🎯 Le face-à-face tendu entre Bompard et le ministre : « Vous êtes irresponsable »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00RelanceRéponse partielle
Essayez de faire croire que ce serait la France insoumise qui a l'initiative de cette mobilisation. Monsieur le ministre, vous êtes responsable de cette mobilisation ?
- 1:12FerméeRéponse directe
Pourquoi ne pas utiliser le terme 'proxy' pour désigner les lycéens mobilisés ?
- 1:54OuverteRéponse directe
Pourquoi n'avez-vous pas rencontré les lycéens pour ouvrir le dialogue ?
- 3:04OuverteRéponse directe
Quelle est votre réponse à l'accusation de ne pas avoir suffisamment dialogué ?
- 4:16OuverteRéponse directe
Est-ce que vous lancez un appel au calme face aux violences ?
- 5:26RelanceRéponse directe
Vous avez la responsabilité de soutenir les lycéens victimes de violences policières ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Chiffre
« cette situation, c'est la conséquence de 10 années de politique macroniste, de 10000 suppressions de postes d'enseignants, de refus de revalorisation du point d'indice des fonctionnaires »
- 6:05Fait
« votre devoir, c'est de les défendre aussi. C'est de les défendre contre toute forme de violence et de pas avoir une condamnation à géométrie variable »
- 6:35Fait
« des enquêtes ont été ouvertes et que l'inspection générale de la police nationale a été saisie »
- 8:58Chiffre
« l'année dernière, vous avez supprimé 4000 postes d'enseignant supplémentaires »
- 10:09Fait
« vous proposez de geler les APL »
- 10:09Fait
« le budget de l'éducation nationale est en augmentation »
- 10:43Chiffre
« le budget de l'éducation nationale est en hausse de 1,2 milliards d'euros »
- 11:25Chiffre
« depuis 2017 le budget national augmenté de 31 % »
Temps de parole
- ?100 %
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Et d'abord, ça a été une mobilisation des professeurs dans cet établissement et puis ensuite il y a des lycéens qui se sont mobilisés. Alors essayez de faire croire que ce serait la France insoumise qui a l'initiative de cette mobilisation. Monsieur le ministre, je vous le dis franchement cordialement, mais franchement s'il y a quelqu'un qui est responsable de cette mobilisation, c'est vous. Parce que cette situation, c'est la conséquence de 10 années de politique macroniste, de 10000 suppressions de postes d'enseignants, de refus de revalorisation du point d'indice des fonctionnaires et des et des enseignants eux-mêmes, d'une réforme blancaire qui a absolument désorganisé les emplois du temps et qui a créé beaucoup de souffrance parmi nos nos lycéens de parcours sub qui génère de de
l'octisme [rires] que de dire que c'est la France insomme. Surtout en utilisant des termes comme le terme proxy. Je veux rappeler qu'initialement il est utilisé sur la scène internationale vis-à-vis de groupe terroristes. Donc je propose qu'onutilise pas ce type de vocabulaire. Eddouard Jeffrey vous répond directement sur euh sur ce ce dimanche sur le plateau de France 2, le débat a basculé dans une intensité rare. Face à la crise lycéenne qui secoue le pays, le coordinateur de la France insoumise, Manuel Bompard et le ministre de l'éducation nationale, Édouard Gefray ont confronté leur vision radicalement opposée. Entre accusation d'instrumentalisation politique et dénonciation d'un délabrement scolaire systémique, ces 15 minutes d'échange marquent un point de rupture sur la
gestion de la jeunesse française. Analyse d'un affrontement où chaque mot compte. répondre monsieur le ministreu monsieur le ministre le fait que des parlementaires, des maires des élus aillent à la rencontre des lycéen quand ils commencent à se mobiliser pour ouvrir la discussion avec eux pour entendre leur revendication non seulement je suis fier que les élus insoumis les faits mais le problème c'est que vous auriez dû le faire aussi c'est-à-dire que vous-même vos élus vos les élus membres de votre majorité auraient dû aller à la rencontre des lycéens pour écouter et entendre leur revendication vous dites la situation au lycée Saintexupérie de Créteille était atypique. Non, elle n'est pas atypique. Quand vous avez un établissement scolaire du second degré, lycée ou
collège public sur deux dans lequel à cette rentrée, il manque au moins un enseignant quand vous avez les deux tiers des équipes éducatives qui sont pas au complet. Quand vous avez sur une année sur une année un diè des cours qui ne peuvent pas être suivis parce que les profs ne sont pas remplacés, c'est les chiffres de votre ministère, c'est pas la situation atypique d'un établissement scolaire. Et donc évidemment que le devoir des élus à ce moment-là, c'est d'aller à la rencontre des lycéens pour ouvrir la discussion avec eux. Et malheureusement, attendez, je vais terminer. Et malheureusement, vous avez refusé de le faire. Pardonnez-moi, vous êtes resté enfermé dans votre ministère et la seule chose que vous avez fait, c'est en fin de semaine dernière, vous
avez produit une circulaire euh cignée avec le ministre de l'intérieur, monsieur Nugèz, disant en gros, les proviseurs ont consigne quand il y a une situation de blocage d'amener les forces de l'ordre pour débloquer la situation. Et ben moi je vous dis quand il y a une colère l'UICN qui est légitime, quand il y a des revendications qui sont légitimes, on n'y répond pas en envoyant les forces de l'ordre. On y répond par le dialogue, par le débat. Regardez les enseignants eux-mêmes, ils vous demandent d'ouvrir les établissements pour organiser des temps d'échange. Pourquoi vous ne le faites pas ? Pourquoi vous restez sur une vision qui est une vision seulement répressive de cette situation ? Voilà le la question qu'on doit se poser si on veut sortir de cette situation. Moi, c'est ce que
j'espère. Et et je précise, messieurs, qu'on parlera bien dans le détail des violences, à la fois des violences contre les personnels d'établissement également. des violences commises ou pas. D'ailleurs, on en parlera par les forces de l'ordre. Mais simplement euh sur cette question et cette affirmation qui vous est adressé Édouard Gef sur le fait de ne pas avoir suffisamment dialogué. Qu'est-ce que vous répondez à à Manuel Leopard ? Alors d'abord dès lundi matin dernier, j'étais dans un établissement à Crétail en le lycée Gutinbert. Donc pardon, mais dès lundi matin, j'étais à Créteille. 7 jours après le début de la mobilisation. Toute la semaine dernière, je suis allé au contact, enfin j'ai rencontré des des d'abord, j'ai demandé au chef d'établissement de réunir leur
conseil de Vicen parce que vous avez là-dessus, on se rejoint, il faut qu' le local. J'ai dit à tout chef d'établissement dès le début de la semaine, vous réunissez ce qu'on appelle vos CVL, les conseils du Vicen, c'est vos îles lycéens. J'ai demandé aux recteurs de faire la même chose avec leur conseil éadomique, ce qu'ils ont fait. Moi-même, j'ai participé à celui de Versailles. Je dis, j'ai réuni de la communauté éducative successivement, les personnels, les parents d'élèves, les associations lycéennes, 10 jours, monsieur le ministre, les associations lycéennes, les élus lycéens qui sont élus au conseil nation du lycéen. Donc le dialogue honnêtement, il existe et les instances de dialogue, pardonnez-moi, mais elles existent. Après, la vraie question, c'est de
savoir si on est capable de tirer des conséquences de ce qui s'y dit. Et ça, je m'y suis engagé et on a commencé à lancer les travaux. Et on va bien évidemment parler notamment des premières annonces que que vous avez pu faire après avoir reçu un certain nombre de de responsables lycéens et et éducatifs. Euh je je le disais, on a vu et les Français qui nous regardent et nous écoutent on ont assisté à ces scènes de violence qui se sont multipliées un peu partout en France. On a vu un lycée incendier à Nant. On a vu des affrontements avec les forces de l'ordre, des tirs de de mortiers. Là encore, je vais Ce débat s'ouvre sur une opposition frontale. Manuel Bompard dénonce une stratégie de pourrissement gouvernemental tandis qu'Edouard Jeffrey défend le cadre institutionnel. C'est le
choc entre deux visions de la démocratie. Mais derrière les mots, le climat s'alourdit avec les violences déplaçant l'urgence sur le terrain sécuritaire. Est-ce que vous lancez un appel à leur mouvement a été volé ? Ils l'ont dit. L' mouvement a été volé par des gens violents. Mais il y a eu des gens violents évidemment. Mais vous pouvez pas résumer ou étendre ce mouvement parce que il y a eu des scènes de violence que je déplore absolument comme vous parce que le mouvement il s'appuie sur des revendications qui soient des revendications légitimes. Elles doivent être entendues. Maintenant je veux vous dire une chose monsieur le ministre. Vous avez apporté votre soutien au personnels qui ont été ciblés. Vous avez raison de le faire et je l'ai fait je l'ai fait aussi. Mais vous savez qu'en
tant que ministre, vous avez la responsabilité de l'ensemble de la communauté éducative, des lycéens eux-mêmes, vous avez aussi leur responsabilité. Alors, quand vous avez un lycéen qui perd un œil euh parce que il se fait tirer dessus par une intervention des forces de l'ordre, par un flashball, quand vous avez un lycéen qui prend une grenade de lacrymogène dans les yeux, quand vous avez une jeune étudiante qui se fait étrangler pendant plusieurs minutes, votre devoir à ce moment-là, c'est aussi d'apporter votre soutien à ces lycéens qui sont violentés. Quand vous avez des personnels qui témoignent, j'ai entendu par exemple les personnels du lycée de de Pamier en Ariège euh et qui disent "Bah nous, ça se passait très bien et il y a eu une intervention absolument
disproportionnée des forces de l'ordre qu'on fait dégénérer la situation et même des personnels disent que eux-mêmes ils ont été blessés. Votre devoir, c'est de les défendre aussi. C'est de les défendre contre toute forme de violence et de pas avoir une condamnation à géométrie variable. Moi, j'ai pas de condamnation à la géométrie variable, mais vous vous êtes pas capable de dire que quand il y a des violences policières, elles sont intolérables Mais bien sûr que c'est et je je précise bien puisque vous venez d'évoquer des faits extrêmement précis à Tour à à Saint-Tour que des enquêtes ont été ouvertes et que l'inspection générale de la police nationale a été saisie. Non non mais c'était là encore pour pardonnez-moi. Après, je laisse monsieur le ministre répondre, mais
pardonnez-moi, mais ça ne suffit pas parce que quand il y a des scènes déplorables comme celles que vous montrez ou des personnels qui sont ciblés, on les condamne, on dit pas il y a une enquête qui est ouverte. Donc quand c'est des jeunes gens, il faut faire la même chose. Eddouard Gefrè répond sur cette question. Est-ce que vous condamnez ? C'est une action que Manuel Bompard juste disproportionnait de la part des forces de l'ordre. Alors juste d'abord, c'est pas des scènes déplorables, c'est des scèes criminelles. Bah on peut être criminel et pleurable. Oui mais enfin c'est dans la gradation c'est criminel. Faut appeler un chat un chat quand même quand on vise un personnel d'éducation nationale ou quand on tire sur des élèves évidemment des enquêtes de justice qui détermineront
oui qu'il y a des enquêtes mais bien sûr mais moi j'ai pas besoin de dire il y a des enquêtes pour les condamner. Mais moi mais attendez c'est tout. C'est tout ce que je vous demande mais attendez, c'est très clair. Toute violence illégale doit être condamnée moralement et pénalement. J'ai aucun problème avec ça. Une violence illégale condamné maintenant soutien au lycée invisible. Alors attendez. Oui je je fais tous les jours j'appelle des personnels ou des élèves qui sont blessés. Mais c'est c'est pas le débat ici. La question c'est pour qui est par définition la violence c'est important de revenir au droit pénal parce que moi je crois à l'état de droit encore. C'est pas qu'à tout le monde mais moi j'y crois. La violence en droit pénal, il faut qu'il y
ait deux choses. Il faut qu'il y ait un acte, il faut qu'il y a une intention. D'accord ? Sur, j'allais dire l'action des force de police, il n'y a évidemment aucune intention de violence du gouvernement. Et la preuve c'est que le ministre de l'intérieur a donné des consignes de très grande proportionnalité en attirant l'attention sur le fait qu'il y avait des jeunes et notam et notamment des mineurs à l'intérieur des mouvements. Il a dit exactement le ministre, il a dit pas de retenu. Il a donné des consignes, vous avez lu ces instructions côté des rend public, il a donné des consignes de très grande proportionnalité dès dimanches dernier en la matière. Si à partir de là, il y a un comportement d'un policier ou autre dans un contexte de grande tension ou
autre qui déborde le cadre légal, il y a effectivement enquête administra juste pour être pour être précis et je me permets là encore d'intervenir dans ce débat qui est qui est intéressant, est-ce que vous avez été choqué par les images que l'on a pu voir notamment à à Saint-Touin Lomon effectivement de ce de ce tir direct sur un sur un élève quand vous voyez un étudiant qui effectivement a visiblement perdu un œil à tour à cause de ce qui ressemble à un tiers de LBD, est-ce que Ça ça vous a choqué mais évidemment que les images enfin ces images de violence sont choquantes. C'estàd pour ça qu'il y a des émissions d'inspection qui ont été diligentées. Évidemment qu'elles sont choquantes. L'intensité monte d'un cran. Les protagonistes s'affrontent sur la définition de la violence. Est-elle
criminelle ou le fruit d'intervention policière disproportionné ? une confrontation sémantique qui soulligne la fracture politique profonde. Cependant, au-delà de ces tensions, le mouvement lycéen porte des revendications concrète qui ramène le débat vers les réalités budgétaires. De demander directement au ministre de l'éducation nationale qui est en face de vous. Bah d'abord, la première chose c'est de ne pas dégrader encore la situation qui est déjà extrêmement dégradée. J'ai donné des chiffres tout à l'heure. Or, c'est ce que vous avez fait depuis que vous êtes arrivé au ministère puisque l'année dernière, vous avez supprimé 4000 postes d'enseignant supplémentaires. Et dans le projet de budget qui a été présenté la semaine dernière, il est prévu encore 1600
postes supprimés d'enseignant. dans le projet de budget euh qu'on est en train d'ouvrir dont on va ouvrir la discussion, vous prévoyez de supprimer encore des enseignants alors que je vous disais tout à l'heure que vous avez un établissement scolaire sur deux dans lequel il n'y a pas eu il manquait un enseignant à la rentrée et vous proposez d'en supprimer encore davantage. Vous proposez dans le budget euh de geler parce que dans il y a une mobilisation lycéenne mais il y a des étudiants aussi d'ornavant qui participent de cette mobilisation. vous proposez de geler les APL, c'est-à-dire que les les étudiants qui ont des difficultés à se loger, vous allez renforcer encore leur difficulté pour euh pour euh pour se loger. Donc moi, ce que j'ai envie de vous demander
au moins comme première étape pour montrer que vous avez entendu euh la colère et les revendications qui s'expriment, c'est de renoncer à ce gel des APL, c'est de renoncer à ces suppression de poste d'enseignant. Vous allez me dire sans doute le budget de l'éducation nationale est en augmentation. C'est faux. C'est faux. Parce que la vérité c'est que quand vous vous regardez une année sur l'autre un budget, vous le savez très bien, vous le savez comme moi, vous devez le comparer à l'inflation, c'est-à-dire à l'augmentation des prix. Et si vous prenez dans votre budget le budget de l'éducation nationale l'année prochaine, c'est 650 millions d'euros de coupe supplémentaire. 150 millions d'euros de coupe dans le budget de l'enseignement supérieur à la recherche.
Et dans le même temps, pardon, je m'arrête là, et dans le même temps, vous allez faire un cadeau aux plus grandes entreprises de 2,5 milliards d'euros par rapport à l'année dernière. Voilà, réponse et là encore puisque je suis là pour rappeler les faits, le budget de l'éducation nationale est en hausse de 1,2 milliards d'euros. Là on parle bien en valeur, ça c'est l'augmentation. Et quant à aux suppression de poste, il y a effectivement 1588 suppression de poste d'enseignant titulaire dont 1250 dans lainlation. Réponse Douard Gef, je donne la réponse que vous avez pas 650 millions d'euros. réponse et donc à la demande précise de Manuel Bomparton à la fois au gel des appels et de renoncer à ses suppressions de poste. Alors dans l'enseignement d'abord juste parce que là aussi c'est facile
d'assonner des des choses avec à plomb mais il faut quand même regarder les faits. Depuis 2017 le budget national augmenté de 31 % 31 % depuis 2017 en 10 ans. Première chose deème élément il va augmenter de 1,2 milliards cette année. C'est-à-dire gros en gros avec inflation ça fait c'est c'est c'est à peu près l'équivalent et dans un contexte pardon dans un contexte où l'État fait moins que l'inflation et où de manière générale pour des raisons que tout le monde connaît euh et de maîtrise des de des dépenses publiques, il y a une baisse de dépenses publiques qui est envisagé à 54 milliards dans un contexte de baisse enfin le débat se cristallise sur les chiffres. Bonpar conteste la réalité des moyens alloués à l'éducation face aux besoins tandis que Jeffrey justifie ses
choix par des arguments démographiques. Une séquence qui résume l'impasse entre gestion comptable des ressources et exigences de moyens humains. Pour conclure ce face-àface intense entre Manuel Bompard et Édouard Gefray, force est de constater que le dialogue reste rompu. Alors que le ministre de l'éducation nationale mise sur la restauration de l'ordre public et la gestion technique des établissements, le coordinateur de la France insoumise appelle à une remise en question globale de la politique gouvernementale qu'il juge responsable de la détresse de la jeunesse. Cet échange illustre une fracture démocratique profonde. D'un côté, une exigence de retour au calme immédiat face à des scènes de violence et de dégradation. De l'autre, une volonté de transformer ses tensions en
un débat politique sur le fond touchant aux conditions d'apprentissage, au manque de moyens et à la place des étudiants dans la société. Au-delà des accusations mutuelles, c'est toute la capacité du système à répondre à la colère lycéenne qui est ici interrogée. Et vous, comment percevez-vous cette situation ? Est-ce mouvements politiques ou le symptôme d'un malaise profond au sein de l'éducation nationale ? N'hésitez pas à partager votre avis en commentaire pour alimenter ce débat indispensable sur l'avenir de nos lycées.
Manuel Bompard