Saint-Brévin : un maire abandonné par l’État ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:00OuverteRéponse directe
Françoise Gatel, comment se sent le maire abandonné par l'État ?
- 11:00OuverteRéponse directe
Pascal Perrineau, cette démission est-elle un signe de la montée de l'extrémisme ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Florent Vaillot, la stratégie d'intimidation a-t-elle fonctionné ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Françoise Gatel, quelle part de responsabilité pour l'extrême droite ?
- 17:00RelanceRéponse directe
Pascal Perrineau, pourquoi le RN a refusé de se lever pour le maire ?
- 19:00OuverteRéponse partielle
Florent Vaillot, une sanction juridique plus lourde suffirait-elle ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 13:00Françoise GatelFait
« Il existe dans notre Constitution un principe de précaution qui trop souvent paralyse notre action publique »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Applaudissements] [Musique] bonsoir à toutes et à tous Bienvenue c'est sens public votre rendez-vous quotidien de débat et de reportages sur Public Sénat en étant ensemble tous les jours à 18h pour donner du sens à l'actualité grâce à nos experts et voici le sommaire de ce 11 mai le maire de Saint-Brévin annonce sa démission après les agressions dont il a été victime le 22 mars dernier c'est voiture la façade de sa maison incendie après une polémique alimentée par l'extrême droite sur le déplacement d'un centre d'accueil des demandeurs d'asile près d'une école quelle a été la réponse de l'État face aux menace visant cette élu où on est la répartition des demandeurs d'asile en zone rurale voulu par Emmanuel Macron on en débat dans une minute et puis c'est l'une des priorités du ministre de l'éducation nationale la lutte contre la ségrégation sociale il n'y a pas d'amélioration sur la question des inégalités et ça vous avez raison c'est extrêmement préoccupant parce que forcément c'est la question de la promesse républicaine presque de méritocratie où on voit que que les enfants issus de de milieux sociaux économiques modestes et bien ont vraiment beaucoup moins de chances de réussir que les autres enfin d'améliorer la mixité scolaire pas Penga et réunissait aujourd'hui les recteurs d'académie pour leur donner une feuille de route mais pas d'annonce officielle sa conférence de presse a été annulée quelle difficulté rencontrent le ministre notamment avec les établissements privés comment lutter contre les lycées ghetto doit-on conditionner les subventions aux écoles privées à les objectifs de mixité réponse dans trois quarts d'heure mais d'abord un maire qui jette l'éponse face à la violence yannique Mores quitte la commune dans laquelle lui et sa famille vivaient depuis 32 ans Nadia leur joue après six ans à la tête de Saint-Brevin-les-Pins Yannick Morez jette l'éponge les diles d'hiver droites défend le transfert sur sa commune d'un centre d'accueil de demandeurs d'asile mais après de violentes intimidations et plusieurs manifestations de l'extrême droite il a présenté sa démission hier soir au préfet de Loire-Atlantique j'ai pris cette décision pour les raisons personnelles notamment suite à l'incendie criminel perpétré à mon domicile et au manque de soutien de l'État et après une longue réflexion menée avec ma famille son renoncement a fait réagir jusqu'au plus au sommet de l'État évidemment ce qui s'est produit est très choquant et je voudrais assurer le maire de tout mon soutien la ministre en charge des collectivités territoriales de l'uniforme à contacter ce maire et ça montre qu'il y a une montée de l'extrémisme dans notre pays et évidemment il faut qu'on soit très très vigilant sur ce sujet l'extrémisme il vaut des deux côtés et je pense qu'en apportant des bonnes réponses à nos concitoyens et à quoi je veux m'employer ici la main dans la main avec les aiguilles locaux c'est comme ça qu'on évitera c'est monter de des extrémismes avec des situations inacceptables comme celle que vous avez mentionné Elisabeth borne recevra Yannick morrèze la semaine prochaine mais la réaction est tardive l'élu de Saint-Brévin dénonce depuis des semaines le manque de soutien de l'État y compris après l'incendie volontaire de son domicile et de ses deux voitures le 22 mars dernier un acte violent en lien avec le transfert du centre d'accueil ouvert il y a 7 ans 400 demandeurs d'asile ont été reçus sans incident une tristesse forcément parce que pour avoir été élu dans les collectivités dans une mairie on sait tout l'engagement que ça nécessite c'est de l'engagement en temps c'est d'un engagement complet et lorsque vous êtes menacé dans votre vie privée lorsque vos enfants se sentent menacés lorsque votre domicile est menacé pour avoir vécu ce type de situation à la fois dans mon domicile personnel et à ma permanence à La Roche-sur-Yon et bien évidemment que c'est une triste décision nous nous devons de soutenir tous les élus qui font un travail au quotidien formidable c'est qu'il a partagé également hier soir en partie par l'Assemblée nationale aujourd'hui c'est le Parlement européen qui s'est levé hier la haine a gagné en France et en Europe alors il est temps aujourd'hui de rappeler que nous sommes attachés au droit et aux principes humanistes qui font de la construction européenne il est temps de se lever de se lever en l'honneur de Yannick borez de se lever pour le droit et de me laisser le chemin [Applaudissements] l'année dernière en France les agressions des Lions ont augmenté de 32 % des agressions directement liées à l'exercice de leurs fonctions j'accueille tout de suite mes invités Françoise Gatel bonsoir bienvenue vous êtes sénatrice Union centriste de l'Ille-et-Vilaine et présidente de la délégation collectivités territoriale et à la décentralisation Pascal Perino bonsoir politologue professeur la Science Po Paris Florent a dit au bonsoir président du cercle de réflexion l'été ri et Guillaume d'arrêt et politique bonsoir Guillaume bienvenue à tous encore une fois Françoise Gates je commence avec vous c'est le constat d'une impuissance étatique cette histoire c'est d'abord très sincèrement un funeste jour parce que quand ta mère j'ai de l'éponge ça veut dire que c'est une blessure qui est faite à la République et ça doit nous interroger et cette démission elle associe de particulier qu'elle s'ajoutent à de nombreuses d'émissions et qu'elle soulève plusieurs problèmes d'abord le fait que amer il est vraiment au corps-à-corps avec l'action publique avec ses habitants ses concitoyens ou apparemment ça se passait bien et puis aujourd'hui ce que j'appellerai des gens qui veulent semer la tempête et qui un jour feront nous la récol et qui viennent semer le trouble et que ce maire a été victime d'incendie dans sa maison d'agression ski juste inimaginable mais que la question que moi je voudrais que l'on pose au-delà de l'émotion que nous ressentons c'est comment se mère a-t-il eu l'impression de se sentir tout seul c'est pour ça dans la gestion de ce sujet voilà alors il existe dans notre Constitution un principe de précaution qui trop souvent paralyse notre action publique et là aujourd'hui moi je dis avec beaucoup de gravité il s'agit de prendre soin et d'avoir un principe de précaution à l'égard de la République et de ceux qui la font parce que ce maire il portait la décision de l'État pour installer enfin c'est juste déplacé il était ce centre il était là dans la dans la ville depuis 7 ans depuis 2016 voilà et un cadavre qui apparemment ne posait pas de problème mais cela et cela faisait suite à ce qui s'est passé en Bretagne à Callac sur un sujet un peu identique et je pense que cela veut dire que si on a un vrai principe de précaution et un vrai principe républicain on doit être collectivement et l'État et les élus locaux mais lui il a été attentif à la manière de procéder pour tenter d'éviter le maximum de dégâts sans parler des manifestations très malsaines après il y a aussi l'instrumentalisation d'un thème on y reviendra évidemment dans dans ce débat Pascal Perrineau on parle souvent dans sauvagement de la société française est-ce que vous y voyez un signe supplémentaire de l'ensemble de manière résidente c'est vraiment je reprends l'adjectif ce funeste événement est lié à un double mouvement il y a oui une violence qui ne cesse de monter dans la société française ce que Jean-Pierre Chevènement appelait jadis lance sauvagement ce que notre appel la brutalisation de la société française il y a des indicateurs très objectifs de cela c'est par exemple la hausse de la petite et de la moyenne délinquance avec recours à la violence physique ça ce sont des indicateurs pas qui sont là et qui montre bien qu'il y a un mouvement d'emba et puis ce mouvement d'en bas rencontre le mouvement d'en haut c'est à dire sur la scène politique une extrémisation de la vie politique une polarisation du débat par les extrêmes que ce soit l'extrême gauche pensons à la violence depuis des semaines et des semaines dans les grandes manifestations de protestations contre la réforme des retraites des Black Blocs et pensons ce qui a fait l'événement depuis quelques jours ou défilé du guide dans les rues de Paris il y a là en effet deux forces qui au plan politique j'allais dire ne cesse de jeter de l'huile sur le feu et légitime quelque part le retour à la violence et le recours à la violence ce qui fait que individu et bien voilà maintenant sur le terrain local face à des mers face à l'acte et face à l'acte en effet de mettre l'incendie dans une maison ou d'ailleurs ils auraient pu emporter et brûler une famille c'est pas ça qui les arrête et ça c'est extrêmement inquiétant parce que je terminerai par là les maires c'est le dernier rempart de la République et de la démocratie sur le terrain alors où la démocratie fait l'objet de multiples contestations et donc ça ça pose aussi la question de la responsabilité de la parole politique donc là on a déjà deux thèmes qu'on va évidemment creuser ensemble l'impuissance de l'État la responsabilité des politiques quand ils prennent la parole Florent Vaillot on peut dire malheureusement que la stratégie d'intimidation elle a fonctionné à Saint-Brevin avec voilà le risque d'un précédent c'est-à-dire que est-ce à quel point ça peut libérer la tentation pour d'autres de voilà de d'agir de la même façon puisque un maire a cédé vous avez raison effectivement c'est une stratégie d'intimidation en tout cas son résultat est l'intimidation il faudra voir si dans l'enquête il y avait pas une volonté de ne pas aller jusque à l'incendie et criminel parce que ils font qu'on n'a pas appréhendé les responsables on ne saura pas qu'elle était leurs intentions réelles souvent on a vu des des simulacres qui dégénéré en quelque sorte mais dans tous les cas c'est cela ce qui est certain c'est que aujourd'hui sur la prise de décision politique à quelques soient les niveaux il y a aujourd'hui une frilosité beaucoup plus importante qu'auparavant avec la question de la violence qui s'immis avec la question des mobilisations et de fait ça ça effrite la capacité de prise de décision de tenue des arbitrages de réalisation de de ces chantiers là mais n'allons pas voir non plus je pense une espèce de robinet d'eau tiède qui risque de de devenir le courant de l'action politique c'est ce que vous nous dites nos menaces face aux intimidations bien sûr mais on le voit à divers degrés par exemple les recours systématiques les recours juridiques systématique contre tout projet public d'aménagement c'est une un degré zéro en quelque sorte de l'intimidation politique on a aujourd'hui une gamme d'action qui s'est divertissait diversifiée pardon un répertoire d'action qui va de la juridicisation en passant par la médiatisation jusqu'à la violence parce qu'effectivement il y a des mouvements politiques qui sont aux franges pour le rappeler qui font de la violence un mode d'action politique et c'est ce qui s'est aujourd'hui exprimer alors il y a évidemment eu beaucoup de réactions politiques de messages de soutien au maire de Saint-Brevin mais malheureusement j'ai envie de dire comme à chaque fois à chaque fois qu'un élu est confronté à la violence à chaque fois qu'un maire démissionne il y en a eu beaucoup d'autres bah il y a toujours plein de messages de de soutien on pourrait revenir mais on en a choisi parce que c'est vous en avez vu un extrait dans le reportage d'ouverture c'est la colère exprimée par le l'euro député Raphaël luxmann qui aura fait se lever une partie du Parlement européen aurait écoute une partie de cet extrait hier le maire de Saint-Brevin-les-Pins Yannick Morez a été acculé à la démission après des mois de menaces de mort contre lui et sa famille des mois de harcèlement par l'extrême droite après avoir vu sa voiture et sa maison brûlée en pleine nuit alors qu'il dormait avec sa femme quel est le crime commis par Yannick Morez aux yeux des agents de la haine et du chaos sont seul crime et d'avoir accepté l'établissement d'un centre d'accueil dans sa commune pour demandeurs d'asile d'avoir respecté notre droit et nos principes hier la haine a gagné en France et en Europe alors on a choisi cet extrait parce que Rafael Luxman cible nommément l'extrême droite des mois de harcèlement par l'extrême droite Françoise Gatel quel est pour vous la part de responsabilité de l'extrême droite et nos mollets de d'Éric Zemmour et de son mouvement reconquête puisqu'ils étaient en première ligne contre le déménagement de ce centre d'accueil oui moi j'aime beaucoup le propos de Glucksman parce que il est clair sur la gravité de la situation il va au-delà de l'émotion et que je pense enfin moi ce que j'ai lu de la faire c'est que on a identifié des personnes qui étaient déjà présents dans un autre centre enfin dans une autre commune et c'était en Bretagne à Calac où il y avait une association qui voulait installer un centre d'hébergement et que cet homme est connu c'est présenté à des élections sous l'étiquette politique que vous évoquez et donc cet homme il est venu répondre enfin moi je le dis très calmement il est venu répondre la haine et la subversion dans dans une commune donc on voit bien aujourd'hui la première ministre l'a dit je pense que la République elle est prise en étau entre les extrêmes les Black Blocs que l'on voit dans les manifestations si tout aussi dangereux et risqués que c'est extrêmement hâte qui aujourd'hui rejaillit comme dans les périodes troublées parce qu'à un moment je pense que l'efficacité de l'action publique n'est pas au rendez-vous et que nous avons des concitoyens qui ont l'impression d'être dépassés débordés certains disent c'est terrible de ne plus habiter chez eux ils ont plus d'espoir donc on a une je pense moi je dis pas qu'on a failli mais en tout cas globalement c'est pas très réussi tout ça et que au-delà de la recherche de culpabilité d'émotion et d'un atome qu'on se lance je pense que reconnaître l'engagement de cet homme et rendre hommage à la démission du maire c'est en quelque sorte se dire bon on a compris donc maintenant comment on fait comment on travaille ensemble pour exercer cette surveillance bienveillante sur notre République je reste sur la thématique de l'extrême droite alors là aussi on va pouvoir essayer d'être précis et peut-être pas trop simpliste et binaire parce qu'elle Perrine d'abord un fait à l'Assemblée nationale seuls les députés du rassemblement national ont refusé de se lever pour pour soutenir et rendre hommage au maire de Saint-Brévin pourquoi ils envoient un message alors base électoral historique comment vous l'analysez je crois que c'est un comportement extrêmement condamnable le RN depuis son élection sous forme de groupe nous avait habitué j'allais dire à des initiatives un peu plus heureuses depuis juin dernier dans le cadre de sa volonté de montrer que c'était une force démocratique attachée à la défense de la culture républicaine qui est un patrimoine commun là j'avoue que ce type d'attitude est assez surprenant c'est une erreur politique je crois que si on est un peu cynique dans l'analyse de volonté de respectabilité surtout ou alors il se sentent visés mais pour l'instant d'ailleurs attendons la fin de l'enquête on verra si oui ou non les ou l'individu qui a mis le feu fin mars à la voiture et aux voitures et au domicile de sommaire vient des milieux de l'extrême droite ou non donc quelque part l'attitude est un peu troublante et étrange et je crois que c'est une faute de car après ce qui est noté Thomas aussi on le voit aujourd'hui c'est des critiques y compris à l'égard de la majorité du gouvernement avec le sentiment d'une partie de la gauche en particulier qui est un peu de poids de mesure entre une dénonciation extrêmement forte de l'extrême gauche et en particulier de la France insoumise de ces violences des dernières semaines et de ce qui s'est passé aujourd'hui même si effectivement enfin ce qui s'est passé ces derniers jours même s'il faut attendre la fin de l'enquête ou effectivement on entend la première ministre condamner les faits sans rentrer effectivement dans le combat politique c'est quelque chose suffisamment de réaction enfin en tout cas sont les critiques après le 22 mars le moment où il y a eu ces incendie flore a dit on l'a aussi on peut faire extrême droite ultra droite de quoi on parle d'après vous pour les services de sécurité les services de renseignement est ultra droite un groupe uscule qui considère que le prolongement de l'action politique passe par la violence et donc il y a des rassemblements en vue pas uniquement mais de perpéter perpétrer des actes violents donc si le l'auteur des faits appartient à cette mouvance là il sera très clairement appartenant à l'ultra droite l'extrême droite normalement reste dans le champ d'exercice politique démocratique il peut en contester les fondements ça a été le cas du Front national pendant très longtemps ça n'est plus le cas du rassemblement national et peut surtout entretenir une porosité avec un discours violent et dans la dernière élection présidentielle celui qui clairement à jouer sur ce tableau là c'est Eric Zemmour on se souvient de son discours lors du devant la Tour Eiffel lorsque il y avait eu ces militants qui avaient scandés des propos d'une rare violence à l'égard des membres du gouvernement il avait eu un problème d'audition un moment donné cette entretien justement de la porosité entre on valide le recours par certains la violence au moins la violence fantasmée et certains de ses membres qui peuvent passer à la violence ça permet de faire glisser certaines mouvements politiques du champ républicain à l'ultra droites ou l'ultra gauche lorsque c'est le cas Pascal permet peut-être un mot sur cette porosité extrême droite ultra droite oui on vient une porosité en termes de mode d'action de manière évidente mais ça ça n'est pas en effet nouveau souvenons-nous en prenant de la distance les années 30 la manière dont une violence d'extrême gauche pouvait nourrir une violence d'extrême droite et vice-versa il y avait ce fameux effet des rois entre ces violences et j'ai l'impression que comparaison n'est pas raison mais que dans la situation de crise économique sociale culturelle que l'on traverse il y a à nouveau cet effet de miroir et un espace dans sur la scène publique pour ses forces radicales qui étaient totalement marginalisées et qui maintenant peuvent séduire telle ou telle partie de la jeunesse telle ou telle partie du du corps électoral sur le thème vous voyez la démocratie c'est pas la peine de compter sur elle si on veut que les jauges les choses changent passons à l'acte de la violence alors là-dessus je crois que à la fois bien sûr la réponse de l'institution judiciaire de l'institution policière doit être d'une fermeté extrême sans aucune concession mais que les forces démocratiques ont une part de responsabilité je veux dire là-dessus il ne faut pas d'ambiguïté il ne faut pas que des grandes forces de gouvernement qui voilà un jour on pourrait devenir force de gouvernement alternative pratique l'ambiguïté sur la condamnation de la violence la violence elle doit se condamner ici et maintenant quel que soit son origine et même quand c'est la violence j'allais dire de son camp au sens large que ce soit les gauches ou les droites Thomas j'ai une information à vous donner en premier lieu le Sénat puisque je peux vous dire ça sera officiel dans quelques minutes que la commission des Lois du Sénat auditionnera justement le maire de Saint-Brévin Yannick morhez le mercredi 17 mai mercredi 17 mai à 11h on a eu l'information exactement au même moment mais merci beaucoup de nous la donner alors ce débat on l'a après l'annonce de démission mais malheureusement on aurait pu la voir et d'ailleurs ce sont des thèmes qui ont été abordés au Sénat plusieurs fois et on aurait pu avoir ce débat à de nombreuses reprises sur ce plateau pourquoi parce que des démissions d'élus il y en a eu beaucoup près de 4000 depuis 2020 pour et je propose atteindre la nuit de nous rejoindre pour évaluer l'ampleur des violences suivies bonsoir Tam on peut s'appuyer sur les travaux les textes qui ont été évoqués ici au Sénat et notamment après la mort du maire de cygne Jean Matthieu Michel en août 2019 ce maire dont on se rappelle il est été renversé par une camionnette après être intervenu pour mettre fin à des dépôts de gravats sauvages bien le Sénat lance une grande consultation à l'époque plus de 10% des mers répondent et 92% d'entre eux ont fait l'objet de violence verbales ou de violence physique alors dans le rapport d'information il y a de très nombreux témoignages mais vous en donner quelques uns déjà parmi les plus graves il y a cette tentative de meurtre en 2004 avec une voiture comme arme pour me tuer deux interventions chirurgicales plus de 6 mois d'arrêt ou encore j'ai reçu 9 coups de couteau et j'ai été annoncé mort au journal de 20h il y a aussi de nombreuses violences verbales qui sont racontées on parle de menaces de mort de diffamation ou encore de situation de harcèlement ou d'intimidation et là il y a alors plusieurs témoignages qui résonnent particulièrement avec ce qui s'est passé à Saint-Brevin-les-Pins par exemple alors que j'ai accueilli des familles soudanaises réfugiées j'ai reçu un courrier anonyme de menaces et j'ai trouvé un couteau planté dans une jardinière devant la mairie ou encore incendie de ma maison la nuit du 1er janvier 2013 alors que je me trouvais en Pologne dans la cadre d'un jumelage ma maison a été entièrement détruite par un incendie le constat fait aussi état de suite judiciaire trop peu fréquente peu de plaintes encore moins de condamnations il y a un manque de moyens qui sont donnés aux maires un manque d'accompagnement de l'État pour faire face à ces violences que préconise le Sénat à l'époque 12 propositions avec en gros deux volets l'un pour renforcer l'autorité des mères l'effectivité de leur pouvoir de police et un second volet pour mieux accompagner protéger le maire dans l'exercice de son mandat ça se concrétise dans une loi fin 2019 à la loi engagement et proximité avec le renforcement du pouvoir de police des mères par exemple ou encore l'élargissement de la protection fonctionnelle des mers un système d'assurance spécifique financé par la collectivité puis la dernière avancée législative en date c'est la loi de Lattre qui permet aux associations d'élus de se porter civile en cas d'agression d'un élu dans le cadre de ses fonctions et malgré cela le tableau des violences contre les élus il est de plus en plus sombre oui quasiment chaque semaine on l'entend en question d'actualité au Gouvernement les sénateurs se font les cours des violences faites aux élus et aussi du problème des démissions d'élus qui découlent de tout cela et dernièrement et bien le 30 mars une sénatrice avait déjà interpellé le gouvernement sur l'événement dont on parle aujourd'hui écouter cet échange la semaine dernière la voiture et la maison du maire de Saint-Brevin en Loire-Atlantique ont été touchés par un incendie volontaire comment allez-vous protéger ceux qui font vivre notre République au quotidien dans les 35 000 communes de France il y aura une enquête pour pouvoir le démontrer mais que du simple fait qu'il est accepté la mise en place d'un centre d'accueil pour réfugiés à la demande d'ailleurs de l'État et c'est son rôle de la suscepté il a été d'abord victime de menaces de mort d'un jour puis finalement à vue son domicile dégradé avec l'incendie de ces deux voitures et dégradations d'une partie de sa maison par vous dites par qui madame la sénatrice cette fois-ci c'est probablement par l'extrême droite madame les sadris nous devons faire ce travail pédagogique pour aller expliquer aux populations pour protéger les il font partie de la Villa nation et s'attaquer à ma mère c'est s'attaquer s'il vous plaîtvin a démissionné il a dénoncé le manque de soutien de l'État les violences contre les mères et les élus elles ont augmenté de 47 % en 2021 de nouveau de 32 % en 2022 elles ont donc presque doublé en deux ans merci Tam Françoise gatelon je parlais du manque de soutien de l'État enfin quand je revois cette liste il y a des faits qui datent de 2004 de de 2013 qui sont aussi graves que que ce dont on parle ce soir même s'il y a une loi même s'il y a eu je le comprends bien une volonté voilà c'est quoi c'est c'est impossible de protéger tous les élus qui sont menacés comment vous l'expliquez chose que c'est sans doute impossible d'empêcher tout accident provoqué par des gens dont on ne sait pas si son extrême droite extrême gauche et des gens qui sont sensibles à des discours un peu étranges mais cela était dit je pense que le il incarne d'une part une autorité et puis il est celui que l'on voit celui contre quel on exprime en quelque sorte le désaccord la désillusion et le maire il est tout seul c'est-à-dire le maire les communes 35000 vous en avez 15 habitants vous avez des grandes communes ou le main il en peut plus de distance il est au coeur le symbole de toutes les paroles publiques quoi en quelque sorte un punching ball mais à un moment le la chose devient grave et que je pense qu'il y a deux choses dans tout ça il faut effectivement protéger les mains et faire qui ne soient pas en danger de mort il faut le dire et en plus il y a la famille vous voyez ce qui pèse sur la famille et ce qui fait quand même il s'engage pour servir il s'engage pas pour que sa famille soit victime de peur risque être brûlé vous vous l'avez rappelé donc nous interrompre il est allé à la gendarmerie grosso modo il a pas eu de réponse moi je sais pas je pense qu'aujourd'hui il faut dire que il y a eu quelques programmes de la barre du ministère de la Justice sur les côtes et l'attention prêtée aux agressions d'élus depuis la loi mais ça ne suffit pas et qu'ensuite la question qui se pose c'est est-ce que ce maire comment le maire a été accompagné par l'État c'est à dire le préfet que je n'accable pas mais c'est quand même le sujet pour installer ou déplacer chez lui un cada qui lui a été demandé par l'État est-ce qu'on laisse le maire alors Monsieur le Maire vous devez faire ça alors vous y allez et on va voir et franchement mais tout des thématiques inflammables ou en tout cas utiliser comme tel quoi aujourd'hui cela a été dit dans une société qui est électrique qui a peur de tout qui veut pas voir l'étranger qui craint que même si rien n'arrive on ne laisse pas amer tout seul mener un projet de sa nature donc c'est aussi la manière dont l'état est au Sénat on a beaucoup travaillé sur la manière dont dans les territoires les préfets de départements ils ont des services pour accompagner vous l'aviez dit tout à l'heure on a vu quand il y a eu le démantèlement à Calais comment quand il y a eu des déménagements on va dire de personnes en situation parfois irrégulière dans des communes un peu isolées comment l'État il a pris soin d'accompagner socialement juridiquement c'est possible et bah oui en tout cas c'est possible et ça doit être fait ça doit être fait et donc moi je pense que vous l'avez dit on se désole on compatisse exactement ce qui nous arrive après des attentats alors on sort les bougies on sort les roses on regrette voilà sauf qu'à un moment nos condoléances on va les offrir à la République parce que le problème c'est que demain matin qui va vouloir s'engager comme mère vous vous avez c'est pas de la désertion c'est qu'aujourd'hui vous demandez l'Association des maires de France que vous y êtes aussi elle fait quoi elle aide elle a mis des moyens les associations départementales accompagnent aide porte plainte font des actions de formation auprès des élus avec la gendarmerie il y a des tas de choses mais qu'on voit bien aujourd'hui c'est est-ce qu'on peut aller au racine du mal d'abord il y a ces mouvements on l'a dit extrémistes qui vous surveiller et puis je pense que c'est comment amer il n'est pas que l'exécuteur est comme orphelin de l'État parce qu'on l'accompagne pas dans un exercice difficile mais comment on exerce un principe de précaution disant on doit déplacer ce cada c'est très important c'est notre mission de solidarité Glucksman a appelé mais comment on va réussir est-ce qu'on peut identifier les risques et comment on conduit ce projet il y a un peu de lait je pense de manque d'attention pour être aimable sur le sujet la thématique immigration va on va y revenir dans le dernier chapitre de ce débat mais je voudrais conclure là sur sur cette question de la de la parole publique de l'Incarnation finalement de l'autorité publique par le maire Florent est-ce que est-ce que c'est la est-ce que une sanction juridique juridique pardon plus lourde peut suffire c'est vrai que ça avait été il y avait une proposition de loi au Sénat pour que la sanction d'une agression contre amer sur la même que contre un policier ou un pompier par exemple est-ce que ça ça suffit pour vous il faut savoir qu'en droit pénal plus vous accroissez les cantades de peine et moins vous avez des faits en réalité médiatique parce que les condamnations sont toujours les unes après les autres donc l'aspect dissuasif de l'accroissement des cantats de peine en matière ça ne marche pas de la peine qui va changer dans un acte de violence sauf lorsqu'il est prémédité vous ne pensez pas [Musique] [Musique] est-ce que ça va jusque là vous voyez la réflexion mieux associée les citoyens pour pour qu'on ait plus voilà ce décalage et ce ressentiment là qui s'exprime parfois dans la vie certainement parce que ces individus extrémistes qui passent à l'acte parfois il se prévalent d'un soutien tacite dans l'opinion ils sont de quelle mauvaise humeur et cette mauvaise humeur elle s'est installée pourquoi c'est parce que il y a pas eu suffisamment de débat oui par exemple dans cette commune c'est l'histoire non pas de l'arrivée d'un centre d'accueil mais du déplacement dans l'espace communal à côté d'une école très bien à partir du moment où l'on a conscience qu'il y a par exemple certains parents d'élèves qui disent leur préoccupations etc d'un tel déplacement il faut aussi que les administrations d'État en liaison avec les pouvoirs locaux entame un vrai travail d'explication que par exemple le rectorat Vienne au contact de ses parents d'élèves que l'administration de l'intérieur le commissaire de police leur représentant de la gendarmerie viennent au contact de la pédagogie on entendait Olivier Véran par les pédagogie tout à l'heure c'est sûr c'est un travail d'explication est très souvent ce travail d'explication qui demande tout simplement du temps mais j'allais dire la démocratie la vraie sa demande du temps si on est un homme une femme pressé faisons autre chose ou allons dans les régimes autoritaires là ça demande du temps si ce travail était fait je crois qu'on arriverait pas à éliminer bien sûr totalement le comportement de quelques malades ou de quelques toqués mais que l'on ferait diminuer cette violence politique tout à fait préoccupante qui maintenant se retourne contre ceux qui jusque dans les dernières enquêtes reste tout de même pour une immense majorité des Français les seuls hommes politiques qui font l'objet d'une confiance majoritaire à savoir les maires et à qui on demande désormais de plus en plus y compris entre le Président de la République ou d'autres veut se réappuyer sur eux pour renouer une confiance avec les français Florent va dire ce que dit Pascal Perrineau est très vrai parce que l'administration d'État en région n'explique jamais les décisions qu'elle prend elle demande aux élus de se faire le porte-parole et donc vous avez des gens qui deviennent finalement le symbole de la France vous l'avez sur le samedi migration vous l'avez sur la gestion de l'eau aujourd'hui vous avez des problèmes majeurs sur la gestion de l'eau et le maire va expliquer aux agriculteurs à la population les restrictions qui ont été prises il y a une culture de l'administration des concentré qui doit être aussi une culture de l'imputabilité il faut savoir rendre des comptes que l'on soit en région ou à Paris il y a pas de différence pour l'administration des temps et alors c'est un cas d'école évidemment passionnant c'est c'est centre d'accueil des demandeurs d'asile avec cette volonté du Président de la République donc de les éparpiller un peu mieux sur le territoire projet d'Emmanuel Macron annoncé au préfet c'était en septembre dernier on écoute un extrait du discours présidentiel plusieurs d'entre vous sont des territoires ruraux quel que soit les engagements pris nous devons fermer des classes vraisemblablement des écoles et des collèges si nous savons offrir de l'hébergement de l'urgence et de l'intégration dans ces régions à des femmes et des hommes qui arrivent sur notre sol les conditions de leur accueil seront bien meilleures que si nous les mettons dans des zones qui sont déjà dansément peuplées avec une concentration de problèmes économique et sociaux massif ce projet moi je j'entends Emmanuel Macron et puis bon on peut se dire c'est frapper au coin du bon sens c'est aussi un peut-être un chiffon rouge agité pour une partie de la classe politique à l'extrême droite comment vous l'analysez ça non je trouve que voilà bon pourquoi pas croyons chez moi un peu idyllique que le Président de la République présente mais ensuite faut que ça suive parce que si on dit voilà dans ces territoires il y a potentiellement un meilleur accueil potentiel qui peut être fait que dans un milieu urbain dans lequel il y aurait de multiples tensions etc tout ça reste à prouvé d'ailleurs il y a plusieurs villages où c'est déjà arrivé où ça se passe bien donc faut pas retirer inutilement le tableau le service public qui accompagne cet accueil qu'en terme de efficacité des administrations d'État au plus près de l'action publique c'est-à-dire dans les communes il faut que ça suive si ça ne suit pas et bien on arrive à la situation de ça voilà qui tourne au drame heureusement ça ne tourne pas toujours au drame mais qui peut tourner au drame et qui tourne au drame de plus en plus ce qui est préoccupant donc méfions-nous des effets d'annonces oui moi je alors j'entends ce que dit le président de la République sur le principe ça peut être vrai seulement faut pas oublier quelque chose dont nous n'avons pas parlé que derrière tout ça le sentiment de déclassement des territoires qui sont éloignés qui souffrent socialement qui ont pas de mobilité et qui à un moment il faut le dire ne se reconnaissent plus dans leur environnement si vous dit voilà dans ces territoires qui sont capables d'être très accueillants vous l'avez dit et qui peuvent et bien écouter on va nous nous avons décidé de pouvoir permettre à des personnes que le pays va accueillir de s'installer non mais vous pouvez pas imposer ça à des gens sans qui comprennent parce que vous ça peut pas être pyramidale c'est comme une greffe quand vous faites une grève quand vous êtes chirurgien que vous faites une grève vous vous assurez que la grève va prendre et donc ça veut dire qu'il faut parler il faut accompagner les gens il faut que ce soit accepté et donc c'est vous voyez c'est ce qu'on appelle de l'affection société si les gens ils ont l'impression d'être au bout du bout du couloir et que c'est le tunnel qui n'ont pas de futur écologique ou alors vous pouvez accueillir des gens vous comprenez parce que comme ça on ferme pas vos écoles les gens ça leur tombe dessus comme quelque chose qui l'aurait imposé parce que il pourrait que la ville ne pourrait pas il se sentent un peu accablés donc il faut qu'on ait un travail différent qui soit un travail collectif et positif ce qu'on a vu des communes accueillir des personnes qui venaient et c'est une chance pour ces territoires et ça c'est bien fait mais pourquoi on va vous imposer à vous telle chose ce qu'on a construit avec vous vous pouviez vous avez de la place si ça allait vous rendre service si je dis pas de bêtises et je crois qu'au moment il y a quelques années des grandes des fortes vagues migratoires notamment au début de la guerre en Syrie cette idée avait déjà été émise et en réalité on n'a jamais trouvé le nombre de familles nécessaires pour aller s'implanter dans ces territoires là le problème n'était pas tant l'accueil que quand on y avait une répartition qui s'était faite au niveau européen la France n'a jamais atteint en réalité le nombre de personnes qu'on aurait pu accueillir Florent va dire vous signez dans l'humanité une tribune sur une politique d'immigration de gauche est-ce que c'est une mesure comme celle-là pourrait y trouver sa place ou pas alors d'abord il y a un précédent quand j'étais au cabinet du garde des sceaux en 2016 nous avons mis en place une clé de péréquation pour que les mineurs étrangers isolés les mineurs non accompagnés désormais soient répartis dans les départements de manière à ce que il la charge ne repose pas sur uniquement les départements d'entrée et de de stationnement mais c'est ce précédent là donc il existe et je pense qu'Emmanuel Macron c'est inspiré de cela mais il existe pour une la raison très simple c'est que la compétence du Département c'est l'aide sociale à l'enfance et que c'est mineur non accompagné il ressortent de l'aide sociale à l'enfance donc on part d'un truc pour ensuite en faire une généralisation c'est une folie parce que à l'époque nous avons mis deux ans à négocier avec la session des départements de France il y a une compensation financière de l'État et je peux vous assurer que derrière normalement un mineur non accompagné il fait l'objet d'une prise en charge financière extrêmement forte de la part de l'État donc ce que annonce le président de la République c'est qu'en réalité si je fais un raccourci mais son discours n'était guère plus éloquant que cela vous fermez une école on fait un cra à la place un centre de rétention administrative ou un Caden centre d'accueil de demandeurs d'asile mais ça ne marche pas comme ça parce qu'en réalité ça voudrait dire que l'ensemble de notre politique migratoire elle est calculée précisément pour répartir la charge mais que donc elle a les moyens financiers de faire de l'accompagnement de l'insertion et de la reconduite à la frontière parce qu'aujourd'hui l'ensemble du dispositif est défaillant on ne sait pas intégrer mais on ne sait pas reconduire non plus la frontière et pourtant les budgets sont colossaux donc une politique migrat cohérente elle travaille à la fois sur l'insertion avec y compris des accords proviseurs de travail comme c'est le cas en Allemagne ce qui permet au demeurant de créer des capacités d'insertion mais aussi de suivre les personnes en situation qui n'ont pas de titre de séjour définitif et on reconduit à la frontière et pour reconduire à la frontière je peux vous assurer qu'il y a encore beaucoup de travail pour mettre en sur une même ligne les services préfectoraux les services de la Police aux Frontières notamment donc je crois qu'il faut sortir de la politique des trucs pour arriver à penser de manière un peu plus systémique le dispositif alors on va terminer là-dessus il y a évidemment ce projet de loi immigration dans les tiroirs du gouvernement hier on vous parlait de la valse hésitation entre Emmanuel Macron dans les 100 jours puis Elisabeth borne bah non c'est reporté on n'a pas la majorité politique et puis finalement ça va être présenté en conseil de missrant en juillet Guillaume DARES qui est sûr c'est que il y a un point qui qui a un point d'achoppement c'est la question de ce titre de séjour prévu pour les métiers en tension pourquoi c'est si sensible c'est si sensible parce que déjà d'ores et déjà les républicains ont dit qu'il ne voteraient jamais un texte dans lequel il y aurait cette mesure or e égard à la situation de majorité relative à l'Assemblée nationale et bien le gouvernement ne peut pas se passer des voies des républicains mais de l'autre côté celui de la majorité vous avez des députés qui ne veulent pas d'un texte qui aurait été fait que pour la droite et qui au contraire veulent de cette mesure parce que c'était aussi perçu comme un signal envoyé en quelque sorte aux électeurs de centre gauche donc c'est vrai que Gérald Darmanin est un peu face à un casse-tête une énigme qui est difficile à résoudre et son entourage me disait cet après-midi que la solution pourrait peut-être être de réduire le nombre de métiers en tension concernés justement par ce titre de séjour même si les consultations ne font que débuter il a reçu par exemple aujourd'hui Sacha Oli le président de la commission des lois à l'Assemblée et Aurore berger la présidente du groupe majoritaire à la simple le discours c'est de dire pour l'instant il est pas question de supprimer cette position c'est ça pour l'instant ça traduit quoi ces tensions ça traduit déjà que Gérald n'a pas l'intention de laisser tomber ce texte parce qu'on sait que pour lui politiquement c'est pas possible que ce texte ne soit pas voté ce sera un échec politique et donc que pour cela il est préféra faire peut-être pas toutes mais à peu près toutes les concessions possibles à ses anciens amis droite ça traduit quand même aussi ensuite des sinon des dissensions en tout cas des divergences au sein même du couple exécutif entre Elisabeth borne clairement on le sentiment pas que ce texte sur l'immigration c'est une priorité c'est pas la vie d'Emmanuel Macron qui est critiquait depuis d'ailleurs six ans sur cette question de l'immigration par la droite et puis ça traduit aussi une crainte d'une partie des élus en particulier de renaissance c'est de revivre avec les républicains la même chose qu'ils ont vécu finalement sur leur retraite c'est-à-dire d'avoir un partenaire qui se fait désirer qui obtient des concessions et qui au final n'est pas fiable et finit par se défiler donc si je vous entends discuter avec les LR ça ne fait vraiment pas l'unanimité au sein de la majorité non par du tout parce qu'il y a beaucoup de responsables de la majorité aujourd'hui qui estiment que ça ne sert à rien de côté négocié avec les républicains sur ce texte parce qu'ils sont convaincus qu'au final les républicains ne voteront pas ce texte c'est quasiment l'immigration le seul sujet qu'il est différencie de nous c'est identitaire pour eux me disait à la mi-journée une conseillère de la présidente de l'Assemblée nationale s'il vote notre texte il n'existe plus me disait cette même conseillère de Yelle Bron Pivet sans les LR quelle solution Thomas alors s'il en reste une le fameux 49-3 là ce serait extrêmement compliqué ce serait même une folie il me disait tout à l'heure une députée mais après ce qu'on a vu ces dernières semaines tout est possible est-ce qu'il faut Françoise Gatel survient là-bas est-ce qu'il faut vraiment une nouvelle loi immigration alors qu'il y en a eu je crois plus de plus de 20 en 30 ans oui je pense si elles étaient parfaites et opérationnelles on en reparlera pas moi je pense qu'aujourd'hui c'est un vrai sujet de préoccupation pour les pour nos concitoyens et ne pas nommer les choses et ne pas dire les choses c'est un sujet et qu'aujourd'hui vous avez aussi des entreprises qui attendent d'avoir de la main d'oeuvre étrangère parce qu'on en trouve pas et que je pense qu'on est capable d'intégrer dans des conditions que notre pays doit définir parce que c'est aussi un projet de société et que je pense qu'on ne peut pas se contenter de cette immigration irrégulière qu'on n'arrive pas à réguler et qu'on n'arrive pas à reconduire à la frontière et que les choses ne vont pas cesser parce qu'on a quand même une appétence on va dire considérable de tous ces gens qui sont dans des pays où ils ne veulent pas rester pour venir vers nous parce que c'est comme un adorado mais que il faut aussi conjuguer une politique d'aide au développement je pense que c'est extrêmement important et pouvoir négocier avec des pays avec lesquels on peut avoir des accords d'accueil de de de population des conditions qui soient acceptables je pense que il faut dire les choses faites courageux et moi je pense que parfois la gauche elle se cache derrière une bien-pensance une soi-disant générosité qui en fait conduit au drame et à de grandes difficultés y compris pour les gens qui viennent dans notre pays qui vivent dans des conditions qui sont d'une indécence folle merci beaucoup merci à tous d'avoir participé à ce premier débat bientôt sur public Sen