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InterviewAurore Bergé· 6 juin 2025 30 minContradictoireMixteÉconomie & entreprisesSolidarités & familleInstitutions & électionsEurope & international

Aurore Bergé dans les Grandes Gueules sur RMC - 27 mai 2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que ça veut dire un effort à tous les Français pour redresser les comptes publics ?

  • 4:00FerméeRéponse directe

    Des impôts supplémentaires ou pas ?

  • 6:00OuverteRéponse partielle

    La TVA sociale, vous y êtes favorable ?

  • 10:00RelanceRéponse directe

    Combien de milliards d'euros de gains sur la dépense publique ?

  • 12:00RelanceRéponse partielle

    Quels postes pour ces économies ?

  • 17:00RelanceRéponse directe

    Sur les taxis, vous renoncez aux économies ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Alors, vous savez que les grandes gueules faire faitent leurs 20 ans cette année, 20 ans de succès. 20 ans de succès et un kiproco inédit. Depuis ce matin, on vous annonce, on vous l'avait jamais vécu on vous annonce la venue de madame Annie Jeunev, la ministre de l'agriculture et à la surprise générale, nous avons vu arriver Aurore Berger, ministre de l'égalité homme-femme.

Bonjour madame la ministre. Bonjour. quand même ravi just d'être là.

Alors l'erreur vient de nous de la programmation pas invité hein je précise auditeur on avait aussi on avait aussi invité Aurore Berger mais on s'est trompé enfin dans les dates il y a eu un petit problème. Bon bienvenue chez nous. Merci.

On a été un peu inquiet d'écouter tout à l'heure François Beou nous demandait des efforts enfin nous au français d'ailleurs au 3216 on a eu des Français qui ont commencé à appeler en disant bah le premier ministre nous demande des efforts. Moi j'ai l'impression de faire des efforts depuis des années. Ça veut dire quoi un effort à tous les Français pour redresser les comptes publics ?

Bah, ça veut dire qu'on est tous conscients qu'il y a un enjeu sur la dépense publique. On dit régulièrement quand même qu'on peut pas aller plus loin sur la question de la dépense publique. Et donc ça veut dire qu'après il y a plusieurs solutions.

Soit on va augmenter notre dette et notre déficit, je pense que c'est impensable, impossible de le faire. Soit on augmente la fiscalité. Or euh encore une fois euh je crois qu'on a déjà un taux de fiscalité suffisamment élevé et que depuis 2017, on a tout fait justement pour essayer de réduire cette fiscalité que soit sur les entreprises et que ce soit aussi sur les ménages, sur les particuliers.

Et donc ça veut dire que la dernière option qui est à mon avis l'option la plus sérieuse, c'est la question de la dépense. Est-ce qu'on dépense bien ? Est-ce qu'on dépense efficacement ?

Est-ce qu'on dépense trop à certains endroits ? Et donc ça veut dire oui des efforts sur la manière avec laquelle on doit dépenser l'argent des Français. des impôts supplémentaires ou pas ?

Non, moi je crois pas qu'il y a d'impôts supplémentaires. On enf en tout cas moi c'est pas sûr certain. Écoutez pas moi je vous posez ma question.

La question c'est à moi que vous la posez. Donc moi je pense qu'il faut pas aller plus loin sur la question de la fiscalité parce qu'on a fait l'inverse depuis 2007. Depuis 2017 on a dit encore une fois qu'on devait réduire le taux d'imposition.

On l'a fait euh sur l'impôt sur le revenu. On a réduit les premières tranches d'impôt sur le revenu. Euh on l'a fait sur l'impôt sur les sociétés, on l'a fait sur la suppression de la taxe d'habitation.

Donc on a rendu de l'argent au Français et on a eu en effet collecté moins d'impôt. On supprime par exemple une niche fiscale, c'est une augmentation d'impôts pour ceux qui ont bif. alors je pense que c'est parce un peu sur les mots mais si vous supprimez niche fiscale c'est une augmentation d'impôt pour je pense que enfin pour moi c'est différent parce que la fiscalité c'est combien je enfin c'est le taux d'imposition que vous avez taxe d'habitation taxe foncière impôt sur le revenu impôt sur les entreprises de l'autre côté et après il y a les niches fiscales il y en a les centaines de niches fiscales donc il y a est-ce que ces niches fiscales elles sont efficaces normalement les niches fiscales elles ont un objectif par exemple quand vous employez quelqu'un à domicile pour vos enfants ou pour les personnes âgées, c'est garantir que ces personnes soient payées, correctement payées et qu'on évite le travail qui serait dissimulé, qu'on appelle communément le travail noir.

Ça, je pense que c'est quelque chose d'utile. C'est quelque chose d'utile pour l'emploi et c'est garantir que tout le monde puisse être soutenu, être accompagné. Après, est-ce que toutes les niches fiscales sont utiles ?

Est-ce qu'elles sont toutes justes ? Non, pas forcément. Moi, quand j'étais redevenu député dans les derniers mois, j'avais proposé qu'on puisse plafonner l'abattement sur la question des retraités.

Parce que je pense, pas moi qui le pense, mais je pense qu'il faut pas de sujet tabou en la matière. Bah, ça a fait tomber Michel Barnier. Non, je suis pas sûr que ce soit ça.

Je pense que malheureusement, il a aussi fait l'effrait d'être le premier premier ministre à être nommé après la dissolution. Oui, parce que d'ailleurs le Premier ministre a dit queil y avait différents sujets qui étaient sur la table parce que il y a des niches fiscales qui sont pas justes socialement, pas juste fiscalement et qui coûtent beaucoup d'argent. Cette niche fiscale, elle nous coûte à nous collectivement plus de 4 milliards d'euros chaque année.

Plus de 4 milliards d'euros chaque année. Et elle bénéficie donc et elle bénéficie au 9e et 10e des cils, c'est-à-dire les retraités qui sont les plus protégés, qui sont les plus riches en tout cas qui ont le niveau de revue à 9e et 10e descil, c'est les deux derniers des cil donc c'est les deux plus importants. Donc moi ce que je dis, j'avais proposé, c'est pas on supprime tout l'abattement, c'est on plafonne de manière à ce que encore une fois ça coûte moins cher au français. et qu'encore une fois oui, il y a une contribution un peu partagée à l'effort, pas d'augmentation d'impôts.

Mais quand j'entends le premier ministre nous parler de la TVA sociale, c'est quoi la TVA sociale ? C'est l'augmentation de la TVA. On l'appelle sociale peut-être pour la impôt la maison c'est un autre quand même techniquement pas un techniquement enfin c'est quand même une taxe.

Donc on va augmenter la TVA. Bah c'est pas une bonne nouvelle ça. Ça veut dire qu'on va augmenter les taxes.

Mais ça dépend où vous enfin la question c'est déjà sur la TVA sociale. Vous êtes favor à la TVA sociale ? C'est un débat qui existe depuis très longtemps depuis 2007.

La question c'est où est-ce que vous voulez l'appliquer ? Parce que c'est pas la même chose si vous l'appliquez sur les produits de première nécessité alors qu'il y a plutôt la nécessité encore une fois de protéger les Français les plus fragiles et qui ont pas d'autre choix que de faire face à des dépenses qui sont des dépenses contraintes pour vous-même, pour votre famille, pour vos enfants, si vous l'augmentez sur des produits qui sont importés euh et donc c'est peut-être là qu'il va falloir à un moment qu'on arbitre. Est-ce queon veut protéger aussi nos emplois dans notre pays et donc à un moment bah différencier en fonction de produits qui produit en France.

Oui, le permettre dans le permettre sur les frontières européennes aussi d'ailleurs ou des produits qui sont importés. Je pense que là-dessus, il y a peut-être des consensus qui pourraient exister de se dire "OK, sur les produits qui sont des produits de première nécessité, les produits courants, les produits dont on peut pas se passer, oui, il y aura une forme d'injustice sociale à augmenter la TVA. par contre sur des produits bah qui coûtent beaucoup plus cher, qui en plus sont importés, qui ne créent pas d'emploi en France, voir qui créent de la concurrence, parfois même de la concurrence déloyale avec des entreprises françaises.

Bah peut-être que c'est là que on peut moduler les choses et c'est pour ça que tout est sur la table. C'est aussi aux oppositions de faire un certain nombre de propositions. Il y a ce que le gouvernement doit faire.

Bah c'est les dans les deux cas. Bah si, je suis désolé. Aujourd'hui, il y a pas de majorité.

Vous avez fait un holdup énorme et en plus c'est avec la force a pas eu de force. pas ce ne sera pas on va voir comment c'est tranché mais paradoxal d'ici mi-juillet de dire euh on demande des efforts à tous les Français et par exemple de ne pas faire d'économie avec les taxis pourquoi on renoncerait aux économies parce que j'ai l'impression que sur les taxis petit à petit vous êtes en train de lâcher moi je pense qu'il faut pas annoncer je pense qu'il faut pas annoncer parce que c'est juste parce que ça coûte 3 milliards d'euros par an 3 milliards d'euros par an et donc à partir du moment où on demande si vous devez vous inscrire dans cet effort collectif mais quand on dit collectif C'est collectif. Ça veut dire que chacun doit prendre sa part d'autant plus quand il y a des dépenses qui sont très importantes.

Là, on parle de 3 milliards d'euros par an de dépenses publiques sur la question des transports sanitaires. L'idée, c'est pas qu'il y ait moins de services pour les Français, c'est que par contre l'argent public, il soit bien employé. Et là, on demande un effort en plus raisonnable au taxi.

On dit pas on va tout supprimer, dit on va quand même réduire parce que 3 milliards d'euros, c'est quand même beaucoup d'argent chaque année qui soit dépensé. Et donc oui, il faut continuer le dialogue mais non déjà on s'être pas sur des menaces et je pense que la menace elle est inacceptable de toute façon en démocratie quel que soi d'ailleurs les personnes qui l'emploient. Jérôme Marty moi ça fait globalement 30 ans que j'entends ce discours.

Donc je suis un peu gêné pour ça. Moi ça fait 30 ans que j'entends les hommes politiques droite gauche centre se succéder. nous dire qu'ils vont faire pour les classes moyennes qui sont celles qui payaient le plus d'impôts, qui sont celles qui paient le plus lourd tribut à ce pays en terme de taxe et cetera et qui au final ne font rien.

Et je vois mes congénères s'essouffler, s'épuiser, partir ou planter leur entreprise. Moi, je suis dans un secteur, le secteur sanitaire, celui des cliniques privées aussi, qui voit que celui-ci est en train de mourir. Actuellement, on a un établissement sur deux dans le privé qui est en déficit dont 40 % à peu près proche du dépôt de bilan, secteur sanitaire.

Ce secteurl ne pourra pas être repris par l'hôpital public. Ça c'est en lien avec la politique économique de ce pays. Moi, je vois un premier ministre ce matin qui nous dit il va falloir faire des efforts et cetera et comme je le disais tout à l'heure qui nous parle de la couleur du livre mais sans nous dire ce qu'il y a dans le livre.

Très bien. Très bien. Est-ce qu'on est capable aujourd'hui de nous dire au moins macro au moins en macro parce que ça a dû être réfléchi quand même à 40 milliards d'ur macro combien on est en capacité de gagner de milliards sur la seule dépense publique ?

Bah oui bah elle l'a dit 40 milliard sur la seule dépense publique. Et quels sont les postes où l'on va jouer ? Parce que ça c'est des mots si vous voulez.

Moi ce que je vois c'est que il y a juste j'en termine, il y a il y a de l'optimisation fiscale pour des gens qui sont bien au-dessus des classes moyenne. Il y a une évasion fiscale de plusieurs dizaines de milliards. Et là on voit rien venir, rien globalement rien fait.

Donc si vous voulez, moi à un moment pour être dans un secteur qui est en train de mourir, je termine qui est en train de mourir, j'attends autre chose que des paroles. J'attends des actes et surtout pas ce que vous avez dit tout à l'heure, c'est à l'opposition de nous proposer de non à vous de nous dire ce qu'on va faireon est en état d'urgence là. Il y a des gens qui crèvent là.

On est en état d'urgence donc on attend ça. Oui. Des gens qui crèvent économiquement voit leur entreprise planté.

Bah vous êtes battu pour le poste maintenant faut donc je je veux dire à un moment quand même il faut être capable laiss parler madame laissez parler madame Berg. Déjà, il y a plusieurs, il y a plein de questions. Vous me demandez un chiffre, je vous réponds.

Le chiffre, il a été donné de manière très claire, c'est 40 milliards. Donc c'est pas des paroles, c'est un chiffre documenté, très clair sur la nécessité de la réduction de la dépense publique à hauteur de 40 milliards. Ce qui veut dire des efforts et ce qui veut dire en effet qu'on doit pas renoncer sur un certain nombre d'économies qu'on veut faire.

La question que vous m'avez posé par exemple sur le transport sanitaire et sur la question des taxis. Ensuite, vous parlez des classes moyennes. Désolé mais quand on supprime la taxe d'habitation, ça bénéficie à qui ? d'abord aux classes moyennes parce que les classes moyennes en général elles sont pas propriétaires, elles sont d'abord locataires.

Si la classe moyenne, elle est souvent d'abord locataire parce qu'elle a pas forcément l'apport nécessaire pour devenir propriétaire et donc la suppression de la taxe d'habitation qui a bénéficié à tous les Français, ça a d'abord bénéficié aux classe moyennes. Quand on a diminué l'impôt sur le revenu des premières tranches d'imposition, c'est pas les plus riches les premières tranches d'imposition sur le revenu, c'est évidemment la question de la classe moyenne. Donc ça c'est ce qu'on a fait ça se vérifie.

Il y a une urgence. Or, vous n'avez pas de majorité. Euh c'est pas de votre fête, ça c'est le produit de la dissolution.

Euh et on voit bien que François Bairou, il a envie de faire plein de choses, mais il sait très bien qu'il peut pas les faire parce que forcément, il se heurtera au barrage de du Parlement. Donc on a on voit pas bien comment il va pouvoir surmonter. Alors, il a parlé de montagnes, comment il va pouvoir gravir ces montagnes les unes après les autres et on se dit que ça va mal finir forcément et puis il n'a malheureusement pas le pouvoir.

On sait qu'on a pas de majorité. Personne n'avait de majorité à l'issue de la dissolution. Personne n'avait de majorité.

Ça c'est une certitude mathématique. Donc il y a une coalition qui s'est créée, une coalition qui regroupe un certain nombre de partis politiques de la droite et du macronisme, on va dire. Et donc nous, on essaie d'avancer.

Après, oui, on sait qu'on est soumis au quotidien au risque de la censure, mais justement parce qu'on est soumis au quotidien au risque de la censure, ben assumons de prendre des risques. Assumons encore une fois, assumons assumons de dire personne, j'entends personne d'autre dire bah déjà la discussion sur le budget, elle est toujours au même moment dans l'année, elle est à l'automne, ça ne peut pas arriver avant. Donc la discussion sur le budget, le débat parlementaire sur le budget c'est constitutionnel, c'est à la rentrée.

C'est comme ça. Malheureusement, c'est pas moi qui écrit cette constitution. et on le fera volontairement très tôt en disant nous côté gouvernement voilà les propositions qui sont les nôtres sur la question de la réduction de la dépense publique des efforts qui seront demandés des réformes qui seront faites et on le dira mi-juillet ce qui est des mois à l'avance volontairement pour que chacun un moment dispose mais attendez moi je on est soumis mais fin mais mal finir c'estfir dans le sens où n pas de majorité donc 493 et risque de censure Et je préfère à partir du moment où on sait qu'on est soumis au risque de la censure, prendre le risque d'être censuré en assumant des efforts, en assumant des réformes plutôt que d'être censuré parce que on a'urait pas ai.

Mais après, en effet, quand je dis les oppositions aussi, c'est parce qu'à la fin oui, ça va être un dialogue. Ça veut dire qu'on va avoir un gouvernement qui est assez normal en fait en démocratie. un gouvernement qui va initier, qui va proposer, qui va dire voilà ce que je mets sur la table et les oppositions qui vont dire bah nous on est d'accord, on n'est pas d'accord et voilà les contrepropositions même au sein du gouvernement pas d'accord entre des déclarations qui sont entre le mise de l'économie entre bonillon on entend des choses différentes euh sur la question budgétaire les propositions elles seront faites mi-juillet mi-juillet ça veut dire plus de 3 mois à l'avance par rapport au débats parlementaires qu'on aura et après il y a un chiffre clair de 40 milliards Habit beaucoup plus.

Oui. Et ben écoutez après vous voyez bien qu'à chaque fois qu'on nous dit il faut faire des efforts la première remarque c'est de dire OK mais pas sur tel secteur pas sur tel pas sur telle catégorie. Donc vous voyez qu'à chaque fois qu'on rentre dans le dur dans le dur euh évidemment c'est plus difficile c'est plus difficile de dire spécifiquement où ces efforts vont être adressés et d'assumer qu'on puisse consentir à ces efforts.

Je pense que Français entendront et accepteront de consentir aux efforts s'ils ont l'impression que l'argent public est utilement et efficacement dépensé pour les protéger dans tous les sens d'ailleurs de de ce terme en terme de sécurité comme en terme d'emploi, en terme de travail et parce que il est efficacement dépensé notamment sur les questions de santé et questions sanitaires. Madame Berger, vous restez avec nous. la ministre en charge de l'égalité homme-femme parce qu'en plus vous venez de signer un livre qui s'appelle combats pour la république, il vient de sortir et vous l'avez dédié à votre fille victoire ce qui va nous amener à parler dans les combats pour la République de celui que mène aussi le ministre de l'intérieur Bruno Rotaillot face à l'entrisme. que sera notre prochain sujet de discussion avec vous justement Aurore Berger invité des GG tout de suite sur RMC RMC story les 11h20 RMC Alain Marchall Olivier Truchud les grandes gueules [Musique] c'est madame Aurore Berger la ministre en charge de l'égalité entre les hommes et les femmes qui est l'invité des GG l'invité de des grandes gueules en direct sur RMC RMC story et vous êtes avec nous aussi parce que vous avez ce livre qui vient de sortir nos combats pour la République, un livre que vous avez voulu dédier à votre fille Victoire.

Vous parlez de votre quotidien aussi de femmes de femmes politiques. Est-ce que c'est que responsable politique aujourd'hui ? Mais puisque vous êtes en charge de de l'égalité entre les femmes et les hommes, parlons justement de cette égalité.

Question d'éléonor le maire, notre prof d'ikido. OK. Euh je oui, en fait, je suis très inquiète par le retour en arrière des nouvelles générations sur les questions d'égalité homme-femme et j'ai l'impression que comme beaucoup de choses dans le pays, on a un logiciel qui est trop daté pour ça pour s'adresser aux jeunes générations.

Alors là, je parle de de jeunes que je connais, c'est-à-dire des urbains qui sont puisque je suis à Paris, tout ça, les générations qui ont 15 17 ans, pour eux l'égalité homme-femme, c'est à qui ? Enfin, vraiment, c'est-à-dire, ah bah je vous le dis, c'est en tout cas ceux que je côtoie pour eux, c'est quelque chose, je parle encore une fois des urbains, euh ils ont été élevés par des couples où les couples sont équilibrés. Euh c'est-à-dire que c'est pas comme nos générations d'avant où on avait chez nous une femme qui travaille pas, un homme qui travaille et puis euh voilà ce genre de de société un peu paternaliste dont on regrette voilà maintenant les les conséquences.

Et en fait, on continue de leur parler comme si le comme si on était justement quelques années avant. Et eux, moi j'ai deux garçons euh que j'ai élevé enfin ils savent tout de femmes, des menstruations, tout ce qu'il faut pour bien comprendre ce que c'est qu'une fille et qu'est-ce qu'on qu'est-ce qu'on en parle. Et en fait quand eux ils parlent, ben on rejette leurs paroles à eux.

Et c'est-à-dire que quand ils font des quand il y a des gens qui viennent pour parler de l'égalité homme-femme et cetera, bah ils écoutent que les filles. Et le problème c'est que les garçons là, bah je sais pas si vous avez vu la série adolescente qui est glaçante glaçante, bah le gamin, il a l'âge de mon fils aîné. Et mon fils aîné me dit "Mais bien sûr maman mais c'est connu.

Quand je lui parle de la série, il me dit "Bah évidemment mon fils n'est même pas sur les réseaux sociaux et il me dit mais c'est évident que façon les filles sont attirées que par les 20 % des mecs un peu costaud et enfin des espèces de trucs où je pensais même pas que ça existait encore dans le alors que les les ados que j'ai àido qui ont 17 18 ans, cela c'est c'est même plus ça dans leur prisme. Donc je vois qu'il y a un espèce de retour en arrière là dans les préadolescents et ça m'inquiète énormément et je pense que c'est la façon dont on parle aux jeunes qui est qu'il faut revoir. Je pense que malheureusement il y a rien d'acquis en fait quand on parle d'égalité, quand on parle de la question des de la lutte contre toutes les formes de violence parce que lutter contre les violences ça part d'abord de la question de l'égalité et du respect qu'on infuse dès le plus jeune âge dans la famille mais aussi c'est le rôle de l'école.

Il y a eu un débat extrêmement important et beaucoup de désinformations aussi sur l'éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité qui est pour moi déterminante. déterminante parce que ça donne des repères dès le plus jeune âge sur la lutte contre les violences sexuelles parce que c'est un fléo infligé à nos enfants et qui se passe malheureusement parfois aussi au sein de même de la famille quand on parle de la question de l'inceste et parce que ça donne des repères en matière encore une fois de respect, d'égalité du corps, de l'intégrité du corps, de ce qu'on a le droit de faire, de ce qu'on a pas le droit de faire, la question du consentement et puis après en fonction de l'âge et de la maturité des enfants, on dit évidemment pas la même chose à 6 ans et à 15 ans. des éléments aussi de prévention, des éléments de sexualité, de rapport à l'autre et au corps.

Et ça, je pense que ce sera absolument absolument marquant dans leur scolarité, dans la manière avec laquelle sans doute ils arriveront à se comporter. Mais oui, le ce que vous voyez sur le un risque de retour en arrière, on le ressent aussi he dans d'autres générations qui aujourd'hui sont dans des milieux professionnels puisque les entreprises elles-mêmes nous alertent euh sur le fait que elles entendent des des paroles qui aujourd'hui un peu se libèrent parce que bah malheureusement il y a pas un microclimat a-dessus de la France qui par principe nous protègerait et que les vents mauvais qui soufflent sur les questions d'égalité entre les femmes et les hommes nous touchent aussi nous atteignent aussi et que malheureusement on sent un peu ce reflux générationnel dans dans les entreprises en disant "Bon, c'est bon, on en a fait assez sur l'égalité, on peut passer à autre chose." Non, on en a pas fait assez.

Ce qu'on veut, c'est pas moins de garçons qui réussissent, c'est plus de filles par exemple dans les filières scientifiques, dans les filières techniques, dans les filières quotas pour autant quoi. Mais c'est mais en fait moi je suis favorable au quota à partir du moment où c'est pas moins de garde. C'est ça qu'on a dit.

C'est-à-dire encore une fois le sujet c'est toujours d'aller chercher les compétences mais on voit bien qu'aujourd'hui on ça n'est pas normal qu'on ait si peu de de jeunes filles de jeunes femmes qui s'engagent dans des carrières qui sont des carrières mathématiques, scientifiques, technique, numérique. C'est un gâchi, c'est un gâchi humain, mais c'est aussi un gâchi économique parce que pour le coup toutes les entreprises qui sont plus mixtes sont des entreprises qui sont aussi plus performantes d'un point de vue économique. C'est la manière avec laquelle on forme nos enfants dès le plus jeune âge, nos filles et nos garçon. que cette manière elle a et je pense que là encore une fois on a on essaie de renouveler un peu les codes et la la manière avec laquelle on va pouvoir leur dire ces choses-là en rendant déjà ces cours obligatoires avec des programmes transparents qui sont publics he que les enfants que les les enfants mais les parents aussi peuvent peuvent consulter et qui je pense donneront en tout cas je l'espère euh des repères absolument déterminants pour toute leur vie après quand parfois ces repères n'existent pas à la famille sans parler la question des réseaux sociaux euh la question des influenceurs et de la manière avec laquelle il déforme aussi malheureusement les représentations et les cerveaux aussi de de nos enfants de la santé mentale.

Enfin bref, tout ça est quand même malheureusement très justement maintenant. Bon ben oui, vous vous avez publié ce weekend une un texte dans la tribune dimanche ce en réagissant à la question de du rapport sur l'entrisme des frères musulmans. Vous évacuez assez rapidement, me semble-t-il, euh des mesures relatives à ce que vous appelez la police du vêtement, comme si ça c'était pas le plus important parce que vous dites il faut un choc de laïcité.

OK. et il faut euh récupérer, renouveler la promesse républicaine notamment avec la lutte contre les discriminations. Je suis un petit peu étonnée que vous fassiez finalement vous aussi cette espèce de discours un petit peu facile qui veut, excusez-moi, qui va pas nous mener bien loin parce que le discours victimaire sur la question des discriminations, c'est précisément la stratégie des frères musulmans.

C'est-à-dire que ça fait 30 ans qu'il travaillent le corps social de nos compatriotes musulmans en leur expliquant "Vous êtes discriminés". C'est un système discriminatoire. D'ailleurs, l'enquête de l'iphop 2023 montrait que 78 % des musulmans considéraient que la laïcité était un système d'oppression et de discrimination à leur endroit.

Ça c'est pas le résultat de la politique de la France, c'est le résultat de la stratégie des frères musulmans que 65 % d'entre eux étaient pour le voile à l'école, que 57 % d'entre eux étaient pour qu'on autorise les filles à ne pas aller en la natation pour des questions religieuses. Et enfin que 83 % d'entre eux étaient pour le halal à la cantine. Vous voyez que là-dedans, il est pas question de discrimination.

Et par ailleurs, ayant connu euh la France des années 80, je pense que dans les années 80, 7080, il y avait peut-être plus effectivement de discrimination au logement, à l'embauche contre nos compatriotes d'origine maghrébine notamment à l'époque qu'il n'y en a aujourd'hui. Et si vous voulez cette espèce de de retour d'un discours un peu creux sur la lutte contre les discriminations alors que c'est précisément l'outil des frères musulmans pour faire croire à nos compatriotes musulmans qu'ils sont victimes de la laïcité. Je ne crois pas.

Et le fait que vous, alors que vous êtes ministre de l'égalité homme-femme passiez d'une façon un petit peu rapide sur la question du voilement, car le voilement des femmes, on en a parlé tout à l'heure, est un signe politique et non pas un signe religieux et est un signe politique d'apartê social fait à la femme dans l'espace public. Je suis étonnée que vous nous disiez que la police du vêtement finalement, oh bon non mais ça c'est pas bien grave, il faut d'abord faire un choc de laïcité. Excusez-moi, mais je pense que le choc de laïcité, ça va peut-être être justement d'essayer d'instaurer un espace public où les hommes et les femmes vont être égaux par exemple.

Alors moi je pense que je fais partie de ceux qui sont très lucides sur la question de l'entrisme islamiste et de l'islam politique est une idéologie politique. Ça fait des années que j'ai proposé l'interdiction du voilement des mineurs, des enfants de moins de 15 ans. J'avais déposé un amendement des 2021 sur le sujet, je le réécris dans mon livre.

Donc je suis très à l'aise et j'ai pas attendu que d'autres le proposent. J'ai pas attendu que d'autres le proposent. Je l'ai proposé depuis 2021, mais je suis ravie que maintenant d'autres viennent sur cette position sur laquelle j'étais parfois un peu seul euh parce que c'est des positions qui sont pas forcément évidente à tenir.

Ce que je dis c'est qu'il faut tenir les debouts quand on parle de République. C'est-à-dire qu'on peut pas en permanence dire valeur républicaine, valeur républicaine, valeur républicaine et en même temps les désincarner parce qu'à la fin on a un certain nombre de Français qui ont l'impression que oui, ils ne vivent pas dans la même République que la nôtre. Ça veut dire qu'il faut tenir les deux bouts.

Ça veut dire qu'il faut être d'une lucidité et d'une fermeté absolue sur toutes les atteintes à la laïcité. Ne rien laisser passer, ne rien céder, voir l'entrisme exactement là où il est quand il est à l'école, quand il est à l'université, quand il est dans le sport, notamment la question du voile dans le sport. Je suis favorable au fait que cette proposition de loi soit adoptée vite et euh définitivement euh et de encore une fois cette idéologie politique qu'on veut instaurer, mais il faut aussi être lucide sur le fait qu'on a des discriminations qui persistent et que ces discriminations, elles sont une chair à canon électoral pour la France insoumise et elles font le lit et le ter par exemple parce que je vais vous dire, il y a bien un endroit, il y a bien un endroit où la discrimination n'existe pas, c'est à l'école publique et à l'école publique, c'est là que vous avez toutes vos chances.

Donc moi des gens non mais des gens qui viennent à l'école publique, l'école publique leur offre tout, d'accord ? Et l'école publique elle ne fait aucune discrimination. Non mais venir nous dire ensuite il y a de la discrimination après quand vous avez fait votre bac et que vous avez mention très bien et que vous réussissez votre entrée à chauss hein.

C'est anonyme les copies. Donc à un moment donné, il faut arrêter de nous dire qu'il y a des discriminations. En fait je pense que qu' soit systémique, je parle hein.

Il n'y a pas de discrimination de la part de l'État. Ah c'est pourant ça n'est pas ça n'est pas moi ce que je dis. Je n'ai jamais écrit ça et j'ai toujours combattu. euh ce ce cette manière de penser qui en effet donnerait le sentiment à certains de nos concitoyens, tiendrai un discours à l'égard de certains de nos concitoyens pour leur dire finalement l'État considère que vous êtes moins français que d'autres.

Non, l'État ne considère pas qu'il y a des hiérarchies, qu'il y a des catégories. L'État ne trie pas en fonction de nos origines. L'État ne tri pas en fonction de nos opinions religieuses, de nos identités réelles ou supposées.

Et l'État ne nous ramène pas à nos identités d'ailleurs et tant mieux. C'est le principe de l'universalisme. En revanche, on peut pas faire comme si on était tous non pas juste en terme d'égalité parce que évidemment qu'il y a des inégalités mais qu'il y a pas de discrimination.

C'est la raison pour laquelle je veux l'objectiver et que pour la première fois l'État mon ég va lancer un testing massif sur la question des discriminations à l'embauche en testant plusieurs critères en testant le sexe, en testant le patronyme, en testant le prénom et en testant l'adresse de manière à déjà savoir. On n jamais eu de testing massif de la part de l'État. fait cétait fait par des associations fait par des associations là c'est fait par l'État non pas sur des CV spontanés qui vont être envoyés mais sur des réponses à des candidatures réelles portées par des entreprises pour justement vérifier objectiver l'état des discriminations. parce qu'on peut pas se retrouver dans une espèce de tenaille où on dit d'un côté non il y a aucune discrimination et des français qui nous disent oui moi je subis et je vis des discriminations au quotidien dans l'accès différ faut tenir de Bruno a raison est-ce qu'il faut mettre dans la constitution nul ne peut se prévaloir de sa religion pour échapper à la règle commune et je pense que c'est déjà en fait le cœur même de notre constitution de la loi de 1905 donc il a tort là le ministre de l'intérieur moi j'entends ce que vous dites les disminations discriminationsctu à l'embauche Voilà.