familles.

Le chef de l'État a assuré que la France faisait le maximum pour contribuer à la libération des possibles otages. Et puis, je dirais assez vite, le chef de l'État est passé à la situation française en en appelant à la concorde, en en appelant à l'unité, au respect de nos valeurs de fraternité, de laïcité. Donc, je pense qu'il y avait un double message dans ce discours. D'abord, un message, qui se veut rassurant vis-à-vis des Juifs de France en disant que leur sécurité était assurée. Et puis aussi, un message de compassion envers les Français qui peuvent avoir certains des leurs en Israël.

On sait qu'il y a, le président de la République l'a rappelé d'ailleurs, 200 000 Français en Israël qui ont souvent d'ailleurs la double nationalité. Et donc, il y avait ce double message à la fois avec ceux qui sont en Israël et ceux qui sont ici en France. Oui, effectivement. Il a quand même aussi, tout au début, parlé... Alors, il a parlé des faits, de ce qui s'était passé samedi, forcément. Il a fait le parallèle avec ce qui s'était passé au Bataclan, en disant, nous, les Français, nous connaissons ça, nous avons été touchés aussi par ça. Absolument.

Et il est certain que quand on a vu les images de ce massacre pendant la Rêve partie en Israël, presque à la frontière avec Gaza, nous avons tous repensé à l'attentat du Bataclan. Et après le Bataclan, il y a eu un mouvement d'unité nationale. Vous vous souvenez de cette incroyable manifestation qui avait eu lieu dans Paris, quelques jours après ce drame. Et l'inquiétude du chef de l'État, c'est qu'il n'y ait pas aujourd'hui la même unité nationale parce que derrière cet affrontement entre le Hamas et Israël, il y a la crainte d'importer, entre guillemets, le conflit israélo-palestinien.

Pour l'instant, il faut le dire, il y a des manifestations éparses, d'antisémitisme, mais on ne peut en aucun cas dire que la population française et en particulier nos compatriotes musulmans se soient en quelque sorte mis dans le camp du Hamas. Donc il n'y a rien de tel, mais il y a quand même une inquiétude et je pense que c'est pour ça que le président de la République a voulu s'exprimer. Il a voulu s'exprimer effectivement. Il a rappelé, comme vous l'avez dit, le point fort, enfin le point qu'il a qui a répété, c'est l'unité. L'unité d'arriver à être ensemble et que c'est cette division, finalement, qui nous ferait perdre le fil, finalement. Oui, c'est vrai.

Il est dans son rôle et c'est pour ça qu'il a reçu, juste avant cette intervention, les responsables des différents partis politiques représentés à l'Assemblée. C'est assez paradoxal, entre guillemets, que le président de la République tienne ce discours d'unité au moment même où la classe politique se déchire, au moment même où la gauche est en train d'exploser devant le refus de la France insoumise de qualifier de terroriste, ce qui est pourtant l'évidence la plus éclatante, le Hamas.

Je pense que là aussi, parce que comme toujours, même dans les circonstances dramatiques, le chef de l'État est aussi un responsable politique et donc il essaye par contraste de montrer à quel point lui est le garant de l'unité des Français face à des partis qui peuvent se diviser. Et en quelque sorte, il essaye d'en tirer un profit politique. Bon, ça pourrait choquer dans de pareilles circonstances, mais c'est ainsi. C'est toujours comme ça, de la même façon que lorsqu'il explique longuement qu'il a contacté l'ensemble des responsables... Des acteurs de la région. Des États et des gouvernements de la région, il se campe en une sorte de facilitateur.

Malheureusement, la vérité, c'est que la France ne joue aucun rôle dans ce conflit. Donc là aussi, on peut dire que le président de la République tire un peu la couverture à lui, mais ça fait partie de l'exercice. Il essaie de montrer que lui fait quelque chose. Il a dit qu'il était aligné sur les positions européennes, sur les positions américaines, en rappelant que le but est de ne pas régionaliser ce conflit. En disant, voilà, la question c'est est-ce qu'il a un vrai poids là-dedans ? Non, il n'a pas de poids là-dedans. D'ailleurs, vous savez, il a dit à un moment, il ne faut pas que ce conflit s'étende dans la région, vous le rappeliez, en particulier au Liban.

On se souvient des initiatives que le président de la République avait prises, y compris en allant à Beyrouth pour essayer de calmer la situation politique là-bas. Ça a été un fiasco. La vérité, c'est qu'en ce moment, la diplomatie française, c'est une succession de catastrophes, que ce soit en Afrique, dans le conflit en Ukraine, où nous sommes absolument hors jeu. Et là non plus, nous n'avons aucun rôle à jouer. Mais Emmanuel Macron considère que dès lors qu'il essaye et qu'il prend les Français à témoin de sa bonne volonté, eh bien ça suffit, en quelque sorte. Je ne suis pas certain que les Français le voient comme ça. Et en même temps, comment ne lui reprocher ?

Tout ce qui peut être tenté doit être fait pour essayer de mettre fin à cette horreur. Et Emmanuel Macron a rappelé. Et là, pour le coup, je pense qu'il a raison. C'est important de dire que même si l'atrocité de l'agression du Hamas est inqualifiable, les populations civiles de la bande de Gaza ne doivent pas en subir les conséquences. Parce que justement, la grandeur d'une démocratie comme Israël, c'est de résister à répondre sur le même registre que l'agression dont il a fait l'objet. Effectivement. Après, il a parlé, vous l'avez dit aussi en début de ce débrief, il a parlé de la protection que l'État allait offrir à la communauté juive en France. Oui, effectivement.

Il a expliqué qu'il y avait eu des opérations de sécurisation, des lieux de culte, des synagogues, mais aussi des écoles juives. Pour l'instant, redisons-le, ces actions sont préventives. Parce que même s'il y a eu plusieurs centaines, et c'est évidemment beaucoup trop de manifestations antisémites, de banderoles, de menaces, on ne peut pas dire qu'il y ait aujourd'hui un mouvement anti-juif en France. Et dès lors que le président de la République, je pense, contribue à assurer une situation qui, pour l'instant, est assez, je n'ose pas dire paisible, mais en tout cas pacifique. Mais il le fait et il a raison.

Et puis, c'est aussi une façon de justifier des mesures dont il n'a pas parlé, mais qui sont, elles, plus coercitives, prises par son ministre de l'Intérieur. Et je pense en particulier à l'interdiction des manifestations de soutien à la Palestine, parce que Gérald Barmanin considère, et à juste titre, qu'elle pourrait être récupérée compte tenu du contexte là-bas. Effectivement, c'est ce qu'il a annoncé. Vous en parlez aussi de la réunion avec les chefs de parti qui a eu lieu dans l'après-midi. Une réunion, finalement, où il a exposé ce qu'il allait dire aujourd'hui. Il a dit que c'était un très grand moment républicain. Oui. Alors, vous vous souvenez que ça n'est pas une première.

C'est une nouvelle stratégie d'Emmanuel Macron qui est de mettre en scène, comme ça, la communication politique ou le fait de la concertation, plus exactement, qui devrait être la marche normale d'une démocratie. Mais en France, ce n'est pas forcément la règle. Et lorsque le président avait organisé, vous vous souvenez, cette espèce de happening qui avait duré une nuit entière, c'était à Saint-Denis, avec l'ensemble des partis, les gens, lui, avaient été reconnaissants en disant, au moins, il essaye de rassembler tout le monde. Ne soyons pas dupes. Tout ça, ce n'est que de la communication.

À ma connaissance, la France insoumise, Emmanuel Bompard, qui était son représentant à cette réunion, n'est pas sortie en disant, oui, Emmanuel Macron nous a convaincus, nous nous sommes trompés, le Hamas est un mouvement terroriste. Donc, le simple fait que ceci n'ait pas eu lieu montre que cette réunion était plus, encore une fois, une opération de communication, mais aussi de concorde nationale. Donc, en cela, compte tenu de la gravité de la situation, compte tenu de l'inquiétude, de l'angoisse, même, qui étreint un certain nombre de Français, et notamment de compatriotes juifs.

Après tout, tout ce qui peut être tenté doit l'être, et donc, même si ça ne sert pas à grand-chose, c'est quand même bienvenu. C'est ce que vous disiez au début, finalement, il est dans son rôle, et il doit tenir son rôle, il doit faire cette allocution aujourd'hui. Oui, je pense, parce qu'effectivement, il y a un véritable traumatisme, après les événements dramatiques que nous venons de vivre, et Emmanuel Macron, je pense, a eu raison d'être à la fois en empathie avec les Israéliens, et en sorte de protecteur, parce que ça fait partie de son travail, c'est sa mission de chef de l'État, vis-à-vis de la communauté juive de France, qui peut avoir des inquiétudes.

Très bien, merci beaucoup, bien mon cas, d'avoir été avec nous. Merci à vous, les internet du Figaro, d'avoir été nombreux à nous suivre. Vous pouvez retrouver ce discours, et vous pouvez retrouver, bien sûr, tous les sujets sur le site du Figaro, sur ce discours. Et moi, je vous souhaite une bonne soirée sur le site du Figaro et sur Figaro Live.