"LFI alimente l'antisémitisme, le RN la xénophobie et le racisme" - David Amiel
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:07OuverteRéponse directe
La guerre en Iran pèse sur l'économie mondiale. La France est-elle en train de basculer dans une crise profonde ?
- 0:50OuverteRéponse directe
Comment interprétez-vous le dernier post de Donald Trump sur les réseaux sociaux ?
- 1:31OuverteRéponse partielle
Est-ce que les États-Unis vont de nouveau frapper l'Iran ? Une intervention est-elle inévitable ?
- 2:08OuverteRéponse directe
Une reprise des frappes américaines serait-elle la pire des solutions ?
- 2:48OuverteRéponse directe
On entend un anti-trumpisme primaire dans les médias. Est-ce justifié ?
- 3:32OuverteRéponse directe
Faut-il considérer que l'avenir du monde se joue entre la Chine et les États-Unis ? L'Europe est-elle hors jeu ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:08David AmielFait
« Ce qui est certain, je vous le dis, c'est que c'est extrêmement imprévisible et donc il faut effectivement qu'on puisse se préparer, j'ai en charge des questions budgétaires, à toutes les éventualités euh d'une guerre qui peut s'arrêter rapidement comme d'une guerre qui peut se prolonger pendant de longues semaines voir de long mois. »
- 2:48David AmielFait
« La France a d'ailleurs été toujours à la pointe de ce combat là notamment pour arracher l'accord sur le nucléaire iranien que Donald Trump lui-même avait abandonné en arrivant au pouvoir lors de son premier mandat. »
- 4:11David AmielFait
« Ben c'est ce qu'on doit éviter précisément. On voit bien la tentation qui va être celle des États-Unis et de la Chine d'organiser entre ces deux grandes puissances une sorte de nouveau Yalta dont euh l'Europe serait euh un spectateur euh impuissant. »
- 4:50David AmielFait
« La guerre en Iran, elle a un impact évidemment sur l'économie mondiale à commencer par l'économie européenne. Donc bien sûr, nous n'avons pas déclenché cette guerre mais les impacts de cette guerre nous frapp directement. »
- 6:07David AmielFait
« La première, c'est évidemment pour le moyen terme, mais c'est urgent de le lancer maintenant, c'est qu'on doit sortir de notre dépendance à des énergies fossiles parce que on ne peut pas avoir un pays qui vivra suspendu à des dépendances, des importations de pétrole, de gaz, de région particulièrement instabl ou bien agressives. »
- 6:52David AmielPromesse
« On lance maintenant avec le président de la République cette deuxième grande électrification nouveau exactement nouveau programme nucléaire qui est en cours de lancement nouvelle central soutien aussi aux énergies donc nouvelles centrales qui verront le jour en 2035 pas avant. »
- 8:57David AmielFait
« Ce serait la solution milliard exactement la solution la solution de facilité ce serait d'ouvrir grand les vanes et de laisser le soin après 2027 à nos successeurs de régler la facture. »
- 10:22David AmielPromesse
« Dès le 27 mai, plus de 3 millions de Français pourront se rendre sur le site des impôts et parce qu'ils travaillent et qu'ils ont besoin de leur voiture pour se rendre sur leur lieu de travail bénéficieront d'une aide spécifique. »
- 12:30David AmielFait
« elle a déjà explosé la dette mais elle est elle est elle est contenue précisément par les mesures que l'on est capable de prendre. »
- 13:12David AmielFait
« Non. D'abord, j'aime pas tellement le terme de profiteur de crise pas total qui a déclenché la guerre. Ce qui est vrai, c'est que la guerre dans le golf Persique crée une situation exceptionnelle qui entraîne une hausse très importante du prix du baril et total étant un producteur de pétrole, ça déclenche des profits exceptionnels et ce que je crois aussi qu'il faut les taxer profit crois aussi c'est que quand il y a des profits exceptionnels, il doit y avoir une redistribution exceptionnelle parce que les entreprises ont une patrie et donc c'est vrai que la France c'est vrai que la France c'est vrai que la France a la chance d'avoir voir Total, mais Total a aussi de la chance d'avoir la France. »
- 15:49David AmielChiffre
« On a révisé à la baisse euh la croissance a été prévue à 1 %. On l'a révisé à la baisse à 0,9. On a révisé à la hausse nos prévisions d'inflation. Elles étaient prévues dans le budget à 1,3 %. On l'a révisé à la hausse à 1,9 %. »
- 17:59David AmielFait
« On est rentré dans cette moment de guerre et de et de tumulte avec une économie française qui résistait mieux que les autres pays européens. C'est toujours le cas ou pas ? Et c'est une Oui, c'est toujours le cas. »
- 18:42David AmielChiffre
« Euh non, la dette publique est prévue pour augmenter 115 à 118 % du PIB. Mais pour être très franc Frédéric Aziza, c'est beaucoup trop. »
- 20:46David AmielChiffre
« Le chômage 8,1 %. L'inflation euh on nous dit vous disiez 1,2 je crois. On parle de d'une inflation désormais de l'ordre de 2,2 % sur 1 an. »
- 21:29David AmielChiffre
« On a un taux d'emploi qui aujourd'hui est au plus haut depuis 50 ans. Le taux d'emploi, c'est-à-dire la part des personnes qui travaillent parmi les personnes qui sont en âge de travailler pas chez les jeunes. »
- 22:13David AmielFait
« Et ça c'est pas une opération du Saint-Esprit, c'est le fruit aussi de la politique économique qui a été menée depuis 2017 de soutien aux entreprises, de soutien à l'apprentissage, de soutien à la formation professionnelle, les réformes qui ont été menées, notamment les réformes de l'assurance chômage. »
- 23:39David AmielChiffre
« Vous en avez à gauche qui vous disent il suffit de taxer les riches. alors qu'on est déjà le pays qui a le taux de prélèvement obligatoire le plus élevé. »
- 24:21David AmielFait
« La réalité c'est que quand on regarde ce qui s'est passé depuis les années 1970 % de l'augmentation des dépenses publiques, c'est les dépenses sociales. Et quand on parle mais quand on parle de dépenses sociales, on parle des retraites et des dépenses de santé. »
- 25:02David AmielChiffre
« Quand on regarde le budget de l'éducation nationale sur 90 milliards d'euros, vous en avez près d'un tiers 30 milliards qui ne sert pas à financer l'école de nos enfants, le salaire de nos enseignants, mais les retraites passées. »
- 26:20David AmielFait
« Non, ce que ça veut dire Frédéric Aziza, c'est que on n'échappera pas à la nécessité d'avoir un budget et donc un compromis politique parce que évidemment il y a la tentation, il y a la tentation »
- 27:47David AmielFait
« Et donc le but le but de ce prochain budget, c'est d'avoir un budget de discipline républicaine. C'est-à-dire de permettre au prochain président de la République, au prochain gouvernement d'être le plus libre possible. »
- 29:16David AmielFait
« Et donc oui, il faudra un compromis politique, mais vous l'avez dit, pour ne laisser aucun malentendu, j'ai demandé à l'inspection générale des finances de réaliser un rapport qui permettra de documenter l'impact qu'aurait l'absence de budget pendant de longs mois et qui sera évidemment rendu public et disponible à la fois pour l'ensemble des parlementaires, pour l'ensemble de la société et pour toute l'opinion publique. »
- 29:58David AmielFait
« D'abord qu'il n'y a aucune piste de baisse des euh du montant de l'enveloppe budgétaire dédiée aux allègements euh généraux. Une enveloppe budgétaire qui avait été euh décidée dans le cadre du euh précédent euh budget, enfin du budget pour l'année 2026, elle ne baissera pas. »
- 32:45David AmielFait
« On a aujourd'hui, je le crois, une classe politique qui est un peu à côté de la plaque autour de la question de l'intelligence artificielle. Elle se déploie à toute vitesse. Elle gagne d'ailleurs la société, tous les foyers. »
- 33:24David AmielFait
« Et c'est ce que je fais effectivement comme ministre de l'action et des comptes publics et ben en permettant à des outils d'intelligence artificiel souverain respectueux de nos préférences collectives de simplifier l'iss. »
- 34:07David AmielPromesse
« on l'ouvrira à 1 million d'agents publics d'ici l'été, de généraliser aussi des outils de traduction par l'intelligence artificielle. »
- 36:54David AmielFait
« On peut pas se contenter euh d'être le parti du barrage. Le barrage ne fonctionnera pas. Barage ou les filles, c'est ça ? Oui. Oui. Le barrage ne fonctionnera pas en 2027. »
- 37:35David AmielFait
« Ce sont de dangers majeurs pour le pays parce que ce sont deux parties de forces populiste qui d'ailleurs sont complices d'une certaine manière l'une de l'autre parce qu'il n'y a pas de meilleur alliés objectifs du Rassemblement national que la France insoumise qui effectivement sape des pans essentiels de notre République, que ce soit ses alliances internationales, son ancrage européen, son universalisme républicain. »
- 38:14David AmielFait
« On a un parti la France insoumise qui alimente l'antisémitisme. On a un parti le rassemblement national qui alimente l'exénophobie et le rac tout cela tout cela bah ils sont différents mais ils sont deux dangers très profonds pour second tour second tour Mélenchon Bardella Mélenchon Le Pen vous faites quoi présentiel je me bats pour éviter ce scénario apocalyptique. »
- 38:58David AmielFait
« Jean-Luc Mélenchon est quelqu'un de bien trop la lettré, de bien trop de bien trop cultiver pour ne pas savoir ce qu'il fait et ce qu'il alimente. »
- 40:21David AmielFait
« Évidemment aujourd'hui, une grande partie de l'antisémitisme avance masqué derrière l'antitionme. Et d'ailleurs, c'est la raison derrièreisme ou derrière LFI. Bah vous lesfilles alimente un antisémitisme qui se couvre des habits de l'antitionisme avec tous les guillemets qui doivent s'y associer. »
- 41:06David AmielFait
« Bah oui, je crois effectivement que et la France insoumise alimente aujourd'hui l'antisémitisme. On a vu les jeux de mots ignobles de Jean-Luc Mélenchon depuis Yael Bron Pivet jusqu'à Raphaël Gluxman. »
- 42:31David AmielFait
« Mais jamais la France n'appellera au boycott d'artistes, d'intellectuels, de scientifiques israéliens. C'est contraire à tout ce qui fonde notre République et les valeurs européennes. »
- 43:15David AmielFait
« La France s'est fortement mobilisée pour permettre la participation d'Israël à l'Eurovision et éviter que l'on succombe à ces pressions-là. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Radio J, le forum radio J. Frédéric Aziza. Radio Radio J. Bonjour et bienvenue au forum radio J dont vous êtes l'invité David Amiel. Bonjour. Bonjour. La guerre en Iran pèse de plus que jamais sur l'économie mondiale, croissance à l'arrêt, faillite record, chômage en hausse, inflation qui repart. Tous les indicateurs vir les communes françaises est-elle en train de basculer dans une crise profonde ? Va-t-on vers une récession ? Et puis comment [musique] dans ce contexte de guerre et d'incertitude va se jouer la présidentielle ? Ce contexte va-t-il peser sur l'élection de l'année prochaine ? Quelle conséquence sur la campagne et sur le choix des Français ? Et pour commencer, l'Iran David Amiel, comment faut-il interpréter ? Comment interprétez-vous le dernier poste de
Donald Trump sur réseau social Trousse sociale ? C'était le calme avant la tempête ? Ça c'est la question que tout le monde se pose. On a une politique américaine qui est très incertaine et imprévisible. On l'a vu à plusieurs reprises, y compris dans le conflit iranien. Vous évoquez les tweets du président américain. Vous rappelez il y a de cela deux ou trois semaines, le même annonçait dans un tweet particulièrement glaçant d'ailleurs la fin de la civilisation iranienne, je crois, pour l'ennemi même. Donc on sait que ça peut être le prélude à une reprise des frappes militaires. On sait aussi que ça peut être utilisé comme un moyen de bluff diplomatique. Faut rester extrêmement prudent et surtout faut évidemment se préparer à toutes les éventualités. toutes les éventualités
selon les informations de la presse américaine. Donald Trump Trump doit décider dans les prochaines heures, peut-être d'ici ce soir, s'il reprendra ou non les frappes contre le régime iranien alors que les discussions sur la fin de la guerre et le programme nucléaire n'ont pour l'instant pas abouti. Est-ce que vous considérez que les États-Unis vont de nouveau frapper l'Iran et qu'une intervention est inévitable ? Est-ce que vous vous le considérez ? Est-ce que la diplomatie française le considère ? Je laisserai mon collègue Jean-Noel Barre s'exprimer évidemment au nom de la diplomatie française. Je suis ministre de l'action et des comptes publics. Ce qui est certain, je vous le dis, c'est que c'est extrêmement imprévisible et donc il faut effectivement qu'on puisse se préparer,
j'ai en charge des questions budgétaires, à toutes les éventualités euh d'une guerre qui peut s'arrêter rapidement comme d'une guerre qui peut se prolonger pendant de longues semaines voir de long mois. Ça veut dire qu'une une reprise des frappes américaines, ça serait la pire des solutions ? Je suis en tout cas convaincu qu'il faut être d'aucune complaisance envers le régime des Molas à la fois eu égard au crimes perpétrés contre sa propre population et évidemment aux menaces qu'il fait paiser sur la région. La France a d'ailleurs été toujours à la pointe de ce combat là notamment pour arracher l'accord sur le nucléaire iranien que Donald Trump lui-même avait abandonné en arrivant au pouvoir lors de son premier mandat. Mais on voit bien que les frappes militaires qui ont lieu
depuis plusieurs semaines ne permettent pas d'obtenir une solution. Au contraire, on a un régime iranien qui aujourd'hui a la main haute sur le D3 d'Ormous. On a un risque d'escalade dans l'ensemble de la région et on a malheureusement une population civile iranienne qui souffre toujours davantage. Euh on entend un antitrumpisme, un anti-américanisme primaire euh de plus en plus dans les dans les médias euh parmi les journalistes, les experts en tout genre y compris des général retraite. C'est justifié ou ou ça ne l'est pas ? Je crois qu'il faut être d'aucune naïveté envers la politique américaine. Vous vous rappelez euh il y a de cela euh là aussi euh quelques semaines, les menaces qui avaient été euh faites à l'égard du
Groenland. Vous vous rappelez euh ce que le vice-président Vens avait dit à la conférence de sécurité euh de Munich. Vous rappelez les grandes inquiétudes qu'on avait eu aussi concernant un abandon l'Ukraine par les États-Unis. Donc il n'y a évidemment aucun antiaméricanisme, enfin il y en a évidemment dans une partie de la vie politique française. Mais onait jamais de la part ministres jamais jamais de la part du gouvernement. Les États-Unis sont euh depuis euh plusieurs siècles, désormais depuis leur création un allié de la France, mais il ne faut être aussi d'aucune naïveté face à la politique menée par Donald Trump. Donald Trump qui était à Péquin la semaine dernière. Est-ce qu'il faut considérer désormais que l'avenir du monde se joue entre la Chine et les
États-Unis et que l'Europe donc la France sont hors jeu ? Ben c'est ce qu'on doit éviter précisément. On voit bien la tentation qui va être celle des États-Unis et de la Chine d'organiser entre ces deux grandes puissances une sorte de nouveau Yalta dont euh l'Europe serait euh un spectateur euh impuissant. Mais euh ce n'est pas joué euh et précisément c'est le sens du combat qu'on doit mener pour la souveraineté européenne d'une part. Et vous vous rappelez quand on portait cela avec le président de la République avec Emmanuel Macron en 2017, les gens nous regardaient comme de dou naïfs, comme des rêveurs, comme au fond des personnes qui s'intéressaient à des marottes, loin des urgences du moment. Ça veut dire que c'était un visionnaire. Emuel, je crois je crois que sur ce planlà,
Emmanuel Macron a effectivement eu raison avant beaucoup d'autres. Et d'ailleurs maintenant le discours qui était celui de la France au moment aussi du discours de la Sorbonne qui avait posé les jalons devient maintenant très partagé dans les capitales européennes y compris dans certains pays. Je pense par exemple à l'Allemagne qui était traditionnellement réticent sur les questions de défense européenne sur les enjeux de défense de notre industrie, de notre souveraineté technologique et économique. On voit que ces idées qui étaient souvent des idées françaises, parfois même perçues comme des lubis françaises gagnent maintenant les autres capitales européennes. Il faut aller encore plus vite. Est-ce que la guerre en Iran, c'est aussi notre guerre, David Damiel ?
Bah la guerre en Iran, elle a un impact évidemment sur l'économie mondiale à commencer par l'économie européenne. Donc bien sûr, nous n'avons pas déclenché cette guerre mais les impacts de cette guerre nous frapp directement. Et justement, c'était pour en parler justement de ces impacts, des impacts sur cette guerre euh avec d'abord des préoccupations parmi les préoccupation du monde entier, les conséquences euh de la guerre et notamment euh sur le prix d'essence à la pompe. Les Français sont inquiets. Est-ce que vous, monsieur le ministre des comptes publics, vous êtes aussi inquiet ? Je comprends évidemment l'inquiétude des Français. On a un prix à la pompe qui a beaucoup augmenté depuis le début de la crise, à la fois sur le l'essence et beaucoup sur le diesel. H
et on a on en parlait en début de cette émission beaucoup d'incertitude autour du déroulement de la guerre. J'en tire deux conséquences. La première, c'est évidemment pour le moyen terme, mais c'est urgent de le lancer maintenant, c'est qu'on doit sortir de notre dépendance à des énergies fossiles parce que on ne peut pas avoir un pays qui vivra suspendu à des dépendances, des importations de pétrole, de gaz, de région particulièrement instabl ou bien agressives. De quelle manière ? Bah c'est ce qu'on regardez ce qu'on a vécu avec l'Ukraine qui a été envahie par la Russie en 2022 2023 et le choc que ça avait conduit autour notamment de nos importations de gaz et un peu de pétrole. regarder 2 ans après le choc que l'on connaît
maintenant avec la guerre en Iran, il faut qu'on puisse lancer une deuxème grande électrification du pays. Il y avait une première grande électrification dans les années 1970 suite à l'époque à la décision de le PEP après la guerre du Kipour sous George Pompilou programme nucléaire électrification sous président Pompidou sous le président Giscard destin et sous le président Mitteran ça avait été au cours de ces trois mandats que ça s'était déployé on lance maintenant avec le président de la République cette deuxième grande électrification nouveau exactement nouveau programme nucléaire qui est en cours de lancement nouvelle central soutien aussi aux énergies donc nouvelles centrales qui verront le jour en 2035 pas avant. Oui, les centrales nucléaires ça prend du temps à être
donc il faut trouver ça prend du temps. Ça prend du temps à être construit mais c'est pour [grognement] ça que nous avons aussi un soutien indispensable aux énergies renouvelables qui permettent elles de se déployer plus rapidement et d'apporter l'électricité produite en France. Et puis aussi attendez attendez énergie renouvelable ça veut dire vous croyez aux éoliennes ? Oui bien sûr je crois je crois aux éoliennes. Je crois aux panneaux photovoltaïques. Je crois qu'on a besoin des deux. On a besoin du nucléaire et on a besoin des énergies renouvelables parce qu'on a besoin de produire beaucoup d'électricité et il faut aussi et il faut aussi accompagner l'électrification de la vie quotidienne, passage progressif à la voiture électrique, le passage en ce qui
concerne le chauffage aux pompes à chaleur. Tout ça, c'est de l'argent qu'on investit en France dans des emplois et dans une industrie française et qui nous évitera des dépendances qui, on ne voit nous prennent à la gorge de plus en plus régulièrement. Alors, par rapport au pétrole, euh qu'est-ce qu'on fait à court terme, notamment par rapport au pour par rapport au à l'essence à la pompe ? Est-ce que les aides annoncées par le gouvernement vont être améliorées ? Parce qu'ell elles apparaissent euh insuffisantes aux yeux des Français d'une large partie des responsables politiques ? Est-ce que le gouvernement va annoncer de nouvelles aides ciblées ? On a besoin d'apporter des aides qui soient ciblées, qui soient temporaires et qui soient financées. H évidemment, ça pourrait être la facilité
politique. Vous avez évoqué d'ailleurs les les demandes qui sont faites ici ou là d'ouvrir grand les vanes au milliards. Alors, on précise les choses, hein, des demandes de LFI, du RN et aussi de leur invoquer. Mais il y a beaucoup de demandes euh évidemment et je le disais, ce serait la facilité de pouvoir euh venir sur votre radio ou ailleurs annoncer euh des euh milliards d'euros euh dont au fond ce gouvernement n'aurait pas assumé la facture puisque dans un an, il y aura une élection présidentielle, élection législative et donc on pourrait mettre la poussière, on pourrait avoir la tentation. Ce serait une solution de facilité. Bah évidemment que ce serait la solution milliard exactement la solution la solution de facilité ce serait d'ouvrir grand les
vanes et de laisser le soin après 2027 à nos successeurs de régler la facture. Et alors, qu'est-ce que vous allez faire de de du ser mais ce serait mais ce serait contraire à notre devoir et moi je serais pas le ministre de l'action et des comptes public qui mettra la poussière sous le tapis parce que des aides non financées aujourd'hui, ce sera des impôts demain et donc ce serait promettre aux Français de leur donner dans une poche aujourd'hui ce qu'on viendrait leur reprendre de l'autre demain. C'est la raison pour laquelle il faut des aides ciblé. Ciblé vers qui ? ciblé vers les entreprises et les secteurs qui en ont le plus besoin. C'est la raison pour laquelle on a déclenché des aides vers les pêcheurs qui s'ils ne sont pas aidés ne pourraient même plus sortir en mer vers
les agriculteurs, vers le secteur de la construction, vers les transporteurs vers les transporteurs, vers les transporteurs routiers et vers les travailleurs vers les travailleurs des classes populaires et des classes moyennes. Dès le 27 mai, plus de 3 millions de Français pourront se rendre sur le site des impôts et parce qu'ils travaillent et qu'ils ont besoin de leur voiture pour se rendre sur leur lieu de travail bénéficieront d'une aide spécifique. C'est quoi l'enveloppe dont vous disposez pour aider ces pour pour accorder ces aides ciblées au aux Français qui en ont besoin ? Bah aujourd'hui, nous avons des aides qui ont été déclenchées à hauteur de 470 millions d'euros. Ça peut aller au-delà ou pas ? Évidemment que ça peut continuer à augmenter de dans quelle mesure
mais mais à chaque fois ça nécessitera de dégager des économies en face parce que sinon ce ne sera que des impôts et une dette supplémentaire. Et si à chaque crise si à chaque crise et on voit maintenant qu'on a des chocs internationaux tous les ans ou presque 2022 2023 on avait l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Aujourd'hui nous avons cette guerre au Moyen-Orient. L'année dernière, on l'a un peu oublié, mais l'année dernière, il y a une guerre commerciale internationale qui avait été déclenchée avec des tarifs doués américains à peu près d'ailleurs à la même période février et mars de l'année précédente. Qui sait ce que l'avenir nous réserve pour 2027, pour 2028 et donc nous avons besoin de garder les margir ex une crise du côté de Taiïwan ? Bah évidemment que ça fait partie mais
évidemment que ça fait partie une intervention chinoise de Taiwan. Mais je veux que quoi qu'il se passe quoi qu'il se passe dans euh le monde, quelses que soient les guerres, les conflits qui se déclenchent et on voit bien qu'ils ont tendance à se multiplier avec une planète qui est très instable, quoi qu'il se passe, la France doit pouvoir avoir les moyens budgétaires de protéger les Français et les entreprises. Et c'est la raison pour laquelle il faut que nos aides restent ciblées et financé parce que si la dette explose à chaque crise viendra un jour où on aura les mains liées et ça il faut à tout prix l'éviter. elle a déjà explosé la dette mais elle est elle est elle est contenue précisément par les mesures que l'on est capable de prendre. Alors par rapport au par rapport au au à
la possible euh au aux possibles solutions que vous pourriez trouver pour trouver cet argent euh que vous allez éventuellement distribuer aux Français qui en ont besoin. Euh il y a il y a des questions, il y a une question autour du bénéfice de total 5,1 milliard d'euros au premier trimestre. Est-ce que Total est un profiteur de guerre ? Est-ce qu'il est légitime de taxer Total ? Les socialistes disent ça peut rapporter 2 milliards d'euros. Est-ce que c'est juste ou pas ? Non. D'abord, j'aime pas tellement le terme de profiteur de crise pas total qui a déclenché la guerre. Ce qui est vrai, c'est que la guerre dans le golf Persique crée une situation exceptionnelle qui entraîne une hausse très importante du prix du baril et
total étant un producteur de pétrole, ça déclenche des profits exceptionnels et ce que je crois aussi qu'il faut les taxer profit crois aussi c'est que quand il y a des profits exceptionnels, il doit y avoir une redistribution exceptionnelle parce que les entreprises ont une patrie et donc c'est vrai que la France c'est vrai que la France c'est vrai que la France a la chance d'avoir voir Total, mais Total a aussi de la chance d'avoir la France. C'est grâce à l'État français que Total Energie d'ailleurs sous ces différentes formes précédentes a pu se développer. Et donc oui, quand il y a des profits exceptionnels, il doit y avoir une redistribution exceptionnelle. La question est ensuite de savoir quelle est la forme que doit prendre cette redistribution. J'entends le débat
fiscal, il n'est pas alors attendez, il y a deux possibilités. Soit ce que fait actuellement Total, c'està dire baisser le prix de sens à la pompe, soit taxé Total. Oui. Et l'avantage de la baisse immédiate du prix à la pompe dont d'ailleurs les autres pays européens ne bénéficient pas, c'est que ça a un effet immédiat pour les Français. Euh là où des mesures fiscales, et j'entends le débat, il n'est pas légitime, mais là où des mesures il est ouvert ce débat, est-ce que est-ce qu'il est possible que vous taxiez total ? Il n'y a pas il pas il n'y a pas de tabou. Mais pas de tabou sur la taxation totale. Jamais eu de tabou sur cette question là. Mais ce qui est certain, c'est que aujourd'hui aujourd'hui ce qui est le plus efficace, c'est le plafonnement des
prix à la pompe pour une raison très simple, c'est que ça va immédiatement dans la poche des Français. Et alors donc quand des socialistes disent "ça peut rapporter 2 milliards d'euros, une taxation totale", vous leur répondez quoi ? Bah, on le sait, par ailleurs, en ce qui concerne Total Energie, les profits ne sont pas euh réalisés pour la plupart d'entre eux en France puisque Total réalise l'essentiel de ses profits dans les pays où il produit euh du euh pétrole euh et c'est pas le cas. Et c'est pas le cas en Europe, mais je le redis, ce qui est le plus efficace aujourd'hui, c'est ce plafonnement. Et pour autant, rien n'est à un plafondement, le ce plafondement, il pourrait aller en de ça de ce qui est prévu aujourd'hui par total 1,99 pour l'essence. Ben c'est évidemment la
discussion qui se poursuivra et qui se tient en permanence avec Roland l'escur Brégon et Total Energie en fonction aussi en fonction aussi de l'avancée ou pas de la situation dans le D3 d'Ormous. Alors justement quand faudrait-il que la guerre s'arrête pour que ces conséquences soient contenues ? Bah plus tôt évidemment la guerre s'arrêtera, plus vite ces conséquences sont est-ce que déjà les conséquences sont irréversibles et peuvent durer encore plusieurs mois ? Bah, il y a évidemment déjà des conséquences. On a euh d'ailleurs en temps réel ajusté nos prévisions de croissance. C'était le cas dès euh le mois euh d'avril. On a révisé à la baisse euh la croissance a été prévue à 1 %. On l'a révisé à la baisse à 0,9. On a révisé à la hausse nos prévisions d'inflation. Elles étaient
prévues dans le budget à 1,3 %. On l'a révisé à la hausse à 1,9 %. J'ai donné j'ai donné immédiatement j'ai donné immédiatement le coût pour les finances publiques de cette guerre au Moyen-Orient. On l'évalue à environ 6 milliards d'euros. Pourquoi ? Parce qu'il y a le coût évidemment des mesures que j'ai évoqué, un peu moins de 500 millions. Il y a le coût euh du déploiement de nos forces, ce qu'on appelle le surcroix lié aux opérations extérieures à peu près 1 milliard d'euros. Et puis ensuite, il y a le coût économique. La hausse des taux d'intérêt nous coûte à minimaards 600 millions d'euros supplémentaires dès cette année. C'est aussi d'ailleurs une des grandes différences. Vous évoquez la période 2022, les taux d'intérêt sont aujourd'hui quatre à c fois supérieurs à
ce qu'ils étaient à l'époque, c'estàdire que avec des conséquences pour les Français, hein. Bah évidemment, et non seulement l'argent public est rare, mais l'argent public est cher. H et c'est aussi une raison supplémentaire pour lesquelles il faut que les aides soient financées pour ne pas faire exploser une dette qui ne ferait au fond qu'une chose, c'est enrichir nos créanciels. la croissance. Donc euh votre prévision c'est 0,9 % en 2026 euh certains disent ça sera pas plus de 04. Bah la prévision euh de croissance, nous les établissons toujours en ligne hm euh et c'est la ligne que nous tenons avec Roland l'Escure depuis euh le début de cette guerre au Moyen-Orient. Nous ajustons nos prévisions de croissance en fonction de ce que disent les instituts, les instituts indépendants, les
économistes indépendants et ainsi de suite. C'était le cas quand nous avons fait cette révision euh au mois d'avril. Nous aurons d'ailleurs un nouveau comité d'alerte autour des finances publiques au mois de juin qui nous permettra de nouveau de faire le bilan exhaustif de l'impact en terme de croissance, d'inflation, de finances publiques et d'ajuster au plus au plus près. Aujourd'hui, cette croissance de 0,9 %, elle est toujours possible. Évidemment, si la crise venait à durer, et bien nous réviserons nos prévisions. Mais nous sommes toujours en ligne avec ce que les instituts indépendants disent. Toujours possible. Ça veut dire qu'elle peut baisser. Bah évidemment que si euh la mais évidemment que si la guerre venait à durer pendant de très nombreux mois, ça
aurait un impact sur l'économie française. On est rentré dans cette moment de guerre et de et de tumulte avec une économie française qui résistait mieux que les autres pays européens. C'est toujours le cas ou pas ? Et c'est une Oui, c'est toujours le cas. On a une économie française qui résiste mieux par exemple que l'économie allemande depuis plusieurs mois. Mais nous nous ajustons en temps réel évidemment à l'évolution de la situation. La dette publique, est-ce que vous confirmez qu'elle a qu'elle va atteindre un record historique de 122 % en 2026 ? Euh non, la dette publique est prévue pour augmenter 115 à 118 % du PIB. Mais pour être très franc Frédéric Aziza, c'est beaucoup trop. Hm hm. Euh et évidemment, c'est une raison
supplémentaire pour laquelle nous devons tenir quoi qu'il l'arrive nos objectifs de dépenses publiques cette année. Parce que si à chaque choc international on fait exploser la dette, et bien on se retrouvera sur une trajectoire explosive que nous n'arriverons plus à maîtriser. Et on voit bien la tentation. Moi, je suis quand même très frappé dans le paysage politique. Il y a de cela quelques semaines, beaucoup venaient dans les radios, sur les plateaux de télévision s'indigner du niveau de la dette publique. Les mêmes qui d'ailleurs en 2022 2023 au moment de l'invasion de l'Ukraine par la Russie plaidait pour toujours plus de dépenses publiques. Vous pensez à qui précisément ? Parce que ça toujours plus de Oh, vous savez, je crois que c'est très partagé dans la classe politique
française. Est-ce que c'est au sein même du socle commun ? Oui, on voit bien qu'il y a aussi au sein même du socle commun des euh tentations. Mais je suis pas là pour distribuer les bons et les mauvais points. Je suis là pour appeler à la responsabilité collective parce que quand il y a des chocs, on appelle à euh une explosion des déficits et de la dette parce qu'évidemment c'est euh la facilité à court terme et puis ensuite on vient quelques semaines et quelques mois après dire "Mais que s'est-il passé ? C'est incroyable, la dette est trop élevée, que faut-il Et puis quelques semaines après, nouveau choc, en l'occurrence l'Iran et de nouveau, on appelle à déverser des milliards d'euros. Je crois qu'il faut avoir de la cohérence. Nous dision à l'automne où le gouvernement
défendait cette ligne de responsabilité sur les finances publiques. C'est celle aussi que nous devons avoir au printemps. La croissance, elle est elle est à l'arrêté au premier trimestre à 0 %. Est-ceà dire que la France peut entrer en récession ? Non, beaucoup d'experts le le le disannon. Nous nous avons eu effectivement cette croissance à l'arrêt au premier trimestre. On verra ce que sont les chiffres du second, mais c'est une raison supplémentaire. C'est une raison supplémentaire pour avoir l'approche que nous avons, c'est-à-dire des aides qui sont ciblées vers le travail et vers les travailleurs, vers les entreprises qui sont en première ligne de ce choc et vers les travailleurs qui font tenir aussi notre économie. La récession, est-ce que c'est pas un
risque que vous ne pouvez pas ignorer ? Non, je vous le disais, on est rentré dans ce moment euh de guerre dans le golfe Persique avec une économie qui tenait mieux que d'autres pays européens. Mais évidemment, il faut rester extrêmement vigilant et continuer à à la soutenir. Vous parlez des indicateurs, ils sont au rouge. Le chômage 8,1 %. L'inflation euh on nous dit vous disiez 1,2 je crois. On parle de d'une inflation désormais de l'ordre de 2,2 % sur 1 an. Euh, il y a eu de l'aggravation des faillites d'entreprise, une croissance à 0 % au premier trimestre. Euh est-ce que la France n'est pas particulièrement vulnérable dans un contexte de dette abissal à 115 % et un déficit public à
5,1 %. D'abord, on a des forces euh en France et qui est vous évoquez la question de l'emploi. On a un taux d'emploi qui aujourd'hui est au plus haut depuis 50 ans. Le taux d'emploi, c'est-à-dire la part des personnes qui travaillent parmi les personnes qui sont en âge de travailler pas chez les jeunes. Il n'était il n'était [raclement de gorge] si aussi chez les jeunes, on a un niveau qui est au plus haut depuis bien longtemps depuis depuis il y a pas encore assez je crois qu'il y a 25 % de chord. pas encore pas encore assez élevé. Frédéric Aziza, vous avez raison mais quand on regarde on a un taux d'emploi qu'on avait pas vu depuis les années 1970 en France. Et ça c'est pas une opération du Saint-Esprit, c'est le fruit aussi de
la politique économique qui a été menée depuis 2017 de soutien aux entreprises, de soutien à l'apprentissage, de soutien à la formation professionnelle, les réformes qui ont été menées, notamment les réformes de l'assurance chômage. Et ça c'est quelque chose qu'il nous faut à tout prix conserver. Et je me rappelle cet automne, les débats qu'on avait eu, on était bien peu nombreux à parler d'économie au sens de croissance économique, de création d'emploi. Quand on voyait sur beaucoup de bancs de l'Assemblée nationale, du rassemblement national à la France insoumise, une foire au matraquage fiscal de nos entreprises, il faut qu'on puisse tenir bon et défendre cette politique de compétitivité qui permet qui permet de résister au choc. Euh, est-ce qu'il faudra un budget
réquidificatif pour 2026 ? Non, nous avons aujourd'hui la capacité à redéployer des crédits budgétaires précisément pour faire face pour faire face au choc extérieur. C'est ce que prévoit la loi organique. C'est ce que d'ailleurs les différents présidents de la République de François Hollande et Nicolas Sarkoisi ont utilisé dans des circonstances similaires. Et alors, quel ministère devront faire le plus d'efforts en terme d'économie ? Devrait y avoir un effort devrait y avoir un effort général dans la période. Et donc qui devront le plus faire d'efforts ? Mais cet effort, il devra être transversal. Quand il y a euh un choc extérieur de cette nature, il faut qu'il y a une solidarité interministérielle parce qu'il faut qu'on puisse effectivement redéployer des crédits pour tout simplement
financer les mesures d'urgence et d'accompagnement. Et alors, SS juste de dire qu'on paye aujourd'hui, ce qu'on paye aujourd'hui, c'est la croissance exponentielle des dépenses sociales, c'est-à-dire de santé et des retraites. Oui, c'est un élément extrêmement important parce que souvent on entend dans le débat public quand on analyse la dette, la dépense publique, beaucoup de fausses idées et de solutions de de facilité qui permet d'ailleurs à chacun de faire l'autruche sur les causes profondes de l'augmentation de nos dépenses publiques. Vous en avez à gauche qui vous disent il suffit de taxer les riches. alors qu'on est déjà le pays qui a le taux de prélèvement obligatoire le plus élevé. Vous en avez à l'extrême droite qui vous disent problème c'est l'immigration, la
bureaucratie. La réalité c'est que quand on regarde ce qui s'est passé depuis les années 1970 % de l'augmentation des dépenses publiques, c'est les dépenses sociales. Et quand on parle mais quand on parle de dépenses sociales, on parle des retraites et des dépenses de santé. Et d'ailleurs, ça explique quelque chose. Beaucoup de Français me disent "Je ne comprends pas. J'ai le sentiment qu'on paye de plus en plus d'impôts et qu'on a plein de services publics qui sont à l'os." Ben, ils ont raison parce que l'argent des impôts n'est pas allé dans les services publics. Les dépenses en matière de services public, elles sont stables depuis les années 1900. Qu'est-ce qu'il faut faire en matière de santé et en matière de retraite ? Mais il faut d'abord faire la transparence parce que ce que je dis
beaucoup dans le débat public essayent de le contourner. Et quand je regarde par exemple le budget de l'État, on regarde les budgets des ministères, on confond deux choses. L'argent qui va immédiatement au fonctionnement du service public et l'argent qui sert à payer les retraites. Quand on regarde le budget de l'éducation nationale sur 90 milliards d'euros, vous en avez près d'un tiers 30 milliards qui ne sert pas à financer l'école de nos enfants, le salaire de nos enseignants, mais les retraites passées. Et donc quand on se compare quand on se comp quand on se compare en situation avec d'autres pays et ben évidemment [raclement de gorge] ça fausse complètement le regard qu'on a et ça je vous le dis Frédéricia je ferai la transparence dans le prochain budget sur
cette questionl ça n'a jamais été fait mais ça permettra je crois d'éclairer utilement le débat le débat public ensuite il faudra De quelle manière vous ferez la transparence ? Ben, je ferai la transparence ministère par ministère pour distinguer ce qui relève du fonctionnement actuel des services publics. Je donnais l'exemple de l'éducation nationale, ce qui sert à payer le salaire des enseignants d'aujourd'hui, le fonctionnement de l'école [grognement] et ce qui sert à payer les retraites passées. On confond aujourd'hui les deux et je crois que tout ça crée beaucoup de confusion dans le débat public. C'est une opération transparence que l'on fera sur le fonctionnement du budget de l'État. Vous avez missionné l'inspection des finances sur l'impact qu' aurait une absence de
budget en 2027 puisque là on est sur la préparation, vous êtes sur la préparation du budget 2027 et c'està-dire que la solution ça sera soit les ordonnances soit le 493 pour faire passer le budget. Non, ce que ça veut dire Frédéric Aziza, c'est que on n'échappera pas à la nécessité d'avoir un budget et donc un compromis politique parce que évidemment il y a la tentation, il y a la tentation Oui, tout à fait, on parle de 2027 mais il y a la tentation chez beaucoup de là aussi faire l'autruche et de dire au fond la France pourrait pendant de longs mois se passer d'un budget qui évidemment serait confortable pour beaucoup serait confortable pour beaucoup. Non, cette année, il y a eu que quelques semaines. Oui, enfin il y a eu de mois à peu près.
Non, non, non, il y a eu à peu près un mois en loi spéciale. C'est très différent de ce qui se passerait l'année prochaine si on avait pas de budget puisque un nouveau président de la République serait élu au mois de mai. Sans doute, il y aurait-il une dissolution, une nouvelle assemblée nationale au mois de juin. Bref, nous n'aurions pas de budget avant l'été au plus tôt. Et donc, ça veut dire que nous passerions la majeure partie de l'année sans budget. Quelles seraient les conséquences ? d'abord que nous serions pied et point liés s'il y avait un nouveau choc international et je ne sais pas ce que les 6 premier mois de l'année 2027 nous réserve. Que se passera-t-il en Iran ? Il y aura-t-il ailleurs vos chocs une nouvelle guerre ? Il faut qu'on puisse être capable à la fois de
défendre notre rang, de soutenir nos forces armées, mais aussi d'apporter des aides. On évoquait les aides économiques euh aux Français les plus vulnérables et aux entreprises les plus touchées. Et puis il faut évidemment qu'on puisse continuer à réduire les déficits. Et donc le but le but de ce prochain budget, c'est d'avoir un budget de discipline républicaine. C'est-à-dire de permettre au prochain président de la République, au prochain gouvernement d'être le plus libre possible. Ça veut dire que ça devrait passer par un consensus entre les différents partis président de l'Assemblée. Ça voudra dire que nous devrons porter un budget qui sera l'inverse des budgets électoralistes que certains de nos prédécesseurs ont eu la tentation de
faire en campagne électorale. veut dire qu'il faut prévoir des économies budgétaires que de quelle ordre de le prochain président ou là nous aurons nous aurons l'occasion dans les prochaines semaines de le détailler mais c'est un budget qui devra prévoir des économies que prochain président le prochain gouvernement aura la faculté d'annuler s'il le souhaite mais qui permettra en tout état de cause au prochains président et au prochains gouvernement de choisir aussi ses dépenses, de choisir ses priorités de politique publique et ce gouvernement aura aura fait son devoir, c'est-à-dire d'avoir un budget qui permet à la France pendant les prochains mois de pouvoir réagir quoi qu'il l'arrive dans le monde et qui permettra aussi au prochain gouvernement, au prochain président
d'être libre. Et donc oui, il faudra un compromis politique, mais vous l'avez dit, pour ne laisser aucun malentendu, j'ai demandé à l'inspection générale des finances de réaliser un rapport qui permettra de documenter l'impact qu'aurait l'absence de budget pendant de longs mois et qui sera évidemment rendu public et disponible à la fois pour l'ensemble des parlementaires, pour l'ensemble de la société et pour toute l'opinion publique. Alors l'actualité c'est aussi ce courrier adressé au Premier ministre par les présidents du MEDF, de la CP, CPME, de l'UDP, de la FNSEA et de l'UDES qui expriment leur désaccord sur la piste d'économie poussée par Ber pour conduire les efforts de guerre en Iran sur les finances publiques à savoir un gel de l'allégement des cotisations salariales
qui alourdirait selon eux le coût du travail. En clair, le patronat refuse de payer la facture du conflit. Qu'est-ce que vous leur répondez ? D'abord qu'il n'y a aucune piste de baisse des euh du montant de l'enveloppe budgétaire dédiée aux allègements euh généraux. Une enveloppe budgétaire qui avait été euh décidée dans le cadre du euh précédent euh budget, enfin du budget pour l'année 2026, elle ne baissera pas. Donc il trom on a effectivement on a effectivement des demandes des organisations professionnelles que vous évoquez d'augmenter cette enveloppe budgétaire des allègements généraux en cours d'année. C'était pas prévu dans le cadre du budget. Le vrai débat c'est de savoir comment est-ce qu'on aide. Donc vous dites augmenter augmenter c'est pas possible d'augmenter les allégements.
B j'alerte sur la situation des finances publiques parce que la question qui est devant nous c'est de savoir comment on aide le tissu économique et les entreprises. On doit apporter des aides aux entreprises qui sont le plus les plus touchés qui le sont aujourd'hui et qui peut-être le seront demain si la guerre continue. Mais pour ça on a besoin de garder des marges de manœuvre budgétaire. Or, augmenter de manière générale indiscriminée pour des entreprises qui vont bien comme pour des entreprises qui vont mal, pour des entreprises qui sont exposées à la concurrence internationale comme pour des entreprises qui ne le sont pas. Est-ce que c'est la meilleure manière de le faire ? Bah ça mérite un vrai débat et c'est celui que nous avons en ce moment avec les organisations
qu'est-ce que vous répondez justement à cette demande des des dirigeants patronaux leur dis nous avons une discussion en ce moment avec les organis est-ce que ça veut dire que rien n'est encore acté mais que ça vous pouvez évoluer dans c'est en cours c'est en cours de discussion mais moi j'appelle tout le monde à avoir bien conscience à la fois de la situation des finances publiques et de la nécessité de garder des marges de manœuvre pour accompagner les entreprises et les secteurs qui sont les plus touchés dans cette crise. Alors, contexte politique, dans ce contexte de guerre et de crise, bien quelle conséquence sur la campagne présidentielle et quel message faut-il adresser aux Français ? Vous avez commencer à le dire il y a quelques instants, mais plus précisément, quel
message faut-il adresser au français pour la campagne présidentielle ? Ouais. Part de ce que vous avez dit sur le budget 2027. Ah, je crois qu'il faudra porter pour les forces politiques du bloc central un message d'espoir. On parlait de la question des finances publiques. Bien sûr, elle est importante, mais il est tout à fait possible de réduire notre dette, de réduire le déficit et surtout de faire, je crois, cette grande bascule de nos dépenses publiques, des transferts individuels qui ont beaucoup aggravé la dette ces dernières décennies vers les investissements dans l'avenir, l'éducation, la recherche, l'industrie, la défense, la transition, la transition écologique, l'intelligence artificielle y compris au sein des ministères. Oui,
bien sûr, parce que on a aujourd'hui, je le crois, une classe politique qui est un peu à côté de la plaque autour de la question de l'intelligence artificielle. Elle se déploie à toute vitesse. Elle gagne d'ailleurs la société, tous les foyers. Regardez, aujourd'hui, une très grande partie des enfants, une majorité d'entre eux utilise d'ors et déjà des outils d'intelligence artificielle. Il faut pas qu'on soit Alors aussi, il y a le débat. Est-ce que ça va détruire des emplois ou pas ? Il faut qu'on ait une réelle politique de l'IA pour qu'on ne soit pas largué. il y a en matière d'intelligence artificielle des bons et des mauvais usages et ben c'est notre responsabilité d'encadrer les mauvais et surtout de soutenir les bons usages de l'intelligence artificielle. Et c'est ce que je fais
effectivement comme ministre de l'action et des comptes publics et ben en permettant à des outils d'intelligence artificiel souverain respectueux de nos préférences collectives de simplifier l'iss. C'est-à-dire c'est-à-dire en rendant accessible des outils aussi simples que des agents conversationnels. L'équivalent de chat GPT mais souverain en assurant la sécurité des données. On a lancé une expérimentation auprès de 10000 agents en public avec Mistra pépite française. On va généraliser cela, c'est de généraliser des outils en matière de transcription. Qu'est-ce que ça veut dire ? Très simplement, c'est d'avoir
accès quand on est agent public à un outil qui vous permet automatiquement de transcrire à l'écrit ce qui est dit à l'oral, de plus perdre des heures et des heures à taper des compte-rendus de réunion et à se concentrer sur ce qu'il a du sens. on l'ouvrira à 1 million d'agents publics d'ici l'été, de généraliser aussi des outils de traduction par l'intelligence artificielle. Et tout ça, ça permet quoi ? Ça permet de gagner du temps et de se concentrer sur ce qui fait le cœur du métier et de répondre au fond à cette crise de sens que ressentent beaucoup d'agents public qui ont le sentiment d'être ensevelis sous de la paperace, des procédures à non plus finir et de perdre ce qui fait le cœur de leur métier. Bah ça l'a si on l'encadre bien, ça peut permettre de gagner beaucoup de temps.
La présidentielle 500 élus appellent aujourd'hui à la candidature de Gabriel Atal à la présidentielle. Est-ce qu'il a l'étoff d'un candidaté Gabriel Atal ? Est-ce que c'est un bon candidat ? Est-ce que vous pourriez soutenir sa candidature ? Oui, je crois que Gabriel Atal est un bon candidat notamment parce que il met des idée sur la table et aujourd'hui j'ai le sentiment que cette élection présidentielle c'est un peu une horloge montée à l'envers. On a aujourd'hui des discussions qui traditionnellement ont plutôt lieu à l'hiver qui précède la campagne présidentielle. vote utiles, stratégie, ralliment et on n' pas et c'est le grand risque aujourd'hui les discussions qu'on devrait avoir à 1 an de l'échéance. les
idées, le projet mener la bataille culturelle contre le Rassemblement national et la France insoumise et le grand risque qu'on a, c'est qu'on s'enferme nous pendant des semaines et des mois à parler de tactique, à parler de bis de bisb interne tandis que le Rassemblement national et la France insoumise vont déployer leur programme et leur mesure. Donc il y a urgence à parler aux français et c'est ce que Gabriel Atal entreprend de faire. Édouard Philippe. Mais moi je suis confiant euh sur le fait que Eddouard Philippe, Gabriel Atal, que d'autres dans le bloc central s'uniront dans la dernière ligne droite. En revanche, en revanche, le risque qu'on a c'est que faute de mener cette
bataille des idées, et bien on laisse les populistes et singulièrement l'extrême droite parce qu'on sait que c'est eux qui abordent aujourd'hui cette campagne présidentielle en situation de favoris. gagner les cœurs et gagner les esprits. Qu'il soit ensuite trop tard, on a cette bataille culturelle, cette bataille du projet à mener maintenant. On peut pas se contenter euh d'être le parti du barrage. Le barrage ne fonctionnera pas. Barage ou les filles, c'est ça ? Oui. Oui. Le barrage ne fonctionnera pas en 2027. Si on veut gagner, il faut pouvoir créer de l'espoir et de l'enthousiasme et un vote positif avec un seul candidat de la droite et du centre de Retaillo à Philippe. Je crois qu'il faut un seul candidat qui portera des valeurs fondamentales.
L'état de droit, transition écologique, le combat européen, le sérieux économique sans lequel il ne peut pas y avoir de progrès de progrès social et l'universalisme républicain. C'est sur cette base là qu'il faut construire. À l'inverse, si certains ne se reconnaissent pas dans ces valeurs là, et ben je crois qu'il faut pas non plus créer des alliances artificielle qui créer du trouble. Ce serait quoi ces alliances artificielles ? Pens, je vous le dis, moi je crois que il y a des gens qui partagent ces valeurs fondamentales. H c'est le cas évidemment d'une partie de la droite républicaine, même d'une grande partie d'entre elles. Mais c'est autour de ces valeursl qu'il faut pouvoir mener le combat face au Rassemblement national et à la France insoumise à vous entendre. l'impression que la
campagne présidentielle est mal partie. C'est le cas ou pas ? C'est ce que vous pensez ou pas ? Je suis je suis évidemment inquiet pour la prochaine élection présidentiel parce que je vois la tentation qui va être celle de beaucoup de croire qu'il suffit au fond d'appeler un vote barrage. Ça ne peut pas être le cas. Il faut pouvoir créer, je le dis, de l'espoir et de l'enthousiasme. On peut pas être les parties de l'appareil d'état, les parties de ceux qui disent toujours c'est pas possible. Il faut qu'on soit les partis qui évidemment tout en restant crédible et sérieux portent une très grande ambition pour le BI parce que les défis on en a évoqué beaucoup. La situation géopolitique, l'intelligence artificielle, la défense de l'universalisme, les investissements
nécessaires dans l'éducation, l'enseignement, la recherche, tout cela absolument majeur et ça se jera en 2027. Est-ce que vous mettez un Sénégal entre le RN et LFI ? Je crois qu'en tout cas, ce sont de dangers majeurs pour le pays parce que ce sont deux parties de forces populiste qui d'ailleurs sont complices d'une certaine manière l'une de l'autre parce qu'il n'y a pas de meilleur alliés objectifs du Rassemblement national que la France insoumise qui effectivement sape des pans essentiels de notre République, que ce soit ses alliances internationales, son ancrage européen, son universalisme républicain. On a un parti la France insoumise qui alimente l'antisémitisme. On a un parti le rassemblement national qui alimente
l'exénophobie et le rac tout cela tout cela bah ils sont différents mais ils sont deux dangers très profonds pour second tour second tour Mélenchon Bardella Mélenchon Le Pen vous faites quoi présentiel je me bats pour éviter ce scénario apocalyptique. Euh que vous inspire l'appel à l'insuraction populaire en cas de victoire du RNA à la présidentielle du nouveau maire LFI de Saint-Toin Bali Bagayoko qui a d'ailleurs fait décrocher le portrait d'Emanuel Macron de son bureau à la mairie ? Mais la mobilisation populaire contre le Rassemblement national, ça s'appelle l'élection présidentielle. H Et donc ce que l'on doit faire aujourd'hui, c'est précisément de convaincre le peuple français de ne pas voter pour le Rassemblement national. Et c'est la raison pour laquelle il faut un
projet parce que il faut qu'on puisse aussi répondre à la colère, à la détresse des classes populaires et des classes moyennes qui sont tentées de plus en plus par le vote en faveur du rassemblement. On parlait defi, hein. Oui, mais j'ai entendu. Mais le combat qui se mène aujourd'hui, le combat le combat qui se mène aujourd'hui, c'est le combat pour le suffrage universel. Alors, vous parlez d'antémidiste, il a jamais disparu après au Chisse, mais il est [grognement] devenu il était devenu honteux. Ce que l'on constate depuis le programme du RAM du 7 octobre, c'est qu'il revient de manière décomplexée par vertu sous couvert d'antisionisme. Euh, qu'est-ce que ça vous inspire et comment vous l'expliquez ? Ben, d'abord, c'est une évidence. Évidemment, aujourd'hui, une grande
partie de l'antisémitisme avance masqué derrière l'antitionme. Et d'ailleurs, c'est la raison derrièreisme ou derrière LFI. Bah vous lesfilles alimente un antisémitisme qui se couvre des habits de l'antitionisme avec tous les guillemets qui doivent s'y associer. Donc c'est évident et c'est la raison pour laquelle d'ailleurs l'Assemblée nationale avait adopté une nouvelle définition de l'antisémitisme. C'était à l'initiative du groupe la République en marche pour précisément dénoncer l'antisionisme comme un des nouveaux visages de l'antisémitisme. C'était important. C'était important que l'Assemblée nationale le dise. C'était le cas il y a quelques années et c'est important qu'on mène aujourd'hui ce combat. Richard Malka, l'avocat Richard Malka et
considère que Mélenchon, je le cite, a appuyé sur l'interrupteur de l'antisémitisme. Est-ce qu'il a raison ? Est-ce que ça vous parle ? Bah oui, je crois effectivement que et la France insoumise alimente aujourd'hui l'antisémitisme. On a vu les jeux de mots ignobles de Jean-Luc Mélenchon depuis Yael Bron Pivet jusqu'à Raphaël Gluxman. On a évidemment vu tous les comportements qui ont été ceux de la France insoumise depuis le jour même du 7 octobre et tout ça évidemment est fait à dessin. Jean-Luc Mélenchon est quelqu'un de bien trop la lettré, de bien trop de bien trop cultiver pour ne pas savoir ce qu'il fait et ce qu'il alimente. ADIN, ça veut dire quoi pour vous ? Non, mais ce que je veux dire, c'est qu'en plus, il y a évidemment euh
une stratégie qui consiste à éviter de franchir la ligne rouge judiciaire et donc d'alimenter euh l'antisémitisme tout en euh euh essayant de trouver la la ligne qui évite de se retrouver explicitement devant les tribunaux. Et c'est quelque chose qui est extrêmement dangereux pour le pays, qu'il nous faut combattre politiquement soir et matin. La participation d'Israël au concours de l'Eurovision crée des remous depuis le début de la guerre mené en à Gaza en représaille du programme du Ramas du 7 octobre. Cette année, cinq pays ont décidé de boycotter le concours en signe de désaccord avec la participation de l'État hébreux, à savoir l'Espagne, l'Irlande, l'Islande, les Pays-Bas et la
la Slovénie avec le premier ministre espagnol Sanchez en tête de Gondol, lequel a considéré que l'Espagne était, je le cite, du beau du bon côté de l'histoire en boycottant l'Eurovision. Certains lui ont répondu qu'Isabelle de Cassi et Torkemada se croyait aussi du beau côté de l'histoire en expulsant les juifs espagnols en 1492. Dites-vous qu'avec sans chaise, l'Espagne renoue avec son passé antisémite. Et vous connaissez cette histoire ? Le bon côté de l'histoire, le bon côté de l'histoire, c'est le côté des lumières. Et quand on est le continent des Lumières, on ne boycotte pas des artistes, des intellectuels. Euh et donc et d'ailleurs la France s'est fortement mobilisée pour permettre
la participation d'Israël à l'Eurovision et éviter que l'on succombe à ces pressions-là. Jean-Noel Barreot l'avait fait dès le mois de décembre. Dès le mois de décembre dernier et donc je crois que tous ces boycotts sont évidemment scandaleux. Mais cette déclaration franchise, elle a elle a surpris, elle a quelque part terrifié les gens et en Israël et aussi dans les communautés juives d'Europe. Et vous ? Bah moi ce qui me terrifie, ce sont les appels au boycott contre des artistes et des intellectuels. Je crois que c'est toujours un crime contre l'esprit. On a des désaccords avec les gouvernements, ça s'appelle la diplomatie et c'est normal. Et la France a des désaccords très importants avec le gouvernement
israélien et n'a jamais manqué de le dire. Mais jamais la France n'appellera au boycott d'artistes, d'intellectuels, de scientifiques israéliens. C'est contraire à tout ce qui fonde notre République et les valeurs européennes. Sanchez irrena avec le passé antisémite de l'Espagne. Je crois avant tout que ces appels au boycott s'inscrivent dans des pressions qui peuvent exister dans tel ou tel pays, dans des facilités politiques, mais qu'elles sont, je le disais, à l'opposé des valeurs européennes et la raison pour laquelle la France s'y opposé de toutes ses forces. Merci en tout cas David Amiel d'avoir répondu à notre invitation. Bonne fin
d'après-midi sur et à dimanche prochain. Merci. M.
David Amiel