Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement - 09/01
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
BFM politique en compagnie d'Edwige Chevrillon, de Laurent Neumann, en recevant le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal. Il y avait donc 105 000 personnes qui manifestaient hier partout en France, M. Attal, contre le pass sanitaire, contre le pass vaccinal, qui deviendra pass vaccinal, contre le vaccin. Est-ce qu'Emmanuel Macron ne leur a finalement pas donné du carburant avec ces déclarations qui les emmerdent et ces déclarations assumées plus tard dans la semaine ?
C'est une remobilisation qui avait été annoncée depuis plusieurs semaines. La date de cette manifestation, elle avait été fixée parce que c'est à cette date que le projet de loi sur le pass vaccinal était examiné. Ça faisait plusieurs semaines que d'ailleurs Florian Philippot, les organisateurs, battaient le rappel des troupes pour dire « Venez dans la rue au moment où le texte sera examiné au Parlement ». Il y a eu effectivement une remobilisation. On est quand même très en deçà de ce qu'on a vu, notamment l'été dernier, où il y avait, je crois, jusqu'à 250 000 personnes qui avaient manifesté. Donc rien à voir avec les déclarations du président de la République, selon vous ?
Encore une fois, je crois que la manifestation, elle avait été fixée pour l'examen du texte au Parlement. Après, on assume la ligne qui est la nôtre. On assume de transformer le pass sanitaire en pass vaccinal et on assume de faire peser les contraintes sur les non-vaccinés plus que sur les vaccinés.
Sauf que la difficulté, M. Attal, et vous l'avez sans doute vue, il y a une étude de l'Inserm qui est parue ces dernières 24 heures qui explique qu'en fait, parmi les non-vaccinés, il y a 40% des gens, 40% des gens qui ne sont pas vaccinés, qui ne le sont pas, pas par choix, pas par idéologie, seulement parce qu'ils n'ont pas accès aux soins. Est-ce que du coup, ça ne donne pas un éclairage différent à vos déclarations ?
Non, parce qu'on le sait depuis le début, ça. Et parce qu'on agit depuis le début en faisant ce qu'on appelle de l'aller vers avec les collectivités locales, avec les professionnels de santé. Donc ça veut dire que cela, vous ne les emmerdez pas ? Non, ça veut dire qu'on cherche toujours à convaincre, à être dans le dialogue. Vous savez, vendredi, moi, il y a deux jours, j'étais dans l'Oise pour échanger avec des non-vaccinés, avec eux. On a échangé pendant deux heures sur toutes leurs questions, tous leurs doutes, toutes leurs interrogations. Et donc ce dialogue, évidemment, qui se poursuit. Vous les avez convaincus ou pas ?
Vous savez, quand des personnes ont fait le choix pendant un an de ne pas se faire vacciner, ce n'est pas juste le fait de rencontrer un ministre qui va faire qu'elles vont tout d'un coup, par magie, être convaincues. Mais je pense que je les ai fait réfléchir. En tout cas, je l'espère. Et c'était aussi utile pour moi et intéressant d'entendre les motifs, d'entendre les raisons, les questions qui se posaient. Par exemple, la crainte sur l'ARN messager, avec le sentiment que c'est quelque chose de très nouveau, alors que c'est une technologie qui a été découverte dans les années 60, qui est utilisée en médecine depuis les années 90.
Sur la question du recul sur ce vaccin, je l'aurais rappelé quand même qu'avec 4 milliards de personnes qui ont reçu des doses, et avec un an et demi depuis le début des essais cliniques, évidemment qu'on a un recul suffisant et qu'on a un nombre suffisant de personnes qui ont été vaccinées pour montrer aujourd'hui qu'on peut se faire vacciner sans risque. Voilà, c'est cette discussion-là qui est importante à avoir. On continuera à l'avoir, comme l'a dit le président, jusqu'au bout. Mais on assume aussi que lorsqu'il y a des contraintes à faire peser, on préfère les faire peser sur les non-vaccinés plutôt que sur les vaccinés. Vous avez d'autres formations politiques qui disent autre chose.
Le Rassemblement National, la France Insoumise, ils vous disent, eux, il faut un espèce de laisser-faire sanitaire, ne pas faire peser de contraintes sur les non-vaccinés, laisser les non-vaccinés, entre guillemets, faire ce qu'ils veulent sans faire peser de contraintes sur eux. Vous avez ensuite les LR qui, eux, à priori, n'ont pas beaucoup de lignes, puisqu'un jour, ils sont pour le pass vaccinal, le lendemain, ils sont contre, un jour, ils veulent rembourser les tests pour les non-vaccinés, le lendemain, ils ne veulent plus. Voilà, nous, on est au moins cohérents et on assume notre ligne.
Dans notre panel, il n'y avait pas de gens de plus de 80 ans. On voit bien, ce sont ceux qui sont les plus fragiles. Il y a 12% des plus de 80 ans qui ne sont pas vaccinés. Pourquoi ? Parce que vous les laissez tomber, vous n'y arrivez pas. Pourquoi on n'arrive pas à les faire vacciner ?
Alors, il y avait des personnes âgées dans mon panel, comme vous dites. Oui, il y a des personnes très âgées qui ne sont pas encore vaccinées. Et je peux vous dire qu'on fait tout pour leur permettre d'être vaccinés. Mais pourquoi ? Ils sont trop loin ? Ils sont dans les zones de râle ? Ils sont inaccessibles ? Vous avez des personnes qui sont effectivement très éloignées. Vous avez des personnes qui sont isolées, qui sont en perte d'autonomie. Vous avez des personnes qui, pour l'instant, ne veulent pas se faire vacciner.
Ce que je peux vous dire, interroger, encore une fois, des maires, des présidents de collectivités, des CCAS, comme on dit, des centres communaux d'action sociale, des professionnels de santé qui participent à ce qu'on appelle l'aller vers. On a fait des pattes géants grâce à ces équipes qui se déplacent. Je suis allé en voir d'ailleurs à Montpellier, par exemple, qui se déplacent au pied des tours des immeubles où il y a le moins de personnes vaccinées, qui mettent en place un barnum de vaccination, et avec des associations qui vont frapper à toutes les portes pour proposer la vaccination.
– Et pourquoi, par exemple, certains de nos voisins, je pense aux Espagnols, puisque c'est l'exemple qui est couramment pris, pourquoi est-ce qu'ils y arrivent très bien ? Pourquoi est-ce que nous, on n'y arrive pas ?
– D'abord, je veux bien qu'on prenne toujours l'exemple de celui qui arrive un peu mieux que nous, mais on est aujourd'hui dans le peloton de tête au niveau européen.
– Ça ne nous empêche pas, M. Attal, de regarder ce qui fonctionne bien, d'essayer de s'en inspirer.
– Évidemment, on regarde toujours ce qui fonctionne et on essaye toujours d'aller au mieux. Les Espagnols, par exemple, ce qu'ils avaient fait au début, c'est qu'ils avaient envoyé à toutes les personnes un courrier avec une convocation pour se faire vacciner, sans que ce soit obligatoire, mais le fait d'avoir une convocation avec une date et une heure et un rendez-vous de vaccination, visiblement, ça avait fonctionné.
Donc on a repris cette proposition, on a testé ça avec l'assurance maladie dans un certain nombre de départements, ça a permis quelques progrès, ça n'a pas réglé toute la situation, mais vous voyez bien qu'à chaque fois qu'on constate une pratique qui fonctionne ailleurs, évidemment qu'on l'a testé. – On ne l'avait pas étendu. – On l'a étendu, on l'a étendu, ça a permis de faire un certain nombre de progrès. – Mais voilà, on a donné la possibilité aux médecins d'accéder aux fichiers de leurs patients qui ne sont pas vaccinés, pour qu'ils puissent eux-mêmes les mobiliser. D'ailleurs, les non-vaccinés avec qui j'ai échangé vendredi, ils avaient été mobilisés par leur médecin traitant.
On avait demandé à des médecins de nous dire, vous avez des patients non-vaccinés, le ministre doit échanger avec eux, proposez-leur cet échange. Donc voilà, la politique d'aller vers, elle est centrale dans notre politique de vaccination. C'est aussi ce qui nous permet d'avoir une couverture très élevée avec 92% des Français qui ont reçu une première injection. – Gabriel Attal, vous savez très bien que la vaccination… – Et pardon, je rappelle juste, excusez-moi, que cette semaine, on a battu un record qui n'avait pas été battu depuis le début du mois de septembre sur les premières injections. – 230 000 primo-injections.
– 230 000 primo-injections. – Justement, mais justement, c'était le sens de ma question. La vaccination ne progresse pas de la même manière sur tout le territoire. Il y a des départements, des zones, des régions où on vaccine moins. Je pense par exemple à la Seine-Saint-Denis, les Bouches-du-Rhône, les Antilles. – L'Ardèche. – Quand le président de la République dit vouloir emmerder les non-vaccinés jusqu'au bout, est-ce que c'est la meilleure façon de parler à ces gens-là ? Est-ce que vous ne prenez pas le risque, en l'occurrence, de radicaliser des gens qui ont déjà du mal à aller vers la vaccination ? Je pense par exemple à nos amis des Antilles.
– Ça veut dire qu'on assume ce qu'on fait. Vous trouvez que ce n'est pas une contrainte, vous, de ne pas pouvoir aller au restaurant, au bar, au musée, au théâtre, au cinéma parce que vous n'êtes pas vacciné ? Évidemment que c'est une contrainte. Et d'ailleurs, les personnes avec qui j'ai échangé vendredi qui ne sont pas vaccinées, elles l'ont dit elles-mêmes, oui, c'est des emmerdes de ne pas pouvoir aller au restaurant, au bar, au cinéma. Donc le président de la République, ce qu'il a fait, c'est tout simplement assumer la ligne qui est la nôtre. Tout en disant qu'on ira jusqu'au bout pour les convaincre. – Oui, mais vous le savez, pardon, on se déplace tous pour échanger avec eux.
– Il y a de la violence, vous savez qu'il y a de la violence. Vous avez vu ce qui s'est passé avec un directeur d'hôpital aux Antilles qui a été agressé. Il y a de la violence contre les soignants dans les hôpitaux. En tenant de tels propos, qui sont familiers, grossiers, etc., mais qui pointent du doigt les non-vaccinés, est-ce que vous ne prenez pas le risque de radicaliser ces gens-là et d'accentuer des violences que tout le monde a envie d'apaiser, justement ?
– D'abord, dès cet été, on voyait un certain nombre de violences et de tensions. Il faut vous rappeler qu'il y a des centres de vaccination qui étaient dégradés, qu'il y a des pharmacies qui étaient attaquées. Ensuite, je vais vous dire, moi, ce que je ressens aussi, c'est beaucoup de tensions et d'exaspérations chez beaucoup de Français face à une situation où vous avez des Français qui ont fait le choix de ne pas se faire vacciner et qui sont aujourd'hui la majorité de ceux qu'on retrouve dans nos hôpitaux et qui mettent nos hôpitaux sous tension. Moi, c'est ça que j'entends aussi beaucoup.
– Mais c'est le rôle du président de la République d'appuyer ce sentiment avec des propos paris ?
– Non, quand je me déplace sur le terrain et que j'échange avec des Français ou avec des soignants, vous en avez même qui vous disent, les non-vaccinés, on ne devrait même pas les soigner, même pas les accueillir à l'hôpital. Nous, on a toujours assumé de dire, on soignera tout le monde. Et c'est d'ailleurs ce que demandent les soignants aussi, évidemment. On soignera toujours ceux qui en ont besoin. Mais oui, on assume de mettre la pression sur les personnes qui ne sont pas vaccinées, de mettre des contraintes
pour les convaincre de se faire vacciner. – À propos de contraintes, je ne sais pas si vous avez vu ce qui se passe au Québec à partir du 18 janvier, pour ceux qui ne sont pas vaccinés, les non-vaccinés, la vente d'alcool et de cannabis sera interdite. Ils envisagent même un couvre-feu pour les non-vaccinés. Est-ce que ça, c'est vraiment une façon de les emmerder ? C'est quelque chose de… – Nous, on a fait le choix, encore une fois,
du pass sanitaire puis du pass vaccinal. Et on l'a fait avec des résultats. Après l'annonce du pass sanitaire cet été, c'est 12 millions de Français qui sont allés se faire vacciner. Après l'annonce de la transformation du pass sanitaire en pass vaccinal, c'est là aussi une nouvelle augmentation des personnes qui vont se faire vacciner et qui font leur rappel. Encore une fois, en termes de couverture de vaccinal, en termes de campagne de rappel, on est très haut dans les classements des pays dans le monde. Ça veut dire évidemment qu'il faut continuer à aller plus loin, qu'il faut continuer à prendre des mesures. C'est ce qu'on continue à faire.
Et c'est pour ça qu'on veut que le pass vaccinal puisse entrer en vigueur rapidement.
– Olivier Véran, le ministre des Solidarités et de la Santé, dit qu'au fond, ce pass vaccinal qu'on est en passe de voter est au fond une obligation vaccinale déguisée. Mais beaucoup de Français se demandent, mais pourquoi on ne va pas directement à l'obligation vaccinale ? On a entendu Jean Castex, le Premier ministre, sur notre antenne cette semaine dire « Ah oui, mais ce serait peut-être difficile à appliquer, ça voudrait dire mettre des amendes ». Enfin, on a nos voisins qui commencent à y venir et eux, visiblement, ça ne leur pose pas de problème d'application.
– Oui, mais ils ne constatent pas la même augmentation du nombre de vaccinés qu'on constate chez nous. Je vais vous dire, nous, notre objectif, c'est d'avoir la couverture vaccinale la plus large possible. Et donc, quand vous avez cet objectif, vous vous posez la question des mesures qui sont les plus efficaces. – La rendre le vaccin obligatoire ? – Effectivement, vous avez des pays, je pense à l'Autriche, à la Grèce, il me semble, à l'Allemagne, qui ont dit « On va rendre le vaccin obligatoire ». On va mettre l'obligation dans la loi et on va sanctionner d'une Allemande ceux qui seraient contrôlés sans être vaccinés.
Est-ce qu'on a constaté dans ces pays une augmentation très forte des personnes primo-vaccinées après ces annonces ? La réponse est non. Nous, on a choisi une autre stratégie qui est de dire « On met des contraintes fortes avec le pass sanitaire et le pass vaccinal ». Est-ce qu'on a constaté, après l'annonce de ces dispositifs, une augmentation forte de la part de personnes vaccinées dans notre pays ? La réponse est oui. Donc, on considère, nous, que c'est plus efficace de faire ce qu'on fait avec le pass sanitaire et bientôt le pass vaccinal, plutôt qu'avec ce qu'on appellerait une obligation vaccinale.
– Pardonnez-moi, ce n'est pas du tout une façon pour les responsables politiques qui sont aux manettes en ce moment de gérer ce que certains appellent leur risque pénal. Ce n'est pas du tout la peur que certains, une fois le vaccin rendu obligatoire, pourraient se retourner vers ceux qui l'ont fait. – Non, la preuve, on l'a rendu obligatoire
pour un certain nombre de professions, notamment pour les soignants. Donc, encore une fois, on n'a pas de problème pour certaines professions, dans certains cas, à le faire. Mais on considère que pour la population générale, la ligne qui est la nôtre avec le pass est ce qu'il y a de plus efficace. Et encore une fois, ça se vérifie dans les chiffres.
– Gabriel Attal, je ne sais pas si vous avez vu, bien sûr, qu'Edouard Philippe, lui, il est pour une obligation vaccinale. Comme par le gouvernement, évidemment, ça fait un peu de tension au sein de votre maison commune. – Oui, non, vous savez, même François Bayrou aussi
avait eu des expressions, mais moi, je pense que c'est toujours important quand on dit qu'on est pour une mesure, d'expliquer comment on la mettrait en place et comment est-ce que ça serait plus efficace que ce qui est fait. Parce que certains disent « obligation vaccinale », mais sans dire comment est-ce que concrètement, ils organiseraient les choses. L'histoire de l'amende, c'est vrai qu'on voit aujourd'hui chez nos voisins, ça changera peut-être, que ça n'a pas eu les effets escomptés. Sinon, l'alternative, c'est quoi ? C'est que vous envoyez des gendarmes chez les gens et que vous les vaccinez de force ?
– Vous envoyez déjà des gendarmes chez les gens pour vérifier s'ils respectent le confinement ? Enfin, l'isolement après avoir été…
– Ah oui, s'ils respectent l'isolement, c'est encore autre chose. – Non, mais ce que je veux dire,
c'est que vous déployez les moyens de la force publique quand vous estimez que c'est nécessaire.
– Oui, parce que c'est pareil de vérifier que quelqu'un respecte l'isolement qui lui a été demandé parce qu'il revient d'un pays à risque et d'aller toquer à sa porte pour vérifier qu'il est bien chez lui, que de rentrer chez lui et de lui faire une injection de force. Là, je crois qu'on n'est pas tout à fait…
– Ah non, ce n'est pas du tout ce qu'on parle, M. Attal. C'est vérifier s'il est vacciné ou vérifier s'il est chez lui. Enfin, pardon, c'est vérifier une obligation de la même façon.
– Oui, mais ce que je vous dis, c'est que les pays qui ont fait ce choix-là, à date, ça changera peut-être, ne constatent pas, pour un certain nombre d'entre eux, l'obligation n'est pas encore entrée vraiment en vigueur. Mais en tout cas, suite à l'annonce de ces mesures, ne constatent pas de hausse spectaculaire du nombre de primo injectés. Voilà, peut-être que dans les militants qu'on voit qui sont les plus anti-vax, etc., peut-être même que certains brandiraient l'amende comme un espèce de trophée en disant « Regardez, moi, je la paye l'amende et je n'irai pas me faire vacciner.
» Donc, on préfère cette ligne de pression, oui, importante avec le pass, dont on constate aujourd'hui qu'elle est efficace et encore une fois, cette semaine, qu'elle nous permet d'avoir à nouveau un record de première injection, c'est-à-dire de gens qui, depuis un an, ont fait le choix de se faire vacciner. Et après, je pense aussi que vous avez des gens qui se ressaisissent parce qu'ils se rendent compte qu'il y a un risque. Par exemple, ce qu'on a vu avec les frères Bogdanoff qui ont été emportés par la Covid, alors qu'on sait que c'était des personnes en bonne santé qui faisaient beaucoup de sport, etc.
Je pense que ça a aussi eu un impact et que ça a été un électrochoc pour beaucoup de Français qui ont vu ça et qui se sont ressaisis. Sur le calendrier, Laurent.
Oui, juste un mot à propos du calendrier. Compte tenu de ce qui s'est passé à l'Assemblée, est-ce que vous pouvez nous dire aujourd'hui que le pass vaccinal pourra entrer en vigueur le 15 janvier, du coup ?
Alors, on a dit qu'on était pour une entrée du pass vaccinal à la mi-janvier.
C'est le 15, donc.
Nous visons un examen du texte qui s'achèverait cette semaine, donc la semaine qui vient. Et ensuite, tout dépendra de si le texte est déféré au Conseil constitutionnel ou pas. Mais en tout état de cause, on vise au plus tard une application du pass vaccinal dans les premiers jours de la semaine du 17 janvier. Voilà, c'est notre objectif, encore une fois. C'est vrai qu'il y a eu un petit décalage peut-être de deux jours, mais vous voyez pourquoi. Parce que vous avez une coalition RN-LR-France Insoumise pour bloquer l'examen du texte à l'Assemblée nationale.
Ils l'ont bloqué d'abord avec un vote un peu baroque, un espèce de coup politique pour suspendre la séance lundi soir alors que le texte devait être examiné la nuit. Et puis ils l'ont bloqué ensuite le mardi en multipliant les rappels au règlement pour que la séance ne puisse pas se tenir. Donc ils ont, c'est vrai, fait de l'obstruction pour empêcher l'examen du texte. Donc forcément, il y a un petit décalage en début de la semaine du 17 janvier. En début de la semaine du 17 janvier.
Monsieur Attal, peut-être avez-vous lu ce matin dans Le Parisien une tribune d'un avocat, d'un médecin hématologue qui demande des peines pénales pour les personnes non vaccinées qui transmettraient le virus, qui transmettraient le virus à quelqu'un. Que pensez-vous de cette idée ?
Je n'ai pas vu cette tribune, je vais la lire, mais encore une fois, vous avez bien vu la ligne qui est la nôtre. C'est d'inciter au maximum, et oui avec des contraintes fortes, à se faire vacciner. Et à chaque fois qu'on prend une décision, une mesure, on le fait parce qu'on juge qu'elle serait efficace. Et moi je considère que notre ligne aujourd'hui avec le pass sanitaire, bientôt le pass vaccinal, c'est ce qui est efficace, on le voit au quotidien. Et plus on arrive au bout de ceux qui n'ont pas fait le choix de se faire vacciner, plus c'est dur bien sûr à convaincre quelqu'un qui depuis un an a fait le choix de ne pas y aller. Mais on considère que c'est ça l'efficacité aujourd'hui.
Gabriel Attal, les gens qui nous regardent ont sans doute fait l'expérience. Tout le monde peut le vérifier en voiture, à vélo, à pied, en passant devant les pharmacies, en passant devant les laboratoires. Il y a une embolie du système de test qui est totale. Les pharmaciens sont débordés, les laboratoires ne savent plus comment faire. Pourquoi ? Parce qu'il faut se tester, il faut vérifier si l'on n'est qu'à contact, il faut vérifier, tester ses enfants trois fois en six jours lorsqu'on est parent d'élève. Est-ce que ça peut durer ? Est-ce que cette politique de test, là, elle peut durer ?
Est-ce que ça peut continuer à fonctionner ? D'abord, cette politique de test, elle nous a permis quand même sur la dernière semaine, la semaine passée, d'avoir quasiment 10 millions de tests. Il faut se souvenir que le précédent record, c'était à Noël 2020, c'était 5 millions de tests sur une semaine. Et déjà, à l'époque, on avait dit que c'était énorme. Aujourd'hui, on est à 10 millions de tests par semaine. Les pays qui font aussi bien que nous se comptent sur le doigt d'une main. Est-ce que c'est satisfaisant ? Évidemment, non. On souhaite toujours qu'il y ait le moins de queue possible, qu'il y ait le moins d'attente possible et qu'il y ait le plus de tests possibles.
Donc, même si on a eu tous ces progrès et même si on a aujourd'hui quasiment 10 millions de personnes testées sur la semaine, on a décidé d'un plan de renforcement de notre politique de tests. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on va d'abord multiplier encore les centres de tests. On va notamment demander que soient ouverts des centres de dépistage à proximité des centres de vaccination. parce que quand vous avez sur un moment de la journée moins de vaccination, vous pouvez avoir des professionnels qui passent du centre de vaccination au centre de dépistage et qui vont faire des tests. Donc ça, c'est la première mesure des centres dédiés à côté des centres de vaccination.
À proximité des centres de vaccination, c'est la première mesure. Vous savez combien ? La deuxième mesure, on vise déjà au départ plusieurs centaines. La deuxième mesure, c'est de permettre aux pharmaciens de créer leur propre petit centre de dépistage. Aujourd'hui, les pharmaciens, ils ont la possibilité de mettre une petite tente, un petit chapiteau devant leur pharmacie avec les personnels de la pharmacie. On va leur donner la possibilité de recruter eux-mêmes temporairement des professionnels de santé qui viendront travailler pour eux dans leur petit centre de dépistage pour qu'il y ait plus de dépistage qui soit fait dans les pharmacies. Ça, c'est la deuxième mesure.
Et la troisième mesure, c'est qu'on va élargir encore la liste des professionnels, des personnes qui sont habilitées à faire des tests. Vous savez qu'on l'a déjà élargi aux étudiants en santé, par exemple. Ce matin, il y a un arrêté qui est sorti pour élargir, par exemple, aux biologistes moléculaires. On l'a élargi aux ceux qui ont un brevet de premiers secours aussi. Donc, on élargit le vivier de nombre de personnes qui peuvent pratiquer des tests. Ça, c'est sur les tests PCR et antigéniques, surtout antigéniques. Ensuite, il y a un deuxième sujet qui est celui des autotests.
On a vu qu'il y a beaucoup de parents qui ont eu des difficultés à trouver des autotests cette semaine alors qu'on sait qu'il faut faire des autotests à ces enfants quand ils sont cas contact pour leur permettre de continuer à aller à l'école. Donc, d'abord, on a garanti qu'il y ait suffisamment de stock pour les pharmacies. Vendredi, il y avait 6 millions d'autotests disponibles en stock dans les pharmacies et la semaine prochaine, ils en recevront autour de 10 millions supplémentaires. La mesure qu'on va ajouter à tout ça, c'est qu'on va garantir aux pharmacies qui n'auraient pas fait de commandes d'autotests. Vous avez des pharmacies qui disent « Moi, je veux bien…
» Enfin, si je commande des autotests, rien ne me dit que dans quelques jours ou quelques semaines, l'épidémie ne va pas chuter et que je vais me retrouver avec mes autotests sur les bras et que je ne m'en serai pas servi. Donc, on va garantir à ces 6 000 pharmacies qui aujourd'hui ne font pas de tests antigéniques et d'autotests qu'on indemnisera le stock qu'elles ne vendraient pas, qu'elles auraient commandé et qu'elles ne vendraient pas, ce qui va les inciter à commander des stocks. Indemnisation à 100% ? Oui, je crois à 100% bien sûr qu'on indemnisera et qu'on reprendra les stocks qui ne seraient pas utilisés.
Encore une fois, ce qu'il faut, c'est qu'il y ait des autotests proposés dans le plus de pharmacies possible, qu'il y ait des tests antigéniques réalisés dans le plus de pharmacies possible pour qu'on puisse continuer à aller plus loin. Vous voyez bien que ce que je vous explique, c'est qu'on est déjà sur un record en termes de nombre de tests qui nous placent dans le peloton de tête au niveau européen et mondial et qu'on veut aller encore plus loin avec des mesures qu'on a actées et qu'on va mettre en place. Toutes les mesures,
pardonnez-moi, que vous venez d'annoncer ont pour vertu de soulager les labos, les officines, les pharmacies. Très bien. Mais sur le fond, est-ce que ça a encore un sens de tester 10 millions de personnes par semaine alors qu'on pourrait alléger le protocole ? On pourrait dire, par exemple, on va tester en priorité les plus fragiles, les personnes symptomatiques. Pourquoi tester tout le monde systématiquement ? Est-ce que ça peut durer d'ailleurs des semaines voire des mois ?
Oui, bien sûr que ça a du sens de tester. C'est ce qui nous permet d'avoir une vision sur l'épidémie. C'est ce qui permet à des personnes qui sont positives de savoir qu'il faut qu'elles s'isolent. Oui, partagées. Moi, je constate qu'on nous a tour à tour dit qu'on ne testait pas assez et maintenant, on nous expliquerait qu'on teste trop. Je veux dire, l'important, c'est que les Français qui le souhaitent, qui ont un doute, puissent évidemment avoir le cœur net sur le fait de savoir s'ils sont porteurs du virus ou pas pour eux et pour leurs proches. Donc, on poussera au maximum toujours nos capacités de test.
Encore une fois, c'est deux fois plus aujourd'hui qu'au précédent record en décembre 2020.
Oui, juste une question quand même, on est dans le quoi qu'il en coûte. Le coût pour 2021 était de 6 milliards si j'en crois Olivier Dussopt, le ministre des Comptes publics. Là, on ne voit pas au mois de janvier, est-ce que vous avez déjà une estimation et sur l'année, ça va quand même pour le budget de l'État et le budget de la Sécu, c'est quand même un budget considérable. Oui, c'est un budget important
mais si on ne faisait pas de test, qu'on laissait l'épidémie galoper encore plus, qu'on se retrouvait peut-être à devoir prendre des mesures de fermeture du coup et indemniser des gens, je ne suis pas sûr que ça ne coûterait pas moins d'argent. Voilà, donc le test, c'est quand même un outil essentiel de maîtrise de cette épidémie. On voit que là, on est confronté au variant Omicron qui est ultra contagieux donc c'est très difficile mais c'est un outil essentiel et on l'assume. On assume.
On va atteindre
test payant pour les personnes qui n'étaient pas vaccinées. C'était une incitation notamment à la vaccination. Je constate d'ailleurs que les responsables politiques qui nous accumés d'avoir cramé la caisse, eux proposaient carrément qu'on fasse la gratuité pour tout le monde. Donc voilà, on a quand même cette responsabilité, bien sûr. Et oui, on assume cette politique de test massive.
Gabriel Attal, restez avec nous. La suite de BFM Politique dans un instant. La suite de BFM Politique avec le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal. Monsieur Attal, je rappelle les annonces que vous nous faisiez il y a quelques instants. la semaine du 17 janvier. On va rappeler qu'il arrive au Sénat et puis repartir ensuite à l'Assemblée nationale. Ensuite, sur la politique de test, vous annoncez l'ouverture de centres de test à côté des centres de vaccination. Des recrutements ouverts pour aider les pharmaciens à faire ces tests.
L'élargissement des personnels qui peuvent faire ces tests, mais aussi des indemnités pour les pharmacies qui achèteront des autotests de façon à ce qu'ils ne se retrouvent pas avec des tests sur les bras. Une question au sujet du recrutement, Gabriel Attal, pour les pharmacies. Il manque déjà de personnel soignant, de personnel pour aider dans les hôpitaux, dans les maisons de retraite, etc. Qui seront les personnes recrutées par les pharmaciens et avec quel argent ?
Vous savez, on a déjà élargi la liste des professionnels ou des personnes qui peuvent pratiquer les tests. On l'a élargi à l'ensemble des professionnels de santé. Encore ce matin, même pour les gens qui ont un diplôme de biologie moléculaire, on l'a élargi aux étudiants en santé et on l'a élargi aussi à ceux qui ont leur brevet de secourisme. Donc on a déjà un vivier très large de personnes qui peuvent vacciner ou faire des tests. Et donc maintenant, ce qu'il faut, prévoir les conditions dans lesquelles les pharmacies pourront ouvrir leur propre petit centre de dépistage et recruté.
On travaille avec leurs représentants ces jours-ci pour en début de semaine pouvoir préciser ça, avoir des textes réglementaires qui en fixeront les conditions. Mais ce sont eux qui vont les recruter. Je n'ai pas davantage de précision à vous donner sur la manière technique dont ça va se faire. Encore une fois, on calibre les choses avec eux en fonction de leurs besoins.
Gabriel Attal, il y a une confusion, il faut le dire, vraiment totale dans les écoles. Les syndicats sont très mécontents, appel à la grève le 13 janvier, les parents d'élèves sont souvent paumés. Il y a donc 3 jours de tests pour rappeler les choses aux téléspectateurs. J plus 0, J plus 2, J plus 4 pour les enfants qui sont qu'à contact dans leur classe. Est-ce que vous reconnaissez à minima qu'il y a eu un problème de communication ?
Ce que je reconnais, ce qu'a reconnu Jean-Michel Blanquer, ce qu'a reconnu le Premier ministre, le Président de la République, c'est qu'évidemment, il y a des contraintes pour les familles, pour les enseignants, mais surtout pour les familles avec les tests effectivement qui sont nécessaires. Mais ce que je veux dire aussi, c'est que le plus simple entre guillemets probablement, ça serait de dire on ferme les écoles. Ça serait de dire les écoles, elles sont fermées. Là, vous n'avez pas de problème de protocole sanitaire, vous n'avez pas de problème de règles, de tests, etc. Et donc probablement, vous n'avez pas toutes ces difficultés à gérer.
Nous, on a fait le choix depuis le début de cette crise de maintenir les écoles ouvertes. On ne le regrette pas. Elles sont restées ouvertes deux fois plus qu'en Allemagne, trois fois plus qu'en Italie, quatre fois plus qu'aux États-Unis. Et quand on voit la situation dans ces pays-là, on ne peut pas dire que la situation sanitaire ait été particulièrement meilleure que la nôtre. En revanche, ils constatent dans un certain nombre de ces pays des retards, des lacunes, des fractures sociales béantes que nous, on a pu éviter, réduire grâce aux écoles maintenues ouvertes. Donc oui, moi, je reconnais qu'évidemment, il y a des contraintes.
Ce que je dis, c'est qu'on a une nouvelle doctrine d'isolement et de tests pour les cas contacts qui a été remise par le Haut Conseil à la Santé publique le 31 décembre, qu'elle a dû évidemment être appliquée pour l'école dans les jours qui ont suivi. Et oui, il y a eu la rentrée juste après. Encore une fois, nous, on souhaite évidemment qu'il y ait le moins
de difficultés possibles pour les familles. Justement, pardon, mais les parents le demandent. Les syndicats d'enseignants le demandent. Pourquoi ne pas revenir à la doctrine antérieure qui présentait au moins l'avantage de ne pas fermer d'école non plus ? En tout cas, un minimum, l'école continuait à forcer.
La doctrine antérieure, c'est un cas, une classe formée.
Un cas,
on ferme la classe. Vous fermez beaucoup plus de classes quand vous faites ça. Vous dites un cas, une fermeture de classes. Oui, mais au moins, c'était simple pour les familles. C'était simple pour les enseignants. Nous, ce qu'on a dit, c'est qu'on souhaitait laisser les classes ouvertes à condition effectivement que les enfants puissent présenter un test négatif pour pouvoir continuer à aller à l'école. Encore une fois, je sais que c'est une contrainte. J'ai des jeunes enfants dans ma famille qui ont 7, 8, 9 ans.
Je peux vous dire que faire des tests, enfin, tout le monde sait que faire des tests régulièrement pour les enfants, ce n'est pas facile, que pour les familles qui doivent attendre faire la queue à la pharmacie, ce n'est pas facile non plus, surtout quand on ne trouve pas d'autotest. Les mesures que je vous ai annoncées tout à l'heure, elles montrent quand même qu'on va faire le maximum pour aller encore plus loin et encore plus fort sur notre politique de test. Donc, je ne nie pas les difficultés. Je les reconnais volontiers. Et je ne dis pas que c'est simple et je ne dis pas qu'on s'en satisfait.
Ce que je dis, c'est que pour nous, la pire des solutions, ce serait d'avoir à refermer les écoles. Et ça, on ne le veut pas. Ce n'est d'ailleurs pas recommandé par la société française de pédiatrie qui appelle à maintenir les écoles ouvertes le plus possible. Est-ce que vous voulez excluer ? Je crois que c'est ce qu'attendent les familles. Mais on a toujours dit que ça serait le dernier des derniers recours. Vous avez des responsables politiques qui ont dit qu'il faut fermer les écoles en premier recours. Je pense notamment à Valérie Pécresse qui avait dit ça au mois de décembre qui avait dit moi j'appelle à ce que les écoles restent fermées à la rentrée.
Et en même temps, son parti s'oppose au pass vaccinal. Donc à la fin, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il vaut mieux empêcher un enfant d'aller à l'école qu'un non-vacciné d'aller au restaurant ? Ben non, on n'est pas d'accord avec cette ligne-là. On souhaite que nos enfants puissent aller à l'école et on souhaite, encore une fois, que ce soit le moins difficile possible pour les familles même si ça a été dans cette première semaine de rentrée. Les enseignants de l'Université
ne demandent pas la fermeture des écoles. Ils demandaient simplement d'avoir un protocole qui ne soit pas forcément rendu public le dimanche soir à la veille de la rentrée des classes. Ils demandent des directives qui soient à peu près homogènes sur l'ensemble du territoire et que ce ne soit pas un peu chacun dans son coin. Du coup, ils appellent à la grève le 13 janvier. Est-ce que quand même, vous les comprenez ? Parce que pour eux, c'est quand même une situation extrêmement complexe. D'abord, le protocole n'a pas changé le dimanche soir.
Il est précisé. Le protocole en 4 niveaux, il n'a pas changé et on n'a pas changé de niveau. On était au niveau 3 avant les vacances de Noël. On est toujours en niveau 3. Ce qu'il y a eu dimanche, c'est l'application des nouvelles règles d'isolement pour tous les Français à l'école et aux élèves. Oui, c'est sûr que c'est arrivé la veille de la rentrée. Encore une fois, les recommandations du Haut Conseil à la santé publique sont arrivées à peine 2 jours avant. Mais encore une fois, c'est sûr que ça demande de l'adaptation un peu au dernier moment. Vous comprenez cette irritation et cette grève du 13 janvier ?
Moi, ce que je comprends, c'est qu'il y a évidemment une fatigue chez les enseignants, chez les familles. Parce que les enseignants, par exemple, c'est vrai qu'ils font face depuis le début de cette crise. Le corollaire, je l'ai dit, Jean-Michel Blancard l'a dit, de laisser nos écoles ouvertes le plus possible depuis 2 ans. C'est évidemment, c'est vrai, d'avoir des enseignants qui sont très mobilisés, qui font face aussi à des pressions. C'est difficile. Et donc moi, ça, je le reconnais évidemment.
Gabriel Attal, on attend un avis du Haut Conseil de la santé publique au sujet des masques FFP2. Il était annoncé a priori vendredi soir. Nous n'avons pas une nouvelle. Est-ce que vous en avez, vous ?
Je crois qu'il est imminent. Je n'ai pas connaissance de l'avis, mais je crois qu'il doit être remis dans les prochaines heures, dans les tout prochains jours. Il faut bien comprendre que c'est ce Haut Conseil qui fixe la doctrine sur notamment le port du masque. Ce sont des scientifiques indépendants qui fixent une doctrine. Qu'aujourd'hui, ce qu'ils disent, c'est que le masque chirurgical ou le masque grand public apporte une protection suffisante en population générale, qu'on le saisit en permanence pour voir s'il y a lieu de revoir ces règles et que si évidemment la doctrine devait changer, évidemment qu'on adaptera nos recommandations et nos décisions.
En même temps, toutes les études américaines, allemandes, danoises montrent que le FFP2 est plus protecteur c'est peut-être ça, non pas la solution, mais une des solutions possibles. Pourquoi ne pas le généraliser au moins à certaines professions ou dans certaines situations ?
D'abord, c'est déjà une des solutions qui est utilisée pour les personnes les plus fragiles, les plus à risque, qui peuvent aujourd'hui même se faire prescrire par leur médecin des masques FFP2 qui peuvent se fournir en pharmacie. Il faut bien comprendre qu'il n'y a pas de problème de stock en FFP2. Les pharmacies peuvent évidemment s'en fournir, les ministères pourraient tout à fait en commander s'il y avait besoin et on a même un stock stratégique de masques, vous le savez, qu'on a reconstitué avec je crois 600 millions de masques FFP2. Donc la question, c'est celle de la doctrine que nous recommandent les scientifiques. Vous l'avez dit tout à l'heure sur la question des tests.
Vous avez des scientifiques qui parfois recommandent des choses différentes, divergentes. C'est pour ça que nous, on a fait le choix de se baser sur des institutions scientifiques, le Conseil scientifique, le Haut Conseil, pour qu'ils puissent regarder toute la littérature scientifique et nous recommander ce qui leur semble être le plus protecteur pour les Français. Et donc on attend de voir ce que nous dira le Haut Conseil et s'il change de doctrine ou pas. S'il est amené à changer de doctrine, évidemment qu'on s'adaptera et qu'on appliquera les recommandations qu'il nous fait.
Gabriel Attal, nous sommes à trois mois, quasiment jour pour jour du premier tour de l'élection présidentielle. Ce matin, Guillaume Pelletier, ancien vice-président des Républicains, annonce qu'il apporte son soutien à Éric Zemmour. Il dit, je le cite, que c'est le seul candidat fidèle au RPR, le seul capable de battre Emmanuel Macron. Est-ce que vous avez un commentaire ?
C'est un nouvel épisode du feuilleton auquel on assiste depuis maintenant plusieurs jours ou plusieurs semaines. Un tandem Valérie Pécresse et Éric Ciotti qui sont dédiés et défiés par leurs propres troupes. On a vu, on en parlait tout à l'heure sur le pass vaccinal qu'Éric Ciotti et Valérie Pécresse avaient dit nous on est pour le pass vaccinal. Dans le même temps, vous avez leur conseiller politique de campagne, je pense à M. Bellamy, Mme Morano, qui s'opposent au pass vaccinal dans les médias. Dans le même temps, vous avez leur propre troupe, les députés LR, qui votent contre le pass vaccinal dont le porte-parole de la campagne de Mme Pécresse, Aurélien Pradié.
Pourquoi vous parlez du binôme ? Il n'y a qu'une candidate, ma connaissance, Valérie Pécresse. Ils ont assumé de faire campagne à deux et puis Éric Ciotti a aussi dit qu'il était pour le pass vaccinal dans les médias. Mais on voit que ça ne suit pas derrière. Et vous avez ensuite, effectivement, j'ai vu cette décision de Guillaume Pelletier qui était quand même, je crois, un porte-parole de Nicolas Sarkozy à un moment, qui est député Les Républicains, qui était même le numéro 2 du parti LR qui annonce qu'il quitte la candidature LR pour rejoindre Éric Zemmour qui va probablement d'ailleurs en éclaireur. On verra. Mais c'est symptomatique Il devient porte-parole
du parti d'Éric Zemmour.
C'est symptomatique, les LR, mais qu'on constate depuis maintenant plusieurs jours, plusieurs semaines. Moi, ça me rappelle des choses. On a vu ce que c'était un président de la République élu avec la difficulté à être suivi par ses troupes. Un président élu tout en étant défié par ses troupes. C'était François Hollande avec les frondeurs. Et on a vu ce que ça a mené dans son quinquennat. J'y étais, j'en faisais partie. Ça a mené beaucoup d'immobilisme et de difficultés à réformer. Donc je pense que ce n'est pas un très bon présage sur ce que serait un exercice du pouvoir par les LR
qui manifestement ne sont pas prêts à le faire. On a vu Emmanuel Macron utiliser une expression qu'avait utilisée Georges Pompidou le fait d'emmerder les Français. On a vu Anne Hidalgo qui a dit et qui a rendu hommage aussi à François Mitterrand. Là, on a vu Valérie Pécresse faire allusion, enfin plus qu'allusion, parler du Karcher, expression qui avait été utilisée par Nicolas Sarkozy. Qu'est-ce que vous pensez de cette expression utilisée par Valérie Pécresse ? En fait, j'ai vu
qu'elle avait utilisé cette expression et qu'elle avait dit je crois que c'était hier soir sur un plateau qu'elle utilisait parce que pour elle c'était le symbole de l'attente qui avait été créée par la droite, par les LR et d'une droite qui n'avait pas été au rendez-vous de cette attente et qu'elle le serait.
Mais d'abord, je trouve que c'est assez insultant pour Nicolas Sarkozy parce que ce qu'elle dit en creux quand même c'est qu'il avait parlé du Karcher qu'il n'a pas été capable ensuite de rétablir l'ordre et surtout, c'est quand même assez hypocrite sur ses responsabilités à elle-même parce que qui était ministre du budget qui a organisé une saignée des effectifs des forces de l'ordre dans le quinquennat de Nicolas Sarkozy. C'est Valérie Pécresse. Elle a du bleu sur les mains Valérie Pécresse. Elle a supprimé 12 500 postes de policiers et de gendarmes dans notre pays. Et aujourd'hui, elle nous explique qu'il y a des difficultés à faire régner l'ordre dans notre pays.
Nous, on recrée des forces de sécurité et des forces de police de gendarmes, 10 000. On revoit aussi nos procédures pénales. On renforce aussi le budget de notre justice pour qu'il n'y ait plus d'impunité et qu'une personne qui commet un crime, un délit, elle soit sanctionnée beaucoup plus rapidement. On travaille mieux avec les collectivités locales parce qu'on considère que c'est un partenariat la sécurité. Le président de la République sera demain à Nice sur ce sujet-là, justement. Il va annoncer des choses, d'ailleurs ? Nice, c'est... C'est Eric Ciottini. C'est une ville qui symbolise notre action et notre politique en matière de sécurité. Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire un partenariat entre l'État et les collectivités locales. C'est comme ça qu'on est efficace. Et donc, chacun investit, chacun renforce. Je crois qu'à Nice, par exemple, vous avez eu, suite à ce partenariat, 60 effectifs de police nationale en plus et 80 effectifs de police municipale en plus.
Donc, il vient constater le changement sur place mais il vient pas annoncer des mesures nouvelles ?
Vous avez un nouvel hôtel de police qui réunit police nationale, police municipale. On sait que c'est efficace. Vous avez, à contrario, des villes, notamment celles qui sont tenues par les Verts, qui, elles, refusent de s'investir sur la sécurité, qui ne veulent pas de caméras de vidéoprotection, qui ne veulent pas de renforcement de la police municipale, qui ne veulent pas travailler avec la police nationale. Voilà, vous avez des villes comme celle de Nice qui veulent travailler avec l'État. Et donc, le président va constater ça. Il va aussi s'exprimer sur la loi de programmation sur la sécurité intérieure.
Vous savez, qui a été annoncé dans le cadre du Beauvau de la sécurité parce que là aussi, on continue à avancer et à investir. On a aussi les États généraux de la justice qui sont en cours pour améliorer notre procédure pénale, encore une fois, pour lutter contre cette forme d'impunité que rejettent nos concitoyens. Et c'est tout ça que le président va faire lundi.
Valérie Pécresse est vraiment devenue la signe numéro un de la Macronie. Est-ce que, parce que finalement, c'est la principale concurrente, l'adversaire pour Emmanuel Macron, est-ce qu'il y a un danger Valérie Pécresse ? Non, ce que je constate
aujourd'hui, c'est qu'il y a une forme de manège à trois entre Valérie Pécresse, Éric Zemmour et Marine Le Pen. Vous m'avez interrogé sur elle, vous m'interrogeriez sur Marine Le Pen ou sur Éric Zemmour. C'est vrai qu'il y a beaucoup d'attaques qui sont communes aux trois. On retrouve parfois les mêmes mots, parfois le même type d'attaque. On l'a vu sur le drapeau européen notamment. Donc, voilà. Moi, je réponds
à ceux qui nous interpellent. Ce n'est pas le principal danger quand même ? Reconnaissez-le, non ?
Il y aura un débat démocratique dans le cadre de l'élection présidentielle. Moi, je pense que tous ceux dans les précédentes élections qui y sont allés de leur boule de cristal pour dire ce qui allait se passer, comment est-ce qu'ils voyaient les choses à plusieurs mois, ont souvent été démentis par les faits. Donc, moi, je me garde bien de dire qui sera le principal adversaire.
Vous parlez du manège à trois. J'en isole au moins deux. Valérie Pécresse, deux côtés, mais Marine Le Pen et Éric Zemmour. Si on considère que ces deux candidats-là représentent une forme de la droite de la droite, ils sont accumulés un peu au-dessus de 30%. C'est inédit. 30%. Quelle est votre part de responsabilité ? C'est vous qui dirigez le pays depuis cinq ans.
Oui, on s'est engagé dès 2017, notamment contre l'extrême droite et contre le Front National.
Ça veut dire que c'est un échec complet alors ? S'ils sont beaucoup plus puissants à la fin de votre quinquennat qu'au début ?
Qu'est-ce qu'on a constaté dans ce quinquennat ? On a vu dans ce quinquennat d'Emmanuel Macron que le Front National a eu moins d'élus à toutes les élections intermédiaires par rapport aux mêmes élections sous François Hollande. Ils ont eu moins de députés européens sous Emmanuel Macron que sous François Hollande. Ils ont eu moins de maires sous Emmanuel Macron que sous François Hollande. Ils ont eu moins de conseillers départementaux, de conseillers régionaux sous Emmanuel Macron que sous François Hollande. À la fin du quinquennat d'Emmanuel Macron, il y a quand même 30% d'élus FN en moins en France qu'à la fin de celui de François Hollande.
Donc le combat contre l'extrême droite, on l'a mené, on va continuer à le mener. Aujourd'hui, vous avez des sondages. L'élection, elle est dans trois mois. Vous avez dit, évidemment, on va continuer à mener ce combat parce qu'il y a profondément une différence de ligne entre nous. Je sais, pardonnez-moi M. Attal,
je sais que l'autocritique est un arc très sensible en politique. C'est toujours compliqué, surtout à l'approche d'un scrutin. Mais vous dégagez de toute responsabilité sur la montée potentielle des extrêmes en France.
Ce que je dis simplement, c'est qu'on a mené ce combat depuis le début de ce quinquennat et on va continuer à le mener. C'est la première chose que je dis. Ensuite, ce que je dis, c'est qu'il y a probablement une responsabilité collective.
Mais quand vous avez les responsables d'un parti LR qui est censé être le parti de la droite de gouvernement, qui s'en écarte à bien des égards depuis maintenant plusieurs mois ou plusieurs années, qui singe le Rassemblement National ou Éric Zemmour, comme on l'a vu avec cette polémique sur le drapeau européen sous l'arc de triomphe, qui reprennent les mots de Marine Le Pen et d'Éric Zemmour, il ne faut pas qu'ils s'étonnent ensuite de voir des membres de leur troupe comme Guillaume Pelletier les quitter pour rejoindre Éric Zemmour ou Marine Le Pen. Il ne faut pas qu'ils s'étonnent de voir des électeurs une barrière, un cordon sanitaire.
Et on a toujours assumé qu'on n'avait pas la même ligne qu'eux. Et je pense que c'est ce qu'il y a de plus efficace, projeter les Français dans l'avenir. Alors dire que la France n'a encore vocation à tenir son rang.
Ça reste la meilleure option de réélection pour Emmanuel Macron d'être confronté à Éric Zemmour et Marine Le Pen ?
Vous savez, moi, je ne ferai jamais de pari cynique en disant qu'il faudrait tel deuxième tour ou pas, etc. Moi, ce que je constate, c'est que l'extrême droite, elle était au deuxième tour en 2017. C'est les Français qui l'ont voulu à ce moment-là. Il y a eu un vote. Je veux dire, voilà, nous, on est cohérents. On a toujours assumé qu'on avait une ligne qui était diamétralement opposée à celle de l'extrême droite.
Et encore aujourd'hui, quand vous écoutez Marine Le Pen, Éric Zemmour, qui vous expliquent grosso modo que c'est plié, qu'il y a une forme de défaite acquise, que la France aurait vocation à être rééligée dans des puissances moyennes et que le meilleur moyen de se protéger, ce serait de se replier sur soi, d'arrêter la construction européenne, d'arrêter les échanges internationaux. Nous, on dit précisément l'inverse. On dit que la France, elle a encore vocation à être dans un esprit de conquête, qu'on peut conquérir des nouveaux marchés, des nouveaux investissements, des nouveaux talents, des nouveaux droits pour les Français. Avec une difficulté,
Gabriel Atal, notamment. Et je me tourne vers Laurent, c'est que cette campagne, il y a un contexte particulier, elle est sanitaire.
Oui, tout le monde a compris que l'épidémie, quand même, en tout cas, depuis plusieurs semaines, a totalement percuté la campagne, au point d'ailleurs qu'on arrive difficilement à parler d'autres sujets que les sujets sanitaires, les sujets économiques qui y sont liés. Est-ce que, d'une certaine façon, presque cyniquement, ça n'arrange pas le président de la République qui, de cette manière-là, peut retarder le plus tard possible son annonce de candidature et qui, au fond, empêche les autres de parler d'autres sujets ? Le Covid est dans la tête de tout le monde.
Vous pensez qu'on considère qu'on gagne des voix en annonçant aux patrons des discothèques qu'on ferme leurs discothèques ? On considère qu'on gagne des voix en annonçant aux familles qu'ils vont devoir faire porter le masque à leurs enfants ?
Non, mais je note que ça. On gagne des voix
en expliquant de manière très forte auprès des non-vaccinés qu'on leur met la pression. C'est vrai, mais je note que 57% des Français. Évidemment que l'épidémie de Covid, ce n'est pas un avantage pour nous, c'est un inconvénient, c'est un handicap si on réfléchit en termes politiques. Mais on l'assume. On a toujours dit qu'on prendrait nos responsabilités toujours dans l'intérêt du pays. Et le président l'avait même dit, d'ailleurs, en décembre 2020. Il avait dit que je serais probablement amené à prendre des décisions jusqu'au bout qui, probablement, peut-être, me mettront en difficulté vis-à-vis d'une élection si j'étais amené à être candidat.
C'est évidemment ce qu'on constate aujourd'hui. Mais on assume, parce que nous, on ne pense pas à l'élection, on pense à la situation sanitaire. On ne pense pas à la campagne électorale, on pense à la campagne vaccinale. Peut-être que ça nous coûtera à la fin, mais en tout cas, je pense qu'on pourra se regarder dans un miroir d'avoir été au rendez-vous de nos responsabilités. Les patrons de discothèques
sont sans doute mécontents de voir leurs activités fermées. Mais je note quand même que dans les sondages, les Français sont plutôt favorables pour Emmanuel Macron et dans les intentions de vote et dans la manière de gérer la crise. D'où ma question. Mais je pense qu'il constate
qu'on est cohérent. Il y a des fondamentaux dans notre gestion de cette crise. C'est un, l'école, j'en parlais tout à l'heure, deux, la confiance dans le vaccin et trois, le quoi qu'il en coûte et le soutien aux acteurs économiques. Il y a eu des va-et-vient sur plusieurs sujets dans cette crise. Évidemment, tout n'a pas été fait parfaitement. Donc ça profite au président de la République. Mais sur ces trois fondamentaux, école, vaccins et soutien économique, on est constant depuis le début et on assume. face à des oppositions, encore une fois, qui ne sont pas constantes, qui n'assument pas, qui changent de pied en permanence. Voilà.
Je pense que, j'espère en tout cas, que les Français le voient. Même si, encore une fois, on peut être en colère. Il y a une lassitude. Moi, ce que je constate aussi, c'est que quand je discute avec les Français, ils en ont marre. Ils en ont marre du Covid. Ils en ont marre de cette situation. On en a tous marre. On espère tous qu'on pourra en sortir. Mais nous, on est au rendez-vous de nos responsabilités.
Vous êtes porte-parole d'un gouvernement de la France. Est-ce que vous trouvez que, sur le plan démocratique, il serait scandaleux que ce soit Éric Zemmour, voire Marine Le Pen, voire Jean-Luc Mélenchon, on n'ait pas les 500 parrainages pour pouvoir se présenter à l'élection présidentielle, alors que les sondages démontrent quand même qu'ils pèsent, en tous les cas, dans l'opinion publique française ?
C'est un débat qu'on constate à chaque élection présidentielle depuis des années, des décennies. Il revient à chaque fois avec cette règle des 500 parrainages qui vise à faire en sorte qu'il n'y ait pas, entre guillemets, un urluberlu qui se présente à l'élection présidentielle. Là, ce n'est pas des urluberlus. Non, et que ça incarne une certaine sensibilité. Moi, je me souviens, je soutenais Emmanuel Macron en 2017, les parrainages, on a dû aller les chercher avec les dents. Je rappelle qu'on n'avait pas de parti politique. On avait très peu de soutien politique.
Et donc, je constate, je sais qu'il y a des formations politiques, il y a des candidats qui ont du mal aujourd'hui à trouver leur parrainage. Je pense qu'il y a encore du temps pour les trouver. Maintenant, je trouve ça un peu compliqué de me demander à moi si tel ou tel candidat est légitime ou pas à avoir ses parrainages et à être candidat à l'élection. Je suis porte-parole du gouvernement. Vous ne pouvez pas attendre de moi que je dise oui, lui, il est légitime pour avoir ses parrainages. On n'est pas dans la Hongrie de Orban. Chaque candidat, évidemment, fait sa campagne et décide. Voilà, s'il veut se présenter, fait en sorte de pouvoir être candidat.
Mais ce n'est pas moi qui peux dire tel ou tel candidat à vocation à être sur la ligne de départ ou pas.
Merci beaucoup, Gervé, à l'attel d'avoir été notre invité ce midi sur BFM TV. Merci Edwige, Laurent. Je vous retrouve à 18h pour BFM TV SD le débat entre Geoffroy Lejeune et Raphaël Rémi Leleu. Et puis à 19h, j'en sauverai le maire de Béziers, Robert Ménard. Voici maintenant affaire suivante Philippe Godin et Dominique Rizet. A tout à l'heure.
Gabriel Attal