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Discours / meetingGroupe RN - Assemblée· 1 octobre 2026 5 minAutoproduitFond programmatiqueSécuritéJusticeImmigration & asileSolidarités & famille

Discours de Thomas Ménagé (01/10/2026)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « Notre ligne tient en une phrase : protéger les femmes, protéger les enfants, protéger toutes les victimes et punir leurs agresseurs. »
  • 0:42Invité politiquePromesse
    « Nous avons par exemple proposé des lieux neutres pour la remise des enfants quand les couples séparés, quand les tensions sont fortes et quand il existe un risque de violence. »
  • 1:26Invité politiqueFait
    « En 1977, une pétition publiée dans le monde des libérations prenait la défense d'hommes poursuivis pour pédophilie. Parmi les signataires d'éminentes figures de la gauche, Jack Lang ou Bernard Kouchner. »
  • 2:09Invité politiqueFait
    « Un étranger en situation irrégulière dépose plainte pour violence sexuelle. Dès cet instant, plus aucune OQTF ne peut être prononcée contre lui. »

Temps de parole

  • Thomas Ménagé100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Thomas Ménagé

Notre ligne tient en une phrase : protéger les femmes, protéger les enfants, protéger toutes les victimes et punir leurs agresseurs. Après le meurtre de Liana, Marine Le Pen avait interpellé le gouvernement sur les défaillances de l'État et de la justice face aux prédateurs sexuels. Alors, en commission spéciale, nous avons assumé une position constructive à l'égard de ce texte. Les députés du Rassemblement national ont voté pour 75 % de ses dispositions. 3 sur qu lutte contre le viol et l'inceste, pédocriminalité, violence sexuelle en ligne, protection des mineurs. Sur tout cela, nous avons bien entendu dit oui. Nous voulons que ce texte aboutisse, plus fort, plus efficace.

C'est le sens de nos amendements. Nous avons par exemple proposé des lieux neutres pour la remise des enfants quand les couples séparés, quand les tensions sont fortes et quand il existe un risque de violence. La mer ne doit plus avoir à croiser son ex-conjoint sur le pas de la porte. Un schéma départemental des logements d'urgence pour les victimes de violence avec au moins un logement mobilisable dans chaque commune de plus de 5000 habitants. Et pour les agresseurs par exemple la fin des réductions de peine. Mais puisqu'on nous parle tant d'un texte transpartisant. Deux remarques. La première s'adresse à la gauche et à l'extrême gauche.

Personne ici chers collègues, ne détient de brevets de vertus. En 1977, une pétition publiée dans le monde des libérations prenait la défense d'hommes poursuivis pour pédophilie. Parmi les signataires d'éminentes figures de la gauche, Jack Lang ou Bernard Kouchner, [applaudissements] plus près de nous encore, chacun se souvient de votre collègue Adrien Catnin condamné pour violence conjugale ou encore du célèbre Dominique Troscan, tous de gauche.

Je me permettrai jamais de dire, chers collègues, que ces affaires engagent la responsabilité de tout un camp, mais elle devrait vous obliger à un peu plus d'humilité et éviter de vous draper dans une forme de monopole de la défense des femmes et des enfants. Car je tiens à rappeler que c'est grâce au Rassemblement national et à notre rapporteur Emmanuel Tachet que nous avons mis en place une aide universelle pour les femmes victimes de violence conjugale. La seconde remarque s'adresse là au bloc central et notamment ceux qui à droite ont cigné ce texte. Prenons l'article 62 par exemple. Un étranger en situation irrégulière dépose plainte pour violence sexuelle.

Dès cet instant, plus aucune OQTF ne peut être prononcée contre lui. Le temps de l'enquête, le temps du procès des années et pendant ce temps, l'accès au titre du séjour lui est ouvert. Une plainte, pas un jugement, pas une condamnation, une simple plainte par exemple contrix. Et après un classement sans suite ou une relaxe, il suffira de redéposer plainte afin d'être définitivement inexpulsable. Les associations gauchistes, immigrationnistes l'ont bien compris.

Elles fabriqueront un nouveau récit comme elles en ont l'habitude et le conseil tiendra en une phrase : "Déposer plainte et vous êtes certain de rester ici." Ce n'est plus une protection, c'est clairement une nouvelle filière d'immigration que nous ouvrons aujourd'hui si nous votons ce texte et cet article. Oui, il faut protéger les femmes, toutes les femmes, mais n'oublions pas le coût de votre laxisme migratoire qui a coûté la vie à Lola ou encore à Philippines que vous oubliez totalement dans ce texte. Cet article 62, il était là dès le premier jour. Et qui a signé ?

Vous Gabriel Atal, vous Michel Barnier, soutien de Bruno Rotaillot ou encore plusieurs députés horizon soutien d'Edouard Philippe ? On ne peut pas quelques mois de l'élection présidentielle tenir sur tous les plateaux de télévision un discours de fermeté sur l'immigration et signer ici à l'Assemblée pour une nouvelle filière d'immigration. Nous, on ne le peut pas et on ne le peut pas surtout quand on sait que dans les transports d'île-de Francud, dans les transports en commun, 61 % des personnes mise en cause pour violence sexuelle était étrangère selon le ministère de l'intérieur. Et dans ce texte initial, pas une disposition pour éloigner les étrangers auteurs de violence sexuelles graves.

Pas une. Pour nous, c'est une ligne rouge. Nous proposons l'inverse, l'interdiction du territoire pour tout étranger condamné pour ses faits. Et cette loi doit surtout nous interroger sur la question des moyens. Pour Liana, ce n'est pas la loi qui a manqué, c'est le manque de moyens qui a conduit à l'échec. Ce dont notre justice a besoin, ce sont des magistrats, des greiers, des enquêteurs, mais aussi des places de prison. Enfin, protéger, ce n'est pas seulement punir, c'est aussi prévenir. Prévenir, c'est repérer tôt pour agir avant le drame. C'est protéger nos enfants sur les écrans là où les prédateurs rôent.

C'est former ceux qui recueillent la parole des victimes, enseignants, médecins, forces de l'ordre et c'est accompagné aussi les élus locaux souvent seul en première ligne. Et la première des préventions, c'est la certitude de la peine jugée, condamné, peine exécutée. C'est pour cela que nous avons aussi déposé un amendement rétablissement les pleines planchées pour les agresseurs sexuels. C'est cela qui dissoade. Voilà notre position. Le RN a voté trois articles sur qu en commission. Nous soutenons l'essentiel. Nous voulons maintenant corriger les angles morts de ce texte pour protéger les femmes, protéger les enfants, protéger toutes les victimes et punir réellement les prédateurs.

C'est cela et cela seul qui doit aujourd'hui nous rassembler. Je vous remercie. [applaudissements]