"C’est vous qui êtes responsable de la situation" : Manuel Bompard face à Édouard Geffray
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:35OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir accepté ce débat et quel regard portez-vous sur votre contradicteur ?
- 2:08FerméeRéponse directe
Combien d'établissements seront bloqués demain lundi ?
- 3:20RelanceÉludée
Est-ce que Manuel Bompard, vous êtes à la manœuvre de cette mobilisation des lycéens ?
- 3:58OuverteRéponse directe
Qui est responsable de ces violences ?
- 10:34RelanceRéponse directe
Qu'est-ce que vous répondez à Manuel Bompard sur le fait de ne pas avoir suffisamment dialogué ?
- 11:46OuverteRéponse directe
Qui est responsable de ces violences ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:44Édouard GeffrayChiffre
« En revanche, vendredi, on a suspendu les cours d'un nom d'établissement, soit parce que les conditions de sécurité étaient pas remplies pour des raisons matérielles, parce qu'il avait été parce qu'ils ont été saccagés. J'ai 24 établissements qui ont été incendiés ou saccagés en France. »
- 3:10Édouard GeffrayChiffre
« Entre 4 et 500 qui étaient en qui avaient qui ont suspendu leur cours vendredi et il y en aura probablement autant lundi mais avec une reprise partielle des cours et progressive qui va se mettre en place notamment pour les terminales. »
- 5:15Manuel BompardFait
« C'est du complotisme que de dire que c'est la France insoumise qui est à l'origine surtout en utilisant des termes comme le terme proxy dont je veux rappeler qu'initialement il est utilisé sur la scène internationale vis-à-vis de groupes terroristes. »
- 5:53Édouard GeffrayFait
« Il se passe qu'il y a un député la France insoumise qui s'appelle Louis Boyard qui avait lancé un blocus challenge il y a quelques années donc qui est qui a une certaine expertise dans les blocus. »
- 6:25Édouard GeffrayFait
« Non seulement à ce moment-là, un nombre de députés lesfill vont faire le tour d'établissement en incitant les lycéens au blocage et et pas des actions, au blocage, c'est-à-dire à interdire l'accès d'établissement à ceux qui voudraient y aller et suivre des cours. »
- 6:58Édouard GeffrayFait
« Il y a aussi des violences urbaines à l'occasion de vos premiers rassemblements. Il n'est pas responsable de vous inciter à bloquer dans ces conditions-là parce que moi mon métier, c'est de protéger les professeurs. »
- 7:32Édouard GeffrayFait
« À partir du moment où on a des propos comme disciplines de combat qui sont ceux qui ont poigné Jean-Luc Mélenchon à moment qu'il fallait pas de dégradation. »
- 8:09Édouard GeffrayFait
« Inéluctablement quand on pousse par les mots, les faits suivre c'est inévitable. »
- 8:45Manuel BompardFait
« Vous dites la situation au lycée Saintexupérie de Créteille était atypique. Non, elle n'est pas atypique. Quand vous avez un établissement scolaire du second degré, lycée ou collège public sur deux dans lequel à cette rentrée, il manque au moins un enseignant. »
- 9:26Manuel BompardFait
« Quand vous avez les de tiers des équipes éducatives qui sont pas au complet, quand vous avez sur une année sur une année un diè des cours qui ne peuvent pas être suivis parce que les profs ne sont pas remplacés, c'est les chiffres de votre ministère. »
- 24:17Manuel BompardChiffre
« Vous avez 24 établissements qui ont été incendiés ou saccagés. Vous avez des logements de fonction qui ont été incendiés ou sacagés. D'après les région, on commence à faire un peu le tour. Il y en a au moins enf pour plusieurs dizaines de millions d'euros. »
- 27:45Manuel BompardChiffre
« L'année dernière, vous avez supprimé 4000 postes d'enseignant supplémentaires. Et dans le projet de budget qui a été présenté la semaine dernière, il est prévu encore 1600 postes supprimés d'enseignants. »
- 32:42Manuel BompardChiffre
« Est-ce que vous vous rendez compte que 1 heure de cours sur 10 aujourd'hui en France ne peut pas être suivi en raison des absences d'enseignants ? »
- 34:21Édouard GeffrayChiffre
« Il y avait 57 % de postes vacant en moins dans le second degré par rapport à la rentrée précédente. »
- 34:52JournalisteFait
« Est-ce que vous êtes prêt à faire davantage de concession ? »
- 35:25Édouard GeffrayFait
« On a réussi à mettre des professeurs en plus devant les élèves. On a réformé la formation initiale des professeurs pour qu'il soient rémunéré par juste en master. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour, bonjour à tous et bienvenue dans France Jeu, votre grande émission politique du service public chaque dimanche sur France 2 et sur France interre. Et nous vous proposons cette semaine un débat événement alors que le mouvement lycéen prend de l'ampleur, que les scènes de violence se sont répétées ces derniers jours et que le gouvernement accuse la France insoumise d'être à l'origine des blocages. Pour la première fois, le ministre de l'éducation nationale et le coordinateur de la France insoumise vont débattre. Bonjour Édard Gefrey. Bonjour. Merci d'avoir accepté cette invitation et de débattre d'enfance 2 sur d' dans Fran 2 sur France 2 et sur France Inter face à Manuel Bompard. Bonjour. Bonjour. Merci d'être d'être avec nous coordinateur de la de la France
insoumise pour préciser à ceux qui nous regardent et nous écoutent comment va se dérouler ce ce débat. On va bien sûr parler des violences qui ont frappé les les Français cette semaine, qui emporte la responsabilité, comment les arrêter et puis vous débatterez projet contreprojet des revendications des lycéens. Avant de rentrer dans le vif du sujet, messieurs, une une courte question à tous les deux, c'est la c'est la même. Pourquoi avoir accepté ce débat et quel regard est-ce que vous portez sur votre contradicteur du jour ? Je crois pas que vous vous connaissiez particulièrement bien Édard Gefrey, je vous donne la parole. Écoutez, enfin en démocratie, on débat, c'est normal. Donc moi, j'ai été d'esprit démocrate. Euh c'est d'ailleurs pour ça que j'ai vu tous les lycéens,
enfin beaucoup d'élus lycéens cette semaine et puis euh en l'occurrence, on a l'occasion de se croiser à l'Assemblée avec monsieur député que je salue d'ailleurs à cette occasion. et et moi je suis quelqu'un qui respecte par définition toute forme de contradiction. Donc voilà, c'est le respect, la démocratie. Je crois que c'est un peu ce qui nous fonde collectivement en France. Manuel BPAR, même question. Bah parce que je pense queon a besoin effectivement de débattre et encore plus euh quand il y a des moments qui sont des moments de tension dans notre pays et que moi je crois que la réponse à ces moments de tension, elle est politique et elle passe par la contradiction, le débat politique et les solutions politiques. Et je veux pas rentrer dans le débat en répondant à votre question,
mais ce que je regrette, c'est l'impression que pour l'instant depuis le début de cette mobilisation, on a plutôt cherché à délégitimer la mobilisation des lycéens plutôt que de leur apporter des réponses politiques. Bien. Et ben écoutez le le décor est planté franc jeu le grand débat Édouard Gefrey face à Emmanuel B. C'est parti.
Pour commencer messieurs, je rappelle ce qu'était la la situation en en fin de semaine. Vendredi, plus de de 700 établissements étaient étaient perturbés. avant de de commencer ce débat et parler effectivement ce que vous venez d'évoquer Manuel Bompard, la question de savoir qui est à l'origine de ce mouvement et les accusations portées par le gouvernement. Je voudrais faire avec vous, monsieur le ministre, un point sur euh la situation pour demain euh et pour les lycéens, les parents d'élèves qui nous regardent. Est-ce que vous pouvez nous dire combien d'établissements seront bloqués demain lundi en début de semaine ? Alors, combien seront bloqués ? Je peux vous le dire. En revanche, vendredi, on a suspendu les cours d'un nom d'établissement, soit parce que les
conditions de sécurité étaient pas remplies pour des raisons matérielles, parce qu'il avait été parce qu'ils ont été saccagés. J'ai 24 établissements qui ont été incendiés ou saccagés en France. Euh soit parce que les conditions de sécurité pour les personnels notamment étaient pas remplies notamment à la suite de personnels qui ont été directement visés. Donc il y en avait entre 4 et 500 qui étaient en qui avaient qui ont suspendu leur cours vendredi et il y en aura probablement autant lundi mais avec une reprise partielle des cours et progressive qui va se mettre en place notamment pour les terminales parce qu'il y a des qui préparent le baccalauréat et qui ont envie d'aller en cours et c'est leur droit fondamental que le droit à l'instruction. Donc les deux chiffres
que vous nous donnez, c'est 24 établissements qui ont été saccagés et ou incendiés ou incendiés et entre 400 et 500 qui seront donc fermés demain pour lesquel il y aura des suspensions de cours totales ou partielles, c'est pas la même chose. Et on est plus proche de 500 ou à ce stade on vérifie encore, on est entre entre 4 et 500. Bien voilà, ça c'est pour les chiffres et pour la situation de euh de demain. Euh Manuel Bompard euh je vais rappeler là encore ce qui a pu être dit par le gouvernement jeudi qui par la voix du premier ministre et de ses services à Matignon a considéré que c'était la France insoumise et c'est proxy, c'est le mot qui a été utilisé qui était à à l'origine du du mouvement. Est-ce que donc Emmanuel Bpart vous êtes à la à la manœuvre de cette mobilisation des
lycéens ? Écoutez, c'est une accusation qui évidemment est ridicule et qui euh vise en quelque sorte à infantiliser euh les lycéens qui se sont euh mis en mouvement. Il faut rappeler, monsieur le ministre le sait, que cette mobilisation, elle est née d'un lycée à Créteille dans le Val de Marne, le lycée Saintxupéri dans lequel il y avait une situation qui était une situation absolument intenable. Il manquait plusieurs professeurs, il manquait un certain nombre de personnel éducatifs, il y avait pas de proviseur adjointe et il y avait une situation y compris du bâti scolaire qui était extrêmement délabré et d'abord ça a été une mobilisation des professeurs dans cet établissement et puis ensuite il y a des lycéens qui se sont mobilisés. Alors essayer de faire croire que ce serait la
France insoumise qui a l'initiative de cette mobilisation. Monsieur le ministre, je vous le dis franchement cordialement mais franchement s'il y a quelqu'un qui est responsable de cette mobilisation c'est vous. Parce que cette situation c'est la conséquence de 10 années de politique macroniste, de 10000 suppressions de postes d'enseignant, de refus de revalorisation du point d'indice des fonctionnaires et des et des enseignants eux-mêmes, d'une réforme blancaire qui a absolument désorganisé les emplois du temps et qui a créé beaucoup de souffrance parmi nos nos lycéens de parcours sub qui génère de de l'angoisse. Manuel Bard je crois que vous avez dit je crois que vous avez dit c'est du complotisme que de dire que c'est la France insoumise qui est à l'origine
surtout en utilisant des termes comme le terme proxy dont je veux rappeler qu'initialement il est utilisé sur la scène internationale vis-à-vis de groupes terroristes donc je propose qu'onutilise pas ce type de vocabulaire Jeffrey vous répond directement sur ce point non écoutez alors d'abord la situation refaisons le film la situation a démarré effectivement l'é saintexupéri il y a à peu près de semaines quand je découvre la situation accessoirement sans qu'il ait besoin d'en parler médiétiquement La situation me remonte comme étant atypique. On engage tout de suite un plan d'action et depuis l'inté enfin la quasi totalité des postes qui étaient à ce moment-là va ont été pourvus. À tel point d'ailleurs que les élèves ont témoigné hier sur les plateaux de de vos
confrères pour dire que eux ils bloquaient pas et que les problèmes étaient résolus chez eux, qu'ils étaient plutôt satisfaits la façon dont ça avait été pris en charge. Donc ça c'est première chose. Or que se passe-t-il à ce moment-là ? Il se passe ceci. Il se passe qu'il y a un député la France insoumise qui s'appelle Louis Boyard qui avait lancé un blocus challenge il y a quelques années donc qui est qui a une certaine expertise dans les blocus écoute sur Frantain montrer la photo que vous êtes en train de de brandir. Voilà donc ça c'est un tweet de Louis Boyard député insoumis. Voilà, il en fait plusieurs euh dans lequel il encourage très fortement bien sûr les lycéens à bloquer et cetera. Non seulement en fait de syntexeupéré mais ensuite les autres lycéens. Donc en gros
dans le weekend enfin au retour du weekend donc le lundi matin 21 il commence à prener ça et puis il commence à faire le tour de l'établissement en disant va bloquer bloquer bloqué. Donc qu'est-ce que vous dites à Manuel Bompard en face de vous ? Et donc non mais attendez on a pas fini. Non seulement à ce moment-là, un nombre de députés lesfill vont faire le tour d'établissement en incitant les lycéens au blocage et et pas des actions, au blocage, c'est-à-dire à interdire l'accès d'établissement à ceux qui voudraient y aller et suivre des cours, ce qui est pas tout à fait la même chose quand même. Et ensuite, on en arrive évidemment assez rapidement parce que dès vous avez des jeunes qui sont réunis et cetera à des débordements violents. Et à ce moment-là, nous sommes le 25 septembre,
je communique en disant "Attention, il y a des instances démocratie scolaire. Si vous avez besoin, mobilisez-vous dans ce cadre-là, mais il y a aussi des violences urbaines à l'occasion de vos premiers rassemblements. Il n'est pas responsable de vous inciter à bloquer dans ces conditions-là parce que moi mon métier, c'est de protéger les professeurs. Et donc si vous vous adressez directement à Manuel Bard, qu'est-ce que vous souhaitez lui dire ? Et donc ben je voudrais vous dire une chose qui est très simple, c'est que à partir du moment où on a des propos comme disciplines de combat qui sont ceux qui ont poigné Jean-Luc Mélenchon à moment qu'il fallait pas de dégradation. Donc discipline de combat, excusez-moi, pardon. discipline de combat. À partir
du moment où le maire de Saint-Denis dit dans une ambiance, j'allais dire qu'on peut qualifier d'assez surchauffé que les violences peuvent être légitimes. Non, il a pas dit ça. Il a dit si si il a dit les violences peuvent être légitimes. Je vais vous répondre. Non mais il l'a dit. Attendez, c'est pas si vous voulez qu'on rentre dans le détail, je vais je vais en tant qu'arbitre tenter de répercuter les faits et de dire précisément la phrase du maire de Saint-Denis. La violence à un moment donné peut-être légitime, mais chaque fois qu'on peut l'éviter, c'est mieux. Tout à fait. Voilà, mais inéluctablement quand on porte une écharpe tricolore, qu'on annule de la République et qu'on dit ça dans un contexte surchauffé, quand on pousse toujours plus loin les mots, il faut pas
se demander pourquoi au bout d'un moment les faits suivent. Inéluctablement quand on pousse par les mots, les faits suivre c'est inévitable. Et la deuxième chose qui partir du moment où il y a des militants notamment d'ultra gauche qui ont infiltré le mouvement lycéen, qui ont dépossédé l'ycéen mouvement et qui ont qui ont été extrêmement violent, très clairement ça fait aussi courir un risque et à nos personnels et à nos élèves. 78 personnels d'éducation nationale ont été blessés, on a jamais vu ça. Ils ont été attaqués délibérément parce qu'ils étaient personnels du je répondre monsieur le ministre. Manuel, monsieur le ministre, euh le fait que des parlementaires, des maires, des élus aillent à la rencontre des lycéens quand ils commencent à se mobiliser pour
ouvrir la discussion avec eux, pour entendre leur revendication, non seulement je suis fier que les élus insoumis les faits, mais le problème c'est que vous auriez dû le faire aussi. C'est-à-dire que vous-même, vos élus, vos les élus membres de votre majorité auraient dû aller à la rencontre des lycéens pour écouter et entendre leur revendication. Vous dites la situation au lycée Saintexupérie de Créteille était atypique. Non, elle n'est pas atypique. Quand vous avez un établissement scolaire du second degré, lycée ou collège public sur deux dans lequel à cette rentrée, il manque au moins un enseignant. Quand vous avez les de tiers des équipes éducatives qui sont pas au complet, quand vous avez sur une année sur une année un diè des cours qui ne peuvent pas être suivis parce que les
profs ne sont pas remplacés, c'est les chiffres de votre ministère, c'est pas la situation atypique d'un établissement scolaire. Et donc évidemment que le devoir des élus à ce moment-là, c'est d'aller à la rencontre des lycéens pour ouvrir la discussion avec eux. Et malheureusement, attendez, je vais terminer. Et malheureusement, vous avez refusé de le faire. Pardonnez-moi, vous êtes resté enfermé dans votre ministère et la seule chose que vous avez fait, c'est en fin de semaine dernière, vous avez produit une circulaire euh cignée avec le ministre de l'intérieur, monsieur Nunè, disant en gros, les proviseurs encneent quand il y a une situation de blocage d'amener les forces de l'ordre pour débloquer la situation. Et ben moi je vous dis quand il y a une
colère l'UICN qui est légitime, quand il y a des revendications qui sont légitimes, on n'y répond pas en envoyant les forces de l'ordre. On y répond par le dialogue, par le débat. Regardez les enseignants eux-mêmes, ils vous demandent d'ouvrir les établissements pour organiser des temps d'échange. Pourquoi vous ne le faites pas ? Pourquoi vous restez sur une vision qui est une vision seulement répressive de cette situation ? Voilà le la question qu'on doit se poser si on veut sortir de cette situation. Moi, c'est ce que j'espère. Et et je précise messieurs, qu'on parlera bien dans le détail des violences à la fois des violences contre les personnels d'établissement également. des violences commises ou pas. D'ailleurs, on en parlera par les forces de l'ordre. Mais simplement sur
cette question et cette affirmation qui vous est adressé Édouard Gefrey sur le fait de ne pas avoir suffisamment dialogué, qu'est-ce que vous répondez à à Manuel Leopard ? Alors d'abord dès lundi matin dernier, j'étais dans un établissement à Créteil en curence le lycée Gutinbert. Donc pardon, mais dès lundi matin, j'étais à Créteille. 7 jours après le début de la mobilisation. Toute la semaine dernière, je suis allé au contact, enfin, j'ai rencontré des d'abord, j'ai demandé au chef d'établissement de réunir leur conseil de Vicen parce que vous avez là-dessus, on se rejoint, il faut qu'il dialogue au local. J'ai dit à tout chef d'établissement dès le début de la semaine, vous réunissez ce qu'on appelle vos CVL, les conseils du Vicen c'est vos îles demandé aux recteurs de faire la
même chose avec leur conseil éconadmique, ce qu'ils ont fait. Moi-même j'ai participé à celui de Versailles. Je dis j'ai réuni membres de la communauté éducative successivement, les personnels, les parents d'élèves, les associations lycéennes 10 jours, monsieur le ministre, les associations lycéennes, les élus lycéens qui sont élus au conseil nation du lycéen. Donc le dialogue honnêtement, il existe et les instances de dialogue, pardonnez-moi, mais elles existent. Après, la vraie question, c'est de savoir si on est capable de tirer des conséquences de ce qui s dit et ça, je m'y suis engagé et on a commencé à lancer les travaux. Et on va bien évidemment parler notamment des premières annonces que que vous avez pu faire après avoir reçu un certain nombre de de responsables lycéens et et
éducatifs. Je le disais, on a vu et les Français qui nous regardent et nous écoutent ont assisté à ces scènes de violence qui se sont multipliées un peu partout en France. On a vu un lycée incendier à Nant. On a vu des affrontements avec les forces de l'ordre, des tirs de de mortiers. Là encore, je vais rappeler le chiffre qui a été donné par votre collègue au gouvernement Laurent Lunez qui a parlé de plus de 5000 interpellations la semaine dernière. Euh une question assez ouverte à à tous les deux et je vous donne la parole en premier euh Manuel Bonpard. Qui est responsable de ces violences ? Bah d'abord quand on commet des actes qui sont délictueux, il y a évidemment une responsabilité individuelle de la part des personnes qui les ont commises. Et moi, je veux dire mon soutien au
personnel, c'est puisque vous citez des personnels qui ont été ciblés et à toutes celles et ceux qui ont été ciblés. Mais une fois qu'on a dit ça, il y a aussi un un climat et il y a aussi une manière avec laquelle on décide de répondre à des revendications qui s'expriment. Et quand on joue une stratégie qui est une stratégie de pourissement, quand on attend, vous venez de le dire, j'ai reçu, la vérité c'est que vous avez attendu 10 jours pour recevoir par exemple les représentants lycéens, les représentants des parents d'élèves, les représentants des enseignants et des personnels. Quand on joue la carte de la répression comme vous l'avez fait, c'est-à-dire que la le premier acte public que vous avez posé en tant que ministre, c'est quand il y a un blocage, on va débloquer. C'est pas
le premier mouvement lycéen auquel on assiste dans notre pays. Moi-même j'étais jeune à l'époque, j'avais participé aux manifestations à l'occasion au moment du contrat premier embolche. Peut-être vous vous en rappelez. Et ben à la fin cette mobilisation, elle s'était bien déroulée parce que quand il y avait des initiatives, onenvoyait pas les forces de l'ordre pour les réprimer. Ce que vous êtes en train de dire c'est que au fond ces images, c'est lycé qui brûlent. Il y a une responsabilité du gouvernement. Je pense qu'il y a une responsabilité de de pourrissement, d'escalade qui a été la stratégie du gouvernement et qui malheureusement a a s'est traduit par des scènes de tension. Ça n'exonère pas la responsabilité individuelle des gens qui ont participé
mais on fait de la politique ici. Et en politique quand on est confronté à un mouvement de la jeunesse, on apporte des réponses politique à ce mouvement, pas de la répression. Édouard Jeffrey. Non, pardez-moi, je suis je suis un tout petit peu quand même un peu effaré de ce qui se passe depuis à peine une semaine dans ce pays avec des actes de violence, des images qui nous sont montrées notamment du du lycée Mandela qui avait moins de 10 ans. Ce lycée, voyez où donc des voyou auquels des voyons mis le feu, il y avait pas la police d'ailleurs. Ils ont pas été brqué par qu'il soit, il était pas là. Mais il y avait 160 internes à l'intérieur. Il y avait 160 élèves qui étaient internes et qui ont dû être évacués en catastrophe par des personnels remarquables. Je le disais, j'ai 78
personnels qui ont été blessés depuis le début des événements. Ça c'est le nouveau chiffre que vous nous donnez. Vous aviez donné 65 et maintenant c'est 78 personnel de l'éducation qui ont été blessés par des éléments extérieurs, parfois par des lycéens objectivement qui se sont aussi joints au mouvement de violence mais généralement par des personnes extérieures qui les ont délibérément visés. Nous avons des personnels qui ont été aspergés d'essence et c'est pas un mythe, c'est vrai. Il y en a eu à Marseille, deux personn avec un professeur. Il y en a eu à Laciota, il y a eu un autre événement à Marseille qui a été démenti, mais il y en a eu deux en parallèle. Raison. Donc tout cela s'est produit quand même. Et Emmanuel Bonpard vous dit tout ça, c'est une sorte de conséquence de ce que
Emmanuel Bompard appelle stratégie du pourrissement. Non mais pardon euh je vois pas comment il peut avoir une stratégie du pourrissement qui atterrisse en moins de 24 heures parce que tout ça a commencé dès le début de la semaine à ce que des gens tirent sur des d'abord tir sur des lycéens qui manifestaient parce qu'on a eu 170 lycéens blessés quand même euh et et tire à coup de mortier sur des personnels question nationales. Là nous avons des gens qui veulent détruire le service politique de questions et qui ont été ont pris en otage tous ces individus violents ont pris en otage un mouvement lycéen. Et vous savez moi la phrase qui m'a le plus fait mal cette semaine, c'est une qui nous a dit "Nous, on est des enfants et on nous a volé notre mouvement. On est des enfants et
on nous a volé notre mouvement et c'est vrai. Donc est-ce que vous demandez est-ce que vous lancez un appel à B volé ? Ils l'ont dit le mouvement a été volé par des gens violents. Mais il y a eu des gens violents évidemment mais vous pouvez pas résumer ou étendre ce mouvement parce que il y a eu des scènes de violence que je déplore absolument comme vous parce que le mouvement il s'appuie sur des revendications qui soient des revendications légitimes. Elles do elles doivent être entendues. Maintenant je veux vous dire une chose monsieur le ministre. Vous avez apporté votre soutien au personnels qui ont été ciblés. Vous avez raison de le faire et je l'ai fait, je l'ai fait aussi. Mais vous savez qu'en tant que ministre, vous avez la responsabilité de l'ensemble de
la communauté éducative, des lycéens eux-mêmes, vous avez aussi leur responsabilité. Alors, quand vous avez un lycéen qui perd un œil parce que il se fait tirer dessus par une intervention des forces de l'ordre, par un flashball, quand vous avez un lycéen qui prend une grenade de lacrimogène dans les yeux, quand vous avez une jeune étudiante qui se fait étrangler pendant plusieurs minutes, votre devoir à ce moment-là, c'est aussi d'apporter votre soutien à ces lycéens qui sont violentés. Quand vous avez des personnels qui témoignent, j'ai entendu par exemple les personnels du lycée de de Pamier en Ariège euh et qui disent "Bah nous ça se passait très bien et il y a eu une intervention absolument disproportionnée des forces de l'ordre qui on fait dégénérer la situation et
même des personnels disent que eux-mêmes ils ont été blessés. Votre devoir c'est de les défendre aussi. C'est de les défendre contre toute forme de violence et de pas avoir une condamnation à la géométrie variable. Moi j'ai pas de condamnation à la géométrie variable, mais vous vous êtes pas capable de dire que quand il y a des violences policières, elles sont intolérables. Bien sûr que si et je je précise bien puisque vous venez d'évoquer des fait extrêmement précis à Tour à à Saint-on Lom que des enquêtes ont été ouvertes et que l'inspection générale de la police nationale a été saisie. Non non mais c'était là encore pour Oui, pardonnez-moi. Après, je laisse monsieur le ministre répondre, mais pardonnez-moi, mais ça ne suffit pas parce que quand il y a des scènes
déplorables comme celles que vous montrez ou des personnels qui sont ciblés, on les condamne. On dit pas il y a une enquête qui est ouverte. Donc quand c'est des jeunes gens, il faut faire la même chose. Édouard Gefire répond sur cette question. Est-ce que vous condamnez euh c'est euh une action que Emmanuel Bompard juste disproportionné de la part des forces de l'ordre ? Alors juste d'abord, c'est pas des scènes déplorables, c'est des scènes criminelles. Hein ? On peut être criminel et pleurable. Oui, mais enfin c'est dans la gradation c'est criminel. Faut appeler un chat un chat quand même. Quand on vise un personnel d'éducation nationale ou quand on tire sur des élèves évidemment des enquêtes de justice qui détermineront oui qu'il y a des enquêtes mais bien sûr mais moi j'ai pas besoin
de dire il y a des enquêtes pour les condamner. Voilà. Attendez, c'est tout. C'est tout ce que je vous demande mais attendez, c'est très clair. Toute violence illégale doit être condamnée moralement et pénalement. Et j'ai aucun problème avec ça. Une violence illégale condamné. Maintenant, il y a deux soutien au lycée invisible. Alors, attendez. Oui, je je fais tous les jours j'appelle des personnels ou des élèves qui sont blessés. Mais c'est c'est pas le débat ici. La question c'est pour qui est par définition la violence. C'est important de revenir au droit pénal parce que moi je crois à l'état de droit encore. C'est pas qu'à tout le monde mais moi j'y crois. La violence en droit pénal, il faut qu'il y ait deux choses. Il faut qu'il y ait un acte, il faut qu'il y a une
intention. D'accord ? Sur j'allais dire l'action des force de police, il n'y a évidemment aucune intention de violence du gouvernement. Et la preuve c'est que le ministre de l'intérieur a donné des consignes de très grande proportionnalité en attirant l'attention sur le fait qu'il y avait des jeunes et notam et notamment des mineurs à l'intérieur des mouvements. Il a dit exactement monsieur le ministre, il a dit pas de retenu. Il a donné des consignes. Vous avez lu ces instructions qu public, il a donné des consignes de très grande proportionnalité dès dimanches dernier en la matière. Si à partir de là, il y a un comportement d'un policier ou autre dans un contexte de grande tension ou autre qui déborde le cadre légal, il y a effectivement enquête administrative. pour
pour être pour être précis et je me permets encore d'intervenir dans ce débat qui qui est intéressant. Est-ce que vous avez été choqué par les images que l'on a pu voir notamment à Saint-Touin Lomon effectivement de ce de ce tir direct sur un sur un élève quand vous voyez un étudiant qui effectivement a visiblement perdu un œil à tour à cause de ce qui ressemble à un/ers de LBD, est-ce que ça ça vous a choqué ? Mais évidemment que les images enfin ces images de violence sont choquantes. C'estàd pour ça qu' a des émissions d'inspection qui ont été diligentées. Évidemment qu'elles sont choquantes et enfin je quel contexte justifie ça monsieur quel contexte peut justifier ça tout à l'heure vous avez vous avez parlé de l'équipe des deux et moi je pense que je
il faut encore et le droit c'est quand même pas mal pour justifier ça ? Excusez-moi, je termine juste. Le droit s'applique la même terme à tout le monde. Le droit quand vous avez des gens par ailleurs en face, des gens qui se pointent devant des établissement avec des coffres remplis de mortiers qui ne sont pas en vent libre, je le rappelle en France avec des bouteilles d'yorhydriques. Donc ça justifie qu'on ti dans alors juste elle est où l'intention ? et une intention criminelle de la part de certaines personnes polif des policiers qui essayent à la fois de maintenir de l'ordre et de protéger les mineurs et dans beaucoup de cas ils sont là pour enfin ils sont là pour protéger dans beaucoup de cas ils ont permis de protéger les mineurs contre les attaques
extérieures et s'il y a des débordements dans ce cas c'est ne respecte pas le cadre légal il faut être très clair c'est évidemment condamnable et il faut qu'il y ait des suites qui soient donné et c'est m qui le fera on va dans quelques instants parler des rentrer dans le détail des revendications des des lycéens et des lycéens mais simplement il y aura mardi il y a un grand appel à la mobilisation D'ailleurs, un certain nombre de centrales syndicales sont rentrées dans le dans le jeu, notamment la CGT. Pour que les choses soient très claires sur le discours de la France insoumise, est-ce que vous appeler les lycéens, les lycéennes au calme ? Est-ce que vous dites stop aux violences, aucune violence, pas de tir de mortier, ne vous en prenez pas aux forces de l'ordre.
Mais monsieur Djamel, évidemment, je dis de manière très simple, continuez à vous mobiliser et cette journée de mardi, c'est une journée importante, mais faites-le dans le calme, de manière pacifique et pas pour vous faire plaisir, mais parce que y compris c'est les conditions du succès de cette mobilisation. Cette mobilisation, elle obtiendra la satisfaction de ses revendications à partir du moment où elle sera une mobilisation massive, non violente. Et c'est ce que nous avons dit depuis le premier jour. Alors, pardon, je veux faire une précision. On est venu essayer de déformer une déclaration de de Bali Bagayokoz mais quand un ma Attendez juste quand un élu la République dit la violence peut être religie débattre avec le ministre pas avec vous non ce c'est effectivement j'essaie de
l'arbitre plus impartiel qui soit mais je periger vous m'obligez à vous répondre à vous je vais vous répondre à vous je pourrais entendre ce que vous dites le problème c'est que quand il y a 2 ans il y a un bâtiment public dans le cadre d'une mobilisation des agriculteurs qui a été saccagé qui a été incendié et que vous avez un de vos collègues ministres monsieur Darmanin hein, qui à l'époque a utilisé cette expression. Il y a des coups de sang légitimes. Il y a des coups de sang légitimes, avait dit monsieur Darmanin. Alors, vous condamnez cette expression. Vous considérez pas qu'il y a des coups de sang légitime ou alors c'est juste pour les lycéens et quand c'est les agriculteurs, ils ont le droit de brûler des bâtiments. Moi, je pense que dans tous les cas, on n'a pas le droit.
Voilà. Mais alors, soyez cohérents. Faites pas de double discours ou du deux poids de mesure parce que monsieur Darmanain, il avait dit ça. Sur ce point. Personne n'a jamais dit que que c'était légitime. Écoute de sang, ça veut dire colère, ça veut dire violence. Pardon mais les mots coup légitime droit. Non mais attendez dans un état de droit le pour être très précis Édfra de Géraldman en janvier 2004 c'était en janvier 2024 face à la colère des agriculteurs c'était de dire on ne répond pas à la souffrance en envoyant les CRS disait celui qui était à l'époque ministre de l'intérieur exactement ce que je vous ai dit moi tout à l'heure donc c'est pas du tout la même phrase que celle que vous venez citer ce qui toujour inérich mais vous pourrez le fact checker
monsieur le minist on il y a tellement de choses à fa checker vous savez qu'avec tout ce que disent vos camarades que on y passerait la journée Mais c'est un des vrais problèmes. Mais un coup de sens c'est une colère et moi y compris d'ailleurs dans les revendication, il y a une part de colère que j'entends, il y a une part d'inquiétude que j'entends, il y a des revendications concrètes que j'entends et cetera et cetera. Est-ce que vous assumez votre responsabilité à vous Et ça ça ne justifie pas que des individus extérieurs dit ça justifieur min il soit violent ou que des de la République pardonnez-moi mais des de la République qui ont une autorité en tant qu'élu évidemment puissent dire à des élèves que la violence peut-être légitime. Ça c'est pas possible parlé de cette expression
et sur ce point pardon moi j'ai toujours pas obtenu de réponse satisfaisante. Est-ce que la violence peut-être légitime de dans l'absolu de manière générale dans le cadre de la mobilisation ? dans le cadre de la mobilisation mais non mais Balioko il a parlé de manière générale dans l'histoire de France de ce sujet mais là moi j'ai dit si si exactement ce qu'il a dit et vous pouvez aller à la suite de sa de son intervention mais bref non vous l'avez pas cité vous avez pas donné la suite mais c'est pas grave en gros il a dit le problème c'est quand vous passez à des actes de violence vous devenez coupable donc je crois que c'est la manière avec laquelle il a condamné le recours à la violence et c'est ce que je fais également un point précis rapidement fray on a
appris que le gouvernement souhaitait accélérer l'examen de la loi dites casseur payeur pour notamment étendre la responsabilité collective à ceux qui casseraient. On a aussi entendu le garde des saut dire à la radio chez nos confrères d'ertel vendredi matin que il voulait qu'il y ait une responsabilité civile des parents qui soient engagés. C'est ça la réponse du gouvernement à la à la colère des lycéens. Non pas la colère du lycéen à la destruction du service public d'éducation par des casseurs. Une fois encore. Enfin le premier droit d'un élève et d'un lycée en France c'est le droit à l'instruction. Aujourd'hui, je vous l'ai dit, vous avez 24 établissements qui ont été incendiés ou saccagés. Vous avez des logements de fonction qui ont été incendiés ou
sacagés. D'après les région, on commence à faire un peu le tour. Il y en a au moins enf pour plusieurs dizaines de millions d'euros. Vous avez un chiffre à peu près pour l'instant, on sera entre 20 et 30 mais 20 et 30 millions d'euros de dommage. 20 et 30 mais il s'est pas encore évalué parce qu'il y a des dommages énormes. Voyez par exemple le collège mand le lycée mandelaire pardon c'est 2 million d'euros. Bon, de choses une, soit alors on dit que c'est ceux qui cassent qui payent, soit alors on dit que c'est nos impôts qui vont servir à payer tout ça. Vous avez envie de dire aux Français que c'est leurs impôts qui vont permettre de payer ça ou c'est les cassur qui doit rembourser ? Donnez-moi, mais vous avez mal suivi l'objet de cette proposition de loi parce que cette proposition de
loi, c'est précisément pas une proposition de loi casseur payeur, c'est précisément une proposition de loi non casseur payeur. C'est-à-dire que vous visez par cette proposition de loi à que des personnes qui s'étaient qui étaient présentes sur un lieu où il y a eu de la casse alors qu'ils n'ont pas de responsabilité dans cette casse que ça soit eux qui soient mis à contribution. Ce qui est absolument contraire absolument contraire au principe de l'état de droit puisque le principe de l'état de droit c'est qu'on est jugé pour un acte qu'on a commis soi-même pas pour des actes qui ont été commis par d'autres. Après, je vais vous dire, monsieur le ministre, ce qu'il y a quand même de particulièrement choquant, c'est que manifestement, vous avez trouvé, puisque vous dites que vous avez
accéléré le calendrier parlementaire, manifestement, vous avez trouvé du temps pour inscrire une proposition de loi à l'ordre du jour du Sénat et de l'Assemblée nationale. Et dans le contexte dont on est en train de parler, la proposition de loi que vous avez choisi d'inscrire en priorité pour répondre aux revendications des lycéens, c'est cette proposition de loi. Pourquoi vous avez pas mis une proposition de loi pour créer un statut pour les AESH pour que nos élèves en situation de handicap soient pris en charge à l'école ? Pourquoi vous avez pas inscrit une proposition de loi pour faire en sorte que on mette fin à parcours sup et que l'ensemble de nos lycéens quand ils arrivent à la fin de leur scolarité puisse avoir une place en université ? votre choix c'est ça donc vous voyez
bien que vous ne répondez pas aux revendications qui parce qu'on a notamment mis parce qu'on a notamment mis à l'ordre du jour pardon un projet sur la protection des enfants qui est l'un des enjeux aussi majeurs pour notre pays notamment en terme de santé mentale notamment en terme de santé mentale après au cours duquel d'ailleurs je crois que vous avez voté collectivement contre la perpétuité pour les violents d'enfants en série qui était un petit sujet quand même parce qu'on a 10 % des enfants qui sont victimes de vestariel et au cours duquel on parle de ce sujet vous avez parlé vous avez parlé du cand parlementaire Oui mais moi je vous ai parlé de comment on répond à la mobilisation des licens par du crier parlementaire en général je vous réponds on a fait passer des textes qui protège
vous répondez par cette proposition et je propose et je propose Manuel Bont Édard GFR ministre de l'éducation nationale qu'on parle des revendications des lycéens et quoi de mieux pour en parler que d'écouter les principaux intéressés écoutons-les. Les deux premières enfin premières semaines et demi de lycée, j'avais pas cours j'avais pas preuve de sport, pas prof physique et pas preuve d'anglais. Quand je suis arrivée en seconde, on était à peine 29 30 et que là peut-être ça vous paraît pas beaucoup mais on 5 de plus 6 de plus, c'est-à-dire jusqu'à 35, ça fait vraiment une grosse différence. Début d'année, on souffre à cause de la chaleur, milieu d'année, on souffre à cause du froid. Les radiateurs, ils sont bloqués à tro ça ne marche pas. Il y a des rats, il y a des cafars, il y
a tout. C'est dégoûtant. Voilà, il y a un petit peu de tout là-dedans. La question des emplois du temps, la question des profs non remplacés, la question du bâti scolaire. Euh Manuel Bonpard, certains disent qu'on a un peu de mal à euh au fond faire ressortir euh une revendication, un objet particulier de la de la mobilisation lycéen. Qu'est-ce que vous avez envie vous de demander directement au ministre de l'éducation nationale qui est en face de vous ? Bah d'abord, la première chose, c'est de ne pas dégrader encore la situation qui est déjà extrêmement dégradée. J'ai donné des chiffres tout à l'heure. Or, c'est ce que vous avez fait depuis que vous êtes arrivé au ministère puisque l'année dernière, vous avez supprimé 4000 postes d'enseignant supplémentaires. Et dans le
projet de budget qui a été présenté la semaine dernière, il est prévu encore 1600 postes supprimés d'enseignants. dans le projet de budget qu'on est en train d'ouvrir dont on va ouvrir la discussion, vous prévoyez de supprimer encore des enseignants alors que je vous disais tout à l'heure que vous avez un établissement scolaire sur deux dans lequel il n'y a pas eu il manquait un enseignant à la rentrée et vous proposez d'en supprimer encore davantage. Vous proposez dans le budget de geler parce que dans il y a une mobilisation lycéenne mais il y a des étudiants aussi d'ornavant qui participent de cette mobilisation. vous proposez de geler les APL, c'est-à-dire que les les étudiants qui ont des difficultés à se loger, vous allez renforcer encore leurs difficulté
pour euh pour euh pour se loger. Donc moi, ce que j'ai envie de vous demander au moins comme première étape pour montrer que vous avez entendu euh la colère euh et les revendications qui s'expriment, c'est de renoncer à ce gel des APL, c'est de renoncer à ces supprédions de postes d'enseignant. Vous allez me dire sans doute le budget de l'éducation nationale est en augmentation. C'est faux. C'est faux. Parce que la vérité c'est que quand vous vous regardez une année sur l'autre un budget, vous le savez très bien, vous le savez comme moi. Vous devez le comparer à l'inflation, c'est-à-dire à l'augmentation des prix. Et si vous prenez dans votre budget le budget de l'éducation nationale l'année prochaine, c'est 650 millions d'euros de coupes supplémentaires. 150 millions d'euros de
coupe dans le budget de l'enseignement supérieur à la recherche et dans le même temps, pardon, je m'arrête là, et dans le même temps, vous allez faire un cadeau aux plus grandes entreprises de 2,5 milliards d'euros par rapport à l'année dernière. Donc réponse et là encore puisque je suis là pour rappeler les faits le budget de l'éducation nationale est en hausse de 1,2 milliards d'euros. Là on parle bien en valeur, ça c'est l'augmentation. Et quant à aux suppression de poste, il y a effectivement 1588 suppressions de postes d'enseignant titulaire dont 1250 dans la réponse d'douard donne la réponse que vous avez pas 650 millions d'euros. réponse et donc à la demande précise de Manuel Bontard de renoncer à la fois au gel des appels et de renoncer à ses suppressions de poste. Alors
dans l'enseignement d'abord juste parce que là aussi c'est facile d'assonner des des choses avec à mais il faut quand même regarder les faits. Depuis 2017 le budget national augmenté de 31 % 31 % depuis 2017 en 10 ans. Première chose deè élément il va augmenter de 1,2 milliards cette année. C'est-à-dire grossement en gros avec inflation, ça fait c'est c'est à peu près l'équivalent. Et dans un contexte, pardon, dans un contexte où l'État fait moins que l'inflation et où de manière générale, pour des raisons que tout le monde connaît euh et de maîtrise des de des dépenses publiques, il y a une baisse de la dépense publique qui est envisagée à 54 milliards. Dans un contexte de baisse, je parle pas du budgetation, je parle du budget global. Essayons de parler de juste
Non, non, non. Bah si, pardon, dans un budget global qui toute administration et dépenses publiques confondues où on essaie de réduire la dépenses publiques de 54 milliards, l'éducation nationale est en hausse de 1,2 milliards. 1 bon de dans un contexte aussi où je rappelle l'éducation nationale perd 1800 élèves. 180000 bah les baisseurs du trait quand même. Donc au fond de ce que vous dites Edard Chef, c'est l'argument les suppressions de postes sont justifiées par la baisse de la démographie. Mais vous voyez bien que avec 1250 postes de moins en public pour 180000 élèves, vous voyez bien qu'on ne suit pas la démographie mécanique. Il y a pas 100 élèves par professeur. Bah donc qu'est-ce qui se passe ? Non, attendez, c'est important. D'abord, cette c'est on ne va pas
imputer la baisse démographique sur le second degré. Donc dans le second degré, il y aura moins d'élèves par classe de manière absolument mécanique et dans le premier degré aussi, il y aura moins d'élèves par classe. Ament je signale juste un point, c'est que pour la première fois, la France va être sous la moyenne de l'OCDE à l'école en nombre d'élèves moyens par classe. Quelque chose qui é réclamé depuis longtemps, on l'a fait. Bah à vous qui l'avez fait, c'est nous en c'est pas vrai. Donc ben si pour la première fois, on va être à 20,6 élèves par classe contre 20 ans au niveau de la moyenne de l' CDE. Si on va être encore au-dessus de l'Union européenne 30 élèves par classe. Je vous parle du premier degré le premier degré s'appelle là, on est en train de parler des collèges et des
lycées public pas du premier degré monsieur le ministre. C'est une chaîne et dans le second degré par second degré dans le second degré on va continuer à baisser le nombre d'élèves par combien ? On est à 30,5 en lycée général en moyenne combien ? Il y a 15 ans. Et on était c'est à peu près stable et on est à 18 et on est à 18,7 on est à 18,7 en voie professionnelle. Il y a 15 ans, on était à 27 monsieur le ministre pour le lycée générale ou pour le voix professionnelle second degré dans les lycées généraux juge. J'interviens là-dedans parce que c'est un un débat intéressant. Je rappelle par ailleurs que si on prend là encore Édouard Gefrey la moyenne des pays européens la France dépense un peu moins pour son budget de l'éducation nationale que la moyenne des
pays de le Sodé de mémoire on est à peu près un peu plus au lycée et un peu moins avant mais sur le budget global c'est- 13 % bon l'argument d'édouard il est assez légitime de dire on va perdre 180000 élèves en septembre 2027 à partir du moment où il faut j'imagine de faire des économies compte tenu de la situation financière est-ce que ce n'est pas absurde que de dire on va en supprimer quelquesuns non précisément justement vous a raison on perd des élèves à leur Utilisons cette opportunité pour réduire le nombre d'élèves par classe pour remplacer les enseignants qui sont pas remplacés. Je vous redonne le chiffre que je vous ai donné tout à l'heure, il est quand même édifiant. Est-ce que vous vous rendez compte que 1 heure de cours sur 10 aujourd'hui en France ne peut pas être
suivi en raison des absences d'enseignants ? Est-ce que vous vous en rendez compte ? Et vous allez et vous face à cette situation, vous nous dites "On va supprimer encore des postes d'enseignant dans le budget qui vient alors que on arrive pas à trouver les profs remplaçants. Alors que c'est quand même incroyable, il y a des lycéens qui disent "Mais nous on veut avoir des des profs en face de nous". Et all par Manuel Bard, mais excusez-moi, c'est quoi la baguette magique que vous utiliseriez si Jean-Luc Mélenchon était élu président pour dire "On a aujourd'hui 10 % des heures qui ne sont effectivement pas remplacées, ça fait 20 millions d'heures sur une année. Vous en un claquement de doigt, vous réussissez à régler ça pas un claquement de doig mais vous recrutez des enseignants pas
en supprimer parce que si vous en supprimez vous allez pas régler le problème monsieur du c'est pour ça que vous remarquerez que je depuis tout à l'heure que ça ne sera pas dans le second degré sera dans le premier c'est pas vrai il y en a 700 dans le second degré 1600 second sur la question des heures remplacé comment on fait puisque vous avez vous avez annoncé une mobilisation dans les par des solutions rationnelles je vous ai proposé des solutions rationnell donc dans le second degré on a objectivement un problème de remplacement 10 % des heures en fait c'est il y a une partie liée aux examens donc en En fait, c'est pas une question de remplacement des examens. Il y a 7 et % qui sont liés aux absences de professeurs non remplacés. Non, mais il faut être précis parce que quand on
prétend s'attaquer aux problèmes comme je le fais, on essaie d'analyser les problèm pour ce que je dis depuis tout à l'heure, mais allez-y. 7,5 % des heures de cours aujourd'hui ne sont pas remplacés du fait d'absence de professeur. Bah, il y a deux euh situations différentes. Il y a des situations dans lesquelles il n'y a pas de vivier de professeur. C'est notamment le voit dans c notamment le cas pardon dans certains métiers de la voie professionnelle où c'est très difficile de trouver des professeurs et puis il y a des situations où les concours n'ont pas permis de pourvoir tous les postes. Il y a quand même au lieu de tout ça, il y a quand même au lieu de tout ça des bonnes nouvelles. Là cette année, vous voyez à la rentrée, je dis pas que c'est parfait mais à la rentrée, il y avait 57
% de postes vacant en moins dans le second degré par rapport à la rentrée précédente. C'est pas nul. Ça veut dire qu'on a réussi à mettre des professeurs en plus devant les élèves. On a réformé la formation initiale des professeurs pour qu'il soient rémunéré par juste en master. Ils vont ils vont ils sont rémunérés en master depuis cette année et c'est la première fois depuis des années qu'on a fait le plein au concours est-ce que vous êtes prêt en tenu de la mobilisation et notamment avec cette journée de mobilisation mardi ? Est-ce que vous êtes prêt à faire davantage de concession ? Vous avez déjà reculé sur les frais d'inscription pour les étudiants qui s'inscrivent en BTS et en classe préparatoire ? Est-ce que vous dites ce midi à nos auditeurs France
Inter téléspectateurs sur France 2 que vous êtes prêts à aller plus loin et à donner davantage de gage à la mobilisation lycéenne ? Il y a deux choses. D'abord dans l'immédia parce que compte c'est quand même l'immédiia. Moi, j'ai lancé un plan d'action dès ce weekend avec les académies pour faire en sorte d'améliorer sensiblement le remplacement des professeurs absents et notamment dans les classe à examens qui sont la première à la terminale parce qu'on a des élèves qui passent le baccalauréat. Vous allez gérer la pénurie quoi. C'est ça. Non, on pas gérer la pénurie. Vous allez s'ils étaient déjà existants ces professeurs, pourquoi vous les avez pas déjà mis dans les établissements scolaires ? D'abord parce que enfin c'est un tout petit peu plus compliqué que ça mais un
jour on crois que c'est assez simple. Si vous avez des professeurs qui a des profs absents, vous les remplacez. C'est pas très compliqué. C'est ce qu'on fait. Mais quand les professeurs par définition, les professeurs absents changent tous les jours, vous avez justement un un enjeu à être assez efficace et notamment en terme d'affectation des remplacements et ça c'est quelque chose qu'on peut faire de manière immédiate. Bon et éventuellement recruter notamment dans là où on manque de gens des personnels. Lycéen pour comer à faire ça chose non parce qu'on y travaille déjà mais on va l'améliorer. Donc la deuxième chose juste je termine ça vous dérange pas juste pour essayer d' la deuxième chose ensuite c'est qu'il y a un débat parlementaire. Dans le débat parlementaire il y a un
truc d'ailleurs qui assez intéressant. Vous avez oublié monsieur Bon par tout à l'heure c'est qu'on a aussi créé des postes l'année dernière vous savez que le globalement il y a plus de postes nationale que l'année dernière il encore plus cette années cré quoi comme poste et ben 5500 postes pour la formation initiale des enseignants qui permettent de recruter 3000 postes aussi cette année 300 postes d'infirmière scolaire et d'infirmiers de psychologu d'assistantes et assistants sociaux on en recrée d'ailleurs 300 cette année mais ça ça suppose évidemment devoir discuter de budget or jusqu'à présent sauf erreur moi j'ai pas beaucoup d'ancienneté dans dans dans cet univers, mais sauf erreur vous avez systématiquement voulu sans censurer dès que les gens arrivent sans vouloir
discuter. Donc si on veut si on veut discuter d'un budget, moi j'ai pas de problème. Il y aura des marges de manœuvre à discuter. C'est l'objet même parlementaire si on croit en la démocratie. Bon part sur ce point sur ce point précis. Monsieur le ministre c'est pas que nous avons refusé de discuter le budget, c'est que je suis député depuis 5 ans, je n'ai pas pu voter sur un seul budget parce que vous êtes passé en 493, c'est-à-dire en force sur tous les budgets. Vous n'avez pas déposé une motion de censure avant ? Attendez, mais moi j'ai déposé une motion de censure parce que face au 493 quand je suis opposé au budget, j'essaie de le renverser. Monsieur le ministre, dans chacun des examens budgétaires, les députés de la France assoumise ont déposé des
amendements pour augmenter le nombre de recrutements, des amendements pour supprimer les coupes dans les budgets des ministères, des amendements pour créer un statut pour les personnels et notamment les personnels à ESH. Donc chacun des examens, on a y compris déposer une proposition de loi. Il y en aura d'ailleurs une à la fin du mois d'octobre qui sera examinée dans notre niche parlementaire à nouveau sur ce sujet. Peut-être si vous vouliez donner un signe, vous pourriez dire "Je vais soutenir et appuyer cette proposition de loi." Mais vous le faites pas et vous continuez à nous dire que vous allez supprimer des enseignants alors qu'on est déjà dans une situation dramatique. Et c'est pas les enseignants, c'est les surveillants, c'est les psychologues scolaires, c'est les infirmières
scolaires. Il nous reste quelques secondes. Euh Édouard Gefra parler d'une motion de censure. Est-ce que vous pourriez accélérer le dépôt d'une motion de censure dans les jours qui viennent en lien avec la mobilisation des des lycéens ? Non, mais moi d'abord je suis c'est la mobilisation des lycéens, elle va exprimer ses revendications, elle va ouvrir, je l'espère que monsieur le ministre va renoncer à à parler avec personne et va ouvrir des vraies discussions, pas de l'enfumage, pas de l'enfumage du type lancer une plateforme en ligne avec des cahiers de doléance qui vont se retrouver enfermés qu'on verra jamais. Et ensuite, j'appuis directement leur avis. Un peu de démocratie. Non, mais c'est pas ça la démocratie parce que quand vous faites des cahers de revendication et que vous
les jetez à la poubelle après, non, ça c'est pas la démocratie. Beaucoup. Merci Édard Jef, ministre de l'éducation nationale Emmanuel Bompart d'être venu débattre dans fr
Édouard Geffray