Face à Philippe de Villiers / 6 février 2026 (CNews)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Philippe de VilliersFait
« les suspects qui sont mineurs sont absolument pas placés en détention provisoire en attendant le procès, mais ont été relâchés sous contrôle judiciaire »
- 6:00Philippe de VilliersChiffre
« 84 % des refus d'obtempéré qui sont condamnés à moins d'un an »
- 10:00Philippe de VilliersChiffre
« la richesse par habitant connaît une chute brutale depuis 3 ans. Le PIB c'est 38000 € »
- 15:00Philippe de VilliersChiffre
« il y a eu 70000 faillites cette année »
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Bonsoir Geofroid. Geofroid le jeune est avec nous comme chaque vendredi soir. Cheraufroid, bonjour.
Merci Philippe Deviler, on va commencer par le cri du cœur d'une maman qui a vu son fils lychère, samedi dernier, alors qu'il rentrait de son job étudiant. C'est un garçon qui s'appelle Théo. Théo finance son prêt étudiant en travaillant. il rentre chez lui dans un quartier le lyonnais et plusieurs individus vont s'en prendre à lui pour son téléphone, le lych au sol et ces news européens et le JDD ont couvert évidemment cette agression là chez Barbare.
Et il s'avère que une semaine plus tard, Florence qui a eu le courage de prendre la parole, Théo également, va apprendre que les suspects qui sont mineurs sont absolument pas placés en détention provisoire en attendant le procès, mais ont été relâchés sous contrôle judiciaire. Et je vous propose d'écouter la mère de Théo qui interpelle Emmanuel Macron. C'était ce midi sur Europe.
Écoutez, un jour, on m'a posé mon enfant sur le ventre et je me suis promis de le protéger jusqu'à sa mort et je pensais pas, vous voyez, on a eu un enterrement familial hier et on a eu cette cérémonie difficile. En fait, mon fils pendant tout l'enterrement de son cousin m'a dit "Maman, ça devrait être moi là et je suis là." Voilà la réponse de mon fils de 19 ans et après il est allé sur la radio et il a eu le courage de dire il faut pas de haine, il faut pas de haine donc c'est pas un fait d'hiver.
Je suis brisée, on est brisé. Monsieur Macron, c'est une honte. C'est une honte votre réponse.
J'attends un appel et des excuses. Car depuis le début de la semaine, il n'y a pas eu un appel. Bah euh un à un moment au plus haut sommet de l'État, on a voulu accompagner euh la maman de Théo ainsi que Théo.
Vous dites quoi la maman de Théo aujourd'hui ? [raclement de gorge] Je lui dis de de patienter comme à toutes les les mamans qui ont eu cette un tel drame de patienter pour qu'un jour une classe politique complètement nouvelle. et qui aille euh au fond du problème.
Je m'explique bien sûr Emmanuel Macron sa responsabilité quand il dit il faut pas brencher il voit pas du tout le problème de la sécurité le problème de l'immigration il voit rien d'ailleurs. Il est chez brut et il est hors sol. Mais il faut aller plus loin dans l'explication.
En fait là, ce que beaucoup de Français ont ressenti dans ce drame de Théo et de sa maman Florence, admirable d'affection et de délicatesse, c'est que c'est l'inversion victimaire et c'est ça date pas d'aujourd'hui. Je m'explique. On tout à l'heure quelqu'un m'a dit "Mais il va déménager." Donc il a son logement euh il va devoir le quitter.
Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'en fait euh c'est la victime qui quitte son logement. C'est la victime qui change de quartier.
C'est la victime qui change de ville. C'est la victime qui à la limite se sent coupable. C'est terrible.
Et en fait ça c'est toute la justice qui est comme ça. C'est toute la philosophie pénale. Euh aujourd'hui, les victimes se sentent un peu coupables.
À vrai dire, elles sont sans soutien, elles se sentent abandonné et les coupables euh se proclament victime de la société. C'est le cas de ces jeunes garnements garnement délinquant ou criminel présumé qui en fait ce pavan triomphe parce qu'ils savent que il n'y a plus d'autorité régalienne. Je vous prends quelques exemples pour me faire comprendre et c'est ce que dit très bien d'ailleurs l'Institut de la justice que vous connaissez bien avec le remarquable président Pierre Marie Sève.
Euh vous prenez une victime qui va au commissariat pour porter plainte. Vous remarquerez que elle est toute seule. On l'a fait attendre.
Et par contre le délinquant, lui, le coupable, il a droit à un traducteur, à un avocat, à un médecin. Premier déséquilibre. Première inversion.
Deuxème inversion, deuxème déséquilibre. Au procè assise, le la victime n'a pas le droit de récuser les jurés. Le coupable présumé a le droit de récuser les jurés. 3è exemple, le juge de l'application des peines.
Lors de la séance où il va décider pour un un prévenu, [grognement] euh il y a l'avocat du prévenu du prisonnier. Il y a pas l'avocat de la victime et la victime n'est pas présente. Et on peut ainsi continuer et continuer.
Alors, qu'est-ce qu'il y a derrière tout ça ? Il y a une philosophie pénale définie par Robert Badinter, ah oui, l'homme du panthéon, qui a commis une erreur fatale, c'est-à-dire qu'il a euh mutilé la société, il a brisé la légitime défense, le principe de légitime défense. et et je le dis au risque de choquer les esprits sensibles.
C'était facile d'abolir la peine de mort. C'est très populaire même si on rétablit la peine de mort en ce moment avec l'injection létale. Ça revient à ça.
Mais une société, elle a besoin d'être protégé par un principe au sommet des peines qui dit attention si tu touches un flic, tu vas c'est perpète et puis si au-dessus de perpète, il y a pire. Parce que euh moi, fils de soldat, frère de soldat, je dis qu'à la guerre, on a le droit de mettre hors d'état de nuire. Tant queon pas rétabli le droit pour la société de se défendre et de rétablir le droit de mettre hors d'état de nuire, je pèse mes mots, on apparaîtra comme faible.
La société apparaîtra comme comme faible, comme soumise et la victime aura toujours le sentiment qu'elle est pas tout à fait légitime. C'est terrible ce qui se passe avec Théo. C'est une allégorie.
C'était un emblème de la faiblesse du pouvoir politique qui a fabriqué une justice qui ne pense qu'à la réadaptation sociale du condamné. Souvenez-vous en 2014, Christian Tobira dans l'article 132 du code civil du code pénal réécrit par elle a dit il n'y aura plus de prison. Voilà leur idéologie.
Voilà l'idéologie. la nouvelle philosophie pénale, il y aura plus de prison. S'il y a plus de prison, [raclement de gorge] et ben les délinquants sont tranquilles.
Voilà. Et ils font le pied de nez. Parlons des refus d'obtempérés à présent Philippe Devilier. du ministre de l'intérieur a donné ce chiffre 28200 en 2025, soit 1 toutes les 19 minutes, une augmentation de plus de 11 % par rapport à l'année précédente et en début de semaine, rien qu'en début de semaine, neuf policiers ont été blessés en l'espace de 24 heures.
Parmi toutes les déclarations de la semaine autour de ces refus d'opéré, une déclaration vous a marqué, celle d'un policier responsable syndical unité Red Bellad. Écoutez, aujourd'hui vous êtes policier euh quelles sont les options ? Travo d'intérêt général hein les si jamais il vous traîne sur quelques mètres il va avoir une grosse sanction 35 jours d'ITT si jamais il vous fonce dessus vous faites usage de votre arme vous serez jugé par 60 millions de personnes comme dans l'infer Noël et puis vous allez sûrement aller en prison.
Donc imaginez dans nos têtes nous les flics ce qui se passe en fait à un moment. Et moi ce qui m'inquiète c'est qu'à un moment le la seule chose qui nous tient, je le répète souvent sur ce plateau, c'est le soutien des Français. Il y a 20 ans, franchement c'est vraiment la chose positive, c'est qu'à 20 ans, on avait pas autant de soutien.
Autant on avait beaucoup de soutien des élus là qu'on a plus du tout. Mais mais en fait à chaque fois c'est pareil, les les mecs on excusez-moi le terme, les mecs ils en ont absolument rien à qu'on les arrête en fait. H vous allez interpeller.
Ils n'ont ni peur de vous ni peur de la justice. Et c'est pour ça qu'on observe ces comportements. Non mais c'est leur vision des choses parce que quand vous discutez, j'ai encore des collègues qui discutent des fois avec des jeunes qui essayent de discuter, même s'ils sont connus service de police qui vous disent "Mais on sait très bien que demain on est on sort.
Je suis mineur, je sors. J'ai je suis pas je suis pas en récidif, je sors. Voilà, c'est puni de 2 ans.
Jamais dans ma carrière j'ai vu un gars prendre 2 ans de prison pour refus d'ob tempérer. J'ouvre le gêne. Philippe, doit-on parler de faillite sécuritaire ?
Et si oui, que faut-il faire ? Alors, je d'abord, je je trouve ce policier est admirable euh et ce qu'il dit est poignant. Ça me rappelle l'affaire Naël, le petit ange de Mbappé [raclement de gorge] là. euh avec le policier qui va passer aux assises parce qu'il a utilisé son arme non seulement pour se défendre mais surtout pour empêcher le carnage qui se préparait avec le petit ange.
Alors, je réponds à votre question très brièvement, très simplement. La première chose à faire qu'on aurait dû faire depuis longtemps, c'est une loi qui autorise l'arme du policier comme dans un usage légitime de sa défense, c'est une présomption, la présomption de l'arme légitime de défense. Ça ça change tout parce que là le policier s tire, il a l'PN et il va aller en tôle.
Et les malfras le savent eux, donc ils sont tranquilles. La deuxième chose à faire euh c'est évidemment rétablir les frontières parce que euh il y a aujourd'hui 15 % des refus d'Obtempéré, ce sont des étrangers [raclement de gorge] qui n'ont rien à faire chez nous. Si on avait rétabli les frontières, si on rétablissait les frontières, ils seraiit pas là.
Ensuite, il y a la fameuse excuse de minorité. Souvent, le plus souvent, enfin très souvent, ce sont des aides, des jeunes euh qui n'ont pas la majorité. Alors, l'excuse de de minorité, il faut faut bien voir ce qui se passe aujourd'hui.
Depuis 2017, il y a une nouvelle loi. Euh alors, tout le monde a dit extraordinaire, c'est quoi ? On va de 0 à 2 ans de prison.
Ah là là, c'est beaucoup plus qu'avant. Sauf que on a oublié quelque chose que les policiers connaissent, c'est les peines planchées. Pourquoi les peines planchées ?
Ça permet de dire non les juges ne pourront pas faire ce qu'ils veulent. S'il y a des peines planchées, [raclement de gorge] on sortira de la situation actuelle. Quelle est la situation actuelle ?
C'est simple. Aujourd'hui, il y a 84 % des refus d'obtempéré qui sont condamnés à moins d'un an. Et donc en fait, personne ne va en prison parce que c'est le blass électronique.
Voilà. Donc il faut changer euh revenir sur l'excuse de minorité. Et enfin, et je reboucle avec ce que j'ai dit il y a un instant, il faut changer la doctrine pénale, la fameuse défense sociale nouvelle qui repose sur une conception roussoïste de la société.
Conscience, conscience, instinct divin, immortel et céleste voix, juge infaillible d'un être intelligent, borné. Conscience, conscience. Au-dessus de la conscience, il y a le bien commun, le bien supérieur qui exige l'ordre et la justice.
L'ordre et la justice. Philippe Devilier, insécurité toujours malheureusement, mardi, une ancienante a été poignardée en pleine classe dans un collège de Sanarie sur son bourreau a 14 ans. Il a été placé en garde à vue et ainsi placé en détention provisoire.
Il a reconnu les faits. Étant mineur, il ne risque pas la perpétuité. et en cours 20 ans de prison.
Je vous propose d'écouter la mère d'un élève de ce collège de Sanar sur. On se dit au final on est en sécurité nulle part. Ça peut on le voit à la télé, on dit oui, ça nous arrivera pas.
Et au final quand ça arrive, ben ça arrive. On peut pas, je sais pas quoi dire. Ça devient très grave.
La génération, elle est très dangereuse. C'est compliqué mon enfant, c'est compliqué d'y retourner mais bon, il faut y aller. Qu'est-ce qu'elle vous dit ?
Ce matin, elle était un peu stressée. Bon, ça allait ces deux jours là qui s'est passé, ça a été. Mais là, ce matin, il était un peu stressé.
Mais ça va, mais il en parle pas. Vous en a pas parlé ? Rien du tout.
Après, les enfants maintenant, vous savez, ils sont un peu compliqués à cerner, hein. C'est un peu dur hein. C'est c'est dur mais bon, on verra bien ce qui va se passer dans le temps.
Voilà pour le témoignage des Ludi, je frois le jeune. Euh, ce n'est pas la première fois que ça arrive. On se souvient du drame à Saint-Jean de Luz.
Philippe, quelle quelle est l'analyse, pardon, faites-vous de ce nouveau drame à l'école ? Alors, si vous voulez euh moi je vais pas rentrer dans euh des propositions d'ordre technique euh parce que les téléspectateurs et les auditeurs de Cous et d'Europe diraient euh "On a entendu ça 1000 fois." Je pense que il faut prendre de la hauteur et dire ceci.
En fait, l'école c'est le laboratoire caléidoscopique de la société. On ne peut pas imaginer une société qui décivilise et une école qui reciivilise. [raclement de gorge] On peut pas imaginer une société qui perd les repères et une école qui redonne les repères.
Une société violente, elle produit une école violente. Une société déculturée, elle produit une école déculturée. Une société de la honte et de la peur, elle produit une école de la honte et de la peur.
Et en fait, moi je je pense souvent quand je vois ces drames de l'école française au mot remarquable de Anna Aren qui disait "Chaque génération nouvelle euh est une invasion barbare qu'il faut civiliser." une invasion barbare qu'il faut civiliser. Or, on ne civilise plus. et il est là le problème, il est pas ailleurs et on n'ose pas le dire.
Pourquoi ? Parce que les hommes politiques, [raclement de gorge] enfin toute la classe dirigeante, elle est coupable d'avoir tout lâché. Je m'explique, en fait, il y a trois cercles de civilisation qui correspondent aux trois autorités.
D'abord, l'autorité paternelle. Ce mot-là, vous n'entendez plus. Il a disparu.
Il a disparu du droit civil français. Quand ? En 1970 et oui les années Pompidou post 68 c'était l'époque où Jacques Lang Michel Foucaot Jean-Paul Sart et tant d'autres signaient des pétitions pour légaliser la pédophilie.
Et donc en fait c'était une époque de laxisme où déjà on commençait à dire Simon de Beauavoir il faut détruire le patriarcat. Et donc en fait il y avait l'autorité paternelle, le chef de famille, ce qu'on appelait la puissance paternelle disparu. Et qu'est-ce qu'on a fait ?
On a fait l'autorité parentale. Alors au nom du principe de l'égalité, bon l'autorité parentale c'est le la collégialité. C'est marrant parce que au même moment que le concile Vatican de en fait la collégialité c'est la décision à laquelle on se rend de ne pas décider à plusieurs ce qu'on se ça va être incapable de décider tout seul.
Donc l'autorité parentale. Bon, ça y est, ça s filoche. Et maintenant, c'est pire.
On a la société sans père, on a la société sans mère et avec la proposition de Atal sur la GPA, pour légaliser la GPA, on aura la société sans filiation par en 1, par en de voilà. Donc la première chose à faire, si on veut euh arrêter tout ça, si on veut rétablir l'école, il faut rétablir l'autorité paternelle, le chef de famille. Voilà ce que je dis évidemment contre courant, ça doit faire hurler dans certaines chaumières.
C'est fait pour ça. D'ailleurs, je suis pas là [raclement de gorge] pour distribuer les biscottes ou les langues de chat dans les tasses de thé. Je suis là pour dire la vérité.
La deuxième autorité, c'est l'autorité magistrale. Vous savez, il y a un homme politique s'appelait George Bidau. Un jour, je parlais avec lui, il était très cultivé, était un normalien et cetera agrégé de lettre qui me dit "Le cours magistral ne se justifie que s'il est magistral.
A plus de cours magistral et il y a plus de magistère. Et vous savez, je moi j'ai j'ai eu un instituteur qui s'appelait Alphonse Tibau. Extraordinaire, je lui dois tout.
Un jour, il m'a dit euh il était succulent, il était cultivé et un jour il m'a dit en fait c'était un instituteur qui qui euh appartenait à la race de ces instituteurs qui tentaient d'instituer dans une société déjà gagnée par l'esprit de des institutions. Et un jour, il m'a dit euh tu sais ce que c'est l'éducation ? C'est l'imitation.
Qu'est-ce que c'est ? Oui, c'est en fait c'est l'identification. C'est l'édification par l'identification.
Ah bon ? Et il me prend l'exemple, il me cite une phrase de The Gaulle à propos de d'Alexandre. Euh sous les victoires d'Alexandre, on retrouve la pensée d'Aristote.
J'ai dit alors qu'est-ce que ça veut dire ? Il me dit "Ah bah c'est la sédimentation. Et si on donne euh à chaque élève, et ça c'est mon projet pour toi mon petit Philippe, si on donne à chaque élève la perspective, la sédimentation entre l'instant et l'éternité, euh entre l'instant et le temps long, alors l'élève va grandir [raclement de gorge] et se civiliser.
Je me souviens un jour, il a l'inspecteur inspecteur général de l'enseignement secondaire, tout le monde tremblait et lui aussi il arrive dans la classe et il dit euh il nous prend de haut, il dit "Quelle était la couleur des cheveux d'Alexandre Et il y a un élève euh qui s'appelle Robert Brissau qui a fait des une belle carrière depuis et qui dit ils étaient verts. Alors l'inspecteur se moque de lui. Il dit ne vous moquez pas de moi.
Il dit si ils étaient verts. Et il dit pourquoi ils étaient verts ? Parce que c'était des lauriers.
Et en fait après notre instructeur a dit ben voilà c'est c'est ce que je veux en fait. Je veux je veux des des élèves qui la réplique parce qu'ils ont la culture, ils ont le fond culturel et le fond de la culturel c'est la perspective. Et puis la troisème alors aujourd'hui évidemment le chrétinisme numérique euh enfin regardez l'école bon classement PISA et cetera, je vais pas refaire.
Troisièmement, c'est l'autorité régalienne. Et là, je voudrais dire ceci. En fait, ce qu'on attend de l'autorité régalienne, c'est qu'elle fixe le prix de la vie.
C'est sa première responsabilité. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que quand on entre aujourd'hui dans une maternité où c'est fléché la mort, la vie et qu'on retire 240000 vies à être par an, la vie n'a plus de prix.
La vie devient contingente, relative, précaire. Et quand demain dans les hôpitaux, dans les établissements pour handicapés, dans les épades, on pourra euh retirer des vies vieillissantes, douloureuses, coûteuses, inutile selon la doxa. Alors, il faudra pas s'étonner et il faut pas s'étonner que dans la rue, dans les quartiers, à l'école, la vie n'a plus de prix.
Et quand la vie n'a plus de prix et qu'on ne respecte plus le tu ne tuas point et qu'on peut tuer son prochain, qu'on peut on peut le tuer à la maternité, à l'hôpital et en famille demain, le petit, le tout petit et le très vieux, alors on glisse dans la barbarie [raclement de gorge] et voilà, nous y sommes. Et moi, je voudrais entendre les hommes politiques dire ça parce que de quoi il parlent les hommes politiques ? Et même les commentateurs et même les journalistes, ils disent faut multiplier les portiques.
Alors à ce moment-là, il y a un mec qui dit "Ah ouais mais alors les couteaux en céramique ah ouais ça c'est vrai. Et faut multiplier. Et aujourd'hui, qu'est-ce qu'un bon maire au regard de la doxa de la société de connivance comme je l'appelle d'ailleurs le mot ?
On y reviendra à la société de connivance parce que c'est un mot qui a qui devrait connaître une grande fortune. Quand j'ai dit la société de convinance m'a dit complotiste, on reviendra à propos de la Ferstein. Mais là euh un bon maire c'est un maire qui met des caméras.
Formidable. Alors lui il a il est pas bon parce qu'il a pas mis assez de caméras. Maire de Lyon, il va enfin mettre des caméras, il a compris et cetera.
Donc en en fait, on soigne les effets dont on chérit les causes. Voilà. Donc faut aller au fond des choses, la recivilisation française qui passera par la refrancisation française quand on aura redonné à tous les petits français un imaginaire qui est le nôtre.
Vous voulez en parler justement Philippe Devilier et c'est une bombe mondiale l'affaire Hstein qui s'étend chaque jour sur l'ensemble de la planète et touche même la France et des personnalités politiques au combien importantes. Vous voyez, on a fait une petite revue de presse, dossier passionnant cette semaine dans le le point. Euh l'Independent euh revient aussi sur cette affaire aujourd'hui.
Der Spigle en Allemagne également et euh un ex ministre français est cerné d'appel à la démission. Il s'appelle Jacques Lang. Jacques Lang qui apparaît dans ses millions de documents plus de 600 fois euh dans les documents judiciaires de l'affaire Abstein.
Euh aucune charge pour l'instant ne pèse contre lui. Il sera convoqué dimanche par le ministre des affaires étrangères et je me permets de vous donner la toute dernière information si je l'ai encore, son avocat dénonce sur RTL un colp portage de bout de ficelle. Que pensez-vous de ce méga scandale ? [raclement de gorge] Alors, Jeffrey Epstein était un un golden boy de la finance mondialisée.
C'est ainsi que la qualifié Mathieu Bocoté, toujours aussi vigilant dans la sémantique et précis et talentueux. Alors, il a été arrêté une première fois pour des actes pédophilie, puis il a été arrêté une deuxième fois en 2019, d'abord en 2008 puis ensuite en 2018. Et [raclement de gorge] on l'a trouvé suicidé en prison.
Alors, en fait, tout le monde tremble. J'en connais des gens qui tremblent mais je citerai pas de nom mais simplement je je voulais dire que ça tremble partout. Pourquoi ?
Parce que ce qui est à venir c'est du lourd. Là il y a que 10 % de documents qui ont été défrichés qui on été expertisés. Ce qui est à venir est beaucoup plus important.
J'aurais simplement dire ceci. Qu'est-ce que l'affaire ? Comment la définir ?
C'est une c'est une affaire énorme, gigantesque euh d'un trafic sexuel euh pédocriminel mené par un homme d'affaires américain euh impliquant des milliers et des milliers de mineurs et de jeunes adultes. Euh c'était toute la Jet 7 pendant des années qui allait sur la fameuse île, elle porta un nom mal nommé, elle s'appelle les îles vierges. Donc au large de la Jamaïque, il avait son île et il faisait venir tout le monde.
Vous avez compris pourquoi et tout le monde venait. Alors la France là-dedans, parce que c'est ça qui nous intéresse, euh la presse est très timide, vous remarquerez, très timide. Alors, on peut la louer pour cette timidité en disant "Elle est prudente mais euh elle est prudente et timorée." Pour la France, il faut savoir que monsieur Epstein avait euh plusieurs appartements à Paris dont un 22 Avenue Foch.
Vous pouvez y aller si vous voulez. Avenue Foch. Voilà.
Je dirais commémorer tout ce qui s'est passé à venue Foche. Il y a beaucoup de gens qui connaissent le 22 avenu fauche et il s'est passé des choses 22 Avenue Foch au point que ça passait inaperçu. Mais il y a une enquête préliminaire qui a été lancée par le parquet de Paris en 2019 et cette enquête elle est au point mort depuis.
On est en 2026. Voilà. Alors, qu'est-ce qu'il faut faire ?
Parce que c'est ça qui est important, qui est intéressant. Premièrement, qu'est-ce qu'on attend pour faire une commission d'enquête ? Ah, quand même, c'est intéressant, c'est important.
Donc, commission d'enquête. Deuxème proposition, il faudrait que le garde des saut au titre de l'article 40, il a le devoir de dénoncer des faits qui qui sont portés à sa connaissance comme tous citoyens français. Donc il faut qu'il y ait une procédure judiciaire.
Il faut relancer l'enquête préliminaire pour en savoir plus et pour qu'il y ait des commissions rogatoires qui soient lancées compris aux États-Unis ou ministère de la justice pour aller dépouiller les documents pour en avoir le cœur net. Sinon c'est c'est effrayant. Sinon, c'est la rumeur qui court, la rumeur qui qui et qui dit n'importe quoi.
Bon, il y a des gens qui sont cités parfois et cetera, mais voilà, on nen sait pas plus. Alors, on sait simplement que l'ancien ministre de la culture euh et sa fille on fait partie d'une société offshore et se débattent devant les les médias de la concurrence sur BFM, sur LCI. Ils ont pas eu encore l'occasion de venir sur C News mais ça ne serait tardé.
Et euh ils disent "Oui euh on se défend, on a rien vu de tout ça. Euh et puis de toute façon madame la fille Langue dit "Oui, moi je savais qu'il avait été condamné en 2008, il a purgé sa peine. Alors une fois qu'il a purgé sa peine, bah là c'est fini, terminé." Ah bon ?
D'accord. Bon et donc on va voir tout ce qui va se passer mais simplement ce que je voudrais dire c'est la chose suivante. Moi, pendant des années et des années, j'ai été comme beaucoup de Français accusés de complotisme, de conspirationnisme parce que je parlais de la société de connivance et j'avais une espèce de d'intuition physique que cette société de conivance, elle regroupait des [raclement de gorge][toux] des gens importants qu'on appelle les élites mondialisées.
Les élites mondialisées en fait partageaient un combat et euh un mode de vie. Le combat partagé par les élites mondialisées, c'était le libre échangisme dans tous les sens du terme. Le libre échangisme, c'estàdire faire sauter les frontières.
Et je me disais pourquoi ils veulent faire sauter les frontières ? Toutes les frontières. Et alors à ce moment-là, il y avait ce qu'on appelait les Bourgeois Bohème.
C'était un hybride Bourgeois Bohème. C'était euh no bordur no limite. C'est-à-dire le libéral voulait abattre les frontières au nom de la marchandisation du désir.
Et le le Bohème, lui, il voulait faire sauter la limite au sens moral du terme. C'est d'ailleurs ce qu'ils ont fait avec le ce qu'on a appelé le capitalisme libertaire qui porte bien son nom. Voilà.
Et donc nous sommes devant cette société de connivance qui est aujourd'hui démasquée grâce à l'affaire à Etein. C'est vraiment la fin de ce qu'on a appelé la mondialisation heureuse. Je pense que la mondialisation heureuse pour cette société de conivance qui nous a appauvri, qui nous a détruit, qui a déconstruit les nation, qui a déconstruit la morale élémentaire, qui a déconstruit la civilisation, cette société de conivance qui n'avait ni foi, ni loi, ni morale.
Cette société de connivance, il faut qu'elle rende des comptes, il faut qu'on les mette dehors. Autre sujet à présent politique et économique, vous souhaitiez aborder la question du budget, mais au-delà du budget, c'est cette France qui se popérise, qui se tiermondise. Expression et formule employé cette semaine par Nicolas Balvrez dans les colonnes du du Figaro.
La France est en voie de de tiersmondisation et il dit la popérisation de la France n'a rien de fatal. Elle est le produit de nos erreurs et de nos renoncements qui culminent aujourd'hui avec l'immobilisme du pays. On a vu des grands patrons aussi se mobiliser pour expliquer combien ce budget était [raclement de gorge] un budget dangereux pour l'économie française.
Quel commentair vous inspirent-il et surtout que pensez-vous de cette évolution de l'économie française ? Philippe Devilier ? Je vous remercie de me poser cette question parce que effectivement j'ai lu ce papier de Nicolas Bavrez qui est vraiment un esprit fulgurant toujours précis et honnête. [toux][raclement de gorge] Alors en fait euh bah on sort de la semaine de budget.
Ça paraît ça paraît lointain mais c'est tout près de nous. Hm hm. Et qu'est-ce qu'on peut dire de de ce budget ?
Ce budget en fait, il ruine la France un peu plus. C'est un budget qui tourne le dos au redressement de la France. C'est un budget socialiste parce que s'appuie s'établit sur deux choix.
Le choix de la redistribution plutôt que de la production, 40 milliards d'impôts supplémentaires [raclement de gorge] rendez compte. et il s'appuie sur un deuxième choix absurde, c'est les retraités plutôt que les actifs. C'estàd en fait le l'instant plutôt que le futur, l'instant qui nous appauvrit plutôt que le futur qui nous qui permet la création de richesse.
Alors en fait, le peuple français est un peuple aujourd'hui appauvrir. La la richesse par habitant connaît une chute brutale depuis 3 ans. Le PIB c'est 38000 €. 38000 € c'estàd qu'en fait on est c'est [raclement de gorge] pas vrai ce qu'il dit très bien au 34e rang mondial on est 7 % sous la moyenne européenne.
Vous vous rendez compte ? On est 15 % sous la sous l'Allemagne et il y a aujourd'hui 100 millions de pauvres en France et 650000 Français qui basculent chaque année dans la précarité. Pays appaouvri, peuple appouvri, peuple endetté.
Et c'est là que le papier de Bav est intéressant parce qu'il dit des choses qui jusqu'à présent n'étaient pas dites. Je m'explique. Tout le monde sait que il y a une dette publique de 3400 milliards.
Bon, petite parenthèse, quand on en parlait ensemble il y a encore pas longtemps, vous m'aviez dit la la dette de 3000 milliards. Ouais. H mais aujourd'hui 3400 et puis quand on va se revoir pour parler d'économie dans 6 mois dans une autre vie peut-être et euh et bien ça sera 4000 milliards bon et cetera enfin bon et cette dette elle est détenue par qui ?
Elle est pas détenue par des Français, elle est détenue par les étrangers. Donc vous imaginez dans quelle situation on est. Et il faut ajouter à cette dette la côte part française des emprunts européens.
Deux emprunts européens qu'on a oublié mais ils sont là, ils courent. les 800 milliards d'euros du plan de relance post Covid et les 90 milliards d'emprunt pour acheter des armes à monsieur Zelenski sans que ça passe par le parlement et cetera. ce [raclement de gorge] qui fait pour nous à peu près 180 milliards plus 12000 milliards d'engagement pour les retraites.
Si bien que un français, vous moi, un citoyen français au titre des engagements des finances publiques, il a 231000 € de dette à payer. Ça fait 6 ans de revenu. Troisièmement, il parle de tierisation.
Oui, la le peuple français est un peuple en voie de tirmandisation, en tout cas dans un pays désindustrialisé. Vous vous rendez compte que euh il y a eu 70000 faillites cette année, je d jamais vu. Et il y a un cadre de brand qui a dit l'autre jour une chose très juste.
Euh oui, les liquidateurs de brandes, ils sont à l'Assemblée nationale. Ce sont eux qui ont fait le manque de compétitivité énergétique. Sont eux qui ont largué la souveraineté industrielle.
Ce sont eux qui ont mis des impôts de production. On est pris à la gorge. Mais ce qui est intéressant dans tout ça, c'est que les européistes vous expliquent.
Oui, mais attendez, avec l'Europe, on va s'en tirer. Pourquoi ? Parce que maintenant, il y a la souveraineté européenne.
Ah oui, al je suis allé voir de près. J'ai lu un papier dans les échos la semaine dernière qui est gratinait. Vous savez que en ce moment à Bell, il y a une bagarre sur la question de la préférence européenne, concept du funambule de la sémantique qui Emmanuel Macron, la préférence européenne.
Et là, en fait, la Commission dit "OK, préférence européenne pourquoi pas Mais à condition que elle s'étendent à tous les sites de production, il y en a 80 des 80 pays avec lesquels on a signé des accords de libre échange. En d'autres termes, une production cubaine, une production roumaine, une production une production indienne, production brésilienne sera une production européenne. Qu'est-ce que ça veut dire ?
Ça veut dire qu'en fait la France et l'Europe se conçoivent [raclement de gorge] comme un espace de consommation et non plus un espace de production. Vous rendez compte que la France euh elle ne produit que 38 % des biens manufacturer qu'elle consomme. Et puis et puis il y a une petite phrase dans le papier de Nicolas Bavrez qui m'a alerté.
Il ose dire "L'euro [raclement de gorge] n'est pas une protection ou plutôt c'est une rente." Je répète ce que j'ai dit. Euh, j'ai écrit un livre sur l'euro.
Vous avez aimé les farines animales, vous adorerez l'euro. Bon, l'euro c'est pratique pour les hommes politiques. Il y a plus de sanction.
Il y a plus la sanction des marchés. Il y a plus d'évaluation. Il y a on fait ce qu'on veut.
Voilà. En fait, c'est François Longla qui avait dit ça. C'est l'oreiller [raclement de gorge] qu'on met sur le réveil pour ne pas entendre sonner l'alarme.
Voilà. C'est une faillite faillite française, faillite européenne, nous y sommes. Et quand je vois sur une autre chaîne tout à l'heure euh euh la binette de Bourlange qui dit oui grâce à l'Europe et cetera, ils sont mais combien de temps encore ?
Et je vois il y a eu un sondage sur l'Europe cette semaine et il y a encore il y a que 38 % de Français qui qui sont maintenant eurosceptique et 29 qui sont encore qui qui qui pensent que l'Europe va nous sauver. Mais combien d'émissions faudra-t-il pour que on explique les chiffres ? Voilà, les chiffres, je viens de vous les donner.
Je parle rarement de chiffres, vous en conviendrez. Je préfère les mots aux chiffres, mais souvent les chiffres sont plus forts que les mots. Philippe Devillier, parlons justice à présent.
Vous savez que les réquisitions au procès en appel de Marine Le Pen ont supprimé les l'exécution provisoire mais maintenu un dispositif extrêmement sévère qui laisse plutôt augurer une issue défavorable dans pour sa candidature à l'élection présidentielle. des PEM requises en appel contre Marine Le Pen, 5 ans d'inéligibilité, 4 ans d'emprisonnement dont un enferme euh une amende de 700000 €. Elle a dit Marine Le Pen, si les réquisitions sont suivies, je serais empêché de concourir à la présidentielle.
Geoffre le jeune. Philippe, quelle quelle réflexion vous ont inspiré ces réquisitions ? [raclement de gorge] C'est très simple.
Euh il est probable que les trois juges de siège qui auront entre le leur mains le sort de la France, le sort de l'élection présidentielle, il est probable que les trois juges suivent la réquisition inéligibilité [raclement de gorge] brassé électronique ce qui empêche Marine Le Pen d'être candidate soit matériellement brassé électronique soit juridiquement inéliggibilité. Alors moi ma ma réflexion est la suivante. C'est un coup d'état.
C'est pas le premier. Il y a eu François Fillon déjà. Mais quand on voit ce qui s'est passé en Roumanie, quand tu vois ce qui est en train de se passer sur les réseaux sociaux, la perquisition GX et cetera, en fait euh on on assiste à une à la substitution de la cleptocratie à la démocratie.
Et je voudrais dire ceci euh de manière la plus objective possible. [raclement de gorge] Euh je n'accepte pas cette rumeur maligne appelé par les juges le détournement de fonds public. C'est scandaleux.
Ça n'est pas un détournement de fonds public. J'ai été député européen. Je sais de quoi je parle.
C'est scandaleux de salir les gens. Et je vais vous expliquer pourquoi. Il y a aucun enrichissement personnel, aucune accusation d'enrichissement personnel.
Alors, pourquoi parler de détournement de fonds public ? Il y a aucun emploi fictif. Il y a simplement la nature des emplois des assistants parlementaire qui est en cause.
Mais en fait, je vais vous dire, c'est une affaire de tribunal des prudomes. C'està-dire, il y a deux conceptions de l'assistant parlementaire. Je vais pas rentrer là-dedans, j'en ai déjà parlé mais je pourrais en parler longuement.
Euh l'assistant parlementaire, soit il est l'employé du Parlement européen, soit il est le collaborateur du député. Moi je pense qu'il est le collaborateur du député, d'autant plus que c'est pas un député européen, c'est un député français au Parlement européen. Donc ça regarde pas la Commission, ça regarde pas l'administration de Bruxelles, l'État, le super état profond de Bruxelles.
Et donc il y a une disportion, une disproportion entre euh les réquisitions et les faits. Il y a pas de détournement de fond public. C'est pas ça.
C'est pas le mot qui convient. Deuxièmement, il y a une disproportion encore plus grande entre la sanction éventuelle et les conséquences. La sanction éventuelle, c'est elle peut pas se présenter à l'élection présidentielle.
Marine Le Pen. Les conséquences, les gens vont y réfléchir. Le peuple n'est plus maître de son sort, n'est plus maître de son destin.
Le peuple n'est plus souverain puisque il peut plus choisir son souverain. On est là devant ce que j'ai appelé la dernière fois, Elliot, je crois, le messianisme judiciaire. C'est-à-dire en fait les juges ont décidé de contrôler eux-mêmes le pouvoir politique.
Je me souviens qu'un jour on a parlé de euh Rosan Valallon qui avait fait un papier, une double page dans le monde pour expliquer qu'il y a deux sources de légitimité dans la démocratie post-moderne. Euh le peuple est représenté deux fois. Elle est représenté par ses représentants, les politiques et il est représenté par les juges.
Ah ben non, désolé les juges c'est par délégation de de la loi. Les juges appliquent la loi. Alors que les parlementaires soient complètement stupides pour faire des lois qui qui font n'importe qui qui dont les conséquences sont sont ne sont pas calculées à l'avance.
Bon ça on contrôle pas le cerveau voilà des [raclement de gorge] députés. Mais en revanche, en revanche, ce qui est clair, c'est que là s'installe la République des juges. C'estàd que c'est la République des juges qui va euh décider du casting de la présidentielle.
C'est un scandale d'État. Mais vous l'avez rappelé, il s'appuie sur des textes qui ont été votés à l'Assemblée nationale. Oui, mais ce que je veux dire, Elliot, mais vous allez voir, vous allez voir euh l'effet.
B bien sûr, vous allez voir. Mais je comprends ce que vous voulez dire. Et quand les juges ne veulent pas appliquer à la lettre certaines voix, je pense par exemple au peine penchée, ils peuvent le faire.
Voilà, Philippe Deviler, je voulais laisser vous laisser beaucoup de temps parce que pour dernière question et dernière thématique, vous souhaitiez euh apporter aux Français un vent de patriotisme parce que la semaine dernière le l'apologue était un apologue qui dressait une France méconnaissable un peu lourde. [raclement de gorge] Je avais demandé, c'était un souhait et je fais je me faisais le porte-parole de de ces millions de Français qui vous regardent chaque vendredi dire "Mais tout est perdu, tout est sauf et c'est vous qui avez cette formule là." Et vous êtes allé puiser pour cet apologue dans les patries intimes de votre mémoire de Philippe Devil.
Quelles sont vos patries intimes ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça c'est un mot que enfin j'ai qu' a dû traîner euh dans un livre que j'ai lu.
Euh j'aime bien ce mot patrice intime. Je vais vous expliquer pourquoi. C'est qu'en fait quand tout est perdu semble perdu parce que en fait je je lisais un papier vous m'avez appelé dans le Figaro une interview de Génie Bastier de d'un monsieur Bogosian l'américain qui le titre c'est dans 100 son temps la France aura disparu.
Donc en fait quand vous lisez ça à papier comme ça et que le raisonnement qui est développé et qui se déploie est assez convaincant, vous vous dites où est-ce que je veux chercher l'espérance ? Et en fait, je me dis dans mes patries intimes et je vais vous expliquer pourquoi. Euh Malot, en fait, c'est Malot qui m'a donné l'idée.
Malerot, en fait, il a il a cultivé son jardin secret et il disait "J'ai mon musée imaginaire." Il en a même fait un livre avec une où il a dans ce musée imaginaire, il a déposer ses trésors cachés, ses trésors préférés, bibliothèque d'image. Et je me suis dit la chose suivante, [raclement de gorge] il y a pour chacun d'entre nous dans le fort intime tout au fond la place pour des lieux allégoriques, pour des liens sacrés qui peuvent nous nous retenir de vaciller dans nos fidélités à la terre de nos pères.
Il y a dans le fort intime des patries intimes. Encore faut-il aller les chercher quand on en a besoin pour qu'elle vous réconforte et qu'elle vous apporte la sérénité perdue. Et moi, ma première patrie intime, c'est la définition même de la patrie.
Et la meilleure définition que j'ai jamais trouvé, elle est de Saintxupéri qui dit quelque part dans une phrase aujourd'hui oubliée la patrie c'est un domaine. Qu'est-ce donc un domaine ? Un sacrifice dit-il. celui-là seul qui aura compris ce que c'est qu'un domaine, qui lui aura sacrifié une part de soi, qui aura lutté pour sa survie, qui aura peiné pour [grognement] son pour l'embellir.
Celui-là seul, c'est ce qui est un domaine. Un domaine, ce n'est pas la somme des intérêts. Là est l'erreur.
Un domaine, c'est la somme des dons. Saintxupérie, la somme des dons. Et j'ai lu cette phrase quand j'avais 12 13 ans et je la comprenais pas.
Je l'ai comprise en fait un peu plus tard en allant vers une autre patrie intime. J'étais fasciné comme tous les enfants par les loups. Et un jour, je suis tombé sur un loup qui était pas ordinaire.
Un loup qui n'était pas cruel, un [raclement de gorge] loup apprivoisé par Alfred Devini, le grand poète, la mort du loup. C'est-à-dire en fait Alfred Devini euh il a transformé un loup prédateur en un loup donateur. Avoir ce que l'on perd [raclement de gorge] quand on quitte la terre.
Seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse. Fais énergiquement ta longue lourde tâche dans la voix où le sort a voulu t'appeler puis après comme moi, souffre et meur sans parler. Et par-delà le don, la somme des dons, il y a évidemment justement mourir sans parler.
Dans les patries intimes, il y a les patries charnelles Pegy. Et pour moi, le verre de Peggy qui reste dans mes patri dans mes patries intimes, c'est ce verre trop connu mais qu'on se répète en se disant c'est extraordinaire parce qu'il fait des verres comme il rempaille des chaises. Heureux ceux qui sont morts car ils sont retournés dans la première argile, la première terre. [raclement de gorge] Heureux ceux qui sont morts dans une juste guerre.
Heureux les épimurs et les blé moissonnés. Les épimurs, les blé moissonnés. Qu'est-ce qu'un épémur ?
C'est un héros sacrifié qui s'est sacrifié pour la France. Et là, [grognement] il une autre patrie intime qui m'est cher. J'ai la photocopie chez moi que je lis souvent dans mon tireur gauche.
C'est la dernière lettre d'un héros de la résistance, un héros français qui s'appelle Honoré Destendorf. C'est la dernière lettre à ses enfants. Il est à Freine en prison.
C'est la veille de son exécution, on vient de le prévenir. Et dans la nuit qui précède l'exécution, il décrit à ses enfants et il leur dit ceci, c'est sublime. Mes chers enfants, [raclement de gorge] il me faut maintenant penser à dormir un peu.
C'est demain matin. Ne songez jamais à me venger. Je n'ai voulu que la paix et la liberté retrouvée pour la France.
Dites-leur, dites-leur que je meur pour elle et que j'espère que mon sacrifice servira à la France. Je vous embrasse mes chers enfants avec ma tendresse chérie, honoré Destien d'Or, votre papa. Et cette patrie intime me fait penser à l'autre bout du maqui, dans le même maqui, quelqu'un qui pense différemment mais qui aime la France de la même manière.
Aragon avec ce mot que je répète souvent, vous pouvez condamner un poète au silence et faire d'un oiseau du ciel galérien. Mais si vous lui refusez d'aimer la France, sachez que vous n'y pouvez rien. Et puis la patrie intime que je cultive lorsque je marche dans la nature, dans la campagne et j'invite tous les enfants à faire de même. [raclement de gorge] On a des milliards de français sous nos parents qu'on a oublié. et celui qui a le mieux euh repris cette idée de de la terre féconde de la terre qui féconde la mémoire, c'est Benjamin Fondane, mort à Auswitz et qui a laissé un poème qui est arrivé jusqu'à sa famille et jusqu'à nous.
C'est à vous que je parle, homme des antipodes. Je parle d'homme à homme avec le peu en moi qui demeure de l'homme, avec le peu de voix qui me reste au gosier. Un jour viendra, c'est sûr, de la soif apaisée.
Nous serons au-delà du souvenir. Alors, sachez que j'avais un visage comme vous, une bouche qui priait comme vous. Quand une poussière au bien song, j'entrais dans l'œil etclait un peu de sel.
Et quand une épine mauvaise écratinait ma peau, il coulait un son aussi rouge que l'autre. Et quand je serai sur vos pieds un bouquet d'orti, souvenez-vous mortel de ce jour-là, que j'étais innocent et que j'avais comme vous un visage marqué par la colère. par la pitié, par la joie, un visage d'homme tout simplement.
Bien merci Philippe Devilier pour cette nouvelle émission et pour cette aux patriotes et ces patries intimes. Peut-être qu'un jour dans les écoles, on demandera aux élèves quelles sont vos patries intimes. Nous dans ma génération, on m'a pas demandé ça [grognement] malheureusement.
Un grand merci Philippe Deviler, un grand merci à vous également Geofroid le jeune. On se retrouve bien sûr dans un instant pour la suite de notre antenne sur C News sera l'heure des pros. à tout de suite.
Philippe de Villiers