Vivatech Jour #1 - Interview de Roland Lescure, Ministre de l'Économie
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 18 %Défensif 17 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 13:52OuverteRéponse directe
D'où vient l'argent des 655 millions annoncés pour l'IA ?
- 15:19RelanceRéponse partielle
Est-ce que 655 millions ne sont pas un montant ridiculement bas face aux investissements américains ou chinois ?
- 16:51OuverteRéponse directe
Le CIR est-il utilisé pour financer des boîtes américaines ?
- 17:21OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on ne fait pas une souveraineté parisienne en oubliant le reste de la France ?
- 19:12OuverteRéponse directe
Pourquoi les salaires des ingénieurs sont-ils plus bas en province qu'à Paris ?
- 21:31OuverteRéponse directe
Où en est la France sur le revenu universel ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 15:01Invité politiqueFait
« On investit dans l'intelligence artificielle. On en investit dans le quantique. On en investit dans la décarbonation. »
- 15:13Invité politiqueFait
« C'est une enveloppe qu'on avait sanctuarisée. On a dit, ça n'en touche pas. »
- 18:13Invité politiqueChiffre
« Il y en avait plus de 60% de mémoire qui était en dehors d'Ile-de-France. »
- 19:20Invité politiqueFait
« Il suffit de regarder une carte de France, une carte des voies de chemin de fer et des autoroutes pour voir que la France est encore trop centralisée. »
- 20:17Invité politiqueChiffre
« Des investissements, des 54 milliards qui ont été faits, qui sont en dehors de la région parisienne. »
- 21:45Invité politiquePromesse
« Il faudrait qu'on les simplifie, qu'on les rassemble. Donc ce qu'on appelle l'allocation sociale unique. »
- 26:32Invité politiquePromesse
« Vous puissiez accumuler dans un fonds de pension public qui vous permettra de compléter votre retraite. »
- 30:15Invité politiqueFait
« C'est une des raisons pour laquelle on a réformé l'ENA, dans laquelle on a réformé aussi les procédures d'entrée dans l'administration de manière à ce qu'on ait plus d'ingénieurs. »
- 33:21Invité politiqueFait
« Elles ne seront pas à Paris, elles seront dans les Hauts-de-France, dans le Nord, vers Dunkerque. »
- 34:01Invité politiqueFait
« On a aujourd'hui Bull, qui est une ex-filiale d'Atos, qu'on a renationalisé, qui développe des puces de NIM génération. »
- 37:02Invité politiqueFait
« L'IA, elle a débarqué dans nos vies il y a quatre ans. »
- 37:06Invité politiqueFait
« Ça fait deux ans que la France est à fond là-dessus. »
- 37:12Invité politiqueFait
« quand je parle avec mes collègues américains, il me dit « You guys are good, you're not far behind us ». »
- 38:01Invité politiquePromesse
« À la fin de VivaTech, on va faire des annonces parce qu'on souhaite accroître le financement, et pas seulement en français, mais aussi en franco-allemand, en européen, des entreprises. »
- 38:43Invité politiqueFait
« On a mis en place, le Premier ministre a annoncé hier, le passage de Palantir vers Chapvision dans les quelques mois qui viennent pour la DGSI. »
- 41:45Invité politiqueFait
« moi je connais des chercheurs aux États-Unis, j'y suis élu, qui aujourd'hui envisagent de rentrer parce qu'ils n'ont plus le droit de chercher sur des domaines dans lesquels ils souhaitent chercher. »
- 2:01:12InvitéChiffre
« le robot G1 va coûter un peu moins de 20 000 euros. Et le tout dernier R1 démarre à moins de 9 000 euros. »
- 2:02:06InvitéChiffre
« Ça, c'est entre une heure à deux heures en fonction de comment tu l'utilises. »
- 2:06:53InvitéFait
« J'ai généralisé un outil qui s'appelle Transcript qui permet de faire de la retranscription automatisée mais avec des règles de sécurité pour être sûr que nos données ne se baladent pas. »
- 2:07:54InvitéFait
« Non, les économies budgétaires, elles ne seront pas là. »
- 2:09:44InvitéFait
« Notre-IA, c'est beaucoup de redéploiement de crédit budgétaire. »
- 2:14:11PrésentateurChiffre
« aujourd'hui, l'État, sur les fiches de salaires, on a un développeur qui est entre 44 000 et 57 000 euros brut par an en France, un data scientist contractuel entre 51 000 et 66 000 euros brut par an. »
- 2:15:45InvitéChiffre
« on a une dépense publique qui augmente massivement depuis 50 ans, qui augmente massivement et ça se répercute sur les charges, comme vous dites, sur les salaires. Et à 80%, cette augmentation-là, c'est de la dépense sociale. »
Temps de parole
- Présentateur57 %
- Roland Lescure24 %
- Invité10 %
- ?6 %
≈ 26,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Oh là là, bonjour tout le monde, comment ça va ? J'ai le chat Twitch devant moi, est-ce que vous m'entendez bien dans le chat ? Comme d'habitude, dites-moi si tout marche, si tout est ok pour vous. Qu'il est magnifique, merci les gars, merci, bonjour à tous, comment ça va ? Salut à vous, salut Olivia, salut Kylian, salut Robin, salut Susu Karou, salut Mlle Peluche, salut, tout est ok. Salut Olivia, salut tout le monde, wow, je suis trop content.
Je
suis trop content, déjà je veux juste commencer par remercier tous les gens de la régie, etc, que vous ne voyez pas, qui sont derrière, etc, qui ont fait un travail de dingue depuis hier pour vous proposer tout ça, qui font un travail de dingue depuis des semaines, voire des mois pour pouvoir préparer tout ça. Et le bouquin, je l'ai mis ici en gros, bien gros, mais c'est surtout, je voulais aussi remercier Engie qui nous accueille sur ce live. Engie, c'est la grande entreprise française que vous connaissez évidemment dans l'énergie et en fait, on est en collaboration commerciale avec Engie ici, tout simplement parce qu'ils nous accueillent sur leur stand.
Donc nous, en fait, on est dans un petit coin d'Engie et ils nous laissent faire notre truc, c'est-à-dire qu'ils nous ont dit, venez, créez votre studio, créez votre stand, invitez qui vous voulez et amusez-vous à Vivatech tout simplement. Donc merci beaucoup à Engie dans le live, on peut mettre des GG, Engie sur le live sur Twitch, ça leur fera plaisir. Je sais qu'ils sont aussi dans le chat, sans qui tout ça n'aurait pas été possible tout simplement. On va vous proposer, il va y avoir un invité qui va venir ici dans quelques minutes, dans moins de 10 minutes, je vais accueillir le ministre de l'économie Roland Lescure.
Donc on va vraiment vous proposer tout au long des 3 jours à Vivatech un contenu en direct déjà, c'est la magie de Twitch, et surtout un contenu où je vais pouvoir recevoir énormément de personnes différentes. C'est-à-dire que je vais recevoir là, comme je vous l'ai dit dans quelques minutes, le ministre de l'économie, on va parler d'IA, après on va partir, hop là, avec un petit sac à dos, une petite caméra, on va partir dans les ruelles de Vivatech un peu regarder ce qui se passe, les stands, les conférences, je vais un peu vous montrer tout ça parce que je sais qu'il y
en
a énormément d'entre vous qui ne peuvent pas venir à ce type de salon. Pour ceux qui viennent, et peut-être il y en a qui nous regardent depuis le salon d'ailleurs, il y a énormément de monde aussi, donc je vais essayer de vous faire vivre un peu tout ça. Voilà, et on va enchaîner après ce petit tour en backpack qui sera assez cool comme l'année dernière pour ceux qui ont les rêves bien sûr dans le chat, on va enchaîner avec David Amiel qui est le ministre, alors il ne faut pas que
je
me loupe parce que son intitulé est long, ministre de l'action et des comptes, il gère l'argent, il gère l'argent du gouvernement grosso modo, on va parler notamment du plan d'IA qu'il a présenté hier avec le premier ministre Sébastien Lecornu, on va voir, on va essayer de décrypter qu'est-ce qui est vrai, qu'est-ce qui pose des questions aussi, vous me connaissez, et ensuite on va faire quoi après
? On
va faire quoi après ?
Ah
mais attendez, je sais ce qu
'on
va faire parce que vous avez la programmation ! Non mais attends, je vais la remontrer, je vais la remontrer ! Vous avez la programmation, si on peut partager mon écran dans deux secondes, je vous le mets dans le chat, si on peut partager mon écran, vous avez la programmation ? Est-ce qu'on peut partager l'écran ou pas
?
Ok,
on
est en train, on est en train de chauffer mon écran, ok, très bien, non c'est pas ça, ça c'est pour après ! Tac, allez-y, je pense que c
'est
bon, on peut enlever le collaboration commerciale
et
tout, Engie aussi en haut les gars
!
Et ben voilà, magnifique ! Donc, le programme Avivatech, comme je vous ai expliqué, on va accueillir Roland Lescure à 10h30, il va avoir 5 minutes de retard, ensuite on va visiter le salon,
on
va accueillir le ministre de l'action et des comptes publics, Ensuite, je vais vous lancer le hackathon, je sais qu
'il
y
en
a énormément qui attendent le lancement du hackathon. Le hackathon,
vous
allez voir, c'est 48 heures où vous allez devoir coder un petit truc,
c
'est du fun, ne vous inquiétez pas, je ne
vais
pas vous faire travailler gratuitement, c'est un truc pour le fun, et le hackathon, il est sponsorisé par OpenAI, parce que notamment, ils vont vous permettre d'avoir des crédits codex pour coder pendant les 48 heures avec codex, grosso modo, je ne
vais
pas vous dire en illimité, mais quasiment, parce que ça n'existe pas, l'illimité quand on parle de token, et vous aurez à gagner 3000 dollars en crédit OpenAI. Donc ça, ça va être ultra cool, après on va accueillir David Legendre, qui est Chief Digital Officer chez Engie. Donc, comme je vous ai expliqué, on est en collab commercial avec Engie le long du salon, il nous laisse faire un peu ce qu'on veut, et on a aussi un créneau d'une demi-heure par invité Engie tous les jours. Et on va accueillir donc le Chief Digital Officer David, qui va venir nous parler d'IA, qui va venir nous parler de l'énergie aussi.
Et avec David aussi, ce qui va m'intéresser, c'est qu'est-ce que l'intelligence artificielle finalement a changé dans les équipes informatiques, aussi dans les grands groupes. Après,
on
va accueillir Clara Chappas, qui est l'ancienne ministre du numérique et de l'IA, qui est maintenant ambassadrice pour l'IA et le numérique, qui voyage énormément un peu partout, et on va essayer de comprendre avec elle aussi la place de la France dans le monde de l'IA. Jeudi, on enchaîne avec des news, des réacts le matin, on démarre tranquille toi-même, tu sais, parce que je pense que je serai déjà fatigué, on sera déjà à la moitié. Après, on part directement en visite de salon. Après, on va voir pour accueillir des startups ici. Donc, je me suis laissé aussi des créneaux un peu vite parfois, pour au fil des balades que je vais faire dans le salon. Est-ce qu'il n
'y
a pas des startups à qui je vais dire « Attends, mais c'est trop intéressant. Vas-y, viens nous présenter ça en live ». Après,
on
va accueillir Raphaël, Raphaël qui est COO de Proton. Pour ceux qui connaissent ProtonVPN, on va parler de chiffrement et de souveraineté. Moi, j'ai voulu recevoir Proton. Ce n
'est
pas du tout une collab commerciale ni rien. Mais j'ai voulu recevoir Proton parce que pour ceux qui suivent Proton sur X, ils sont assez incisifs avec certaines lois, on va dire, qui sont parfois assimilées à des lois liberticides comme le chiffrement, casser le chiffrement en Europe, etc. Bref,
on
va accueillir Raphaël qui va nous parler de tout ça. Après, on a accueilli Mir qui est Chief AI Officer chez Engie. On repart après pour un petit tour des startups et on va aussi regarder quelques conférences en ligne qui aura eu. Le vendredi, je serai avec Hardisk pour notre traditionnel unmute show. On enchaîne avec des conférences, des réacts, des news, etc. Après, je suis très content.
On
va recevoir Romain. Romain, il est directeur de l'expérience développeur chez OpenAI. Donc là, on va parler grosso modo de qu'est-ce que change l'IA pour les développeurs. Et ensuite, on réenchaîne avec une visite de salon. Il faut savoir que le salon de bibliothèque, les amis, c'est gigantesque. Il y a trois étages ici. Donc, on va vraiment les enchaîner jour par jour. 13h45,
il
faut que je prenne mon souffle parce qu'en fait, je viens de capter, il ne faut pas que je parle fort ou vite parce que je vais devoir enchaîner pendant trois jours. Donc, attendez, je vais aller doucement. Ensuite, on va enchaîner l'annonce des vainqueurs du hackathon. Et ensuite, on reçoit le CNRS avec notamment le directeur adjoint scientifique en IA du CNRS, Mazireza, qui va nous parler de la recherche en IA, de la place de la France aussi, à quel point c'est difficile ou pas parfois de concurrencer ou voir collaborer avec les géants labs américains qui ont pour le coup beaucoup de moyens. Et enfin, on reçoit Olivier qui est groupe VP Recherche chez Engie. C'est bon,
tu
peux arrêter de partager mon écran. Je vais repartir sur le chat Twitch. Qu
'est
-ce que vous en pensez
? Est
-ce qu'on n'est pas bien
? Est
-ce qu'on n'est pas au top sur tout ça ? Dites-moi. Deux interviews de David aujourd'hui.
C
'est vrai, je n'y avais pas pensé. Incroyable avec Romain, respire, ça va être long. Ouais, c'est exactement ce que je me suis dit. Il faut que j'aille doucement parce que ça va être
très
très long. Merci pour les subs dans le chat, ça fait plaisir. Ça ressemble à un plan solide. Non, mais moi,
je
suis trop content. En vrai, pour ceux qui suivent un peu la chaîne depuis longtemps, genre on a commencé avec Vatek, je ne streamais pas.
Je
faisais des réels un peu comme ça dans mon coin. Et en fait, chaque année, on upgrade. L'année dernière, on a fait des réels. Ah purée, un café. Mais ça,
c
'est une bonne idée. Il y
a
moyen d'avoir un café
dans
5 minutes, il y
a le
ministre
?
Il est où
?
Il est grand ou pas
? Il
est grand, tu vois
? L
'upgrade est folle.
Non,
je suis content. Attends, Hugo. Vas-y. Hugo.
Hugo.
Hugo.
Tu
peux m'envoyer un espresso
? Tu
peux m'envoyer un espresso ?
Ouais.
Merci. Je te demande des cafés en plein live Twitch. Ouais. Oui, du coup, l'upgrade est… Je suis trop content de l'upgrade. Il y a juste un truc. Les gars, les couleurs sur le live, elles sont un peu ternes, non
? Elles
sont un peu ternes. On peut pas booster un peu les couleurs
?
Ouais. Parce que pour le coup, je trouve qu'elles sont un peu… J'ai l'impression que j'ai pas dormi. T'es un peu palo, ouais. Les gens dans le chat, ils me disent. Et le s'il te plaît, Anis. Oui, c'est vrai, s'il te plaît. C'est vrai. Je suis un immonde personnage. Faut que tu restes incisif sur tes questions, Anis. On est là pour ça. Alors… J'ai préparé, les amis. J'ai deux personnes avec moi. Trois minutes
?
Ok. Ok. Ouais. Tu me fais rentrer direct ? Ah ouais. Ok. Eh bien, je vais me préparer.
Oh,
les gars !
Ok,
c
'est parti. Alors, attendez. Drive. Attendez. Tac. Fiche interview. Ouais, c'est un peu mieux. Ouais, c'est pas mal. C'est un peu mieux. Vous voyez, c'est un peu mieux.
On
veut des facts, on veut pas de rêve. Alors, j'ai préparé l'interview, les amis. Vraiment, j'ai essayé de la préparer la plus carrée possible. D'accord
?
Je vais prendre évidemment des questions dans le chat. Après, faites attention dans le chat parce qu'il
y a
des modérateurs aussi. Genre… Genre… Pas… Vous savez, dans le chat, restez polis. Vous avez le droit de poser des questions. Mais commencez pas… Non, sans sucre. Merci beaucoup. Mais… Genre… Restez un peu tranquille aussi sur les questions. Restez polis. Et ça va très bien se passer. T'oublies pas tes promesses. J'ai l'impression que les gens, ils sont là. Ils me disent… Alice, on croit en toi. Vas-y. N'oublie pas d'où tu viens.
Ça
va être magnifique. Purée, j'ai pas fait de live ni rien. J'ai pas fait de stories sur Insta. Attendez, je fais une story sur Insta. L'heure en haut à droite ne bouge pas. Ah oui, l'heure en haut. L'heure, elle bouge pas en haut. Si l'heure, elle bouge pas, on peut la dégager en vrai. En attendant de débug.
Tu
vas trotter à la langue de bois gouvernementale. En vrai, vous savez que je me suis… J'ai révisé. Genre en mode… Comment éviter qu'ils vous donnent de la langue de bois et tout. Ah, j'ai pas vu les questions… Les 20 questions. Elles sont où
? Dans
le Google Doc ?
Elles
sont tout en bas
? Les
20 questions. Je les vois pas.
Je
les vois pas. Elles sont à la racine. Attends. Bonjour Monsieur le Ministre. Désolé, j'ai voulu me lever et ça n
'a
pas glissé.
Eh ben, on va rester
assis. Alors, tac. On va… Tac.
On
est live là ?
On est en live. C'est du full internet. Là, actuellement ? Actuellement, on est en live.
Ok, ben bonjour alors. Bonjour à tous.
Actuellement, on est en live. Augustin. Pardon. Augustin.
Tu
me les mets sur Discord
? Parce
que je ne les trouve pas. Juste copie et colle les mois. On ferme la porte les gars ?
Tac.
Eh ben, c'est parti. Donc, bonjour Monsieur le Ministre.
Bonjour. Bonjour Anis.
Merci d'avoir accepté l'interview. Merci
à vous.
C'est rare et cool en vrai que des personnes comme vous acceptent ce type de format. Parce que souvent, on vous voit à la télé. Souvent, on va débattre avec des journalistes. Moi, je ne suis pas journaliste.
Je
suis créateur de contenu et je suis ingénieur. Donc, c'est entre ces deux casquettes que je vais naviguer pour essayer de vous poser le maximum de questions que la communauté se pose, je pense. Donc, première question déjà. Tac. Voilà. Je repars sur ma fiche. Première question. Il y a François Bayrou en 2025 qui a dit sur une interview… Est-ce qu'on peut la mettre à l'écran, les amis
?
Voilà. François Bayrou appelle à faire des efforts. Il va falloir faire des économies. D'accord
?
Puis, ensuite, on nous annonce hier 655 millions annoncés pour l'IA. Moi, j
'ai
une question. Elle vient d'où l'argent
?
En fait, c'est une excellente question. Parce qu'il y a deux manières de faire les économies.
Il
y a des économies qui, au fond, reviennent à couper dans l'avenir. Couper dans l'investissement. Et ça, ce n
'est
pas celle qu
'on
va faire. Et d'autres qui visent plutôt à rendre ce qu'on appelle les coûts de fonctionnement, le coût de l'organisation, plus efficace. Et donc, il faut pouvoir réduire les dépenses de l'État, de la sécurité sociale. Et ce n
'est
pas facile. Mais il faut le faire. Parce qu'on a trop de déficit public, on a trop de dettes.
Mais
il faut continuer à investir. Et notamment dans l'intelligence artificielle. Donc,
l
'argent, il vient d'où ? Il y a un programme qui
s
'appelle France 2030. 54 milliards. Qui a été lancé il y
a 6
ans, 7 ans par le président Macron.
Qui
vise à investir dans les technologies d'avenir. Donc, on investit dans l'intelligence artificielle. On en investit dans le quantique. On en investit dans la décarbonation. Et donc, c'est 655 millions qui vont nous permettre de continuer à développer l'intelligence artificielle en France. Ils viennent de là. C'est une enveloppe qu'on avait sanctuarisée. On a dit, ça n'en touche pas.
Et vous ne pensez pas que ce n
'est
pas juste une enveloppe ? Ça ressemble plutôt à un petit timbre. Vu qu'on voit les montants investis par les géants américains. C'est ridiculement bas par rapport à ce que des labs américains peuvent investir. Ou même la
Chine. Est-ce
qu
'ils
peuvent
investir ?
Bien sûr. Et si on pense que l'intelligence artificielle à la française, ça va être une intelligence artificielle d'Etat où c'est l'Etat qui va faire
toutes les finances. Donc, on veut construire l'intelligence
artificielle à la française, pas à
l
'européenne.
À l'européenne, j'allais y venir. Évidemment, on a commencé en France d'ailleurs. Et plutôt bien. On
a
quelques champions. On y reviendra. Mais la manière d'être fort dans le monde aujourd'hui et dans le monde de demain sur l'intelligence artificielle, c'est de le faire en européen. Mais on ne
le
fera pas juste avec de l'argent public. Il faut de l'argent public.
Il
faut notamment de l'investissement public
dans
les entreprises, mais aussi dans la recherche. Donc, les 650 millions, il y en a une partie d'ailleurs qui va être sur des programmes d'attractivité de chercheurs internationaux. On avait lancé un programme qui s'appelait Choose France for Science.
Il
va être doté grâce à ça.
Il
faut investir dans l'infrastructure. Les data centers, la circulation de l'information, l'électricité puisqu'on sait évidemment que l'intelligence artificielle consomme beaucoup d'électricité. Donc,
l
'intelligence artificielle, c'est tout un écosystème. Il faut investir à tous les niveaux. Mais si on n'a pas des entrepreneurs,
des
grands, des petits, des moyens, c'est
-à-dire
à la fois des grandes entreprises qui investissent, de EDF qui va investir dans les centrales nucléaires, à Orange, à Dassault Systèmes, toutes ces boîtes qui doivent investir, y compris pour soutenir l'écosystème, puis les petites qui se créent aujourd'hui, qui seront les grandes de demain, on n'y arrivera pas.
Donc,
on veut investir dans des boîtes françaises pour une technologie européenne, si je comprends bien. Mais quand on regarde, par exemple, le CIR et comment est-ce qu'il est dépensé, on a 33 bénéficiaires du CIR qui concentrent à eux seuls 25% du CIR. Le CIR, c'est le crédit
impôt
recherche, dont des géants américains aussi qui ont leur siège à Paris, qui bénéficient du CIR. Et en plus de ça, 80% du CIR, environ 80% du CIR est consommé à Paris. Donc, première question, est-ce qu'on ne dépense pas aussi de l'argent public sur des boîtes américaines ? Deuxième question, est-ce qu'en plus de faire une souveraineté française, on n
'est
pas en train de faire une souveraineté parisienne et oublier un peu le reste de la France aussi ?
Alors, première question, non. Clairement, pour bénéficier du crédit impôt recherche, qui conduit du coup à avoir un crédit d'impôt sur des activités de recherche. Vous embauchez des ingénieurs, des chercheurs dans votre entreprise, vous pouvez déduire une partie de ces dépenses de vos impôts. Donc, un, il
faut
payer des impôts en France. Pour payer des impôts en France, il faut être installé en France. Il ne faut pas juste avoir une boîte aux lettres. Il faut avoir des activités en France. Et ces activités en France, elles bénéficient à l'ensemble de l'écosystème français. Par ailleurs, les grandes entreprises, souvent, bookent, comment on dit,
mettent à
leur crédit impôt recherche des dépenses qui sont faites avec des PME qui sont autour d'elles.
Donc,
non, le crédit impôt recherche, ça fait partie des critères d'attractivité de la France, qui fait qu'on a des entreprises américaines, mais aussi du reste du monde qui s'installent en France. En revanche, la question parisienne est importante. Alors, souvent,
les
entreprises qui bénéficient du crédit impôt recherche ont leur siège social en Ile-de-France. Et du coup, c'est là que le crédit d'impôt est enregistré. Mais quand on regarde, par exemple, le dernier Choose France, donc on a installé, on a annoncé, je pense, 91 milliards d'investissements, notamment beaucoup d'ailleurs dans l'intelligence artificielle. Il y en avait plus de 60% de mémoire qui était en dehors d'Ile-de-France. Il y en avait dans les Hauts-de-France, dans le Nord,
il
y en avait dans le Sud,
il
y en avait dans l'Ouest. Donc, il faut, pas seulement d'ailleurs, parce qu'on le veut, mais parce que les talents, ils sont partout en France, qu'on développe
les
entreprises partout
dans les territoires. Pourtant, la réalité aujourd
'hui, moi, dès que je parle à des ingénieurs, dès que je parle à des développeurs, tout le monde est d'accord pour dire,
si
on veut du travail qui est
bien
payé, il faut être à Paris. Et souvent, les entreprises qui sont en périphérie, moi, je viens de Marseille, par exemple, les salaires, ils sont assez bas quand on regarde. Et c'est pour ça que souvent, la France, elle peut se sentir aussi désenclavée. Et c'est une réalité. Je pense que
dans le chat,
il y a pas mal de gens qui peuvent en témoigner. Quand on est ingénieur, quand on est développeur et qu
'on
veut trouver du travail, on se sent obligé de monter à Paris.
Non, mais il suffit de regarder une carte de France, une carte des voies de chemin de fer et des autoroutes pour voir que la France est encore trop centralisée. Donc, je ne
vais
pas vous dire que ce n
'est
pas encore un problème. Mais c'est en train de changer. D'abord, c'est en train de changer parce que le Covid est passé par là. Et que le Covid, il a permis à la fois de réaliser qu'on pouvait vivre en dehors de Paris et travailler à Paris.
Là, il y a
beaucoup d'entreprises qui reviennent en
arrière. Il y a la Société Générale qui a annulé le télétravail. Je suis d'accord. Mais il y a encore
du télétravail. Et il y a encore, si vous venez de Marseille, vous le savez, à Bordeaux, à Rennes, à Strasbourg, des gens qui font du 3-2.
C
'est-à
-dire
deux jours plus tôt à Marseille, Bordeaux, Strasbourg avec leur
famille. En effet,
ça fatigue.
Oui, ça fatigue, mais il n'y
en
a rien sans rien.
C
'est-à
-dire
que je pense qu'en termes de qualité de vie, notamment ceux qui ont des enfants qui sont installés dans des villes où il fait peut-être un peu mieux vivre ou en tout cas, c'est un peu moins cher à vivre qu'à Paris. Moi, je suis parisien, donc je ne
vais
pas critiquer Paris. Mais je pense qu'il y
a
un équilibre différent qui est en train de se trouver. Mais en tout cas, France 2030, j'en parlais tout à l'heure, c'est
plus
de la moitié, mais largement plus de la moitié. Je n
'ai
plus la statistique exacte. On essaiera de vous l'envoyer. Vous pourrez la mettre sur votre prochaine émission. Des investissements, des 54 milliards qui ont été faits,
qui
sont en dehors de la région parisienne. Parce qu'on avait exactement ce problème. On voulait que ça investisse partout en France.
OK. On va passer à une autre partie, une autre question. Dario Amodé,
vous commencez ? Oui, bien sûr. Qui est ? Le CEO et fondateur d'Entropique. D
'Entropique, exactement. Dario Amodé qui alertait, si on peut partager en régie, qui alertait il n
'y
a pas si longtemps que ça sur le fait que de plus en plus,
l
'intelligence artificielle va remplacer la moitié des emplois de juniors de bureaux menacés. On l
'a,
Augustin, ou pas ?
OK.
Donc, la moitié des emplois de juniors de bureaux menacés dans un horizon d'un à cinq ans. C'est une projection. On connaît aussi Dario qui aime bien faire des prises de position un peu grandes parfois. Et il y a aussi Elon Musk qui a expliqué qu'il était très favorable au revenu universel. Open Recherche, ils ont publié une étude sur le versement d'une somme d'argent sans condition. Là, on voit par exemple le tweet d'Elon Musk. Donc, quand Elon Musk,
qui
est quand même une personne ultra, on va dire, capitalistique, etc., parle aussi de revenu universel, on est bientôt à l'élection présidentielle en France
et
personne n'en parle. On est où en France sur le revenu universel et la question du revenu universel
?
Moi, je ne suis pas pour,
je
dirais, de manière générale. Il y a déjà beaucoup d'allocations en France qui sont versées.
J
'allais dire,
c
'est tant mieux, c'est le modèle social. Il faudrait qu'on les simplifie, qu'on les rassemble. Donc, ce qu'on appelle l'allocation sociale unique qui permettra, je l'espère, ça, ça va faire partie du défaite de la prochaine présidentielle, de rassembler toutes les allocations qu'on a aujourd'hui de manière à ce que vous sachiez où on sache combien on touche chacun, c'est bien. Mais
dire,
on va générer de la richesse comme jamais dans le passé grâce à l'intelligence artificielle. Cette richesse, elle va bénéficier à quelques-uns, Elon Musk, Dario et quelques autres. Et on va juste redistribuer ça sous la forme de revenu universel à des gens qui n'auront plus de job. Pour moi, c'est reconnaître une défaite énorme.
Mais du coup, on dit qu'on attend le
remiseillement
? Non, non,
non,
non. Le défi majeur, c'est d'abord comment on s'assure que l'intelligence artificielle bénéficie d'un point de vue des jobs à tout le monde. Les jobs vont changer. Je vais vous donner un exemple très concret. Aujourd'hui, on se
dit
qu
'il
n
'y
aura plus de job pour les codeurs. Parce que tout ça se fera de manière beaucoup plus efficace par l'intelligence
artificielle. Il y
a des gens qui disent ça et d'autres qui disent...
Il y en
a d'autres qui disent autre chose, qui disent que notamment, on n'a pas beaucoup parlé de la cybersécurité avec Mythos, qui risque de mettre en danger les modèles des banques. Il va falloir, comme on dit, patcher tous les modèles de cybersécurité des banques à chaque nouvelle release de Mythos. Ça, ça va faire du job pour des informaticiens qui ne sont pas forcément tous des ingénieurs, mais aussi des techniciens. Donc, je pense que l'intelligence artificielle va changer la nature des jobs énormément. Et que notre rôle puissance publique,
c
'est de s'assurer qu'on ait les formations qui permettent de passer de l'un à l'autre. L'énorme défi qu'on a, c'est que ça va se faire très vite. Ça s'est fait quand on est passé du cheval à la voiture, quand on est en train de passer, par exemple, de la voiture diesel à la voiture électrique. Ce n
'est
pas les mêmes jobs. Construire une batterie électrique qui est essentielle de la valeur utile,
ce
n
'est
pas construire un moteur diesel.
Ça,
c
'est
sur la redistribution des jobs, mais sur la redistribution de la valeur. Parce que quand on regarde les chiffres, on a 500 des plus grandes fortunes professionnelles en 2005 qui avaient 170 milliards d'euros. En 2025, ils ont 1 128 milliards d'euros. Ça représente 6 fois plus, donc 6 fois l'enrichissement en 20 ans des plus riches en France. Et en parallèle, on a 13% de la population qui était en situation de privation matérielle et sociale en 2025. Donc concrètement, quand on sait que l'intelligence artificielle... Aujourd'hui, il y
a
des entreprises qui disent, moi, je recrute moins parce que je compte sur l'intelligence artificielle. Et j'ai travaillé dans certaines de ces entreprises. Concrètement, aujourd'hui, il y a des gens qui n'arrivent plus à trouver du travail aussi facilement qu'avant. Donc qu'est-ce qu'on fait pour ces gens
? Oui, alors,
on
travaille plus en France qu'on n
'a
jamais travaillé quand même. Parce qu'on a fait un certain nombre de réformes sur le marché du travail, le marché du chômage...
Mais on ne gagne aussi
jamais moins qu'en ce qu'on n
'a
jamais gagné. Mais on ne
gagne pas moins. On gagne peut
-être moins qu'on aimerait, mais on gagne quand même plus en France qu'on n'a jamais gagné.
Et après, le
confort de vie a égalité.
Exactement, je suis d'accord avec vous. Il a diminué beaucoup.
Du
coup,
il ne
faut
pas croire qu'on vit au paradis, loin de là. Et donc, les enjeux de redistribution, parce que c'est la question que vous me posez, est-ce que la richesse est suffisamment distribuée en France ? Il s'avère que
j
'ai été auditionné à l'Assemblée nationale hier. On m'a posé la même question. Moi, j'ai dit un truc très simple, c'est qu'on taxe beaucoup en France. Donc il ne
faut
pas taxer plus. Mais peut-être qu'on peut taxer mieux. C'est-à-dire que la redistribution, notamment sur les personnes les plus fortunées, peut peut-être être améliorée de manière à ce qu'on ait une redistribution plus importante. Attention, je suis convaincu que ce sujet, d'ailleurs, Elon Musk l'a dit, est un sujet mondial. Il faut qu'on l'adresse au niveau mondial. Parce que si on dit à Elon Musk, en France, tu vas être taxé dix fois plus qu'aux États-Unis, il restera aux États-Unis. Et le Elon Musk français, il ira s'y installer. Donc il faut traiter ce sujet d'un point de vue global.
Il faut que ça se pose, vous avez raison, dans le cadre des élections présidentielles, cette question va se poser. Il faut faire juste attention à une chose. Mistral AI, ça vaut aujourd'hui, à la dernière valorisation, j'espère que ça va continuer à progresser, un peu plus de 10 milliards d'euros. Ce qui est ridicule par rapport aux autres. Ce qui n
'est
pas grand-chose, mais c'est quand même 10 milliards d'euros. Et donc si on dit, on va taxer le patrimoine d'Arthur Mensch qui détient un pourcentage important de Mistral AI. Aujourd'hui, Mistral AI,
il
n
'y a
pas de revenus.
Donc
si vous dites à Arthur Mensch, tu vas payer 2% de ton capital chez Mistral AI, la taxe Zupman, ça veut dire qu
'il
va devoir vendre des actions de
Mistral AI pour les payer. Oui, mais ça,
c
'est
si on incorpore des nouvelles taxes. Je pense que beaucoup d'entrepreneurs aujourd'hui en France dont je fais partie, on cherche plus à diminuer le nombre de taxes qu
'on
paye aujourd'hui. Parce qu'il est là le problème. Le
problème, c'est que quand on regarde
pour traverser la frontière, etc., on se dit, elle va où l'argent ? Et quand on regarde les dépenses publiques, 25% de la dépense publique, c'est aussi les retraites. Donc est-ce qu'on n'est pas en train d'opposer aussi entre le passé et le futur, c'est-à-dire payer les retraites ou payer l'innovation ? Est-ce qu'on n'est pas en train d
'opposer aussi plusieurs
générations ?
Superbe question. Parce qu'effectivement, aujourd'hui,
moi
et vous, on paye pour la retraite de nos parents et de nos grands-parents.
Totalement.
Et du coup, on ne met pas d'argent de côté pour notre retraite. Totalement. Moi, je crois au système de retraite par capitalisation publique qui fait qu'on doit pouvoir faire en sorte que, peut-être pas moi, je ne
suis
pas très loin de la retraite, mais vous, en tout cas, vous puissiez accumuler dans un fonds de pension public
qui
vous permettra de compléter votre retraite. Ce fonds
de
pension, il sera investi où ? Dans des entreprises innovantes, françaises et européennes. Donc en plus, on aura le double bénéfice de pouvoir investir dans les entreprises qui vont produire la richesse de demain. Donc il faut qu'on change notre système de retraite. Ça ne
veut
pas dire qu'il faut le balayer. La solidarité, c'est important. Mais il faut le compléter de manière à ce qu'il soit plus solvable et qu'il repose moins sur ceux qui travaillent et un peu plus sur ceux qui ne travaillent pas ou plus. Donc est-ce que les retraités peuvent contribuer un peu plus, sans doute aussi, à l'effort national ?
Super.
Alors on est à la moitié de l'interview. On va passer sur un autre volet. Est-ce qu'on peut mettre l'extrait, Augustin, avec Édouard Philippe
ou
pas
?
Je suis désolé, vous êtes notre
premier intervieweur. L
'immensité de la transformation que l'accélération continue et rapide et presque exponentielle de l'intelligence artificielle va entraîner. Je le vois, c'est d'ailleurs ne pas le voir,
c'est une folie. Tu peux couper le son, je ne vais pas rappraser.
Édouard Philippe, déjà est-ce que vous utilisez l'IA ?
Oui, alors après comme un amateur, je ne
suis
pas un
professionnel
à entre autres bonheurs. Devine.
Je
ne sais pas.
Le chat.
Le
chat
de Mistral.
Mais je pense que mon équipe l'utilise plus que moi parce que parfois il m'arrive d'avoir des documents où je
me dis tiens,
celui-là je ne
suis
pas
sûr qu'il était. Et ça vous pose un problème
sur les problèmes d'hallucinations que le chat peut avoir
?
Non
mais… Il y a aussi
une étude récente qui est sortie qui a montré que Mistral et AI étaient plus que les autres souvent assujettis aussi à des informations russes.
Récemment
il
y
a une étude qui est sortie qui
a été reliée par le Financial
Times. Est-ce que ça ne pose pas un problème que…
Mais non mais ça pose un problème pour tous les
LLM. Alors
moi je n'utilise pas Mistral et AI, il faut te donner des statistiques que par ailleurs mon équipe a été cherchée dans les vrais data. Mais oui ça pose un problème.
Et
on est à un an d'une élection majeure en France. La qualité de l'information à laquelle on a accès, qui peut parfois être extrêmement biaisée du fait de l'histoire parce qu'au fond Mistral et les autres vont chercher de l'information qui existe, sont capables de la computer et de vous la recracher. Le problème c'est que l'information qui existe, elle n'est pas toujours parfaite, elle a des biais et que du coup elle vous reproduit ses biais et ses imperfections. Donc c'est un des défis majeurs sur les élections, sur la consommation, sur le rapport à l'information et ça il faut qu
'on
le traite. Et ce n
'est
pas facile, mais il faut qu
'on
le traite, j'allais dire, aussi en utilisant les technologies modernes. Est-ce que in fine l'intelligence artificielle nous permettra de corriger l'intelligence artificielle ? A partir du moment où nous on met la main sur une partie des modèles peut-être ?
Alors avec mon équipe on a regardé un
peu... Ah du
coup Edouard Philippe il disait quoi ? Parce que je n
'ai
pas
entendu.
Désolé, il disait j'utilise très peu l'IA, je fais un peu de chat GPT.
Ah d'accord.
C'était ça l'extrait. Alors avec mon équipe on a regardé un peu depuis 15 ans les personnes du gouvernement, les formations d'où ils viennent. Il y
a
en grande partie de HEC, ESSEC, Sciences Po, à l'heure où l'intelligence artificielle est si importante. Ils sont où les ingénieurs dans
vos
équipes ? Ils sont où les gens techniques ?
Il y en a un
devant vous, parce que moi j'ai eu la chance d'être diplômé de
l
'école polytechnique il
y
a longtemps, on ne faisait pas d'intelligence artificielle. Moi dans mon équipe j'ai des ingénieurs et je pense que
c
'est très important qu'à la fois dans les cabinets ministériels mais dans l'administration on ait des ingénieurs. Et vous avez raison, historiquement la France
était
et reste une nation d'ingénieurs.
Et
les grands corps de l'État étaient beaucoup des grands corps d'ingénieurs.
Totalement. Quand on regarde les
premiers présidents en France...
Donc les ingénieurs sont toujours très présents, on a plus d'ingénieurs, il en faudra beaucoup plus et notamment des ingénieurs, eux. On manque de femmes dans les métiers d'ingénieurs, mesdames, mesdemoiselles, allez-y on a besoin de vous. Mais qu'on ait au sein de l'État
plus
d'ingénieurs, je trouve que c'est une excellente idée. Et c'est une des raisons pour laquelle on a réformé l'ENA, dans laquelle on a réformé aussi les procédures d'entrée dans l'administration de manière à ce qu'on ait plus d'ingénieurs.
Et
qu'il y
ait
plus de ministres ingénieurs, moi ça me
va
aussi.
Ok. Et concrètement ça veut dire quoi ? Ça veut dire les prochains postes de ministres de l'IA, on aura des gens qui ont travaillé dans l'IA ?
Alors il y en a eu, Cédrico, Mounir Majoubi, alors il n
'y avait
pas très...
Alors il n'y a
aucun de mes profils techniques
?
Ah non mais quand même, ils avaient travaillé, Mounir Majoubi avait eu
une start-up avant de nous.
C'est pas en disant, je suis CEO d'une start-up dans
l'IA, je deviens expérior. Attention, parce
que je veux dire, dire que
le
ministre de la Santé doit être un médecin, le ministre de l'IA doit être un ingénieur et le ministre de l'économie doit être un économiste, je ne
suis
pas sûr que ce soit comme ça que ça fonctionne. Il faut des gens qui aient du leadership, il faut des gens qui comprennent ce qui se passe dans leur écosystème, il faut des gens qui sachent s'entourer de gens qui comprennent ce qui se passe vraiment. Mais moi je ne suis pas derrière chaque entrepreneur en train de lui dire ce qu
'il
doit faire pour créer de la richesse, je suis là pour créer un environnement qui permet de le faire. Donc il faut que je sois bien entouré et notamment sur l'IA,
c
'est essentiel qu'on ait des gens qui comprennent ce qui se passe.
Mais vous
savez, j'avais un patron, je vais le dire en anglais, mais qui me disait, when you want to know about water, don't ask the fish. Quand tu veux savoir ce qui se passe dans le bocal, il ne
faut
pas toujours demander juste aux poissons qui nagent, c'est-à
-dire
parfois avoir un peu de recul
sur
ce qui se passe et être capable de dire.
Oui
mais là le risque c'est qu'on a pris tellement de recul depuis 20 ans qu'on ne voit plus rien.
Non mais je suis d'accord, c'est pour ça que...
Quand on voit Edouard Philippe qui dit je fais un peu de chat-GPT,
ça ne veut rien. Oui mais je peux vous dire,
d'après ce que j'ai compris, il est à Vivatec aujourd'hui, je pense
qu'il a changé
là-dessus, donc allez le voir, demandez-lui s'il a changé. Mais oui, évidemment, il faut qu
'on
soit conscient des enjeux et j'espère vraiment, il y a des candidats qui commencent à en parler,
que
dans la campagne présidentielle qui sous, on va beaucoup parler d'IA parce que c'est à la fois une opportunité énorme pour faire évoluer notre modèle, y compris l'efficacité des dépenses publiques, etc. Et un risque énorme aussi pour notre démocratie. Donc c'est un sujet politique par essence.
Alors, il nous reste 10 minutes, on
va parler
de souveraineté.
Ça
va être le dernier volet. Donc, Choose France, le japonais SoftBank, si on peut l'afficher Augustin, le japonais SoftBank qui annonce un investissement record de 75 milliards d'euros dédiés à l'IA. Sur les 75 milliards d'euros dédiés à l'IA, est-ce que vous avez plus d'infos sur ces chiffres ?
C
'est
-à-dire,
quelle part de la propriété intellectuelle, des profits imposables et des centres décisions restera en France ? Parce que de manière très concrète, quand on investit aujourd'hui sur l'IA en France, j'ai l'impression, quand on dit qu'on va investir sur des data centers, en vérité, on achète des puces américaines.
Donc,
est-ce que ces 75 milliards, il va y avoir la moitié qui vont partir dans des locations de fonciers autour de Paris, parce que je sais que les loyers sont élevés ? Ou qu'est-ce qui va se passer ?
Donc déjà, c'est 45 milliards,
puis
peut-être 30. Donc, il
y
a 45 milliards de fermes. Bon, c'est beaucoup d'argent. Essentiellement dans des data centers, mais aussi dans des usines qui vont fabriquer des composantes qui vont être utiles pour les data centers et qui vont fabriquer en JV, en John Venture avec Schneider, qui est une grande boîte française. Donc déjà, il y a une collaboration avec une boîte française pour faire des usines en France. Elles ne seront pas à Paris,
elles
seront dans les Hauts-de-France, dans le Nord, vers Dunkerque. Les loyers sont moins chers.
Non,
mais les loyers sont moins chers, mais surtout, c'est des territoires où on aime l'industrie. Dunkerque, ça a été un territoire de désindustrialisation pendant des années. On est en train de faire revivre le Dunkerquois avec des batteries, avec des usines qui font notamment des cathodes pour les batteries de demain, et avec des data centers, entre autres, de l'aluminium, de la scierie. Donc il y a des bassins industriels en France qu'il faut réutiliser. Alors, la valeur. Donc d'abord, ce sera essentiellement des data centers. Tu parlais de souveraineté, vous parliez de souveraineté. Pour être souverain en France,
il
n'est pas idiot de se dire que les data centers vont être en France. Ça ne suffit pas. Avec des puces américaines.
Pour
l'instant, avec des puces américaines. On a aujourd'hui Bull, qui est une ex-filiale d'Atos, qu'on a renationalisé, qui développe des puces de NIM génération qui vont pouvoir entrer dans les data centers. À suivre. On a la recherche. On a plus de... Oui, mais M. Minot, on ne se
dit
pas que c'est
trop tard. Non, ce n
'est
pas trop tard. On est en 2026 et on est en train de se rendre compte qu'il nous faut des puces.
Non,
mais on a d'abord des fabricants de puces. Un ST, microélectronique, boîte française, franco-italienne, qui fabrique déjà des puces et qui a fait évoluer son modèle d'affaires des automobiles vers l'IA et la défense. Donc aujourd'hui, on a des boîtes françaises qui font des puces. Les puces qui sont au cœur des modèles d'IA aujourd'hui sont essentiellement américaines. On connaît la boîte, il n
'y a
pas besoin de la citer. Mais c'est en train d'évoluer. Non, ce n
'est
pas trop tard. Il y a un message que peut-être je veux laisser à
ceux
qui nous écoutent aujourd'hui.
C
'est qu'il faut être optimiste. Il ne
faut
pas être naïf. Il faut être optimiste et il faut être déterminé. Parce que si on est pessimiste et défaitiste, là, on va perdre. On a des ingénieurs d'extrême qualité. On a des boîtes, Mistralahi, mais d'autres extrêmement fortes. On a
des
infrastructures qui sont en train de développer. On a de l'électricité décarbonée pas chère. Et ça, il n
'y
a personne d'autre qui l'a pour l'instant au monde. Donc, on a les moyens de développer, à condition, je le répète, de le faire en européen.
Mais quand je dis que
c'est
trop tard, parce qu'on a quand même eu, dans les années 2010 notamment, une grande vague d'anti-nucléaire, de dénucléarisation de la France aussi. Et là, maintenant,
on
se rend compte que, ah, le nucléaire, c'est utile parce que ça fait de
l
'électricité décarbonée. Et l'électricité,
c
'est quoi ? On peut convertir, comme le disait très bien Arthur, l'électricité en token.
Bien sûr. Et là, on se rend compte
que l'électricité, c'est pas mal. Et maintenant, il faut repartir en
arrière. Oui, mais nous, on en est... Est-ce qu'on ne fait pas
un accordéon
constant ici en France ? Non, non, non. Il y a eu un
peu d'aller-retour sur le nucléaire. Il ne
faut
pas oublier que c'était lié à l'accident de Fukushima qui a un peu terrorisé tout le monde. Et on peut le comprendre. Donc, il a fallu rassurer nos concitoyens sur le fait que le nucléaire était une bonne chose. Et là, il
y a
une éolienne sur l'étagère. Il n
'y a
pas que le nucléaire. Il y
a
le nucléaire et il
y a
aussi le renouvelable pour faire les deux. Donc, on lance aussi des appels d'offres pour planter des éoliennes, notamment au large de nos côtes. Mais
l
'année dernière, on a exporté 90 TWh d'énergie, d'électricité. C'est beaucoup, beaucoup. Donc, on est capable, si on continue à développer l'offre d'électricité, on va construire de nouveaux réacteurs et on va implanter de nouvelles éoliennes, d'avoir de l'électricité en volume décarboné pas cher disponible, notamment pour l'IA. Parce que c'est à la fois un enjeu de prospérité, ça va créer des jobs, mais c'est aussi un enjeu d'indépendance et de souveraineté pour les raisons que vous mentionniez. Si on a des puces étrangères, des LLM étrangers, des ingénieurs étrangers, vous savez quoi ? Il va nous arriver ce qui nous est arrivé il y
a
trois jours. Si un président, quel qu'il soit, décide de brancher nos modèles, on pourra peut-être même plus faire les missions qu
'on fait aujourd'hui. Oui, mais du coup,
il y a beaucoup de politiques aussi qui se sont rendues compte que c'était... Wake
up call. C'était possible.
Wake up call en 2026. Mais ça m'a l'air un
peu... Là,
je vous trouve un peu injuste. En France, il y a un an et demi, on a mené,
grâce
au président de
la
République, un sommet international de l'IA, qui était le premier sommet international où on a à la fois parlé d'IA éthique
et
d'investissement, avec plus de 100 milliards d'investissement prévus en France. L'IA, elle a débarqué dans nos vies il
y
a quatre ans.
Ça
fait deux ans que la France est à fond là-dessus. Alors, on n'est pas encore les premiers, mais je peux vous dire que quand je parle avec mes collègues américains, il me
dit
« You guys are good, you're not far behind us ». Donc, il faut être un peu optimiste, un peu déterminé et pas d
'effetif. Alors, de manière
très concrète, moi, à côté de ma création de contenu,
j
'ai des boîtes en IA.
Aujourd
'hui, on parle avec des acteurs du CAC 40 et ils sont en phase de RFI, de prospection, etc. Et on est là, en dernière ronde, mis en challenge avec deux boîtes américaines. Les boîtes américaines, les entreprises du CAC 40 avec lesquelles je parle me disent « Oui, mais à Nice, les boîtes américaines, ils ont levé 40 millions d'euros, ça nous rassure un peu plus, etc. »
Et
ils sont moins chers. Je leur dis « Évidemment qu'ils sont moins chers, ils payent beaucoup moins de taxes que nous, ils ont beaucoup plus d'argent à investir que nous, etc. » Comment je fais pour gagner ma propa ? Ils leur disent de choisir une boîte française.
Bon, d'abord, il
faut
que tu puisses, toi aussi, lever 40 millions d'euros. C'est-à
-dire
qu
'il
faut qu'on accroisse le financement européen des entreprises européennes. Et ça, je vais avoir des annonces à faire vendredi. À la fin de VivaTech, on va faire des annonces parce qu'on souhaite accroître le financement, et pas seulement en français, mais aussi en franco-allemand, en européen, des entreprises. Il n
'y
a pas de raison. Il y a 13 000 milliards d'épargne d'euros en France et en Europe. Elle part aux États-Unis tous les ans. Ça, il
faut
que ça arrête. Ensuite, il faut que les acteurs français, notamment les acheteurs, aient conscience du fait qu'acheter français et européen, ce n
'est
pas juste bien pour la patrie. À la limite, quand même, c'est pas mal de le penser comme ça. C'est que ça peut être utile pour eux. Parce que le jour où le président américain décide de débrancher
la
start-up qui leur fait des services, ils ne sont plus servés. Donc, il faut qu'on ait ce wake-up call sur aussi ce que c'est que la souveraineté. L'État le fait. Vous le savez, tu le sais. On a mis en place, le Premier ministre a annoncé hier, le passage de Palantir vers Chapvision dans les quelques mois qui viennent pour la DGSI. Le fait que notre service de contre-espionnage soit servi par une entreprise française européenne, c'est quand même la moitié des choses. Donc là aussi, du côté des acheteurs, on est en train de changer d'état d'esprit.
OK. J'ai une question subsidiaire. Est-ce que vous savez ce que ça veut dire LLM
?
Oui, c'est le modèle de langage qui permet de… c'est le moteur en fait de l'intelligence artificielle. Et ça
veut dire quoi
?
LLM ? Non, je ne sais pas. Language model.
Large language model. Large language model. Oui, c'est ça.
Alors, il nous reste deux minutes. Rapide question. Est-ce qu'on peut partager le communiqué de Palantir, Augustin
?
Donc, on nous annonce que la DGSI va rompre son contrat avec Palantir. Et dans la minute, dans la journée, Palantir publie un communiqué où ils expliquent qu'à la suite des annonces fées ce matin par le Premier ministre, Palantir tient à confirmer que le contrat de long terme qui le lit à l'entreprise de la DGSI. En gros,
vu.
Ok.
Voilà. Ce qu'a annoncé le Premier ministre, c'est qu'on est dans une phase de transition qui va peut-être durer quelques mois, mais qui amènera le cœur de la DGSI d'être motorisé, si je puis dire, par un engin français.
Parce
que moi, pour travailler dans les entreprises, quand on débranche un partenaire, on le fait du jour au lendemain pour éviter tout un tas de choses, qui sont notamment le fait qu'il y a des fuites de données, le fait qu'on puisse se servir
dans
les datas, etc. C'est ce qu'on fait. Enfin,
je pense que vous savez,
dans les boîtes, dès qu'on veut débrancher quelque chose, on le fait directement pour éviter ça. Là, ça veut dire que pendant un à trois ans, on a un des plus gros acteurs américains dans la DGSI qui sait qu'il va être débranché et qui a un ou trois ans pour faire
ce qu'il veut.
Attention, attention. C'est un contrat avec un état souverain. Tu fais un peu attention quand tu es fournisseur d'un état souverain à ne
pas
faire n'importe quoi. Et deux, je veux quand même dire un truc. On n'est pas en guerre avec les États-Unis d'Amérique. Parce
que pour le
coup, eux, j
'ai
l'impression qu
'ils
sont en guerre
avec les États-Unis.
Non,
non,
non, non, ça fait 250 ans qu'on est amis. On a des défis énormes. Et c'est pour ça, on l'a vu depuis trois jours sur le Mythos, qu'on doit assurer notre souveraineté et le faire de manière affirmée. Mais on n'est pas en train de refermer le monde. Il faut qu'on reste dans un monde ouvert. Il faut qu'on reste dans un monde collaboratif. Donc il faut qu'on arrive à bien identifier ce sur quoi on doit être parfaitement souverain, parfaitement indépendant.
Et
puis d'autres sur lesquels on va continuer à collaborer. Parce que le monde dans lequel j'ai grandi, c'est un monde de guerre froide. Pas le tien. Toi, tu as grandi dans un monde plutôt de paix. Et aujourd'hui, on est en train d'arriver dans un monde qui se retend à nouveau. Les entreprises, les technologies, la communication, la politique, c'est aussi un moyen de s'assurer quand même qu'on pacifie le monde. Donc on n'est plus dans un monde plat. Il faut qu'on soit extrêmement ferme sur ce qu'on protège. Mais il faut qu'on reste quand même engagé avec les uns les autres.
Il nous reste 20 secondes. La caméra, elle est là. Il y a plein d'ingénieurs et de développeurs qui vous écoutent. Qu'est-ce que vous leur dites ? Est-ce que vous pouvez pitcher le projet français et justement leur dire de rester ? Parce que le nombre de gens, et j'en fais partie, qui veulent partir ou retourner aux États-Unis ou ailleurs, il y
en
a beaucoup.
Ici, vous serez libre. Vous serez financé. Pas assez, mais il faut que
vous
le soyez davantage. Mais attention, moi je connais des chercheurs aux États-Unis, j'y suis élu, qui aujourd'hui envisagent de rentrer parce qu'ils n'ont plus le droit de chercher sur des domaines dans lesquels ils souhaitent chercher. La neurobiologie, le changement climatique, etc. A nous de vous donner l'envie de rester. Mais faites attention, l'herbe n'est pas toujours plus verte de l'autre côté de l'océan. Du
coup, libre, mais moins payée.
Attention. Non mais oui, et puis mieux soigner. Tu connais l'espérance de vie en France par rapport aux États-Unis. Pourquoi ? Parce qu'on a une sécurité sociale qui n'existe pas là-bas. On a une retraite. Elle n'est pas idéale. Il faut qu
'on
la change. Il n'y
en
a pas là-bas. Il faut cotiser un fonds
de
pension. Attention, les loyers à New York, tu parlais des loyers à Paris tout à l'heure, c'est deux à trois fois plus. Donc voilà, il faut tout comparer. Il faut qu'on soit mieux payé en France et en Europe. Il faut que les entrepreneurs gagnent leur vie, y compris d'ailleurs grâce à une entreprise qui va se valoriser davantage. Attention, l'herbe, elle est parfois un peu moins verte qu'on le
pense. Merci, monsieur le
ministre. Roland Esquire, ministre de l'Économie, d'avoir joué le jeu et répondu à nos questions.
Non, non,
merci à vous.
Ce fut un plaisir. Merci encore à toutes les équipes et merci beaucoup. Hop là, je vais vous raccompagner. Est-ce que tu mets un écran de pause rapide avec la musique,
Liam,
s
'il te plaît ? Merci. Merci.
Genre, je vais vous dire un truc. C'est la première interview. Bon, les gars, débrief. J'ai vu Anis, ça, j'irai de fou. Débrief. Dites-moi
ce
qui n'a pas été, ce qui a été. Parce qu'on va enchaîner les interviews comme ça.
On
reçoit un autre ministre dans quelques minutes. Dites-moi. Anis,
c
'est le Michel Drucker de Lyon. Vous êtes des fous. Non, en vrai, en vrai, je suis assez content. Anis,
ça
veut dire quoi LLM ?
Elle
était pas mal, celle-là. Elle était pas mal. Super interview. J'ai kiffé le c'est quoi LLM. Franchement, tu as été très diplomète, mais tu as fait passer des messages forts. Speedrun de qualité. Il a tenté de nous enfumer. En fait, c'est assez rigolo. Mais dites-vous, moi, ces interviews-là, je les ai préparés, les gars, pendant… C'est ton téléphone ?
C
'est ton téléphone, ça ? Ah non, c'est bon. Je pensais qu
'il
avait oublié son téléphone.
Non,
parce que s'il a oublié son téléphone, on a accès à Emmanuel Macron direct, en fait. La question piège LLM. Les gars, c'était obligé. C'était obligé. Je l'ai mis en plein milieu. C'est news et tu n
'es
pas du métier. Tu étais vraiment bien, mais il est trop dans le déni. Après, en fait, dites-vous, tu lui
as
offert ton livre. Non, j'aurais dû lui offrir mon livre, mais j'ai pas d'autres livres, en fait. Dites-vous, en fait, tu l'as fait suer. En fait, je sais que l'interview a été pas mal parce qu'à des moments donnés, il disait non, vous êtes dans l'abus et tout. Et du coup, je me
suis
dit, ah, c'est pas mal. Quand il a dit que la France a le meilleur système de santé au monde, c'est faux. On n'est même pas dans le top 10. Est-ce qu'il y aura les redifs ? Oui, les amis, il y aura les redifs. Il y a des gens en régie que vous ne
voyez
pas qui sont déjà en train de remonter le live, mais ils ne le savent pas encore. Évidemment, ils sont en train de rigoler. L'interview, je pense qu'elle sera sur ma chaîne YouTube en intégralité, la chaîne Défendre l'intelligence. Tu l
'as
vraiment attaqué sur des vrais sujets. Ça lui a montré une certaine connaissance de ta part et tes inquiétudes, levé, coût, réalité et tout. L'interview de Macron en direct. Allô, monsieur le ministre ? Non, c'est Anis. J'ai aimé quand il a dit très bonne question. Ouais, le truc. En fait, je voulais la passer. Est-ce qu'on finance le passé et pas le futur ? J'étais assez content. Mais attendez, si j'essaye de débrief avec vous, c'était assez intéressant parce qu'il n'a pas botté en touche. En fait, il était ultra technique. Franchement, c'était
trop
intéressant de discuter avec lui.
J
'étais assez surpris en vrai. Tu vois, typiquement, c'est le type de personne. Je me dis, j'aimerais bien prendre un café, tu vois. Peut-être plus les mettre dans leur retranchement sur la fiscalité. Ouais, mais on a essayé de préparer avec mes équipes. Encore grosse dédicace à toutes les équipes qui ont préparé le truc
en
mode, vous voyez, les incrustations, les questions et tout. Et là, vous ne
voyez
pas. Mais en fait, j'ai une fiche d'interview. L'encombre le bras. D'ailleurs, je pourrais vous les partager, les fiches d'interview. Si vous voulez, je pourrais les mettre sur mon GitHub ou un truc comme ça. Mais dites-moi, les amis, s'il vous plaît. Dites-moi, s'il vous plaît, qu'est-ce qui vous a plu et qu'est-ce qui vous a pas plu ? Parce qu'en fait, on enchaîne avec David Amir.
On
va remettre le programme.
On
va remettre la programmation. Si on peut repartager mon écran.
On
peut repartager.
De
quoi ?
Ah,
ça arrive. OK. Donc, les amis,
on
a commencé par Roland Lescure, ministre de l'économie. On va se préparer petit à petit. Je les vois là. Tous se préparer pour aller en visite du salon. On va prendre un backpack et on va faire le tour du salon. Tac, tac, tac avec vous. En vrai, je vais un peu souffler. Ça va un peu me détendre parce que je vais plus me laisser porter par le stream. N'hésitez pas d'ailleurs à laisser le stream en fond. Il y a beaucoup de monde sur le stream. Merci beaucoup à vous pour votre présence. Merci. Est-ce qu'il y
a
de l'eau
? Je
vais manger un abricot et de l'eau. Tac. Et c'est bon, on peut enlever mon écran. Et après, on enchaîne avec le hackathon et ensuite, on enchaîne tranquillement. Donc, les amis, laissez-moi voir un peu vos retours. Clara Chappas en fin de journée. Tout était bien. Tu as fait le travail. Après, c'est à l'invité de nous fournir une réponse adéquate. Merci pour le partage de cet événement. Merci à vous. Ça va être trop cool. En vrai, je suis trop content. N'empêche que tu les cuisines. Donc, GG, tu n'as pas dit oui comme tous les journalistes. En fait, il y a des fois, en vrai, dans le live. Déjà, c'était très agréable de débattre avec lui. Et il y
a
surtout des fois, en vrai, dans le live où je me suis dit, ok, là, il commence à partir loin et à noyer le poisson. Et c'est pour ça que j'ai essayé de remettre un peu d'huile dans le truc. Et dites-vous, en fait, ça fait deux semaines, les gars, je me tue à des formations de… comment on appelle ça ? De médiatraining pour essayer de comprendre comment est-ce qu'ils préparent leurs questions, pour essayer de comprendre comment est-ce qu'ils font, etc. Et dès que je sentais
un
truc, j'essayais… Mais c'est chaud, les gars, comme métier.
En
vrai, c'est un vrai travail. Anis, tu vas te retrouver chroniqueur danser dans l'air. Je gagne beaucoup plus d'argent en codant des IA, gros. 100% tu t'es entraîné avec une IA à débattre. Non, même pas. Je vous jure que
je
me suis entraîné avec des vrais gens. J'ai vraiment fait des formations
de
médiatraining, les gars. En mode, je me suis entraîné avec des vrais gens.
C
'est leur taf d'enfumer aussi.
Il
a pas mal d'XP. Demande des conseils à Hugo Descript. On s'est tués avec mon équipe aux vidéos de Hugo Descript.
Pour
le coup, on s'est tués aux vidéos de Hugo Descript. Je suis dégoûté. On voulait faire un format en mode question rapide. Bam, bam, bam, bam, bam. Mais en fait, on n'a pas pu trop le préparer. Mais pour les prochains, on va essayer de le faire. T'as payé son cas d'information, médiatrining ? Non, non, pas du tout. Pas du tout. T'as beaucoup fixé ton écran. Il ne pourrait pas être content. Mais avec les questions, tu as géré, je trouve. Oui, mais en fait, je voulais imprimer les feuilles sur papier.
Et
je ne pouvais pas les imprimer sur papier. Donc en fait, j'ai toutes mes questions sur mon ordinateur. C'est pour ça.
Il
a mis pas mal de tunnels.
Mais
bon, ouais, mais en fait, je suis obligé de le laisser parler aussi, tu vois. Mais je suis obligé de le laisser parler. Mais si vous voulez, je peux vous montrer un peu les dessous du truc rapidement. Attendez, je vais faire ça. Regardez, je vais vous montrer vite fait. Attendez, ne partage pas mon écran maintenant. Mais regardez, je vais vous montrer.
En
fait, c'est ça. Tu peux partager mon écran. Voilà, en fait, les fiches d'interview avec mon équipe, on les a préparées comme ça. Vous voyez, version fact-checkée. On a tout vérifié. On a les parties budget, économie, contre-investissement. On a les relances. Tu vois, on a prévu toutes les questions de relance. On a prévu toutes les questions, etc. Et après, il y
a
des trucs, évidemment, que vous n'avez pas forcément vus.
Mais
que j'ai sauté, que j'ai essayé de relier les wagons, etc. Et c'est comme ça. Et ça, on a fait ça pour tous les invités.
C
'est un travail de ouf. En fait, tu sais, vu que ce n
'est
pas mon travail, j'ai essayé de me backer à fond les ballons. Et en fait, en fonction de tout ce qu'on a dit, tous les chiffres, etc. On a mis toutes les sources ici. On a absolument toutes les sources de fact-checking, de tous les chiffres que j'ai avancés aussi. Tu vois, pour ne pas sortir des trucs sortis du chapeau. Tu peux arrêter de partager mon écran, la régie. Merci. Donc, voilà. Je ne dirais pas qu'il a fait trop d'enfimages grâce à tes relances. Il a montré qu'il est bien conscient de l'imitation sur l'interview. Merci, les gars. Alors, restez dans le coin. Parce qu'on va enchaîner les interviews. On va en aller en live IRL. Et après, on va revenir ici. Et on sera avec David Amiel.
Merci encore à toutes les équipes que vous ne
voyez
pas. Je ne
sais
pas combien de personnes qui bossent sur le plateau, sur tout ça. En vrai, tu pourrais mettre tes fiches sur Discord.
Oui,
carrément. Le hackathon, les amis, c'est ce soir sur Discord. On est prêt dans combien de temps à y aller, tu penses
?
Ok. Dans cinq minutes, ok. Le hackathon, les amis, c'est ce soir. Le hackathon,
ça
va être trop bien. Est-ce qu'il y
a
des gens dans le chat qui veulent participer au hackathon ? Il dure 48 heures. Il est uniquement en ligne.
T
'as un Wifi Pineapple dans le sac à dos pour de la visite ? Je ne
sais
pas. Le truc,
c
'est un data center. Le caméraman, grosse force à lui, assure 5... Ah, mais c'est le truc qu'il a acheté Nico, là. J'ai vu, il a fait un TikTok. Tu sais, Nico et Bylan, là. Il avait un sac à dos. Il a dit que
ça
coûte 20 000 balles ou un truc comme ça. What the fuck ? Ah, il y
a
des cartes SIM dedans. Ok, il y a cinq cartes SIM pour basculer d'un réseau à l'autre.
Avec
des opérateurs différents. Wow. Un hackathon sur quoi ? C'est la surprise, mais vous allez avoir des crédits codex. D'ailleurs, je vais regarder si OpenAI m'a répondu. Sur ça, ça marche. Eh bien, c'est bon. Vous allez avoir des crédits codex pour pouvoir coder le hackathon. Vous aurez des bons de 100 dollars
et
vous aurez des surprises pendant le hackathon. D'accord ? Vous allez voir.
Vous
allez voir. Un camp a un hackathon un week-end. Gros,
c
'est pendant Vivatech que je vous fais le hackathon. C'est pour ça que je ne
peux
pas le faire le week-end. Mais la dernière fois, la première édition, on
ne
la fait pas dans le week-end. On peut avoir un petit indice. Un petit indice sur le hackathon. Vous allez coder. Non, en vrai, il est très large. Il est très, très large. Je vous donne un indice. Il y a qui qui nous sponsorise
? Voilà.
Tu parles à Thibaut dans l'équipe Codex ou à différentes personnes ? Non,
je
parle à plein de personnes différentes. L'équipe d'OpenAI, il y aura Romain qui sera là.
Je
fais des stories. Il y
aura
Romain qui sera là. Romain, le head developer of OpenAI, qui sera là vendredi. À cette place, exactement. Regardez. La place est magnifique. J'adore. J'attends de recevoir des gens.
Il
faut faire un hackathon week-end Airbnb. Ah, genre en mode hackathon online. Mais vous savez que
le
format de hackathon, je le teste en ligne. Mais il y
a
des marques qui m'ont proposé de le faire aussi en présentiel. Ça peut être intéressant. Comment on s'inscrit pour le hackathon ? Tout se déroulera sur Discord. Il y a Robin dans le chat. Alors, excusez-moi, parce qu'il faut peut-être que je vous dise aussi les gens qui sont un peu référents. Il y a Robin. D'ailleurs, Robin, je te mets en modo comme ça au moins s'il est là. S'il est là. Voilà. Je te mets en modo comme ça au moins les gens te voient. Il y a Robin dans le chat qui est l'admin du hackathon. Dans le chat, vous avez aussi Marie Engie qui est la respocom d'Engie qui pourra répondre à vos questions sur Engie.
Vous avez Augustin qui est mon bras droit, qui est dans la régie et qui peut répondre à toutes vos questions aussi. Tu ne devais pas le faire au Vélodrome à Marseille avec l'équipe de Orange
?
Si, je devais le faire au Vélodrome à Marseille avec l'équipe de Orange. Mais finalement, ça a pris trop de retard sur les sponsors et tout parce que le hackathon, les gars, en physique,
c
'est un budget de fou en fait. En fait, dès que vous voulez faire des trucs en physique, c'est un budget de fou malade. Donc là, c'est la première fois que je fais un truc en physique avec autant de matériel. J'apprends, je me rends compte de ce que c'est aussi. C
'est
pour ça que j'ai une équipe de prod tout simplement formidable.
Et
il y a des réflexes à prendre. Et c'est trop intéressant parce que de plus en plus, les créateurs de contenu, on se retrouve à faire des trucs qui ressemblent un peu à de la télé, mais sous un nouveau format. Mais en fait, en termes de step up, moi, je suis trop content. Genre,
je
vous ai dit, il y a huit ans, quand j'étais ici à Ivatec, les gars, je venais les mains dans les poches. J'essayais de prendre des photos en mode, excusez-moi, je peux publier un réel sur mes réseaux. J'avais 3000 abonnés, machin et tout.
Et
là, je suis trop content. Donc tout ça, je m'en rappelle. Tout ça, c'est grâce à vous. Et merci à vous. Ça me touche vraiment beaucoup. Voilà, mais en tout cas, j'espère que c'est un, je pense que ça va être un début et des événements comme ça, on va en faire, on va en faire effectivement de plus souvent. Dès qu'ils ont fini le backpack, on va bombarder en, on va bombarder en réel. Et il vient à quelle heure le deuxième ministre ? Tu sais ou pas ? Attends, attends,
non, mais
sinon je l'ai là.
Mais
midi 30,
c
'est ça
? Midi
30, ok. Désolé, je mange,
je
n
'ai
pas mangé ce matin. Point d'exclamation, Discord, pour rejoindre le Discord. Après, c'était authentique, ça a son charme. Merci beaucoup. Regardez le nombre de gens qui passaient à Ivatec. Désolé, je ne vous ai pas fait
le
tour, mais grosso modo le tour.
On
est dans un coin de Engie.
On
est dans un coin du stand de Engie. On est au deuxième étage de Ivatec. Il y
a
des gens qui m'ont envoyé des messages sur Instagram et qui m
'ont
dit « Oh Anis, je peux passer de voir ?
»
Je finis à 16h. S'il y en a qui veulent passer, ça sera plus à 16h. N'hésitez pas à passer un coup de vent et on parlera, etc. devant une fois que le live est coupé.
Mais
pendant que je suis en live, on ne
peut
pas passer. Après, quand je me balade, si vous voulez sniper, j'ai envie de vous dire « On est dans un salon. » Donc, c'est aussi l'occasion. Augustin,
tu
as regardé un peu qui on peut aller voir ou pas ? Il court partout. GG, Augustin,
le
pauvre, il n'a pas dormi. Il n'a pas dormi. Il s'est couché à 5h du matin. À 6h du mat, il était réveillé. Combien d'inscrits pour l'hackathon pour l'instant ? Robin,
tu
as lancé le Google Form ou pas ? Parce qu'en fait, pour le hackathon, je vous explique.
Pour
l'instant, on va débloquer les codes promo codex petit à petit. Donc, pour l'instant, ça va être les 100 premiers. Après, ça va être les 200 premiers qui vont avoir leurs codes promo. Et je crois qu'OpenAI, je ne sais pas combien OpenAI met sur le hackathon en code promo. Mais je crois qu'on doit être à 4 000 dollars ou 5 000 dollars de crédit, un truc comme ça. On peut dire GG OpenAI aussi. Yes, c'est lancé. OK. Donc, allez vous inscrire sur le hackathon. Il y a combien d'inscrits là, Robin, dans le hackathon pour l'instant
?
Allez vous inscrire sur le hackathon. Tout est partagé sur le Discord et vous recevrez aussi automatiquement, dès qu
'on
trouve le temps de le faire, vous recevrez automatiquement votre code promo pour le hackathon. On va faire tout ça après.
Et
votre code promo, grosso modo, attendez, je regarde. Est-ce que je l'ai reçu ? Non. Les codes promo,
vous
vous connectez sur Codex ou ChatGPT et le code promo, vous allez le mettre sur votre plateforme OpenAI et vous aurez automatiquement 100 dollars de crédit API.
D
'accord
?
D'ailleurs, je ne sais même pas jusqu'à quand vous les avez. Non, c'est bon. Non, en fait, le code promo, il y a un code promo par personne.
Parce
qu'en fait, eux,
ils
vont me filer je crois. Non, c'est bon. Eux,
ils
vont me filer un code promo et après, moi, je vous fais les mini codes promo. Je ne
sais
pas comment ça s'appelle. C'est un hackathon en solo ou en team comme vous voulez. Mais après, vous avez, si vous voulez le faire en équipe, vous pouvez totalement. Mais grosso modo, vous allez avoir trois prix. Le premier, il va avoir 1500 dollars de crédit API.
Le
deuxième, 1000 dollars. Et le troisième, 500 dollars de crédit API. D'accord
?
Dommage que j'ai pété 5.6, ce n
'est
pas encore sorti pour l'hackathon. Je ne peux pas parler de ça parce que je suis sous NDI, bien sûr. Et là, on peut venir te voir, venir me voir où au salon, Aviatech
?
Pendant, ben là, je vais avoir une heure où je vais me balader dans les ruelles.
Il
y a du monde, il y a du monde de fous malades. Ils sont partis tester le backpack pour voir si tout marche. Les amis, dans une heure, on reçoit David Amiel, le ministre des comptes publics. Est-ce que vous avez des questions précises à lui poser ?
C
'est bon ? Ok, vas-y. Vas-y. Ok, ok. Vas-y. Engie veut me poser des questions. Allez, c'est parti. Alors, attendez. Désolé.
J
'adore. Ouais, j'adore la montre. J'adore la montre qu
'il
a. Elle est trop belle. T'as pas trop chaud ? Non, les gars, je vous ai pas expliqué. Mais en fait, quand on m'a prévu le live, je leur ai dit, les gars, je veux une climatisation. Je vous en supplie parce que là, là, ça, c'est le piège atomique. Je leur ai dit, je veux une clim. Et du coup, en fait, ils m'ont dit, ah, la clim,
ça
va être chaud, ça va être chaud, ça va être chaud. Et après, je leur ai dit, ok, les gars, j'ai trois ministres qui viennent. Ils m
'ont
dit, ah bon, ok, on va mettre une clim. Je leur ai dit, comment ça, mon ref
?
Ça veut dire que si c'était que moi, il n
'y
aurait pas eu de clim.
Et
du coup, j'ai une clim. J'ai une clim. Je suis refait. Je
suis en live sur Twitch, car
j'ai pris mon mois offert ce samedi. La première impression que j'ai eue, c'est que c'était claqué. Ah, je ne
sais
pas du tout.
Je
ne
sais
pas du tout. Oui, de fou malade. Actuellement, en live sur Twitch, tout simplement. Là, je suis sur le stand d'Angie à VivaTech. Je suis trop content. Là, on est en live sur Twitch et on est en train de bien s'amuser. Merci beaucoup. À plus tard.
Il
y a eu des preuves avec Codex qui ont été patchées. Attendez, vous savez quoi
?
Tu ne
veux
pas mettre une musique zen
que
je fais 30 secondes de méditation avant de partir en backpack
?
Attendez, les amis, on fait 30 secondes de méditation. On est pris ou pas
?
Ok, on est en just... Vas-y, on fait un just zenning. Deux secondes. Il y
a
de la musique qui sort du haut par là, ici
? Je
n'aurai pas trop de musique
?
Je ne
vais
pas pouvoir être zen. Mais met un truc de méditation, on s'en fout.
Ah, je
le mets sur mon PC ?
Attendez,
regardez. Méditation. Tac. Peaceful méditation.
Là,
j'ai mis sur mon PC. Magnifique petit mouchoir, j'ai tout prévu.
Ah
oui
? J
'ai tout prévu. On est en front page aussi, les amis, je crois.
Je
vais regarder.
Je
vais regarder. Tac, tac, tac. Tac, tac, tac. Non, il n
'y a
pas de musique. Bon, je suis triste.
Je
suis triste.
Selective model, Isad Capacity, Plustra, il y
a
différents modèles. Sur Codex
?
Clim en PLS face à Anis. Non, même pas, attendez, je vais vérifier la clim, mais je pense qu
'elle
est bien.
Qu
'est-ce qu'il y a
? Oh,
oh, je sens qu'il y
a
des trucs qui sont en train de s'organiser. Attendez.
Je
vois que je pète tout parce qu'il y
a
plein de fils.
Qu
'est-ce qu'il y a
? Ok,
pause de deux secondes, les amis. Il y
a
un problème. Elle est en baisse aujourd'hui. En même temps,
la
bourse... Derrière
la caméra.
Oui,
je
sais. Mais ce n
'est
pas grave. Les gars, pourquoi la bourse, elle baisse comme ça
? Parce
que, tu sais, en fait, moi, j'ai mis là toutes les actions
qui
sont importantes pour moi. Et comme ça, quand je les regarde, je me sens bien ou pas. Oui, ah, pardon, il faut qu
'on
se dépêche. Les amis, je vous explique ce qui va se passer. En fait, à VivaTech, j'adore VivaTech parce que c'est le seul endroit où tous les salons technologiques, c'est là où il y a le moins de technologies.
D
'accord ? Dans le sens où quand je suis au CES à Las Vegas, il n
'y a
pas de réseau. Quand je suis à VivaTech, il n
'y a
pas de réseau. Comme si on n'avait pas assez de réseau. Du coup, là,
en
fait, le backpack... Attends, vas-y, viens. On peut leur montrer à la caméra si ça ressemble à quoi ? Regardez le truc. Regardez le... C'est magnifique. D'accord ? C'est magnifique. Voilà. On va partir... Attends, il faut cacher ton QR code. Parce qu'il y
a
des hackers, là. Donc, on va partir en backpack pendant 20 minutes. Mais en fait, il y a trop de réseau. Il n
'y a
pas assez de réseau. Donc, on ne peut pas, en fait, vous envoyer le flux en direct
sur
le live. Du coup, là, pendant 20 minutes, je vais aller tourner à VivaTech. Je vais aller faire le petit tour, vous montrer le salon. Et quand je reviens, on vous balance ce que j'ai tourné. D'accord ? Donc là, pendant 20 minutes, vous allez avoir un écran de pause, un peu de musique. Mettez-vous bien et je reviens dans 20 minutes et je vous montre le salon VivaTech parce qu
'on
ne
peut
pas le faire en direct. Ça vous va ou pas ? On ne peut pas faire autrement. Mais au moins,
on
va enchaîner comme ça 20 minutes, 20 minutes. Là, portez-vous bien et pendant 20 minutes, on va faire tout ça. Est-ce que je ne
vous
montrerai pas une vidéo YouTube
?
Non, c'est bon. Je vous mets un écran de pause, musique, chill, portez-vous bien. Moi, je vais aller faire mon
petit tour.
Là, maintenant, ce qu'on va faire, c'est que je parle près du micro comme ça, c'est bon ? Ok, là,
ce
qu
'on
va faire maintenant, c'est qu'on va aller faire un petit tour en live. Il y a énormément de gens. On n'a pas beaucoup de temps. On a 20 minutes. Il va falloir se dépêcher. Donc, je ne connais pas le salon. Je ne sais pas il y a quoi. Je vous propose juste qu'on va visiter, faire un tour et on va marcher avec
beaucoup,
beaucoup de monde. Et en fait, à VivaTech, cette année, ce qui est assez intéressant, c'est qu'avant,
c
'était un seul grand salon. C'était le hall 1. Et là, maintenant, c'est
sur trois
étages.
Il
y a AWS. Vous avez AWS. Là, ici, on était là sur le stand de Engie. Là, ici, vous avez la CMA, CGM. La Poste. Vous avez tous les grands groupes. Et c'est sur trois étages. Donc, on va un peu voir ce qu'ils font. Je n
'ai
pas de plan, les gars. On va vraiment se balader et voir ce qu'il
y
a de beau.
Ça
va être vraiment en mode... Ça va être vraiment en mode...
On
va voir. Let's go. Il y a vraiment beaucoup,
beaucoup,
beaucoup,
beaucoup... On va
aller voir. Qu
'est
-ce qu'on va aller voir
?
Microsoft, tout ça,
on
connaît. Ça, c'est la bouffe. Pw. J'ai peur d'aller dans les allées parce qu'il y a tellement de monde. Toi, dans les allées, ça te va si on va dans les allées
?
OK. Tu sais quoi ? On va aller vers là-bas. Il y a les stands. Il y a un peu moins de monde. C'est des stands de région. On va aller voir ce qu'ils font de bourg. Nouvelle-Aquitaine, en région Bourgogne et en région Pays de la Loire.
Parce
que là, le problème des grands groupes, c'est que vous avez énormément de gens. Vous savez qu'ils travaillent dans les boîtes et qu'ils viennent voir le stand de leur boîte. Et du coup,
en
fait, tu te retrouves avec un milliard de personnes.
C
'est un enfer. On va voir ce qu'il y
a.
Donc, là, on est où
?
Là, il
y
a des startups de Corée. Vas-y, on va voir ce qu'ils font en Corée du Sud.
C'est
par les Coréens.
Tu
sais par les Coréens
? Alors,
les amis, 4G Titanium Smart Ring. Ça, c'est quoi ? Attendez. Ça permet de vous
prendre
une AI. Hi, hello. What are you doing here
?
Wearable keyboard. So, this ring is just work like wearable keyboard. So, you can voice typing any application, any OS, even this
very
noisy environment.
Is it
heavy ? Heavy ?
Heavy,
heavy. Je
ne
sais
pas parler anglais ou quoi ? Comment on dit c'est lourd ? Is it
heavy
? We
are already available. You can buy...
It
has a distance sensor, so raise the hand and talk.
Ok. Ah, ok. En fait, parler et
directement, ça
va venir ici.
Bonjour
à tous.
J
'espère que vous allez bien.
Est
-ce que tu m'entends bien ?
No need to press button.
Ah, no need to press button. Ok, sorry. Purée, je l'ai pété.
Just a moment.
Ah, je
l
'ai cassé. Sorry.
Ok,
en
fait, il n
'y a
pas besoin d'appuyer sur le bouton. Tu as juste besoin de le rapprocher. En fait, je vais déconnecter son truc. Merde.
Je
lui ai fait l'effet de mots. Ok. Wow, ok. Nice. I like it.
Ok,
attends, si je refais le vrai
test. How are you doing
?
Je peux le changer en français,
mais je change le réglage.
Et
là, boum. Et là, vous voyez, quand tu parles. Bonjour à tous, j'espère que vous allez bien. Ah, ça marche trop bien. Ok, and really nice. I like it. Hop là. Can you help me ? Yes. Oh, je vais lui casser encore. C'est bon. Nice. Thank you very much. Trop cool. Thank you very much. Thank you. Ok, purée. Le premier truc que j'essaye, j'ai failli lui casser le truc. Deep Soda Provide, Contextual Intelligence. Actionable, ACC. Ok, stylé. Ok. Moi, j'adore. Ça, c'est le truc que je préfère avec la tech. C'est vraiment les endroits où il y a les autres pays. Ça, je trouve ça trop stylé. Alors, c'est quoi ça ? Acceptable for cultural content, smart glasses. Hi.
How
are
you
doing ?
We
are live on Twitch. So, can you explain us
?
Like little titles for translations. So, for example, Germany. And you don't speak German. So, it's like the German. Ok, en fait, ok. Donc là, vous avez, je ne
sais
pas si vous voyez
sur l'écran, mais vous avez des tout. Et en fait,
pour l'instant, je vois, il est en train de le faire. Tu vois, je pensais,
right now.
When I watch,
il
faut que je lève les yeux pour le voir. Je le vois vraiment, vraiment. Toi,
tu
vois un truc à la caméra, ça marche trop
bien.
Et pour le
coup,
les notes, elles
ne
sont pas lourdes. Je suis refais.
Il
y a des gens qui me disent bonjour de loin, mais je crois qu'ils n'osent pas venir me parler. Il y a des gens qui
ont des
trucs un peu qu'on peut toucher, tu vois.
Je vais
vous concentrer un peu sur le hardware parce que l'année dernière,
on avait vu beaucoup de software et tout. Là, c'est cool d'avoir des trucs un peu qu'on peut toucher, tu vois. Qu'est-ce qu'il y a de beau ? Là, on est où, là ? Habs. C'est quoi, Habs ? Ah bon, ok. S'il
y
a du monde, c'est qu
'il
y
a
un robot. Ok, il y
a
un Unitree. Bon, le Unitree, on l'a vu et revu. Moi, ce qui m'intéressait, c
'est
le truc à côté. Attendez, je vais regarder.
Ça, c
'est quoi ?
The
First Autonomous Emotional Sensor. Wow.
Ça
sert à quoi
? C
'est trop bizarre.
Je
ne
sais
pas à quoi ça sert. Je ne sais pas du tout à quoi ça sert. Vas-y, regarde.
Je
ne sais pas à quoi ça sert.
Parce
que j'ai l'impression qu'il
y a
des capteurs derrière, tu vois, au niveau de ton
cou.
Et
ça, devant, je ne
sais
pas
du
tout.
Hello. Je
peux lui mettre un coup
?
Parce que j'adore frapper les Unitree parce qu'ils remontent direct. Ah, purée, je ne peux pas martyriser un robot ce matin. Allez, merci beaucoup. Dommage, je suis deg. Allez, let's go. T'imagines
?
Le mec, il arrive sur ton robot.
Il
te dit, je peux lui mettre un coup. Vraiment, le Marseillais. Attends,
il
faut qu
'on
fasse attention au délai. C'est bon,
c
'est bon, on est bien.
Les
gars, on avance.
Je
suis Défense Intelligence. Unitree, ouais, carrément.
Ah,
eh ben, attends. En bas, on est en combien de temps ?
Il
y
a
quoi à voir ?
Il
y a tous les robots ? Eh ben voilà, allez, c'est parti. Il va falloir qu
'on
se dépêche. Vas-y, let's go. Let's go. Faut regarder. On va faire une esquive latérale droite
-gauche. Bam, bam, bam. C'est magnifique. Oh,
oh, le caméraman qui ne suit pas. On a perdu le caméraman.
Non,
mais les gars, il est venu, il m'a dit, il
y
a tous les robots. Moi, je suis comme un pigeon. Ok, alors là, maintenant, ça va être chaud. Est-ce que vous avez déjà pris un escalator sur Twitch ? Eh bien, ça va être une belle opportunité de le faire. Ah, purée, c'est cool l'automatisation.
Il
n'y
a
rien besoin de faire. Vous avez vu, c'est beau la technologie. Ça va,
c
'est pas trop lourd
?
Non.
J
'adore quand il y
a
des gens qui me snipent pour aller voir des robots.
Ouais,
moi, on m
'a
dit, viens, il
y
a tous les robots. J'ai dit, ok. Eh bien, magnifique. Ah, bah oui, très bien. Allez, on va à la foire.
Et
toi, tu travailles chez Unitry ?
Moi,
je
travaille
chez Unitry. On est le
distributeur
d'Unitry France. Ok.
C
'est-à-dire que quand on veut avoir des robots Unitry, on passe par chez vous ?
C'est ça. Et moi, je suis ML engineer en robotique. Du coup, je travaille sur le software dessus. Ah, mais
moi, je voulais faire à un moment donné un tournoi de box de robots.
On l'a fait
chez Anouna
?
Oui, mais je sais. Non, alors. Je sais que monsieur Cyril Anouna, il veut voler mon idée de combat de box. Il veut faire ça l'année prochaine. Voilà, je vous spoil. Je le sais. Mais moi, je veux le faire avant lui. Du coup, comment on fait
?
Parce
que
moi, j'aimerais bien donner un robot par YouTuber.
Les gars,
c'est bon, on a une annonce de fou.
On
va faire ça. On va faire ça sur YouTube. Ça va être incroyable.
Ça
va être trop bien. Regardez comme ils sont beaux. Oh là là. J'adore. Oh là là. Regardez.
Alors
attends, présente-nous-les.
A2,
G1, AS2,
c'est le petit de lui. Go2, H2
et
B2.
Ça,
c'est une nouvelle version. Wow.
Il
est creepy. Ah oui, mais je l
'ai
vu. C'est celui qui sautait, qui mettait des coups et tout et tout. Bonjour.
Ok,
vous êtes le CEO de la boîte.
Oui, d'Innovate.
On
m'a dit que du coup, c'est vous qui distribuez les robots Unitree, c'est ça ?
On
est le master distributeur en France des robots Unitree. Ça
veut dire que vous êtes client d'UniTree et après, si des boîtes veulent s'équiper de robots Unitree, ils passent par chez vous.
Oui, exactement. On aide au déploiement, au développement commercial de la marque Unitree en France. Et on a justement des équipes d'ingénieurs pour programmer ces robots, pour les adapter aux différents besoins.
Ça
veut dire que vous faites même de l'intégration, de solutions, limite un peu de consulting sur la roadmap, etc.
Tout
à fait. On a des équipes R&D, on a des ingénieurs en IA. Et notre métier,
c
'est de mettre de l'intelligence française dans ces robots chinois.
Et
si moi, là, je veux acheter un robot maintenant, je sors ma carte bleue, combien ça coûte ça
? Alors,
le robot G1 va coûter un peu moins de 20 000 euros. Et le tout dernier R1 démarre à moins de 9 000 euros.
Lui,
il démarre à moins de 9 000 euros ? Oui. Non. Tu
as
un câble qui s'est débranché. Ok,
alors,
on va aller voir ce robot. Regardez les gars. Ce robot, vas-y, viens devant. Il coupe moins de 9 000 euros. C'est un truc de fou malade. Il est tout petit. J'adore. Je ne l'avais jamais vu.
Il
est incroyable. Je l'adore. J'ai envie de lui mettre un chassé. Vous pensez que je peux lui mettre un chassé ou pas ?
Il
ne me regarde pas. À tout moment, ça part en chassé. Ah merde, il s'est reculé.
Il
m
'a
entendu. Merde. Je crois qu'ils ont le micro. C'est ça le problème. Eh bien, un truc de fou. 9 000 balles. Et c'est quoi l'autonomie de ces robots ? Ah merde, il n
'y a
plus personne pour répondre à mes questions. Et je suis en plein milieu. Fais un 360 degrés de tous les gens qui sont autour. C'est un peu creepy.
Combien ? C
'est quoi l'autonomie d'un robot comme ça
?
Ça, c'est entre une heure à deux heures en fonction de comment tu l'utilises. Je peux le piloter
? Parce que je n
'en ai jamais piloté.
C
'est une commande simple. Quelques raccourcis. Pour lancer des danses, on a aussi le down-kiss, le ballet, etc.
Non,
mais c'est juste pour l'avancer, reculer.
Avant
de reculer, c'est juste et j'ai aussi.
Ok.
Eh bien, vas-y.
Au
puri, les gars, c'est la première fois que je vais. Attendez, j'adore. J'adore la vie dans laquelle on vit. J'adore la spotline. J'adore.
C'est vraiment
réactif. Ah, je suis choqué. Ah,
c
'est... Wow, wow, wow, wow, wow. Attendez. Attendez,
je
suis déjà que je ne
suis
pas bon au pilotage de drone.
Bon,
je croyais qu'il allait tomber. Ah, ouais, pas mal.
Ah,
ouais.
Pas
mal. J'adore. J'adore. Magnifique. J'adore. J'adore, j'adore, j'adore,
j
'adore.
J
'adore. Eh bien, c'est magnifique. Et il y
a
une possibilité de le conduire avec de la VR aussi
?
Oui.
Grave. Grave. Les équipes du stand, ils m'ont vu avec les manettes dans les mains. Ils ont dit, pourquoi il a une manette dans les mains ? Pardon. Désolé. Ah, j'adore. J'adore, j'ai envie de le mettre à chasser. J'ai envie de le mettre à chasser. J'ai envie de
le
mettre à chasser. J'ai envie de le mettre à chasser. Les gars, retenez-moi. Retenez-moi. Retenez-moi,
c
'est bon. Je peux lui mettre à chasser ou pas ?
Oui.
Wow, ah ouais, quand même.
Ah
ouais, quand même. J'adore, j'adore. Casse-toi. Ah ouais, ouais, ouais. Il est lourd, hein ? 30
kg.
Ouais, ça pèse combien
? Ça
pèse combien ? 35 kg.
35
kg ? Oui. Wow.
Incroyable.
La
session VivaTech avec les robots, mais je vous jure qu'elle revient juste après parce qu'on accueille tout simplement le ministre David Amiel.
Bonjour.
Merci d'être avec nous. Alors,
on
va essayer de rapprocher un tout petit peu le micro, pardon. Est-ce que c'est bon ? Le son, tout est OK ? Eh bien, c'est magnifique. Donc, merci beaucoup d'avoir accepté l'interview sur ce type de format. On entend assez peu, parfois, des ministres bien vouloir parler aux communautés en ligne. Donc, merci beaucoup
pour ça.
Donc, vous êtes ministre de l'Action
et
des Comptes. Tout à fait.
Ça veut dire quoi ? Les Comptes publics, ça veut dire le budget. Et l'Action publique, ça veut dire tout ce qui est transformation publique. Donc, comment est-ce qu'on améliore les services publics ? J'ai aussi la fonction publique dans mon ministère. Et donc, en particulier, et c'est le sujet, j'en doute pas, qu'on va discuter ensemble, c'est notamment quel usage on a du numérique au sein de l'État.
Donc, vous êtes celui qui doit faire des économies dans l'État. Par ailleurs, oui, tout à fait. Et ça,
c
'est le côté budget. Du coup, c'est quand qu
'on
fait des économies en remplaçant les postes de ministres
? Alors, c
'est une très
bonne question.
Il y en a qui ont essayé. Je crois qu'il y a des pays qui ont été tentés. Je pense que ça ne donne pas des très bons résultats. Et donc, je pense que sur des décisions un peu importantes, c'est quand même bien d'avoir des humains.
D'accord. Mais du coup, quand on regarde... Quand on regarde... Attends, donne-moi une seconde, Augustin, parce que là... Voilà. Le PDG de Salesforce, tu peux me le mettre
? L
'annonce du PDG de Salesforce ? Donc, le PDG de Salesforce, il nous explique qu'il confirme la suppression de 4 000 emplois parce qu'il nous explique qu'il a besoin de moins de tête avec l'IA. Quand on met de l'IA partout dans le gouvernement en France, dans la fonction publique aussi, avec les choses qui ont été annoncées récemment, ça veut dire quoi ? Est-ce que ça veut dire qu'on va aussi couper, comme il explique, moins de tête et peut-être moins de tête de fonctionnaires
?
Je pense surtout que ça va changer les métiers parce qu'il y a évidemment des tâches qui vont être automatisées. Il y a comme dans toutes les révolutions technologiques. Donc, évidemment, quand vous allez avoir des IA qui vont vous faire de la synthèse, de la recherche, de l'analyse, etc., ça veut dire qu'il
y a
beaucoup de tâches qu'aujourd'hui on fait à la main,
on
ne
va
plus faire demain. Je vous donne un exemple très concret, très simple. Moi, j'ai généralisé un outil qui s'appelle Transcript qui permet de faire de la retranscription automatisée mais avec des règles de sécurité pour être sûr que nos données ne se baladent pas. C'est évident qu'il y a beaucoup d'agents, de fonctionnaires qui aujourd'hui passent du temps à écrire à la main, taper à la main des choses qu'on leur dit à l'oral.
C
'est des comptes-rendus de réunion, d'audition, etc. Donc, ça va faire gagner beaucoup de temps. Après, il
y a
un débat politique. Qu'est-ce qu'on fait du temps qu'on gagne
?
Donc, vous allez avoir des gens qui vont vous dire qu'il
faut
supprimer des emplois, etc. Moi, je ne crois pas ça. Je pense que le temps qu'on gagne... Donc, on ne
va
pas supprimer de postes de fonctionnaires ? Non, ce n
'est
pas ce que je veux. Parce que moi, ce que je veux, c'est que le temps qu'on gagne, on va l'utiliser pour renforcer là où on a besoin vraiment des agents publics. Je pense qu'on a tous envie de pouvoir avoir des agents qui nous répondent plus vite. Quand on a des vrais problèmes et ça, quand on a un dossier administratif compliqué et qu'on ne
s
'y retrouve pas dans le formulaire Internet, ce n
'est
pas l'IA qui va vous répondre. On a besoin d'être guidé. Donc, on gagne du temps.
Et
on le réalloue sur les relations avec les gens.
Donc, on gagne du temps, mais on perd encore plus d'argent. Du coup, les économies, elles sont où ?
Non, les économies budgétaires, elles ne seront pas là. On pourrait avoir la discussion sur les économies budgétaires. Par ailleurs, moi, mon but de l'IA, c'est de faire gagner du temps aux agents et de le remettre sur du lien humain pour avoir des profs qui ont plus de temps pour se consacrer à leurs élèves, aux relations avec les parents d'élèves, moins de la paperasse, pour avoir à l'hôpital des médecins, des infirmières, qui eux aussi ont plus de temps avec les patients, avec les autres, moins sur de la paperasse. Et c'est le cas dans tous les temps.
Et je pense qu'on a ce sentiment-là, au fond, qu'on a beaucoup de fonctionnaires qui sont accablés par des procédures, de la paperasse, des tâches administratives qu'on peut pour le coup beaucoup plus simplifier. Et ça leur permettra d'avoir plus de temps pour être en lien avec les gens. Du coup, si on dépense
plus, les économies avec l'IA, on les fait où
?
Parce que si je comprends bien votre but, on nous explique qu'il faut qu'on ait de plus en plus d'économies, que l'État français croule sous les dettes, etc. Du coup, comment est-ce que concrètement, avec l'IA, on peut faire des économies si on annonce toujours plus d'argent dépensé dans l'IA ?
D'abord, le but de l'IA, ça va être, je l'ai dit, de simplifier et de moderniser. Ça, c'est quand même le principal objectif. Et d'ailleurs, vous savez, dans les entreprises qui annoncent des plans de licenciement avec l'IA, il y
en
a par ailleurs qui auraient licencié avec ou sans l'IA et qui profitent un peu de l'IA pour remaquiller ça, ce qu'on appelle l'IA washing. Après, il y
a
des économies budgétaires par ailleurs à faire. Mais on sait où elles sont. Ça fait 50 ans
que
ce qui a augmenté dans les dépenses publiques, c'est à 80% les dépenses sociales. Donc c'est tout le débat à avoir sur les retraites, sur notre système de santé pour avoir justement des marges de manœuvre pour investir dans l'avenir. L'IA est un exemple. La recherche, l'innovation, en est d'autres.
Donc
quand on parle d'investissement dans l'IA, aujourd'hui
au niveau de l'État, ça consiste en créant des nouveaux projets aussi dans l'État avec de l'IA. Vous avez annoncé le plan Notre-IA. Notre-IA, ça coûte combien ?
Notre-IA, c'est beaucoup de redéploiement de crédit budgétaire, comme on dit un peu techniquement. L'assistant, par exemple, l'IA, c'est
-à
-dire l'agent conversationnel qu'on va offrir à tous les agents publics, qu'on va rendre accessibles à tous les agents publics. Ce n
'est
pas cher.
C
'est un peu plus de 700 000 euros aujourd'hui. Par contre, c'est un gain considérable parce que c'est un gain considérable de temps pour toutes les personnes qui vont avoir accès à un agent conversationnel. Et puis surtout, ça évite qu'on se tourne vers des solutions qui ne sont pas souveraines.
C
'est
-à
-dire que ça évite d'avoir la tentation de se tourner vers ChatGPT qu'on aurait sur son téléphone perso. On a le droit de l'avoir dans sa vie privée. Mais au boulot, c'est un problème parce qu'ensuite, vous avez des données qui peuvent être confidentielles, qui restent baladées. Donc, le but, c'est d'éviter ça. Et donc, je donne à elle cet exemple de l'assistant IA. Voilà combien ça coûte.
Mistral va être déployé. Oui. Je crois qu
'on
parlait de milliers d'agents publics, un assistant basé sur Mistral. On sait que Mistral est très bas dans les benchmarks aujourd'hui en intelligence artificielle.
Ils
sont même très, très, très, très loin.
Est
-ce que ça veut dire qu'on va donner aux agents publics un modèle d'IA qu'on sait qui est moins bon que les autres
?
Non.
D'abord... Est-ce qu'on ne
risque pas de prendre encore plus de retard
? D
'abord, je ne partage pas votre diagnostic.
Ce n'est pas le mien. C
'est sur arena.ia.
Non, mais il
y a différents benchmarks. Mais on sait aussi que c'est une course qui évolue tout le temps. Et donc, vous avez des ruptures. D'ailleurs, vous aurez regardé les benchmarks il y a un an. Vous n'auriez pas les mêmes qu'aujourd'hui.
Oui, mais
le problème,
c'est qu'il y en a
énormément de nouveaux modèles qui sont sortis.
Mais on a vu, vous
avez raison, Mistral lui-même sort son nouveau modèle. Quand ? Au mois de juillet. Je crois qu'ils l'ont annoncé hier, si je suis attentivement l'actualité. Enfin, vos internautes
me co... En privé, mais pas en public. Non, non, ils
l'ont fait en public.
Non, ils vont le
sortir en privé, une bêta test,
etc. Ils ont fait leurs annonces.
Et c'est une course technologique qui continue en temps réel. Alors après, on peut replier le drapeau. On peut dire, c'est foutu, l'IA, elle ne sera pas européenne. Et
puis,
on n
'a
qu'à aller voir les Américains. Mais enfin, regardez ce qui s'est passé vendredi.
Vous
me dites, attention à ne pas avoir des IA européennes. Je caricature ce que vous dites, mais pour qu'on ait le débat. Et tournez-vous vers des solutions extra-européennes.
Non, je ne dis pas, tournez-vous
vers
des
solutions
extra
-européennes.
Regardez ce qui se passe là.
Ce
qu'on a vu vendredi dernier, c'est quoi
? C
'est que les meilleurs modèles extra-européens, le risque, c'est que, qu'on le veuille ou non, par ailleurs, on n'y ait pas accès. Parce que ce sera retourné contre nous. Et donc, le débat
actuel,
le débat moderne, c'est de savoir si on aura, continuera à avoir accès à des IA de pointe ou pas. Et si on veut continuer à avoir accès à des IA de pointe, il faut que ces IA soient européennes. Parce qu
'on
voit bien la tentation qui va être celle des pays extra-européens, l
'a
vu avec les États-Unis et Anthropique. Ça va être de nous couper l'accès potentiellement au modèle.
Là, on
voit le benchmark. Ça, c'est un benchmark. Il y
a
encore un nouveau modèle qui est sorti, GLM, Mistral, Medium, qui est bien, bien, bien droit arrière. Tous les autres chinois et américains. Et ma question, elle était sur ça, sur les benchmarks.
Mais qu
'est
-ce qui vous garantit qu'on aura accès aux modèles qui sont tout à gauche de votre graphique ? Pour l'instant, rien du tout. Mais
c'est ça, mon inquiétude. Et donc,
ma priorité, ma priorité à moi, c'est un, évidemment, de nous assurer qu'on a toujours accès aux meilleurs modèles possibles sans qu'on puisse nous couper les coordonnées, enfin, les contacts. Deuxièmement, ces benchmarks-là, ils évoluent dans le temps. Donc, il faut évidemment continuer à soutenir les acteurs européens. Et puis, troisièmement, le but, c'est évidemment d'avoir une politique économique. Ça, ça déplace beaucoup l'État, qui continue à soutenir nos champions européens, français. C'est Mistral, c'est plein d'autres. En fait, on ne devrait pas avoir un seul Mistral. On devrait avoir 4, 5, 6, 10 Mistral.
Et ça, c'est vraiment le but de l'action qu'on doit mener au niveau européen, beaucoup. Et pour
le
coup, parmi les meilleurs modèles du monde, ce qui nous permet d'être sûrs qu'on aura toujours accès, c'est que les Chinois font beaucoup d'open source aussi. C'est-à-dire qu'on a parfaitement l'opportunité de faire une IA interne où on a 100% d'accessibilité sans aucune coupure, juste en téléchargeant le modèle. J'ai une autre question. Aujourd'hui, comment est-ce qu'on fait au niveau de la France pour retenir les talents ? Je vais vous montrer un tableau, si on peut le partager, le tableau des salaires. Aujourd'hui, le tableau des salaires pour des juniors jusqu'à principaux aux États-Unis et dans des boîtes américaines, il oscille entre... Il va de 180 000 jusqu'à 2 millions d'euros.
D'accord ? Aujourd'hui, l'État, sur les fiches de salaires, on a un développeur qui est entre 44 000 et 57 000 euros brut par an en France, un data scientist contractuel entre 51 000 et 66 000 euros brut par an.
Comment
est-ce qu'on fait pour mener cette bataille des salaires en France ?
C
'est une très bonne question et vous savez ce qui explique l'écart
entre
le salaire super brut, comme on dit techniquement, c'est
-à
-dire celui qui est versé par l'entreprise et le salaire net, celui que vous touchez dans votre compte en banque. Qu
'est
-ce qu'il fait l'écart
? L
'écart, c'est combien il y a de charges, etc., qui vont être imputées,
les taxes, etc., etc. Mais elles vont où, les charges ? Elles vont dans l'État. Non, elles ne
vont
pas dans l'État. Enfin, elles vont dans le modèle social.
C'est là où elles vont,
les charges.
Dans l
'État,
qu
'ils distribuent après
le modèle... Non, non, mais c'est
très important. C'est très important parce
qu
'il faut être précis sur la réalité de la situation. Ça va essentiellement au financement des retraites, de la santé. Ce n
'est
pas l'État au sens sur le revenu, c'est autre chose. Les charges, ça finance ce modèle social. C'est un modèle social dont on est fier, on est heureux de pouvoir l'avoir. Je pense qu'on est content de ne pas être soigné comme on le serait aux États-Unis parce que là, vous montrez les salaires
aux
US. Mais enfin, le jour où ils doivent envoyer leurs enfants à l'école, où ils doivent eux-mêmes aller à l'hôpital, ça leur coûte très cher. Mais enfin, ce qui est vrai, ce qui est vrai en France, c'est qu'on a une dépense publique qui augmente massivement depuis 50 ans, qui augmente massivement et ça se répercute
sur
les charges, comme vous dites, sur les salaires. Et à 80%, cette augmentation-là, c'est de la dépense sociale.
Ce
n
'est
pas de la dépense qui
est
allée dans l'éducation,
ce
n
'est
pas de la dépense qui est allée dans la recherche, ce n
'est
pas de la dépense qui est
allée
dans l'industrie, ce n
'est
pas de
la
dépense qui est allée dans le fonctionnement des services publics,
c
'est de la dépense qui est allée dans les retraites et dans la santé. Et donc, si on se projette
au
-delà même de 2027 et qu
'on
se dit comment est-ce qu'on peut réduire la dette et éviter de pressurer toujours davantage les salaires, il faut s'attaquer à ces deux questions-là que sont les retraites et que sont la santé. Ce n
'est
pas facile, mais c'est extrêmement important.
Est-ce
que ça veut dire qu
'on va devoir faire encore davantage de réformes sur les retraites ? Parce qu'aujourd'hui, moi, ma génération, en tout cas, on a de plus en plus l'impression qu'on est payé de moins en moins, on travaille de plus en plus et quand on regarde les générations passées qui ont parfois beaucoup de retraites, qui ont une grande partie du capital foncier aussi en France, on se sent un peu aussi désenclavé. Donc,
il
y a beaucoup de personnes, d'entrepreneurs dont je fais partie, qui se disent à quoi ça sert que je reste en France ? De toute façon, dès qu'on parle, moi, sur Twitch ou n'importe, on se dit on n'aura pas de retraite, nous. On n'a pas de retraite, on n'arrive pas à capitaliser. Qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui un ingénieur, un développeur, une personne de la tech en France doivent et veulent rester en France
?
D'abord, vous prêchez un convaincu. Donc, oui, je pense qu'il faudra continuer à avoir une réforme des retraites. Il y
en
a d'ailleurs que j'ai défendu.
On
n'a pas gagné tout le temps. Il y
a
des élections qu'on a perdues parce que les partis qui étaient majoritairement hostiles à toute réforme des retraites ont la majorité à l'Assemblée nationale. Il y aura encore des débats en 2027 au moment de
l
'élection présidentielle dessus. Je pense que cette question-là du financement du modèle social et la question que vous posez,
qui
est celle de l'équité
entre
les...
Roland Lescure