L'intégrale du lundi 27 octobre
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Salut à tous, j'espère que vous êtes en forme. Nouvelle semaine qui commence, c'est l'heure de votre matinale. Soyez les bienvenus, voici le programme de ce lundi 27 octobre. Une taxe Zuckman Light, ou la censure, alors que le volet recette du budget est à nouveau examiné aujourd'hui à l'Assemblée Nationale. Les négociations entre socialistes et Sébastien Lecornu se poursuivent. On en parle dans une heure avec mes complices du jour, Émilie Zapalski, Pablo Pio et Vivien. Ils souhaitaient faire tomber Sébastien Lecornu. Ils ont échoué.
Les Insoumis vont-ils déposer une nouvelle motion de censure ? Et si oui, quand ? On posera la question à Manuel Bompard, député et coordinateur de la France Insoumise, dans une heure. Comment financer la suspension de la réforme des retraites ? Qui va payer et à hauteur de combien ? On en parlera avec le sénateur Xavier Iacovelli, sénateur RDPI des Hauts-de-Seine, dans un instant. Et puis à quelques jours de la Toussaint, on vous montrera que les cimetières peuvent aussi être des lieux de joie et de convivialité. Oui, oui, c'est le reportage de la rédaction. On sera aujourd'hui en Mayenne. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous.
On commence par un point sur l'info du jour. Salut Rémi. Bonjour Steve. Une semaine après le braquage du Louvre, l'enquête progresse. Oui, car deux hommes ont été interpellés hier. Le premier a été arrêté en Seine-Saint-Denis, alors que le second s'apprêtait à quitter le territoire français. Il a même été arrêté directement à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Les enquêteurs ont pu parvenir à ces interpellations grâce à 150 prélèvements ADN et papiers, mais aussi par le traçage de leur parcours via les caméras de surveillance. Et l'Assemblée nationale qui poursuit aujourd'hui l'examen du budget.
Oui, pour rappel, l'examen du projet de loi de finances pour 2026 a commencé à l'Assemblée vendredi dernier et les députés sont repartis de la copie du gouvernement avec pour objectif un vote des recettes le 4 novembre prochain. Écoutez le sujet de Gaël Fonseca qui revient sur ce qui a été voté durant le week-end.
Opération délicate pour Sébastien Lecornu, bien décidée à ce que son gouvernement ne tombe pas. Le budget doit mettre d'accord un maximum de parlementaires pour éviter la censure. Pour le moment, satisfaction chez les Républicains. Une large coalition de députés a approuvé leur amendement de suppression du gel de barème de l'impôt sur le revenu, ainsi que la défiscalisation totale des heures supplémentaires. Des mesures chiffrées à 3 milliards d'euros qui n'iront pas dans les poches de l'État.
Dans cette bataille budgétaire, la droite républicaine vient de remporter deux victoires. Ce budget, il va être ce qu'on va en faire.
Contre l'avis du gouvernement encore, autre vote, la défiscalisation des pensions alimentaires, mais aussi le rabotage de la niche fiscale des journalistes, ou encore une réduction d'impôt de 25% sur les frais de séjour en EHPAD en crédit d'impôt. Des mesures sociales, mais qui n'apaisent toujours pas le PS. Le groupe qui a décroché la suspension de la réforme des retraites porte toujours son totem, la taxe Zuckmann. Pour la faire passer, le groupe a même travaillé une alternative et des amendements de repli pour taxer les hauts patrimoines. Si aucune de ces solutions n'est approuvée, la menace pèse sur le gouvernement.
Ce budget va tomber, et donc s'il tombe, il n'y aura pas d'autre choix que de censurer et puis ensuite d'aller à la dissolution.
Des négociations fustigées par la France insoumise. Les socialistes viennent d'inventer une taxe Zuckmann homéopathique, c'est-à-dire qui est diluée au point qu'elle ne servira plus à rien. À la fin, ce sera un rendement quasiment nul et que le parti socialiste est en train de tout abandonner, c'est le monde où on vend sa chemise pour emprunter un mouchoir.
La taxe Zuckmann, qui devait être évaluée par l'Assemblée ce lundi, sera finalement débattue par les parlementaires mercredi.
Et puis sachez aujourd'hui que l'examen du budget de la sécurité sociale arrive en commission à l'Assemblée nationale. C'est dans ce texte que sera intégrée la suspension de la réforme des retraites. On en parle dans quelques instants, mais en attendant, Donald Trump poursuit, lui, sa tournée en Asie. Oui, pour sa première étape en Malaisie, le président américain a co-signé un accord de cessez-le-feu entre la Thaïlande et le Cambodge.
Aujourd'hui, il sera du côté du Japon pour rencontrer l'empereur Naruhito et également la première ministre Sanae Takahashi, avant de partir du côté de la Corée du Sud, où il sera rejoint par le chef d'État chinois Xi Jinping pour une rencontre cruciale pour l'économie mondiale. Bravo, vous avez prononcé tous ces noms avec brio. Trump qui félicite l'argentin Javier Milley pour sa victoire aux élections législatives.
En effet, le président américain a félicité son homologue argentin pour sa victoire écrasante, selon ses termes, puisque la Libertad avance à le parti du président argentin, a recueilli plus de 40% des votes au niveau national, devançant le parti péroniste d'opposition Fuerza Patria, qui a réuni 24,5% des voix, alors que près d'un argentin sur trois n'est pas allé voter. Il faut parler aussi espagnol. Merci beaucoup, Rémi. On se retrouve tout à l'heure pour parler du budget. Bonjour, Xavier Akeovelli. Bonjour. Vous êtes sénateur RDP des Hauts-de-Seine. Avant de revenir sur toutes ces actualités avec vous, on va commencer par un petit jeu.
Vous connaissez le principe, on a sélectionné trois titres de presse régionale. Vous allez nous dire laquelle retient votre attention. Tout d'abord, la une de Télégram, vol du Louvre, l'enquête progresse. Les bijoux restent introuvables, mais deux personnes, vous l'avez entendu, ont été interpellées par les enquêteurs. La une de la Marseillaise, municipale dans un contexte national incertain, mal de mer. Tout le monde parle d'une possible dissolution, mais qui s'intéresse réellement à la campagne des élections municipales ? Elle tarde en tout cas à se lancer, nous dit la Marseillaise.
Et puis la une de VAR matin, stop à la violence contre les soignants face à une hausse des incidents et des agressions physiques dans le VAR. Les soignants doivent apprendre à gérer ces situations, nous dit VAR matin. Qu'est-ce qui vous branche ? Je vais prendre la deuxième, celle de la Marseillaise, mal de mer. Je pense qu'effectivement, c'est un vrai sujet.
Alors au-delà du fait que la campagne n'ait pas vraiment commencé sur le terrain, moi je le vois en tant qu'élu municipal à Suren, dans l'autre scène, chez moi, je vois bien qu'aujourd'hui, il y a une attente forte de nos concitoyens auprès des élus locaux, et en même temps, de moins en moins de moyens pour les maires de pouvoir agir avec des compétences qui sont parfois diluées d'une strate à l'autre. Et c'est d'ailleurs peut-être qu'on aura un sujet sur la décentralisation, où il y a un vrai sujet dans les semaines, dans les mois à venir, de débattre en fait et de trancher sur la multiplication des compétences.
Et puis effectivement, moins de moyens pour les maires, c'est moins d'actions pour les concitoyens, moins de services publics, avec une exigence toujours plus forte de nos concitoyens, qui est légitime, et donc à la fois cette relation qui est très présente entre le citoyen et le maire, il va falloir la renforcer, il va falloir la protéger, et c'est pour ça que la question du statut de l'élu local que nous avons voté au Sénat était importante, pour aussi protéger les maires, protéger les élus, et faire en sorte qu'ils puissent s'engager au service de nos concitoyens, c'était tout l'enjeu de cette loi.
Alors je n'avais pas prévu de commencer cette interview par Sam, mais on va parler aussi un peu de cette campagne des municipales. Demain, votre parti Renaissance devrait acter son soutien à l'élu Horizon, Pierre-Yves Bournazel, pour les municipales à Paris, au détriment de Rachida Dati. Bournazel, c'est un bon choix de la part de Renaissance ? Alors vous savez, moi je suis membre de Renaissance, mais je suis aussi président d'un parti qui s'appelle Démocrate et Progressiste, qui est l'aile social-démocrate, effectivement, du camp présidentiel.
Et nous, nous avons toujours eu des relations très cordiales et plutôt amicales avec Édouard Philippe, avec Pierre-Yves Bournazel, avec qui nous travaillons depuis plusieurs années. Et donc ce travail qui est en préparation pour effectivement soutenir Pierre-Yves Bournazel, qui est un candidat du cru, c'est un vrai candidat parisien, et je pense que les Parisiens veulent aussi, n'aiment pas les parachutages, n'aiment pas les gens qui pourraient s'intéresser peut-être juste... Vous validez ce choix ? En tout cas, moi je trouve que c'est un très bon choix. En tout cas, c'est ce que j'exprimerai demain en commission nationale d'investiture de chez Renaissance.
Moi je pense qu'effectivement, Pierre-Yves Bournazel est le meilleur choix pour Paris. Alors en parlant un peu de budget, Xavier Acovelli, depuis vendredi, les députés examinent donc la partie recette du budget, et à chaque jour, cette menace des socialistes, chaque jour ou presque. Olivier Faure dit hier, à la fin de cette semaine, nous saurons si nous allons à la dissolution ou pas. Vous n'en avez pas marre d'être sans cesse menacé par les socialistes ? Je ne vais pas vous dire que c'est super plaisant. Alors moi je suis peu menacé parce que pour le coup, on est sénateur. Au Sénat, on risque au moins la pression des socialistes, et pour le coup, M.
Caner est moins dans la pression vis-à-vis de nous, et heureusement. Mais je pense qu'effectivement, les socialistes ont bien joué politiquement, ils ont réussi à faire un certain nombre d'avancées, et nous, avec Sébastien Lescornus, on a souhaité effectivement aller dans nos compromis. Et donc dans le compromis, c'est faire en sorte que personne ne gagne, mais que chacun fasse un pas vers l'autre. Donc moi, par exemple, j'étais très opposé, et je le suis toujours, sur la suspension de la réforme des retraites, parce que je pense qu'économiquement, on va dans le mur.
Sans prévoir une nouvelle réforme qui pourrait effectivement remplacer celle que nous avons votée en 2023, le fait de le suspendre, je pense que ce n'est pas un bon signe. Alors, on dit tous qu'effectivement, ça doit être un débat présidentiel, que nous devons attendre 2027 pour avoir un nouveau projet, et que chaque candidat puisse porter sa réforme. Pourquoi pas ? Mais en attendant, la suspension, à mon sens, est une vraie difficulté économique. Et donc, oui, c'est assez pesant d'avoir cette menace. Vous avez fait le chantage, et maintenant on a l'impression que chaque jour, il y a de nouvelles conditions. C'est toujours plus de la part des socialistes.
Après, je pense qu'il faut qu'on soit aussi raisonnable. On le voit, rien qu'en un week-end, on a déjà 3,5 milliards de recettes en moins pour l'État par des différents amendements qui viennent de la gauche ou de la droite. Je pense qu'il faut qu'on soit aussi tous responsables. Ce n'est pas un plaisir aujourd'hui d'avoir un budget. C'est un budget qui est très contraint. Ça risque d'être un budget de gauche, risque, parce que je reprends les mots de Gérard Larcher. Il est clair que le Premier ministre regarde surtout du côté des socialistes, nous dit Gérard Larcher hier dans Le Parisien. Alors, ça va se terminer par un budget de gauche, comme le dit Gérard Larcher ?
Moi, ce qui m'intéresse, c'est d'avoir un budget pour la France, qu'il soit de gauche, de droite, que tout le monde pense que c'est un peu son budget ou pas trop son budget, peu importe, ce n'est pas mon problème. Moi, ce que je veux, c'est qu'on ait un budget avant le 31 décembre et qu'on fasse en sorte de sortir de la crise notre pays, parce qu'in fine, c'est les Français qui vont subir les conséquences. Donc, vous voyez, par exemple, la défiscalisation des heures supplémentaires, c'était plutôt demandé par la droite, et ils ont obtenu un gain de cause hier dans l'hémicycle.
Les pensions alimentaires, la question des pensions alimentaires, que moi, je soutenais, c'était plutôt demandé par la gauche. Donc, on voit que, globalement, le débat parlementaire et le débat budgétaire fonctionnent. Et c'est d'ailleurs, je pense, un point à mettre aussi au crédit de Sébastien Lecornu, c'est qu'il arrive, en fait, à avoir un débat parlementaire, à avoir un budget qui, progressivement, est en train de s'équilibrer. Alors, tout le monde parle de la fameuse taxe Zuckman. Taxe Zuckman, dernière version avancée par les socialistes. Elle devait être examinée aujourd'hui à l'Assemblée nationale. Son examen a été repoussé à mercredi.
Dans sa dernière version, elle prévoit notamment un impôt minimal de 3% sur les patrimoines de plus de 10 millions d'euros. Il exclut de l'assiette les entreprises familiales et les start-up. Comme ça, c'est la dernière version de la taxe Zuckman, dite allégée. Vous dites banco pour ce compromis qui n'a pas encore été acté par Sébastien Lecornu et qui est encore en discussion. Moi, ce que je vous dis, c'est qu'on a toujours été favorables, et moi, je l'ai toujours été favorable, à une contribution exceptionnelle pour les hauts revenus, notamment dans le cadre de la justice fiscale et la justice sociale.
Alors, je rappelle quand même que la justice fiscale, il faut effectivement faire en sorte que les plus hauts revenus ne payent pas moins proportionnellement que les plus modestes ou les travailleurs. mais on est déjà dans un mode de distribution, de redistribution qui est quand même important et inédit au monde. Par contre, on a toujours dit qu'on était aussi opposés à la taxation de l'outil de travail. Nous, on ne souhaite pas que l'outil de travail, que l'innovation, que les entreprises puissent être surtaxées sur des patrimoines qui n'existent pas. Alors oui, les entreprises familiales et les start-up sont exclues de l'assiette de l'info.
Oui, mais toutes les entreprises ne sont pas familiales, et en l'occurrence, ce n'est pas parce qu'on détient des parts dans une entreprise qui sont virtuelles, de la valorisation aujourd'hui de nos parts dans les entreprises, ce n'est pas de l'argent que l'entrepreneur a. Donc vous dites non à cette nouvelle taxe du Kman. Moi, je suis pour une contribution des hauts revenus, mais qui ne touche pas l'outil de travail. Et donc, c'est tout l'enjeu des négociations qu'il y a entre le Premier ministre et le groupe socialiste actuellement.
La succession des hausses d'impôts votées par l'Assemblée nationale, est-ce que ça signifie, c'est le signal de l'échec de la Macronie qui faisait de cette interdiction ou cette volonté de ne pas augmenter les impôts le mantra vraiment depuis 2017 ? Je pense que ce qui est important, et Sébastien Lecornu l'a dit quand il a été nommé, c'est de faire en sorte qu'il y ait plus de justice fiscale et donc que certains payent un peu plus quand d'autres paieront un peu moins. Et donc, c'est ça qu'il faut qu'on essaie de rééquilibrer pour que les Français estiment que la contribution qu'ils payent, en fait, c'est une contribution qui est juste.
Et donc, on a aussi besoin de retrouver cette justice fiscale et justice sociale dans notre budget. Donc, pour vous, ça ne signifie pas l'échec de la Macronie ? Non, moi, je ne pense pas que ce soit l'échec. Quand on a créé 2,2 millions d'emplois grâce aussi aux mesures de soutien aux entreprises, quand on a soutenu, notamment pendant les périodes de crise de la Covid, toutes les entreprises pour permettre, effectivement, de préserver les emplois et les entreprises, non, je ne pense pas aujourd'hui que ce soit un échec.
Après, effectivement, l'accumulation des crises a fait que nous avons endetté notre pays, consciemment, parce qu'on savait très bien que l'argent n'était pas gratuit et qu'il fallait de toute façon, à un moment, le rembourser. Mais le choix qui a été fait économiquement de soutenir les Français et de soutenir les entreprises à un moment donné, quand on était en crise, je pense qu'on le referait sans problème. Ce lundi après-midi, les présidents des groupes parlementaires du Sénat seront reçus à Matignon. Quelles sont vos attentes ? Quels messages il va falloir faire passer à Matignon, à Sébastien Lecornu, selon vous ?
Je pense qu'il y a une question, on en parlait tout à l'heure, mais sur la question de la décentralisation, sur la question du soutien aux collectivités locales, on voit bien aujourd'hui que nos collectivités n'investissent plus parce qu'elles ne savent pas trop où elles vont. Et donc, on a besoin d'avoir de la visibilité sur le long terme pour que 70% de l'investissement public, ce sont les collectivités territoriales. Et donc, on a besoin que nos maires, que nos présidents des conseils départementaux puissent de nouveau avoir confiance, puissent avoir une visibilité sur les budgets pour continuer l'investissement public et faire tourner la machine France.
Il y a le sentiment d'avoir été un peu négligé ici au Sénat par Sébastien Lecornu. Vous partagez ce sentiment ? Je ne vous cache pas que parfois, on aimerait bien être un peu plus consulté, mais je comprends aussi l'enjeu de Sébastien Lecornu. La question de la censure se joue à l'Assemblée, elle ne se joue pas au Sénat. Donc, la construction, la co-construction du budget, c'est l'ensemble du Parlement. Donc, le Sénat a toujours fait preuve de sagesse sur la construction d'un budget. Mais on voit bien que la question de la censure se joue plutôt à l'Assemblée.
Donc, c'est aussi normal qu'actuellement, comme ça débute à l'Assemblée nationale, les discussions se passent d'abord avec les députés. Comment tout ça va se terminer à l'Assemblée nationale ? En commission des finances, le texte budgétaire a été repoussé. Le seul groupe qui a voté pour, c'était EPR. Donc, le groupe présidentiel, c'était du jamais vu. Est-ce que c'est le signe que ce budget va aussi être rejeté ? La partie recette du budget va aussi être rejetée par l'Assemblée nationale ? Et si c'est le cas, est-ce que ça veut dire censure ? Puis dissolution ? Non, mais le Premier ministre s'est engagé à ne pas utiliser le 49-3.
Et donc, il s'est engagé à ce que les parlementaires puissent s'exprimer. Après, c'est la responsabilité des différents groupes de l'Assemblée nationale de se dire puisque personne n'est majoritaire, on doit trouver un compromis. Et in fine, de voter un budget. S'ils ne sont pas capables de trouver un compromis, malgré les débats parlementaires qui ne seront pas censurés par un 49-3, qui ne seront pas bloqués par un 49-3, ça montrera peut-être l'incapacité des députés à œuvrer pour la nation. Donc aujourd'hui, moi je leur dis, la balle est dans votre camp, ce n'est pas dans la balle du gouvernement.
Le gouvernement a fait en sorte que les parlementaires puissent s'exprimer, voter in fine un budget. Donc à eux de le faire maintenant. Et ce n'est pas un moyen aussi de se décharger un peu de la responsabilité pour Sébastien Lecornu qui peut dire à la fin des 70 jours, je passe par ordonnance et je vote, je fais passer à peu près ce que je veux. On n'a jamais eu autant de pouvoir au Parlement que maintenant. Effectivement, le gouvernement a beaucoup moins de pouvoir et notamment avec le renoncement au 49-3. Donc c'est à nous maintenant, on a été élu pour voter un budget et pour faire tourner la France. Donc maintenant, il faut saisir cette opportunité d'être responsable.
Ce lundi, Xavier Iacovelli, le budget de la Sécu arrive en commission à l'Assemblée nationale. C'est très important. Et Rémi Guillot va nous dire pourquoi. On re-salut Rémi. Au-delà de la suspension de la réforme des retraites, c'est un projet de loi qui crispe beaucoup de monde. On est festif. À ce jour, avec ce projet de loi, le gouvernement annonce 7,1 milliards d'euros d'économies afin de ramener le déficit de la sécurité sociale à 17,5 milliards d'euros.
Pour y parvenir, le gouvernement compte sur une augmentation des recettes de 2,5% en 2026, mais également sur une meilleure maîtrise des dépenses, ce qui risque d'animer les débats entre les différentes forces politiques dans les prochaines semaines. Notamment en raison du doublement des franchises médicales et des participations forfaitaires. Oui, ce projet de loi de la sécurité sociale pourrait coincer à plusieurs niveaux. D'abord, ces franchises et participations forfaitaires sont ces restes à charge que l'on doit payer chez le pharmacien ou en allant chez le médecin.
Concrètement, les Français paieraient en 2026 2 euros par boîte de médicaments et par acte paramédical, typiquement si vous allez chez le kinésithérapeute, par exemple, 4 euros par acte médical et 8 euros pour un transport sanitaire, soit le double de 2025. De plus, une centaine de médicaments ne seront remboursés qu'à hauteur de 15% par l'assurance maladie. Les deux plafonds annuels, celui des franchises médicales et des participations forfaitaires, doubleraient lui aussi pour passer de 50 euros par an et par assuré à 100 euros. Et les économies ne s'arrêtent pas là ?
Oui, tout d'abord, on annonce un encadrement plus strict, des arrêts de travail, sans dérogation pour les affections de longue durée, ce qui alourdira les démarches administratives pour conserver ces droits. Et puis surtout, il y a également la question des pensions de retraite. Le gouvernement prévoit de désindexer ces pensions de retraite de l'inflation en 2026 et de les sous-indexer en 2027. En résumé, la conséquence potentielle de ce plan de finances de la sécurité sociale est une baisse de pouvoir d'achat pour les Français. Quelles sont les prochaines étapes du projet de loi ?
Pour le moment, les députés débattent du projet de loi de finances jusqu'au vote du 4 novembre prochain, date à laquelle l'examen du plan de loi de finances de la sécurité sociale débutera également. Le 12 novembre, le budget de la sécurité sociale sera voté à l'Assemblée avant de partir vers le Sénat du 17 au 24 novembre prochain. Monsieur le sénateur, voici donc ma question. Avant l'arrivée du projet de loi, est-ce qu'il est nécessaire pour vous aussi de faire un pas vers les socialistes pour sortir de cette impasse ?
Je pense qu'il est nécessaire surtout que nous, on puisse chacun en tant que parlementaire faire des propositions qui soient concrètes, qui soient chiffrées et faire en sorte que si on enlève des recettes potentielles pour l'État, qu'on puisse le compenser par une moindre dépense ou une nouvelle recette. Et donc, moi je pense qu'il est important de se dire, on parlait des franchises médicales tout à l'heure, vous présentiez les franchises médicales.
Oui, le Premier ministre est aussi engagé de faire en sorte qu'un certain nombre de Français soient exclus de ce doublement des franchises médicales, notamment parce que c'est bien de le dire, on présente le doublement mais il y a quand même beaucoup d'exceptions. Les maladies longue durée, les mineurs, les femmes enceintes et donc c'est quasiment 18 millions de personnes qui seront exclues de ce doublement des franchises médicales. Oui, effectivement, quand on a un pouvoir d'achat et qui peut être comme le mien, comme le vôtre, le fait de doubler, de payer 2 euros sur notre boîte de médicaments, est-ce que ça va nous empêcher de vivre ?
Mais peut-être que ça peut contribuer à prendre en charge des personnes qui en ont plus besoin. Je suis désolé mais par exemple Steve, moi je vous pose la question, est-ce que vous connaissez le montant de votre boîte de médicaments que vous allez chercher si vous êtes malade ? Moi je suis journaliste. Je pose la question. Moi je vous pose la question en tant que citoyen. Vous avez la réponse. En tant que citoyen, vous le savez très bien, on ne le sait pas. Pourquoi ? Parce qu'en fait, on ne connaît plus le coût de la santé et sauf que le coût de la santé il n'est pas gratuit. Si ce n'est pas nous qui payons en tant qu'utilisateurs, en tant que patients, c'est le contribuable qui paye.
Et donc je pense qu'il y a aussi une nécessité de faire de la pédagogie sur... Moi j'ai fait un rapport par exemple sur les complémentaires santé où je demandais dans les préconisations pas de taxer plus ou de rembourser moins mais au moins de dire combien coûte aujourd'hui notre boîte de médicaments, notre acte de kiné, notre acte à l'hôpital pour qu'on sache exactement pourquoi est-ce qu'on paye des cotisations, pourquoi est-ce qu'on a aujourd'hui un certain nombre d'impôts et de taxes qui financent notre système de santé. Sur ce budget de la Sécu, Olivier Faure parle d'un musée des horreurs. Vous reprenez le terme. Qu'est-ce que vous lui répondez à Olivier Faure ?
Moi je ne suis pas dans la petite phrase honnêtement. Non mais c'est une analyse sur le budget global c'est ce que disait Rémi. Les Français vont devoir faire des efforts, vont devoir mettre la main à la poche. Qu'est-ce que vous répondez à ça ? Alors pas forcément sur le musée des horreurs mais... Encore une fois, je pense qu'il faut de la justice sociale et donc effectivement il faut qu'on puisse contribuer chacun à hauteur de nos revenus. Préserver ceux qui sont le plus en difficulté notamment les maladies longue durée, les femmes enceintes, les mineurs pour faire en sorte qu'il n'y ait pas de doublement, qu'il n'y ait pas d'augmentation pour ces maladies qui sont...
Et ces maladies et les femmes enceintes ce n'est pas une maladie mais en l'occurrence protéger effectivement les femmes enceintes également. Ça c'est important. Mais au bout d'un moment il faut aussi que chacun contribue. On a un système de santé qui est exceptionnel. Juste on ne le sait pas. Vous savez, c'est cette fameuse phrase où la France se paradit où tout le monde se croit en enfer. Mais en fait c'est exactement ça. Aujourd'hui on a un système de santé qui est exceptionnel qu'il faut soutenir mais pour pouvoir le maintenir il faut absolument qu'il soit financé et que tout le monde se rende compte de la chance qu'on a d'être dans un débit comme la France.
Précisément sur le financement. Le budget de la Sécu ce sera dans le cadre du budget de la Sécu que sera examinée la suspension de la réforme des retraites. Comment elle sera financée cette suspension ? Monsieur le sénateur ce qui est prévu c'est une baisse des pensions de retraite. Est-ce que c'est vraiment ça la solution ? Alors moi je suis opposé clairement notamment sur la question de l'abattement des 10% des retraités. Je suis complètement opposé. Je l'ai dit depuis le début. D'ailleurs depuis qui portait également cette réforme.
Moi je pense qu'aujourd'hui ces économies qui sont à hauteur de 1,2 je crois milliards d'euros ils peuvent être très bien compensés par d'autres solutions et sur lesquelles nous on est en train de travailler au sein du groupe Vert des pays. Donc vous ne soutiendrez pas ici au Sénat la suspension de la réforme des retraités ? Moi je vous le dis à titre personnel je ne soutiendrai pas la suspension de l'abattement la suppression de l'abattement de 10% pour les retraités. Je l'ai dit à plusieurs reprises.
Mais par contre comme je suis responsable je ferai en sorte d'avoir des contre-propositions pour qu'on ait l'équivalent de ces 1,5 milliard de recettes en moindre pour l'État que ça puisse être compensé par autre chose. Comme tous les jours on va retrouver un élu local pour parler des problématiques qui nous concernent tous. On va aujourd'hui dans les Pyrénées-Orientales où on retrouve Hermeline Malherbe. Bonjour. Vous êtes président du département. On voulait faire un point avec vous sur un sujet politiquement sensible celui des enfants placés. Il y a quelques mois une commission d'enquête a dressé un bilan alarmant de la situation. Où en est-on aujourd'hui ?
Bonjour à toutes et à tous et merci. Effectivement le bilan alarmant si je puis dire il ne date pas tout à fait d'aujourd'hui.
Juste pour donner un repère en 8 ans le budget de l'aide sociale à l'enfance enfin de la protection de l'enfance donc enfance-famille dans le département des Pyrénées-Orientales il a doublé il est passé de 42 millions à un peu plus que doublé 92 millions donc ça donne une idée effectivement de la difficulté que rencontrent chacun et chacune de nos concitoyens la problématique des familles avec un taux de famille monoparentale très important dans le département bref effectivement la difficulté elle est là il y a besoin de moyens sachant que par ailleurs il y a des lacunes on accueille dans le département 30% des enfants et des jeunes qui devraient être pris en charge soit dans le cadre de la protection judiciaire de la jeunesse soit dans le cadre du handicap sur des enfin via l'état donc effectivement ce que l'on met là on ne peut pas le mettre sur l'accueil des enfants de l'aide sociale à l'enfance de façon précise Xavier Févéli votre réaction à ce qui vient d'être dit vous savez moi ça fait 8 ans que je suis élu en tant que sénateur ça fait 8 ans que je travaille sur la question de la protection de l'enfance et donc je ne découvre pas ce que madame la présidente peut indiquer et c'est une vraie problématique pour les départements un blocage aussi institutionnel et aujourd'hui une espèce de maltraitance institutionnelle qui s'organise pour tous ces enfants placés pour tous ces professionnels aussi de l'aide sociale à l'enfance on voit bien un manque d'attractivité pour ces métiers qui sont des métiers de sens aujourd'hui s'occuper des autres on le voit dans les EHPAD mais on le voit aussi principalement dans la question de la protection de l'enfance une non-valorisation de ces métiers par exemple les assistants familiaux on a signé la convention internationale des droits de l'enfant et cette convention internationale des droits de l'enfant elle dit que le placement en famille d'accueil est la solution numéro 1 qu'il faut apporter aux enfants qui sont placés et pourtant comme on a un vieillissement de la population de ces assistants familiaux on ne peut plus les placer et ces assistants familiaux ils demandent quoi ?
ils demandent aussi une reconnaissance on ne pourra jamais attirer des nouvelles familles qui n'ont pas le droit au répit qui sont mal payés qui ne sont pas reconnus et qui ont au quotidien ces enfants-là mais qui ne sont pas pris en compte y compris dans les décisions des juges et je ne parle même pas de la question des placements décidés par les juges qui ne sont pas exécutés par les départements faute de place donc oui il y a un problème de moyens oui il y a un problème de coordination entre les départements d'un département à l'autre on n'a pas le même accès aux droits et c'est pour ça que moi j'avais proposé une expérimentation de la recentralisation de l'aide sociale à l'enfance puisque on voit bien que les départements sont à bout de ce qu'ils peuvent faire en termes de soutien pour ces enfants placés mais si dans un pays comme le nôtre on n'est pas capable de protéger 400 000 enfants c'est qu'on doit se poser quand même les bonnes questions Herméline Malherbe une recentralisation de l'ASE ça pourrait convenir on rappelle que c'est les départements qui sont responsables effectivement de l'aide sociale à l'enfance ah on a un petit problème de liaison visiblement c'est la recentralisation qui bloque on essaiera évidemment de retrouver Herméline Malherbe un peu plus tard on me dit que ça fonctionne ça fonctionne ou ça ne fonctionne pas en registre ça ne fonctionne pas on va voir l'actualité près de chez vous Xavier Jacoveli on retrouve tout de suite Jacques Paquiez directeur du journal du Grand Paris Jacques bonjour vous avez une question sur l'un des grands chantiers lancés par Sébastien Lecornu pour le sénateur absolument bonjour monsieur le sénateur vous y avez fait référence à plusieurs reprises dans un esprit de défense des communes qui ont perdu en pouvoir d'achat qui vont continuer d'en perdre compte tenu de leur participation à la réduction des déficits publics mais je voulais vous demander monsieur Jacoveli vous êtes à la fois élu de Suren peut-être candidat vous nous le direz peut-être aux prochaines municipales vous êtes membre je crois toujours de Pôle de Paris-Ouest de la Défense tout ça pour dire qu'il y a beaucoup de strates en France mais singulièrement en Ile-de-France où l'intercommunalité a deux niveaux comme vous le savez le niveau territorial le niveau métropolitain si comme il l'a dit le Premier ministre met sur la table ouvre une réflexion en vue d'une simplification dans un contexte de recherche d'économie quelles seraient vos propositions dans la mesure où on peut considérer que cette superposition de strates finalement à la fois a un coût et finalement est également facteur d'inefficacité qu'en pensez-vous ?
alors moi vous savez oui effectivement vous l'avez dit je suis à la fois élu municipal et élu du territoire Paris-Ouest-La Défense donc les 11 communes autour de La Défense moi je pense effectivement que c'est une catastrophe aujourd'hui cette réforme qui a créé le Grand Paris qui a créé une cinquième strates aujourd'hui dans notre région nous avons la commune le territoire qui n'a pas de fiscalité propre nous avons le département nous avons la métropole et nous avons la région plus personne ne comprend rien on a une superposition d'échelons administratifs où le citoyen ne sait exactement pas qui s'occupe de quoi et en même temps on s'en fiche un peu ce qui intéresse le citoyen aujourd'hui c'est de savoir est-ce qu'ils ont du service public et est-ce qu'il est efficace et aujourd'hui la multiplication des strates en Ile-de-France est une catastrophe donc moi je suis favorable à la simplification on la demande depuis 2017 cette simplification et pour le coup les élus locaux y compris les maires demandent une simplification et honnêtement la question du Grand Paris se pose moi je suis plutôt favorable à la fusion entre la région qui a des moyens et la métropole qui pourrait apporter le volet économique plus renforcé et donc avoir une région-métropole plus importante avoir une intercommunalité qui soit une intercommunalité choisie entre les communes mais qui ait aussi la capacité d'un EPCI d'un établissement public qui pourrait lever l'impôt parce qu'aujourd'hui effectivement on a des territoires qui sont uniquement des territoires administratifs qui sont uniquement subventionnés Jacques vous aviez une autre question pour le sénateur Oui je voulais poursuivre ne craignez-vous pas toutefois qu'une métropole région finalement soit un objet à la fois éloigné des citoyens et très technocratique finalement ne faut-il pas quand même je pense à la défense par exemple est-ce que la défense doit être gérée au niveau régional ou est-ce qu'une métropole du Grand Paris qui gère la zone dense n'est pas le bon échelon pour gérer ce genre de problématiques ?
Honnêtement vous me posez cette question et en même temps vous avez dans la question votre réponse est-ce qu'aujourd'hui la métropole n'est pas déjà éloignée des citoyens est-ce que la région est plus visible ou pas vis-à-vis des citoyens moi je pense effectivement que l'échelon régional puisqu'en fait les citoyens votent pour leurs élus régionaux est beaucoup moins éloignée qu'une métropole qui est en fait une accumulation c'est un conseil des maires en fait la métropole et donc je pense que la fusion et la clarification des compétences effectivement je pense qu'elle est aujourd'hui nécessaire quant à la défense la défense elle peut être aussi un quartier de différentes collectivités et notamment du territoire du Polde Merci Jacques merci beaucoup pour toutes ces questions on va voir la une du journal du Grand Paris aujourd'hui c'est Milan laboratoire de la régénération urbaine merci d'avoir été avec nous merci Xavier Iacovelli d'avoir été avec nous d'avoir répondu à mes questions on retiendra notamment votre scepticisme sur cette suspension de la réforme des retraites dont on va reparler dans cette émission merci Rémi on se retrouve tout à l'heure pour la revue de presse on parlera de quoi ?
On va parler forcément de l'enquête autour du vol du Louvre qui avance sérieusement puisque deux hommes ont été arrêtés hier et on verra ça tout à l'heure tout de suite j'accueille sur ce plateau Manuel Bompard pour l'entretien Bonjour Manuel Bompard Bonjour Député et coordinateur national de la France Insoumise depuis samedi l'Assemblée nationale examine la partie recette du budget pour l'année prochaine on va se pencher bien évidemment en détail sur les derniers votes mais avant quelques mots peut-être sur la forme première fois depuis je crois 40 ans que le Premier ministre défend le budget au banc comme on dit au banc des ministres c'est un signe d'ouverture c'est un signe que le Parlement est désormais respecté vous le saluez ?
Non je pense c'est d'abord un signe d'inquiétude et le Premier ministre se rend bien compte que la situation est extrêmement dangereuse pour lui puisque en vérité le budget tel qu'il l'a mis sur la table ne permet pas aujourd'hui en tout cas à une majorité de députés de pouvoir le soutenir donc je pense que il prend cette chose là au sérieux l'Assemblée nationale donc il est là pour contrôler que tout se passe bien l'Assemblée nationale débat du budget mais il faut quand même faire attention parce que j'entends beaucoup ces dernières semaines puisque le Premier ministre a dit qu'il n'y aurait pas de 49,3 c'est l'Assemblée nationale qui aura le dernier mot sur le budget franchement c'est une vision qui ne correspond pas à la réalité ce qui est vrai c'est qu'il n'y aura pas de passage en force c'est un engagement du Premier ministre en fait en vérité vous n'en savez rien parce que l'Assemblée nationale peut très bien modifier en profondeur le budget vous savez très bien on le sait ici on est au Sénat qu'à la fin il y a ce qu'on appelle une commission mixte paritaire dans laquelle le Sénat a tout à fait la possibilité de rétablir le budget dans l'état initial avec le dernier mot à l'Assemblée nationale donc c'est le rôle du Parlement d'amender ce budget de discuter de parlementaire vous êtes pour une sixième république parlementaire si je ne me trompe pas vous avez tout à fait raison donc c'est plutôt bien non mais c'est d'ailleurs un débat très intéressant parce que évidemment moi je suis pour parlementariser nos institutions le problème c'est que la cinquième république indépendamment de l'article 49.3 de la constitution le gouvernement dispose de nombreux outils pour imposer sa volonté aux parlementaires par exemple il y a un délai constitutionnel prévu pour l'examen du budget de 70 jours si ce délai constitutionnel n'est pas respecté à la fin le gouvernement a la possibilité de légiférer par ordonnance c'est-à-dire de passer le budget de son choix sans que les parlementaires n'aient aucun mot à dire sur le sujet vous voyez il faut faire attention avec cette lecture qui consisterait à dire désormais c'est l'Assemblée nationale qui va écrire le budget ça ne correspond malheureusement pas à la réalité en tout cas il y a beaucoup de députés présents en séance notamment samedi c'est quelque chose qu'il faut saluer c'est pas toujours le cas quand on parle du budget toujours le cas des députés insoumis c'est ça il y a une consigne qui a été passée à l'intérieur du groupe insoumis il faut siéger tout le temps il faut toujours être là oui mais c'est le cas en général enfin vous savez les députés insoumis font partie des députés les plus présents à l'Assemblée nationale et dans la journée de samedi en pourcentage de présence le groupe insoumis était largement le plus représenté vous dites à juste titre qu'il y avait pas mal de députés par rapport à certaines discussions budgétaires c'était pas le cas de tous les groupes et j'ai vu par exemple que Mme Le Pen préférait aller faire des photos et des selfies plutôt que de faire son travail de député en siégeant à l'Assemblée nationale donc tout le monde manifestement n'apporte pas autant d'importance que les députés insoumis à protéger le peuple des conséquences dramatiques qu'aurait l'adoption de ce budget alors on entre dans le dur manuellement par les socialistes ont fixé un ultimatum au gouvernement Le Cornu ils demandaient des évolutions sur la taxation des ultra-riches d'ici à aujourd'hui sinon c'est terminé dit Olivier Faure vous n'êtes pas un peu jaloux des socialistes c'est un peu eux qui parviennent à faire danser le gouvernement je ne suis pas jaloux je ne suis pas jaloux je pense que le parti socialiste a fait une faute politique lourde en laissant le gouvernement de M.
Le Cornu en place en refusant de voter la motion de censure de la France insoumise il y a une dizaine de jours puisque vous savez qu'elle a échoué à 18 voix et c'est évidemment le non-vote des députés socialistes qui ont permis à M.
Le Cornu d'être toujours en place aujourd'hui et qui ont permis à son budget même si évidemment il est discuté mais les grands équilibres budgétaires de ce budget sont des grands équilibres budgétaires dans lesquels la gauche ne peut pas se retrouver Ils parviennent quand même à obtenir des avancées les socialistes notamment cet impôt sur les hauts revenus qui a été adopté ça ne vous convient pas ce n'est pas quelque chose qui pourrait Sur la taxe différenciée sur les hauts revenus pérennisation de cette taxe Ce ne sont pas les socialistes qui ont obtenu cette victoire Non mais c'est une taxation qui pourrait vous convenir à vous insoumis Non mais attendez pardon il faut dire les choses précisément Non je veux dire ils parlementent ils discutent aujourd'hui avec le gouvernement Non mais attendez pardon mais la pérennisation de la contribution sur les hauts revenus puisque c'est de ça dont vous êtes en train de parler vous avez raison été voté sur la base d'un amendement qui a été adopté et ce n'était pas un amendement socialiste S'il a été adopté ce n'était pas grâce au parti socialiste c'était grâce à une majorité de députés qui l'ont voté Pardon Non c'est effectivement pas un amendement socialiste Il joue le jeu Mais moi aussi je dépose des amendements j'essaye de les faire voter je suis très content du fait qu'on ait réussi à faire voter cet amendement de la même manière je suis très content qu'on ait réussi à annuler la mesure qui visait à geler le barème de l'impôt sur le revenu parce que c'est 19 millions de français sinon on devrait payer davantage d'impôt On va y revenir vous inquiétez pas Non mais on va y revenir il n'y a pas de problème Mais en l'occurrence c'est plutôt des victoires insoumises là dont vous êtes en train de parler Vous avez tenté de faire tomber le gouvernement Le Cornu vous l'avez rappelé vous avez échoué votre objectif c'est toujours de le faire tomber et si oui est-ce que vous allez déposer une motion de censure et si oui quand ?
Alors mon objectif c'est d'abord de protéger les français de l'impact d'un budget qui serait dramatique et pour ça mon premier objectif c'est de battre ce budget Évidemment mon deuxième objectif c'est de faire tomber le gouvernement parce que ce gouvernement met en oeuvre une politique qui est une politique qui se traduit par une baisse du pouvoir d'achat pour les françaises et les français par une inaction climatique et environnementale Je ne vais pas faire la liste de tous les problèmes de la politique d'Emmanuel Macron depuis 2017 Je pense que tout le monde l'a bien compris dorénavant dans le pays Donc je pense qu'on a besoin d'un changement de politique et que ce changement de politique il passe par le fait que le gouvernement tombe Ensuite pour déposer une motion de censure à l'Assemblée Nationale en dehors de l'utilisation du 49.3 sur un texte de loi il y a ce qu'on appelle des motions de censure sur la base de l'article 49.2 de la Constitution c'est une motion de censure spontanée sans texte pour que les gens qui nous écoutent le comprennent On a le droit d'en déposer 3 dans l'année entre le mois de septembre et le mois de juin On a cherché à en déposer une il y a une dizaine de jours Évidemment notre objectif c'est d'en déposer une seconde mais de le mettre au moment le plus opportun parce que sinon vous gaspillez entre guillemets vos possibilités Donc vous dites il y en aura mais vous ne savez pas quand Je vous le dis sincèrement je pense qu'il y en aura une avant Noël évidemment Pour les fêtes ?
Avant c'est-à-dire au moment de l'expiration du débat budgétaire et mon objectif à ce moment-là évidemment sera de faire tomber le gouvernement Si vous faites tomber ce gouvernement Emmanuel Bompard deux options loi spéciale qui serait éventuellement votée avec plus de Français qui entreraient dans l'impôt sur le revenu ou encore le passage par ordonnance c'est-à-dire donc sans passer par le Parlement c'est ça ce que vous souhaitez ?
Alors non pardon si on fait tomber le gouvernement la voie de faire passer le budget par ordonnance n'existe plus Ça sera la loi spéciale effectivement Voilà pour que le gouvernement puisse passer des ordonnances il y a besoin d'un gouvernement qui n'ait pas été renversé Loi spéciale De toute façon on n'aura pas le choix il y aura besoin d'avoir une loi spéciale contrairement à ce que vous dites dans une loi spéciale on peut tout à fait ajouter un amendement qui permet de réindexer le barème de l'impôt sur le revenu pour que davantage nos Français ne s'arrête pas le budget de l'année dernière le budget de 2025 C'est vrai et c'est la raison pour laquelle moi je souhaite dans ce cas-là qu'on ait un retour devant les électrices et les électeurs qu'il puisse y avoir une nouvelle majorité et nous on considère que ça passe par l'organisation d'une élection présidentielle anticipée et qu'ensuite il y a ce qu'on appelle un budget rectificatif l'année prochaine c'est-à-dire que la loi spéciale soit temporaire parce qu'au 1er janvier il faut bien qu'on continue à collecter des recettes mais ensuite comme ça a été fait d'ailleurs cette année cette année il y a eu une loi spéciale qui a été votée et puis ensuite il y a eu un budget rectificatif qui a été adopté c'était pas mon budget rectificatif Non, on a coup de rabot sur l'AME, sur l'aide publique sur l'écologie Je me suis battu contre c'était pas mon budget rectificatif mais c'est la preuve que vous pouvez avoir un budget rectificatif Vous préférez quand même le budget Bayrou à un budget amendé par les socialistes c'est quand même ça on en est là dans vos relations avec les socialistes Non, pas du tout pardon mais vous comprenez mal si vous faites une loi spéciale c'est une mesure temporaire pour qu'au 1er janvier il y ait un budget et ensuite je souhaite qu'il y ait de nouvelles élections qui nous permettent d'avoir un budget et si possible si les françaises et les français le décident un budget insoumis voilà ce que je souhaite moi D'accord On va parler de cette fameuse taxe dont tout le monde parle notamment à gauche cette version socialiste de la taxe Zuckman Manuel Bompard elle va être examinée dans les prochaines heures ça devait être aujourd'hui finalement ce sera mercredi et cette version prévoit un impôt minimum de 3% sur les patrimoines qui dépassent les 10 millions d'euros Vous ne la voterez pas cette version de la taxe Zuckman Non mais d'abord je vais répondre à votre question mais d'abord ce n'est pas une taxe Zuckman il faut pourquoi ?
parce qu'il y a dans le dispositif qui a été proposé par les socialistes ce qu'on appelle pour aller vite parce que je n'aime pas cette terminologie mais c'est comme ça que tout le monde parle une exonération des biens professionnels c'est le terme qui est employé en vérité derrière ce vocable de biens professionnels se cachent ce qu'on appelle des holdings familiales qui est l'outil principal utilisé aujourd'hui par les très grandes fortunes et en particulier par les milliardaires en France pour payer moins d'impôts que les classes dites moyennes donc si vous enlevez de l'assiette imposable c'est soi-disant bien professionnel en vérité c'est holding familial ça ne suffit pas non mais ce n'est pas que ça ne suffit pas c'est que vous passez complètement à côté de l'objectif d'ailleurs ce n'est pas seulement moi qui le dit même Gabriel Zuckman lui-même a pris la parole ce week-end et vous dit bah oui mais si vous exonérez ces biens-là en fait vous retombez dans les travers de la fiscalité française donc vous ne voterez pas cette proposition socialiste vous confirmez moi je voterai la taxe Zuckman d'accord vous ne voterez pas cette version dite allégée de la taxe Zuckman mais je vais attendre de voir si vous voulez bien qu'est-ce qu'il y a dedans moi à chaque fois que je suis il y a quelque chose qui permet d'aller dans la bonne direction je le vote ah donc vous ne vote vous n'excluez pas vous n'excluez pas un vote de la proposition socialiste mais je n'exclus rien mais le sujet ce n'est pas est-ce que vous votez ou est-ce que vous votez pas si si quand même non le sujet c'est est-ce que si c'est dans le budget est-ce que ça vous amène à la fin à voter le budget c'est ça la seule question qui est posée et moi évidemment s'il y a une sous-taxe comme celle-ci qui ne correspond pas du tout aux objectifs de la taxe Zuckman non mais vous ne voterez pas le budget ça ne m'amènera pas à voter le budget oui mais c'est ça la question centrale ça c'est à peu près sûr mais cette proposition de socialiste vous dites why not on verra mais moi je vote attendez moi je vote tout ce qui va dans le bon sens tout ce qui va dans la bonne direction mais je ne fais pas croire aux gens donc vaut mieux un peu de taxation que pas de taxation évidemment on a besoin aujourd'hui d'augmenter la fiscalité des plus riches dans ce pays donc je n'ai pas de sujet là-dessus mais moi je me bats pour essayer de faire adopter la taxe Zuckman telle qu'elle est alors revenons sur vous en parliez tout à l'heure cet amendement de Laurent Wauquiez cette indexation du barème du revenu sur l'inflation pour tous les français ça a été adopté par l'Assemblée nationale les socialistes précisément ont voté contre et vous vous avez voté pour vous êtes plus à droite que les socialistes sur cette question franchement vous connaissez bien la mécanique parlementaire il y avait des amendements qui étaient dits identiques ça c'est vraiment une très mauvaise polémique et donc il y avait un amendement déposé par un de mes collègues insoumis Aurélien Lecoq si vous voulez tout savoir qui était identique à celui de monsieur Wauquiez donc il ne faut pas ça c'est vraiment je regrette franchement que le parti socialiste se trumpise et raconte des fausses informations vous connaissez aussi bien la mécanique parlementaire vous auriez pu ne pas voter cet amendement Wauquiez attendre qu'on passe à votre amendement pour le voter mais vous avez préféré voter l'amendement Laurent Wauquiez si j'avais fait ça alors sans doute que la droite n'aurait pas voté mon amendement parce que je n'avais pas voté son amendement vous voyez et à la fin peut-être attendez peut-être mais à la fin le résultat ça aurait été quoi le résultat ça aurait été que le barème de l'impôt sur le revenu n'aurait pas été réindexé sur la base de l'inflation et que vous auriez eu 19 millions de français qui auraient vu leur impôt sur le revenu augmenter l'année prochaine et 200 à 300 millions de personnes pauvres aux revenus faibles qui pour l'instant ne payent pas d'impôt sur le revenu et qui en auraient payé l'année prochaine vous ne reconnaissez pas quand même une erreur au moins de communication c'est compliqué à comprendre c'est compliqué pour les français c'est très facile pour les français à comprendre moi si un amendement permet d'empêcher que 19 millions de personnes payent davantage d'impôt l'année prochaine et que 200 à 300 millions de pauvres payent l'impôt sur le revenu l'année prochaine vous votez avec la droite mais évidemment enfin attendez le plus important moi je ne fais pas de la politique politicienne je fais de la politique au service des gens donc non l'erreur c'est celle de ceux qui n'ont pas voté cet amendement ça c'est une grave erreur les socialistes encore une fois vous les chargez beaucoup les socialistes c'est pas que les socialistes le gouvernement était opposé au vote de cet amendement ne me faites pas dire moi je ne cherche pas mon problème c'est pas les socialistes dans la vie mon problème c'est d'essayer de faire en sorte de protéger les français des conséquences de ce budget les insoumis ont vraiment au créneau contre les socialistes ces derniers jours mais non mais ne dites pas des choses ce sont encore des camarades ce sont des rivaux des adversaires franchement vous avez encore des relations avec les socialistes je m'en fiche vous avez des échanges encore non écoutez je m'en fiche mon sujet c'est pas le parti socialiste je m'en fiche du parti socialiste mon sujet c'est que moi et mes collègues députés nous avons été élus pour défendre des gens d'accord et quand il y a des mesures dans le budget qui vont se traduire par le fait que c'est deux fois plus d'efforts demandés aux 10% les plus pauvres par rapport aux 10% les plus riches donc pardon mais moi je fais mon travail parlementaire et mon travail parlementaire c'est d'empêcher que dans ce budget il y ait des horreurs comme le fait par exemple ça on va y venir dans les heures qui viennent comme le fait par exemple que les personnes qui sont atteintes de maladies de longue durée ces personnes là voient leur indemnisation réduire et leur pouvoir d'achat baisser voilà moi mon travail c'est ça c'est pas d'aller régler des comptes avec les uns ou avec les autres mais très rapidement vous avez encore des relations avec les socialistes ou pas ?
Non j'ai pas de relation avec Il n'y a pas d'échange aujourd'hui ? Non je crois qu'il préfère faire des réunions secrètes avec monsieur Lecornu Le budget de la Sécu vous en parliez arrive ce lundi en commission à l'Assemblée nationale c'est dans ce budget que sera examiné la suspension de la réforme des retraites vous la voterez cette suspension ? Mais franchement là aussi pardon mais il faut quand même faire attention un peu au fait ce que le gouvernement propose c'est un décalage de l'entrée en vigueur de la réforme des retraites d'un an d'accord ?
C'est à dire que la génération qui devait partir à la retraite être la génération des personnes nées en 1968 si la proposition du gouvernement devait voir le jour c'est finalement les gens nés en 1969 qui partiront à la retraite à 64 ans c'est un décalage d'un an et un décalage d'un an qui ne concerne pas tout le monde puisqu'on a appris en fin de semaine dernière par exemple que toutes les personnes qui sont dans un dispositif type carrière longue ne sont pas concernées Et les socialistes veulent revenir dessus notamment amender un mandat de la Sûne Mais monsieur ils ne peuvent pas ils ne peuvent pas puisque ça crée une charge financière et qu'un amendement sur ce sujet sera écarté au nom de l'article 40 Donc vous ne voterez pas la suspension de la réforme des retraites même si vous parlez de décalage si vous voulez Je n'ai pas à la voter ou pas il y a eu une lettre rectificative elle est dans le budget de la Sécurité sociale Il va y avoir des amendements pour la supprimer je ne vais pas voter les amendements pour la supprimer mais par contre à la fin je ne voterai pas le budget de la Sécurité sociale D'accord mais donc vous ne voterez pas non plus cette suspension on a compris Je ne vais pas voter la suppression de ce dispositif de la suspension de la réforme des retraites telle qu'elle a été Utilisez les mots que vous voulez si vous voulez mais ça s'appelle un décalage ça ne concerne pas tout le monde et honnêtement c'est plutôt une escroquerie Gérard Larcher qui dit hier dans Le Parisien que le Sénat rétablira la réforme des retraites c'est une menace que vous prenez au sérieux ?
Ça ne me surprend pas et c'est la raison pour laquelle depuis le début je dis que cette soi-disant victoire est en vérité une entourloupe et qu'il y a une hypothèse dans laquelle ce que le gouvernement a mis dans son budget ce décalage ne soit même pas dans le budget final qui sera soumis à l'Assemblée nationale en seconde lecture Les Insoumis vous avez présenté un contre-budget c'était jeudi dernier ce contre-budget prévoit 170 milliards d'euros de dépenses nouvelles 180 milliards d'euros d'impôts supplémentaires 180 milliards d'euros d'impôts supplémentaires c'est pas confiscatoire ça ? Ça passe le cap du Conseil constitutionnel ?
Évidemment mais en fait vous regardez si c'est confiscatoire sur la base des dispositifs des dispositions elles-mêmes il y a dans notre contre-budget la taxe Zuckman la vraie celle-là elle permet de générer entre 15 et 20 milliards d'euros de recettes supplémentaires pour le budget de l'État il y a ce qu'on appelle l'impôt universel sur les multinationales vous savez c'est simple c'est pour faire en sorte que les multinationales payent l'impôt qu'elles doivent payer en France c'est une mesure qui devrait être consensuelle je pense que personne ne peut accepter l'idée que vous avez des grandes entreprises aujourd'hui qui se soustraient à l'impôt alors que vous avez des petites et des moyennes entreprises qui elles sont obligées de payer ça permet de rentrer entre 20 et 25 milliards d'euros de recettes nouvelles on a compris est-ce que c'est confiscatoire oui ou non de demander à des multinationales de payer leur impôt en France pour vous c'est confiscatoire ça ?
moi je suis journaliste je ne suis pas juriste au conseil constitutionnel je ne vais pas vous répondre est-ce que c'est confiscatoire de demander est-ce que des multinationales payent leur impôt en France ? évidemment non donc en fait là c'est une question de volonté politique et ça ça permet à la fin puisque c'est ça l'objectif de notre contre-budget c'est pas rentrer des recettes pour rentrer des recettes c'est que ça permet à la fin de financer des politiques publiques qui sont indispensables quand M.
Pisani Ferry qui est par exemple l'inspirateur du programme d'Emmanuel Macron vous dit qu'il faut investir entre 30 et 40 milliards d'euros par an dans la transition écologique peut-être que ça serait bien de le faire non ?
parce que si on ne le fait pas à la fin nos débats ils n'auront plus beaucoup d'importance un mot d'actualité également Manuel bon pas une semaine après le vol des joyaux au musée du Louvre deux hommes ont été placés en garde à vue par les enquêteurs les bijoux restent toujours introuvables est-ce que vous demandez pas des comptes peut-être mais vous avez des questions à Rachida Dati elle sera auditionnée demain au Sénat est-ce que vous attendez quoi tout simplement à Rachida Dati comme aux membres du gouvernement c'est-à-dire que quand vous avez une politique c'est très relié en fait avec le débat budgétaire qu'on a quand vous avez une politique et une politique de coupe permanente dans le financement des services publics le financement des établissements à la fin il ne faut pas s'étonner que ça se traduit aussi par des économies ou par une moindre attention apportée par exemple aux questions de sécurité donc moi je ne vais pas me mettre en cause des personnes individuellement mais c'est une politique qui conduit aussi c'est pas Rachida Dati qui est responsable elle est concernée puisqu'elle était elle-même ministre de la culture depuis un certain nombre de mois mais je veux dire c'est une logique politique et la logique politique des coupes budgétaires dans les établissements publics et dans les services publics et qui à la fin se traduit par des conséquences comme celle-ci autre sujet Manuel Montpart le 15 octobre il y a eu une conférence à l'université Paris des étudiants ont été incités par une intervenante à la tribune à ne pas condamner le 7 octobre 200 étudiants ont répondu en chœur qui ne condamnent pas le 7 octobre ma question est simple faut-il des sanctions et les sanctions exemplaires ?
alors 200 étudiants ça je ne sais pas il y a une vidéo qu'on entend un certain nombre d'étudiants bon et moi je suis évidemment indigné par les propos qui ont été tenus dans cette conférence et je considère que la personne qui a tenu ces propos elle doit faire l'objet de sanctions après les sanctions collectives ça participe pas tout à fait de la justice française vous voyez il faut être capable de prouver des choses mais vous réclamez quand même des sanctions mais moi je ne suis pas d'accord avec le fait qu'on puisse tenir des propos comme ça dans une université propos antisémite ?
je ne sais pas si c'est antisémite c'est des propos qui sont des propos inacceptables en tout cas il aurait fallu interdire ce rassemblement en amont selon vous ?
mais c'est toujours très difficile l'objet de ce rassemblement lui-même n'était pas problématique c'est les propos qui ont été tenus qui le sont moi je pense qu'il faut être évidemment très clair sur ce sujet j'aimerais bien que cette même clarté s'applique d'ailleurs dans toutes les situations y compris quand vous avez par exemple la volonté d'organiser des galas parce que j'ai entendu et j'ai vu passer ça ce week-end de soutien à l'armée israélienne dans lequel sont des propos qui sont des propos d'apologie du génocide vous voyez ça aussi j'aimerais bien qu'on soit aussi impitoyables sur ce sujet pas de poids de mesure pas de double discours pas de double langage il y a des choses qui sont inacceptables il y a des choses qui sont inacceptables elles doivent être condamnées comme telles autre sujet plus politique il nous reste très peu de temps vous avez vu cette affiche de Marine Tondelier qui a annoncé sa candidature à la présidentielle très officiellement la semaine dernière l'affiche nous dit une autre marine est possible c'est une bonne affiche je ne crois pas que ce soit personnellement en tout cas intelligent de centraliser comme ça le rassemblement national dans la campagne Marine Tondelier a le droit d'être candidate à l'élection présidentielle et moi j'aspère à ce qu'il y ait un débat à l'élection présidentielle qui se fasse sur des projets plutôt que sur des punchlines c'est elle qui prend le lead contre le rassemblement national en ce moment aujourd'hui je ne crois pas vous êtes un peu en concurrence là-dessus sur ce créneau non mais moi je ne suis pas en concurrence je fais mon travail de dénonciation le rassemblement national par exemple la semaine dernière a présenté un contre-budget qui est un contre-budget ni fait ni à faire dans lequel y compris un certain nombre des horreurs qui sont dans le budget de monsieur Lecornu sont dans le budget contre-budget du rassemblement national le doublement des franchises médicales par exemple vous voyez donc moi je fais mon travail et une partie de mon travail c'est de démystifier aussi de montrer à quel point le programme économique du rassemblement national serait une catastrophe pour le pays et vous allez poursuivre votre travail je le fais et je continue à le faire en séance aujourd'hui et dans les prochains jours notamment sur cette fameuse taxe Zucman que vous ne voulez pas appeler taxe Zucman ça n'est pas une donc je ne l'appelle pas comme ça c'est comme la suspension sur la réforme de retraite ça n'est pas une donc je ne l'appelle pas comme ça merci d'avoir répondu à mes questions merci à vous on va voir ce qui fait la une dans nos régions tout de suite dans quelques jours fête de la Toussaint-Oblige vous serez nombreux à vous rendre dans les cimetières pour rendre visite à vos proches en théorie cimetière rime avec silence mais en Mayenne vous allez le voir des habitants se retroussent les manches pour rendre le lieu joyeux et convivial regardez ce reportage il est signé Fabien Recker
Yvette, t'as ton café ? il y a du sucre j'ai tuvé Marie-Jo non ?
ils sont une dizaine ce matin-là tous à la retraite réunis au cimetière avec pelle et râteau dans la bonne humeur Géraldine, que tu m'as donné deux gants c'est les deux la main gauche nous sommes au cimetière d'Andouillet dans la Mayenne nous sommes tout un groupe de bénévoles pour désherber manuellement le cimetière en complément bien sûr des agents municipaux Brigitte Blanchard est à la retraite depuis huit ans conseillère municipale elle coordonne le petit groupe de bénévoles avec ce temps humide et bien sûr la chaleur donc ça pousse très très vite ça nous crée aussi du lien on fait la cosette ça fait notre gymnastique des bénévoles qui pour la plupart ont un parent ou un proche qui repose ici
j'ai été employé de banque sur la commune pendant 35 ans donc c'est vrai que je vois des tombes c'est des anciens clients ça me permet aussi de me rappeler que je les ai rencontrés que je les ai connus
c'est une manière aussi de dire qu'on les oublie pas
le coup de main est apprécié des agents municipaux surtout depuis que la mairie a banni les produits phytosanitaires dans l'entretien de ces espaces verts le zéro phyto ça change beaucoup de choses parce qu'on gagnait du temps quand même avec les produits c'est sûr que c'était pas très bon pour l'écologie la nature mais au niveau du gain de temps c'était un gros plus quand même heureusement qu'ils sont là justement en complément du service technique bien sûr mais ils abattent quand même un sacré boulot c'est super de leur part de nous aider je vous remercie de votre engagement citoyen au service de la commune dans toutes les communes vous verrez toujours quelqu'un au cimetière en dehors même des cérémonies mais il y a toujours quelqu'un qui va venir se recueillir entretenir une tombe quand il y a des mauvais herbes un mauvais entretien ça donne une très mauvaise image de la commune et donc effectivement ça revient très vite aux oreilles du maire d'où l'importance qu'il soit toujours très propre
après avoir mis un coup de collier à l'approche de la Toussaint les bénévoles prévoient de se retrouver une fois par mois pendant l'hiver pour désherber jusqu'au prochain temps fort dans les allées du cimetière le dimanche des rameaux à la fin du mois de mars
Voilà pour ce reportage signé Fabien Recker au cœur de nos régions on prend tout de suite la direction des Ardennes où on retrouve Annick Dufis Bonjour vous êtes maire sans étiquette de la commune de Malandry on a souhaité vous donner la parole aujourd'hui parce que vous avez un coup de gueule à faire passer depuis cet été votre commune est privée d'eau potable à cause d'un arrêté préfectoral c'est ça ? racontez-nous
Oui bonjour je suis maire de la commune de Malandry une petite commune de 80 habitants le 17 mai 2025 nous avons appris que l'eau de notre commune était polluée par des PFAS jusqu'à présent les résultats d'analyse d'eau étaient toujours très satisfaisants la bonne preuve c'est qu'on avait failli la mettre en bouteille l'eau de Malandry mon coup de gueule est le suivant nous n'avons pas beaucoup d'aide nous avons des problèmes par exemple de financement pour remédier à la situation on nous dit il faut trouver des solutions pour ramener l'eau en conformité or au niveau financement nous ne sommes pas aidés nous demandons par exemple de l'aide à l'agence de l'eau l'agence de l'eau nous répond chaque fois il faut une augmentation significative du tarif de l'eau pour avoir des subventions de notre part je trouve que déjà que c'est un chantage odieux parce que nous ne sommes pas responsables de cette pollution la pollution semble avérée maintenant elle vient d'une papeterie industrielle située sur le département voisin d'autre part nous demandons également à l'agence de l'eau de nous exonérer de la redevance consommation d'eau potable pour les habitants puisqu'elle n'est plus potable ça on refuse de nous entendre à ce niveau-là
excusez-moi de vous interrompre madame la maire mais juste comment vous adaptez donc pas d'eau potable aujourd'hui dans votre commune vous distribuez de l'eau potable à vos administrés comment vous organisez
oui nous avons reçu donc une injonction préfectorale l'eau est interdite en temps de consommation d'eau de boisson nous distribuons nous devons fournir à chaque habitant deux litres d'eau par jour nous pratiquons un virement bancaire pour six mois à raison de deux litres par jour par habitant
j'imagine qu'il doit y avoir beaucoup de colère chez vos administrés vous l'entendez vous échangez beaucoup avec eux
oui la colère au départ c'était de la sidération maintenant c'est une colère parce qu'on nous dit que l'eau va augmenter que c'est à nous de trouver des solutions etc nous considérons avec les habitants que nous ne sommes pas responsables de la pollution on ne peut pas nous en faire endosser la responsabilité nous essayons de trouver des solutions mais la seule réponse qu'on a tout le temps c'est c'est à vous de payer c'est à vous de financer pour remettre l'eau en conformité or il existe en France la loi pollueur-payeur elle doit s'appliquer le pollueur doit être le payeur c'est pas le pollué qui doit être le payeur
on vous sent désœuvré on le comprend devant cette situation difficilement compréhensible vous avez des échanges avec les pouvoirs publics avec le gouvernement avec des ministres des députés des sénateurs
oui nous avons sollicité beaucoup d'acteurs les médias beaucoup et les parlementaires également nous avons reçu le soutien du député et de la sénatrice des Ardennes mais pour l'instant nous avons beaucoup de soutien oral voire écrit mais nous attendons des actes concrets et ça c'est très long à venir
merci beaucoup madame la maire pour ce témoignage poignant ce coup de gueule donc le coup de gueule est désormais passé j'espère que vous allez avoir des retours très prochainement merci encore d'être intervenu sur notre antenne on va tout de suite passer à la revue de presse on retrouve Rémi ça va ? ça va et toi ?
on va parler de l'enquête autour du vol du Louvre qui avance très sérieusement puisque deux hommes ont été arrêtés hier Rémi effectivement l'enquête progresse titre le télégramme ce matin puisque des suspects ont été arrêtés hier comme le mentionne le Dauphiné deux hommes ont été placés en garde à vue l'un d'eux s'apprêtait même à quitter le territoire et a été arrêté directement à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle alors qu'une semaine après le vol les bijoux restent introuvables tu vas aussi nous parler de Toulouse du côté de Toulouse on s'inquiète de la grippe aviaire c'est même l'alerte rouge pour la dépêche du côté de Toulouse la France a relevé son niveau d'alerte maximale concernant la grippe aviaire ce qui force les volailles au confinement sur tout le territoire français les éleveurs sont particulièrement inquiets et gardent en mémoire les abattages massifs depuis 2015 et en Corse la suspension de la réforme des retraites interroge effectivement Corse Matin est partie à la rencontre d'artisans de salariés et de chefs d'entreprise pour recueillir leurs ressentis à ce sujet et à ce jour les Corses ne savent pas quoi en penser et ne savent surtout pas à quoi s'en tenir de cette nouvelle réforme des retraites de cette suspension et parle même d'une manœuvre politique qui pourrait être sans effet concret comme beaucoup de français les Corses restent opposés à cette réforme et l'interrogation reste totale autour des manœuvres politiques Halloween c'est bientôt je crois c'est ça ?
On est festif vous pouvez même commencer à chercher votre déguisement pour vendredi et même votre citrouille puisque l'union revient sur les nombreuses variétés de courges qui peuvent accompagner vos célébrations en cette fin de semaine et également sur les ateliers de création qui rencontrent un franc succès auprès de toute la famille Vous avez votre déguisement ? Pas encore On en parlera après Merci beaucoup Rémi merci pour cette revue de presse on passe tout de suite au débat vous le savez depuis vendredi les députés examinent le budget pour l'année prochaine premier vote premier renseignement politique on en parle dans un instant juste après ce sujet il est signé de Gaël Fonseca
Opération délicate pour Sébastien Lecornu bien décidée à ce que son gouvernement ne tombe pas le budget doit mettre d'accord un maximum de parlementaires pour éviter la censure pour le moment satisfaction chez les républicains une large coalition de députés a approuvé leur amendement de suppression du gel de barème de l'impôt sur le revenu ainsi que la défiscalisation totale des heures supplémentaires des mesures chiffrées à 3 milliards d'euros qui n'iront pas dans les poches de l'Etat
dans cette bataille budgétaire la droite républicaine vient de remporter deux victoires ce budget il va être ce qu'on va en faire
contre l'avis du gouvernement encore autre vote la défiscalisation des pensions alimentaires mais aussi le rabotage de la niche fiscale des journalistes ou encore une réduction d'impôt de 25% sur les frais de séjour en EHPAD en crédit d'impôt des mesures sociales mais qui n'apaisent toujours pas l'EPS le groupe qui a décroché la suspension de la réforme des retraites porte toujours son totem la taxe Zuckman pour la faire passer le groupe a même travaillé une alternative et des amendements de repli pour taxer les hauts patrimoines si aucune de ces solutions n'est approuvée la menace pèse sur le gouvernement
ce budget va tomber et donc s'il tombe il n'y aura pas d'autre choix que de censurer et puis ensuite d'aller à la dissolution
des négociations
fustigées par la France insoumise les socialistes viennent d'inventer une taxe Zuckman homéopathique c'est-à-dire qui est diluée au point qu'elle ne servira plus à rien à la fin ça sera un rendement quasiment nul et que le parti socialiste est en train de tout abandonner c'est le monde où on vend sa chemise pour emprunter un mouchoir c'est absolument absurde
la taxe Zuckman qui devait être évaluée par l'Assemblée ce lundi sera finalement débattue par les parlementaires mercredi
quoi de mieux que de commencer la semaine avec ses deux visages ses deux experts de l'information politique bonjour à tous les deux Émilie Zapalski communicante fondatrice de l'agence Émilie Conseil bonjour Pablo bonjour bonjour rédacteur en chef de la revue Regards on va revenir bien évidemment sur tout ce qui se passe au parlement depuis vendredi on va essayer de tirer les premiers enseignements si vous le voulez bien premiers enseignements je me lance ça débat
ça joue moi c'est un petit peu je voudrais être sur une note un peu positive parce que c'est vrai que depuis le début si on refait le film à l'envers on pensait qu'il y aurait censure tout de suite que ça tomberait le gouvernement le corps nu d'eux tombe on est à quelques jours de cette nomination et ça continue à débattre et globalement même si c'est pas gagné évidemment ça débat sur le fond aussi ça débat sur quel type de taxes quel type de recettes et je trouve que c'est quand même intéressant et qu'on n'aurait pas imaginé être là à ce moment après il faut être très prudent et c'est ça on revoit un peu ses ambitions à la baisse et on regarde le moment présent parce que là c'est évidemment pas gagné pour le vote le passage au Sénat ça va être encore compliqué et il y a le PLFSS qui arrive aussi
le projet de loi de financement de la sécurité sociale examiné en commission aujourd'hui à l'Assemblée c'est grâce à Sébastien Lecornu Pablo tout ça non ?
c'est lui qui remet les clés en quelque sorte de la maison au Parlement absence de 49.3 on y va on débat c'est parti je ne partage pas tout à fait le constat d'Emilie c'est à dire que moi je crois au contraire que le budget tel qu'il est débattu ne permet pas en fait beaucoup de visibilité ne permet pas en fait que ce trace en fait des horizons pour la France ne permet pas la compréhension par les français et les françaises de ce qui est en train de se passer on a pas mal de partis politiques de mouvements politiques de dynamiques politiques qui sont pas tout à fait convergentes comme on l'aura compris mais c'est ça ce qui fait la beauté du jeu parlementaire oui mais comme vous dites c'est un jeu et le problème c'est que derrière moi j'aimerais bien qu'on parle de politique et au contraire moi je trouve que là on a une espèce de budget Frankenstein comme le disait le président de la commission des finances où chacun essaye de troquer des carottes contre des tomates et puis je te donne trois patates et tu me donnes quatre poireaux et moi j'aimerais bien qu'on parle de politique en fait qu'on vraiment on réfléchisse et je pense que c'est le budget et le budget de la sécurité sociale c'est l'occasion de le faire qu'on réfléchisse à qu'est-ce qu'on met en commun comment est-ce qu'on fait pour vivre ensemble où est-ce qu'on a envie d'aller où est-ce qu'on pose nos dépenses etc et ça on ne le fait pas tellement moi j'ai pas vu de débat de grand débat en fait de se dire à quoi ça sert à quoi ça sert tout ça on a 50% de nos dépenses en général dans notre pays qui sont des dépenses publiques qu'est-ce qu'on en fait
moi c'est marrant j'ai l'impression que c'est comme une répétition il y a deux répétitions en cours la répétition de comment on fait du compromis au Parlement parce que c'est pour moi c'est la première fois qu'on essaie de voir comment alors qu'on s'entend pas comment on peut essayer on a des votes qui sont un peu bizarres en effet LFIRN le PS avec les macronistes mais on répète pour savoir comment on fait du compromis comme les pays du Nord ça on ne sait pas faire on a l'impression qu'on tâtonne un petit peu sur ça répétition aussi pour la présidentielle parce que moi je ne suis pas d'accord je trouve qu'il y a des thèmes qui sont au débat même ne serait-ce que la suppression ou la suspension de la réforme des retraites la taxe pour les plus hauts revenus ou les plus grosses entreprises qui ne sont pas taxées par ailleurs c'est des débats en fait de fond c'est des prémices qui pourraient être rediscutées au moment de la présidentielle et je pense en tout cas moi c'est l'attente que j'aurai si la présidentielle le permet d'avoir ces débats beaucoup plus de fond que ce qu'on a eu en 2022 absolument aucun débat et là on sent qu'il y a un peu les prémices de ça qui sont posées sur la table au Parlement C'est ça Pablo
on n'est pas en plein changement de culture comme le demandait d'ailleurs Sébastien Lecornu vendredi il demande effectivement est-ce qu'on change de culture politique changement de méthode c'est en cours est-ce qu'on prend la direction de ce changement de culture politique oui mais alors moi j'ai une question pourquoi est-ce qu'on est tous obsédés en fait par les démocraties du nord de l'Europe pourquoi est-ce qu'il faudrait absolument ressembler à l'Allemagne et avoir des grandes coalitions
parce qu'on a une assemblée qui est en trois morceaux et c'est impossible d'avoir une majorité pour le moment
je ne dis pas le contraire d'abord c'est possible d'avoir une majorité le problème c'est que la démocratie il y a des institutions et il y a la façon dont traitent ces institutions ces institutions elles ont été maltraitées notamment ces dernières années je pense notamment au Parlement qui sous la présidence d'Emmanuel Macron a été particulièrement genre mis de côté que ce soit les oppositions d'ailleurs comme la majorité ou l'absence de majorité donc il s'agit à un moment de redonner en fait la possibilité à ces institutions de pouvoir exister je comprends qu'aujourd'hui dans l'Assemblée nationale il y en a qui a envie de se dire bon bah il faudrait que ça marche le problème c'est que il y a un choix qui a été fait notamment de nomination à Matignon de Premier ministre qui ne correspond pas en fait à une quelconque dynamique ni majoritaire ni même on va dire l'endroit de la politique dans l'Assemblée nationale qui est le plus en dynamique donc et le choix c'est Sébastien Lecornu donc en fait à partir de ce moment-là pour moi le jeu il est faussé le jeu bon à partir du moment où ils ont choisi Sébastien Lecornu c'est-à-dire le membre d'un groupe qui est tout sauf majoritaire qui est tout sauf en dynamique on peut quand même lui reconnaître
que c'est une personne qui envisage différemment les corps intermédiaires et notamment les parlementaires les élus aussi alors les parlementaires c'est pas les corps intermédiaires non mais en tout cas il respecte les parlementaires et le reste des corps intermédiaires et il a obtenu quand même même s'il est très attaché à Macron parce qu'il est ministre depuis le début c'est infidèle il a réussi quand même à obtenir certains acquis notamment le 49-3 de ne pas utiliser et puis éventuellement donc la suspension de la réforme des retraites qui était la seule réforme à peu près de Macron
là où Pablo n'a pas tort et peut-être même raison c'est que quand on regarde ce qui a été voté depuis vendredi c'est un peu à six pertes il y a victoire de la droite avec la défiscalisation des heures sub victoire peut-être de la gauche avec la pérennisation de la taxation des revenus qui peut voter ça c'est un budget il n'y a pas de ligne il n'y a pas de ligne directrice
non pour l'instant non il n'y a pas de ligne directrice mais j'allais dire c'est pas grave on le sait que globalement ce budget ça ne va pas passer on le sait que ça va être très compliqué et que probablement il y aura des solutions un peu pour que le gouvernement reprenne la main
on peut s'arrêter le non on s'arrête
on arrête l'émission je trouve que c'est quand même important qu'il y ait ce débat qu'on puisse l'avoir et après en effet il y a chaque parti politique qui essaie de jouer son coup là on a bien vu Laurent Wauquiez des choses comme ça mais c'est important qu'il y ait ce débat que les parlementaires reprennent un peu le lead même si ça n'ira pas beaucoup plus loin on le sait les budgets la plupart du temps ne sont pas votés en dehors d'un 49-3 c'est pas non plus quelque chose qu'on a en tête donc il y a du débat moi je pense que c'est important pour moi c'est pas aujourd'hui que c'est important c'est comme si on regardait qu'on pouvait faire ça qu'on pouvait débattre qu'on pouvait avoir cette culture là et ça c'est important
on s'en rate d'ici à la fin de semaine s'il y a dissolution vous savez de qui vient cette phrase Olivier Faure qui nous dit ça hier sur LCI il n'y a pas un jour presque où Olivier Faure ne menace pas le gouvernement aujourd'hui c'est vraiment lui ce sont vraiment les socialistes qui font danser le gouvernement alors est-ce qu'ils le font danser oui sûrement ils le font danser ça je pense que en tout cas ils ont la main sur la gâchette ils ont le doigt sur la guillotine et c'est eux qui du jour au lendemain peuvent décider si oui ou non il va y avoir une censure puisque je le rappelle l'ensemble des autres groupes d'opposition eux votent la censure que ce soit l'extrême droite le rassemblement national ou le reste de la gauche donc évidemment ils ont une place de choix malgré leur petit nombre ils ne sont que 69 ils ont une place de choix et ils entendent bien utiliser un maximum en fait genre leur marge de manœuvre la question c'est à quoi ils l'utilisent et là j'ai comme un j'avoue que j'ai du mal à la comprendre vous n'êtes pas convaincu c'est pas que je suis pas oui si je suis pas convaincu parce que j'essaye de comprendre en fait ils ont des lignes rouges au début ils ont apporté deux choses donc l'absence de 49,3 et la suspension de la réforme des retraites on a vu que la suspension de la réforme des retraites c'était un peu plus compliqué que ça on a écouté Emmanuel Macron qui a dit que c'était un décalage on a regardé l'électroïdificatif ça ressemble effectivement plus à un décalage qu'à une suspension mais bon après il y a la taxe Zuckman alors la taxe Zuckman pour certains au PS c'est une ligne rouge pour d'autres bon bah c'est pas très grave du coup ils font le choix tout le monde a compris que c'était une taxe Zuckman allégée la France Insoumise dit que ça sert à rien mais enfin ça reste une taxe Zuckman allégée donc on se dit bon bah à chaque fois ils décalent un peu les lignes rouges qui sont acceptables c'est ça le compromis peut-être oui mais oui d'accord peut-être le compromis mais pas la politique et en fait au bout d'un moment les socialistes il faut quand même qu'ils aient une identité politique ils sont socialistes ils sont pas macronistes s'ils sont restés au PS ça veut dire qu'ils ont quelque chose de gauche à dire donc c'est là qui a un problème
je pense qu'ils ont fait un double pari ils ont fait le pari de la responsabilité d'essayer de se dire on va participer à ça parce que la France subit une instabilité politique énorme et donc on va faire le pari de redevenir le parti d'avant un parti de gouvernement un parti responsable et ils ont fait le pari aussi de se détacher de la France Insoumise qui pesait beaucoup à l'heure actuelle sur leurs relations enfin de toute façon et avec un axe LFI depuis le 7 octobre très marqué qui ne leur convenait pas donc c'est ce double pari qui s'exprime là alors oui c'est vrai qu'on se demande jusqu'où ça va aller mais en termes d'image et d'électrons libres que représente maintenant le parti socialiste au sein de cette gauche qui était avant nouée par le NFP ou la NUPES c'est ça c'est ça ce pari là qui joue on va voir jusqu'où ça va aller mais ne serait-ce que les points que vous avez indiqués voilà le PS est revenu au devant du jeu imaginez-vous l'année dernière on n'en parlait même plus du PS c'était les LR mais c'était fini ils sont revenus devant de la scène vous avez posé la bonne question
jusqu'où tout ça va aller on a posé la question à Boris Vallaud est-ce qu'on se dirige vers une dissolution écoutez-le
ce n'est pas l'avenir
du gouvernement
qui m'intéresse c'est est-ce qu'on est capable d'avoir un budget juste est-ce qu'on est capable de dire que ceux dont le patrimoine et la fortune a été multiplié par presque 10 depuis 2000 peuvent faire un effort de justice fiscale de solidarité nationale au bénéfice de tous les autres qui passent leur temps à se serrer la ceinture c'est simple sinon vous censurerez bah écoutez en tout cas ça fait partie
des hypothèses censure ce qui voudrait dire dissolution donc la dissolution la menace de la dissolution plane toujours sur la France Pablo elle plane toujours sur la France c'est leur levier principal dans leur discussion âpre avec le gouvernement mais au fond ce que dit Boris Vallaud répond à ce que disait Émilie tout à l'heure c'est-à-dire que Émilie disait oui de toute façon ce débat on sait très bien que un il va pas ressembler à grand chose elle a pas lié exactement ça non mais je la paraphrase un ça va pas ressembler à grand chose et deux bon bah il va sûrement pas passer etc et Boris Vallaud lui dit mais non mais on se bat pour un budget qui bah non en fait camarade Vallaud en fait ça sert à rien enfin je veux dire tout le monde a bien compris en fait que de toute façon ce budget va pas ressembler à grand chose à cause du jeu arithmétique de l'Assemblée nationale mais donc la question aujourd'hui et je reprends ce que disait Émilie tout à l'heure c'est pour faire du pour créer du débat pour voir en fait comment se débrouillent les uns et les autres pour donner des pistes pour la présidentielle or là la direction qu'est en train de donner le parti socialiste c'est de dire bah ok nous sommes responsables parce que nous ne voulons pas la censure immédiate nous ne voulons pas la dissolution mais en même temps ils brouillent aussi les cartes parce que là ils sont associés avec les macronistes et le parti socialiste je suis désolé ça va se payer dans les urnes ça va se payer dans les urnes c'est pas que ça va se payer dans les urnes c'est que en fait au bout d'un moment leur identité c'est être de gauche le parti socialiste ces 60 dernières années n'a gagné que lorsqu'il était de gauche à la fois François Hollande François Mitterrand et Lionel Jospin donc ils peuvent faire le pari de la droite mais c'est un pari qui est perdant quand vous regardez la taxe Zuckman même à l'AG c'est pas tellement en pari de la droite non mais là c'est institutionnellement ils sont en train de se coller aux macronistes dans l'imaginaire des français c'est pour ça
qu'il y a cette menace perpétuelle pour essayer ces négociations quelque part avec les macronistes et ils ne tiendront que s'ils ont suffisamment de gage pour dire qu'on a obtenu des mesures qui sont plutôt de gauche c'est ce qui se passe à l'heure actuelle moi je pense que ça marque quand même des points parce qu'on voit un parti socialiste qui se bat on voit quand même des mesures qui passent certaines on va voir l'attaque Zuckman allégée c'est probable qu'elle passe pas mais il y a cette bataille quand même et je pense que ça inscrit quand même dans un futur électorat que le parti socialiste se bat pour ses mesures de gauche vis-à-vis des macronistes
les relations en tout cas sont plutôt fraîches on l'aura vu entre les insoumis et les socialistes écoutez Manuel Bompard qui était sur ce plateau tout à l'heure écoutez la déclaration d'amour de Manuel Bompard aux socialistes vous avez encore des relations avec les socialistes je m'en fiche vous avez des échanges encore écoutez je m'en fiche mon sujet c'est pas le parti socialiste je m'en fiche du parti socialiste mon sujet c'est que moi et mes collègues députés nous avons été élus pour défendre des gens moi mon travail c'est ça c'est pas d'aller régler des comptes avec les uns ou avec les autres le PS c'est devenu l'ennemi des insoumis on a un peu l'impression ces derniers jours ces dernières heures vous parliez de camarades tout à l'heure c'est plus des camarades ce sont plus des camarades en fait de fait ils le sont de fait c'est la gauche Manuel Bompard aura beau dire genre moi je m'en fiche du parti socialiste en fait c'est une partie de la gauche aux yeux des français et des françaises ça fait partie d'un tout et lorsque les insoumis disent des socialistes vous êtes des sociotraitres vous êtes en train de rejoindre la droite ou que sais-je il faut qu'ils fassent attention parce que c'est une partie d'eux-mêmes d'eux-mêmes en tant que gauche qu'ils sont en train d'insulter qu'ils sont en train de vouer aux gémonies donc et en plus de ça je pense pas que la gauche faut quand même pas oublier que ces derniers temps aux élections nationales elle fait 30% tout mouillé c'est-à-dire moins d'un tiers de l'électorat de ceux qui se bougent pour aller voter donc 30% on va il faut quand même si on veut avoir une chance de passer au deuxième tour si on veut avoir une il faut ménager les sensibilités non mais il faut il faut travailler et moi je trouve que à la fois la NUPES et le NFP étaient des bons outils pour précisément créer des dynamiques dans lesquelles chaque sensibilité avait sa place le problème c'est que je vais vous dire il n'y a aucun travail qui a été fait ni dans la NUPES ni dans le nouveau Front Populaire il y a des accords qui ont été signés en deux temps trois mouvements ils ont dit tiens un signe en bas de la page des accords électoraux mais il n'y a pas
de travail derrière donc maintenant
il faut travailler
pour que tout le monde soit de gauche pour la France insoumise c'est difficile de voir ce divorce qu'a acté le parti socialiste et encore plus cela avec le gouvernement Le Cornu 2 finalement on voit que voilà le divorce il est annoncé ça ne veut pas dire que ça ne reviendra pas la réunion parce qu'en effet selon les batailles et notamment quand il s'agit de combattre l'extrême droite on voit que les rangs se resserrent facilement mais pour LFI c'est difficile et pour le PS c'est difficile de réappartenir à une union de gauche avec le positionnement qu'a choisi LFI au fur et à mesure des années et je parlais tout à l'heure du 7 octobre ce positionnement vis-à-vis des musulmans et vis-à-vis des juifs c'est particulièrement compliqué c'est un pari électoraliste qui fonctionne a priori mais le PS ne peut pas le supporter donc il y a ce décrochage qui est acté il ne faut pas oublier quand même qu'il y a un front anti-Mélenchon qui s'organise aussi bien qu'il y a un front anti-RN qui s'organise et globalement le front anti-Mélenchon il est presque en train d'être supérieur au front anti-RN et ça le parti socialiste il le voit aussi
Que pense Gabriel Zuckman de la nouvelle version de la taxe Zuckman écoutez la réponse de l'économie cd sur France 2
Il propose de sortir les détentions de plus de 50% au capital d'une entreprise à l'époque de l'ISF c'était 25% le risque c'est que les personnes très fortunées vous savez elles sont bien conseillées et donc elles risquent de trouver d'exploiter ces échappatoires pour échapper à l'impôt à l'inverse si on veut maximiser le rendement budgétaire ce qui est important c'est d'avoir un dispositif sans échappatoire possible c'est ça qui est gage de justice et c'est ça qui est gage d'efficacité
L'examen de la version socialiste de la taxe devait être examiné aujourd'hui finalement ce sera mercredi ça va être un peu le juge de paix cette taxe pour la suite du gouvernement de l'accord de non-censure etc. Pablo ?
Je pense que c'est déjà on sait déjà très bien comment ça va se passer c'est-à-dire que la version tax Zuckman version Zuckman ça c'est out on n'en parle pas donc il y a la version allégée qui genre arithmétiquement on regarde si on fait les additions a peu de chances de passer aussi L'ARN n'en veut pas la droite n'en veut pas et la gauche ne la votera pas donc genre je vois pas trop où est-ce qu'on va avec cette arithmétique là donc moi je mais surtout en vérité le principal problème c'est que cette question de la tax Zuckman c'est une petite question dans le budget je veux dire c'est 15 à 20 milliards c'est pas négligeable c'est un symbole c'est un symbole j'entends partout parler de ce mot de totem ok d'accord c'est un totem que pourrait ramener à la maison le parti socialiste mais enfin ça donne pas une direction au budget c'est pas ça en fait qui va résoudre tous les problèmes de justice sociale ni de justice fiscale oui mais c'est ça en fait que je reproche à le budget je dis pas qu'un budget doit tout résoudre en revanche je pense qu'un budget doit aller un peu plus profondément en fait dans les questions qu'il pose que juste dire bah tiens on va prendre 2% en comptant les biens professionnels c'est vrai qu'on est un peu
dans une caricature en fait avec chacun qui essaie d'imposer des mesures qui sont symboliques plus symboliques que structurelles mais moi je pense que c'est important alors c'est normal que Zuckman soit pas content on prend pas sa taxe sa version donc voilà moi je trouve que c'est intéressant parce que regardez depuis plusieurs mois on discute de cette taxe on discute d'éventuellement taxer les entreprises ou les plus riches alors qu'avant ce débat il avait pas lieu on n'y arrivait pas on n'allait pas jusqu'au bout alors que même des modems avait déposé des amendements qui ressemblaient à ce type de taxes donc on avance quand même le débat il avance lentement mais il avance un peu et je trouve que c'est important au-delà du symbole de pouvoir discuter de ce type de taxation
alors depuis vendredi la droite aussi a obtenu des victoires lors de ses premières heures de débat écoutez François-Xavier Bellamy c'était sur TF1 je les remercie aussi parce que comme un français parmi tant d'autres qui regardent les débats à l'Assemblée nationale je m'inquiète de savoir qui défend qui défend la France qui bosse la France qui travaille la France qui a travaillé toute sa vie et les républicains les députés de notre groupe sont ceux qui aujourd'hui font barrage à toute la folie fiscale qui voudrait déferrer sur la France à travers les propositions des socialistes et de tous leurs alliés L'Assemblée nationale qui a voté pour la défiscalisation des heures supplémentaires c'est le retour du Travailler Plus
pour gagner Plus Oui c'est la petite musique de Laurent Wauquiez la Citana et puis Travailler Plus ça revient moi je pense que Laurent Wauquiez par contre il fait un parcours qui est intéressant parce que quand même avec tout ce qui s'est passé autour de Bruno Retailleau les LR avaient été un petit peu décrédibilisés le départ précipité parce que Bruno Le Maire arrivait au gouvernement c'était quand même assez ridicule et on voit que Laurent Wauquiez il a saisi l'opportunité pour reprendre un peu la main vis-à-vis de tous ces députés qui fait voter vraiment dans le même sens et puis là ce type de mesures donc c'est intéressant moi je ne suis pas sûre que pareil ça aille très très loin parce que les LR vous parliez de travail pour le coup dans le programme LR c'est compliqué mis à part le travail ce que vient de dire monsieur Bellamy mis à part ça il n'y a globalement rien du tout donc ce sont des petites victoires qui à mon avis ne feront pas une grosse victoire ils ont du mal à se repositionner dans le jeu alors que Bruno Retailleau en tant que ministre de l'Intérieur avait fait un beau boulot et d'ailleurs Bruno Retailleau on n'en entend plus parler alors probablement il va remonter au Sénat et il va profiter de ce positionnement pour remonter au front mais pour l'instant silence radio
Pablo ce qui se joue là aujourd'hui à droite c'est le leadership ALR pour la présidentielle de 2027 oui mais alors pour ça comme dirait Emilie il faut avoir un projet parce que genre c'est sympa d'avoir une belle gueule et de dire oui j'ai ramené 2-3 on a voté 2-3 de mes amendements mais ça fait pas la rue Michel pour être président de la République ni même pour être un candidat sérieux donc il y a un travail de fond qu'il va falloir qu'il fasse rapidement pour qu'il nous explique qu'est-ce qu'ils ont à dire entre l'extrême droite et la droite libérale pro-business macroniste et pour l'instant effectivement ce travail n'est pas fait et ce que fait François-Xavier Bellamy en tant que vice-président du parti il est toujours vice-président je sais pas ça change beaucoup dans les instances dans les instances du parti il fait exactement comme font les socialistes ou comme font beaucoup de groupes il prend une petite mesure un petit amendement et il dit regardez c'est une grande victoire pour les LR c'est une grande victoire pour les français c'est un peu fort de café il va falloir si les LR ont toujours l'ambition d'être un parti de gouvernement il va falloir qu'ils nous disent où est-ce qu'ils veulent emmener la France et pour l'instant comme l'a très bien dit Émilie c'est très flou Au cœur des débats budgétaires il y a la fameuse suspension de la réforme des retraites la discussion aura lieu à l'intérieur du budget de la Sécu qui arrive aujourd'hui en commission à l'Assemblée nationale écoutez le prix Nobel d'économie salué la remise de l'ouvrage sur le métier c'était hier sur LCI J'étais soulagé
qu'il y ait eu une proposition de suspendre l'horloge moi je dis interrompre l'horloge de la réforme des retraites ça a donné de l'espace pour qu'il y ait une vraie négociation qui s'engage avec le parti socialiste et avec l'ensemble des forces politiques qui sont une partie de gouvernement je dirais et donc ils sont en train de négocier et j'espère qu'ils vont arriver à d'accord
C'était un proche d'Emmanuel Macron il faut le rappeler cette suspension de la réforme des retraites ça signe la mort du macronisme
C'est pas la mort enfin de toute façon le macronisme L'échelle du macronisme il est en train de s'étendre un petit peu de lui-même C'est peut-être le dernier ça aurait été peut-être l'un des éléments du vivant C'était une des seules réformes qui avait été imposées en plus avec beaucoup de violence et sur lesquelles ils reviennent oui c'est un pas énorme d'avoir proposé ça enfin d'avoir accepté ça et c'est terrible pour Macron parce que je ne sais pas de quelle autre réforme on va se souvenir de lui pendant ces deux quinquennats Non, moi je trouve que c'est intéressant qu'on puisse discuter ça et ce qu'on voit bien c'est que le prix de Nouvelle de l'économie il a compris que le coût économique il était inférieur au coût politique de cette instabilité et qu'il fallait accepter ce coût économique de suspension de la réforme des retraites pour relancer le débat et repermettre ça et encore une fois c'est plutôt pour la visée présidentielle je pense que c'est comme si on disait attendez on calme le jeu on pose les choses et on attend la présidentielle pour voir ce qu'on est prêt à faire est-ce qu'on revient dessus est-ce qu'on avance dessus et là on entend parler de retraite à point de capitalisation on a d'autres débats d'autres modalités pour voir comment on organise et comment on garde ce système de retraite qu'on a choisi
Pablo, vous avez 45 secondes pour nous dire ce qui restera du bilan d'Emmanuel Macron sans cette réforme des retraites bonne chance Oui mais alors déjà je vais juste plutôt partir sur la réforme des retraites et le macronisme je ne comprends pas pourquoi on associe cette réforme des retraites au macronisme enfin je veux dire c'est un vieux truc de la droite qui traîne dans les tiroirs depuis littéralement Mitterrand et puis même avant on va augmenter l'âge pivot on va augmenter le nombre de trimestres moi personnellement j'ai 35 ans c'est ce que j'entends depuis 35 ans on me raconte toujours la même chose donc dire c'est ça l'essence du macronisme c'est cette réforme qui était déjà portée par Nicolas Sarkozy qui était déjà portée par Jacques Chirac qui était déjà portée par Balladur enfin je veux dire tout le monde la portait cette réforme donc c'est pas ça qui fait le macronisme et hélas tout se termine en eau de boudin et c'est la preuve que dès le départ ça tenait pas la route Merci de m'avoir résumé tout ça en quelques jours merci beaucoup Pablo on passe tout de suite à l'histoire du jour aujourd'hui direction Genève pas pour parler banque pas pour parler chocolat aux finances non mais pour rencontrer un type qui a troqué les chiffres contre les lettres son nom Martin Boujol il a 29 ans c'est un influenceur littéraire comme on dit c'est un bookstagrammeur professionnel je connaissais pas le nom mais c'est pas bookstagrammeur professionnel imaginez un peu la scène une cave à vin en plein milieu de Genève sauf qu'au lieu de bouteilles il y a des livres des livres par centaines alors là vous allez me dire que libraire c'est pas très nouveau comme job ok mais Martin lui n'est pas libraire je vous ai dit qu'il était influenceur et c'est même l'influenceur littéraire le plus suivi du monde francophone il a plus de 300 000 abonnés sur son compte ses vidéos cumulent des millions de vues Martin parle à tout le monde avec un ton simple joyeux jamais snob c'est drôle c'est accessible ses vidéos cartonnent les éditeurs se laragent et surtout ils redonnent envie de lire à toute une génération alors merci Martin retenez son nom Émilie Pablo Martin Boujol vous allez le suivre sur Instagram en tout cas lisez le portrait le beau portrait qui est fait sur lui dans les pages du monde ça vaut le détour c'est la fin de cette émission merci Émilie merci Pablo salut à vous derrière votre écran merci de nous avoir suivis on se retrouve demain je vous souhaite une très très belle journée sur Public Sénat Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé bonjour chez vous retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat Sous-titrage ST' 501
Sébastien Lecornu