Présidentielle 2027: Dominique de Villepin face à François Ruffin - deux visions pour la France
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous invitez les insoumis ? Est-ce que vous invitez le RN ou est-ce que vous vous arrêtez à vous ?
- 5:03OuverteRéponse directe
Pour refonder la France, pour éviter l'arrivée des extrêmes à l'Élysée, jusqu'où vous êtes prêt à dialoguer ?
- 6:29RelanceRéponse partielle
Il y a beaucoup de personnalités de gauche dans les noms que vous venez de citer. Est-ce que vous pouvez en citer qui sont de l'autre rive ?
- 10:49FerméeÉludée
Si Marine Le Pen arrive à l'Élysée, que vous aurez à résister ?
- 13:11OuverteRéponse directe
Quels exemples de dévoiement de la République citez-vous ?
- 14:40RelanceRéponse directe
Si vous mettez Gabriel Attal ou Édouard Philippe autour de la table, vous seriez toujours là ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:10Fait
« Personne ne sait qui sera encore vivant à l'heure de la victoire, c'est-à-dire en mai prochain. Peut-être que l'un d'entre nous aura pris une balle entre les deux yeux. »
- 3:36Fait
« La politique, ça se paye content, ça se paye avec le prix d'une vie, le prix d'un engagement. »
- 7:55Chiffre
« Indexation des salaires sur l'inflation aujourd'hui c'est 80 % des Français qui sont pour. »
- 7:55Chiffre
« Référendum d'initiative citoyenne c'est 80 % des Français qui sont pour. »
- 7:55Chiffre
« Retour d'un impôt de solidarité sur la fortune, c'est 80 % des Français qui sont pour. »
- 13:55Fait
« On flirte par démagogie politique. On estime à un moment donné que tout vaut d'aller gagner quelques votes. »
- 15:24Fait
« Ceux qui nous ont mené à l'impasse n'ont pas de place dans ce rassemblement. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Euh, est-ce que vous invitez les insoumis ? Est-ce que vous invitez le RN ou est-ce que vous vous arrêtez à vous ? Alors, ils étaient prenez votre temps pour répond. Ils étaient 17 autour de la table au CNR aux 48 rue du Four 17 Jean Moulin qui organise et là il y a des syndicalistes, des partis politiques et il y a on oublie parfois les mouvements de résistance. Il y a pas tous les partis politiques. Il y a pas tous les partis politiques. C'est vrai. Enfin, disons qu'il y a des colè pas l'extrême droite. Non, mais il y a des communistes gaulistes, ce qui fait une belle brochette et qui nous offre à mon sens la référence des communistes aux
gaulistes. Je pense que déjà on a une belle partie de l'échiquier politique. Mais qu'est-ce qui se passe ce jour-là ? Il y a un sacrifice qui est fait. Il y a pas d'acte historique sans sacrifice. La nuit du 4 août, il y a un sacrifice. Quand le vicomte de noil monte pour prendre la parole, certes, c'était un Jean sans terre, c'était un cadet, mais quand il dit on va mettre la on va mettre fin au privilège des personnes et des biens, il y a le duc d'éguyon qui vient derrière qui lui est beaucoup plus riche et qui fait la même démarche même si ils feront racheter les biens en question. Mais il y a un sacrifice et au CNR, il y a un sacrifice qui est d'abord
fait par les résistants parce que les résistants à juste titre, il pouvait penser que les partis politiques et les syndicalistes, ils avaient failli dans les tranches des fêtes. Et les résistants, c'est eux qui acceptent pour ainsi dire de céder le bâton aux partis politiques, au syndicat, à tous ceux qui prendront le pouvoir à la libération. C'est dire que il n'y a pas de grandeur sans renoncement. Il n'y a pas d'histoire sans sacrifice et c'est cela qui fait qu'à un moment donné, on sait qu'il se passe quelque chose. Parce que discuter euh gentil gentil, ami ami et se dire bah euh qui a gagné ce soir ? Je m'en suis plutôt bien tiré. J'ai marqué un point, on me connaît un peu plus partout en France, c'est pas 6 %, c'est
8 %. Ça c'est du calcul. On arrive à un moment de notre histoire où il faut avancer sans calcul en prenant tous les risques. Personne ne sait qui sera encore vivant à l'heure de la victoire, c'est-à-dire en mai prochain. Peut-être que l'un d'entre nous aura pris une balle entre les deux yeux. C'est ça la politique. Mais nous savons Pourquoi vous dites ça ? Bah le symbolique euh parce que c'est la vérité des campagnes présidentielles. Bah politique mais bien sûr, je vais vous dire politique ou autre hein. Si j'en crois les menaces que j'ai subis depuis maintenant euh depuis 2023 tout est possible quand vous vous engagez en politique. Vous prenez un risque et vous faites un sacrifice et pas seulement vous. Vous et votre famille. Donc moi, je ne suis pas là ce
soir en me disant qu'est-ce que je gagne ? J'ai la chance d'avoir créé un parti où tous ceux qui sont avec moi ne se posent pas la question de qu'est-ce que je gagne ? Qu'est-ce qu'il y a pour moi ? Combien de places, combien de ministres et on voit bien que toute la classe politique est en train de jouer non pas l'élection présidentielle, ils ont tous compris ou acquis que Marine Le Pen allait gagner. Il joue les places pour les prochaines législatives et puis les autres élections. Moi, je refuse cette fatalité là. Et le prix qu'il faut payer et bien il faut le payer. Et c'est là où l'intérêt général l'emporte. Et c'est là où la politique, moi qui n'ai jamais été élue, j'en ai retenu une chose, c'est celle de notre histoire. C'est qu'à un moment donné, la
politique, ça se paye content, ça se paye avec le prix d'une vie, le prix d'un engagement. Si on n'est pas capable de faire ça aujourd'hui, faut faire autre chose parce qu'aujourd'hui c'est l'histoire avec un grand H qui s'écrit, pas avec un petit H et pas avec des bonbons acidulés et quelques bravos dans une salle. - prêt à sacrifier vous parlez de sacrifice qu'est-ce que vous êtes prêt à sacrifier vous tout moi je suis prêt à sacrifier toutes les ambitions tous les rôles qui permettront à la France de gagner je ne suis pas là pour savoir ce que je vais avoir pour moi. Je m'en fous. Je m'en fous. Alors vous me direz c'est facile. Il a 72 ans. Il n'a qu'à attendre. Et puis
euh même question François Ruffin. Euh pour refonder la France, pour éviter ce que vous disiez tout à l'heure avec Dominique de Villepin, l'arrivée des extrêmes à l'Élysée, jusqu'où vous êtes prêt à dialoguer qui est autour de la table pour ne pas que ce soit la haienne tarte à la crème de je suis l'homme du dialogue, je peux faire du en même temps et parler au de rives. Reposons le cadre. Euh le train de la fatalité est un train qui aujourd'hui amène Marine Le Pen à l'Élysée. Donc comme disait Rouvelt, il faut essayer quelque chose. Le peuple nous en voudra pas d'avoir échoué mais il nous envoudra de ne pas avoir essayé. Donc on doit essayer et on doit essayer en mettant le
bazar en ce que chacun reste pas dans son couloir. Les cocos, les écolos, voilà, chacun euh avec son petit pourcentage. Moi, ça ne m'intéresse pas, je le dis. Note que comme Dominique vous arrêtez je reprends vos mots au coco ça s'arrête là les ins pas comme ça. Moi ce qui m'intéresse aujourd'hui c'est une ligue des dérailleurs. Ceux qui veulent faire dérailler le train. Mais et je pense aujourd'hui plus je pense plus aujourd'hui à des figures qui se sont détachées. Alors évidemment Fabien Roussell est le bienvenu. communistes étaient là en 43 et je dirais Fabien reste dans de Ville à qui on continue mais au-delà de ça mais je j'ai pas envie de faire une liste de noms mais un
Jean-Marc à table Jean-Marcanovici Jean-Marc Jeancovici sur la question du climat il a besoin d'être là de Ville à une Natacha Poloni sur la question de la souveraineté elle a besoin d'être là un Thomas Piquetti sur la question de la fiscalité il y a besoin d'être là une Julia Cagé sur la question de la démocratie a besoin d'être là. Donc voilà, je pense qu'aujourd'hui il y a des figures qui se disent "On a besoin de secouer le truc" et en fait il y a un profond désir de ça. Chez les Français, je sens un désir d'autre chose. Alors, ils savent pas quoi, hein. Mais il y a le désir que de secouer ce bazar là. Je note il y a beaucoup de personnalités de gauche dans les noms que vous venez de citer. Est-ce que vous pouvez en citer qui sont de l'autre rive ? Mais je dirais que c'est à Dominique
Villepin de nous aiderompour de la table. Ça s'appelle refiler le ballon. Oui là là vous vous me on fait une liste c'est vous qui êtes parti dans la liste tout se demandé c'est vous qui lu az demandé monsieur Felpocrite nous on n'a pas fait l'hypocrite pendant la soirée alors commencez pas dire je veux dire un mot il faut il faut que quand même le le conseil national de la résistance sans repartir de ça mais c'est pas juste un barrage républicain où on se met ensemble pour barrer la route à l'extrême droite c'est un projet c'est un horizon donc il faut quand même qu'il y ait un horizon qui soit partagé je le rés résumé en un mot moi c'est protéger le il y a un devoir aujourd'hui de protéger les français de protéger les français sur leur nid de protéger les
français sur leur emploi de protéger les français face au changement climatique ce devoir de protéger et je mets trois piliers je mets la réparation écologique je mets la justice fiscale je mets la souveraineté nationale. J'aurais tendance même à y mettre des mesures en se disant que le but c'est quoi ? c'est pas d'avoir des trucs qui passent à 51 %, c'est qu'aujourd'hui il y a des mesures qui au fond assez consensuelles chez les Français où on peut les embarquer, où il y a 80 %. Moi ce que je reporchais plus à Emmanuel Macron quand il a fait la réforme des retraites, c'est évidemment il y a la cause sociale. Mais on à ce moment-là où le le peuple français a traversé la crise Covid, la crise des gilets jaunes, la guerre en Ukraine, on lui met en
péril l'unité de la nation en prenant une mesure contre tous les syndicats unis, contre 80 % des salariés et vraisemblement contre une majorité à l'assemblée. Donc il faut chercher quelles sont les mesures aujourd'hui qui vont retrouver un large assentiment qui vont pas être le parti du déchirement national parce que le Rassemblement national ce n'est pas le Rassemblement national, c'est le déchirement national. Il faut chercher comment on peut rassembler le plus large possible. Mais si je dis indexation des salaires sur l'inflation aujourd'hui c'est 80 % des Français qui sont pour. Si je dis référendum d'initiative citoyenne c'est 80 % des Français qui sont pour. Si on dit retour d'un impôt de solidarité sur la fortune, c'est 80 % des Français qui sont pour. Donc il y a il y a des
mesures comme ça qui peuvent embarquer, renouer la confiance, faire qu'on se remette en marche. Alors bon, il a pas tout préempté quand même. On a le droit de dire en même temps et en marche. Mais faire France ensemble vers un jusqu'aux prochaines élections, ce n'est pas ma démarche parce que je crois que nous sommes dans un double moment central. Premièrement parce que il y a ce risque du RN mais cela ne suffit pas. Nous sommes dans un moment de transformation du monde. Si nous ne prenons pas le bon train de l'histoire et non pas le train fou, nous verrons notre pays s'effacer et de l'Europe et de l'histoire du monde. Moi, je ne je ne peux pas accepter le rétrécissement français, le
déclassement des Français et je prends en compte la fierté de nos compatriotes. Ils veulent appartenir à un pays qui compte dans le monde. Pour cela, je souscris pleinement au pilier que met en avant François Ruffin. Protéger bien sûr la sécurité, c'est un élément essentiel, il faut le faire dans le cadre de quelque chose qui peut rassembler très largement les Français. Je pense que l'ordre républicain est un mot d'ordre qui peut rassembler tous les Français. Nous sommes dans une société qui est insécure. Nous sommes dans une société où les services publics ne sont plus à la hauteur de nos espérances. Où la justice ne répond pas comme elle devrait. Où la sécurité de nos forces de l'ordre n'ont pas toujours les moyens de
faire respecter cet ordre républicain. De la même façon, je pense qu'il y a un deuxième pilier et qui est aujourd'hui la clé et c'est pour vous dire à quel point j'y attache de l'importance compte tenue de l'itinéraire qui a été le mien. la justice sociale, on ne fera rien. Et c'est pour cela que je veux ouvrir les niches fiscales et sociales. Il faut convaincre les Français que nous allons verson à l'opacité, faut renoncer à la rente, faut renoncer à un certain nombre de privilèges qui aujourd'hui retiennent notre pays. Et puis il faut espérer pour nos enfants. Moi, je n'accepte pas que mes enfants aient un avenir moins bon que celui que j'ai pu avoir. Et donc, de ce point de vue, le progrès écologique, la capacité à
relever le défi du progrès économique à la fois sur le plan des nouvelles technologies et sur le plan d'une croissance qui pourrait offrir à la France un avenir en Europe, je crois qu'il y a là des pistes de travail qui peuvent rassembler les 3/4 de l'échiquier politique. Il nous reste de toutes les manières. Est-ce que d'une façon ou d'une autre vous considérerez si Marine Le Pen arrive à l'Élysée, que vous aurez à résister François Ruffin. François Ruffin, moi je me refuse à répondre à cette question. Je me refuse Je me refuse à me placer dans cette hypothèse. Je le dis, tout je nous essayerons tout pour faire dérailler ce
train de la fatalité. s'il ne déraille pas et ben et ben les si on verra demain. D'accord. Là je mène pas la bagarre pour après mes prochains. On me l'amène d'ici là et pas seulement pour que le Rassemblement national n'arrive pas au pouvoir. Je j'entendais Domini Vippin qui parlait de sacrifice. Je je veux parler je avoir un autre ton si vous me permettez. Je parlais du bonheur que ça soit pas seulement dans une forme de résistance de contre de tout ça. Je pense qu'on a eu du plaisir ce soir. Il y a de la là il y a de la joie aussi à faire de la politique et les Français ont une grande joie à faire de la politique. Mais il faut que ce qu'on propose aux Français ça soit pas seulement un truc de recrocillement mais une aspiration que ils se disent en 2032
on vivra mieux.
L'histoire de France nous a instruit de ce qu'était les grands rendez-vous euh qui étaient ceux de notre pays et notre pays n'a pas l'habitude de se dérober. Et donc l'esprit de résistance bien sûr dans le cadre de la République, dans le cadre de la démocratie, mais ça veut dire aussi ne pas accepter que cette République elle puisse être dévoyée. Et nous avons aujourd'hui des exemples aux États-Unis, nous l'avons eu en Hongrie et dans d'autres pays européens, des exemples de dévoiement où la société civile, la société politique est étrangement restée inerte. J'avoue personnellement que je suis très surpris de voir à quel point Donald Trump euh vit en absence totale
d'opposition intellectuelle, politique et je trouve ça scandaleux. J'estime qu'il y a un devoir de dire quand on voit la science être déboulonnée, quand on voit les universités être déboulonnées, on ne reste pas sans rien faire. Moi, je ne peux pas accepter par exemple que le référendum en France puisse être dévoyé et qu'on puisse avoir toutes sortes de référendum ou de révision de la Constitution pour faire passer un changement de régime totalement en des règles républicaines. Et on voit bien et donc et on voit bien qu'il n'y a pas seulement aujourd'hui dans la contamination de notre pays, il y a pas seulement le Rassemblement national. On voit qu'il y a aujourd'hui, y compris chez un certain nombre de républicains, des gens qui tiennent un discours qui
veut flatter les populismes et qui marque ce dévoiement ou en tout cas ces risques de dévoiement. Euh quand on préconise la suppression du droit du sol, des références aussi fondamentales pour là vous faites allusion à Édouard Philippe par exemple mais je pourrais prendre Gabriel Atal pour euh ce qui concerne la remise en cause du droit international ou Bruno Rotaillot pour ce qui concerne l'état de droit. On flirte par démagogie politique. On estime à un moment donné que tout vaut d'aller gagner quelques votes. Moi, j'estime que des fois, je vous écoute et je me dis il y a de moins en moins de monde autour de la table. Si vous enlevez, vous avez dit des golistes à au coco, on va au coco. Là, vous venez d'enlever Gabrielard Philippe Bruno Rotaillot. La
table se vide. C'est pas les chapeaux à plume. C'est pas les chapeaux à plume dont nous parlons. Excusez-moi mais si vous mettez Gabriel à tale ou Édouard Philippe autour de la table, moi je suis plus là. Oui, moi non plus. Non mais oui, il a il y a a il y a erreur de casting. C'est on ne parle pas des chapeaux à plume. Nous parlons de du cœur de la politique et et du cœur de la société civile. C'est autre chose, c'est pas un nouvel en même temps. Donc le milieu 8 va devoir choisir entre dame Gabriel Atal et moi quand même. Mais euh non plus sur quand je pose le diagnostic d'une faillite des élites, je suis sérieux. Donc il nous faut des gens qui ont fait finalement une forme d'autocritique en profondeur qui voi la
cupidité, la médiocrité des élite qui nous gouvernent aujourd'hui et qui disent "On va pas s'en sortir par du bidouillage, par du rafistolage, par du raudage. Il faut une grande remise à plat dans notre pays." Ceux qui nous ont mené à l'impasse n'ont pas de place dans ce rassemblement. Yeah.
François Ruffin