Apolline Matin du 1er octobre - 8h/9h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:14OuverteÉludée
Qui va payer ?
- 0:22OuverteRéponse directe
Combien de lycées bloqués aujourd'hui ?
- 0:46OuverteRéponse directe
Le gouvernement va dévoiler le détail de son budget pour 2027.
- 22:37OuverteRéponse directe
Le budget qui est annoncé aujourd'hui avec des coupes énormes, suffisant à vos yeux ?
- 22:45OuverteRéponse directe
Vous y étiez hier. Vous êtes rentré tard hier soir de Montpellier. Vous y étiez et vous avez plaidé en faveur de Robert Ménard.
- 25:19OuverteRéponse directe
Est-ce que vous appelez au calme ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:51PrésentateurChiffre
« 54 milliards d'euros d'économies. »
- 0:53PrésentateurChiffre
« 5,5 milliards d'efforts de mandés au retraité. »
- 2:19PrésentateurChiffre
« 75 000 euros d'amende et une peine d'illégibilité. »
- 23:44InvitéFait
« On marche sur la tête. On a un système qui est plus dur avec le maire, un maire qui se dévoue au quotidien, qu'avec un clandestin. »
- 24:56InvitéFait
« que pour se marier, il faut être en situation régulière. »
- 25:50InvitéFait
« il faut qu'on en revienne à la loi anti-casseurs. »
- 27:11InvitéFait
« On a un parti absolument séditieux qui a une fascination pour la violence. »
- 28:33InvitéFait
« La question de l'interdiction de LFI. »
- 35:40InvitéChiffre
« On est à 4,85% à 10 ans. »
- 35:44InvitéChiffre
« C'est 3600% de plus qu'il y a 5 ans. »
- 37:28InvitéChiffre
« Il est responsable d'avoir ruiné la France 1 400 milliards d'euros. »
- 37:46InvitéFait
« le seul bouclier, c'est le référendum, une règle d'or dans la Constitution. »
- 38:00InvitéFait
« il fallait penser à aller jusqu'à interdire LFI parce que anti-républicain »
- 38:30PrésentateurFait
« on doit se plier aux règles. Et ça n'est pas possible la violence. »
- 38:40PrésentateurPromesse
« ce que je demande en prison de la République, c'est de porter devant le peuple français la règle d'or. »
- 39:32PrésentateurFait
« Je veux une rupture. Le système est en train de mourir sous nos yeux »
- 39:43PrésentateurChiffre
« Les Français, en deux ans, ont perdu 1200 euros de pouvoir d'achat. »
- 39:53PrésentateurChiffre
« 3 Français sur 10 sont dans le rouge pour leur compte bancaire le 17 du mois »
- 40:33PrésentateurPromesse
« par ordonnance, supprimer des normes, notamment les seuils pour les relever pour les entreprises »
- 40:43PrésentateurChiffre
« j'aurai su tirer 40 milliards d'euros d'impôts et de charges sociales à nos entreprises »
- 41:22PrésentateurPromesse
« plafonner à 70% du SMIC la totalité qu'un individu peut recevoir en aide sociale »
- 41:37PrésentateurChiffre
« Ils sont co-responsables des 1 400 milliards de dettes »
- 43:04PrésentateurFait
« Je ne parle même pas d'antisémitisme »
- 43:34PrésentateurFait
« Il y a une forme de brumisation de la violence »
Temps de parole
- Présentateur62 %
- Invité24 %
- Invité 24 %
- ?3 %
- Invité 33 %
≈ 13,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous
écoutez
RMC.
Il
est 8h, très belle journée à tous. Merci d'avoir choisi RMC.
RMC, Apolline Matin.
Le journal de Quentin Vinet, bonjour Quentin.
Bonjour Apolline, bonjour à tous. Qui va payer ? C'est ce matin qu'on va savoir. Le gouvernement va dévoiler le détail de son budget 2027. On y reviendra dès le début du journal. Combien de lycées bloquées aujourd'hui ? Il y
en
a déjà une quinzaine ce matin à Paris. Le mouvement est émeillé de violences, il s'étend. Et le gouvernement ouvre une plateforme de doléances pour tenter de calmer la colère. Alors que s'est-il passé à bord de l'avion Dubaï Tel Aviv d'hier matin ? Une catastrophe sans doute évité. Le copilote a poignardé le pilote. Des passagers se sont interposés. Vous allez entendre Israël qui dénonce une tentative d'attaque.
Et
on va enfin savoir qui va payer.
Oui, c'est donc dans la matinée que le gouvernement va dévoiler le détail de son budget pour 2027. 54 milliards d'euros d'économies. 5,5 milliards d'efforts de mandés au retraité. Ça c'est pour les grandes lignes,
on
les connaît déjà. Sébastien Krebs, chef du service politique à RMC, en direct avec nous ce matin. Ça va encore être un grand numéro d'équilibrisme pour le gouvernement, sans majorité et en plus en année présidentielle. Oui, entre les candidats eux-mêmes députés et leurs proches, les débats risquent de tourner au meeting permanent. Les postures vont forcément se durcir. Le gouvernement le sait. Personne n'a vraiment intérêt à l'aider, à être associé aux mauvaises nouvelles et au pouvoir sortant. Même côté Sénat, Bruno Rotaillot aura intérêt à jouer sa propre partition. Bref, ça s'annonce mal, résume à un cadre macroniste.
L'an dernier, le gouvernement avait évité la censure au prix, vous vous en souvenez, de la suspension de la réforme des retraites. Cette fois, le scénario d'un accord avec les socialistes paraît hors d'atteinte. Le gouvernement n'a pas grand-chose à leur offrir. Sébastien Lecornu, malgré tout, continue d'appeler au compromis, avec deux arguments. Tout sera réversible. Si le futur président veut pouvoir modifier le budget, il faut déjà qu'il y en ait un. Et puis la menace d'une crise, le réel nous rattrape, avertit le Premier ministre, alors que la France paye sa dette au prix fort. La menace de censure plane toujours. En fait, il faudra regarder l'attitude du RN.
Marine Le Pen jouera-t-elle la carte de la responsabilité de la future présidente qui laisserait passer le budget avec la promesse de le modifier ? Ou bien voudra-t-elle donner le coup de grâce ? À ce stade, elle laisse planer l'ambiguïté. Alors en attendant, le gouvernement fait face, vous le savez, à la colère des lycéens et reconnaît une amplification du mouvement. Il y
a
déjà une quinzaine de lycées bloqués là ce matin à Paris.
Il
y
en
avait 356 hier dans toute la France, soit une vingtaine de plus que la veille. La nouveauté là aujourd'hui, c'est que les étudiants entrent dans la danse. Ils viennent de le dire sur RMC. Il y a au moins une dizaine, au moins dix universités qui sont bloquées là ce matin. On se parle d'après leur syndicat. Ils y voient des similarités dans les revendications sur les conditions d'enseignement. Alors comment le gouvernement répond à cette colère ? Le ministère de l'éducation vient de mettre en place une plateforme de concertation. Ce n
'est
pas un numéro vert, mais presque.
Ça
ressemble à un grand cahier de doléances à Solène Leroux.
Oui, le lien vers ce site internet sera envoyé par les chefs d'établissement à tous les élèves via leur messagerie électronique. Le but,
c
'est de permettre aux lycéens de faire part de leurs attentes, de leurs angoisses, de leurs demandes, insiste Édouard Geffray. Ces différentes requêtes seront ensuite collectées par les recteurs des académies. Puis le ministre va organiser, sans que la date soit encore précisée, un événement national pour restituer l'ensemble de ces doléances, afin d'apporter, je cite, des réponses structurées. En attendant, les chefs d'établissement sont invités à réunir rapidement les conseils de vie lycéenne, des instances démocratiques où les lycéens échangent avec les équipes pédagogiques.
Tous les regards sont braqués sur le lycée Paul-Éleard de Saint-Denis, au nord de Paris, où la situation dégénère quasiment tous les jours depuis la semaine dernière. Ce lycée va rester fermé ce jeudi. Le temps de réparer le portail d'entrée, dit la direction. Portail qui a été brûlé durant la contestation. Alors, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, assure que la réponse des forces de l'ordre est proportionnée. La police des polices ouvre pourtant une enquête à Tours, où un jeune homme a été blessé à la tête, sans doute par un tir de LBD à Constance Bostoen.
Des
lésions compatibles avec l'impact d'une balle de défense de type LBD. Voilà les résultats des examens médicaux légaux pratiqués sur le jeune homme et annoncés par la procureure de la République de Tours. Sur une vidéo relayée massivement sur les réseaux sociaux, on peut le voir assis la tête dans les mains, le visage baissé et à ses pieds une flaque de sang. Cette scène intervient au moment où un mouvement de contestation a lieu à quelques mètres de là devant le lycée Balzac. Les policiers sont alors pris à partie et visés par des jets de projectiles. Pour comprendre ce qu'il s'est passé, une enquête a été ouverte. L'IGPN, la police des polices est saisie.
Des vérifications sont donc en cours. Désormais, le préfet a notamment demandé l'exploitation des images des caméras individuelles portées par les policiers. La victime doit également être entendue très prochainement.
Et on verra s'il sera question de cette colère lycéenne ce soir lors du deuxième débat entre les cinq candidats à la primaire socialiste. Le dernier, ce sera dimanche sur BFM TV. Le PS espère entre 70 000 et 100 000 participants à cette primaire. Autre date, c'est le 1er décembre que le maire de Béziers, Robert Ménard, saura s'il est condamné pour avoir refusé de marier un Algérien sous OQTF. Il risquait gros, il était jugé hier à Montpellier. Bon,
finalement,
c'est une amende de 7 500 euros qui a été requise contre lui. Et comme prévu, il a fait de ce procès une tribune politique. Il
y
a eu plein de procès où les gens ont été condamnés, mais ça a fait changer les choses. Il y a des moments où prendre des risques,
au
risque d'une condamnation, ça poussera à un certain nombre de modifications de la loi. Oui, aujourd'hui, la loi devrait changer. Enfin, c'est pas moi qui le dis, c'est le chef de l'État. C'est pas un ami politique, le chef de l'État. Il s'agit pas de dire de tout changer, il s'agit juste de dire qu'on ne peut pas condamner un maire
parce
qu'il a refusé de marier quelqu'un qui est en situation illégale et qui fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. Et Bruno Retailleau, un candidat LR à la présidentielle, était cité à comparaître ce procès. Il était à Montpellier hier, il sera sur RMC au micro d'Apolline tout à l'heure à 8h30. À une semaine des commémorations du 7 octobre en Israël, c'est sous des applaudissements que les passagers du vol FZ-1073 sont arrivés sur le sol israélien hier. Leur avion était parti de Dubaï. Dubaï était censé arriver à Tel Aviv. Mais le copilote a poignardé le pilote.
Il a fallu l'intervention d'un groupe de passagers pour éviter la catastrophe et permettre à l'avion d'atterrir. Le gouvernement israélien dénonce une tentative d'attaque. Mais il
y a
encore beaucoup de questions qui se posent, Benjamin Smadja. À commencer par les raisons de l'altercation entre les deux pilotes qui sont à ce stade inconnus, précise la compagnie aérienne Fly Dubaï dans un communiqué. Le copilote, soupçonné d'être à l'origine de l'attaque, est actuellement interrogé par les autorités saoudiennes. Le commandant de bord poignardé est lui grièvement blessé mais se trouve dans un état stable d'après le premier ministre israélien. Un peu plus tôt, le ministre de la Défense de l'État hébreu avait lui dénoncé une tentative d'attaque djihadiste visant les Émirats arabes unis qui ont normalisé leur relation avec Israël en 2020.
La compagnie émiratie appelle de son côté à s'abstenir de toute spéculation prématurée. Le ciel s'est calmé ce matin dans le sud de la France. L'épisode méditerranéen s
'est
décalé vers l'est, vient de nous dire Géraldine. Les vigilances météo oranges sont levées dans les bouches du Rhône mais aussi l'Hérault et le Gard où les établissements scolaires peuvent rouvrir ce matin. Tiens, une question. Manger bio est-il vraiment bon pour la santé ? La question se pose avec ce constat de la répression des fraudes. Vous allez nous expliquer, Romain Houg, elle remarque que beaucoup de professionnels de l'alimentaire trichent avec cette appellation bio.
Oui, sur les 4800 professionnels contrôlés en 2024 et en 2025, près de 750 ont été épinglés. Comme ce producteur de champignons qui mélangeait dans ses barquettes des champignons certifiés bio à des champignons tout à fait conventionnels achetés à un grossiste. Il y a aussi ce supermarché dont le rayon boucherie présentait la mention viande, bovine, bio et française. Alors qu'aucun produit n'était en réalité bio et que seule la moitié de la viande était française. La répression des fraudes s'est aussi intéressée aux cantines qui doivent depuis 2018 mettre à la carte au moins 20% de produits bio.
Eh bien, en épluchant deux semaines de menu d'une cantine municipale, les enquêteurs ont constaté qu'un quart des plats présentés comme bio ne l'étaient pas. La DGCCRF précise toutefois que cela ne reflète pas l'ensemble du marché. Les contrôles s'appuient sur un ciblage préalable et que les produits bio étant vendus plus cher, ils présentent évidemment un risque de fraude plus important.
Le rendez-vous du jour en sport, je vous le donne, sera 18h à 20h sur RMC.
Il
faudra bien être là, Rotten sans flammes, émission en direct délocalisée à Londres. Thierry Henry sera l'invité de Jérôme Rotten tout à l'heure sur RMC. Puis vous connaissez la chanson, les histoires d'amour finissent toujours mal en général. Psychodrame au Portugal où Cristiano Ronaldo a quitté le rassemblement de l'équipe nationale. C'était hier soir en froid avec son sélectionneur qu'il n'avait pas fait jouer le précédent match du Portugal. Il n
'a
pas digéré ça. Et ça ressemble à une fin de carrière internationale pour CR7. C
'était le journal de Quentin Vina. Il est 8h09. Les arbitres principales victimes des violences dans le sport amateur, c'est ce qui ressort d'une étude qu'RMC vous dévoile ce matin en exclusivité. Dans un instant, Cédric Marcha sera avec nous, responsable des arbitres du rugby amateur, ancien arbitre lui-même. Il faut que ce fléau devienne la priorité numéro un, que l'on lutte contre ce fléau. Voilà, son parti pris dans un instant. Et je vous attends au 32-16, dans le foot, dans le rugby. Est-ce que vous constatez une montée des violences, des agressions, des insultes ? N'hésitez pas à nous appeler.
A
tout de suite.
RMC,
jusqu'à 9h. Apolline Matin.
Apolline de Malherbe.
Il
est 8h13. Vous êtes bien sûr RMC et RMC, sorry, les incivilités, les violences dans le sport, en pleine augmentation. C'est ce qui ressort d'une étude BVA pour la poste qu'RMC vous dévoile en exclusivité ce matin. Cédric Marchat est avec nous. Bonjour. Bonjour.
Vous
êtes vous-même ancien arbitre de rugby et vous vous occupez aujourd'hui, et vous vous occupez, des arbitres dans le monde amateur pour la Fédération Française de Rugby. Cette poussée de la violence, elle se manifeste par quoi ?
Il y a plusieurs sources. Ça peut être de la violence sur le terrain, malheureusement, mais aussi sur les abords des terrains, avec des supporters ou des spectateurs parfois virulents, mais aussi sur les réseaux sociaux, chose qui s'est développée depuis quelques années. Et on voit vraiment une augmentation des incivilités et de la violence sur les réseaux.
Et avec une victime première, c'est l'arbitre. Les arbitres qui estiment qu'il est de plus en plus difficile d'arbitrer des matchs amateurs. Quand on dit amateur, on a envie d'entendre aussi une forme de plaisir. Ça n'est plus le cas.
Exactement. Alors, ce n
'est
plus le cas. Si, on ne
va
pas généraliser. On ne
va
pas dire que dans le rugby, il y a de la violence sur tous les stades. Ce n
'est
pas ça du tout. Il ne faut pas diaboliser notre sport. Mais on se doit d'être vigilant et d'agir en cas de violence, quelle qu'elle soit, comme je l'ai formulé tout à l'heure, et d'agir derrière, auprès des protagonistes.
Et
on croyait que c'était réservé au fou de Cédric Marchas, cet état d'esprit
?
Non, pas du tout. Vous savez, aujourd'hui, alors sur le terrain, on va dire que ça se passe plutôt bien parce qu'il y a des actions qui ont été menées par la Fédération Française de Rugby pour justement freiner toute forme de violence, même s'il y a toujours des cas isolés. mais aujourd'hui, ce qu'on voit beaucoup, c'est la violence sur les réseaux qui est vraiment importante.
Et
la question aussi des
parents, on a souvent eu des témoignages aussi de parents qui, eux-mêmes, chauffés par l'envie aussi que leurs enfants réussissent, sont parfois, y compris, insultants avec les arbitres, mais aussi avec leurs propres enfants. Bruno nous appelle au 32-16 de l'Allier. Bonjour Bruno. Bonjour. Bruno, responsable, vous assurez la sécurité pour des matchs de foot en Auvergne. Est-ce que vous avez constaté, vous, désormais, cette montée de tensions aussi
?
Oui,
oui,
dans le football. Bon, ça fait déjà quelques années dans le football. Malheureusement, et comme vous
le
disiez tout à l'heure, même chez les jeunes, et des fois appuyés par les parents, parce qu'ils voient tous en leur gamin des futurs Mbappé, alors qu'avant tout, c'est un plaisir, le football. Mais maintenant, on est amené à faire de la sécurité, même dans les matchs de jeunes. C
'est-à-dire que vous
faites de la sécurité ?
C
'est-à
-dire
que maintenant, on n'envisage plus ces matchs sans quelqu'un comme vous ou vos équipes pour assurer la sécurité
?
Voilà, c'est ça. On essaie de donner des conseils, de leur dire non, il ne
faut
pas faire comme ça, il faut faire comme ça, comme ça, pour essayer d'éviter tout débordement. Comment on fait pour éviter les débordements ? Comment on fait dès qu
'on
sent un début de tension
?
C'est généralement, malheureusement, on est obligé de faire appel à des sociétés de sécurité privée.
On
n
'en est là ?
Dans le football amateur, c'est là où c'est grave, pour pouvoir fouiller les gens à l'entrée. Vous êtes obligé de fouiller les gens parce que quoi ? Par crainte de couteau
?
Par crainte, oui, de tout, de tous les objets. Regardez, l'année dernière, en fin d'année, un match de cinquième division de district de l'Allier, qui l'arbitre a expulsé un joueur, il est revenu avec le couteau sur le terrain. Ah oui. Non,
non,
mais c'est exactement ce dont on parle, Bruno. Justement,
bonjour Bruno.
Est-ce que cette violence dans le cadre sportif, ce n
'est
pas le reflet de ce qui se passe dans la société ? Parce qu'on sait que ce qui se passe dans les stades, en général, c'est le reflet d'une époque. Est-ce que vous croyez que c'est à l'aune de ce qu
'on
voit ailleurs
?
Ben oui, parce qu'on sent quand même qu'en France, on voit maintenant avec les étudiants, même s'ils ont certainement, je ne veux pas contester leur mouvement, tout le monde a le droit de dire qu'on n'est pas d'accord et tout ça. Mais de là, on est obligé d'utiliser la violence à chaque fois. Merci Bruno. Je voudrais que Cédric Marchand, vous-même responsable des arbitres dans le monde amateur du rugby, vous puissiez nous dire qu'est-ce qui pourrait changer les choses ? Qu'est-ce qui pourrait réinverser la tendance et apaiser
?
Déjà, nous, au sein de la Fédération Française de Rugby, on en a fait une priorité, c'est-à-dire lutter contre les violences et les incivilités. Donc il y a aujourd'hui un plan qui a été élaboré, qui se décuple en quatre axes, c'est sensibiliser les joueurs, les éducateurs, les dirigeants
de tout le territoire. C'est aussi former
nos
dirigeants, nos éducateurs et tous les acteurs du rugby. C'est développer des référents intégrités dans toutes les ligues régionales. C'est faire de la prévention auprès des joueurs, auprès des supporters avec des actions aussi de communication. Et malheureusement, quand il faut, il faut réprimer. Donc ça passe par des évolutions des règles disciplinaires. Ça passe par une prise en compte renforcée de la récidive et aussi élargissement de l'éventail des sanctions en
cas
de comportement inapproprié.
Merci
beaucoup. Merci Cédric Marchat, vous-même ancien arbitre de rugby et désormais en charge des arbitres du Monde Amateur pour la Fédération Française de Rugby. Merci aussi à Bruno pour votre témoignage. Bruno, retraité à Trezel dans l'Allier. Il est 8h19 et c'est l'heure d'Arnaud Demanche.
C
'est
tous les jours de Manche. Et bonjour les amis. Alors Apolline, les amis, ce matin, j'ai envie de vous faire voyager. Alors je vous propose d'embarquer sur la croisière du LOL. Direction l'Argentine, car le président argentin Javier Mileï est à Paris cette semaine pour présider le forum d'affaires Argentina Week. Donc en fait, désolé, on ne va pas en Argentine. C'est l'Argentine qui vient à nous.
Mais bon, on a plus d
'essence aussi. On fait ce qu'on peut. Tout le monde le situe, Ravier Mileï ? Oui. Il avait fait campagne avec une tronçonneuse.
C'est la
tronçonneuse. Oui, il a des roues flaquettes et il a l'air fou. On dirait un de nos tueurs en série des Ardennes. Et la tronçonneuse, c'était pour faire des coupes budgétaires, vous vous souvenez. Donc Macron va le recevoir avec une joie. Bonjour Ravier. Mais dis donc, c'est formidable ton engin. Tu ne
veux
pas me le prêter ? Je vais aller voir le cornu pour lui montrer ce que c'est qu'un budget. Et après, j'irai faire le tour des hôpitaux, des écoles, des lycées. Avec ça, il va débarquer devant les lycéens. Retournez tous en classe, bande de petits cons. On va te tailler. Non, on s'en fout. Nous, on veut refermer 68. Ben, bonne idée. Faites l'amour, pas la guerre. Comme ça, vous aurez des gosses et ils paieront vos retraites. Les écoles françaises, c'est pourri. Les profs, ils sont à chier. Ce n
'est
pas vrai. Il y a des profs très bien. Il faut juste les regarder avec les yeux du cœur. Gabriel Attal aussi a réagi au blocage des lycées. Il a demandé aux jeunes de ne pas commettre de violence parce que c
'est
une image qu'ils auront collée sur le front toute leur vie. Donc, il va se pointer devant les lycées aussi. Arrêtez, les jeunes. Il y
a
un CRS qui va le prendre pour un lycéen. Bordel, une racaille. Aïe, Gérard. Mais arrête de me taper dessus, c'est moi, Gabriel. Gabriel, tu te souviens, on a picolé toute la soirée
hier soir avec le
reste de la brigade pendant
ma
tournée des 1000 bistrots. D'ailleurs, je vous remercie, vous m'avez fait mon chiffre. Parce que jusque-là, ce n'était pas un succès, ma tournée PMU. Alors, tant qu'on parle de jeunes délinquants, Apolline, quatre ans de prison, dont deux fermes sous bracelet électronique, ont été requis contre Rachida Dati dans l'affaire de corruption en faveur de Renault. C'est marrant parce que Rachida Dati, je l'imaginais faire plein de trucs, mais pas refourguer des Twingo et des Kangoo. Non,
non. Bien que oui, mais
comme quoi, elle a des goûts simples, finalement. J'aimerais pas être les flics qui vont lui mettre son bracelet. Ils vont devoir s'y mettre à quatre. Elle, elle va être, qu'est-ce que c'est que cette merde en plastique gris ? Non, madame Dati, c'est pour éviter la prison. Je préfère faire les quatre en ferme plutôt que de porter ça. Non, allez, soyez raisonnable.
Elle m'a mordu !
Personne va vouloir être dans sa cellule. Au tribunal, les juges vont dire, si tu continues tes conneries, je t'envoie dans la même cellule que Rachida. Et les chiffres de la délinquance,
50
% de moins.
C'est un bon truc. Jordan Bardella persiste et signe. Il continue à nier, avoir écrit des propos antisémites. Il rappelle aussi qu'il s'est rendu en Israël.
Oui, et on se connecte tout de suite au siège du RN. Jordan Bardella va s'exprimer.
Je
ne suis pas antisémite. J'adore les
juifs.
Ma compagne Marie-Sara de Tel Aviv des Deux Jérusalem
va m
'accompagner aujourd'hui à la synagogue pour rencontrer Enrico Macias et lui offrir une carte farcie. Il y
a
peut-être quelques clichés encore quand même qui traînent. Un des arguments de défense de Bardella, vous l'avez dit, c'est effectivement d'être allée en Israël. Rima Hassan aussi, j'ai envie de dire. Et en bateau en plus.
C'est bien si elle était motivée. Elle doit être super fan d'Israël, Rima Hassan en fait.
Et alors, Mediapart ne compte pas s'arrêter à Bardella. J'ai une exclue pour vous. Mediapart aurait retrouvé des écrits de François Hollande quand il avait 17 ans. Je les ai eus, je vous lis. Ajoutez 800 grammes de sucre, 200 grammes de beurre et obtenez une pâte ferme méhonctueuse pour ajouter le chocolat. Yawel, déjà la trace d'une obsession, je trouve.
C'est malsain
tout ça.
L'écrivain Aurélien, qui était donc l'un des favoris pour remporter le Goncourt, est accusé d'avoir écrit son livre avec l'aide de l'IA. Et il est également accusé de plagiat. Je
suis désolé Apolline, je vous ai fait une infidélité pour en savoir plus sur ce sujet. J'ai regardé LCI avec le philosophe Luc Ferry et Tarius Rochebin, le plus grand journaliste suisse. Bonjour à toutes,
bonjour à toutes.
Scandale dans le monde de l'édition. L'IA serait devenu le couteau suisse de la littérature. Luc Ferry, faut-il légiférer ? Oui, bonsoir Darius, écoutez, effectivement, je vais faire comme toutes les semaines, c'est-à-dire enchaîner à toute vitesse des possibles qui n'ont rien à voir entre eux, mais qui paraissent intelligents. Donc voilà, avec l'intelligence artificielle, le monde de l'édition devient parano. Moi, j'ai fait le test avec le dernier livre de Michel Onfray,
je l'ai mis dans l'IA.
Et
bien voilà, l'IA m'a répondu, gros, respecte-moi, est-ce que tu crois que je peux écrire une d'autres ? C
'est pareil,
parce que chez Michel Onfray, il n
'y a
rien d'artificiel, voilà. Mais il n
'y a
rien d'intelligent non plus.
Et Aurélien,
je trouve qu'il a du mérite, voilà, parce que l'intelligence artificielle, d'accord. Mais vous l'avez dit en intro, il plagiait déjà avant. C'était du plagiat bio, sans sulfite, élevé en plein air, et bien voilà. Donc moi, je crois que le plagiat artisanal est menacé par l'intelligence artificielle. Toute l'oeuvre de Pépé Déa va s'effondrer, et bien voilà. Merci Luc Ferry.
Avant de nous quitter, on va se reprendre un petit gère de Génépi de nos montagnes. Je ne le fais pas hyper bien, mais je me débrouille,
comme je peux. Vous l'avez là, vous l'avez. Merci
Arnaud, il est 8h25, on se retrouve dans un instant sur RMC, BFM TV, c'est le face-à-face. Et mon invité, c'est le candidat à l'élection présidentielle, Bruno Retailleau.
RMC, Apolline Matin.
Et le rappel des titres, Victor Pourchet.
Les étudiants rejoignent les lycéens. Au moins 14 lycées parisiens bloqués ce matin. Une dizaine d'universités à Paris, à Strasbourg ou encore à Lyon. Pour répondre à la colère étudiante, le gouvernement annonce l'ouverture d'une plateforme, sorte de cahier de doléances en ligne à destination des lycéens. Présentation du budget 2027 ce matin. En Conseil des ministres, le gouvernement va dévoiler ses propositions pour trouver 54 milliards d'euros d
'économie. Et puis plus aucun département en vigilance inondation ce matin. Les fortes pluies ont évité les bouches du Rhône. Les écoles du Gard et de l'Hérault doivent rouvrir. La météo justement, temps pluvieux
à l'Est. Du Grand Est à l'Auvergne, Rhône-Alpes et à la Méditerranée. Beaucoup de soleil au Nord-Ouest. Côté température compté de 19 degrés à Brest jusqu'à 28 à Ajaccio et 25 à Nice. La météo sur RMC avec Penny Lane. L'outil qui réunit compta, facturation et compte pro.
Il est
8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Bruno Retailleau.
Bonjour Apolline de Malheur.
Merci
de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes candidat à
l
'élection présidentielle. Vous êtes président Les Républicains. On va revenir évidemment dans un instant sur les blocages de nombreux lycées à nouveau ce matin pour un acte de les étudiants d'ailleurs qui sont invités à suivre le mouvement. Le budget qui est annoncé aujourd'hui avec des coupes énormes, suffisant à vos yeux. Mais je voudrais d'abord vous interroger sur le procès Robert Ménard. Vous y étiez hier. Vous êtes rentré tard hier soir de Montpellier. Vous y étiez et vous avez plaidé en faveur de Robert Ménard. Vous avez dit peut-on sanctionner un maire sur la base d'un texte qui va être amené à évoluer ?
C'était évidemment sur la question de l'obligation de marier versus l'obligation de quitter le territoire. Le parquet de Montpellier a requis une amende de 7500 euros. C'est en réalité très peu par rapport à ce qui l'encourt. 75 000 euros d'amende et une peine d'illégibilité.
Oui, surtout l'illégibilité. C'était là le risque.
Est
-ce que ça veut dire que, alors les juges ne seront pas obligés de suivre le réquisitoire du parquet, mais est-ce que ça veut dire que finalement Robert Ménard a convaincu
?
Écoutez, en tout cas, le procureur n'a pas demandé son inégibilité. Et ça c'est fondamental. Parce qu'on marche sur la tête. On a un système qui est plus dur avec le maire, un maire qui se dévoue au quotidien, qu'avec un clandestin. Et le fait de célébrer le mariage, c'est ce que j'ai expliqué hier devant le tribunal, aurait eu pour conséquence de neutraliser l'obligation de quitter le territoire que l'État avait lui-même pris. Donc on marche sur la tête et les Français du reste ne le comprennent pas.
Pour vous, les Français ne le comprennent pas, mais le président du tribunal vous a répondu à vous, ici c'est le droit qui prime. Et le droit, au moment où Robert Ménard était censé célébrer ce mariage, le lui imposait normalement
? Oui, mais le droit, ça n'est certainement pas de faire échec aux décisions du droit de l'État. Voilà, de l'État de droit. Il y avait un individu clandestin, il y avait une obligation de quitter le territoire français, et le fait de célébrer le mariage revenait à ruiner la décision de l'État. Il y avait ce conflit. Et c'est ce que j'expliquais. C'est que Robert Ménard s'est trouvé pris dans une injonction contradictoire, dans un conflit de normes juridiques. Voilà, alors le droit, effectivement, à l'État en État actuel des choses, est ce que vous dites qu'il est, mais il va évoluer, et de toute façon...
Il
va évoluer, vous en êtes sûr
? Il
trouvera une majorité pour évoluer ?
Il faut plus qu'une majorité. Il faut une révision des constitutions. C'est la raison pour laquelle, dans ma révision constitutionnelle, dans le référendum que je soumettrai au peuple français, j'ai inscrit textuellement, noir sur blanc, que pour se marier, il faut être en situation régulière. Attendez, mais c'est le bon sens. Il faut remettre la France à l'endroit. Et pour remettre la France à l'endroit, il faut simplement un peu de bon sens. C'est ce que pensent les trois quarts des Françaises et des Françaises.
Bruno Retailleau, des lycées bloqués à nouveau ce matin, et ça fait plus d'une semaine désormais que ça dure, avec de nombreux débordements. Hier, ce sont 119 personnes qui ont été blessées, 34 dans le personnel enseignant. Il y
a
eu 625 personnes interpellées, 83 policiers blessés. Est-ce que vous appelez au calme
? Évidemment,
j'appelle au calme. D'abord, total soutien aux forces de l'ordre, policiers, gendarmes, mais aussi au personnel de l'éducation nationale. C'est inédit. Le ministre l'a dit lui-même. Hier, plus d'une trentaine de personnes ont été blessées. Il y a une fabrique de la violence. Ce que je veux dire, c'est deux choses. D'abord, je pense qu'il faut qu'on en revienne à la loi anti-casseurs. Lorsque des individus sont pris dans un attroupement qui a fait des violences, des dégradations, ils doivent être tenus solidairement comme responsables. Pas question que ce soit le contribuable qui paye, et je rends hommage à Valérie Pécresse, qui a eu le culot d'envoyer la facture de 100 000 euros à monsieur.
Elle a dit, je vais envoyer la facture, notamment du remplacement du portail du lycée Paul-Éluard, 100 000 euros, au maire de Saint-Denis, Bali Bagayoko, ainsi que les frais de gardiennage et de nettoyage.
Voilà, donc ce sont les casseurs qui doivent payer. Il faut là aussi faire une modification juridique.
Enfin, Bali Bagayoko n'est pas le casseur.
Non,
mais d'un point de vue général. Je vous dis, la loi anti-casseur concerne ces attroupements, parce qu'il est très difficile ensuite de voir individuellement qui a commis justement le délit. Première
chose. On reprécise d'ailleurs que cette loi, elle existait, elle avait été abolie sous fonctionnement
littérant. L'idée, c'est effectivement
que vous pouvez participer à un attroupement si vous n'avez pas vous-même physiquement cassé le portail, par exemple, vous allez quand même participer à le rembourser.
Exactement, si vous êtes solidaire d'un attroupement. Deuxième chose, elle est fille.
On
a clairement désormais un parti séditieux. Séditieux ? On a un parti absolument séditieux qui a une fascination pour la violence. Résumons-nous. Le maire de Saint-Denis, toujours lui, déclare que la violence, il est maire, officier de police judiciaire. Pourtant, on en parlait il
y
a quelques instants. Il déclare que la violence est légitime. Peut-être légitime. Vous avez, oui, peut-être, oui, ça, si vous voulez, ça ne trompe que les nigauds. Voilà. Deuxième chose, vous avez M. Mélenchon, qui déclare l'autre jour qu'il faut s'interposer entre les forces de l'ordre pour protéger les lycéens. Bien sûr. Je me souviens que M. Mélenchon, lorsque j'avais dissous la jeune garde, c'était solidarisé. Il a vu ses mots, je leur donne raison, bravo, continuez. La jeune garde est, de près ou de loin, impliquée dans le meurtre à Lyon du jeune De Ranck. Il s'est aussi solidarisé. On a un parti qui est fasciné par la violence. On a un parti qui appelle à la sédition.
Et même, on a un parti qui essaie d'organiser l'insurrection. Ce qui se passe là, écoutez-moi bien.
Ce
qui se passe aujourd'hui devant les lycées,
c
'est la répétition générale de ce qui pourrait se passer en 2027 si Mme Le Pen gagnait. Ils organiseraient une insurrection dans le pays. Je pense aujourd'hui qu'il y
a
une question qui se pose.
Laquelle
? C
'est la question de l'interdiction
de
LFI. Je sais que c'est très difficile en droit. Mais je la pose, je la lance dans le débat public parce qu'on ne peut plus faire comme si de rien n'était.
L
'interdiction du parti LFI au motif d'un appel à la violence ?
Il y a un cadre juridique qui existe dans le Code de la sécurité intérieure. Je le connais bien comme ministre de l'Intérieur. Il faut un certain nombre de conditions. Ces conditions sont-elles réunies ? En tout cas,
la
violence, se solidariser avec la jeune garde, appeler à l'insurrection, remettre en cause nos institutions, mettre une cible dans le dos de nos gendarmes, de nos policiers, ça dessine un parti qui, alors c'est clair, n'est plus du tout républicain. J'appelle la gauche d'ailleurs, dans ce qu'elle a de plus républicaine. D'ailleurs, des gens comme M. Glucksmann sont des gens courageux. Mais je les appelle vraiment à se désolidariser de la façon la plus nette.
Est-ce que ça veut dire que vous, au pouvoir, vous interdireriez ou vous lanceriez une procédure pour interdire LFI
? En
tout cas, je ferai étudier par mes services ce cas-là. Parce qu'on ne peut plus, on ne peut pas s'habituer. Vous-même, BFM, vous en avez été d'ailleurs les victimes, récemment, il y a quelques jours.
Il faut
préciser, effectivement, et nous l'avons tous ensemble condamné, et je remercie d'ailleurs la solidarité d'un certain nombre de journalistes, d'autres médias. Nos équipes ont été violemment éjectées, notamment devant le lycée Paul-Éluard, et il est vrai qu'il l'a retirée depuis, mais le maire de Saint-Denis, Bali Bagayoko, a retweeté ces vidéos dans lesquelles on entendait des injures et des insultes
à l
'endroit de nos journalistes sur le terrain qui donnaient la parole
aux étudiants. Le fondateur
de la milice d'extrême-gauche, proche de LFI, proche de LFI, c'est M. Mélenchon d'ailleurs qui l'a avoué, qu'ils étaient proches,
qu
'ils étaient dans la continuité de LFI. La jeune garde, ça n'est autre que Raphaël Arnaud, qui, ici, là, aujourd'hui, siège tranquillement sur les
bancs
de l'Assemblée nationale.
Député qui siège sur les bancs de l'Assemblée nationale. Le préfet de la région Île-de-France a décidé de poursuivre, d'ailleurs...
Le préfet de
police. Le préfet de police, tout à fait, de poursuivre Bali Bagayoko en vertu de l'article 40. Et le ministre de l'Intérieur, votre successeur, Laurent Nunez, a dit que chaque fois que des élus tiendront des propos qui sont des incitations à la violence, il y aura des poursuites pénales.
Oui, c
'est
l'article 40. Ils l'ont fait sur un objet très précis, c'est provocation au délit. Donc, tout ça dessine un arrière-plan extrêmement préoccupant. Que si ça n'était pas un parti d'extrême-gauche, je pense qu'on ne passerait à aucun autre parti.
Fut
-il de droite, ce genre d'exaction ? Donc, je pense que cette question, en tout cas, je la pose. J'en connais les difficultés. J'en connais les difficultés. Mais je pense qu'aujourd'hui, on ne peut plus banaliser. On est en train de banaliser un parti qui est anti-républicain, y compris
anti-démocratique. Vous demandez donc, effectivement, à ce que l'on suspende l'existence de LFI ou qu'on engage des procédures. Bruno Retailleau, sur la question de la sauvagerie policière. Jean-Luc Mélenchon parle de sauvagerie policière. On a vu, effectivement, des échanges très violents. La police des polices s
'est
d'ailleurs ouvert une enquête, notamment lorsque un jeune frappé de très près par un policier a perdu ses dents et a dû être hospitalisé. Cette sauvagerie policière, est-ce que vous reconnaissez qu'elle existe ?
Qu'il
y
ait des dérives, des dérapages. Il ne
peut
toujours y en avoir. Parce que le niveau de la violence a tellement augmenté qu'il y a une forme de peur, parfois, qui peut amener à des dérapages. Il faut les sanctionner. Mais, en réalité, la technique de LFI, c'est l'amalgame, c'est la généralisation. C'est de passer d'un cas individuel en disant « Les policiers, voilà, ce sont tous des fascistes, ce sont tous des violents. »
Mais
ils veulent délégitimer, d'ailleurs, nos institutions, l'institution des forces de l'ordre. Je rappelle qu'en démocratie, l'État a le monopole de la force de la violence légitime. Ils veulent aussi, là encore, délégitimer les urnes, puisqu'ils nous ont déjà prévenus. Ils n'accepteraient pas le verdict démocratique des
urnes
si jamais,
demain, Mme Le Pen était élue. L'expression
exacte utilisée, c
'est aussi l'appel
à la désobéissance civile si Marine Le Pen était élue.
Mais c'est quoi, la désobéissance civile
?
C'est quoi, la désobéissance
civile ? Alors, si c'est la
désobéissance civile au sens de l'un de Gandhi, c'est une désobéissance tout à fait pacifique.
Oui,
mais voyez, Gandhi, la grande différence avec Jean-Luc Mélenchon, ça n'est pas la chevelure. Vous voyez, ça n'est pas l'atoge, l'habillement, c'est le fait que M. Mélenchon a conçu une matrice idéologique qui est fascinée par la violence. Voilà.
Brune Retailleau, lorsque vous entendez les propos qui sont attribués à Jordan Bardella par le journal Mediapart, comment vous réagissez
? Écoutez,
d'abord, je hurle jamais avec la meute. Si ces propos étaient exacts, ils sont accablants, affligeants, mais attendons pour en savoir plus.
Le
fait qu'Emmanuel Macron lui-même, hier, ait condamné ses propos,
vous
essayez de faire tôt ?
Je ne ferai pas de commentaires sur les commentaires. J'attends d'en savoir plus, tout simplement.
Lorsque l'on retrouve des propos échangés à l'époque sur des boucles WhatsApp, pas forcément encore la preuve qu'ils sont attribués à Jordan Bardella, mais une fascination pour quelqu'un comme Soral, pour quelqu'un comme Dieudonné, en êtes-vous surpris
? En
tout cas, croyez-moi, je n
'ai
jamais été, moi, fasciné par ces individus-là, voilà, qui ont été sanctionnés à juste titre. Vous voyez, la sanction de la violence, pour moi, elle doit être à l'extrême droite comme à
l
'extrême gauche. Je ne fais pas deux poids,
deux
mesures. Simplement, ce que je veux dire, c'est que ces propos sont tellement accablants, sont tellement lamentables, lamentables, qu'il faut attendre ce que la justice va nous dire.
Et
alors, on prendra position. Évidemment que
la
position sera très dure si ces propos devaient être justifiés.
Bruno Retailleau, c'est aujourd'hui que le gouvernement va dévoiler le détail de son budget. 54 milliards d'euros d'économies, 5,5 milliards d'efforts demandés aux retraités. Voilà les grandes lignes. Est-ce que ça vous paraît suffisant ?
Un, ce n
'est
pas 54 milliards d'économies. Vous le savez très bien. On a documenté pour l'instant à peine la moitié. Donc, on va voir. Simplement, ce que je veux dire pour les retraités, un mot, c'est absolument injuste
que
tout le monde soit appelé à faire des efforts. Très bien. Mais, on ne peut appeler les retraités à faire des efforts
qu
'à la condition de remettre sur la table la suspension de la suspension de la réforme des retraites.
La
suspension de la suspension. En effet, on en est
là. C'est-à-dire
qu'on en est là, bien sûr. C'est-à-dire qu'il faut, à ce moment-là, que pour justifier un tel effort, ça sera plus de 5 milliards. Alors, il faut que le gouvernement arrête et remette sur la table la réforme qui
a été votée. Mais il ne faut
pas quand même qu'à un moment, les retraités actuels fassent des efforts.
On n'en est même pas là. On est aujourd'hui, ce matin, j'ai regardé les taux, les emprunts, le taux d'intérêt.
On n
'a jamais emprunté aussi cher
depuis 2008.
On
est à 4
,85%. À 10 ans. C'est 3600% de plus qu'il y a 5 ans. Le mécanisme
qui
est enclenché, le mécanisme qui va aboutir possiblement à la crise est déjà là. Moi, ce que je propose, un, pour le budget, c'est l'article 47. Le budget, c'est-à-dire des ordonnances. Le budget doit être le moins mauvais possible. Article 47. Sinon, aucune autre voie n'est possible. Deuxième chose,
je demande...
Même pas de le faire voter.
On l'applique par ordonnance. Non. On travaille, bien sûr, au Parlement, mais la Constitution dit que si Slasenbourg, au-delà de 70 jours, le gouvernement peut prendre des ordonnances. Je lui demande de prendre ces ordonnances. Même s'il
y
a une censure, au moins, on aura un budget et le gouvernement pourra toujours expédier les affaires courantes jusqu'à l'élection. Première chose.
Mais
je pense que ça ne suffira pas. Si on veut éviter,
avant
l'élection présidentielle,
une
crise financière qui sera absolument terrible et encore une fois, on y va tout droit.
Je
demande au président de la République d'organiser, avant la fin de l'année, un référendum.
Il
y a des années qui cherchent à organiser un référendum. Un
référendum
sur
la règle d'or
puisqu
'on a voté, il
y
a plusieurs années, au Sénat et à l'Assemblée nationale. On a voté une règle d'or. Donc, avec un vote qui est un vote exactement identique. Par conséquent, il suffit simplement que le président de la République dise je vais convoquer les électeurs pour un référendum pour que la Constitution soit
réformée. Mais vous
pensez vraiment qu'au moment où l'on se parle,
c
'est-à-dire dans cette fin de règne où Emmanuel Macron est au plus bas dans les opinions des Français, les Français répondraient à cette question ?
Il est au plus bas dans les
opinions
et notre dette est au plus haut dans notre histoire. Il est responsable d'avoir ruiné la France 1 400 milliards d'euros.
C
'est quand même inédit sous la Ve République. Simplement, ce que je dis, c'est que si on veut calmer les marchés, le seul bouclier, alors qu
'il
n
'y a
pas la majorité à l'Assemblée Nationale, le seul bouclier, c'est le référendum, une règle d'or dans la
Constitution. Et vous
croyez au peuple, vous croyez à la légitimité dans ce cas-là du peuple français ? Je vous repose la question parce que lorsque vous disiez en ce début d'entretien qu'il fallait penser à aller jusqu'à interdire LFI parce que anti-républicain, dites-vous, est incitant
à la violence ou fasciné par la violence, vous posez
cette question. Est-ce qu'au fond, vous dites d'un côté je crois au peuple français et c'est à lui de répondre à cette question du référendum, mais de l'autre côté, est-ce que ce n'est pas une manière de censurer le peuple français que d'empêcher le parti même pour lequel une partie des Français au moment où on se parle se retrouve à 16% dans les sondages ?
Mais je n'ignore pas cette difficulté. Simplement, on a des règles. Tous les partis, dans une démocratie, dans une république, on doit se plier aux règles. Et ça n'est pas possible la violence. Notamment quand on instrumentalise des mineurs. Vous vous rendez compte de cette gravité ? Aucun père, mère de famille ne peut le tolérer. Simplement, ce que je demande en prison de la République, c'est de porter devant le peuple français la règle d'or. C'est fondamental et croyez-moi, ce sera important pour aujourd'hui, pour éviter la crise, mais aussi pour demain, pour rétablir enfin, précisément, l'état de nos finances publiques.
Bruno Mataillot, vous dites, il faut cette règle d'or. Si elle n'était pas adoptée maintenant, j'imagine que vous l'appliqueriez vous ou même vous feriez ce référendum également si vous étiez élu. Pourquoi pas la tronçonneuse ? Je dis ça de manière provoquante, mais Ravier Milei est en France aujourd'hui. Ce n'était pas des petits bouts par-ci, par-là. Il a refait toutes les finances de l'Argentine. Il y a été à la tronçonneuse, littéralement. Est-ce que vous vous posez parfois la question d'une vraie remise en cause de renverser la table
?
Ah non, mais renverser la table, c'est le sens, justement, de ma candidature. Je veux une rupture. Le système est en train de mourir sous nos yeux, mais il nous entraîne. Vous vous rendez compte que c'est la troisième fois seulement depuis 1960. Les Français, en deux ans, ont perdu 1200 euros de pouvoir d'achat. Ça, c'est concret. Il y a 3 Français sur
10. 1200 euros
de perte de pouvoir d'achat par foyer, en moyenne.
Exactement. 3 Français sur 10 sont dans le rouge pour leur compte bancaire le 17 du mois, simplement. Donc, moi, je veux renverser la table et bien entendu, la
tronçonneuse...
Vous couperiez quoi avec la
tronçonneuse ? C
'est
d'abord les normes. Je pense qu'il y
a
un impôt caché qui est énorme et qui est encore supérieur d'ailleurs, je le pense, aux impôts au sens habituel du terme. Je pense qu'il faudra retirer de la Constitution par exemple le principe de précaution qui est devenu un principe de blocage, d'interdiction. Je pense qu'il faudra interdire par une loi organique toute transposition, surtransposition des règles européennes parce que l'Europe réglemente beaucoup et nous, on en rajoute une couche. Je pense qu'il faudra aussi, par ordonnance, supprimer des normes, notamment les seuils pour les relever pour les entreprises.
Là, oui, j'aurai la tronçonneuse en main et par ailleurs, j'aurai su tirer 40 milliards d'euros d'impôts et de charges sociales à
nos entreprises. Bruno
Retailleau, entre les deux extrêmes, il y a vous,
il
y a Gabriel Attal, il y a Edouard Philippe, Edouard Philippe qui hier propose une retraite d'ailleurs à 65 ans et 45 ans d'annuité. Qu'est-ce qui fait qu'à un moment ou à un autre, il n
'y en
aura plus qu'un
?
Ce qui fait, c'est que je porte un projet singulier. Vous avez d'un côté
Marine
Le Pen, elle veut prolonger l'assistanat. Elle n
'a
pas voté la réforme des retraites, elle n
'a
pas voté par exemple les 15 heures de contrepartie d'activité au RSA. Elle veut poursuivre le système d'assistanat. Moi, je veux, par exemple, plafonner à 70% du SMIC la totalité qu'un individu peut recevoir en aide sociale. Je ne veux pas que l'assistanat paye plus que le salaire, le travail. Et de l'autre côté, vous avez les anciens premiers ministres d'Emmanuel Macron.
Ils
sont co-responsables des 1 400 milliards de dettes. Ils ne parviendront pas à s
'en détacher. Pour l'instant, ils n'ont pas envie de décrocher. Bien
sûr, mais le peuple
français... Comment allez-vous les
convaincre
? Je pose cette question à chacun de vous trois.
Ce n'est pas moi qui les convaincerez. Le peuple français
ne
voudra pas leur donner sa confiance. Je pense qu'à un moment ou à un autre, ils décrocheront. Parce que le peuple français ne veut pas d'une saison 3 du
Macronisme. Mais sur
quels critères ? Pardonnez-moi de vous le dire, mais si on regarde les sondages, vous êtes le dernier des trois. Si on regarde les partis, vous avez l'onction de votre parti. Mais chacun dit je suis légitime à aller jusqu'au bout.
Mais
la légitimité, bien sûr que chacun pense qu'il est légitime. Simplement, j'essaie de raisonner objectivement. Pensez-vous à un seul moment que le bilan désastreux, on vient d'en parler, d'Emmanuel Macron, absolument désastreux, l'appauvrissement des Français, le déclassement d'un grand pays, d'une grande nation comme la France, c'est lui. Eh bien, ce bilan-là, ils y ont pris part. Les Français le savent. Les Français sont un grand peuple politique. Et au moment où ils commenceront à s'intéresser
à la campagne, ce qui n'est pas le cas.
Justement, c'est un grand peuple politique. Et je vous repose quand même la question parce que vous dites interdiction de LFI, vous posez cette question, vous dites juridiquement il y a une voix. Vous faites quoi des élus
?
Les élus peuvent se présenter, ils peuvent se présenter, mais ils
renoncent
à cette violence. Ils renoncent à la stratégie sédicieuse, factieuse, une stratégie clairement d'insurrection. Je ne parle même pas d'antisémitisme. Souvenez-vous, ils avaient attaqué M. Raphaël Antoven qui les avait traitées de passionnément antisémites et le tribunal les a déboutées.
Le
tribunal les a déboutées.
Vous vous
rendez
compte ?
En effet. Votre annonce,
ça fait beaucoup. posez la question de l'intervention
de LFI. En tout cas, j'en ai marre de la
routine, de cette habitude. Ils sont en train de créer dans l'esprit du petit monde politico-médiatique une sorte d'ambiance. Il y
a
une forme de brumisation de la violence. Bien sûr, dans les lycées, bien sûr, mais aussi dans toute la société et c'est inacceptable. Donc, je veux une réaction forte. Je ne veux plus qu
'on
s'habitue justement à cette matrice idéologique qui nous conduit tout droit dans le mur de la violence.
Merci Bruno Rétail d'avoir répondu à mes questions ce matin. Candidat à
l
'élection présidentielle et président, Les Républicains, il est 8h51 sur RMC et BFM TV.
Dans
un instant, les GG sur RMC. Jusqu'à midi, vous allez pouvoir débattre de l'actu. Quel est le programme, Alain Marchand
? Eh bien, justement, nous allons rebondir très exactement sur ce que vient de dire Bruno Retailleau chez vous. La possible interdiction de la France insoumise, c'est ce qu'il souhaite, l'ancien ministre de l'Intérieur. Réponse d'une élue insoumise, une députée, Clémence Guettet, elle sera en plateau, en direct avec les Grandes Gueules. Autre invité, Charles Aloncle, l'homme qui était le rapporteur de la commission sur l'audiovisuel public. Il vient raconter les coulisses de cette commission qui avait fait beaucoup parler d'elle dans les Grandes Gueules. Avec Bruno Poncet, avec Sandrine Pégan et avec Abel Bouilly.